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Conseil de la Ligue arabe : le ministre tunisien des Affaires étrangères à la présidence de la 166e session

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a appelé, lundi au Caire, à renforcer la solidarité et la coordination entre États arabes, à rapprocher les vues et à donner une nouvelle impulsion à l’action arabe commune.

Présidant les travaux de la 166e session du Conseil de la Ligue des États arabes au niveau ministériel, le ministre a souligné que la présidence tunisienne du Conseil constitue une responsabilité que la Tunisie entend mettre à profit pour renforcer l’efficacité de l’action arabe commune et favoriser une réponse collective aux défis auxquels fait face la région.

Abordant la situation régionale, Mohamed Ali Nafti a réaffirmé la position constante de la Tunisie en faveur de la cause palestinienne, soulignant que la sécurité et la stabilité dans la région ne pourront être réalisées sans que le peuple palestinien recouvre l’ensemble de ses droits légitimes.

Il a réitéré le soutien de la Tunisie au droit du peuple palestinien à établir son État indépendant et souverain sur l’ensemble de son territoire, avec Al-Qods Al-Charif pour capitale.

Le ministre a, par ailleurs, condamné les agressions visant les territoires syrien et libanais, exprimant la solidarité de la Tunisie avec ces deux peuples et appelant au respect de la souveraineté, de l’indépendance et de l’intégrité territoriale des deux pays.

Concernant la Libye, Mohamed Ali Nafti a réaffirmé l’attachement de la Tunisie à une solution inter-libyenne garantissant l’unité et l’intégrité territoriale du pays. Il a également exprimé la solidarité de la Tunisie avec le Soudan et le Yémen et son soutien aux efforts visant à surmonter les crises que traversent les deux pays.

Mohamed Ali Nafti a également exprimé la solidarité de la Tunisie avec l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, le Koweït, Bahreïn, Oman, la Jordanie et l’Irak face aux agressions et violations ciblant leur souveraineté, leur sécurité, leur stabilité et leur intégrité territoriale.

Il a réaffirmé, à cet égard, le rejet catégorique de toutes les formes d’agression et d’escalade et appelé au respect des principes de bon voisinage, de souveraineté des États et de non-ingérence dans leurs affaires intérieures.

Le chef de la diplomatie tunisienne a plaidé, dans ce contexte, pour le renforcement de la coordination et de la concertation entre les pays arabes afin de faire face aux risques sécuritaires, ainsi que pour le développement de mécanismes de veille et d’alerte précoce permettant une meilleure prévention et une réaction rapide aux crises.

Il a insisté, dans ce sens, sur l’importance de la mise en œuvre effective des décisions et stratégies arabes adoptées et de leur traduction en programmes et projets concrets répondant aux attentes des peuples arabes.

Abordant les volets économique, social et du développement, le ministre a mis en avant la contribution de la Tunisie aux initiatives arabes, rappelant notamment l’accueil, fin 2025, d’une réunion arabe de haut niveau préparatoire au deuxième Sommet du développement social, ainsi que la présidence tunisienne du Conseil économique et social de la Ligue des États arabes.

Il a, également, rappelé l’obtention par la Tunisie, le 4 décembre 2025, du Prix de l’Excellence gouvernementale arabe dans le domaine de l’éducation pour son projet « Système intégré pour la vie scolaire », ainsi que la présidence tunisienne, depuis 2026, de la Haute Instance du Conseil arabe des spécialités médicales.

Mohamed Ali Nafti a, en outre, mis en exergue le choix de Tunis « Capitale du tourisme arabe pour 2027 », une distinction qui ouvre de nouvelles perspectives pour développer les échanges touristiques et culturels entre les pays arabes.

A la fin de son intervention, le ministre a réaffirmé la détermination de la Tunisie à continuer à œuvrer, activement, en coordination avec le secrétaire général de la Ligue des États arabes et ses États membres, en vue de renforcer les différents mécanismes de l’action arabe commune.

Les délégations arabes participant à la session ont, de leur côté, salué le rôle de la Tunisie dans le soutien de l’action arabe commune, formant le vœu de voir cette session contribuer au renforcement du dialogue, de la concertation et de l’unité des rangs arabes.

En marge de la session, Mohamed Ali Nafti a tenu plusieurs entretiens avec ses homologues arabes consacrés notamment à l’évolution des relations bilatérales, aux moyens de développer la coopération et aux préparatifs des prochaines échéances.

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La Tunisie prend les commandes du Conseil de la Ligue arabe pour 6 mois

La Tunisie prend, ce 7 septembre 2026, la présidence de la 166e session du Conseil de la Ligue des États arabes au niveau ministériel. La session, qui réunit les ministres des Affaires étrangères des pays membres, sera présidée par Mohamed Ali Nafti, ministre tunisien des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger.

