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Sommet arabe de l’IA à Hammamet : la Ligue arabe veut passer du statut d’usager à celui d’acteur

La Ligue arabe s’emploie à inciter ses organisations spécialisées à contribuer activement à la révolution de l’intelligence artificielle au lieu d’en être des usagers passifs a déclaré, mercredi, le secrétaire général de l’organisation, Nabil Fahmy, à l’ouverture de la deuxième édition du sommet « L’intelligence artificielle vers l’avenir 2026 », qui se tient les 9 et 10 […]

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Météo : le ministère de l’Intérieur renforce la vigilance face aux risques d’inondations

La Commission nationale de prévention et de lutte contre les catastrophes s’est réunie mercredi à l’École nationale de la protection civile, dans le cadre des préparatifs visant à renforcer la capacité du dispositif national à faire face aux éventuelles perturbations météorologiques. Présidant l’ouverture de la réunion, le ministre de l’Intérieur, Khaled Nouri, a souligné l’importance […]

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Funérailles d’État du roi Harald V : Mohamed Ali Nafti représente la Tunisie à Oslo

Sur instructions de Son Exellence le Président de la République, Monsieur Kaïs Saïed, M. Mohamed Ali Nafti, Ministre des Affaires Étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Étranger, a présenté les condoléances du Chef de l’État au Roi Haakon VIII, Roi de Norvège, aux membres de la Famille Royale, au Ministre des Affaires Étrangères […]

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TAA — Industrie des composants automobiles : La voiture de demain, une aubaine pour l’écosystème local 

Avec des milliers d’ingénieurs en informatique formés chaque année, la Tunisie dispose d’un atout de poids pour se faire une place dans l’industrie automobile de demain, celle où le logiciel, plus que la mécanique, fera la différence. La Presse — Industrie 4.0, innovation, nouvelles mobilités… Pour l’industrie automobile, ces tendances ne constituent pas de simples […]

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Publics scolaire et universitaire : Un vrai défi devant les opérateurs de transport

C’est avec les rentrées universitaire et scolaire qu’on peut évaluer la capacité des sociétés de transport à satisfaire ou non la forte demande. Le retour, mardi 1er septembre dernier, à la double séance dans les administrations n’a pas permis aux opérateurs de transport de répondre comme il se doit à l’arrivée en masse des fonctionnaires […]

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Protection civile – Chiffres record enregistrés cet été : Tous les incendies maîtrisés en dépit des difficultés climatiques

La saison estivale a été exceptionnelle en termes de nombre d’interventions, dépassant les 756 par jour en juillet et 700 en août, pour une moyenne de 450. La Protection civile a effectué plus de 1.000 interventions par jour les 21, 22 et 23 juillet dernier, dont 300 pour éteindre des incendies. Le total des interventions […]

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“Météo folle” : un climatologue alerte sur l’évolution des conditions météorologiques

Les conditions météorologiques deviennent de plus en plus difficiles à prévoir avec précision, sous l’effet de changements rapides dans les dynamiques atmosphériques. En Tunisie, l’automne devrait notamment connaître des épisodes de fortes précipitations, favorisés par l’énergie thermique accumulée dans les mers, selon le professeur de climatologie Jamil Hajri. Intervenant ce mercredi sur Diwan FM, le […]

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Bourses d’études : Quand l’Allemagne courtise les jeunes talents tunisiens

Avec quelque 7.500 étudiants tunisiens dans ses universités, l’Allemagne s’impose comme une destination de plus en plus attractive. Bourses, formations scientifiques, coût des études et perspectives d’emploi : Berlin dispose de plusieurs arguments pour séduire les jeunes talents tunisiens. Le parcours de la lauréate du bac 2026, Yasmine Yaâkoubi, en est une parfaite illustration. La […]

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Rentrée scolaire 2026-2027 : SOS Villages d’Enfants Tunisie lance un appel aux dons

Le budget alloué par l’Association Tunisienne des Villages d’Enfants SOS pour la nouvelle année scolaire 2026/2027 est estimé à environ 6 millions de dinars, a révélé ce mercredi 9 septembre 2026 la coordinatrice nationale du département communication de l’association, Hela Dridi. Dans une déclaration à la Radio Nationale, Hela Dridi a confirmé que la collecte […]

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Électricité : la Tunisie a-t-elle trouvé une partie de la solution dans les énergies renouvelables ?

