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Tebourba : Une ancienne église va renaître en galerie d’art

Fermée depuis 2019, l’ancienne église Sainte-Félicité-et-Sainte-Perpétue de Tebourba s’apprête à retrouver une nouvelle fonction culturelle. Le bâtiment doit être reconverti en galerie d’art d’ici l’année prochaine, dans le cadre d’un projet présenté comme une première dans le gouvernorat de Manouba.

L’annonce a été faite par Najoua Gharbi, déléguée régionale aux Affaires culturelles, qui précise que les crédits nécessaires ont été mobilisés par le ministère des Affaires culturelles. Une étude technique doit prochainement être engagée par la Direction régionale de l’équipement afin de préparer la réutilisation du bâtiment, rapporte l’Agence TAP.

Un lieu fermé depuis 2019

Avant sa fermeture, l’édifice avait accueilli pendant plus de 30 ans la bibliothèque publique de Tebourba. Sa nouvelle vocation doit répondre notamment à l’absence de galeries d’art dans la région.

Le bâtiment présente plusieurs caractéristiques jugées favorables à cette reconversion : un espace suffisamment vaste, une architecture ancienne et une lumière naturelle filtrée par ses vitraux. La future galerie devrait notamment pouvoir accueillir des expositions de peinture, des créations contemporaines, des arts visuels et des activités liées aux métiers du patrimoine.

Situé au cœur de la ville, l’espace doit également jouer un rôle de proximité. Sa localisation, à quelques pas du lycée Hannibal et de plusieurs établissements scolaires, doit permettre d’en faire un lieu accessible aux jeunes et de favoriser les échanges autour de l’art et de la création.

Des travaux préparatoires avant l’ouverture

La transformation ne commencera pas directement par les expositions. La première étape consiste à réaliser une étude technique portant notamment sur le raccordement du bâtiment aux réseaux d’eau et d’électricité et sur les aménagements nécessaires à sa nouvelle utilisation.

Ces interventions seront réalisées sous la supervision de l’Institut national du patrimoine (INP), compte tenu des caractéristiques patrimoniales du bâtiment.

La reconversion de l’édifice s’inscrit parallèlement dans un programme culturel plus large. Elle doit notamment précéder la concrétisation du futur complexe culturel de Manouba-Ville, dont le projet prévoit d’abord la construction du siège de la Délégation régionale des Affaires culturelles.

Une histoire qui remonte à 1903

La nouvelle vocation du bâtiment intervient alors qu’un travail est actuellement consacré à l’un de ses éléments les plus remarquables : ses vitraux.

Du 10 au 19 septembre 2026, une équipe de chercheurs du Centre suisse de recherche sur le vitrail et les arts du verre mène une étude spécialisée sur ces éléments.

L’histoire de l’édifice remonte à 1903. Détruit à la fin de 1942 pendant la Seconde Guerre mondiale, il a ensuite été reconstruit en 1947. Il avait ainsi déjà connu plusieurs vies avant de devenir une bibliothèque publique, puis de fermer ses portes en 2019.

Sa prochaine transformation pourrait donc prolonger cette histoire : préserver un bâtiment marqué par plus d’un siècle d’histoire tout en lui donnant une fonction artistique adaptée aux besoins culturels actuels de Tebourba.

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L’Ambassade de Suisse en Tunisie soutient Telehealth en tant que partenaire stratégique

Du 29 septembre au 1er octobre 2026, La Tunisie accueillera ce sommet réunissant des représentants du gouvernement et du ministère de la Santé, prestataires de soins, innovateurs technologiques, des investisseurs et des organisations internationales afin de faire progresser l’avenir de la santé numérique et des soins connectés.

Telehealth Connect Summit 2026 abordera les enjeux clés qui façonnent la transformation des soins de santé, notamment :

  • la santé numérique et la télémédecine ;
  • l’intelligence artificielle dans la santé ;
  • les données de santé et l’interopérabilité ;
  • la réglementation et la gouvernance des données ;
  • la cybersécurité dans la santé numérique ;
  • l’infrastructure numérique et les soins connectés ;
  • l’innovation, l’investissement et les partenariats.

Le Sommet constitue une plateforme majeure d’échange et de collaboration internationale, reliant les décideurs de la santé et les leaders technologiques de Tunisie, d’Afrique, d’Europe, du Moyen-Orient et d’ailleurs.

Forte de son écosystème d’excellence en matière de santé, de recherche et d’innovation technologique, la participation Suisse entend contribuer activement aux échanges et aux collaborations qui façonnent la santé de demain.

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City Cars: une transaction de bloc de 1 MD à la Bourse de Tunis

Une transaction de bloc portant sur 55 953 actions City Cars a été réalisée le 11 septembre 2026 à la Bourse de Tunis, au prix unitaire de 18 dinars, pour un montant total de 1 million de dinars.

Cette opération intervient alors que le concessionnaire officiel de KIA en Tunisie évolue dans un contexte de ralentissement du marché automobile. Au premier semestre 2026, City Cars a enregistré un chiffre d’affaires de 165,254 millions de dinars, en repli de 8,6% sur un an.

