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Mostra de Venise : Youssef Chebbi décroche deux soutiens pour son prochain film

Le réalisateur tunisien Youssef Chebbi a obtenu deux soutiens destinés à la post-production de son prochain long-métrage, Plague (Balaa), lors de la 14e édition de Final Cut in Venice, organisée du 6 au 8 septembre dans le cadre du Venice Production Bridge de la 83e Mostra de Venise. Le film bénéficie ainsi de 15.000 euros de prestations de Laser Film pour l’étalonnage, ainsi que de 2500 euros du Festival international du film d’Amiens pour la production de son DCP.

Deux soutiens pour achever le film

Le projet de Youssef Chebbi figurait parmi les six films en cours de production sélectionnés cette année par Final Cut in Venice, un programme destiné à accompagner la finalisation de longs-métrages provenant notamment d’Afrique et de plusieurs pays du Moyen-Orient. Les films sélectionnés sont présentés à des producteurs, distributeurs, acheteurs et professionnels de la post-production afin de faciliter leur financement et leur achèvement.

Pour Plague (Balaa), Laser Film, société basée à Rome, apporte une prestation d’une valeur de 15.000 euros pour l’étalonnage, couvrant jusqu’à 50 heures de travail, technicien compris. Le Festival international du film d’Amiens contribue pour sa part à hauteur de 2500 euros aux coûts de réalisation du DCP, le format numérique destiné notamment à la diffusion en salle.

Ces deux soutiens représentent donc 17.500 euros de prestations et de prise en charge de coûts de post-production.

Un thriller politique situé à Tozeur

Plague (Balaa) est une coproduction réunissant la Tunisie, la France, le Qatar, l’Arabie saoudite et la Slovénie. Le projet est signé Youssef Chebbi, dont le précédent long-métrage, Ashkal, avait été présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes en 2022.

Le nouveau film s’inscrit dans le registre du thriller politique et suit notamment deux jumeaux confrontés à une crise liée à un parasite qui menace les palmeraies de Tozeur. Sa présence à Final Cut in Venice intervient alors que le projet entre dans sa phase de finalisation et cherche à consolider ses ressources industrielles avant sa diffusion.

Une étape vers la finalisation

Pour Plague, les deux soutiens obtenus à Venise interviennent donc à une étape particulièrement importante : celle de la finalisation technique du film. L’étalonnage et la fabrication du DCP constituent deux opérations nécessaires avant la circulation du long-métrage dans les circuits professionnels et, à terme, dans les festivals et les salles.

La sélection à Final Cut in Venice offre également au projet une visibilité auprès des professionnels internationaux. Les six films retenus ont bénéficié de projections les 6 et 7 septembre, suivies le 8 septembre de rencontres individuelles avec des professionnels accrédités.

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IA : le FBI, la NSA et la CISA accusent DeepSeek, Alibaba, Moonshot AI et Z.ai de « distillation »

Washington renforce la pression sur plusieurs acteurs chinois de l’intelligence artificielle. Dans un avis conjoint, le FBI, la NSA et la CISA accusent notamment DeepSeek, Alibaba, Moonshot AI et Z.ai d’avoir recours à des techniques de « distillation » pour récupérer certaines capacités de modèles développés par Anthropic, OpenAI, Google et xAI.

Selon les autorités américaines, ces pratiques seraient observées depuis au moins 2024 et pourraient avoir été menées avec la connaissance, voire le soutien, du gouvernement chinois.

La distillation au cœur des tensions technologiques

La « distillation » consiste à interroger massivement un modèle d’IA avancé afin de collecter ses réponses et de s’en servir pour entraîner un autre système. Cette méthode permet potentiellement de reproduire certaines performances sans engager les mêmes investissements dans la recherche et l’entraînement.

Anthropic avait déjà dénoncé des opérations impliquant DeepSeek, Moonshot AI et MiniMax. L’entreprise américaine avait identifié plus de 16 millions d’échanges avec Claude, générés à partir d’environ 24 000 comptes frauduleux.

Pour Washington, le problème ne se limite pas à la protection de la propriété intellectuelle. Les autorités américaines estiment que le transfert de capacités avancées pourrait contribuer au développement des secteurs militaire, cyber et du renseignement chinois.

Les États-Unis évoquent également l’utilisation présumée de comptes partagés et de réseaux de proxies destinés à contourner les restrictions d’accès aux modèles américains.

Pékin rejette ces accusations et défend les progrès réalisés par son industrie de l’IA, qu’il attribue à l’innovation nationale. Cette nouvelle passe d’armes illustre l’intensification de la compétition technologique entre les deux puissances.

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Le « Leadership sous pression » au cœur des préoccupations de la Chambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Française

Face aux situations professionnelles sous tension, les dirigeants sont amenés à prendre des décisions dans des contextes complexes et parfois marqués par des conflits. Pour répondre à ces enjeux, la Chambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Française (CCITF) lance une formation spécialisée intitulée « Leadership sous pression ».

Prévue du 14 octobre au 17 décembre 2026 au siège de la Chambre, cette formation s’adresse aux responsables et aux dirigeants. Elle vise notamment à développer leurs compétences en leadership, en prise de décision dans l’incertitude, en gestion des conflits, en mobilisation des équipes et en conduite du changement.