Les énergies renouvelables constituent un levier important pour renforcer la production électrique en Tunisie, mais elles ne peuvent, à elles seules, résoudre les difficultés auxquelles fait face le système électrique national. C’est ce qu’a affirmé le consultant international dans le domaine de l’énergie, Ezzeddine Khalfallah, estimant que l’enjeu réside également dans l’accélération des projets, le […]

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Jusqu’à 37.000 dollars pour inciter certains migrants au retour volontaire dans ce pays de Schengen

La Suède a fortement relevé en 2026 le montant de son aide au rapatriement volontaire, qui peut désormais atteindre 350.000 couronnes suédoises par adulte, soit environ 37.000 dollars et près de 100.000 dinars tunisiens. Le dispositif, destiné à certaines personnes disposant d’un permis de séjour obtenu notamment pour des motifs de protection, s’inscrit dans le […]

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Jusqu’à 70 mm de pluie attendus, la Protection civile appelle à la vigilance à jendouba

La direction régionale de la Protection civile de Jendouba a appelé les citoyens à la plus grande vigilance face aux perturbations météorologiques attendues à partir de l’après-midi du jeudi 10 septembre 2026, avec des pluies temporairement orageuses pouvant être localement fortes et atteindre 70 millimètres dans le gouvernorat de Jendouba. Selon les prévisions de l’Institut […]

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Tunisie-USA : un projet de 6 MD pour moderniser le stockage des médicaments et vaccins

Les travaux d’aménagement de 5 dépôts de stockage de médicaments et de vaccins, à l’entrepôt central Echebbi au Bardo relevant du ministère de la santé ont démarré mercredi.  Il s’agit de 4 dépôts destinés à la conservation des médicaments et des fournitures médicales et un dépôt réservé aux archives du personnel. Le démarrage des travaux […]

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Dans les coulisses du premier long métrage d’animation tunisien : L’aventure animée de « Daglouta et Machmoum »

Le long métrage d’animation « Daglouta et Machmoum », écrit et réalisé par Latifa Robbana Doghri et produit par Salem Trabelsi, est actuellement en pleine phase de production. Cette semaine, les comédiens se retrouvent en studio pour enregistrer les voix des personnages. Une nouvelle étape dans une aventure qui mérite que l’on s’y arrête, tant […]

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SNIT : des appartements à vendre à partir de 117.000 dinars à Sidi Hassine

La Société nationale immobilière de Tunisie (SNIT) a annoncé la mise en vente d’un ensemble d’appartements dans le cadre du projet résidentiel « Kheldoun 1 », situé à Sidi Hassine Séjoumi, dans le gouvernorat de Tunis. Cette opération s’inscrit dans le cadre du programme de financement FOPROLOS destiné à favoriser l’accès au logement pour les […]

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Tunisie : jusqu’à 70 mm de pluie attendus dans plusieurs gouvernorats

Des pluies orageuses, parfois abondantes, sont attendues à partir de l’après-midi de jeudi 10 septembre 2026 dans les régions du Nord et, localement, du Centre de la Tunisie, selon un bulletin de suivi publié par l’Institut national de la météorologie (INM). Les quantités de pluie les plus importantes devraient varier entre 30 et 50 mm […]

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Tunisie-Europe | Tension diplomatique et risque économique

Banques, financement, technologie : pourquoi Tunis doit renforcer ses marges de manœuvre sans tourner le dos à l’Europe. Il faut prendre acte d’un changement de registre. Le 8 septembre 2026, à Genève, devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, l’Union européenne (UE) a exprimé publiquement ses inquiétudes concernant la situation politique et civique en Tunisie, évoquant notamment une «érosion de l’État de droit» et un «rétrécissement de l’espace civique», tout en appelant au «rétablissement de l’État de droit».

Abdelwaheb Ben Moussa *

Cette déclaration intervient quelques jours après la confirmation, le 3 septembre, des condamnations dans l’affaire dite du «complot» et après une première réaction européenne portant notamment sur les garanties des procédures judiciaires.

