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L’UNICEF mise sur l’Afrique connectée : plus de 1 000 écoles tunisiennes concernées

L’UNICEF a ouvert un appel d’offres d’envergure (RFPS-NYH-2026-503940) pour la fourniture de services de connectivité Internet managés aux écoles et établissements accueillant des enfants dans 54 pays africains. La Tunisie figure parmi les pays concernés, avec un déficit de connectivité qui toucherait encore un millier d’écoles.

Ce marché s’inscrit dans le programme Giga, porté par l’UNICEF et l’Union internationale des télécommunications (UPI). Son objectif est de connecter jusqu’à 500 000 écoles et établissements de santé en Afrique d’ici 2030. Après une phase de manifestation d’intérêt close en mars 2026, l’agence onusienne a ouvert un appel d’offres compétitif. Tout en abandonnant les marchés pays par pays au profit d’un achat groupé à l’échelle continentale. Lequel est piloté comme une centrale d’achat pour le compte des gouvernements participants.

Le cas tunisien

Les annexes techniques du dossier précisent que la Tunisie compterait 7 348 écoles recensées, dont 6 344 déjà connectées et 1 004 non connectées. Une bonne partie d’entre elles situées dans les 4 749 écoles répertoriées en zone rurale. Le dossier fait aussi état de 2 340 établissements de santé recensés. A cet égard, le pilotage du volet tunisien reviendrait au ministère de l’Éducation.

Dans ce cadre, les prestataires peuvent soumissionner séparément ou conjointement sur trois lots :

  • La connectivité Internet proprement dite (six niveaux de service, du basique au très haut débit, avec supervision centralisée et API de monitoring);
  • Le réseau interne aux établissements (câblage, Wi-Fi, helpdesk);
  • Et, là où l’électricité fait défaut, des solutions d’alimentation complémentaires.

Un contrat pensé sur le long terme

Par ailleurs, le montage prévoit un accord-cadre de services (LTA-S) de cinq ans renouvelable. Les entreprises présélectionnées ne signent pas immédiatement de contrat d’exécution. Car, elles seront ensuite mises en concurrence pays par pays, une fois les besoins précisés avec les gouvernements. Le modèle est donc celui d’un service entièrement managé. Les équipements restant la propriété du prestataire pendant toute la durée du contrat, maintenance et remplacement à sa charge, sous SLA contraignant.

En outre, pour les opérateurs, intégrateurs réseau et fournisseurs d’énergie tunisiens, ce marché pluriannuel, adossé à des institutions comme la Banque mondiale, Smart Africa et la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), constitue une opportunité rare de se positionner sur un programme structurant. Ainsi, les entreprises intéressées sont invitées à consulter l’avis officiel et l’ensemble des documents contractuels sur le portail des marchés des Nations unies (UNGM).

Le potentiel en Tunisie (chiffres officiels de l’Annexe G) :

                                             Nombre

Écoles recensées             7 348

dont déjà connectées    6 344

dont non connectées    1 004

Écoles en zone rurale     4 749

Établissements de santé    2 340.

———————-

*Article rédigé sur la base d’un dossier d’appel d’offres transmis par un partenaire du secteur, recoupé avec les informations publiques de l’UNICEF sur son initiative continentale de connectivité scolaire.

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Cette monnaie séduit de plus en plus les acteurs africaines

Le renminbi chinois a le vent en poupe dans les échanges entre la Chine et l’Afrique. D’abord utilisé pour certaines opérations commerciales, le yuan prend progressivement une place plus importante dans les règlements transfrontaliers, alors que les banques et les infrastructures financières développent les moyens de traiter directement cette monnaie. 4 380 milliards de yuans, c’est le montant total des importations et exportations de marchandises de la Chine en avril 2026, soit environ 639,4 milliards de dollars. Dans ce volume, une partie des échanges se fait avec l’Afrique, où le recours à la monnaie chinoise gagne progressivement du terrain.

Selon le rapport 2025 sur l’internationalisation du renminbi de la Banque populaire de Chine, les recettes et paiements transfrontaliers en RMB liés aux échanges sino-africains ont atteint 155,33 milliards de yuans en 2024, soit 23,14 milliards de dollars, en hausse de 28% sur un an. Les règlements liés au commerce de marchandises ont progressé de 36%, à 56,4 milliards de yuans. Selon la même source, entre 2020 et 2024, les volumes ont plus que doublé.

Cette progression va de pair avec l’élargissement des infrastructures de paiement. Le système chinois CIPS, qui permet de traiter les paiements internationaux en renminbi, étend progressivement son réseau en Afrique. Des établissements bancaires présents notamment en Afrique du Sud, au Kenya et en Namibie ont renforcé leur accès à ces services. Des mécanismes de compensation en RMB se développent également avec des banques africaines.