La baisse a principalement concerné les véhicules neufs de tourisme hors régime populaire, dont les ventes ont reculé de 13,2% à 129,160 millions de dinars. À l’inverse, les voitures populaires ont progressé de 24,8%, atteignant 29,695 millions de dinars.

Malgré le recul de l’activité, la société a préservé ses niveaux de rentabilité. Le résultat d’exploitation s’est établi à 17,098 millions de dinars, soit une marge d’exploitation de 10,3%. Le résultat net a, pour sa part, atteint 13,984 millions de dinars, soutenu notamment par les revenus du portefeuille de placements, qui ont généré 5,748 millions de dinars sur le semestre.

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Textile – habillement : l’État et la profession cherchent à sécuriser la main-d’œuvre

Le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et la Fédération tunisienne du textile et de l’habillement (FTTH) se donnent un cadre commun pour traiter un problème récurrent du secteur : la difficulté à retenir la main-d’œuvre.

Les deux parties ont validé la création d’un groupe de travail conjoint, avec comme double objectif de stabiliser les effectifs en poste et de sécuriser la continuité de l’activité des entreprises.

Un nouveau format, deux chantiers

Deux chantiers structurent ce nouveau format. Côté compétences : un plan d’action commun autour de la formation et de l’emploi, associé à une coordination renforcée entre les services du ministère et la Fédération pour mieux cerner les besoins réels des entreprises en profils. Côté attractivité : un plan de communication conjoint pour mettre en avant les perspectives de carrière et les avantages offerts aux travailleurs, complété par l’organisation de journées de recrutement dédiées à la filière.

Un secteur sous tension.

Cette initiative intervient dans un contexte difficile : la croissance du textile-habillement a reculé de 0,9 % au deuxième trimestre 2026, après -5,6 % au premier, dans la continuité d’une année 2025 déjà dans le rouge. Le secteur reste pourtant un poids lourd de l’économie tunisienne, avec 146 000 emplois, plus de 1 400 entreprises et 9,069 milliards de dinars d’exportations en 2025 (taux de couverture de 127 %). Il a par ailleurs déjà absorbé une hausse salariale générale de 7 % depuis janvier.

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CEPEX : un agenda export 2027 sur mesure pour les entreprises tunisiennes

Avant de boucler son calendrier 2027, le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX) change de méthode : plutôt que d’arbitrer seul entre destinations et secteurs, l’institution a mis en place un formulaire en ligne où chaque exportateur tunisien peut indiquer ses propres priorités.

Concrètement, il s’agit de faire remonter les pays qui intéressent le plus les entreprises, les activités qui méritent un coup de projecteur, et la nature des événements auxquels elles voudraient participer, pour que la programmation colle vraiment au terrain plutôt que d’être décidée en interne.

Une méthode déjà rodée. Le centre ne part pas de zéro chaque année ; pour bâtir son programme 2026, il avait déjà multiplié les réunions sectorielles à la Maison de l’Exportateur (textile, cuir et chaussures notamment) avant de dévoiler, en janvier, un calendrier ciblant 1 250 entreprises et 65 actions promotionnelles. La consultation 2027 s’inscrit dans cette même logique, mais en amont et de façon plus large.

Une trajectoire ascendante à confirmer

Le programme 2026 marquait déjà une évolution par rapport à 2025 (270 entreprises accompagnées, 68 actions, 25 manifestations dans 17 pays). Il faudra par la suite voir si 2027 amplifiera l’ouverture vers l’Afrique subsaharienne engagée en 2026, avec la quatrième édition des Rencontres Professionnelles Tuniso-Africaines, et les nouvelles destinations testées en 2025 comme la Chine ou l’Inde.

Pour les PME exportatrices, cette consultation représente une opportunité concrète : faire connaître ses priorités maintenant, c’est peser sur l’agenda export de l’année prochaine et sécuriser un accès à des marchés autrement coûteux à prospecter seul.

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Momcozy veut changer la façon de la maternité

Et si l’innovation dans la maternité ne se limitait pas à répondre aux besoins du bébé, mais à redonner du temps, du confort et de la liberté à la mère? C’est sur cette idée que Momcozy a construit son développement depuis 2018. La marque internationale spécialisée dans les solutions de maternité entend placer la femme au centre de son expérience, avec une ambition désormais clairement affichée en Tunisie.

Derrière Momcozy, il y a une conviction portée depuis sa création par sa fondatrice et CEO, Athena: devenir mère ne devrait pas signifier mettre son identité entre parenthèses. La marque résume cette philosophie par une formule: «Mom, and More». Une manière de considérer la maternité comme une dimension de la vie d’une femme, et non comme sa seule identité. Cette approche a conduit Momcozy à s’attaquer à un problème longtemps sous-estimé: la charge quotidienne supportée par les mères. Expression du lait, déplacements, travail, récupération post-partum, organisation familiale… autant de tâches qui s’ajoutent aux responsabilités professionnelles et personnelles. La marque a donc choisi de développer des produits destinés à simplifier ces moments, notamment des tire-laits mains libres et portables.

