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Adaptation climatique: la Tunisie face à un besoin de 31,7 milliards de dollars d’ici à 2050

La Tunisie devra mobiliser près de 31,7 milliards de dollars entre 2023 et 2050 pour financer les actions prioritaires d’adaptation de son secteur agricole. Le besoin ne concerne pas uniquement l’État: le plan prévoit une contribution du secteur privé à hauteur d’environ 10,7 milliards de dollars, faisant de l’adaptation climatique un enjeu autant financier qu’environnemental.

Le diagnostic présenté dans le Plan national d’adaptation au changement climatique – composante sécurité alimentaire est sans ambiguïté: les investissements agricoles actuels restent insuffisants alors que les sécheresses, la raréfaction de l’eau et la hausse des températures fragilisent progressivement les capacités de production. L’agriculture représente plus de 10% du PIB tunisien, près de 13% en intégrant l’agroalimentaire, mais son exposition aux risques climatiques impose désormais de revoir la nature des investissements autant que leur volume.

Selon les estimations reprises dans le plan, le financement global nécessaire aux actions prioritaires atteindrait 31,725 milliards de dollars sur la période 2023-2050. Environ 66% seraient d’origine publique et 34% privée. Les investissements concentreraient l’essentiel de l’effort: 30,201 milliards de dollars, soit 95,2% du budget total. La composante investissement serait financée à hauteur de 19,485 milliards de dollars par le public et de 10,716 milliards par le privé.

Le rendement potentiel est également mis en avant. Les bénéfices attendus sont estimés à 89,2 milliards de dollars, avec un retour sur investissement global présenté comme particulièrement favorable: 2 dollars récupérés pour chaque dollar investi à court et moyen terme et 3 dollars à long terme. Le rapport précise toutefois que ces montants constituent une extrapolation fondée sur l’alignement avec les priorités identifiées par la Banque mondiale et non une évaluation économique détaillée propre à chaque action du plan.

Le financement bancaire devra lui aussi évoluer. Le rapport recommande davantage de crédits à moyen et long terme dédiés à l’investissement agricole, des mécanismes de partage des risques et des produits financiers mieux adaptés aux petits agriculteurs et aux pêcheurs. Il propose également de renforcer les incitations en faveur des projets économes en eau et des technologies climato-résilientes.

Autre piste: les investissements directs étrangers «verts». Le plan propose de cibler les filières à la fois compétitives, durables et créatrices d’emplois, avec l’objectif de faire des IDE un vecteur de transfert technologique, de modernisation des chaînes de valeur et de montée en compétences.

À l’échelle de la CDN 3.0, l’effort est encore plus large. Les besoins d’investissement pour l’adaptation de l’ensemble des secteurs tunisiens sont évalués à 27,154 milliards de dollars à l’horizon 2035. Les ressources en eau et l’assainissement arrivent en tête avec 10,697 milliards de dollars, devant l’agriculture, l’alimentation et la sécurité alimentaire avec 8,043 milliards, puis les écosystèmes et la biodiversité avec 6,401 milliards. Les trois domaines relevant directement du champ du ministère de l’Agriculture concentrent à eux seuls 25,141 milliards de dollars, soit 92,5% du total.

Le plan insiste ainsi sur un point stratégique pour les investisseurs: l’adaptation ne doit plus être traitée comme une dépense périphérique. Elle devient progressivement une catégorie d’investissement à part entière, avec des besoins dans l’eau, l’agriculture, les infrastructures, les technologies, l’assurance, les données et les services.

Pour accélérer cette dynamique, le rapport propose notamment des PPP, des mécanismes de partage des risques, des financements hybrides associant argent public, finance climatique et capitaux privés, ainsi que des instruments comme les obligations vertes.

L’enjeu sera donc moins de savoir si la Tunisie doit investir dans l’adaptation que de déterminer qui financera ces investissements, dans quelles filières et avec quels mécanismes de réduction du risque. Le rapport dessine déjà plusieurs de ces marchés futurs.

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Claude d’Anthropic: un quatrième incident de cybersécurité, des erreurs de raisonnement et des décisions imprudentes

Anthropic a révélé mercredi un quatrième incident de cybersécurité découvert lors des tests de ses modèles d’intelligence artificielle.

L’entreprise explique qu’une ancienne version de Claude Opus 4.6 a réussi à accéder sans autorisation à des systèmes externes à la suite d’une mauvaise configuration de son environnement de test.

L’incident n’avait pas été détecté lors d’une première revue interne. Il vient s’ajouter à trois autres événements signalés par Anthropic en juillet, au cours desquels des modèles Claude avaient effectué des actions qui n’étaient pas prévues, notamment en modifiant des données ou en atteignant des infrastructures censées rester isolées.

Le cas du modèle Mythos 5 figure parmi les plus préoccupants. Lors d’un test, celui-ci a publié un paquet logiciel malveillant sur PyPI, une plateforme utilisée par les développeurs. Le paquet a ensuite été récupéré par plusieurs systèmes automatisés de sécurité, donnant indirectement au modèle accès à des informations réelles.

Une enquête est ouverte

Anthropic attribue notamment ces comportements à des erreurs de raisonnement et à des prises de décision imprudentes de ses modèles. Pour approfondir l’analyse, l’entreprise a confié une enquête à METR, un organisme indépendant spécialisé dans l’évaluation des capacités des systèmes d’intelligence artificielle.

L’objectif est de déterminer comment des modèles soumis à des environnements contrôlés peuvent malgré tout contourner certaines protections.

Ces incidents soulignent les difficultés croissantes liées au développement de systèmes capables d’agir de manière autonome. Alors que les modèles d’IA peuvent désormais réaliser des tâches complexes, notamment en cybersécurité, la capacité à anticiper leurs comportements dans des situations réelles devient un enjeu majeur avant leur déploiement à grande échelle.

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Afrique: TotalEnergies élargit son terrain de jeu pétrolier

TotalEnergies accélère dans le pétrole en Angola. Le groupe français vient d’annoncer une nouvelle découverte au large du pays, son entrée dans deux nouveaux blocs d’exploration et la poursuite de ses projets sur plusieurs zones offshore. Une offensive qui s’inscrit dans un programme d’investissement de 10 milliards de dollars sur les 5 prochaines années, avec ses partenaires, selon Reuters.