Pour les entreprises, l’intérêt est avant tout opérationnel. Lorsqu’une transaction est réalisée directement en yuan, elle peut éviter une conversion intermédiaire dans une autre devise. Le développement de ces circuits donne ainsi davantage de possibilités aux importateurs, exportateurs et établissements financiers qui travaillent avec des partenaires chinois.

Le renminbi commence également à changer de dimension sur le continent. L’Égypte a émis en 2023 des obligations Panda (le nom donné aux obligations étrangères émises sur le marché chinois, par analogie avec les “obligations Samurai” émises au Japon). Et ce, pour 3,5 milliards de yuans sur le marché chinois. De plus, Afreximbank a levé 2,2 milliards de yuans en 2025 à travers ce même marché. Le Kenya envisage lui aussi d’intégrer cet instrument à sa stratégie d’emprunt.

Certes, le mouvement reste encore progressif. Le dollar et l’euro gardent une place importante dans les échanges et les réserves africaines. Mais le yuan gagne peu à peu du terrain, porté non seulement par la hausse des échanges entre la Chine et l’Afrique, mais aussi par le développement des solutions permettant de payer directement en monnaie chinoise. Par ailleurs, la suppression des droits de douane chinois depuis mai dernier pour 53 pays africains n’a fait qu’accentuer cette tendance, en donnant davantage de marge aux échanges commerciaux entre les deux parties.

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La Tunisie parmi les pays africains bientôt notés par une nouvelle agence

L’Afrique prépare sa propre agence de notation de crédit, issue d’une initiative de l’UA, mais indépendante de celle-ci. L’Africa Credit Rating Agency, AfCRA, doit être officiellement lancée à Maurice, qui accueillera également son siège. Le lancement est prévu le 7 octobre 2026 à Port-Louis, selon le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (APRM), chargé par l’Union africaine de conduire le projet.

En effet, AfCRA arrivera dans un marché largement dominé par les trois grandes agences internationales que sont Fitch, Moody’s et S&P. Selon l’APRM, plus de 70% des notations de crédit produites en Afrique sont actuellement émises par des entités non africaines. L’agence africaine entend ainsi apporter une nouvelle source d’évaluation du risque, avec un regard davantage centré sur les économies du continent.

Une notation de crédit sert notamment à apprécier la capacité d’un État ou d’une entreprise à honorer ses engagements financiers. Pour un pays qui cherche à emprunter sur les marchés internationaux, cette évaluation entre dans l’appréciation du risque par les investisseurs et peut avoir une influence sur les conditions d’accès aux capitaux.

Dans ce contexte, l’UA met en avant plusieurs critiques concernant les méthodes des agences internationales. Dans ses documents de présentation, elle évoque notamment des biais perçus, des écarts dans l’évaluation du risque et des coûts jugés élevés. L’APRM estime aussi que certaines notations ne reflètent pas toujours suffisamment les réalités économiques des pays africains. Par ailleurs, elle relève des révisions qui peuvent intervenir avec un décalage par rapport à l’évolution de la situation économique d’un pays. L’organisation pointe également les difficultés liées aux données disponibles et à la présence limitée d’analystes directement implantés sur le continent. Ces critiques font partie des arguments avancés pour justifier la création d’AfCRA.

Toutefois, l’agence n’a pas vocation à remplacer les acteurs déjà présents sur le marché. Son objectif annoncé est plutôt de proposer une évaluation supplémentaire du risque. Lors d’une réunion organisée en 2025, l’APRM avait d’ailleurs précisé qu’AfCRA ne devait pas attribuer des notes favorables aux acteurs africains, mais apporter davantage de diversité dans les opinions de notation.

De son côté, le projet prévoit une agence portée par le secteur privé et financée par ses propres activités. Elle doit également rester indépendante de l’Union africaine. Cette autonomie doit permettre à AfCRA de développer ses propres méthodes d’analyse et de se positionner séparément des institutions à l’origine du projet.

À cela s’ajoute la question du “plafond souverain”. Dans certaines méthodologies de notation, une entreprise ou une banque peut voir sa note limitée par celle de son pays d’implantation. Un acteur privé présentant de bons fondamentaux peut ainsi être affecté par l’évaluation du risque associé à son État.

Par ailleurs, l’APRM met en avant le coût de cette perception du risque. Dans une publication consacrée aux notations africaines, elle estime que les pays du continent paient en moyenne entre 3 et 5 points de pourcentage de plus sur leurs obligations souveraines que des pays présentant des indicateurs de crédit comparables en dehors de l’Afrique. Ce chiffre est avancé par l’APRM et doit donc être considéré comme une estimation de l’organisation, et non comme une mesure indépendante de l’ensemble du marché.

