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Maroc : Synhelion officialise son usine solaire de carburants à Tan-Tan

Un terrain réservé, une filiale créée localement et désormais un protocole d’accord signé avec plusieurs départements ministériels marocains : le projet industriel porté par l’entreprise suisse Synhelion dans le sud du Maroc franchit une nouvelle étape.

L’accord, conclu le 8 septembre 2026, engage la société avec les ministères de l’Industrie et du Commerce, de la Transition énergétique et du Développement durable, ainsi que de l’Investissement, sous la houlette de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE).

L’usine visée doit s’implanter dans la province de Tan-Tan, au sein de la région de Guelmim-Oued Noun. Sa capacité de production est fixée à 100 000 tonnes de carburants renouvelables chaque année, comprenant du carburant d’aviation de synthèse, du diesel et de l’essence à destination du secteur des transports. Pour fabriquer ces carburants, Synhelion s’appuie sur son procédé Sun-to-Liquid, qui transforme l’énergie solaire en combustibles liquides. L’entreprise met en avant le caractère « drop-in » de sa production : ces carburants seraient utilisables directement dans les moteurs et infrastructures existants, sans modification technique majeure.

Sur le plan financier, l’enveloppe évoquée reste celle communiquée par Synhelion dès février 2025, lorsque l’entreprise avait dévoilé son intention d’investir environ un milliard de dollars au Maroc. Ce montant, à ce stade, n’a pas été arrêté de façon définitive par le protocole signé cette semaine : il correspond toujours à l’estimation initiale du projet, dont le financement devait alors reposer sur une combinaison de prêts bancaires, de fonds propres et d’un possible soutien public. Le calendrier de construction et les caractéristiques finales de l’installation restent des points que les prochaines étapes du projet devront préciser.

Depuis l’annonce initiale, plusieurs jalons ont été franchis par l’entreprise suisse. Synhelion a mis en place sa structure locale, Synhelion Morocco, obtenu le statut Casablanca Finance City et sécurisé un terrain à Tan-Tan pour l’implantation de son site. Le protocole d’accord signé avec l’État marocain marque ainsi le passage d’une phase d’étude de marché à une préparation plus opérationnelle du projet.

Le choix du Maroc s’appuie, selon Synhelion, sur l’importance des ressources renouvelables disponibles dans la région ciblée et sur les conditions jugées propices à la structuration d’une chaîne de valeur locale autour des carburants renouvelables. Ce projet s’inscrit également dans la stratégie marocaine de développement d’une filière liée à l’hydrogène vert et à ses dérivés, parmi lesquels l’ammoniac, le méthanol et les carburants de synthèse.

Synhelion dispose déjà d’un site de référence en Allemagne, l’installation DAWN, en fonctionnement depuis 2024, qui a précédé le développement d’unités commerciales de plus grande envergure comme celle prévue à Tan-Tan. En 2025, le cofondateur et directeur général de l’entreprise, Gianluca Ambrosetti, avait indiqué que l’objectif à terme était d’atteindre un coût de production d’environ un dollar par litre, afin de rendre ces carburants compétitifs face aux combustibles conventionnels, en particulier dans le secteur aérien.

Selon les données communiquées par Synhelion, ses carburants permettraient de réduire jusqu’à 100 % les émissions nettes de CO₂ par rapport aux carburants fossiles. Ce résultat variant en fonction du procédé et des intrants utilisés.

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Atlasarts : huit artistes marocains en route pour Paris

Le nouveau programme de résidence porté par le Maroc, la Cité internationale des arts et l’Institut français du Maroc veut offrir à huit créateurs un temps de recherche, de création et de rencontres à Paris. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au…

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Maroc: Plus de 3 000 observateurs suivent les élections législatives

La commission spéciale chargée d’accréditer les observatrices et observateurs des élections a agréé 3 006 personnes appelées à accompagner les différentes étapes des élections législatives prévues le 23 septembre 2026. Elles représentent le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), des associations marocaines ainsi que des instances et organisations internationales. Cette décision a été prise […]

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Jugurtha, Rome, une histoire toujours à venir

Connaissez-vous l’histoire de Jugurtha, l’Africain, le Numide, l’ami-ennemi de Rome cent ans avant Jésus-Christ ? Savez-vous quelque chose de Marius et de Sylla ? C’est une histoire passionnante, car elle pourrait, dans une certaine mesure, se reproduire aujourd’hui… au Chili, ou partout ailleurs, en ce XXIe siècle. Me permettez-vous de vous la raconter, très brièvement ? (Photo : Sénat romain et, en médaillon, Jugurtha).