La nouvelle découverte s’appelle Acacia-5. Elle a été réalisée en juin 2026 sur le Bloc 17, l’un des principaux actifs de TotalEnergies en Angola. Le groupe français en est l’opérateur avec une participation de 38%. Surtout, il ne faudra pas attendre plusieurs années avant de voir cette découverte produire ses premiers barils. TotalEnergies prévoit un démarrage dès septembre, soit seulement 3 mois après la découverte.

Cette rapidité repose sur une infrastructure déjà disponible. Acacia-5 sera raccordé au FPSO Pazflor, une plateforme flottante qui permet de produire, stocker et charger le pétrole directement en mer. L’entreprise évite ainsi de construire une nouvelle installation pour cette découverte. Le gisement doit apporter environ 6 000 barils par jour supplémentaires à la production du Bloc 17.

Cette manière de développer rapidement de petites découvertes à partir d’installations existantes est devenue particulièrement intéressante dans l’industrie pétrolière. Les projets offshore sont coûteux et nécessitent généralement d’importants investissements en infrastructures. Pouvoir utiliser des équipements déjà en place permet donc de gagner du temps et de limiter une partie des dépenses.

TotalEnergies élargit en parallèle son terrain d’exploration. Le groupe a signé avec l’Agence nationale angolaise chargée du pétrole, du gaz et des biocarburants (ANPG), pour devenir opérateur de deux nouveaux blocs, à savoir, les 17/25 et 32/21. Il y détiendra 40%, aux côtés d’ExxonMobil, également à 40%, et de Sonangol E&P, avec 20%.

Ces blocs se trouvent dans le bassin du Bas-Congo, à proximité des blocs 17 et 32 déjà exploités. Le secteur dispose de plusieurs infrastructures offshore, dont six FPSO. Cette proximité peut faciliter le raccordement de futures découvertes aux installations existantes. Autrement dit, si de nouvelles ressources sont trouvées, elles pourraient être développées plus facilement sans repartir de zéro.

Le choix de l’Angola n’est pas anodin. Le pays reste l’un des principaux producteurs de pétrole d’Afrique. Mais comme dans plusieurs grands bassins pétroliers africains, une partie de ses champs arrive à maturité. Pour maintenir sa production, Luanda doit donc attirer de nouveaux investissements et encourager l’exploration de nouvelles ressources.

Les autorités angolaises ont d’ailleurs renforcé ces dernières années les mesures destinées à rendre l’exploration plus attractive. En juin 2026, le gouvernement a approuvé de nouvelles incitations fiscales pour certains blocs pétroliers, dont les blocs 17/25 et 32/21. L’objectif est de réduire les risques financiers pour les compagnies et de favoriser les investissements dans des zones où l’exploration peut être plus complexe. 

Pour TotalEnergies, l’Angola constitue ainsi un marché stratégique. Le groupe y est présent depuis 1953 et y emploie environ 1 500 personnes. En 2025, sa production dans le pays a atteint environ 156 000 barils équivalent pétrole par jour.

Le groupe ne mise toutefois pas uniquement sur le Bloc 17. En février 2026, TotalEnergies avait déjà conclu un accord avec l’ANPG et ExxonMobil pour prendre une participation de 35% dans quatre autres blocs d’exploration, les blocs 40, 41, 42 et 58, situés dans le bassin de Benguela.

Pour Patrick Pouyanné, président-directeur général de TotalEnergies, cette stratégie répond à une volonté de poursuivre l’exploration en Angola et de profiter des mesures mises en place par le pays pour attirer les investissements.

Le mouvement intervient dans un contexte où l’Angola cherche à relancer son secteur pétrolier. Rappelons aussi que le pays a quitté l’OPEP en janvier 2024, après des désaccords sur les quotas de production. Le pétrole reste pourtant essentiel à son économie et aux recettes publiques.

 

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Le pari «sans fumée» de Philip Morris: IQOS au top 100 mondial des marques les plus valorisées

Philip Morris International (PMI) enregistre une avancée symbolique: sa marque de tabac chauffé IQOS fait son entrée, pour la première fois, dans le classement Kantar BrandZ 2026 des 100 marques les plus valorisées au monde, se hissant à la 74ᵉ place.

Kantar BrandZ passe au crible plus de 22 000 marques dans 54 marchés, en mêlant analyse financière et étude de la perception des consommateurs pour bâtir son classement. Cette 21ᵉ édition récompense les marques qui parviennent à sortir du lot et à rester ancrées durablement dans l’esprit de leurs publics, un pari sur lequel PMI mise depuis des années pour IQOS. Le groupe met en avant un socle de plus de 35 millions de consommateurs IQOS à travers le monde, une base d’utilisateurs qui aurait pour l’essentiel tourné le dos aux cigarettes classiques.

Une stratégie assumée «sans fumée»

Anthony Limantara, directeur des produits sans fumée pour le Maghreb, y voit la preuve que les efforts d’adhésion menés auprès des consommateurs adultes de nicotine portent leurs fruits, et un encouragement à accélérer le virage du groupe vers l’abandon de la combustion. Au-delà du symbole, cette entrée au classement traduit une reconnaissance qui dépasse le seul terrain de l’innovation produit, pour toucher à l’image et à l’ancrage culturel de la marque auprès de son public cible.

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Une série saoudienne va injecter près de 5 millions de dollars en Tunisie

Près de 5 millions de dollars devraient être injectés en Tunisie au cours des trois prochains mois pour la production d’une série historique saoudienne. L’opération, portée par Yellow Camel Studios et le projet Mediwood Studios, illustre le potentiel de l’industrie cinématographique et audiovisuelle comme nouveau levier d’investissement direct dans le pays.

La production sera réalisée dans le cadre des infrastructures de Mediwood Studios à Hammamet, un projet conçu comme une plateforme professionnelle intégrée destinée à accueillir des productions audiovisuelles.

Au-delà du montant investi directement dans la production, l’enjeu est de faire profiter davantage l’économie locale de l’arrivée de productions internationales. Une activité de tournage mobilise en effet plusieurs catégories de prestataires et de services, notamment dans la logistique, la construction, l’hébergement et les prestations techniques. C’est précisément sur cette capacité à générer une activité récurrente que misent la Fipa-Tunisia et la Tunisia Investment Authority (TIA). Le 8 septembre 2026, Jalel Tebib, directeur général de la Fipa-Tunisia et président par intérim de la TIA, s’est rendu sur le site de Mediwood Studios à Hammamet, accompagné de représentants des deux institutions.