Transformer la technologie en liberté

L’innovation constitue l’un des principaux leviers de Momcozy. Avec son approche baptisée «CozyTech», la marque cherche à transformer des technologies avancées en produits simples à intégrer dans la vie quotidienne. Le tire-lait portable illustre particulièrement cette orientation: il permet aux femmes de poursuivre certaines activités tout en exprimant leur lait, sans être systématiquement immobilisées par un équipement traditionnel.« Chez Momcozy, la maternité n’efface pas l’identité d’une femme : elle l’enrichit et la transforme » indique l’équipe et d’ajouter « être mère constitue un rôle à part entière, qui peut naturellement coexister avec des projets personnels ou professionnels». La marque ne cherche donc pas à inciter les femmes à en faire davantage, mais à alléger les contraintes inutiles du quotidien pour leur offrir davantage de confort, de temps et de liberté, afin que chacune puisse vivre sa maternité à sa manière. Cette logique s’étend progressivement à un écosystème plus large: équipements pour l’allaitement, solutions de récupération post-partum, accessoires ergonomiques ou encore appareils destinés à faciliter les tâches liées au quotidien avec bébé. Momcozy défend également une vision fondée sur le «co-parenting», avec l’idée que la technologie peut contribuer à mieux répartir certaines responsabilités au sein de la famille. Le pari semble avoir trouvé son public. Selon la marque, Momcozy compte aujourd’hui plus de 5 millions de mamans dans le monde. Son site officiel la présente également comme l’une des marques les plus vendues en Amérique du Nord sur son segment.

La Tunisie, un marché qui prend une nouvelle dimension

L’expansion en Tunisie ne relève pas uniquement d’une logique commerciale. Pour Momcozy, le marché tunisien présente une combinaison particulière: une forte place accordée à la famille et une nouvelle génération de mamans davantage informées, connectées et attentives aux solutions susceptibles de faciliter leur quotidien. L’équipe de Momcozy considère ainsi la Tunisie comme un marché stratégique et comme un point d’entrée potentiel vers l’Afrique. «La Tunisie a rapidement démontré tout son potentiel», soulignent-ils. Et d’insister: «La confiance acquise auprès des familles tunisiennes a contribué à faire du pays un marché de référence pour la marque dans la région». L’ambition affichée ne se limite donc pas à commercialiser des produits. Momcozy souhaite développer autour de la maternité un écosystème associant innovation et accompagnement, notamment à travers des collaborations avec des consultantes en lactation et des professionnels de santé. Cette approche, que la marque désigne sous le terme «Medical Trust», vise à renforcer la confiance autour de l’utilisation de ses solutions. La question de la sécurité occupe, à son tour, une place centrale. La marque affirme sélectionner des matériaux adaptés aux usages concernés, notamment du silicone liquide de qualité alimentaire et des textiles hypoallergéniques, et indique que ses produits répondent, selon les catégories, à des standards et certifications internationaux tels que FDA, CE et OEKO-TEX®. La marque met également en avant la conception de produits destinés à un usage quotidien et durable. Au fond, le développement de Momcozy repose sur un changement de regard: la maternité n’est plus envisagée uniquement à travers les besoins du nourrisson, mais aussi à travers ceux de la maman qui s’en occupe. C’est cette proposition de valeur qui permet à la marque de passer du statut de fabricant de produits de maternité à celui d’acteur d’un marché en pleine évolution. En Tunisie, Momcozy s’est déjà imposée comme la marque numéro 1 de sa catégorie, une réussite qui conforte ses ambitions sur le marché tunisien et, plus largement, dans toute la région.

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Coup de cœur – 80 éditeurs jeunesse se mobilisent pour Gaza

Onze ans après Eux, c’est nous, publié en 2015 pour sensibiliser les enfants au sort des réfugiés, ce secteur se mobilise à nouveau collectivement, cette fois pour les enfants de Gaza. Réunis au sein du collectif « Les éditeurs jeunesse…

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Aurore Bergé trouve la théorie du « Grand remplacement »… pas si raciste

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations a été hier très critiquée pour avoir invoqué la liberté d’expression au sujet de cette théorie complotiste.   En bref Aurore Bergé estime que le débat sur le « Grand remplacement…

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Juridoc AI: Assali Kais casse les codes de la veille juridique avec l’IA

Fondée en 2019, la startup tunisienne Juridoc s’attaque à un problème que tout professionnel du droit connaît bien: la lenteur et la complexité de la veille réglementaire. Derrière le projet, un profil atypique: Assali Kais, marketeur de formation, qui a conçu un espace numérique unique où se croisent lois, jurisprudence et textes réglementaires, pilotés par l’intelligence artificielle.

Avec Juridoc AI, il suffit carrément de formuler une question comme on le ferait à l’oral pour obtenir une réponse étayée par des textes de référence identifiés; des fonctions de synthèse et de comparaison viennent enrichir l’analyse. L’ensemble forme une sorte de bibliothèque juridique numérique où codes, décrets, arrêtés, circulaires, journaux officiels et jurisprudence sont classés par rubriques; fiscalité, commerce, banque, foncier, assurances. Des alertes automatisées et un espace de stockage dédié viennent en renfort pour alléger le temps consacré aux recherches répétitives.