Arturo Alejandro Muñoz

La Numidie correspondait à ce qui est aujourd’hui l’Algérie et une partie du Maroc et de la Tunisie, en Afrique du Nord. Les cavaliers numides, admirés par les légions romaines, ravageaient violemment les peuples voisins d’Afrique du Nord. Jugurtha en était le chef suprême, une sorte de roi tout-puissant, habile et dépourvu de scrupules (ce qui n’a rien d’étonnant : sans cela, il n’aurait pu devenir roi).

Habile comme il l’était, ainsi que nous venons de le dire, il comprit combien il serait vain, pour ses cavaliers et son armée, d’affronter les légions romaines, presque invincibles, et le pouvoir du Sénat de cette république ; car à cette époque Rome était encore une république. Jugurtha accepta donc de signer un accord de paix et de coopération avec la puissante Rome, conscient qu’il devrait verser de lourds tributs pour préserver la paix, non seulement avec elle, mais aussi avec ses voisins d’Afrique du Nord, territoires placés sous la protection (c’est-à-dire la propriété) du Sénat.

La paix signée, Jugurtha continua cependant d’assiéger ses voisins et de ravager leurs territoires. Jour après jour, le roi numide s’enrichissait davantage, tandis que diminuait le versement des tributs convenus. Le Sénat finit par décider de le convoquer, en l’«invitant» à venir s’expliquer à Rome.

Assailli par des sénateurs habiles dans l’art de la joute politique, Jugurtha, à bout de patience face à tant de discussions byzantines, fit face au Sénat en désignant du doigt la plupart de ces sénateurs qu’il avait comblés, à plusieurs reprises, de présents en or et en bijoux.

«Vous êtes ici, dans cet hémicycle, nobles citoyens romains, grâce aux présents en or et aux tributs personnels que je vous ai maintes fois offerts», phrase attribuée au Numide.

Ce qu’il affirmait était vrai, mais ce fut aussi son arrêt de mort.

Jugurtha achète les nobles «pater familias»

La légende raconte (non l’Histoire, la «légende») que le Sénat décida d’envoyer en Numidie quelques légions commandées par des généraux appartenant à la noblesse en tant que «pater familias», avec l’ordre d’arrêter Jugurtha et de le ramener enchaîné à Rome pour qu’il y soit jugé devant la plèbe, selon la loi correspondante.

Souhaitez-vous connaître la fin de cette histoire ? Eh bien, poursuivons…

Les nobles qui commandaient ces premières légions n’eurent aucun succès. Bien au contraire, selon la légende, ils ne combattirent même pas, car Jugurtha les acheta à prix d’or… et ces nobles «pater familias» décidèrent de rester en Numidie, jouissant de la richesse et des largesses que leur accordait le grand Jugurtha.

Le Sénat changea alors de tactique. Plus de nobles, plus de «pater familias» à la tête des légions. Cette fois, ce seraient deux tribuns de la plèbe qui commanderaient les armées en route vers l’Afrique du Nord : Lucius Cornelius Sylla et Caius Marius.

Sylla et Marius arrivèrent en Numidie et déclinèrent l’invitation de Jugurtha à venir s’entretenir dans son palais. Ils attaquèrent les Numides, les vainquirent, unirent aux leurs les anciennes légions déjà établies sur place (formant ainsi une armée considérable), et enchaînèrent Jugurtha pour le ramener à Rome afin qu’il y soit jugé.

Mais, tout comme le ferait des années plus tard Jules César, Lucius Sylla et Caius Marius allaient s’affronter dans ce que l’Histoire a appelé «la première guerre civile romaine». Pour abréger, Lucius Cornelius Sylla, appuyé par les «optimates» (les nobles), vainquit Caius Marius (appuyé par des secteurs de la plèbe) et transforma la vieille république en une dictature cruelle.

Jugurtha ramené, enchaîné, à Rome

Et Jugurtha, qu’était-il devenu ?

Il fut exécuté en 104 avant J.-C., dans la prison Mamertine.

Vous vous demanderez, aimable lecteur : «Et qu’est-ce que tout cela a à voir avec la réalité chilienne actuelle ?»