Un parcours axé sur la gestion des situations difficiles

Le programme prévoit une première étape consacrée à la préparation et à la prise de recul, suivie d’un diagnostic individuel permettant d’identifier le style de leadership adopté face au stress.

La formation repose ensuite sur trois axes. Le premier porte sur le leadership et la gestion de crise, ainsi que sur la prise de décision dans les situations difficiles. Le deuxième concerne la résolution des conflits et le traitement des problèmes complexes.

Le troisième axe s’intéresse au leadership agile, à la conduite du changement et au maintien de la performance.

À travers cette formation, la CCITF propose ainsi aux responsables et dirigeants un parcours consacré aux compétences nécessaires pour exercer leur leadership dans des situations professionnelles caractérisées par la pression, l’incertitude et les tensions.

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BAD: jusqu’à 5,1 milliards de dollars pour amortir le choc énergétique

Le conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a validé, le 1er septembre 2026, un nouveau dispositif d’urgence: le Cadre mondial de réponse à la crise de l’énergie et des engrais (GEFCRF), officialisé le 7 septembre. À la clé, jusqu’à 5,1 milliards de dollars mobilisables pour les pays africains les plus fragilisés par la flambée des prix de l’énergie, des engrais et des denrées alimentaires.

Le montage associe une enveloppe de 4,1 milliards de dollars levée sur les ressources propres de la Banque à un appui pouvant atteindre 960 millions de dollars via son bras concessionnel, le Fonds africain de développement. Grâce à ce renfort, le volume annuel de prêts visé par le Groupe pour 2026 franchit la barre des 12,7 milliards de dollars. Conçu comme un outil ponctuel, activable un an, avec réexamen avant toute reconduction. Le GEFCRF ne se déclenche qu’à la demande des pays concernés, avec un dosage variable selon leur exposition au choc.

Le conflit au Moyen-Orient en toile de fond

La Banque situe explicitement ce plan dans le sillage des tensions au Moyen-Orient, qu’elle tient pour responsables du renchérissement mondial de l’énergie et des intrants agricoles, ainsi que du grippage de plusieurs grandes routes maritimes. Le dispositif conjugue un volet d’urgence – soutien budgétaire rapide, protection des ménages les plus exposés – et un volet plus structurel, tourné vers la diversification des sources d’approvisionnement et la production locale d’intrants.

Pour les opérateurs agricoles et les importateurs d’intrants du continent, ce cadre desserre un goulot d’étranglement bien réel: quand les engrais deviennent chers ou introuvables, les rendements en pâtissent directement. Les facilités de commerce prévues peuvent sécuriser les approvisionnements des PME agroalimentaires, tandis que le volet «solutions régionales» constitue une opportunité pour les projets locaux de production d’engrais ou d’énergie, moins exposés aux à-coups des marchés mondiaux.

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La FAPaJ appelle à libérer le journaliste tunisien Mohamed El Yousfi  

La Fédération des journalistes d’Asie-Pacifique (FAPaJ) exhorte le président tunisien à prendre des mesures immédiates pour obtenir la libération du journaliste Mohamed El Yousfi, arrêté le 4 septembre 2026 devant les locaux d’Express FM alors qu’il s’apprêtait à participer à une émission sur la politique de l’eau en Tunisie.

La FAPaJ, qui regroupe des représentants d’organisations de journalistes de cinq sous-régions d’Asie-Pacifique — Pacifique, Asie de l’Ouest, Asie de l’Est, Asie du Sud et Asie centrale — exprime sa solidarité avec El Yousfi, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) et l’ensemble des journalistes en Tunisie.

Rappelons qu’El Yousfi, a été conduit à la Troisième brigade centrale d’enquête sur les crimes financiers complexes de la Garde nationale, à El Aouina, et placé en garde à vue le samedi 5 septembre.

Selon les informations recueillies par le SNJT auprès de son équipe juridique, une enquête a été ouverte sur la base de publications Facebook.

El Yousfi a également été interrogé sur son travail journalistique et sur la ligne éditoriale d’Alqatiba, l’un des principaux médias indépendants de Tunisie dont il est le rédacteur en chef.

Son arrestation fait suite à une campagne de dénigrement et d’incitation à la haine menée à son encontre sur les réseaux sociaux par des groupes se réclamant du régime en place depuis 2021.

El Yousfi est le dernier journaliste en date à être emprisonné en Tunisie en raison de son travail ou de ses prises de position publiques. Il rejoint Mourad Zeghidi et Borhen Bsaïes, détenus depuis mai 2024 et condamnés à de lourdes peines de prison, ainsi que Zied El Heni, arrêté en avril 2026 et condamné à un an de prison pour avoir critiqué une décision de justice.

La FAPaJ appelle le président Saïed à agir avec détermination et à garantir la libération immédiate et inconditionnelle de Mohamed El Yousfi. Les autorités doivent cesser de recourir aux arrestations, aux détentions, à l’intimidation et aux poursuites judiciaires pour réduire les journalistes au silence et entraver le travail journalistique légitime, souligne l’organisation.

L’emprisonnement de journalistes pour leur travail ou l’expression d’opinions critiques menace le journalisme indépendant et porte atteinte au droit du public à l’information, ajoute-t-elle.