Bruxelles a par ailleurs annoncé son intention de porter ces questions devant le prochain Conseil d’association UE-Tunisie. Il serait toutefois réducteur de considérer cette séquence comme une simple controverse diplomatique. Le véritable enjeu est désormais de savoir comment une tension politique peut se transmettre — ou non — aux mécanismes économiques qui relient la Tunisie à son principal espace commercial, financier et technologique.

Depuis le Mémorandum d’entente de juillet 2023, le partenariat UE-Tunisie s’est largement structuré autour d’intérêts communs : migration, sécurité, stabilité économique, énergie et coopération. La séquence actuelle introduit une dimension supplémentaire. L’UE réaffirme désormais publiquement que le partenariat comporte également une dimension normative. Cela ne signifie pas mécaniquement sanctions, rupture commerciale ou fermeture des financements. Mais cela peut modifier la perception du risque. Et dans une économie fortement interconnectée, la perception du risque peut elle-même produire des effets économiques.

Les principaux canaux : la banque et la technologie

Le risque le plus crédible n’est pas nécessairement celui d’une rupture brutale. Il peut être beaucoup plus diffus : davantage de contrôles, des procédures plus longues, une vigilance accrue sur la gouvernance, les flux transfrontaliers et l’environnement institutionnel.

Lorsque l’incertitude augmente, les acteurs financiers ont naturellement tendance à renforcer leurs dispositifs de protection. Pour une économie comme la Tunisie, cette friction peut devenir coûteuse.

Le financement du commerce extérieur, les garanties, les correspondances bancaires, les lignes de crédit, les investissements et les opérations en devises forment en effet une chaîne étroitement interdépendante. Quelques degrés supplémentaires de friction sur chacun de ces maillons peuvent finir par peser sur l’ensemble de l’économie. La question n’est donc pas seulement celle du volume des échanges avec l’Europe. Elle est aussi celle de l’infrastructure financière qui permet à ces échanges de fonctionner.

Le même raisonnement vaut pour l’écosystème numérique. La proximité avec l’Europe constitue l’un des principaux atouts de la Tunisie : ingénieurs, développeurs, centres de services, sous-traitance, nearshoring, co-développement et startups. Mais une proximité économique ne doit pas devenir une dépendance à faible valeur ajoutée.

Le véritable risque n’est pas nécessairement celui d’un départ massif des entreprises européennes. Il est plus progressif : voir les activités à forte valeur ajoutée, les sièges sociaux, les financements et la propriété intellectuelle se localiser ailleurs, tandis que la Tunisie conserve principalement les fonctions d’exécution.

Produire de la technologie en Tunisie n’est pas encore la même chose que posséder la valeur créée par cette technologie. La question stratégique est donc celle de la propriété intellectuelle, des brevets, des données, des plateformes, des financements et de la capacité à faire émerger des entreprises tunisiennes capables de conserver une part significative de la valeur créée.

Eviter le piège du repli et construire des amortisseurs

La réponse ne peut être ni la rupture avec l’Europe ni le repli économique. La Tunisie a tout intérêt à maintenir et approfondir son partenariat européen. Mais elle a également intérêt à diversifier ses marchés, ses sources de financement, ses partenariats technologiques et ses débouchés.

La souveraineté économique ne signifie pas ne dépendre de personne. Elle signifie disposer de suffisamment de marges de manœuvre pour pouvoir choisir ses dépendances. La diversification n’est donc pas un rejet de l’Europe. Elle est la condition d’un partenariat plus équilibré avec l’Europe.

La séquence actuelle devrait surtout accélérer plusieurs chantiers.

– renforcer la résilience bancaire : les banques tunisiennes doivent disposer de systèmes de conformité, de gouvernance, de gestion des risques et de traçabilité capables de répondre aux exigences internationales les plus élevées. L’objectif est de rendre le risque tunisien mesurable, documenté et maîtrisable, plutôt que de laisser les perceptions extérieures le définir seules ;

– protéger davantage la valeur technologique créée en Tunisie ; former des ingénieurs pour répondre à la demande extérieure ne suffit plus. Il faut créer les conditions permettant à ces compétences de construire en Tunisie des entreprises, des produits, des brevets et des plateformes dont la valeur économique reste, pour une part significative, sur le territoire national ;