Je pense aux «Amarillos»(1) (Sylla ?), à l’UDI/RN (2) (le Sénat romain ?), à Caius Marius (le centre-gauche en échec ?), à Jugurtha (les «patriotes» et les «républicains»)… à la guerre civile romaine ?

Je ne sais pas… dites-moi ce que vous en pensez, ce que vous y voyez, ce que vous pressentez. Pour ma part, j’y perçois certaines similitudes, bien qu’il n’y ait ni troupes, ni légions, ni batailles rangées. Seulement la guerre politique dans sa plus pure essence. Je crois l’avoir déjà écrit, un jour, dans d’autres textes : «tout ce qui se produit aujourd’hui en politique s’était déjà produit à Rome, non seulement sous l’Empire, mais aussi avant, sous la République et sous la Dictature».

C’est peut-être pour cela que l’étude et l’enseignement de l’Histoire constituent, pour la droite et l’establishment lèche-bottes, une matière pernicieuse qui attente contre le très catholique et apostolique statu quo patronal-néolibéral.

Traduit de l’espagnol.

* Professeur à l’Université du Chili.

Notes :

1- Amarillos (Jaunes) : mouvement puis parti fondé en 2022 par Cristián Warnken pendant le référendum constitutionnel, rassemblant d’anciens dirigeants de centre-gauche et centre-droit ; dissous par le Servel en février 2026 faute d’avoir atteint le seuil électoral.

2- UDI/RN : les deux grands partis de la droite traditionnelle chilienne, historiquement alliés dans «Chile Vamos», aujourd’hui soutiens du gouvernement Kast — avec la tension actuelle sur une éventuelle dissolution de cette coalition au profit d’un bloc unique.

Source : Diariopolitika.

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Karacena, un autre visage de la jeunesse marocaine

À Salé, les apprentis de l’école Shems’y s’exercent à défier la gravité mais aussi un destin tracé. De Othmane à Zahra, de Brahim à Saïd, leurs parcours racontent une jeunesse qui rêve de voyager sans renoncer à ses racines. Une…

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L’Boulevard : Casablanca célèbre les musiques qui bougent

Du 17 au 20 septembre, le festival L’Boulevard revient au stade du R.U.C. à Casablanca pour sa 24ᵉ édition. Plus de 33 formations marocaines et internationales se succéderont sur scène. Une édition qui mise autant sur les grands noms que…

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Ayoub El Kaabi opéré avec succès après sa grave blessure

Gravement blessé samedi (5 septembre), l’attaquant de l’Olympiacos et de la sélection nationale marocaine a été opéré avec succès dimanche. En bref Ayoub El Kaabi s’est blessé samedi 5 septembre avec l’Olympiacos. L’attaquant marocain souffre d’une fracture du tibia et…

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Le Maroc est marché clé pour les exportations espagnoles 

Le premier vice-président du gouvernement espagnol et ministre de l’Économie, Carlos Cuerpo, a insisté sur l’importance du marché marocain pour les entreprises espagnoles. Il a souligné que les exportations espagnoles vers le Maroc dépassent 12 milliards d’euros, un chiffre à peine inférieur aux 16 milliards d’euros d’exportations vers les États-Unis, selon Yabiladi. «Nous parlons de […]

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Le Maroc accueille plus de 14 millions de touristes à fin août 2026

À fin août 2026, le Maroc a accueilli 14,1 millions de touristes, marquant ainsi une hausse de 4,5 % par rapport à la même période en 2025, soit environ 608 000 visiteurs supplémentaires, selon Yabiladi. Pour la première fois, les arrivées touristique du mois d’août ont dépassé les deux millions, avec une croissance de 3 […]

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Maroc : un dispositif juridique contre les fake news électorales

En prévision des élections législatives du 23 septembre, qui verront le renouvellement des 395 sièges de la Chambre des représentants, la lutte contre les fake news figure parmi les nouvelles dispositions du système électoral. Celles-ci criminalisent les pratiques susceptibles de…

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Maroc : 10 000 emplois menacés dans les centres d’appels

Une loi française interdisant les appels téléphoniques commerciaux non sollicités commence à produire ses premiers effets sur le secteur des centres d’appels au Maroc , même si son impact total reste difficile à mesurer trois semaines après son entrée en vigueur. Adoptée en France le 11 août, la loi impose aux consommateurs de donner leur […]

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« La más dulce » : derrière la douceur des fraises, un combat de femmes