Enfin, le projet ne date pas de 2026. L’Assemblée de l’Union africaine avait chargé l’APRM, dès 2017, de soutenir les États membres dans le domaine des agences de notation. En 2023, les ministres africains chargés des finances, des affaires monétaires et de la planification économique ont approuvé la création d’une agence africaine portée par le secteur privé, avec un modèle fondé sur l’autofinancement. Le Conseil exécutif de l’UA a ensuite confié à l’APRM la conduite des travaux de mise en place.

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L’ONU veut corriger la carte du monde, la Tunisie vote oui

L’Assemblée générale des Nations unies a adopté, vendredi 4 septembre, une résolution en faveur de cartes représentant plus fidèlement la superficie réelle des continents. Portée par le Togo au nom des  55 États membres de l’Union africaine, “Correct the Map”,a recueilli 164 voix pour, une contre et 6 abstentions. La Tunisie a elle aussi voté en faveur du texte. Le texte encourage notamment le recours à la projection Equal Earth, conçue pour préserver les proportions de superficie entre les territoires.

Pourquoi cette résolution? Parce que la carte du monde la plus familière n’est pas aussi fidèle qu’elle en a l’air.

La projection de Mercator, développée au XVIᵉ siècle par le cartographe flamand Gerardus Mercator, avait été conçue principalement pour faciliter la navigation. Elle présente toutefois une déformation croissante des superficies à mesure que l’on s’éloigne de l’équateur. Les territoires proches des pôles apparaissent ainsi beaucoup plus grands qu’ils ne le sont réellement.

Le Groenland est l’exemple le plus connu. Sur une carte de Mercator, il semble presque comparable à l’Afrique. En réalité, l’Afrique est environ 14 fois plus vaste que le Groenland.

Equal Earth propose une autre approche. Les superficies relatives sont mieux conservées. En effet, l’Afrique apparaît donc à une échelle beaucoup plus proche de sa taille réelle, tandis que les territoires septentrionaux cessent d’être visuellement surdimensionnés. La projection ne restitue toutefois pas parfaitement toutes les formes et les distances. Aucune carte plane ne peut reproduire intégralement un globe.

La résolution de l’ONU ne signifie pas pour autant que Mercator va disparaître. Elle n’interdit aucune projection et ne fait pas d’Equal Earth une carte officielle unique. Elle invite plutôt les États, les établissements éducatifs, les organisations et les acteurs du numérique à privilégier, lorsque l’objectif est de comparer les superficies, des projections qui les représentent correctement.

Derrière cette initiative africaine, l’enjeu est aussi celui de la représentation. Une carte utilisée dans les écoles, les médias ou les outils numériques contribue à construire une perception des rapports de taille entre les continents. Corriger leurs proportions ne change évidemment ni les frontières ni la superficie des pays. Mais cela permet de regarder le monde avec une autre échelle en tête.

La carte ne change donc pas le monde. Elle change simplement la façon dont nous le regardons.

A noter que le seul vote contre est venu des États-Unis. Les 6 abstentions sont celles de l’Estonie, de la Géorgie, de la Lituanie, de la Moldavie, de la Serbie et de l’Ukraine. 

En outre, d’après l’agence Anadolu, la Banque mondiale utilise déjà des projections comme Equal Earth et Winkel Tripel pour certaines de ses cartes et commence à délaisser progressivement Mercator dans ses représentations numériques. La France lui emboîte le pas : elle a annoncé vendredi l’adoption de la projection Eckert IV, jugée plus fidèle pour représenter les superficies des territoires.

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IA | Afrique et monde arabe face au défi de l’exécution

À Yasmine Hammamet, du 7 au 10 septembre 2026, l’Afrique et le monde arabe se retrouvent autour du AI-Forward Summit 2026, organisé par l’Organisation arabe des technologies de l’information et de la communication (Aicto), sous l’égide de la Ligue des États arabes, en collaboration avec le ministère tunisien des Technologies de la Communication. Le thème retenu — «Façonner l’avenir de l’intelligence : de la vision à la valeur» — résume à lui seul le véritable enjeu de cette nouvelle étape de la révolution numérique. Car l’Afrique et le monde arabe ne souffrent pas d’un déficit d’ambition. Ils souffrent davantage d’une dette d’exécution.