– diversifier activement les partenariats : Europe, Afrique, Royaume-Uni, Moyen-Orient et Asie ne doivent pas être considérés comme des alternatives exclusives, mais comme les composantes d’une stratégie de diversification. Un pays qui dispose de plusieurs débouchés négocie différemment d’un pays qui n’en possède qu’un ;

– enfin, reconnecter souveraineté énergétique et souveraineté économique : une Tunisie fortement dépendante de ses importations énergétiques reste exposée aux besoins de devises, aux financements extérieurs et aux chocs internationaux. Chaque progrès en matière d’efficacité énergétique, d’énergies renouvelables, de production nationale et de valorisation des ressources réduit donc une vulnérabilité extérieure.

La souveraineté énergétique n’est pas un slogan. Elle constitue une composante de la souveraineté financière, qui conditionne à son tour la marge de manœuvre stratégique du pays.

Ne pas attendre que le risque devienne une facture

La Tunisie ne peut pas contrôler le registre dans lequel ses partenaires européens choisissent désormais de s’exprimer. Elle peut en revanche contrôler son propre niveau de vulnérabilité, renforcer ses banques, sécuriser ses infrastructures numériques ; retenir davantage de propriété intellectuelle ; diversifier ses marchés ; et réduire sa dépendance énergétique ; et améliorer la qualité et la prévisibilité de son environnement économique et institutionnel.

Surtout, elle peut cesser de concevoir la souveraineté uniquement comme une posture défensive. La souveraineté moderne est une architecture d’exécution. Elle consiste à disposer de suffisamment de ressources, de compétences, de technologies, de financements et de partenaires pour que la pression extérieure — quelle qu’en soit l’origine — ne puisse pas se transformer facilement en vulnérabilité intérieure.

L’Europe a changé de registre. À la Tunisie de changer d’échelle. Non pas en rompant avec l’Europe, elle n’en ni l’intérêt ni les moyens, mais en faisant en sorte que le partenariat avec l’Europe soit un choix stratégique — et non une nécessité subie.

* Ingénieur informatique, cadre de banque publique.  

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Entre 2020 et 2024, près de 160 000 entreprises ont fermé

La crise sanitaire déclenchée en 2020 a laissé une empreinte profonde et durable sur l’économie tunisienne. Entre le déclenchement de la pandémie et l’année 2024, ce sont 159 304 entreprises privées qui ont définitivement fermé leurs portes.

 

Loin de s’être cantonné à la seule période de confinement sanitaire, ce choc s’est mué en une crise d’usure économique. Les données révèlent la fragilité d’un tissu entrepreneurial dominé par des structures individuelles sans amortisseur financier, balayées au fur et à mesure que les mesures d’urgence s’estompaient et que la crise macroéconomique s’installait.

Au plus fort des restrictions sanitaires en 2020, le nombre de radiations est resté artificiellement contenu à 20 714 unités, un niveau historiquement bas favorisé par le ralentissement de l’appareil judiciaire, les délais administratifs et les moratoires bancaires. L’effet de rattrapage ne s’est pas fait attendre. Après une remontée à 29 481 fermetures en 2021, l’année 2022 a connu un point de rupture absolu avec 59 430 cessations d’activité recensées. Ce pic s’explique par l’épuisement des liquidités des entreprises à la fin des aides exceptionnelles et la forte poussée inflationniste post-conflit ukrainien. Si le rythme a décéléré en 2023 (34 751) et en 2024 (14 928), le coût global pour le tissu productif formel demeure considérable.

 

L’hémorragie des travailleurs indépendants

Le profil des entreprises qui ont mis la clé sous la porte montre qu’il ne s’agit pas d’un démantèlement de grandes industries, mais de l’anéantissement massif du micro-entrepreneuriat. Les exploitants individuels sous statut de *personne physique représentent 91,2 % des radiations (145 357 fermetures). Ce déséquilibre se reflète encore plus nettement dans les effectifs déclarés. 96,6 % des entreprises disparues (153 921 structures) n’employaient aucun salarié. À l’inverse, les PME employant 10 salariés et plus ne comptent que pour 250 cas au total sur les cinq années, illustrant la résistance relative du capital structuré face à l’extrême vulnérabilité des petits commerçants et artisans isolés.