La visite a notamment porté sur l’état d’avancement des infrastructures et sur les moyens de transformer l’arrivée de productions étrangères ponctuelles en implantations plus durables. Pour la Tunisie, le défi dépasse donc l’accueil d’un tournage. L’objectif affiché est de convaincre les producteurs internationaux de revenir, voire d’installer durablement une partie de leurs activités dans le pays. Une telle dynamique permettrait de capter des flux économiques réguliers autour de l’audiovisuel et de développer progressivement un écosystème de services spécialisé.

 

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Les arnaques traversent les frontières, la riposte aussi: 46 pays créent une alliance

Une nouvelle alliance internationale consacrée à la lutte contre la fraude aux télécommunications et les escroqueries en ligne a été officiellement créée jeudi 10 septembre en Chine. Initiée par Pékin, elle réunit 46 pays fondateurs, tandis que 34 autres pays ont participé comme observateurs, avec la présence de représentants de quatre organisations internationales, dont les Nations unies et Interpol.

La cérémonie de création s’est tenue à Lianyungang, dans la province chinoise du Jiangsu. La Chine, le Vietnam, le Laos, le Kenya, le Cambodge, le Pakistan et la Russie figuraient notamment parmi les pays ayant pris la parole lors de la réunion. Les participants ont adopté une déclaration commune actant leur volonté de mettre en place une coopération internationale plus étroite contre les réseaux de fraude transfrontaliers. L’objectif est de construire une organisation intergouvernementale davantage spécialisée dans la lutte contre les fraudes téléphoniques et en ligne et les infractions qui leur sont associées. Le dispositif doit notamment favoriser la coopération entre services chargés de l’application de la loi, le partage de renseignements et la coordination des actions contre les réseaux opérant au-delà des frontières.

La création de l’alliance intervient alors que la fraude numérique est devenue un phénomène fortement internationalisé. Interpol estime que la fraude financière figure désormais parmi les formes de criminalité transnationale qui évoluent le plus rapidement, avec des réseaux criminels qui mutualisent leurs compétences, leurs technologies et leurs circuits financiers. L’organisation internationale souligne également la montée des fraudes utilisant l’intelligence artificielle. La Chine avait annoncé dès septembre 2025 son intention de créer cette alliance. À l’époque, son ministère de la Sécurité publique avait appelé les pays et territoires concernés à renforcer l’échange d’informations et la coopération policière face à l’essor des réseaux internationaux de fraude. En juillet 2026, Pékin avait confirmé que la création de l’alliance aurait lieu en septembre.

La nouvelle structure s’appuie donc sur des coopérations policières déjà engagées par la Chine avec plusieurs pays. Selon les autorités chinoises, Pékin a développé ces dernières années des opérations avec plus de 40 pays contre les réseaux de fraude transfrontaliers. En 2026, la Chine, les États-Unis et les Émirats arabes unis ont notamment mené une première opération policière conjointe qui a abouti au démantèlement de neuf sites liés à des escroqueries et à l’arrestation de 276 suspects, selon les autorités chinoises.

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Industrie 4.0: les entreprises tunisiennes peuvent candidater à un accompagnement gratuit

L’industrie tunisienne poursuit sa mue numérique. Le HUB Industrie 4.0 de l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII) vient de lancer un nouvel appel à projets destiné aux entreprises industrielles qui souhaitent mieux structurer leurs projets de digitalisation. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 13 septembre 2026 à 23h59. 

La transformation numérique intéresse les industriels tunisiens, mais peine encore à passer au stade opérationnel. En 2024, 38% des entreprises interrogées dans le Baromètre Industrie 4.0 déclaraient discuter d’une stratégie dans ce domaine, contre 30% deux ans plus tôt. Mais seules 5% avaient finalisé leur stratégie et 14% étaient déjà passées à sa mise en œuvre. Le coût reste le premier frein cité, par 39% des répondants.

Derrière le terme “Industrie 4.0”, il y a une évolution assez simple à comprendre. Les usines produisent désormais beaucoup plus de données qu’auparavant. Machines, capteurs et logiciels permettent de suivre la production en temps réel, de repérer des anomalies, d’anticiper certaines pannes ou encore de contrôler la qualité. À cela s’ajoutent la robotisation et l’intelligence artificielle, qui permettent d’aller plus loin dans l’analyse et l’automatisation.

Pour un industriel, l’intérêt n’est toutefois pas d’accumuler les nouvelles technologies. Il est surtout de savoir lesquelles peuvent répondre à ses propres contraintes. Une entreprise peut, par exemple, chercher à réduire ses arrêts de production, limiter les défauts, mieux suivre sa consommation d’énergie ou automatiser une opération répétitive. C’est précisément sur cette phase de réflexion que porte le programme de l’APII. En effet, les entreprises sélectionnées commenceront par un diagnostic de leurs outils numériques et de leurs processus. Le programme les aidera ensuite à identifier les usages prioritaires et à définir une feuille de route. Un cahier des charges sera également préparé pour un éventuel Proof of Concept (POC), c’est-à-dire un projet pilote permettant de tester une solution avant d’envisager son déploiement.

Cette étape est financée intégralement par la coopération allemande, à travers l’initiative “Invest for Jobs” mise en œuvre par la GIZ Tunisie. Les entreprises bénéficiaires n’auront donc pas à supporter les coûts de conseil liés à cette première phase.

La suite dépendra en revanche d’une nouvelle sélection. Les entreprises ayant réalisé le diagnostic pourront se porter candidates à la phase de déploiement du POC. Leur niveau de maturité numérique, leurs capacités et la faisabilité technique et financière du projet seront notamment pris en compte. Cette seconde phase impliquera un cofinancement de l’entreprise.

L’enjeu est particulièrement important pour l’industrie tunisienne, qui reste au cœur des exportations et des relations avec les donneurs d’ordre étrangers. Dans plusieurs secteurs, la capacité à respecter des standards de qualité, à assurer la traçabilité et à maîtriser les délais et les coûts conditionne directement la compétitivité.

L’IA s’inscrit désormais dans cette équation. Elle peut être utilisée pour analyser les données issues des lignes de production, détecter des défauts par vision artificielle ou encore anticiper les besoins de maintenance. Mais son efficacité dépend d’abord de la qualité des données disponibles et de l’organisation des processus. Une entreprise qui ne sait pas encore quelles données elle produit, où elles sont stockées ou comment elles sont exploitées aura difficilement intérêt à commencer par une solution d’IA.

C’est aussi pour cette raison que le programme commence par un diagnostic plutôt que par l’achat d’une technologie. Pour une PME industrielle, l’investissement dans une nouvelle solution peut rapidement devenir coûteux si le besoin n’a pas été correctement défini.