Avec « La más dulce », la réalisatrice franco-marocaine, Laïla Marrakchi, signe un drame social porté par deux ouvrières marocaines confrontées à l’exploitation dans les plantations de fraises en Andalousie. Présenté à Cannes en 2026, le film représentera le Maroc…

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Jeux méditerranéens 2026 : 43 médailles pour le Maroc, dont 15 en or

Le Maroc compte un bilan provisoire d’environ 43 médailles, dont 15 en or, 9 en argent et 19 en bronze, lors des Jeux méditerranéens de Tarente 2026, se classant ainsi à la huitième position.   En bref Le Maroc compte…

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« Le 13e Round » de Mohamed Ali Nahdi décroche deux prix au Maroc

Le cinéma tunisien s’est une nouvelle fois distingué au Maroc. Le film « Le 13e Round », réalisé par Mohamed Ali Nahdi, a remporté deux récompenses lors de la 11e édition du Festival du cinéma de Saïdia, organisée du 26 au 30 août 2026. Le long métrage a obtenu le Prix spécial du jury, tandis qu’Afef Ben Mahmoud a reçu le Prix de la meilleure interprétation féminine, ex æquo avec l’actrice marocaine Fatima Zahra Baldi.

Deux nouvelles récompenses pour le cinéma tunisien

« Le 13e Round » poursuit son parcours dans les festivals internationaux avec une double distinction obtenue au Festival du cinéma de Saïdia, au Maroc.

Le film de Mohamed Ali Nahdi a décroché le Prix spécial du jury. De son côté, l’actrice tunisienne Afef Ben Mahmoud a été récompensée pour sa prestation en remportant le Prix de la meilleure interprétation féminine.

Cette distinction a été attribuée ex æquo avec l’actrice marocaine Fatima Zahra Baldi, récompensée pour son rôle dans le film « Amour à Dakhla » de Khaled Ibrahimi.

L’histoire d’un ancien champion de boxe

« Le 13e Round » raconte l’histoire de Kamel, un ancien champion de boxe qui a choisi de s’éloigner du monde de la célébrité pour mener une vie paisible avec son épouse Soumaya et leur fils Sabri.

Mais l’équilibre de la famille est bouleversé lorsque leur enfant tombe gravement malade.

Le film met ainsi en scène le combat intime d’un homme confronté à la peur, à la douleur et à l’épreuve de la maladie, bien loin des combats qu’il menait autrefois sur un ring.

Un parcours international déjà récompensé

Ces deux nouveaux prix viennent enrichir le parcours international du long métrage, déjà distingué dans plusieurs rendez-vous cinématographiques.

L’acteur Helmi Dridi avait notamment reçu des prix de la meilleure interprétation masculine dans des festivals à Annaba et à Dakhla.

Afef Ben Mahmoud avait également été distinguée au Festival international du film du Caire, tandis que le jeune acteur Hedi Ben Jebouria avait remporté une récompense au Festival du film arabe de Rotterdam.

Pour « Le 13e Round », cette double consécration à Saïdia confirme ainsi un parcours international qui se poursuit pour le film tunisien.

Lire aussi :

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Le déficit commercial du Maroc bondit de 26,5 % à fin juillet

Le déficit commercial du Maroc continue de se creuser. Il a atteint 244,69 milliards de dirhams (MMDH) au terme des sept premiers mois de 2026. Soit une hausse de 26,5 % par rapport à la même période de 2025, selon l’Office des changes.

Cette dégradation s’explique principalement par une progression beaucoup plus rapide des importations que des exportations du Maroc. Les achats de biens à l’étranger ont augmenté de 15,9 %, soit 74,48 milliards de dirhams supplémentaires, pour atteindre 544,045 MMDH.

Dans le même temps, les exportations n’ont progressé que de 8,4 %, gagnant 23,17 milliards de dirhams pour s’établir à 299,34 MMDH. Cette évolution a entraîné un recul de 3,8 points du taux de couverture, qui s’est établi à 55 %.

Forte progression de la facture énergétique

La hausse des importations concerne plusieurs grandes catégories de produits. Les importations de produits bruts ont enregistré la progression la plus spectaculaire, avec une hausse de 52,2 %, pour atteindre 36,94 MMDH. La facture énergétique s’est également fortement alourdie, progressant de 29,1 % à 81,20 MMDH.

Les importations de biens d’équipement ont augmenté de 20,8 %, à 133,20 MMDH. Tandis que celles de produits finis de consommation ont progressé de 12,3 %, à 129,87 MMDH. Les achats de demi-produits et de produits alimentaires, pour leur part, sont en hausse respectivement de 4,3 % et 3 %.