 

Le commerce et les services de proximité en première ligne

La structure sectorielle des fermetures met en avant les activités dépendantes des flux quotidiens de consommation et du pouvoir d’achat des ménages. Le secteur du commerce et de la réparation automobile et motocycles concentre, à lui seul, 75 135 sorties, soit 47,2 % du total, dont plus de 61 500 dans le seul commerce de détail. En deuxième position, la branche transports et entreposage totalise 20 612 disparitions (12,9 %). L’industrie manufacturière arrive en troisième position (15 330 sorties, soit 9,6 %), suivie de l’hôtellerie et de la restauration (10 201 fermetures, 6,4 %) et du BTP (8 159 sorties, 5,1 %).

Le régime onshore et les promoteurs tunisiens concentrent respectivement 98,2 % et 99,1 % des cessations d’activité. Les entités offshore ont traversé la tempête sans vague majeure de liquidations. Le fait d’avoir un marché extérieur qui affiche une demande est un garant de continuité d’activité, contrairement au marché local fortement impacté par un pouvoir d’achat effrité.

 

Les grands pôles au cœur de la tourmente

La répartition géographique des fermetures montre que le Nord-Est polarise plus de 42,4 % des sorties d’entreprises (67 660), tiré par le gouvernorat de Tunis qui compte à lui seul 21 754 cessations d’activité, suivi par Nabeul (11 012), Ben Arous (9 598) et l’Ariana (9 508). Le Centre-Est regroupe quant à lui 22,3 % des fermetures (35 457 fermetures), réparties entre Sfax (13 446), Sousse (9 905) et Monastir (7 392). Les régions de l’intérieur et du Sud, bien que moins pourvues en unités formelles, enregistrent des pertes importantes dans leurs centres urbains tels que Médenine (8 769 sorties) et Kairouan (5 993 sorties).

 

Les statistiques de la période 2020 – 2024 montrent que le choc pandémique et les tensions inflationnistes n’ont pas seulement suspendu l’activité économique. C’est vrai que sur la même période, 213 997 entreprises ont vu le jour, mais ce n’est pas nécessairement dans les mêmes domaines et qui demandent une main d’œuvre ayant les mêmes compétences. In fine, cette situation a poussé des dizaines de milliers de petits indépendants hors du circuit officiel, alimentant la précarisation du travail et le repli vers le secteur informel.

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Affaire ‘‘Houris’’ | Kamel Daoud relaxé en France, poursuivi en Algérie

Poursuivi en diffamation par Saâda Arbane, l’écrivain franco-algérien Kamel Daoud a été relaxé mardi 8 septembre 2026 par le tribunal correctionnel de Paris. Une décision qui constitue une victoire judiciaire pour l’auteur du roman à succès ‘‘Houris’’, sans pour autant mettre un terme au feuilleton judiciaire qui l’oppose à la plaignante.

Djamal Guettala 

La justice française vient de refermer, provisoirement, l’un des volets de l’affaire ‘‘Houris’’. Poursuivi pour diffamation par Saâda Arbane, Kamel Daoud a été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris. L’audience concernait des propos tenus par l’écrivain dans un entretien accordé au ‘‘Figaro’’ en avril 2025.

Le tribunal a estimé que les propos incriminés ne permettaient pas d’identifier Saâda Arbane. La qualification de diffamation n’étant pas constituée, Kamel Daoud a donc été relaxé. La décision intervient alors que le nom de l’écrivain est au centre, depuis près de deux ans, d’une succession de procédures judiciaires liées à son roman ‘‘Houris’’, couronné du prix Goncourt en 2024.

    Il convient de distinguer les différentes affaires pour comprendre la portée du jugement parisien.

    La procédure ne portait pas directement sur ‘‘Houris’’

    Saâda Arbane accuse Kamel Daoud d’avoir utilisé des éléments de son histoire personnelle, qu’elle affirme avoir confiés dans le cadre de consultations psychiatriques auprès de son épouse, Aïcha Dehdouh, pour nourrir le personnage principal de ‘‘Houris’’. L’affaire a donné lieu à plusieurs procédures, en France comme en Algérie.