Abdelwaheb Ben Moussa *

La question n’est plus seulement de savoir s’il faut investir dans l’intelligence artificielle, développer les infrastructures numériques ou élaborer des stratégies nationales. La question décisive est désormais de savoir si ces ambitions peuvent être transformées en capacités opérationnelles, mesurables et souveraines. Autrement dit : comment passer de la vision à la valeur ?

Le cadre est déjà posé

L’Union africaine a franchi une étape importante avec l’adoption de sa stratégie continentale sur l’intelligence artificielle. De leur côté, les pays arabes multiplient les stratégies nationales, les investissements dans les infrastructures numériques, les initiatives de recherche et les programmes consacrés à l’intelligence artificielle.

Le cadre stratégique existe donc. Les priorités sont identifiées : développement des compétences, recherche et innovation, disponibilité des données, infrastructures numériques, gouvernance, coopération régionale et soutien à l’écosystème privé.

Mais une difficulté structurelle demeure. L’Afrique reste confrontée à un déficit considérable en matière de puissance de calcul, de données et de compétences spécialisées. Le monde arabe dispose, pour sa part, de capacités financières, énergétiques et infrastructurelles importantes, mais reste confronté à la nécessité de transformer ces moyens en capacités technologiques et industrielles durables.

C’est précisément dans cette complémentarité que se trouve une opportunité stratégique. L’Afrique apporte ses talents, ses marchés, ses besoins et son potentiel de croissance. Le monde arabe dispose de capitaux, d’infrastructures, d’énergie et de capacités d’investissement. Entre les deux existe un espace de coopération encore largement sous-exploité.

Deux pièges menacent aujourd’hui les stratégies africaines et arabes d’IA. Le premier est celui de la dépendance technologique. Adopter rapidement des solutions disponibles sur le marché peut permettre d’obtenir des résultats visibles à court terme. Mais une dépendance excessive aux infrastructures, aux modèles, aux plateformes et aux fournisseurs extérieurs peut progressivement réduire la capacité de décision stratégique.

Le second piège est plus subtil : l’illusion d’agilité. Multiplier les pilotes, les plateformes, les démonstrateurs et les projets expérimentaux peut donner l’impression d’une transformation rapide. Mais une succession de «proof of concept» ne constitue pas une transformation structurelle.

Le véritable indicateur n’est pas le nombre de projets IA lancés. C’est le nombre de processus effectivement transformés, de délais réellement réduits, de coûts maîtrisés, de décisions améliorées et de services rendus plus efficacement aux citoyens et aux entreprises.

La Tunisie, point d’articulation

La Tunisie n’arrive pas à cette échéance les mains vides. Elle dispose d’un capital scientifique et technique important, d’un écosystème entrepreneurial dynamique et d’une stratégie nationale d’intelligence artificielle couvrant la période 2026-2030. Elle dispose également d’une expérience accumulée dans la transformation numérique de l’administration. Mais sa position géographique et son histoire lui confèrent surtout une capacité particulière : celle de faire dialoguer plusieurs espaces.

La Tunisie est africaine, arabe et méditerranéenne. Et elle est également connectée à l’Europe. Cette position peut devenir un véritable avantage géoéconomique dans la construction des chaînes de valeur numériques et technologiques de demain. Mais cela suppose de dépasser la logique de simple interface.

La Tunisie doit pouvoir devenir un nœud d’exécution, capable de connecter talents, recherche, entreprises, capitaux, marchés et infrastructures.

C’est probablement l’un des enseignements les plus importants de la période actuelle. Automatiser un mauvais processus ne le rend pas meilleur. Le numériser peut même parfois accélérer ses dysfonctionnements.

Avant d’introduire l’intelligence artificielle, il faut donc poser des questions beaucoup plus fondamentales : Pourquoi ce processus existe-t-il sous cette forme ? Quels sont ses points de blocage ? Quelles étapes peuvent être supprimées ? Quelles données sont réellement nécessaires ? Qui prend la décision ? Où se situent les doublons ? Quels contrôles sont utiles et lesquels ne produisent aucune valeur ?

La véritable révolution de l’IA ne commencera donc pas nécessairement par l’algorithme. Elle commencera souvent par la réingénierie organisationnelle.

Le prochain saut ne sera pas uniquement technologique. Il sera organisationnel.

La souveraineté commence par la donnée

Dans l’économie algorithmique, la donnée devient une infrastructure stratégique. Il ne suffit plus de disposer de grandes quantités de données. Il faut savoir les qualifier, les sécuriser, les classifier, les partager lorsque cela est pertinent et les protéger lorsqu’elles sont sensibles. Il faut également garantir leur traçabilité, leur qualité et leur interopérabilité. Cela suppose une véritable architecture de gouvernance de la donnée.