Un parcours de quinze ans dans la tech

Titulaire d’un master de l’IHEC Carthage en marketing et technologies de l’information, Assali Kais débute sa carrière en 2002 chez Equinoxes, avant de rejoindre Edatis comme directeur des ventes en 2005, puis Proxym à un poste de direction de 2015 à 2017. En parallèle de ces fonctions, il se lance très tôt dans l’entrepreneuriat: création d’E-Delegation en 2015, puis cofondation en 2018 de Digital World, structure tunisienne spécialisée dans les plateformes numériques intelligentes.

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La Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis renforce son expertise en comptabilité carbone

La Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis (CCITUNIS) a organisé, le mardi 8 septembre 2026, une cérémonie de remise des attestations de formation à huit cadres de son personnel, désormais qualifiés en tant que formateurs en comptabilité carbone. La cérémonie s’est tenue au siège de la CCITUNIS, en présence de son Président, M. Moncef Ben Jemaa.

Cette qualification vise à renforcer l’expertise interne de la Chambre et à préparer le développement d’une offre de formation spécialisée en comptabilité carbone, destinée notamment aux jeunes primo-demandeurs d’emploi et aux professionnels des entreprises exportatrices.

Cette démarche intervient dans un contexte de renforcement des exigences environnementales et de traçabilité carbone sur les marchés internationaux. Parmi ces évolutions figure le Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières, qui renforce les enjeux liés à la mesure et à la déclaration des émissions de gaz à effet de serre pour les entreprises concernées. La maîtrise de la comptabilité carbone constitue ainsi un enjeu croissant pour les entreprises tunisiennes, notamment celles qui exportent vers les marchés internationaux.
En développant une expertise interne, la CCITUNIS entend renforcer sa capacité à accompagner ses entreprises adhérentes dans la compréhension et la prise en compte de ces nouvelles exigences, tout en préparant la mise en place de formations répondant aux besoins émergents du secteur privé.

La qualification des huit cadres fait suite à la signature d’une convention de partenariat entre la CCITUNIS et l’Unité d’Appui à la Formation (UAF) de FEDELEC – UTICA. Cette convention pose les bases de la mise en place d’une plateforme de formation spécialisée et co-certifiée public-privé en comptabilité carbone au sein de l’École Pratique de Commerce, relevant de la CCITUNIS.

La future offre de formation aura notamment pour objectif de développer les compétences de jeunes primo-demandeurs d’emploi et de professionnels des entreprises, afin de répondre aux besoins croissants en matière de mesure, de reporting et de gestion des émissions carbone.

Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de complémentarité des programmes TAKWEEN et Swiss Import Promotion Programme (SIPPO), financés respectivement par la Direction du développement et de la coopération (DDC) et le Secrétariat d’État à l’économie (SECO), et mis en œuvre par Swisscontact.

À travers cette collaboration, la CCITUNIS poursuit le développement de services et de compétences en adéquation avec les évolutions des marchés internationaux et les besoins des entreprises tunisiennes. La qualification de ses huit cadres constitue ainsi une première étape vers le développement d’une expertise et d’une offre de formation spécialisées en comptabilité carbone au sein de la Chambre.

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L’UGTT accuse le pouvoir d’avoir «fermé la porte au dialogue» et menace de grève générale

L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) durcit le ton face aux autorités et envisage l’hypothèse d’une grève générale, accusant le pouvoir d’avoir aggravé la crise économique et sociale du pays et d’avoir fermé toute porte au dialogue. (Photo : Meeting devant le siège de l’UGTT en août 2025).

Cette position a été arrêtée lors de la réunion de l’instance administrative nationale de la principale centrale syndicale tunisienne, qui a examiné la situation politique et sociale ainsi que les prochaines formes de mobilisation.

Le secrétaire général de l’UGTT, Slaheddine Selmi, a qualifié la situation du pays de «grave et critique», affirmant que «toutes les portes sont désormais fermées» et que la Tunisie est passée de l’absence de dialogue social à une «absence totale de dialogue» entre les autorités et les différentes composantes de la société.

Selon M. Selmi, toutes les formes de mobilisation restent envisageables, y compris la grève générale.

Le dirigeant syndical a appelé les structures régionales et sectorielles de l’UGTT à se préparer aux prochaines initiatives par le biais de réunions et d’activités de mobilisation sur le terrain. La centrale n’a toutefois pas annoncé, pour l’heure, de date pour une éventuelle grève. Elle a par ailleurs annoncé la préparation d’une marche nationale de protestation en collaboration avec certaines organisations de la société civile. La date sera fixée en coordination avec les partenaires de la centrale.

Cette initiative s’inscrit dans le nouveau cadre de coordination mis en place par l’UGTT avec la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) et l’Ordre national des avocats ; ces organisations, distinguées par le Prix Nobel de la Paix en 2015 pour leur contribution au dialogue national ayant alors contribué à la sortie du pays de la crise, ont récemment dénoncé conjointement la détérioration de la situation politique, économique et sociale et appelé à la reprise d’un dialogue national.