Le journalisme n’est pas un crime, et les journalistes ne doivent jamais faire l’objet d’emprisonnement ou de représailles pour le simple fait d’exercer leur métier, rappelle la FAPaJ, qui exprime sa solidarité avec Mohamed El Yousfi et tous les journalistes confrontés à la persécution en Tunisie.

Nous exhortons le président de la Tunisie à défendre la liberté de la presse, à protéger les journalistes et à garantir qu’ils puissent travailler librement, en toute indépendance et en toute sécurité, sans crainte d’arrestation ou de répression, souligne encore l’organisation.

I. B.

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Caisses de dépôt africaines : un nouveau partenariat avec la BAD pour financer PME et startups

Depuis lundi 7 septembre, dirigeants et experts des caisses de dépôt africaines sont réunis au Sofitel Cotonou, au Bénin, pour la rencontre annuelle du Forum des Caisses de dépôt (FCD).

Point d’orgue de ces échanges, qui s’achèvent ce 9 septembre : l’annonce d’un partenariat renforcé avec le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), destiné à canaliser davantage d’épargne longue vers les économies du continent.

Un partenariat né de constats communs

Les deux parties avancent une lecture partagée du contexte : un continent exposé aux soubresauts économiques mondiaux, au changement climatique et à une dépendance persistante vis-à-vis des financements extérieurs, qui appelle une réponse concertée plutôt que des initiatives dispersées. « Aucune institution ne peut agir seule », a résumé Ahmed Attout, directeur du département du Développement du secteur financier à la BAD, appelant à conjuguer les savoir-faire respectifs des deux camps.

Sur le terrain, la coopération doit se traduire par des opérations cofinancées, des mécanismes communs pour lever des capitaux à grande échelle et de nouveaux outils d’investissement dédiés aux jeunes pousses et à l’emploi. Un texte cadre, la Déclaration de Cotonou, doit sceller cet engagement ; en parallèle, un dispositif test réunira dans un premier temps les caisses béninoise, sénégalaise et ivoirienne. La présidente du FCD et directrice générale de la CDC Bénin, Maryse Lokossou, y voit un moyen de démultiplier la force de frappe des institutions locales, seules capables selon elle de capter une épargne domestique durable pour la réorienter vers des projets porteurs de retombées économiques et sociales.

Pour les porteurs de projets africains, cette alliance élargit potentiellement l’accès à des financements longs, moins soumis aux cycles courts que le crédit bancaire classique. Les outils annoncés, orientés vers l’entrepreneuriat et l’emploi, pourraient devenir un canal supplémentaire pour les PME et startups en quête de capitaux patients, en particulier dans les pays où la caisse locale rejoindra le dispositif pilote.

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Entrepreneuriat agricole: les incubateurs tunisiens gagnent en visibilité dans le monde arabe

Un mémorandum d’entente entre l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) et le Centre arabe d’études des zones arides et des terres sèches (ACSAD) a été signé lundi 7 septembre, dans l’objectif de bâtir une coopération arabe plus structurée autour de l’entrepreneuriat et de l’innovation dans le secteur agricole. Le texte s’adresse en priorité aux jeunes qui portent des projets ou des idées à fort potentiel dans ce domaine.

Sur le terrain, l’accord ouvre la voie à des échanges de savoir-faire technique entre pays signataires, à des cycles de formation communs et à un soutien renforcé aux jeunes pousses agricoles. Les pépinières d’entreprises du monde arabe seront par ailleurs connectées entre elles, pour capitaliser sur les expériences respectives de chaque pays.

Le modèle tunisien des incubateurs mis en avant

Cet accord doit permettre de fédérer les compétences arabes autour d’un dispositif de soutien plus complet à l’entrepreneuriat agricole. Les incubateurs tunisiens sont, par exemple, capables de prendre en charge un porteur de projet, souvent jeune diplômé, du stade de l’idée jusqu’au lancement effectif de son activité. Du côté de l’ACSAD, l’idée est de traduire rapidement le mémorandum en actions concrètes, en dotant les projets sélectionnés des moyens scientifiques et techniques nécessaires pour devenir des activités productives, au service de la sécurité alimentaire et hydrique régionale.

Pour les jeunes porteurs de projets agricoles tunisiens, cet accord élargit l’accès à un réseau régional d’expertise et de financement potentiel, au-delà du seul écosystème national. Les incubateurs tunisiens, une référence dans le monde arabe, gagnent une vitrine supplémentaire pour attirer partenariats et co-investissements avec d’autres pays engagés sur l’agritech.

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OfficePlast et PGH : deux augmentations de capital prennent effet à la BVMT

L’indice de référence de la Bourse de Tunis, le Tunindex, a clôturé en baisse de 0,53 % mardi, à 19 329 points, selon le bulletin officiel n°8917 publié par la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis (BVMT). Sur un an, l’indice affiche toutefois une progression de 43,71 %. L’indice Tunindex20, qui regroupe pour sa part les 20 valeurs les plus liquides de la cote, a lui aussi reculé, de 0,64 %, à 8 457 points, portant sa hausse annuelle à 41,53 %.

