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Karacena, un autre visage de la jeunesse marocaine

À Salé, les apprentis de l’école Shems’y s’exercent à défier la gravité mais aussi un destin tracé. De Othmane à Zahra, de Brahim à Saïd, leurs parcours racontent une jeunesse qui rêve de voyager sans renoncer à ses racines. Une…

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L’Boulevard : Casablanca célèbre les musiques qui bougent

Du 17 au 20 septembre, le festival L’Boulevard revient au stade du R.U.C. à Casablanca pour sa 24ᵉ édition. Plus de 33 formations marocaines et internationales se succéderont sur scène. Une édition qui mise autant sur les grands noms que…

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Ayoub El Kaabi opéré avec succès après sa grave blessure

Gravement blessé samedi (5 septembre), l’attaquant de l’Olympiacos et de la sélection nationale marocaine a été opéré avec succès dimanche. En bref Ayoub El Kaabi s’est blessé samedi 5 septembre avec l’Olympiacos. L’attaquant marocain souffre d’une fracture du tibia et…

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Le Maroc est marché clé pour les exportations espagnoles 

Le premier vice-président du gouvernement espagnol et ministre de l’Économie, Carlos Cuerpo, a insisté sur l’importance du marché marocain pour les entreprises espagnoles. Il a souligné que les exportations espagnoles vers le Maroc dépassent 12 milliards d’euros, un chiffre à peine inférieur aux 16 milliards d’euros d’exportations vers les États-Unis, selon Yabiladi. «Nous parlons de […]

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Le Maroc accueille plus de 14 millions de touristes à fin août 2026

À fin août 2026, le Maroc a accueilli 14,1 millions de touristes, marquant ainsi une hausse de 4,5 % par rapport à la même période en 2025, soit environ 608 000 visiteurs supplémentaires, selon Yabiladi. Pour la première fois, les arrivées touristique du mois d’août ont dépassé les deux millions, avec une croissance de 3 […]

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Maroc : un dispositif juridique contre les fake news électorales

En prévision des élections législatives du 23 septembre, qui verront le renouvellement des 395 sièges de la Chambre des représentants, la lutte contre les fake news figure parmi les nouvelles dispositions du système électoral. Celles-ci criminalisent les pratiques susceptibles de…

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Maroc : 10 000 emplois menacés dans les centres d’appels

Une loi française interdisant les appels téléphoniques commerciaux non sollicités commence à produire ses premiers effets sur le secteur des centres d’appels au Maroc , même si son impact total reste difficile à mesurer trois semaines après son entrée en vigueur. Adoptée en France le 11 août, la loi impose aux consommateurs de donner leur […]

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Santé: le Maroc lance un plan 2030 de 4 milliards de dirhams

Le Maroc a officiellement lancé jeudi son Plan national de santé mentale 2030, doté de près de 4 milliards de dirhams, dans le but d’élargir l’accès aux soins psychologiques et psychiatriques. Environ 6,5 millions de Marocains, dont 2 millions d’enfants et de jeunes, seraient en proie à des troubles mentaux, selon Yabiladi. Le ministre de […]

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« La más dulce » : derrière la douceur des fraises, un combat de femmes

Avec « La más dulce », la réalisatrice franco-marocaine, Laïla Marrakchi, signe un drame social porté par deux ouvrières marocaines confrontées à l’exploitation dans les plantations de fraises en Andalousie. Présenté à Cannes en 2026, le film représentera le Maroc…

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Jeux méditerranéens 2026 : 43 médailles pour le Maroc, dont 15 en or

Le Maroc compte un bilan provisoire d’environ 43 médailles, dont 15 en or, 9 en argent et 19 en bronze, lors des Jeux méditerranéens de Tarente 2026, se classant ainsi à la huitième position.   En bref Le Maroc compte…

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« Le 13e Round » de Mohamed Ali Nahdi décroche deux prix au Maroc

Le cinéma tunisien s’est une nouvelle fois distingué au Maroc. Le film « Le 13e Round », réalisé par Mohamed Ali Nahdi, a remporté deux récompenses lors de la 11e édition du Festival du cinéma de Saïdia, organisée du 26 au 30 août 2026. Le long métrage a obtenu le Prix spécial du jury, tandis qu’Afef Ben Mahmoud a reçu le Prix de la meilleure interprétation féminine, ex æquo avec l’actrice marocaine Fatima Zahra Baldi.