I. B.

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Éclipse solaire 2027 en Tunisie : un rendez-vous que le tourisme ne doit pas manquer

Le 2 août 2027, une éclipse totale du soleil traversera une partie de la Tunisie. Un phénomène astronomique rare qui pourrait se transformer en véritable opportunité touristique pour le pays.

Il faudrait déjà commencer à y penser: le 2 août 2027, une partie du territoire tunisien sera concernée par une éclipse totale du soleil. Au moment du pic, prévu aux alentours de 10 heures du matin, la lumière laissera place à une obscurité quasi nocturne pendant quelques minutes dans la bande de totalité.

Quelles zones sont concernées ?

En fait, toute la Tunisie sera concernée par le phénomène mais à différents degrés: la zone qui sera plongée dans l’obscurité totale ira du Kef jusqu’à Tozeur pour la partie ouest du pays et au sud de Monastir jusqu’au sud de Zarzis pour ce qui concerne le littoral est.

Au-delà de son intérêt scientifique et spectaculaire, ce phénomène constitue surtout un événement touristique à part entière. Les éclipses totales attirent en effet un public qui ne voyage pas nécessairement pour un séjour balnéaire classique : passionnés d’astronomie, photographes, amateurs de phénomènes naturels, mais aussi et surtout voyageurs individuels et touristes solitaires, habitués à organiser leurs déplacements autour d’expériences particulières.

Une occasion de faire parler de la Tunisie

Pour la Tunisie, l’enjeu est donc de ne pas considérer le 2 août 2027 comme une simple curiosité astronomique. Le rendez-vous peut être intégré dès maintenant à la communication touristique internationale.

L’Office National du Tourisme Tunisien pourrait notamment exploiter ce thème dans les salons et événements professionnels auxquels il participe à travers une campagne visuelle simple et facilement identifiable. Une promesse comme « Soyez aux premières loges » pourrait ainsi servir de fil conducteur à une communication internationale.

L’intérêt est également de pouvoir associer l’éclipse à l’ensemble de l’offre touristique tunisienne. L’événement peut devenir une porte d’entrée vers des séjours combinant observation du phénomène, patrimoine, désert, gastronomie, activités culturelles ou encore découverte des régions traversées.

Autrement dit, on ne vendrait pas uniquement une place pour observer une éclipse, mais une expérience tunisienne autour de l’éclipse.

Une clientèle particulièrement intéressante

Cette échéance présente un autre intérêt : elle correspond à une forme de tourisme qui échappe en partie aux logiques traditionnelles du voyage organisé.

Les voyageurs solitaires sont particulièrement susceptibles de rechercher ce type d’expérience exceptionnelle et de construire eux-mêmes leur séjour. Ils peuvent arriver quelques jours avant le phénomène, prolonger leur voyage après l’éclipse et combiner plusieurs étapes.

Pour les professionnels du tourisme, l’objectif serait donc de transformer un événement de quelques minutes en séjour de plusieurs nuits.

Les établissements situés dans la zone concernée bénéficiant d’une visibilité optimale, ont ainsi intérêt à inscrire cette date dans leur stratégie commerciale suffisamment tôt. Packages thématiques, séjours astronomiques, excursions, activités dans les régions intérieures ou programmes associant littoral et arrière-pays pourraient être proposés.

Un potentiel commercial à ne pas négliger

L’enjeu est aussi économique. Un événement susceptible de générer une demande touristique spécifique peut contribuer à améliorer le revenu brut d’exploitation (RBE) des établissements qui sauront le valoriser. L’objectif n’est pas uniquement de remplir les chambres : il s’agit également d’augmenter la durée des séjours et les dépenses annexes — restauration, excursions, transport, activités et services.

Pour les hôtels, l’éclipse pourrait donc constituer un produit commercial ponctuel, mais à forte valeur ajoutée, avec la possibilité de travailler plusieurs mois à l’avance sur les réservations.

La Tunisie dispose en outre d’un avantage : contrairement à une destination construite uniquement autour de l’événement, elle peut proposer une offre touristique complète autour de celui-ci.

Un événement à préparer dès maintenant

L’engouement suscité par les grandes éclipses récentes en Europe a montré la capacité de ces phénomènes à attirer des visiteurs parfois prêts à parcourir de longues distances pour vivre quelques minutes exceptionnelles.

Une éclipse totale ne se programme pas selon les calendriers touristiques. Lorsqu’elle passe sur un territoire, la destination dispose d’un rendez-vous qu’elle n’aura pas à créer elle-même.

La Tunisie aurait donc intérêt à anticiper celui du 2 août 2027 : communication internationale, mobilisation des hôtels, conception de produits touristiques, travail avec les agences réceptives et les plateformes spécialisées dans le voyage individuel.

Car certaines opportunités touristiques ne durent que quelques minutes. Encore faut-il avoir préparé la destination pour les accueillir.