L’automobile et l’aéronautique soutiennent les exportations

Du côté des exportations, la progression demeure principalement portée par les secteurs automobile et aéronautique. Les ventes automobiles ont augmenté de 14,9 %, atteignant 107,14 MMDH. Tandis que les exportations aéronautiques ont progressé de 19,7 %, à 20,56 MMDH. Ces performances ont toutefois été partiellement neutralisées par le recul de plusieurs autres filières exportatrices.

Les exportations de phosphates et dérivés par le Maroc ont ainsi diminué de 7,8 %, celles du textile et cuir de 5,5 %. Alors que le secteur de l’électronique et de l’électricité a enregistré une baisse de 2,9 %.

Le commerce des services offre néanmoins un contrepoids à la dégradation de la balance des biens. L’excédent de la balance des services a progressé de 13,2 %, atteignant 95,48 MMDH à fin juillet. Cette amélioration résulte d’une progression simultanée des exportations de services, en hausse de 13,1 % à 193,38 MMDH, et des importations, qui ont augmenté de 12,9 % à 97,90 MMDH.

Les chiffres de l’Office des changes du Maroc mettent ainsi en évidence une dynamique contrastée du commerce extérieur marocain. A savoir que les secteurs automobile et aéronautique continuent de soutenir les exportations, mais leur progression ne suffit pas à compenser l’envolée des importations, notamment énergétiques et industrielles.

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Tan-Tan, cinq jours au cœur du patrimoine saharien

Du 3 au 7 octobre, une nouvelle édition du Moussem de Tan-Tan fera vivre les traditions saharo-hassanies à travers la musique, la Tbourida, les parades de dromadaires et les rencontres culturelles. Avec les Émirats arabes unis comme invités, le rendez-vous…

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Fado Festival Maroc : le fado revient à Rabat les 10 et 11 septembre

Fado Festival revient à Rabat pour la 9e année consécutive les 10 et 11 septembre à Rabat, sous le thème « Le Fado et les quartiers de Lisbonne ». En bref Fado Festival revient à Rabat les 10 et 11…

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L’Algérie, telle qu’elle doit s’assumer, légataire du fardeau colonial

L’auteur réagit ici à la réponse du Dr Abderrahmane Cherfouh intitulée L’Algérie face à l’histoire : De la souveraineté à la reconquête à un précédent article qu’il avait publié dans Kapitalis : Tunisie : du souverainisme à la question numide.

Dr Mounir Hanablia *

Suite à l’intervention de mon collègue algérien, qui semble avoir perdu  le fil de l’essentiel de mon précédent écrit, à savoir le caractère inutile et nuisible d’une guerre du gaz entre nos deux pays, ou bien d’entreprises qui pourraient remettre en cause leur intégrité territoriale mutuelle, et qui finit  par se lancer dans un récit apologétique dénué d’intérêt sur l’Histoire de l’Algérie contemporaine,  je me dois de rappeler que beaucoup de nations ne furent que les conséquences du fait colonial. Leurs citoyens doivent-ils pour autant porter cela comme une marque d’infamie ? L’Inde est une création anglaise. Aucun Indien ne le niera aujourd’hui, pas plus qu’aucun Pakistanais. Pourtant lors de la bataille de Plassey en 1757, l’Inde possédait les attributs au moins nominaux de l’État unitaire, même si celui-ci miné par les sécessions n’était plus que l’ombre de lui-même.

Un bébé né d’un viol

L’Algérie aujourd’hui est un état libre et indépendant reconnu par la communauté internationale. Et nul ne prétend minimiser l’ampleur du combat héroïque de son peuple contre le colonialisme. Cela n’est nullement antinomique avec la réalité que ce pays, dépourvu à l’origine d’Etat unitaire, ait été réunifié bon gré mal gré par la puissance destructrice de l’armée française. C’est un fait, même si la France n’avait aucun droit légitime à occuper un sol qui ne lui appartenait pas.