À l’échelle afro-arabe, cette question prend une dimension supplémentaire. Comment favoriser la coopération et les échanges de données sans compromettre la souveraineté des États ? Comment développer des standards compatibles ? Comment permettre la circulation de données nécessaires à la recherche et à l’innovation tout en protégeant les données sensibles ?

La réponse ne peut pas être uniquement nationale. Elle doit également être interopérable et coopérative.

La souveraineté des données devient ainsi le socle de la souveraineté algorithmique.

L’Afrique dispose de talents. Le monde arabe également. Mais former davantage d’ingénieurs, de data scientists ou de spécialistes de l’IA ne suffira pas. Le véritable enjeu consiste à transformer les compétences individuelles en capacités institutionnelles et industrielles.

Un expert isolé ne constitue pas une capacité nationale. Une capacité apparaît lorsque l’expertise est intégrée dans des équipes, des processus, des infrastructures, des projets et des mécanismes de décision capables de produire durablement des résultats. Il faut donc passer d’une logique de formation à une logique de mobilisation du capital humain.

Les administrations, les entreprises, les universités, les startups et les centres de recherche doivent pouvoir travailler ensemble autour de problèmes concrets.

À l’échelle afro-arabe, cette approche ouvre un potentiel considérable : programmes de recherche communs, mobilité des talents, plateformes technologiques partagées, financement de startups et développement de solutions adaptées aux réalités régionales.

L’objectif n’est pas seulement de produire des experts. Il est de construire des organisations capables de les retenir, de les faire coopérer et de transformer leur expertise en valeur.

Gouverner par les résultats

C’est probablement ici que se jouera la différence entre une stratégie ambitieuse et une stratégie réellement transformatrice. Les indicateurs de demain ne devraient pas seulement mesurer le nombre de plateformes développées, de conventions signées ou de projets lancés. Ils devraient mesurer les délais administratifs effectivement réduits ; les coûts réellement économisés ; les processus réorganisés ; les services améliorés ; les données rendues interopérables ; les compétences effectivement mobilisées ; les entreprises et startups intégrées aux chaînes de valeur ; et les gains de productivité réalisés.

Il ne faut donc plus compter les projets IA. Il faut compter les processus transformés.

Cette logique suppose également une gouvernance capable d’identifier rapidement les projets en retard, de réallouer les ressources lorsque cela est nécessaire et d’arrêter ceux qui ne produisent pas les résultats attendus. L’exécution devient alors elle-même un objet de gouvernance.

C’est ici que le véritable potentiel stratégique apparaît. L’objectif ne devrait pas être simplement de créer un marché afro-arabe pour les technologies développées ailleurs. Il devrait être de construire progressivement une capacité de production technologique afro-arabe.

Cela signifie investir ensemble dans les infrastructures de calcul ; développer des capacités de recherche et de développement ; créer des mécanismes de financement adaptés ; développer des standards compatibles ; favoriser la circulation des compétences ; construire des solutions adaptées aux langues, aux administrations, aux économies et aux réalités sociales de la région ; et surtout, connecter ces capacités à des marchés réels.

La coopération ne doit donc plus seulement porter sur les déclarations, les conférences ou les accords institutionnels. Elle doit produire des systèmes opérationnels communs. C’est à cette condition que la coopération afro-arabe pourra devenir un véritable levier de puissance technologique.

La souveraineté numérique ne se décrète pas. Elle se construit. Elle se construit par des infrastructures maîtrisées, des données gouvernées, des compétences mobilisées, des processus réinventés et des projets effectivement exécutés.

C’est pourquoi le débat sur l’intelligence artificielle doit désormais dépasser la fascination technologique. L’enjeu n’est pas simplement de savoir quels modèles seront les plus puissants. Il est de savoir quelles nations et quels écosystèmes seront capables de transformer ces technologies en capacités d’action ; une administration qui traite plus rapidement les demandes ; une entreprise qui améliore sa productivité ; un système de santé qui exploite mieux ses données ; une université qui transforme davantage sa recherche en innovation ; une industrie qui intègre réellement l’IA dans ses chaînes de production.

C’est à ce niveau que l’intelligence artificielle cesse d’être une promesse pour devenir une infrastructure de souveraineté.

De la vision à la valeur : le véritable test

Le AI-Forward Summit 2026 de Yasmine Hammamet constitue une nouvelle étape importante dans cette réflexion. Mais le véritable test commencera après les conférences. Il commencera lorsque les déclarations d’intention se transformeront en feuilles de route, les feuilles de route en projets, les projets en systèmes et les systèmes en résultats.

L’enjeu n’est donc pas seulement de multiplier les stratégies. Il est de construire une capacité d’exécution.