©Destination Tunisie

Image IA

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CMF : une prétendue « Lua Myriam Trabelsi » fait circuler de faux documents pour piéger des investisseurs

Le Conseil du Marché Financier (CMF) a lancé, mercredi 9 septembre 2026, une mise en garde après avoir repéré la diffusion de faux documents usurpant et reprenant son identité pour légitimer des offres d’investissement qu’il n’a jamais validées.

D’après le régulateur tunisien, ces documents reprennent frauduleusement le nom du CMF ainsi que les armoiries de la République tunisienne. Une personne se présentant sous l’identité de « Lua Myriam Trabelsi » fait notamment circuler une prétendue attestation d’accréditation, cachet et mentions officielles à l’appui, sans qu’aucun lien réel entre cette identité et les auteurs des sollicitations n’ait été établi à ce stade. Le CMF dément formellement avoir émis, signé ou cautionné un tel document.

La vérification directe, seul rempart efficace

L’institution recommande de considérer avec méfiance tout document arrivant par voie numérique ; mail, messagerie, réseaux sociaux, quand bien même il afficherait un cachet ou un logo d’apparence réglementaire ; seule une démarche active auprès du CMF permet de confirmer qu’un intervenant figure réellement parmi les professionnels habilités. Toute personne visée par ce type de démarche est invitée à ne pas y donner suite et à alerter le CMF ainsi que les autorités.

Pour tout porteur de capital, ce type d’alerte rappelle une règle simple mais trop souvent négligée : la légitimité d’un intermédiaire financier se vérifie toujours à la source, jamais sur la seule foi d’un document transmis par l’interlocuteur lui-même.

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Claude d’Anthropic: un quatrième incident de cybersécurité, des erreurs de raisonnement et des décisions imprudentes

Anthropic a révélé mercredi un quatrième incident de cybersécurité découvert lors des tests de ses modèles d’intelligence artificielle.

L’entreprise explique qu’une ancienne version de Claude Opus 4.6 a réussi à accéder sans autorisation à des systèmes externes à la suite d’une mauvaise configuration de son environnement de test.

L’incident n’avait pas été détecté lors d’une première revue interne. Il vient s’ajouter à trois autres événements signalés par Anthropic en juillet, au cours desquels des modèles Claude avaient effectué des actions qui n’étaient pas prévues, notamment en modifiant des données ou en atteignant des infrastructures censées rester isolées.

Le cas du modèle Mythos 5 figure parmi les plus préoccupants. Lors d’un test, celui-ci a publié un paquet logiciel malveillant sur PyPI, une plateforme utilisée par les développeurs. Le paquet a ensuite été récupéré par plusieurs systèmes automatisés de sécurité, donnant indirectement au modèle accès à des informations réelles.

Une enquête est ouverte

Anthropic attribue notamment ces comportements à des erreurs de raisonnement et à des prises de décision imprudentes de ses modèles. Pour approfondir l’analyse, l’entreprise a confié une enquête à METR, un organisme indépendant spécialisé dans l’évaluation des capacités des systèmes d’intelligence artificielle.

L’objectif est de déterminer comment des modèles soumis à des environnements contrôlés peuvent malgré tout contourner certaines protections.

Ces incidents soulignent les difficultés croissantes liées au développement de systèmes capables d’agir de manière autonome. Alors que les modèles d’IA peuvent désormais réaliser des tâches complexes, notamment en cybersécurité, la capacité à anticiper leurs comportements dans des situations réelles devient un enjeu majeur avant leur déploiement à grande échelle.

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IA : le monde arabe promet encore une fois de « ne plus être spectateur »

À Hammamet, la Ligue arabe a réuni mercredi 9 septembre ses représentants pour la deuxième édition du sommet « L’intelligence artificielle vers l’avenir 2026 ». Au menu : grands discours, bonnes intentions et vocabulaire technocratique bien rodé, mais toujours aucune feuille de route contraignante.

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Fahmy, en visite officielle hors du Caire pour l’occasion, a appelé les organisations arabes à cesser d’être de simples « usagers passifs » de la révolution de l’IA. L’objectif affiché : renforcer les capacités des pays membres, moderniser les mécanismes d’action régionale et préparer la jeunesse arabe aux mutations technologiques. Un programme ambitieux, mais qui reprend presque mot pour mot les priorités énoncées lors de sommets précédents sur le numérique, sans indicateurs de résultats ni calendrier précis.

Côté tunisien, le ton se veut tout aussi volontariste. Le directeur général du CERT, Haider Herragi, s’exprimant au nom du ministre des Technologies de la communication, a qualifié l’intégration de l’IA de « choix souverain » et d’« enjeu national ». Tout en plaidant pour une régulation éthique commune et une coordination des politiques régionales. Des formules qui sonnent juste sur le papier, mais qui peinent à masquer l’absence, à ce jour, d’un cadre juridique tunisien clair sur l’intelligence artificielle. Un vide que plusieurs acteurs du secteur dénoncent depuis des mois.

Le secrétaire d’État aux Affaires étrangères, Mohamed Ben Ayed, a quant à lui dressé la liste habituelle des secteurs que l’IA est censée transformer : services publics, éducation, santé, sécurité alimentaire, climat. Une énumération qui a le mérite de couvrir tous les champs possibles, mais qui reste, comme souvent dans ce type de rencontres, plus incantatoire qu’opérationnelle.