    Mais le procès qui vient de s’achever à Paris ne portait pas directement sur la question de savoir si l’écrivain avait utilisé ou non l’histoire de Saâda Arbane dans son roman.

    La plainte en diffamation concernait des déclarations faites par Kamel Daoud au ‘‘Figaro’’. La défense soutenait notamment que l’écrivain avait dénoncé une instrumentalisation judiciaire et médiatique de l’affaire.

    Le tribunal a finalement considéré que les propos poursuivis ne désignaient pas suffisamment Saâda Arbane pour constituer une diffamation à son encontre. Cette distinction juridique est essentielle : la relaxe ne constitue donc pas un jugement sur les accusations portant sur la genèse de ‘‘Houris’’.

    La décision parisienne comporte également un autre volet. Saâda Arbane a été condamnée à verser un euro de dommages et intérêts à Kamel Daoud ainsi que 1 500 euros à Marc Feuillée, directeur de la publication du ‘‘Figaro’’. Le tribunal a retenu le caractère manifestement infondé des poursuites engagées dans cette procédure.

    Pour Kamel Daoud, cette décision constitue évidemment un soulagement. Depuis la publication de ‘‘Houris’’, l’écrivain se trouve pris dans un conflit qui dépasse largement la seule question littéraire.

    Son roman, consacré aux blessures laissées par la décennie noire algérienne, a rencontré un immense succès en France et remporté le prix Goncourt. Mais il est interdit de publication en Algérie, où la législation encadre strictement l’évocation publique de cette période. La controverse autour du roman a ainsi rapidement quitté le terrain de la littérature pour devenir une affaire judiciaire et politique.

    La bataille qui se poursuit en Algérie

    La relaxe prononcée à Paris ne signifie donc pas que toutes les procédures opposant Kamel Daoud à Saâda Arbane sont terminées.

    En Algérie, l’écrivain a annoncé en avril 2026 avoir été condamné par contumace à trois ans de prison ferme et à une amende de cinq millions de dinars dans une affaire liée à ‘‘Houris’’. Cette procédure repose sur des accusations concernant notamment l’utilisation alléguée d’éléments de la vie personnelle de Saâda Arbane dans le roman.

    Kamel Daoud n’était pas présent à ce procès et a dénoncé une procédure qu’il considère comme politique. Ses avocats ont également contesté les poursuites engagées contre lui en France et en Algérie.

    Le contraste entre les deux systèmes judiciaires est dès lors frappant : en France, l’écrivain vient d’obtenir une relaxe dans une procédure en diffamation ; en Algérie, il reste sous le coup d’une condamnation prononcée par contumace.

    Derrière le contentieux judiciaire demeure une question autrement plus complexe : jusqu’où un écrivain peut-il transformer une histoire réelle en fiction lorsqu’elle touche à l’intime, au traumatisme et à la mémoire collective ?

    C’est tout le paradoxe de ‘‘Houris’’. Le roman est une œuvre de fiction, mais il puise dans une histoire algérienne profondément réelle : celle de la décennie noire, de ses violences, de ses victimes et de ses silences. La polémique autour de Saâda Arbane a ainsi ouvert un débat sur les frontières entre témoignage, mémoire, fiction et appropriation littéraire.

    La justice française vient de trancher un point précis : les propos poursuivis ne constituaient pas une diffamation. Elle n’a pas pour autant dit le dernier mot sur l’ensemble du conflit.

    Pour Kamel Daoud, la journée du 8 septembre marque donc une victoire importante. Mais elle ne clôt pas le dossier ‘‘Houris’’. Le livre qui avait fait entrer la mémoire de la guerre civile algérienne dans les vitrines de la littérature française continue désormais de vivre dans les tribunaux. Et derrière le succès du Goncourt, une question demeure : à qui appartient une histoire lorsqu’elle devient littérature ?

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    Bizerte : quand la beauté de la mer se heurte à la saleté des plages

    Il est des moments où l’hospitalité se transforme en embarras. Pendant une semaine, nous avons accueilli à Bizerte des amis étrangers, désireux de découvrir notre région et de goûter aux plaisirs de la Méditerranée. Leur programme incluait naturellement des baignades dans une mer que nous savons belle, pure et généreuse. Et de fait, nos hôtes […]

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