L’Afrique ne manque ni de talents, ni d’idées, ni de marchés. Le monde arabe ne manque ni de capitaux, ni d’infrastructures, ni de capacités d’investissement. La question est désormais de savoir si ces atouts peuvent être transformés en une force technologique collective.

La souveraineté IA ne sera peut-être pas celle d’un pays isolé. Elle pourra aussi être celle d’écosystèmes capables de maîtriser ensemble la donnée, le calcul, le talent et l’exécution.

De Yasmine Hammamet peut ainsi émerger une ambition qui dépasse le seul cadre d’un sommet : faire de l’espace afro-arabe non pas seulement un marché de consommation des technologies conçues ailleurs, mais un espace de production, de déploiement et de création de valeur technologique.

Les nations et les régions ne seront pas seulement départagées par leurs modèles d’intelligence artificielle, leurs infrastructures de calcul ou leurs annonces. Elles le seront par leur capacité à transformer l’intelligence en puissance, et la puissance en résultats.

C’est précisément là que commence la véritable épreuve du feu de l’exécution IA.

* Ingénieur informatique, cadre de banque publique.

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Diaspora africaine : quand les transferts de fonds deviennent un levier immobilier

Les transferts de fonds de la diaspora deviennent une source de capitaux de plus en plus importante pour l’immobilier africain. Selon le rapport Real Estate Investment in Africa de LEAF Africa, les remises migratoires vers le continent ont atteint 96,4 milliards de dollars en 2024, contre environ 10 milliards au début des années 2000. Une partie de ces ressources est orientée vers l’achat de terrains, la construction de logements et l’acquisition de résidences secondaires.

Le phénomène est particulièrement visible dans les principaux pays bénéficiaires. L’Égypte a reçu environ 22,7 milliards de dollars en 2024, suivie du Nigeria avec 19,8 milliards, du Maroc avec près de 12 milliards, puis du Kenya et du Ghana.

Pour le secteur immobilier, ces flux représentent un réservoir de capitaux relativement important. Les membres de la diaspora disposent souvent de revenus en devises, ce qui leur donne une capacité d’investissement différente de celle des ménages dépendant uniquement des revenus locaux. Au Nigeria, par exemple, les transferts de fonds coexistent avec un marché immobilier estimé à 2 600 milliards de dollars, le plus important du continent selon LEAF Africa.

Le défi : orienter les capitaux vers la demande réelle

L’arrivée de ces capitaux ne règle toutefois pas le principal problème du marché africain : le manque de logements accessibles. Dans la plupart des pays du continent, le crédit hypothécaire reste peu développé, avec une pénétration inférieure à 5 % du PIB dans la majorité des marchés. Dans le même temps, une part importante de l’offre immobilière cible les ménages les plus aisés.

Pour les investisseurs, cette situation ouvre donc des opportunités au-delà du haut de gamme. Le logement intermédiaire et abordable, mais aussi les entrepôts logistiques, les commerces, les résidences étudiantes et les infrastructures liées à l’économie numérique figurent parmi les segments appelés à bénéficier de l’urbanisation du continent.

La diaspora pourrait ainsi jouer un rôle plus important dans le financement de cette transformation, à condition que les capitaux soient mieux connectés aux besoins locaux. Pour les promoteurs, l’enjeu sera de proposer des projets à la fois rentables, accessibles et sécurisés. Pour les investisseurs expatriés, la transparence foncière, la fiabilité des promoteurs et la gestion à distance resteront des critères déterminants.

Le potentiel est donc moins dans une simple hausse des prix que dans la capacité à transformer les flux de la diaspora en actifs répondant aux besoins réels des villes africaines.

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Esclavage: un comité de l’ONU réclame des réparations généralisées

Les États ont l’obligation juridique de fournir ces compensations. C’est une recommandation du Comité de l’ONU pour l’élimination de la discrimination raciale.   En bref Le Comité de l’ONU pour l’élimination de la discrimination raciale a adopté une nouvelle recommandation…

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20 millions de dollars pour les entreprises africaines qui veulent passer au vert. Détails

Un nouveau financement va renforcer l’accès des entreprises africaines au crédit pour leurs projets liés à l’efficacité énergétique. La société publique suédoise de financement du développement Swedfund va prêter 20 millions de dollars à Africa Go Green Fund (AGG), un fonds panafricain spécialisé dans le financement de projets réduisant les émissions de gaz à effet de serre.