La quasi-totalité des indices sectoriels de la BVMT a terminé la séance dans le rouge. Le secteur des industries a le plus reculé, avec une baisse de 0,75 %. Les banques ont perdu 0,66 %, les sociétés financières 0,63 %, les assurances 0,48 % et les services financiers 0,43 %. Seuls les secteurs de la distribution et des services aux consommateurs ont progressé, chacun de 0,07 %. L’indice des produits ménagers et de soin personnel, en léger repli de 0,05 % sur la journée, reste le seul à afficher un solde négatif sur un an, avec une baisse de 1,4 %.

Sur le marché principal des titres de capital, la banque BIAT a terminé la séance stable, à 161,5 dinars. Amen Bank a cédé une demi-unité, à 90,5 dinars. Tandis que la BNA a reculé de 560 millimes, à 22,8 dinars. Tunisie Leasing et Factoring a perdu près de 3 %, à 35,02 dinars. À l’inverse, plusieurs titres ont profité d’une réservation à la hausse, dont Sotumag, qui a grimpé à 23,59 dinars, et l’emprunt obligataire de la BTE, qui a progressé à 6,46 %.

La Bourse a par ailleurs annoncé deux opérations liées à des augmentations de capital. Les actions nouvelles d’OfficePlast issues de l’augmentation de capital décidée en avril sont négociables depuis le 8 septembre, sur la même ligne que les actions existantes. Les droits d’attribution de Poulina Group Holding, à raison d’une action nouvelle pour 20 anciennes, sont quant à eux négociables depuis le 7 septembre, sous le code PGH26.

Le bulletin rappelle également la suspension de la cotation de deux titres. Celui d’Aetech est suspendu depuis le 29 janvier 2026 à la demande du Conseil du Marché Financier. Celui d’UADH est suspendu depuis le 25 mars 2026, la Bourse de Tunis invoquant des manquements aux obligations de publication financière et l’absence d’interlocuteurs fiables au sein de la société. La reprise de sa cotation dépend de la régularisation de ces manquements.

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Industrie tunisienne: l’investissement reprend, + 18%, les filières se diversifient

Le secteur industriel tunisien affiche une progression de 18% de ses investissements depuis le début de l’année 2026, un rythme qui s’est traduit par la création d’environ 13 000 emplois. C’est le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Slah Zouari, qui pilote également le portefeuille de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, qui a livré ces chiffres mardi 8 septembre depuis la 5e réunion ministérielle de la Commission de l’industrie du Comesa, organisée par visioconférence à partir de Lusaka autour de la digitalisation des chaînes de valeur régionales.

Agroalimentaire et mécanique en tête

Au total, trois filières tirent particulièrement cette dynamique: l’agroalimentaire, la mécanique et l’électrique. Elles permettent, selon le ministre, d’élargir l’éventail de la production nationale et de générer davantage de valeur ajoutée. Autre indicateur cité: les capitaux étrangers orientés vers l’export progressent, ce qui traduit un regain d’attractivité de la Tunisie et une meilleure connexion de son industrie aux réseaux de production mondiaux, avec, en filigrane, davantage de transferts technologiques vers les opérateurs locaux.

Sur le plan territorial, plusieurs nouvelles zones industrielles sortent de terre loin des grandes agglomérations côtières, avec l’ambition de mieux répartir l’investissement entre régions. Sur le volet recherche, Slah Zouari met en avant un vivier de plus de 680 structures de recherche et environ 25 000 profils entre chercheurs et doctorants, un terreau sur lequel s’appuient déjà des startups tunisiennes développant des matériaux écologiques.

Pour les PME et porteurs de projets, ces signaux dessinent une carte assez claire des filières à privilégier: agroalimentaire, mécanique et technologies vertes concentrent la dynamique actuelle. Le maillage de nouvelles zones industrielles hors du Grand Tunis représente également une opportunité pour les investisseurs cherchant à s’implanter en région, tandis que la montée en puissance de la recherche appliquée profite directement aux jeunes pousses positionnées sur les matériaux durables.

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Maghrebia Vie: deux transactions de blocs totalisent 158 000 actions

 

 

 

Deux transactions de blocs ont été enregistrées, le 8 septembre 2026, sur le titre Maghrebia Vie à la Bourse de Tunis.

Portant chacune sur 79 000 actions, les deux opérations ont été négociées respectivement à 12,750 DT et 12,660 DT par action.

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CNCI | Retour sur la double présence tunisienne à la 83e Mostra de Venise

Le cinéma tunisien s’illustre à la 83e édition de la Mostra Internazionale d’Arte Cinematografica de Venise, à travers deux participations qui témoignent de la diversité et du rayonnement de la création cinématographique tunisienne.

Dans le cadre de la Settimana Internazionale della Critica, le film tunisien The H@llow Man, réalisé par Kamel Laaridhi, est sélectionné en compétition. Le film sera présenté le 9 septembre 2026 à la Sala Perla, à l’occasion de sa première mondiale.

La Tunisie est également représentée au sein du Jury international de la compétition Venezia 83, avec la réalisatrice et scénariste tunisienne Kaouther Ben Hania, membre du jury présidé par la réalisatrice et actrice américaine Maggie Gyllenhaal.