Deux nouvelles récompenses pour le cinéma tunisien

« Le 13e Round » poursuit son parcours dans les festivals internationaux avec une double distinction obtenue au Festival du cinéma de Saïdia, au Maroc.

Le film de Mohamed Ali Nahdi a décroché le Prix spécial du jury. De son côté, l’actrice tunisienne Afef Ben Mahmoud a été récompensée pour sa prestation en remportant le Prix de la meilleure interprétation féminine.

Cette distinction a été attribuée ex æquo avec l’actrice marocaine Fatima Zahra Baldi, récompensée pour son rôle dans le film « Amour à Dakhla » de Khaled Ibrahimi.

L’histoire d’un ancien champion de boxe

« Le 13e Round » raconte l’histoire de Kamel, un ancien champion de boxe qui a choisi de s’éloigner du monde de la célébrité pour mener une vie paisible avec son épouse Soumaya et leur fils Sabri.

Mais l’équilibre de la famille est bouleversé lorsque leur enfant tombe gravement malade.

Le film met ainsi en scène le combat intime d’un homme confronté à la peur, à la douleur et à l’épreuve de la maladie, bien loin des combats qu’il menait autrefois sur un ring.

Un parcours international déjà récompensé

Ces deux nouveaux prix viennent enrichir le parcours international du long métrage, déjà distingué dans plusieurs rendez-vous cinématographiques.

L’acteur Helmi Dridi avait notamment reçu des prix de la meilleure interprétation masculine dans des festivals à Annaba et à Dakhla.

Afef Ben Mahmoud avait également été distinguée au Festival international du film du Caire, tandis que le jeune acteur Hedi Ben Jebouria avait remporté une récompense au Festival du film arabe de Rotterdam.

Pour « Le 13e Round », cette double consécration à Saïdia confirme ainsi un parcours international qui se poursuit pour le film tunisien.

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Le déficit commercial du Maroc bondit de 26,5 % à fin juillet

Le déficit commercial du Maroc continue de se creuser. Il a atteint 244,69 milliards de dirhams (MMDH) au terme des sept premiers mois de 2026. Soit une hausse de 26,5 % par rapport à la même période de 2025, selon l’Office des changes.

Cette dégradation s’explique principalement par une progression beaucoup plus rapide des importations que des exportations du Maroc. Les achats de biens à l’étranger ont augmenté de 15,9 %, soit 74,48 milliards de dirhams supplémentaires, pour atteindre 544,045 MMDH.

Dans le même temps, les exportations n’ont progressé que de 8,4 %, gagnant 23,17 milliards de dirhams pour s’établir à 299,34 MMDH. Cette évolution a entraîné un recul de 3,8 points du taux de couverture, qui s’est établi à 55 %.

Forte progression de la facture énergétique

La hausse des importations concerne plusieurs grandes catégories de produits. Les importations de produits bruts ont enregistré la progression la plus spectaculaire, avec une hausse de 52,2 %, pour atteindre 36,94 MMDH. La facture énergétique s’est également fortement alourdie, progressant de 29,1 % à 81,20 MMDH.

Les importations de biens d’équipement ont augmenté de 20,8 %, à 133,20 MMDH. Tandis que celles de produits finis de consommation ont progressé de 12,3 %, à 129,87 MMDH. Les achats de demi-produits et de produits alimentaires, pour leur part, sont en hausse respectivement de 4,3 % et 3 %.

L’automobile et l’aéronautique soutiennent les exportations

Du côté des exportations, la progression demeure principalement portée par les secteurs automobile et aéronautique. Les ventes automobiles ont augmenté de 14,9 %, atteignant 107,14 MMDH. Tandis que les exportations aéronautiques ont progressé de 19,7 %, à 20,56 MMDH. Ces performances ont toutefois été partiellement neutralisées par le recul de plusieurs autres filières exportatrices.