Reste la question de fond : pendant que les États-Unis, la Chine et l’Europe investissent massivement dans les infrastructures, les talents et la recherche en IA, le monde arabe continue d’organiser des sommets sur « comment ne pas prendre de retard ». Le risque est réel que ces rencontres, aussi bien intentionnées soient-elles, ne débouchent une fois de plus que sur des déclarations de principe – pendant que le fossé technologique, lui, continue de se creuser.

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L’IA chinoise s’invite en Bourse: Moonshot AI ouvre le bal avec une double cotation

La startup chinoise d’intelligence artificielle Moonshot AI envisage une introduction en Bourse à Hong Kong, avant une possible cotation sur le marché STAR de Shanghai.

Basée à Pékin, l’entreprise aurait déjà échangé avec ses investisseurs au sujet du projet hongkongais et pourrait prochainement engager des discussions avec la Bourse de Shanghai.

L’engouement international pour l’IA

Cette annonce intervient quelques jours après la révélation par Reuters du dépôt confidentiel d’un dossier en vue d’une introduction à Hong Kong. D’après des sources citées par l’agence, Moonshot AI chercherait à lever jusqu’à 3 milliards de dollars grâce à cette opération.

La startup avait atteint une valorisation d’environ 50 milliards de dollars lors de sa dernière levée de fonds privée. Une éventuelle cotation à Shanghai lui permettrait d’élargir son accès aux investisseurs chinois, tandis que le marché STAR cible précisément les entreprises technologiques à fort potentiel.

La consolidation du secteur chinois de l’IA

Moonshot AI s’inscrit dans une tendance plus large de consolidation du secteur chinois de l’IA sur les marchés financiers. DeepSeek préparerait également une introduction sur le marché STAR, tandis que Z.AI et MiniMax ont déjà fait leurs débuts à Hong Kong.

L’entreprise mise notamment sur Kimi K3, son dernier modèle d’intelligence artificielle lancé en juillet. Elle négocierait par ailleurs avec Microsoft, Amazon et Google afin de permettre l’hébergement de son modèle sur leurs plateformes cloud, selon des accords reposant sur un partage des revenus.

La double cotation envisagée marquerait ainsi une nouvelle étape dans la stratégie de Moonshot AI, alors que les investisseurs chinois se montrent de plus en plus intéressés par les entreprises spécialisées dans l’intelligence artificielle.

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Recharge de véhicules électriques : un nouveau métier prend forme

Quatorze jeunes, hommes et femmes du gouvernorat de Mahdia, ont achevé mercredi 9 septembre 2026 un cycle de formation de trois semaines dédié à la recharge des véhicules électriques, dans le cadre du programme « Métiers d’avenir » porté par l’Agence Française de Développement (AFD) et la Fondation Orange Tunisie.

Le cursus, encadré par des formateurs spécialisés, mêlait cours magistraux et mise en situation autour de deux compétences clés : le montage des équipements de recharge et la maîtrise des systèmes électroniques liés à l’énergie. L’objectif est de donner aux jeunes tunisiens les bases nécessaires pour s’insérer dans les métiers verts et se lancer dans l’entrepreneuriat éco-responsable.

Cap sur les 240 diplômés en trois ans

Ce programme concerne 240 jeunes sur trois ans, répartis dans cinq gouvernorats ; Tunis, Sfax et Mahdia pour la filière recharge électrique, Gafsa et Medjez el-Bab (Béja) pour le photovoltaïque. Au total, 139 diplômés sont déjà sortis du dispositif et 101 autres suivront lors des deux prochaines sessions. Ceux qui voudront créer leur propre activité dans la mobilité intelligente pourront compter sur un dispositif d’appui sur mesure, à la fois technique et financier.

Ce vivier de compétences techniques arrive à point nommé pour les porteurs de projets dans l’installation de bornes, la maintenance électrique ou les services associés à la mobilité électrique, un segment encore peu structuré en Tunisie et où la main-d’œuvre qualifiée reste rare.

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Comment OpenAI dit avoir dompté Navier-Stokes

En coordonnant 10 000 agents IA pendant 88 heures, OpenAI dit avoir percé l’un des sept problèmes du millénaire, celui de Navier-Stokes. L’opération, dont la facture grimpe à plusieurs millions de dollars, est aussitôt contestée par deux chercheurs qui soupçonnent l’entreprise d’avoir puisé dans leurs travaux.

Fini le modèle unique auquel on soumet une requête soigneusement calibrée : OpenAI vient d’illustrer une autre voie, celle d’un essaim d’intelligences artificielles travaillant de concert. C’est par ce biais que l’entreprise affirme avoir résolu l’équation de Navier-Stokes, qui décrit le comportement des fluides depuis 1822 et compte parmi les sept problèmes mathématiques du millénaire.