L’appel est ouvert aux entreprises industrielles implantées et en activité en Tunisie, tous secteurs confondus. Elles doivent notamment présenter une situation financière saine et bénéficier de l’implication de leur direction dans le projet. Plusieurs documents sont demandés, parmi lesquels un extrait récent du RNE, les justificatifs de situation fiscale et sociale, les documents juridiques de l’entreprise et les états financiers du dernier exercice clos.

Pour les industriels, le programme propose donc une première étape assez pragmatique: faire le point sur l’existant, identifier les priorités et préparer un projet avant de passer à l’investissement. Dans une industrie où la donnée et l’IA prennent progressivement une place centrale, cette phase de préparation peut être aussi importante que la technologie elle-même.

Rappelons que le programme est porté en partenariat avec le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie et l’initiative allemande “Invest for Jobs”, mise en œuvre en Tunisie par la GIZ.

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Recharge de véhicules électriques : un nouveau métier prend forme

Quatorze jeunes, hommes et femmes du gouvernorat de Mahdia, ont achevé mercredi 9 septembre 2026 un cycle de formation de trois semaines dédié à la recharge des véhicules électriques, dans le cadre du programme « Métiers d’avenir » porté par l’Agence Française de Développement (AFD) et la Fondation Orange Tunisie.

Le cursus, encadré par des formateurs spécialisés, mêlait cours magistraux et mise en situation autour de deux compétences clés : le montage des équipements de recharge et la maîtrise des systèmes électroniques liés à l’énergie. L’objectif est de donner aux jeunes tunisiens les bases nécessaires pour s’insérer dans les métiers verts et se lancer dans l’entrepreneuriat éco-responsable.

Cap sur les 240 diplômés en trois ans

Ce programme concerne 240 jeunes sur trois ans, répartis dans cinq gouvernorats ; Tunis, Sfax et Mahdia pour la filière recharge électrique, Gafsa et Medjez el-Bab (Béja) pour le photovoltaïque. Au total, 139 diplômés sont déjà sortis du dispositif et 101 autres suivront lors des deux prochaines sessions. Ceux qui voudront créer leur propre activité dans la mobilité intelligente pourront compter sur un dispositif d’appui sur mesure, à la fois technique et financier.

Ce vivier de compétences techniques arrive à point nommé pour les porteurs de projets dans l’installation de bornes, la maintenance électrique ou les services associés à la mobilité électrique, un segment encore peu structuré en Tunisie et où la main-d’œuvre qualifiée reste rare.

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Le Maroc passe à l’étape supérieure: une usine de 100 000 tonnes de carburants renouvelables à Tan-Tan

Le Maroc veut aller au-delà de la production d’électricité renouvelable et de l’hydrogène vert. À Tan-Tan, dans le sud du Royaume, la société suisse Synhelion prévoit de développer une usine capable de produire 100 000 tonnes de carburants synthétiques renouvelables par an. Le projet pourrait ouvrir une nouvelle voie industrielle autour de l’énergie solaire: transformer directement des ressources renouvelables en carburants destinés notamment à l’aviation, au transport routier et au maritime.

Synhelion a signé le 8 septembre 2026 un protocole d’accord avec le ministère marocain de l’Industrie et du Commerce, le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, le ministère de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques ainsi qu’avec l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE). Un terrain a déjà été réservé dans la province de Tan-Tan et l’entreprise a créé une filiale locale, Synhelion Maroc.

À ce stade, il ne s’agit toutefois pas encore d’une usine en construction. Synhelion n’a pas communiqué le montant de l’investissement, son schéma de financement ni un calendrier précis de réalisation. Le protocole constitue une étape de développement du projet et non une décision finale d’investissement. Cette distinction est importante pour mesurer correctement le niveau de maturité du projet. Le principe technologique est différent d’une simple production d’électricité solaire. Synhelion utilise de la chaleur renouvelable à haute température pour déclencher une réaction thermochimique. Une source de carbone et de l’eau sont transformées en gaz de synthèse, ou syngas, composé notamment d’hydrogène et de monoxyde de carbone. Celui-ci est ensuite converti par des procédés industriels en carburants liquides tels que le kérosène, l’essence et le diesel renouvelables.

L’entreprise a déjà testé cette chaîne technologique à une échelle industrielle en Allemagne. Son installation DAWN, inaugurée à Jülich en 2024, produit plusieurs milliers de litres de carburant par an et a permis de valider le procédé dans des conditions industrielles. Synhelion indique désormais disposer de données d’exploitation issues de deux années de fonctionnement pour préparer le passage à des unités commerciales de plus grande taille. Le projet marocain représenterait ainsi un changement d’échelle majeur pour l’entreprise. Synhelion développe parallèlement un projet commercial en Allemagne, sur le site de RWE à Hürth-Knapsack, avec Saipem chargé des études d’ingénierie préliminaires. Mais avec une capacité annoncée de 100 000 tonnes par an, Tan-Tan serait nettement plus important que les installations actuellement opérationnelles ou en phase de développement annoncées par l’entreprise. Le choix de Tan-Tan s’inscrit dans une logique industrielle: Synhelion met en avant les ressources renouvelables disponibles dans la région et les conditions favorables à la constitution d’une chaîne de valeur autour des carburants renouvelables. Le contexte industriel marocain constitue également un atout. Dans son Africa Industrialization Index 2025, publié en mai 2026, la Banque africaine de développement classe le Maroc en tête de son nouvel indice d’industrialisation du continent.

L’intérêt économique du projet dépasse par ailleurs le seul marché marocain. L’Europe crée progressivement un débouché réglementaire pour les carburants durables, notamment dans l’aviation. Le règlement ReFuelEU Aviation impose une part minimale de carburants durables d’aviation de 6% en 2030, dont 1,2% pour les carburants d’aviation synthétiques. Ces obligations augmenteront ensuite progressivement jusqu’en 2050. Pour les industriels, l’enjeu est donc double: disposer d’une énergie renouvelable compétitive et être capable de la convertir en produits à plus forte valeur ajoutée. Une usine comme celle envisagée à Tan-Tan ne se limiterait pas à vendre de l’électricité. Elle pourrait transformer une ressource énergétique locale en carburants susceptibles d’alimenter des chaînes de transport et, potentiellement, des marchés soumis à des objectifs de décarbonation.