Les exportations de phosphates et dérivés par le Maroc ont ainsi diminué de 7,8 %, celles du textile et cuir de 5,5 %. Alors que le secteur de l’électronique et de l’électricité a enregistré une baisse de 2,9 %.

Le commerce des services offre néanmoins un contrepoids à la dégradation de la balance des biens. L’excédent de la balance des services a progressé de 13,2 %, atteignant 95,48 MMDH à fin juillet. Cette amélioration résulte d’une progression simultanée des exportations de services, en hausse de 13,1 % à 193,38 MMDH, et des importations, qui ont augmenté de 12,9 % à 97,90 MMDH.

Les chiffres de l’Office des changes du Maroc mettent ainsi en évidence une dynamique contrastée du commerce extérieur marocain. A savoir que les secteurs automobile et aéronautique continuent de soutenir les exportations, mais leur progression ne suffit pas à compenser l’envolée des importations, notamment énergétiques et industrielles.

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Tan-Tan, cinq jours au cœur du patrimoine saharien

Du 3 au 7 octobre, une nouvelle édition du Moussem de Tan-Tan fera vivre les traditions saharo-hassanies à travers la musique, la Tbourida, les parades de dromadaires et les rencontres culturelles. Avec les Émirats arabes unis comme invités, le rendez-vous…

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Fado Festival Maroc : le fado revient à Rabat les 10 et 11 septembre

Fado Festival revient à Rabat pour la 9e année consécutive les 10 et 11 septembre à Rabat, sous le thème « Le Fado et les quartiers de Lisbonne ». En bref Fado Festival revient à Rabat les 10 et 11…

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L’Algérie, telle qu’elle doit s’assumer, légataire du fardeau colonial

L’auteur réagit ici à la réponse du Dr Abderrahmane Cherfouh intitulée L’Algérie face à l’histoire : De la souveraineté à la reconquête à un précédent article qu’il avait publié dans Kapitalis : Tunisie : du souverainisme à la question numide.

Dr Mounir Hanablia *

Suite à l’intervention de mon collègue algérien, qui semble avoir perdu  le fil de l’essentiel de mon précédent écrit, à savoir le caractère inutile et nuisible d’une guerre du gaz entre nos deux pays, ou bien d’entreprises qui pourraient remettre en cause leur intégrité territoriale mutuelle, et qui finit  par se lancer dans un récit apologétique dénué d’intérêt sur l’Histoire de l’Algérie contemporaine,  je me dois de rappeler que beaucoup de nations ne furent que les conséquences du fait colonial. Leurs citoyens doivent-ils pour autant porter cela comme une marque d’infamie ? L’Inde est une création anglaise. Aucun Indien ne le niera aujourd’hui, pas plus qu’aucun Pakistanais. Pourtant lors de la bataille de Plassey en 1757, l’Inde possédait les attributs au moins nominaux de l’État unitaire, même si celui-ci miné par les sécessions n’était plus que l’ombre de lui-même.

Un bébé né d’un viol

L’Algérie aujourd’hui est un état libre et indépendant reconnu par la communauté internationale. Et nul ne prétend minimiser l’ampleur du combat héroïque de son peuple contre le colonialisme. Cela n’est nullement antinomique avec la réalité que ce pays, dépourvu à l’origine d’Etat unitaire, ait été réunifié bon gré mal gré par la puissance destructrice de l’armée française. C’est un fait, même si la France n’avait aucun droit légitime à occuper un sol qui ne lui appartenait pas.

Si les gouvernements européens ont établi entre eux des protocoles et des droits de conquête fondés sur des traités inégaux ou illégaux signés avec des chefs indigènes pour légitimer leurs entreprises respectives, cela ne constitue pas un argument valable pour justifier une conquête, tant bien même la négation ou l’absence d’un État en servirait de couverture juridique. Mais quand le bébé est né d’un viol, il faut avoir le courage de le reconnaître, et non pas prétendre à la légitimité du mariage. Et que les colonialistes usent de cet argument pour nier tout droit algérien à l’indépendance ne signifie pas plus qu’ils aient raison de le faire, face à la reconnaissance internationale. Et celle-ci se rapporte à l’Onu, créée par le Président Roosevelt et consolidée par Truman, avec l’assentiment de l’URSS. Et lorsque la Tunisie, l’Algérie et le Maroc sont passés à l’indépendance, celle-ci n’est devenue effective que par la communauté internationale.