Cette double présence confirme le rayonnement du cinéma tunisien et sa place grandissante dans le paysage cinématographique international.

Centre National du Cinéma et de l’Image

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Le cours du cuivre explose, dopé par la demande liée à l’IA

Le cuivre a atteint un nouveau record mardi 8 septembre à Londres. Le cours de référence du métal rouge a dépassé les 14 600 dollars la tonne, porté par les craintes sur l’offre mondiale et par les perspectives de hausse de la demande.

Le marché du cuivre se tend alors que les producteurs rencontrent des difficultés à augmenter rapidement leur production. Au premier semestre 2026, la production mondiale de cuivre extrait des mines a reculé de 1,1 %. Les baisses enregistrées notamment au Chili, en Indonésie et en République démocratique du Congo ont renforcé les inquiétudes sur les approvisionnements futurs.

L’intelligence artificielle soutient la demande

Le cuivre joue un rôle essentiel dans les réseaux électriques et les nouvelles infrastructures. La croissance des véhicules électriques, des énergies renouvelables et des réseaux électriques devrait soutenir la demande dans les prochaines années. Le développement rapide de l’intelligence artificielle renforce également cette tendance. Les centres de données nécessaires au fonctionnement des services d’IA consomment en effet d’importantes quantités d’électricité et nécessitent de grandes infrastructures électriques.

La situation reste toutefois contrastée. Malgré le recul de la production minière, la production mondiale de cuivre raffiné a progressé de 2,4 % au premier semestre 2026. Elle a ainsi dépassé la consommation mondiale et généré un excédent estimé à 131 000 tonnes.

La hausse des prix reflète donc aussi les inquiétudes sur la disponibilité future du métal et la répartition des stocks. Le cuivre a atteint 14 694 dollars la tonne mardi, son plus haut niveau historique.

Les prix pourraient cependant rester volatils dans les prochains mois. Les éventuelles mesures commerciales américaines sur le cuivre raffiné pourraient notamment modifier les flux internationaux et accentuer les tensions sur certains marchés.

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Tunisie : quasi-stagnation des crédits bancaires aux particuliers malgré les conditions monétaires favorables

L’encours des crédits bancaires non professionnels accordés aux particuliers a péniblement bougé au premier semestre 2026 ! Il grimpe à 30,662 milliards de dinars à fin juin, contre 30,554 milliards en décembre 2025. Il s’agit d’une progression de 108 millions de dinars seulement, soit +0,35 %, selon la note d’informations financières de juillet 2026 de la Banque Centrale de Tunisie.

Sous cette quasi-stagnation, les trajectoires divergent nettement. Les crédits à l’aménagement du logement avancent de 80,5 millions de dinars, à 11,348 milliards de dinars ; ceux dédiés à l’achat de véhicules progressent timidement, de 7,4 millions, à 446,1 millions de dinars ; les autres crédits à la consommation gagnent 125 millions (+2,3 %), pour atteindre 5,550 milliards de dinars. À l’inverse, les crédits destinés directement à l’acquisition de logements reculent de 103 millions de dinars, à 13,304 milliards, et les prêts universitaires chutent de 1,2 million, à 13,8 millions de dinars.

Un rythme trois fois plus lent qu’un an plus tôt

La comparaison fait mal : entre décembre 2024 et juin 2025, l’encours avait bondi de 276 millions de dinars, soit un rythme largement supérieur à celui observé cette année. Pourtant, la BCT a abaissé son taux directeur de 7,5 % à 7 % dès le 7 janvier 2026, un geste censé alléger le coût du crédit, notamment à taux variable. Le taux moyen du marché monétaire est resté proche de 7 % jusqu’en août, période où l’inflation ralentissait à 5,4 %. Malgré ce contexte plus favorable, le crédit aux ménages ne décolle pas : le frein ne vient donc plus vraiment du prix de l’argent, mais du plafond que les revenus des ménages imposent à leur endettement.

Ce coup de frein sur le crédit aux particuliers, et singulièrement sur le logement, referme une partie du réservoir de demande qui alimente traditionnellement les promoteurs immobiliers et les enseignes d’équipement de la maison. À l’inverse, la bonne tenue des crédits à la consommation et à l’automobile maintient un terrain favorable pour les concessionnaires et les distributeurs de biens durables. Pour les acteurs financiers, la baisse du taux directeur qui ne se traduit pas en volume de crédit supplémentaire pointe surtout vers un besoin de solutions de financement mieux adaptées au pouvoir d’achat réel des ménages plutôt que vers un simple ajustement de taux.

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BYD en Tunisie : l’hypothèse d’un tournant industriel

Et si le géant chinois de la voiture électrique BYD franchissait un cap en Tunisie ? Selon un communiqué de l’ambassade de Tunisie à Pékin publié mardi, le constructeur a manifesté son intérêt pour explorer la création de sociétés et le développement d’activités dans le pays, bien au-delà de sa seule présence commerciale actuelle.