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Minéraux critiques: la Tunisie cherche à transformer son potentiel en investissements

La Tunisia Investment Authority (TIA) a tenu la 25e session de son Conseil stratégique, sous la présidence de Jalel Tebib, le mercredi 9 septembre 2026, à Tunis. Deux dossiers ont rythmé les travaux: un retour d’expérience sur le modèle hongrois d’attractivité des investissements, puis la présentation d’une nouvelle note stratégique consacrée aux minéraux critiques.

Marcell Németh, directeur général adjoint de la Hungarian Investment Promotion Agency (HIPA), a exposé les grandes lignes du dispositif hongrois, que Martina Almási, en charge des relations partenaires auprès du CEO de l’agence, a ensuite détaillé sous l’angle des réformes menées pour séduire les investisseurs. Cet exercice comparatif a donné aux membres du conseil matière à réflexion pour faire évoluer, à terme, les mécanismes tunisiens de promotion des investissements.

Phosphate, lithium, cuivre: un gisement d’opportunités

Deuxième temps fort: la troisième note d’analyse stratégique de la TIA, élaborée par son pôle politique des investissements et des réformes, consacrée au potentiel tunisien dans les minéraux critiques – phosphate, lithium et cuivre. Les retombées de cette filière pourraient dépasser le seul secteur minier, en irriguant notamment l’automobile et l’intelligence artificielle. Le message des participants a été clair: la modernisation du cadre réglementaire tunisien dans les ressources minières doit désormais s’accélérer pour donner corps à ce potentiel.

Pour les investisseurs et porteurs de projets, le signal est clair: la Tunisie cherche à structurer une offre autour de ses ressources minières stratégiques, avec un effet d’entraînement attendu sur l’automobile et la tech. Les entrepreneurs positionnés sur la transformation ou l’équipement minier ont intérêt à suivre de près la traduction réglementaire de cette note.

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Un géant américain entre en Afrique par la logistique nigériane

La société américaine Pigee veut accélérer son implantation en Afrique. Le spécialiste des solutions logistiques et du transport international a conclu un accord pour acquérir une participation majoritaire de 55 % dans ShipAfrica, une startup nigériane spécialisée dans la logistique et l’expédition de colis. L’opération doit être réalisée en trois étapes sur 18 mois, via une combinaison de liquidités et de titres. Les deux entreprises n’ont pas communiqué le montant de la transaction.

Pour Pigee, le choix du Nigeria répond à une logique d’accès au marché. L’entreprise américaine récupère ainsi une infrastructure locale, des relations déjà établies avec des transporteurs et une base de clients professionnels, sans devoir construire elle-même ces capacités à partir de zéro. Le Nigeria doit servir de première base opérationnelle importante de Pigee en Afrique de l’Ouest, avec l’objectif d’étendre ensuite son réseau à d’autres marchés africains.

Fondée en 2022, ShipAfrica propose une plateforme qui agrège plusieurs transporteurs locaux et internationaux et permet aux entreprises et aux particuliers d’organiser leurs expéditions. La startup revendique notamment une couverture de plus de 200 pays, ainsi que plus de 200 points de dépôt et de collecte au Nigeria. Son activité cible notamment les entreprises africaines qui cherchent à expédier leurs produits sur les marchés locaux et internationaux.

Selon les informations communiquées autour de l’opération, ShipAfrica continuera dans un premier temps à fonctionner sous sa propre marque et avec son équipe dirigeante. Son fondateur et CEO, Walter Isoko, doit rester à la tête de l’entreprise. Pigee deviendra l’actionnaire majoritaire à l’issue des trois étapes prévues. L’intérêt stratégique de l’opération se situe surtout dans la complémentarité des deux entreprises. ShipAfrica apporte son réseau local et sa connaissance du marché nigérian, tandis que Pigee veut y injecter ses technologies de gestion des expéditions internationales, de suivi, de paiement et de traitement des formalités douanières. La société américaine présente cette acquisition comme une première brique d’un réseau logistique africain plus large.

Pour les entreprises africaines, l’enjeu est concret : réduire le nombre d’intermédiaires et d’outils nécessaires pour expédier des marchandises au-delà des frontières. Pigee développe une plateforme permettant notamment de comparer les transporteurs, d’automatiser certaines informations douanières, de générer des étiquettes et de suivre les colis. Son infrastructure revendique actuellement une intégration avec plus de 100 transporteurs et une couverture de plus de 220 pays et territoires. ShipAfrica dispose déjà d’une activité significative auprès des entreprises africaines. Son rapport sectoriel 2024 faisait état de plus de 50 000 transactions d’expédition et de plus de 4,5 milliards de nairas de marchandises expédiées, pour plus de 3 000 entreprises africaines. La prochaine étape sera donc l’intégration progressive des deux écosystèmes. Pigee prévoit notamment de renforcer le suivi des expéditions, l’intégration de nouveaux transporteurs, les outils destinés aux entreprises et les mécanismes de règlement. Pour les PME africaines engagées dans le commerce électronique ou l’export, l’objectif affiché est de rendre les expéditions internationales plus simples et surtout plus prévisibles en matière de coûts et de gestion.

 

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Un premier semestre résilient pour City Cars

Au terme du premier semestre 2026, City Cars, concessionnaire officiel de la marque KIA en Tunisie, a affiché un ralentissement des ventes de véhicules, d’une part, et une résilience de ses marges, d’autre part.

Le chiffre d’affaires semestriel s’établit à 165,254 MDT, en baisse annuelle de 8,6%. Ce fléchissement provient principalement du cœur de gamme des véhicules neufs de tourisme hors régime populaire, dont les ventes ont reculé de 13,2%, à 129,160 MDT. Dans un climat marqué par le durcissement du pouvoir d’achat et le contingentement des quotas d’importation, le segment des voitures populaires a pleinement joué son rôle d’amortisseur contracyclique, avec des ventes en hausse de 24,8%, à 29,695 MDT.

Sur le plan opérationnel, l’entreprise confirme une gestion rigoureuse de ses équilibres de coûts. Les achats consommés ont été ajustés en proportion pour s’établir à 140,595 MDT, préservant une marge commerciale de 24,859 MDT, soit un taux de 15,0% du chiffre d’affaires. Le résultat d’exploitation ressort à 17,098 MDT, dégageant une marge d’exploitation solide de 10,3%, qui témoigne de la compétitivité intrinsèque du réseau de distribution.