En 1943 à Casablanca c’est un fait que le Président Roosevelt ait promis l’indépendance au Sultan Mohamed V et que à la suite de cela les agents américains aient diffusé la bonne nouvelle sur la fin proche du colonialisme français chez les leaders indépendantistes maghrébins.

La protection conférée par Robert Murphy à Bourguiba contre les représailles françaises pour ses contacts avec les Italiens ne démentira certes pas cette réalité. 

Le rôle américain dans la décolonisation du Maghreb

Le statut de l’Algérie demeure particulier du fait de l’intégration du territoire algérien à la France. Et si Messali Hadj fut le véritable père de l’indépendance algérienne, il n’en a pas moins été renié et combattu par le Front de libération national (FLN) algérien. Il est vrai que ses tendances socialisantes ne l’auraient pas fait considérer d’un bon œil de la part des Américains.

Or au moment du débarquement américain en Afrique du Nord, le FLN n’existait pas encore. Ferhat Abbès, fondateur de l’Union démocratique du Manifeste algérien et futur président du Gouvernement provisoire de la république algérienne (GPRA), lui, écrivait quelques années auparavant : «J’ai erré parmi les cimetières, la nation algérienne n’existe pas, notre avenir est avec la France».

Ainsi on ne peut pas prétendre que l’indépendance du Maghreb ait été l’œuvre de Roosevelt et je ne l’ai pas fait. Par contre sans les pressions américaines il est fort probable que la France n’eût pas quitté au moins l’Algérie, tout comme l’Allemagne n’eût pas évacué la France.

Naturellement l’historiographie indépendantiste algérienne prétend que ce départ des Français s’est opéré sous la pression militaire des fellagas. Rien ne le prouve. Outre que cela est nié par de nombreux Français, en particulier les militaires, ce qui est naturel, il n’y a pas eu de Dien Bien Phu algérien.

Ce qui est admis ailleurs que dans le discours officiel algérien, c’est que les combattants algériens de l’intérieur aient été écrasés dans des opérations d’encerclement, par exemple celle dite Courroie, après avoir été enfermés grâce à ligne Morrice qui a coupé leurs approvisionnements et les lignes de communication avec la Tunisie.

C’est d’ailleurs l’une des raisons qui a entraîné le putsch des généraux contre De Gaulle en avril 1961 qui ne comprenaient pas les raisons de quitter l’Algérie alors que les opérations militaires tournaient à leur avantage contre les résistants algériens. Ceux qui ont survécu ont été les combattants massés à la frontière et que les lignes de haute tension déployées depuis Tabarka jusqu’au Sahara ont empêchés de traverser. Cela a d’ailleurs provoqué des frictions entre les maquis de l’intérieur et l’armée des frontières commandée par le colonel Boumediene accusé d’être un planqué.

Donc sans prétendre que les Algériens n’aient pas lutté pour leur indépendance, il n’en demeure pas moins que l’élément décisif a été la volonté américaine de liquider les colonies anglaises et françaises, non dans un souci de liberté, mais pour ouvrir ces pays au commerce et à l’influence américains.

Le cas d’Israël prouve bien à l’inverse que le soulèvement populaire et la lutte pour l’indépendance nationale seuls aussi légitimes soient ils ne suffisent pas à abattre une puissance coloniale.

Pour en revenir à l’Etat algérien tel que nous le connaissons, qu’il ait été forgé par le fer et par le sang ainsi que je l’ai indiqué, ne signifie nullement que Bugeaud et le Duc d’Aumale eussent été de grands hommes. Evoquer cela ne laisse d’autre opportunité aux détracteurs de la fiction nationaliste algérienne que d’apparaître comme des colonialistes. Houcine Ait Ahmed, l’un des chefs historiques du FLN, tout comme Krim Belkacem, auraient-ils donc été des colonialistes pour s’être opposés au Clan de Oujda ?