Si les gouvernements européens ont établi entre eux des protocoles et des droits de conquête fondés sur des traités inégaux ou illégaux signés avec des chefs indigènes pour légitimer leurs entreprises respectives, cela ne constitue pas un argument valable pour justifier une conquête, tant bien même la négation ou l’absence d’un État en servirait de couverture juridique. Mais quand le bébé est né d’un viol, il faut avoir le courage de le reconnaître, et non pas prétendre à la légitimité du mariage. Et que les colonialistes usent de cet argument pour nier tout droit algérien à l’indépendance ne signifie pas plus qu’ils aient raison de le faire, face à la reconnaissance internationale. Et celle-ci se rapporte à l’Onu, créée par le Président Roosevelt et consolidée par Truman, avec l’assentiment de l’URSS. Et lorsque la Tunisie, l’Algérie et le Maroc sont passés à l’indépendance, celle-ci n’est devenue effective que par la communauté internationale.

En 1943 à Casablanca c’est un fait que le Président Roosevelt ait promis l’indépendance au Sultan Mohamed V et que à la suite de cela les agents américains aient diffusé la bonne nouvelle sur la fin proche du colonialisme français chez les leaders indépendantistes maghrébins.

La protection conférée par Robert Murphy à Bourguiba contre les représailles françaises pour ses contacts avec les Italiens ne démentira certes pas cette réalité. 

Le rôle américain dans la décolonisation du Maghreb

Le statut de l’Algérie demeure particulier du fait de l’intégration du territoire algérien à la France. Et si Messali Hadj fut le véritable père de l’indépendance algérienne, il n’en a pas moins été renié et combattu par le Front de libération national (FLN) algérien. Il est vrai que ses tendances socialisantes ne l’auraient pas fait considérer d’un bon œil de la part des Américains.

Or au moment du débarquement américain en Afrique du Nord, le FLN n’existait pas encore. Ferhat Abbès, fondateur de l’Union démocratique du Manifeste algérien et futur président du Gouvernement provisoire de la république algérienne (GPRA), lui, écrivait quelques années auparavant : «J’ai erré parmi les cimetières, la nation algérienne n’existe pas, notre avenir est avec la France».

Ainsi on ne peut pas prétendre que l’indépendance du Maghreb ait été l’œuvre de Roosevelt et je ne l’ai pas fait. Par contre sans les pressions américaines il est fort probable que la France n’eût pas quitté au moins l’Algérie, tout comme l’Allemagne n’eût pas évacué la France.

Naturellement l’historiographie indépendantiste algérienne prétend que ce départ des Français s’est opéré sous la pression militaire des fellagas. Rien ne le prouve. Outre que cela est nié par de nombreux Français, en particulier les militaires, ce qui est naturel, il n’y a pas eu de Dien Bien Phu algérien.

Ce qui est admis ailleurs que dans le discours officiel algérien, c’est que les combattants algériens de l’intérieur aient été écrasés dans des opérations d’encerclement, par exemple celle dite Courroie, après avoir été enfermés grâce à ligne Morrice qui a coupé leurs approvisionnements et les lignes de communication avec la Tunisie.

C’est d’ailleurs l’une des raisons qui a entraîné le putsch des généraux contre De Gaulle en avril 1961 qui ne comprenaient pas les raisons de quitter l’Algérie alors que les opérations militaires tournaient à leur avantage contre les résistants algériens. Ceux qui ont survécu ont été les combattants massés à la frontière et que les lignes de haute tension déployées depuis Tabarka jusqu’au Sahara ont empêchés de traverser. Cela a d’ailleurs provoqué des frictions entre les maquis de l’intérieur et l’armée des frontières commandée par le colonel Boumediene accusé d’être un planqué.

Donc sans prétendre que les Algériens n’aient pas lutté pour leur indépendance, il n’en demeure pas moins que l’élément décisif a été la volonté américaine de liquider les colonies anglaises et françaises, non dans un souci de liberté, mais pour ouvrir ces pays au commerce et à l’influence américains.

Le cas d’Israël prouve bien à l’inverse que le soulèvement populaire et la lutte pour l’indépendance nationale seuls aussi légitimes soient ils ne suffisent pas à abattre une puissance coloniale.

Pour en revenir à l’Etat algérien tel que nous le connaissons, qu’il ait été forgé par le fer et par le sang ainsi que je l’ai indiqué, ne signifie nullement que Bugeaud et le Duc d’Aumale eussent été de grands hommes. Evoquer cela ne laisse d’autre opportunité aux détracteurs de la fiction nationaliste algérienne que d’apparaître comme des colonialistes. Houcine Ait Ahmed, l’un des chefs historiques du FLN, tout comme Krim Belkacem, auraient-ils donc été des colonialistes pour s’être opposés au Clan de Oujda ?