L’un des faits marquants de cette clôture semestrielle réside dans l’impact de la loi de finances 2026, qui a introduit une nouvelle taxe permanente de 4% assise sur le bénéfice imposable des concessionnaires. Portant le taux d’imposition nominal global à 43% (en cumulant l’IS sectoriel à 35% et la contribution sociale de solidarité à 4%), cette réforme a alourdi la charge fiscale semestrielle à 7,320 MDT.

La rentabilité finale a été soutenue par le portefeuille de placements de City Cars, qui a généré 5,748 MDT, tirés principalement par 4,786 MDT de dividendes encaissés. Grâce à cet apport financier, le résultat net ressort à 13,984 MDT.

Globalement, les performances sont en ligne avec les attentes. Sur le marché, le concessionnaire reste sur un rendement positif et sa capacité à rémunérer ses actionnaires soutient toujours sa valorisation.

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Le « Leadership sous pression » au cœur des préoccupations de la Chambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Française

Face aux situations professionnelles sous tension, les dirigeants sont amenés à prendre des décisions dans des contextes complexes et parfois marqués par des conflits. Pour répondre à ces enjeux, la Chambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Française (CCITF) lance une formation spécialisée intitulée « Leadership sous pression ».

Prévue du 14 octobre au 17 décembre 2026 au siège de la Chambre, cette formation s’adresse aux responsables et aux dirigeants. Elle vise notamment à développer leurs compétences en leadership, en prise de décision dans l’incertitude, en gestion des conflits, en mobilisation des équipes et en conduite du changement.

Un parcours axé sur la gestion des situations difficiles

Le programme prévoit une première étape consacrée à la préparation et à la prise de recul, suivie d’un diagnostic individuel permettant d’identifier le style de leadership adopté face au stress.

La formation repose ensuite sur trois axes. Le premier porte sur le leadership et la gestion de crise, ainsi que sur la prise de décision dans les situations difficiles. Le deuxième concerne la résolution des conflits et le traitement des problèmes complexes.

Le troisième axe s’intéresse au leadership agile, à la conduite du changement et au maintien de la performance.

À travers cette formation, la CCITF propose ainsi aux responsables et dirigeants un parcours consacré aux compétences nécessaires pour exercer leur leadership dans des situations professionnelles caractérisées par la pression, l’incertitude et les tensions.

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Universités africaines : les 10 établissements qui se distinguent dans le classement mondial 2026-2027

Les universités africaines continuent de gagner en visibilité sur la scène académique mondiale. Dans son classement Best Global Universities 2026-2027, U.S. News & World Report place dix établissements africains parmi les mieux positionnés à l’échelle internationale. L’Université du Cap, en Afrique du Sud, conserve la première place du continent avec un 122e rang mondial.

Le classement met surtout en évidence le poids de l’Afrique du Sud et de l’Égypte dans l’enseignement supérieur africain. À elles deux, les deux économies concentrent neuf des dix établissements les mieux classés du continent. Le Nigeria complète le Top 10 avec l’Université d’Ibadan.

Derrière l’Université du Cap, l’Université du Caire occupe la deuxième position africaine, avec une 221e place mondiale. Elle est suivie par l’Université du Witwatersrand, en Afrique du Sud, classée 240e au niveau mondial. L’Université d’Ibadan, au Nigeria, arrive ensuite au 264e rang mondial.

Le reste du classement confirme la forte présence égyptienne. L’Université de Mansoura se classe 267e dans le monde, devant Al-Azhar, 279e. L’Université de Johannesburg occupe la septième place africaine et la 281e mondiale, tandis que l’Université Ain Shams arrive 290e. Stellenbosch University, en Afrique du Sud, se positionne au 299e rang mondial.

L’Université d’Alexandrie complète le Top 10 africain avec une 304e place mondiale. Cette concentration géographique est particulièrement révélatrice : l’Afrique du Sud place quatre établissements dans le Top 10, tandis que l’Égypte en place cinq. Le Nigeria, avec Ibadan, est le seul pays d’Afrique de l’Ouest à apparaître dans ce groupe. Au-delà du prestige, ce classement donne surtout une indication sur la capacité des établissements africains à produire et à diffuser de la recherche à l’échelle internationale. U.S. News évalue en effet les universités principalement à partir de leur performance en recherche et de leur réputation académique, et non selon la seule qualité de l’enseignement ou l’expérience étudiante. La méthodologie repose notamment sur les publications scientifiques, les citations, la réputation de la recherche et les collaborations internationales. Les données utilisées proviennent notamment de la Web of Science Core Collection et de la plateforme InCites de Clarivate. L’Université du Cap illustre particulièrement cette dynamique. L’établissement sud-africain a progressé du 124e au 122e rang mondial et figure dans le Top 100 mondial dans quatre disciplines, ainsi que dans le Top 200 dans sept autres.

Pour les étudiants et les chercheurs, ce type de classement reste donc un indicateur utile, mais pas un verdict définitif sur la qualité d’une université. Le choix d’un établissement dépend également du programme, des débouchés, du coût des études, de la localisation et de l’environnement académique.

 

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BAD: jusqu’à 5,1 milliards de dollars pour amortir le choc énergétique

Le conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a validé, le 1er septembre 2026, un nouveau dispositif d’urgence: le Cadre mondial de réponse à la crise de l’énergie et des engrais (GEFCRF), officialisé le 7 septembre. À la clé, jusqu’à 5,1 milliards de dollars mobilisables pour les pays africains les plus fragilisés par la flambée des prix de l’énergie, des engrais et des denrées alimentaires.

Le montage associe une enveloppe de 4,1 milliards de dollars levée sur les ressources propres de la Banque à un appui pouvant atteindre 960 millions de dollars via son bras concessionnel, le Fonds africain de développement. Grâce à ce renfort, le volume annuel de prêts visé par le Groupe pour 2026 franchit la barre des 12,7 milliards de dollars. Conçu comme un outil ponctuel, activable un an, avec réexamen avant toute reconduction. Le GEFCRF ne se déclenche qu’à la demande des pays concernés, avec un dosage variable selon leur exposition au choc.

Le conflit au Moyen-Orient en toile de fond

La Banque situe explicitement ce plan dans le sillage des tensions au Moyen-Orient, qu’elle tient pour responsables du renchérissement mondial de l’énergie et des intrants agricoles, ainsi que du grippage de plusieurs grandes routes maritimes. Le dispositif conjugue un volet d’urgence – soutien budgétaire rapide, protection des ménages les plus exposés – et un volet plus structurel, tourné vers la diversification des sources d’approvisionnement et la production locale d’intrants.