L’objectif est surtout de répondre à un problème concret: les entreprises actives dans les technologies et infrastructures vertes ont souvent besoin de financements à plus long terme que ceux proposés par les banques classiques. Le nouvel apport de Swedfund doit permettre à AGG d’accroître les prêts accordés à ces entreprises et de financer davantage de projets dans plusieurs marchés africains.

Le dispositif cible notamment les entreprises et projets actifs dans les bâtiments économes en énergie, la cuisson propre, les transports à faibles émissions, les équipements économes en énergie et l’efficacité énergétique industrielle. Le fonds intervient également dans certaines opportunités liées aux énergies renouvelables. Il ne s’agit donc pas d’une subvention. Africa Go Green Fund propose principalement de la dette à moyen et long terme, mais aussi des financements mezzanine et des garanties. Selon les informations publiées par le fonds, les opérations peuvent atteindre 18 millions de dollars, ou leur équivalent en monnaie locale, avec une durée pouvant aller jusqu’à 10 ans. Les conditions de prêt varient selon la structure de l’opération et le profil de risque.

Pour une entreprise, l’intérêt est particulièrement important pour les investissements dont les bénéfices financiers apparaissent progressivement: rénovation énergétique d’un bâtiment, renouvellement d’une flotte de véhicules, équipements industriels plus performants ou développement de solutions de cuisson propre.

Un fonds déjà présent dans 17 pays

Africa Go Green Fund n’en est pas à ses premiers financements. Swedfund indique que le fonds a déjà financé près de 30 projets dans 17 pays africains. Il est géré par Cygnum Capital et a été créé avec l’appui de la banque allemande de développement KfW.

Les opérations déjà réalisées donnent une idée des projets susceptibles d’attirer ce type de financement. En juillet 2026, AGG a notamment accordé 10,7 millions de dollars à BioLite pour financer l’achat et la distribution d’au moins 163 500 foyers de cuisson améliorés en Zambie. Le fonds a également financé la mobilité électrique, les bâtiments verts et des infrastructures plus économes en énergie. Son portefeuille comprend notamment des solutions d’équipements efficaces, de cuisson propre, de mobilité électrique et d’immobilier vert.

 

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Diamants: ces deux pays deviennent les nouveaux rivaux des producteurs africains

Le marché mondial du diamant est en pleine recomposition. Les diamants naturels, longtemps dominés par des producteurs comme le Botswana, la Russie et le Canada, font face à une concurrence devenue difficile à ignorer: celle des diamants produits en laboratoire.

Le signal est particulièrement visible en Inde. Sur l’exercice 2025-2026, le pays a exporté 18,84 millions de carats de diamants de laboratoire polis, contre 16 millions de carats de diamants naturels. Le laboratoire dépasse ainsi le naturel en volume, même si l’écart reste considérable en valeur: les exportations indiennes de diamants naturels ont représenté environ 12,16 milliards de dollars, contre seulement 95,5 millions de dollars pour les diamants de laboratoire. La Chine constitue l’autre grand pôle de cette industrie. La province du Henan, notamment autour de Zhengzhou et Zhecheng, concentre d’importantes capacités de production grâce aux technologies HPHT et CVD. L’Inde, de son côté, dispose déjà d’un savoir-faire industriel majeur dans la taille et le polissage, notamment à Surat.

Contrairement au diamant naturel, dont l’offre dépend des gisements miniers, le diamant de laboratoire peut être produit industriellement en quelques semaines. Sa composition chimique et ses propriétés physiques sont celles du diamant, mais son processus de fabrication permet d’augmenter rapidement les volumes.

Cette industrialisation a provoqué une forte baisse des prix. De Beers a ainsi annoncé en 2025 la fermeture de sa marque Lightbox, lancée en 2018, après une chute d’environ 90% des prix de gros des diamants de laboratoire de joaillerie depuis son lancement.

Pour les producteurs traditionnels, cette évolution complique encore un marché déjà fragilisé par le ralentissement de la demande et la baisse des prix du diamant naturel. Le cas du Botswana illustre cette période difficile. Le pays attendait depuis près de deux ans la vente du Motswedi, un diamant brut de 2 488 carats découvert en août 2024 dans la mine de Karowe. Lucara Diamond a confirmé sa vente au deuxième trimestre 2026, sans révéler le prix ni l’identité de l’acheteur.

Le naturel mise désormais sur sa rareté

Face à cette concurrence, les producteurs de diamants naturels ne peuvent guère rivaliser sur les prix. Leur stratégie consiste plutôt à renforcer ce qui distingue leur produit: rareté, origine, traçabilité et valeur symbolique. Le Botswana a notamment annoncé en 2026 un investissement de 100 millions de dollars dans le marketing et l’éducation des consommateurs autour du diamant naturel.