La veille de cette prise de fonction, le ministre tunisien s’est rendu au siège de la Ligue, au Caire, où il a rencontré son secrétaire général, Nabil Fahmy. D’après communiqué, les discussions ont porté principalement sur le fonctionnement de l’organisation et sur les moyens de renforcer la coopération entre ses membres. Il ne s’agit pas d’une prise de direction de la Ligue des États arabes. La présidence tunisienne concerne le Conseil au niveau ministériel, pour la session ouverte le 7 septembre. Elle revient à un État membre selon un principe de rotation et permet à son représentant de conduire les travaux et les consultations entre délégations. Pour la Tunisie, le mandat intervient aussi avec un intérêt particulier sur le plan institutionnel. Le pays accueille plusieurs organisations arabes spécialisées. Ces structures interviennent notamment dans l’éducation, la culture, l’économie, la technologie et d’autres domaines liés au développement. Cette implantation donne à Tunis un réseau institutionnel arabe installé de longue date. Le ministère des Affaires étrangères entend s’appuyer sur ces organismes pour renforcer les échanges entre institutions et développer les coopérations dans les domaines concernés. Le communiqué met l’accent sur plusieurs secteurs qui intéressent directement les entreprises et les institutions: économie, enseignement, recherche, technologie et développement. La présidence peut ainsi servir à faciliter les contacts avec les administrations et organismes des pays membres, alors que les relations économiques entre la Tunisie et plusieurs marchés arabes restent un axe de développement pour les entreprises tunisiennes. Pour les secteurs technologiques, les services, l’ingénierie ou la formation, les réseaux institutionnels de la Ligue peuvent notamment constituer des points d’entrée vers de nouveaux partenaires. L’enjeu sera moins la durée de la présidence que les dossiers qui pourront être concrètement avancés pendant cette période. Pour rappel, la Tunisie a rejoint la Ligue arabe en 1958, 13 ans après sa création. L’organisation avait été fondée le 22 mars 1945 par sept États: l’Égypte, l’Irak, la Transjordanie, le Liban, l’Arabie saoudite, la Syrie et le Yémen. Le rapport entre Tunis et l’organisation comporte toutefois un épisode singulier. Le siège de la Ligue, établi au Caire depuis 1945, a été transféré à Tunis en 1979, avant de retourner dans la capitale égyptienne en 1990. Cette période est indissociable de Chédli Klibi, ancien ministre tunisien de la Culture, qui a dirigé la Ligue arabe de 1979 à 1990. Il reste à ce jour le seul secrétaire général non égyptien de l’organisation. Le siège est depuis revenu au Caire, où la Ligue poursuit ses activités avec ses 22 États membres. La présidence de la 166e session donne à la Tunisie une place particulière dans les travaux ministériels de la Ligue pendant 6 mois. Elle peut surtout être utilisée pour mettre en relation les institutions tunisiennes avec leurs homologues arabes et pour faire avancer des dossiers de coopération dans les secteurs où les échanges peuvent déboucher sur des projets. 

 

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Ligue arabe : Six mois de présidence, quelle marge de manœuvre pour la Tunisie ?

La Tunisie prend, ce lundi 7 septembre 2026 au Caire, la présidence du Conseil de la Ligue des États arabes au niveau ministériel, pour une période qui s’étendra jusqu’en mars 2027. Au-delà du passage de relais institutionnel, cette séquence offre à Tunis une fenêtre diplomatique particulière, mais dont la portée doit être correctement mesurée.

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, conduit la délégation tunisienne à la 166e session ordinaire du Conseil. Selon un communiqué du ministère, Tunis entend faire de cette présidence un espace de dialogue, de concertation et de coordination, en soutenant les efforts visant à rapprocher les positions des États membres.

À la veille de la prise de présidence, Mohamed Ali Nafti a précisé au Caire les ambitions tunisiennes. Lors d’un entretien avec le secrétaire général de la Ligue arabe, il a réaffirmé la volonté de la Tunisie de contribuer à faire avancer l’action arabe commune, en privilégiant la compréhension, le dialogue et la solidarité, ainsi que le rapprochement des points de vue et la construction de positions arabes communes sur les dossiers prioritaires.

Le ministre a également mis en avant un levier plus concret : les organisations arabes spécialisées installées en Tunisie. Il a souligné leur rôle dans le renforcement des dimensions développementale, économique, éducative, culturelle et technologique de l’action arabe commune, tout en réaffirmant la volonté de Tunis de continuer à soutenir ces institutions.

Lire aussi : Tunisie-Égypte : Vers un nouvel élan pour les échanges commerciaux et les investissements

Repères : Une présidence face à un agenda particulièrement chargé

La Tunisie prend la tête du Conseil ministériel alors que la Ligue arabe doit se pencher sur une série de crises qui traversent la région. La Palestine, avec la situation à Gaza et en Cisjordanie, figure au premier plan, mais les ministres doivent également examiner les développements en Libye, en Syrie, au Soudan, au Yémen et en Somalie. Les questions de sécurité nationale arabe, de lutte contre le terrorisme ainsi que plusieurs dossiers de coopération économique et sociale figurent également à l’agenda.