Pour les opérateurs agricoles et les importateurs d’intrants du continent, ce cadre desserre un goulot d’étranglement bien réel: quand les engrais deviennent chers ou introuvables, les rendements en pâtissent directement. Les facilités de commerce prévues peuvent sécuriser les approvisionnements des PME agroalimentaires, tandis que le volet «solutions régionales» constitue une opportunité pour les projets locaux de production d’engrais ou d’énergie, moins exposés aux à-coups des marchés mondiaux.

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Textile tunisien: 5 PME se préparent aux nouvelles exigences européennes

Le textile tunisien se prépare à de nouvelles exigences environnementales, notamment sur son principal marché extérieur. Le Centre technique du textile (Cettex), en partenariat avec la Fédération tunisienne du textile et de l’habillement (FTTH), lance en Tunisie la 2e phase du programme InTex, porté par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et financé par l’Union européenne.

Prévue de juin 2026 à avril 2028, cette nouvelle phase doit accompagner les entreprises dans l’évolution de leurs pratiques de production et dans leur passage vers un modèle plus circulaire. Le programme prévoit notamment un plan d’action pour la transition verte du textile-habillement, des formations destinées aux industriels et un accompagnement individuel de cinq PME.

Le choix de ces axes répond aussi à une évolution du marché européen. L’Union européenne a importé 2,5 milliards d’euros de textiles depuis la Tunisie en 2025, soit 19% de ses importations de biens tunisiens. Plus largement, l’UE a représenté 73% des exportations tunisiennes l’an dernier.

Pour les entreprises qui travaillent avec des donneurs d’ordre européens, la question environnementale prend donc une dimension commerciale. Il ne s’agit plus seulement de réduire la consommation d’eau, d’énergie ou de produits chimiques, mais aussi d’être capable de mesurer les impacts liés à la fabrication d’un produit et d’en fournir les données. C’est précisément l’un des objectifs d’InTex II. Les industriels seront notamment formés à l’analyse du cycle de vie (ACV) et à la méthode européenne Product Environmental Footprint (PEF), qui permet d’évaluer les impacts environnementaux d’un produit sur l’ensemble de son cycle de vie. Le programme doit également renforcer les connaissances des entreprises sur les nouvelles règles européennes en matière d’écoconception. Le PNUE indique que cette approche doit aider les PME à identifier les principaux impacts de leurs produits et à mettre en place des mesures concrètes pour les réduire.

Pour les 5 PME accompagnées individuellement en Tunisie, le travail portera notamment sur l’énergie, l’eau, les produits chimiques et la durabilité des produits. L’objectif est ainsi de passer d’une démarche générale de sensibilisation à des mesures directement applicables dans les entreprises.

Cette préparation intervient alors que le textile et l’habillement figurent parmi les secteurs prioritaires du règlement européen sur l’écoconception des produits durables, ou ESPR. La Commission européenne travaille notamment à la mise en place d’un passeport numérique des produits textiles, qui doit améliorer la traçabilité et l’accès aux informations sur les produits. Les données pourraient notamment concerner la composition des fibres, l’origine, la réparation, la réutilisation, le recyclage et certaines informations liées à la durabilité. Pour le textile tunisien, cette évolution européenne est loin d’être théorique. Une partie importante de la production est destinée au marché européen, ce qui rend la capacité à documenter les procédés et les performances environnementales de plus en plus importante dans la relation avec les clients.

Rappelons que le programme InTex ne concerne pas uniquement la Tunisie. Lancé à l’origine en Afrique, avec des activités au Kenya, en Tunisie et en Afrique du Sud, il s’est ensuite étendu à l’Inde et à l’Indonésie.

En Tunisie, la première phase d’InTex, menée entre septembre 2020 et janvier 2025, avait permis à 32 PME d’appliquer la méthodologie d’éco-innovation du PNUE. Dix analyses du cycle de vie selon la méthode PEF avaient également été réalisées, tandis que 230 représentants d’entreprises avaient été formés à l’ACV et aux principes de circularité. La deuxième phase doit désormais aller plus loin dans l’accompagnement des entreprises et dans la mise en œuvre de solutions concrètes.

 

 

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Un paquebot de 333 mètres propulsé au GNL entre dans sa phase finale de tests

Le MSC World Asia, paquebot de 333 mètres construit aux Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire (France), doit quitter le port ce mercredi 9 septembre 2026 pour une deuxième campagne d’essais en mer. Cette sortie intervient à quelques semaines de sa livraison à MSC Cruises, prévue en novembre.

Après une première campagne menée en juillet, le navire doit reprendre la mer afin de poursuivre les vérifications techniques de ses équipements, de sa propulsion et de ses capacités de manœuvre. Selon les informations locales disponibles, son départ est prévu en fin d’après-midi, à la faveur de la marée, pour environ deux jours d’essais avant un retour à Saint-Nazaire vendredi.

Long de 333 mètres pour 47 mètres de large, le MSC World Asia affiche une jauge supérieure à 216 000 tonneaux. Il pourra accueillir près de 6 800 passagers, avec plus de 2 100 membres d’équipage, à bord de plus de 2 630 cabines et suites. Le navire est propulsé au gaz naturel liquéfié (GNL) et constitue le troisième paquebot de la classe World de MSC Cruises.

Cette deuxième sortie constitue surtout un jalon industriel avant la livraison. MSC Cruises prévoit le début des croisières commerciales du MSC World Asia en Méditerranée à partir du 4 décembre 2026, avec des itinéraires de sept nuits reliant notamment Barcelone, Marseille, Gênes, Civitavecchia, Messine et La Valette. Le calendrier donne donc une idée de l’intensité de la dernière phase de construction: après les essais, le navire doit encore passer par les ultimes opérations de mise au point avant son transfert à son propriétaire et son entrée en service commercial. La première campagne d’essais, effectuée en juillet, avait déjà permis de tester sa propulsion et ses capacités de navigation au large des côtes françaises.

 

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Caisses de dépôt africaines : un nouveau partenariat avec la BAD pour financer PME et startups

Depuis lundi 7 septembre, dirigeants et experts des caisses de dépôt africaines sont réunis au Sofitel Cotonou, au Bénin, pour la rencontre annuelle du Forum des Caisses de dépôt (FCD).

Point d’orgue de ces échanges, qui s’achèvent ce 9 septembre : l’annonce d’un partenariat renforcé avec le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), destiné à canaliser davantage d’épargne longue vers les économies du continent.