Je me refuse à entrer dans ce sujet qui m’apparaît témoigner d’une volonté de détournement du cœur du débat, à savoir si l’Etat algérien actuel est bien le successeur de celui dont l’armée de Massu et de Salan a constitué un des piliers fondamentaux.

Afin de répondre à cette question, et indépendamment de celle des frontières issues de la colonisation française, que Bourguiba, conscient des réalités, a choisi de régler définitivement avec une grande sagesse, il m’apparaît nécessaire de rappeler qu’en 1991 alors que le Front islamique du salut (Fis) gagnait les élections, éventualité dont je reconnais volontiers le caractère funeste pour l’Algérie et le Maghreb dans son ensemble, c’est bien l’armée algérienne appelée à la rescousse par des intellectuels se qualifiant de démocrates qui a mis fin au processus électoral et engagé le pays dans la décennie noire. Aurait-elle été en droit de le faire sans l’emprise exercée sur le régime qui n’en était que l’émanation ?

Le déroulement de la lutte contre-insurrectionnelle, ou si vous voulez antiterroriste, a apporté la preuve que les méthodes utilisées ne différaient en rien de celles utilisées par l’armée coloniale pour écraser la résistance algérienne, depuis la guerre psychologique, la bleuite et les faux maquis, jusqu’à la torture et aux liquidations extrajudiciaires.

La guerre d’Algérie a été loin du stéréotype Maghrébin contre Français

Je vous invite à ce sujet à lire le livre de Habib Souaïdia un ex officier du DRS, ‘‘La sale guerre’’, ainsi que les comptes-rendus du procès en diffamation après une plainte déposée auprès du parquet de Paris par le Général Khaled Nezzar. Un autre livre, ‘‘Françalgérie, crimes et mensonges d’Etat’’ de Louis Aggoun et Jean Baptiste Rivoire, éclairera sur tous les liens occultes entretenus par les élites de la métropole et celles du nouvel Etat algérien indépendant, loin des mystifications et de la langue de bois, dans le cadre des accords d’Evian, cela va sans dire, qui n’étaient que les obligations contractées par le nouvel Etat vis-à-vis de l’ancienne puissance occupante.

Si d’aucuns s’estiment offensés par le rappel de ces réalités, c’est plutôt à leurs dirigeants qu’ils doivent en faire reproche, plutôt que les nier.

Il n’empêche ! En tant que Tunisien, j’ai beaucoup d’admiration pour Mustapha Ben Boulaïd, Larbi Ben M’hidi, Abane Ramdane, Djamila Bouhired, ou Yassef Saadi. J’ai en ai aussi pour le Docteur Cholet et sa femme qui cachaient les deux résistants kabyles Krim Belkacem et le capitaine Ouamrane dans leur voiture et risquaient d’être arrêtés et exécutés par les Parachutistes. Tout comme j’ai de l’admiration pour l’aspirant Maillot ou bien l’instituteur Maurice Labbene, cet ancien internationaliste d’Espagne fondateur du maquis rouge dans l’Ouarsenis, et qui sont morts en patriotes algériens dans un accrochage avec les harkis du bachaga Boualem au service de l’armée coloniale française.

Cela démontre combien la guerre d’Algérie a été loin du stéréotype Maghrébin contre Français. L’Histoire de l’Algérie m’intéresse donc même si mon interprétation en est différente. Je n’ai à ce sujet pas de complexe. Les Hambli se trouvent de part et d’autre de la frontière algéro-tunisienne et Ali Hambli un résistant qui ne voulait pas tenir le rôle à lui assigné a été liquidé par le FLN avec la complicité des autorités tunisiennes qui le trouvaient trop proche de ses propres fellagas. Ma grand-mère paternelle était originaire d’au-delà la frontière, tout comme mon aïeule maternelle. Mon grand-père maternel a exercé la médecine pendant de nombreuses années en Algérie, à Souk Ahras, et après la guerre sa maison a été confisquée par le FLN qui en a fait une bibliothèque. Il n’a jamais pu se faire dédommager. Mais cela ne pèse d’aucun poids dans ma réflexion. Je n’en demeure pas moins convaincu que tout comme les peuples sont les seuls à même de choisir les dirigeants qui les gouvernent sans aucune interférence extérieure,  la Tunisie et l’Algérie, tout comme le Maroc, sont appelés à plus de coopération pour faire face à un environnement international de plus en plus hostile.