L’ambassadeur de Tunisie en Chine, Adel Larbi, a reçu Ivan Cao, directeur régional de BYD pour le Moyen-Orient et l’Afrique, en présence de Béchir Hani, ministre plénipotentiaire chargé de la coopération économique et commerciale. La partie tunisienne a mis en avant les atouts du pays : un carrefour logistique à la croisée de l’Europe, de l’Afrique et du monde arabe, une filière automobile déjà intégrée aux chaînes de valeur internationales, un tissu de sous-traitants spécialisés et une main-d’œuvre expérimentée. Les discussions ont porté sur la production automobile elle-même, mais aussi sur les infrastructures électriques susceptibles d’accompagner l’essor des véhicules électriques et hybrides, ainsi que sur un possible transfert de technologies dans l’énergie.

La prudence est cependant de mise : à ce stade, rien ne dépasse le cadre de la prise de contact. Aucun montant, aucun site industriel, aucun calendrier n’a été avancé. La concrétisation d’un investissement, et a fortiori d’une usine, reste hypothétique.

Une implantation solide sur le marché local tunisien

BYD n’est pas un inconnu en Tunisie : distribué par Hélios Cars, le constructeur a totalisé 857 immatriculations cumulées entre janvier et juillet 2026 sur les segments hybride rechargeable et 100 % électrique ; leader sur le premier avec 564 unités, et deuxième sur le second (293 unités) derrière Dongfeng et devant MG.

Dans un Maghreb où le Maroc capte déjà Renault et Stellantis et où l’Algérie muscle sa propre filière automobile, l’intérêt de BYD tombe à point nommé pour la Tunisie : une opportunité de se positionner sur la mobilité électrique naissante en Afrique. Pour les équipementiers et sous-traitants locaux déjà intégrés aux chaînes de valeur internationales, l’enjeu est de se faire connaître dès maintenant auprès du groupe chinois.

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Le socle économique franco-tunisien se renforce et résiste au temps

La France conforte sa position de partenaire économique numéro un de la Tunisie ! Les chiffres du premier semestre 2026, dévoilés par la Chambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Française (CCITF) placent l’Hexagone en tête sur les trois fronts : capitaux étrangers, débouchés à l’export et flux de visiteurs.

Les investissements directs français ont grimpé à 440,75 millions de dinars entre janvier et juin, soit une progression de 5,3 % sur un an. Il s’agit de 28,5 % de l’ensemble des flux d’IDE captés par la Tunisie hors énergie, ce qui hisse la France en tête des investisseurs étrangers du pays. Sur la période, 241 projets ont vu le jour, créant 2 680 emplois, avec l’industrie comme principal terrain de jeu : électrique-électronique, mécanique-métallurgie, plasturgie et textile-habillement raflent l’essentiel des capitaux.

Un commerce bilatéral à 13,3 milliards de dinars

Les échanges commerciaux confirment cette proximité : 13 278 millions de dinars au total sur le semestre. Côté exportations, la Tunisie a écoulé pour 7 853 millions de dinars de marchandises vers la France, soit 22,7 % de ses exportations, plaçant la France devant l’Italie et l’Allemagne. À l’import en revanche, la France ne pointe qu’au troisième rang des fournisseurs (5 425 millions de dinars), derrière la Chine et l’Italie. Résultat net : un solde commercial positif de 2 429 millions de dinars pour la Tunisie.

Le tourisme aussi tire son épingle du jeu

Plus de 518 000 touristes français ont posé leurs valises en Tunisie sur les six premiers mois de l’année, en progression de 2,5 % sur un an. De quoi asseoir durablement le statut de la France comme premier vivier de visiteurs européens pour le pays.

Ce socle économique franco-tunisien offre une base solide pour les entrepreneurs locaux positionnés en sous-traitance ou en co-investissement avec des groupes français, notamment dans l’électrique-électronique et la mécanique, secteurs qui concentrent déjà l’essentiel des capitaux. L’excédent commercial et la présence touristique dense ouvrent également des perspectives pour les PME tunisiennes exportatrices et les acteurs du tourisme cherchant à capter une clientèle française fidèle et en croissance.

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Raïdet 2026 : un nouveau coup d’accélérateur pour l’entrepreneuriat féminin

Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Séniors a lancé, samedi, l’appel à candidatures du programme national « Raïdet » 2026, dédié à l’entrepreneuriat féminin et à l’investissement ! Femmes déjà à la tête d’une entreprise ou jeunes filles qui portent encore leur projet à l’état d’idée : toutes peuvent désormais candidater, que ce soit pour démarrer ou pour faire grandir une activité existante.

Les inscriptions sont ouvertes du 5 septembre au 5 octobre 2026, exclusivement via la plateforme numérique dédiée (raidet.tn) ; dépôt du dossier et pièces justificatives doivent obligatoirement transiter par ce canal. L’enveloppe totale prévue pour ce programme est estimée à 50 millions de dinars.

Un ciblage élargi

Le dispositif s’étend à tous les gouvernorats du pays, avec une priorité donnée aux régions les moins desservies et aux quartiers à forte concentration de population. Une partie des financements cible en particulier les porteuses de projets innovants dans des secteurs porteurs, l’autre s’adressant à des femmes en situation de vulnérabilité, via un accompagnement sur mesure.

Pour les structures d’accompagnement, incubateurs et cabinets de conseil, cette initiative représente un vivier concret de clientes potentielles, du montage de dossier au financement complémentaire. Les investisseurs privés intéressés par l’inclusion économique féminine ont un signal clair : l’État structure la demande, à eux de proposer les briques manquantes ; mentorat, accès au marché, financement d’amorçage, que la seule subvention publique ne couvre pas.