Je me refuse à entrer dans ce sujet qui m’apparaît témoigner d’une volonté de détournement du cœur du débat, à savoir si l’Etat algérien actuel est bien le successeur de celui dont l’armée de Massu et de Salan a constitué un des piliers fondamentaux.

Afin de répondre à cette question, et indépendamment de celle des frontières issues de la colonisation française, que Bourguiba, conscient des réalités, a choisi de régler définitivement avec une grande sagesse, il m’apparaît nécessaire de rappeler qu’en 1991 alors que le Front islamique du salut (Fis) gagnait les élections, éventualité dont je reconnais volontiers le caractère funeste pour l’Algérie et le Maghreb dans son ensemble, c’est bien l’armée algérienne appelée à la rescousse par des intellectuels se qualifiant de démocrates qui a mis fin au processus électoral et engagé le pays dans la décennie noire. Aurait-elle été en droit de le faire sans l’emprise exercée sur le régime qui n’en était que l’émanation ?

Le déroulement de la lutte contre-insurrectionnelle, ou si vous voulez antiterroriste, a apporté la preuve que les méthodes utilisées ne différaient en rien de celles utilisées par l’armée coloniale pour écraser la résistance algérienne, depuis la guerre psychologique, la bleuite et les faux maquis, jusqu’à la torture et aux liquidations extrajudiciaires.

La guerre d’Algérie a été loin du stéréotype Maghrébin contre Français

Je vous invite à ce sujet à lire le livre de Habib Souaïdia un ex officier du DRS, ‘‘La sale guerre’’, ainsi que les comptes-rendus du procès en diffamation après une plainte déposée auprès du parquet de Paris par le Général Khaled Nezzar. Un autre livre, ‘‘Françalgérie, crimes et mensonges d’Etat’’ de Louis Aggoun et Jean Baptiste Rivoire, éclairera sur tous les liens occultes entretenus par les élites de la métropole et celles du nouvel Etat algérien indépendant, loin des mystifications et de la langue de bois, dans le cadre des accords d’Evian, cela va sans dire, qui n’étaient que les obligations contractées par le nouvel Etat vis-à-vis de l’ancienne puissance occupante.

Si d’aucuns s’estiment offensés par le rappel de ces réalités, c’est plutôt à leurs dirigeants qu’ils doivent en faire reproche, plutôt que les nier.

Il n’empêche ! En tant que Tunisien, j’ai beaucoup d’admiration pour Mustapha Ben Boulaïd, Larbi Ben M’hidi, Abane Ramdane, Djamila Bouhired, ou Yassef Saadi. J’ai en ai aussi pour le Docteur Cholet et sa femme qui cachaient les deux résistants kabyles Krim Belkacem et le capitaine Ouamrane dans leur voiture et risquaient d’être arrêtés et exécutés par les Parachutistes. Tout comme j’ai de l’admiration pour l’aspirant Maillot ou bien l’instituteur Maurice Labbene, cet ancien internationaliste d’Espagne fondateur du maquis rouge dans l’Ouarsenis, et qui sont morts en patriotes algériens dans un accrochage avec les harkis du bachaga Boualem au service de l’armée coloniale française.

Cela démontre combien la guerre d’Algérie a été loin du stéréotype Maghrébin contre Français. L’Histoire de l’Algérie m’intéresse donc même si mon interprétation en est différente. Je n’ai à ce sujet pas de complexe. Les Hambli se trouvent de part et d’autre de la frontière algéro-tunisienne et Ali Hambli un résistant qui ne voulait pas tenir le rôle à lui assigné a été liquidé par le FLN avec la complicité des autorités tunisiennes qui le trouvaient trop proche de ses propres fellagas. Ma grand-mère paternelle était originaire d’au-delà la frontière, tout comme mon aïeule maternelle. Mon grand-père maternel a exercé la médecine pendant de nombreuses années en Algérie, à Souk Ahras, et après la guerre sa maison a été confisquée par le FLN qui en a fait une bibliothèque. Il n’a jamais pu se faire dédommager. Mais cela ne pèse d’aucun poids dans ma réflexion. Je n’en demeure pas moins convaincu que tout comme les peuples sont les seuls à même de choisir les dirigeants qui les gouvernent sans aucune interférence extérieure,  la Tunisie et l’Algérie, tout comme le Maroc, sont appelés à plus de coopération pour faire face à un environnement international de plus en plus hostile.

* Médecin de libre pratique. 

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