Un partenariat né de constats communs

Les deux parties avancent une lecture partagée du contexte : un continent exposé aux soubresauts économiques mondiaux, au changement climatique et à une dépendance persistante vis-à-vis des financements extérieurs, qui appelle une réponse concertée plutôt que des initiatives dispersées. « Aucune institution ne peut agir seule », a résumé Ahmed Attout, directeur du département du Développement du secteur financier à la BAD, appelant à conjuguer les savoir-faire respectifs des deux camps.

Sur le terrain, la coopération doit se traduire par des opérations cofinancées, des mécanismes communs pour lever des capitaux à grande échelle et de nouveaux outils d’investissement dédiés aux jeunes pousses et à l’emploi. Un texte cadre, la Déclaration de Cotonou, doit sceller cet engagement ; en parallèle, un dispositif test réunira dans un premier temps les caisses béninoise, sénégalaise et ivoirienne. La présidente du FCD et directrice générale de la CDC Bénin, Maryse Lokossou, y voit un moyen de démultiplier la force de frappe des institutions locales, seules capables selon elle de capter une épargne domestique durable pour la réorienter vers des projets porteurs de retombées économiques et sociales.

Pour les porteurs de projets africains, cette alliance élargit potentiellement l’accès à des financements longs, moins soumis aux cycles courts que le crédit bancaire classique. Les outils annoncés, orientés vers l’entrepreneuriat et l’emploi, pourraient devenir un canal supplémentaire pour les PME et startups en quête de capitaux patients, en particulier dans les pays où la caisse locale rejoindra le dispositif pilote.

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L’Égypte muscle son industrie avec un nouveau fonds d’investissement de 10 milliards de livres

L’Égypte se dote d’un nouvel outil pour financer son industrie. Le conseil d’administration du Sovereign Fund of Egypt (TSFE) a approuvé la création d’un fonds dédié à l’investissement industriel, avec un capital autorisé de 10 milliards de livres égyptiennes et un capital souscrit de 1 milliard de livres. À son lancement, 500 millions de livres seront effectivement versés, le solde devant être libéré sur une période pouvant aller jusqu’à cinq ans.

Baptisé Egypt Sub-Fund for Industrial Investment, ce nouveau véhicule sera détenu à 100% par le TSFE. Son objectif est de canaliser davantage de capitaux vers les entreprises industrielles, en particulier celles capables de produire pour l’export, de renforcer la part de composants fabriqués localement et d’améliorer les capacités technologiques de l’Égypte. Le fonds ne compte pas investir seul. Sa stratégie prévoit des partenariats avec des investisseurs privés, des institutions financières et des entreprises industrielles internationales. Les investissements pourront se faire directement dans des entreprises ou indirectement, notamment avec des banques d’investissement pour créer d’autres fonds spécialisés dans l’industrie.

Les secteurs ciblés donnent une idée des priorités: composants automobiles et industries connexes, électronique et équipements électriques, agroalimentaire, textile et habillement, ainsi que pharmacie. Le fonds pourra également investir dans des actifs, terrains et bâtiments liés aux activités industrielles. Le montage financier mérite toutefois d’être distingué clairement: 1 milliard de livres correspond au capital souscrit, tandis que 10 milliards représentent le plafond de capital autorisé. Les 500 millions de livres prévus au démarrage ne constituent donc pas une enveloppe d’investissement de 10 milliards immédiatement disponible. Le reste du capital souscrit pourra être apporté progressivement, en numéraire ou en nature, dans les cinq ans suivant la création du fonds.

Le fonds industriel doit fonctionner pendant 99 ans, avec possibilité de prolongation. Pour l’Égypte, son intérêt dépasse donc le montant engagé au départ: le véritable enjeu sera sa capacité à utiliser le capital public comme levier pour faire entrer davantage de capitaux privés dans des activités industrielles tournées vers la production et l’export.

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Google mise 13 milliards d’euros sur la Finlande pour accélérer la course à l’IA

Google va investir au moins 13 milliards d’euros en Finlande entre 2027 et 2028 pour développer des infrastructures numériques, notamment des centres de données destinés à soutenir ses services d’intelligence artificielle. Il s’agit, selon le groupe, de son plus important investissement réalisé en Europe.

Le programme concernera quatre territoires: Hamina, Kajaani, Muhos et Vaala. Il ne se limite pas à la construction de data centers. Google prévoit également des infrastructures associées, des projets énergétiques et des partenariats locaux destinés à renforcer les capacités du réseau électrique finlandais.

L’enjeu est directement lié à l’explosion des besoins informatiques de l’IA. Les nouvelles infrastructures doivent notamment soutenir des services comme Gemini, Search, Maps et YouTube, tout en renforçant les capacités finlandaises et européennes en matière de cloud et d’intelligence artificielle. L’impact économique attendu est conséquent. Pendant la phase de construction, prévue en 2027 et 2028, Google estime que ses investissements contribueront en moyenne à 3,6 milliards d’euros par an au PIB finlandais et permettront de soutenir plus de 37 000 emplois dans le pays. Environ 16 000 de ces emplois devraient être liés au secteur de la construction. Une fois les infrastructures opérationnelles, elles devraient soutenir environ 7 000 emplois par an, directement ou indirectement.

Google accompagne aussi cette expansion d’un volet énergétique. Le groupe a conclu avec Fortum un accord d’achat d’électricité sur 22 ans destiné à contribuer au prolongement de la durée de vie de la centrale nucléaire de Loviisa. Le site fournit actuellement environ 10% de l’électricité finlandaise. Google prévoit également de soutenir de nouveaux projets éoliens, portant à 629 MW la capacité éolienne terrestre nouvellement injectée sur le réseau avec son soutien, ainsi qu’un système de batteries de 94 MW près de Kajaani, attendu pour fin 2027.

Le groupe prévoit par ailleurs 31 millions d’euros sur quatre ans pour des initiatives locales à Hamina, Kajaani, Muhos et Vaala, dont 10 millions consacrés à la recherche et à l’innovation. Plus de 4 400 travailleurs doivent bénéficier de programmes de formation aux compétences liées à l’IA, tandis qu’un programme avec l’établissement professionnel EKAMI doit préparer jusqu’à 100 étudiants finlandais aux métiers des centres de données.

Ce choix d’implantation s’inscrit dans une stratégie déjà engagée. Google est présent en Finlande depuis plus de 15 ans et a transformé en 2009 une ancienne usine de papier à Hamina en centre de données. Entre 2023 et 2025, ce site a fait travailler plus de 600 fournisseurs finlandais, notamment dans la construction, l’exploitation et les infrastructures réseau.

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