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Philip Morris : le régulateur américain approuve 20 références de sachets de nicotine ZYN

La décision de la FDA fait de ZYN le premier sachet de nicotine à bénéficier d’autorisations MRTP permettant, aux États-Unis et dans les conditions prévues par ces autorisations, de communiquer sur une réduction de certains risques par rapport à la cigarette.

Philip Morris International a annoncé aujourd’hui que la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a délivré des autorisations de produit du tabac à risque modifié (Modified Risk Tobacco Product – MRTP) pour 20 références de sachets de nicotine ZYN.

Il s’agit des premières autorisations MRTP jamais accordées à des sachets de nicotine. Elles permettent à PMI U.S. de communiquer, pour les produits ZYN concernés et conformément aux termes des autorisations délivrées par la FDA, le message suivant :

« Utiliser ZYN à la place des cigarettes réduit le risque de cancer de la bouche, de maladies cardiovasculaires, de cancer du poumon, d’accident vasculaire cérébral, d’emphysème et de bronchite chronique. »

« La décision de la FDA constitue une étape importante pour les plus de 45 millions de consommateurs majeurs de nicotine aux États-Unis », a déclaré Stacey Kennedy, Directrice générale de PMI U.S.

« Cette décision garantit aux adultes concernés l’accès à une information exacte et fondée sur la science, notamment aux données validées par la FDA indiquant que le passage de la cigarette à ZYN réduit le risque de certaines maladies liées au tabagisme telles que les maladies cardiovasculaires et le cancer du poumon », a-t-elle ajouté.

« Plus largement, elle confirme l’approche scientifique de l’agence consistant à évaluer les produits selon leur profil de risque et à communiquer ses conclusions de manière transparente. »

En janvier 2025, ZYN est devenu le premier sachet de nicotine autorisé à la vente aux États-Unis à l’issue d’un examen scientifique rigoureux. Avec la décision annoncée aujourd’hui, PMI détient désormais des autorisations MRTP pour ZYN, certaines versions des dispositifs et consommables IQOS ainsi que huit produits de snus General, confirmant ainsi son statut de leader et d’innovateur dans le secteur.

À propos des sachets de nicotine

Les sachets de nicotine, tels que ZYN, délivrent la nicotine par absorption buccale. Ils ne nécessitent ni combustion du tabac ni inhalation de fumée, ce qui peut réduire l’exposition à certaines substances nocives et potentiellement nocives par rapport aux produits du tabac combustibles tels que les cigarettes.

Philip Morris International : un acteur engagé pour un avenir sans fumée


Philip Morris International (PMI) est l’un des principaux groupes internationaux de biens de consommation. L’entreprise œuvre activement à la construction d’un avenir sans fumée et fait évoluer son portefeuille d’activités afin d’y intégrer, à long terme, des produits au-delà des secteurs du tabac et de la nicotine.

Son portefeuille actuel se compose principalement de cigarettes et de produits sans fumée, notamment des produits à tabac chauffé, des sachets de nicotine et des produits de vapotage. Ces produits sont commercialisés dans plus de 105 marchés et étaient utilisés par plus de 43 millions de consommateurs majeurs dans le monde au 31 décembre 2025, dont un grand nombre ont abandonné la cigarette ou réduit significativement leur consommation.

L’activité sans fumée a représenté 43 % du chiffre d’affaires net total de PMI au premier trimestre 2026.
Depuis 2008, PMI a investi plus de 16 milliards de dollars dans le développement, la validation scientifique et la commercialisation de produits innovants sans fumée destinés aux adultes qui, autrement, continueraient à fumer, avec pour objectif de mettre un terme à la vente de cigarettes.

Ces investissements ont notamment permis de développer des capacités scientifiques de premier plan dans les domaines de la toxicologie préclinique, de la recherche clinique et comportementale ainsi que des études post-commercialisation.

À l’issue d’un examen scientifique rigoureux, la FDA a autorisé la commercialisation du snus General et des sachets de nicotine ZYN de Swedish Match, ainsi que de certaines versions des dispositifs et consommables IQOS de PMI, une première dans chacune de leurs catégories respectives.

Certaines versions d’IQOS, les produits General Snus et ZYN ont également obtenu les premières autorisations MRTP jamais délivrées dans leurs catégories respectives par la FDA.

 

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Plus de 87% des entreprises privées tunisiennes ne déclarent aucun employé

Le nombre d’entreprises privées recensées par le Répertoire National des Entreprises a franchi la barre des 836 808 unités en 2024, en progression de 12 215 par rapport à 2023. Cependant, la hausse de ce chiffre contraste avec le ralentissement du dynamisme entrepreneurial observé. Le nombre de nouvelles créations a chuté d’environ 19%, sur l’année, un niveau bien inférieur à celui enregistré en 2023 et sans commune mesure avec les créations annuelles observées en 2021 et 2022. L’augmentation du nombre d’entreprises est due uniquement aux cessations d’activité qui ont, elles, reculé de manière beaucoup plus marquée, passant de 34 751 à 14 928 sur la période.