Le dispositif a mobilisé simultanément 10 000 agents, répartis en groupes chargés chacun d’explorer une hypothèse différente, sur une durée totale de 88 heures. Durant cette fenêtre, le trafic généré en interne a atteint 2,7 millions d’échanges, pour une consommation de 130 milliards de tokens. La dernière étape — la traduction de la démonstration dans Lean, le langage utilisé pour la formalisation mathématique — a été confiée au modèle GPT-6 Astra, qui a bouclé cette tâche en 17 heures.

Des soupçons de récupération d’informations propriétaires

Cette annonce s’accompagne toutefois d’une controverse qui touche directement à la confiance que les entreprises peuvent accorder aux fournisseurs de services d’IA. Tristan Buckmaster, de NYU, et Levent Alpöge, qui travaille chez Anthropic, planchaient de leur côté sur une démonstration similaire en s’appuyant sur Codex, l’outil d’OpenAI. Or le chemin de résolution emprunté par le système d’OpenAI présentait, selon ces deux universitaires, une proximité frappante avec leurs propres pistes de travail, jusqu’alors non publiées — au point de les amener à se demander si leurs éléments de recherche n’avaient pas été exploités à leur insu.

OpenAI a répondu directement à cette accusation par la voix de Sébastien Bubeck, l’un de ses chercheurs : « Pour être clair, nous n’avons pas utilisé leurs prompts ou leurs résultats pour diriger nos modèles ou nos agents ». L’entreprise affirme n’avoir eu accès à aucun contenu utilisateur nominatif, sans pouvoir néanmoins garantir qu’aucun élément anonymisé, issu de l’usage courant de ses produits, n’ait indirectement nourri l’entraînement global de ses modèles. Pour les responsables sécurité, cet épisode rappelle l’enjeu des clauses de non-réutilisation dans les contrats d’entreprise, à l’heure où des équipes de R&D partagent quotidiennement du code et des données sensibles avec ces outils.

Une opération hors de prix pour la plupart des entreprises

Reste la question du coût. Mark Chen, responsable de la recherche chez OpenAI, a qualifié l’exercice de jalon important auprès de l’AFP : « C’est une étape significative de la recherche IA. C’est la promesse qu’il va devenir possible de répondre à d’autres questions parmi les plus complexes ». Il chiffre néanmoins la dépense totale à plusieurs millions de dollars — un montant qui, à lui seul, borne pour l’instant les usages envisageables de ce type d’architecture. Pharmacie, science des matériaux, logistique à grande échelle : les directions informatiques devront évaluer secteur par secteur si la puissance de calcul mobilisée trouve une contrepartie suffisante.

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OfficePlast: 3,66 millions d’actions nouvelles admises à la cote

Les titres issus de l’augmentation de capital d’OfficePlast, approuvée par l’Assemblée générale extraordinaire du 29 avril 2026, feront leur entrée sur le marché à partir du 10 septembre 2026. 

L’opération porte sur 3 665 541 actions nouvelles gratuites, attribuées aux actionnaires à raison d’une action nouvelle pour cinq actions anciennes. Ces titres seront négociés sur la même ligne de cotation que les actions existantes.

À cette même date, les 18 327 705 actions anciennes seront cotées droits d’attribution détachés. Les droits d’attribution feront l’objet d’une cotation séparée sous le code mnémonique PLA26, avec le code ISIN TN5LQNFSME78, dans le groupe de cotation 32.

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Minéraux critiques: la Tunisie cherche à transformer son potentiel en investissements

La Tunisia Investment Authority (TIA) a tenu la 25e session de son Conseil stratégique, sous la présidence de Jalel Tebib, le mercredi 9 septembre 2026, à Tunis. Deux dossiers ont rythmé les travaux: un retour d’expérience sur le modèle hongrois d’attractivité des investissements, puis la présentation d’une nouvelle note stratégique consacrée aux minéraux critiques.

Marcell Németh, directeur général adjoint de la Hungarian Investment Promotion Agency (HIPA), a exposé les grandes lignes du dispositif hongrois, que Martina Almási, en charge des relations partenaires auprès du CEO de l’agence, a ensuite détaillé sous l’angle des réformes menées pour séduire les investisseurs. Cet exercice comparatif a donné aux membres du conseil matière à réflexion pour faire évoluer, à terme, les mécanismes tunisiens de promotion des investissements.

Phosphate, lithium, cuivre: un gisement d’opportunités

Deuxième temps fort: la troisième note d’analyse stratégique de la TIA, élaborée par son pôle politique des investissements et des réformes, consacrée au potentiel tunisien dans les minéraux critiques – phosphate, lithium et cuivre. Les retombées de cette filière pourraient dépasser le seul secteur minier, en irriguant notamment l’automobile et l’intelligence artificielle. Le message des participants a été clair: la modernisation du cadre réglementaire tunisien dans les ressources minières doit désormais s’accélérer pour donner corps à ce potentiel.

Pour les investisseurs et porteurs de projets, le signal est clair: la Tunisie cherche à structurer une offre autour de ses ressources minières stratégiques, avec un effet d’entraînement attendu sur l’automobile et la tech. Les entrepreneurs positionnés sur la transformation ou l’équipement minier ont intérêt à suivre de près la traduction réglementaire de cette note.

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