Cette stratégie est également portée à l’échelle régionale. En juin 2025, plusieurs pays producteurs africains ont signé le Luanda Accord, prévoyant de consacrer l’équivalent de 1% des revenus annuels issus des ventes de diamants bruts à la promotion du diamant naturel.

Pour ces économies, l’enjeu dépasse donc largement la joaillerie. Le diamant contribue aux recettes publiques, à l’emploi et aux investissements. La montée en puissance du laboratoire oblige désormais les producteurs africains à réfléchir à une question centrale: comment continuer à créer de la valeur lorsque la rareté ne suffit plus à justifier le prix?

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Chiffre de la semaine : 350 travailleurs humanitaires tués en 2025, selon l’ONU

Le nombre de travailleurs humanitaires tués en 2025 s’élève à 350, dont 186 à Gaza et 71 au Soudan. Ce sont les chiffres du Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires, issus de la base de données…

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Drapeau de l’ancienne Rhodésie : sanction disciplinaire contre des soldats français ?

Le ministère des Armées a lancé une procédure contre des militaires ayant posé, au Zimbabwe, avec un symbole associé aux mouvances suprémacistes blanches.   En bref Le ministère des Armées a lancé une procédure contre des militaires français. Des photos…

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Migrants : SOS Méditerranée dénonce un harcèlement en mer

L’ONG déplore une « intensification des menaces » en Méditerranée centrale, pointant du doigt des interceptions « de plus en plus violentes » d’embarcations. En bref SOS Méditerranée dénonce une intensification des menaces en Méditerranée centrale. L’ONG dit avoir recensé…

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L’Italie veut changer sa relation avec l’Afrique par la culture

Avec le nouveau Prix Mattei pour la coopération culturelle, Rome veut faire de la création, du patrimoine et de la formation de nouveaux instruments de rapprochement avec l’Afrique. Le Maroc figure déjà parmi les partenaires de cette stratégie qui entend…

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Air France : Lionel Rault, DG ANSCO, Sadri Essid directeur Tunisie

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Air France annonce la nomination de Lionel Rault au poste de Directeur Général Air France-KLM pour la région Afrique du Nord, Sahel et Côte Ouest (ANSCO), à compter du 1er août 2026.

Fort de 27 années d’expérience au sein d’Air France, Lionel Rault occupait jusqu’à présent les fonctions de Directeur Général pour la région Caraïbes. Au cours de son parcours, Lionel Rault a exercé plusieurs responsabilités opérationnelles et managériales, notamment dans les escales de Paris-Charles de Gaulle et de Paris-Orly ainsi qu’à la Direction des escales France.

Après avoir occupé le poste de Chef d’escale à Toulouse, Lionel Rault a poursuivi son parcours en tant que Directeur d’Air France en Martinique, puis Directeur régional pour la Polynésie française avant de rejoindre la Direction Générale Caraïbes.

Dans ses nouvelles fonctions, Lionel Rault aura pour mission de poursuivre le développement des activités d’Air France dans l’ensemble des pays couverts par la région ANSCO, tout en accompagnant la montée en gamme de l’expérience client.

Il succédera à Nadia Azalé, appelée à exercer de nouvelles fonctions au sein du Groupe.

Lionel Rault :
« Je suis honoré et ravi de rejoindre la Direction Générale Afrique du Nord, Sahel et Côte Ouest. J’aurais à cœur de poursuivre le travail de Nadia afin de renforcer notre compétitivité et de défendre les intérêts des pays de la zone au service de nos clients. J’ai hâte de rejoindre nos équipes au professionnalisme reconnu, de tisser des relations fortes avec les autorités des différents pays et de renforcer nos liens avec l’ensemble de nos clients et partenaires. »

Nadia Azalé :
« Alors que je clôture mon expatriation dans la région Afrique Nord Sahel et Ouest, je souhaite remercier sincèrement les marchés, les équipes et nos partenaires pour leur engagement dans les réussites accomplies ensemble. Je quitte cette région avec émotion et fierté pour prendre mes nouvelles fonctions de Vice-Président France et DOM-TOM, avec une grande confiance dans l’avenir et dans la capacité des équipes à poursuivre cette belle dynamique. »

Par cette nomination, Air France réaffirme sa volonté de poursuivre son développement sur les marchés de la région ANSCO et de renforcer durablement sa proximité avec ses clients et partenaires.

Air France annonce également la nomination de Sadri Essid en tant que Directeur d’Air France Tunisie, où il succède à Olivier Dubus qui occupera le poste de Directeur Commercial de la Délégation régionale ANSCO. Sadri Essid occupait précédemment le poste de Directeur des ventes directes Maroc.

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