Cette accumulation de crises donne à la présidence tunisienne une visibilité particulière, mais souligne aussi ses limites : sur chacun de ces dossiers, Tunis devra composer avec les positions et les intérêts parfois divergents des États membres.

Une présidence qui ne donne pas les pleins pouvoirs

Présider le Conseil de la Ligue arabe ne signifie pas diriger l’organisation pendant six mois. La Charte de la Ligue prévoit une rotation entre les États membres pour la présidence de chaque session ordinaire. Les décisions continuent à relever collectivement des États membres et, sur les grandes questions politiques, la recherche du consensus demeure déterminante.

La Tunisie ne pourra donc ni imposer une décision ni déterminer seule la position arabe sur une crise. Son influence peut cependant s’exercer autrement : dans la conduite des travaux, la multiplication des consultations et la recherche de compromis entre des positions parfois éloignées.

C’est précisément sur ce terrain que Tunis affirme vouloir agir.

Palestine : Le premier test

Le dossier palestinien occupera immédiatement le devant de la scène. La situation à Gaza et en Cisjordanie constitue l’une des principales questions soumises aux ministres arabes.

Pour la diplomatie tunisienne, l’enjeu sera de transformer une position nationale particulièrement affirmée sur la Palestine en capacité à favoriser une position arabe commune. Une tâche d’autant plus délicate que les États membres de la Ligue entretiennent des relations très différentes avec Israël et ne partagent pas toujours les mêmes priorités diplomatiques.

La présidence ne permettra pas à Tunis d’imposer sa ligne, mais elle lui donnera une position privilégiée pour encourager les consultations et tenter de rapprocher les positions.

La Libye, dossier où Tunis dispose d’une carte particulière

La Libye constitue un autre terrain sur lequel la Tunisie peut tenter d’utiliser sa position. Tunis est directement concernée par la stabilité de son voisin oriental et participe, aux côtés de l’Égypte et de l’Algérie, au mécanisme de concertation trilatérale consacré à la crise libyenne.

Cette proximité géographique et diplomatique donne à la Tunisie une expérience particulière du dossier. La présidence du Conseil lui offre un cadre supplémentaire pour multiplier les consultations autour d’un règlement politique libyo-libyen, sans pour autant se substituer aux dispositifs des Nations unies ou aux initiatives régionales déjà existantes.

Lire aussi : Libye : Derrière le front commun Tunis-Alger-Le Caire, trois priorités nationales

Six mois pour multiplier les passerelles

L’intérêt de cette présidence pourrait finalement se mesurer moins au nombre de décisions adoptées qu’à la capacité de Tunis à devenir, pendant quelques mois, un point de passage diplomatique entre plusieurs capitales arabes.

Mohamed Ali Nafti doit d’ailleurs profiter de la réunion du Caire pour tenir une série d’entretiens bilatéraux avec ses homologues arabes. Ces rencontres constituent l’un des leviers dont dispose la diplomatie tunisienne pour donner un contenu politique à cette présidence tournante.

Palestine, Libye, sécurité régionale, coopération économique ou coordination entre États arabes : la Tunisie dispose donc d’une fenêtre de six mois pour mettre en avant ses priorités, intensifier les consultations et tenter de rapprocher certaines positions.

Une marge de manœuvre réelle, mais essentiellement diplomatique : Tunis présidera les travaux du Conseil, elle ne décidera pas à la place de ses membres.

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La Tunisie prend la présidence tournante du Conseil de la Ligue arabe

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, conduira la délégation tunisienne à la 166ᵉ session ordinaire du Conseil de la Ligue des États arabes, qui se tiendra lundi 7 septembre 2026 au Caire. À cette occasion, la Tunisie exercera la présidence tournante du Conseil au niveau ministériel pour un mandat de six mois, de septembre 2026 à mars 2027.

Selon le ministère des Affaires étrangères, Tunis entend mettre cette présidence au service du dialogue, de la concertation et de la coordination entre États arabes, en cherchant à rapprocher les positions et à renforcer l’unité arabe face aux défis régionaux.

Les travaux de la session ministérielle porteront essentiellement sur l’évolution de la situation dans la région arabe, avec un accent particulier sur les Territoires palestiniens, notamment la poursuite des agressions dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, ainsi que sur d’autres dossiers arabes inscrits à l’ordre du jour. Les ministres examineront également les principaux axes de la coopération arabe dans les domaines du développement, de l’économie, du social et de la sécurité.

En marge de la session, Mohamed Ali Nafti mènera plusieurs entretiens bilatéraux avec ses homologues arabes, afin d’évoquer les relations bilatérales et les moyens de consolider la coopération entre la Tunisie et ses partenaires arabes, dans le cadre de la présidence tunisienne du Conseil.

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