Sur l’ensemble du répertoire, 729 240 entreprises, soit 87,1% du total, ne déclarent aucun employé, une proportion qui reflète la place tenue par les indépendants et les personnes physiques (628 323 unités sous ce statut). À l’opposé, à peine 1 877 entreprises comptent 100 salariés ou plus ; les seules structures dépassant 200 employés concentrent pourtant près de la moitié de l’ensemble des emplois formels du secteur privé.

L’emploi stagne malgré la hausse du nombre d’entreprises

Le secteur privé employait 1 164 914 salariés déclarés en 2024, un volume quasiment inchangé par rapport à 2023. Le textile-habillement demeure le premier employeur industriel avec 164 941 postes. Sur le plan géographique, Tunis, Sfax et Sousse concentrent plus de 297 000 entreprises. L’INS signale par ailleurs un taux de « faux actifs » ; des entreprises inactives mais toujours recensées, estimé à 11% parmi les indépendants, ce qui indique que la part réelle d’entreprises sans salarié pourrait être inférieure aux 87,1% affichés.

Ces chiffres confirment le décalage structurel entre le dynamisme apparent du tissu entrepreneurial et sa capacité réelle à créer de l’emploi salarié : pour les investisseurs, le vivier des micro-entreprises et indépendants reste un gisement de croissance, mais son passage à l’échelle ; recrutement, formalisation, accès au financement, demeure le principal verrou à lever.

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Tesla : le Cybercab cale et fait chuter l’action

L’action Tesla a chuté de 5,9 % vendredi 4 septembre, au lendemain du lancement du Cybercab à Austin, au Texas. Les investisseurs attendaient davantage de précisions sur le nouveau robotaxi, notamment sur son prix, ses capacités, son calendrier de production et le rythme de déploiement du futur service autonome.

Le lancement s’est déroulé lors d’un événement privé, sans retransmission en direct. Tesla a fourni peu d’informations sur les aspects industriels et financiers du projet. Le constructeur a simplement indiqué que les premiers Cybercabs étaient désormais accessibles au public dans une zone limitée d’Austin.

Le véhicule occupe pourtant une place centrale dans la stratégie d’Elon Musk. Contrairement aux voitures traditionnelles, le Cybercab est conçu sans volant ni pédales et doit fonctionner de manière entièrement autonome. Tesla compte ainsi s’appuyer sur la conduite autonome et l’intelligence artificielle pour développer une nouvelle activité de transport.

Des incertitudes autour du déploiement

Le projet doit toutefois encore surmonter plusieurs obstacles. Aux États-Unis, les autorités examinent notamment les conditions dans lesquelles Tesla a obtenu les autorisations nécessaires pour son véhicule. La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) s’intéresse en particulier à la conception du Cybercab, qui ne reprend pas certains équipements habituellement présents sur les voitures classiques.

Les premiers chiffres montrent également que le déploiement reste limité. Selon des estimations citées par des analystes, environ 45 Cybercabs étaient enregistrés au Texas au moment du lancement.

Tesla doit maintenant démontrer qu’elle peut passer rapidement d’une expérimentation limitée à un véritable service commercial. Pour les investisseurs, l’enjeu dépasse donc le seul Cybercab. Il s’agit surtout de savoir si Tesla pourra transformer ses investissements dans l’IA et la conduite autonome en une activité capable de générer des revenus importants.

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Tunisie | La colère des agents de la Steg

Les agents et cadres de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) relevant des différentes agences du gouvernorat de Sousse ont observé un mouvement de protestation d’une heure, ce lundi matin, 7 septembre 2026, de 9h00 à 10h00. Cette action fait suite au décès de leur collègue de l’agence de Menzel Bourguiba, mort électrocuté dans l’exercice de ses fonctions.

Hichem Ouacham, secrétaire général de la section syndicale de la Steg (agence de Sousse-Ville) et membre du bureau exécutif de l’organisation syndicale, a expliqué dans une déclaration à Mosaïque que ce rassemblement visait à dénoncer la dégradation des conditions de sécurité au travail pour les agents, en particulier face au manque de moyens de protection et d’équipements nécessaires à l’activité. Certains équipements de protection — tels que les gants isolants, les chaussures de sécurité et les tenues de travail — ne sont pas disponibles en quantité suffisante, exposant ainsi les agents à des risques d’accident dans l’exercice de leurs fonctions, a souligné le responsable syndical.

Il a également évoqué le harcèlement et la campagne de dénigrement dont ont fait l’objet les agents de la Steg, ainsi que les accusations de complot et de négligence portées à leur encontre suite aux fréquentes coupures d’électricité survenues depuis la mi-juillet, en raison du déséquilibre entre la demande qui augmente et l’offre qui stagne depuis 2019, faute d’investissements suffisants dans la production d’électricité.

Pour M. Ouacham, les agents de l’entreprise publique n’ont ménagé aucun effort durant l’été, malgré des conditions climatiques difficiles, précisant que leur temps de travail a parfois dépassé les 15 heures par jour, lors que dans les cercles du pouvoir, certaines voix s’élèvent pour les accuser de provoquer délibérément des coupures d’électricité pour remonter l’opinion contre le régime.

I. B.

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