* Médecin de libre pratique. 

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‘‘Al-Harraz’’ ou le malhoun entre ruse, théâtre et mémoire

Avec ‘‘Al-Harraz ou Être le diable et jouer fleur’’ (الحراز أو في ثيابه مسلم وفعايله رومية)* , Abdelfattah Nissabouri remet sur le devant de la scène une œuvre où la poésie, le théâtre et la tradition orale marocaine se répondent. Publié le 13 novembre 2025 aux Éditions L’Harmattan, dans la collection ‘Théâtre des cinq continents’, ce volume bilingue français-arabe propose une traduction fidèle d’un célèbre poème narratif du malhoun.

Djamal Guettala

Maître de conférences en langue arabe à l’Université Rennes 2, Nissabouri entreprend ici un travail qui dépasse la simple transposition linguistique. Traduire le malhoun suppose de préserver une histoire, certes, mais aussi une cadence, des images, des sonorités et une manière particulière de faire vivre le récit. Le français accompagne donc l’arabe sans chercher à l’effacer. L’intrigue possède la simplicité efficace des récits populaires. Un mari jaloux, le ‘‘Harraz’’, surveille étroitement sa jeune et belle épouse. 

Gardien inflexible, véritable cerbère domestique, il interdit à quiconque de s’approcher de celle qu’il entend garder pour lui seul. La maison devient forteresse, la jalousie devient loi. Face à cette surveillance, l’amoureux n’a qu’une arme : l’intelligence du détour. Déguisement après déguisement, stratagème après stratagème, l’homme cherche à tromper la vigilance du gardien et à pénétrer dans la maison. Chaque transformation apporte son lot de situations comiques et de retournements. Le rire s’installe là où l’autorité pensait avoir tout verrouillé. Sous la farce, pourtant, affleurent des questions moins légères : le désir, la possession, la jalousie, la surveillance et la liberté. La force du récit tient précisément à cette capacité à faire passer une observation sociale par le plaisir du conte.

Quand Tayeb Saddiki fait du malhoun une affaire de théâtre

L’histoire d’‘‘Al-Harraz’’ reste inséparable de Tayeb Saddiki. En 1970, le dramaturge marocain porte ‘‘Al-Harraz Aouicha’’, célèbre qasida attribuée au poète El Mekki Ben El Korchi, sur la scène du Théâtre municipal de Casablanca. La rencontre entre Saddiki et le malhoun produit alors une forme théâtrale singulière. Le poème ne sert pas d’habillage à l’action : il en devient la structure. Les chants accompagnent les personnages, rythment les échanges, relancent l’intrigue et donnent à la représentation sa couleur populaire. La télévision contribuera ensuite à faire connaître le spectacle à un public plus vaste.

Plusieurs artistes associés à cette génération deviendront des figures majeures de la musique marocaine, notamment dans l’univers de Nass El Ghiwane et de Jil Jilala. ‘‘Al-Harraz’’ s’inscrit ainsi dans cette période où théâtre, poésie et musique participent ensemble à une profonde effervescence culturelle au Maroc. La scène de Casablanca appartient désormais à l’histoire. Mais l’œuvre n’a pas disparu.

Une traduction fidèle au cœur de l’oralité

Des décennies après la création théâtrale, Abdelfattah Nissabouri retrouve l’enregistrement vidéo intégral du spectacle. Les images portent les marques du temps ; les voix, elles, conservent leur présence. Cette redécouverte donne naissance à un travail patient de transcription, de traduction et de commentaire. La difficulté est considérable. Comment faire passer en français une poésie née pour être déclamée et chantée ? Comment restituer une darija dont le rythme et les sonorités participent pleinement au sens ? Nissabouri choisit la fidélité plutôt que la réécriture. Le texte arabe conserve toute sa place dans l’ouvrage, accompagné de sa traduction française. Les dialogues sont présentés en graphie arabe et organisés pour faciliter le repérage. La qasida originale est reproduite et commentée, tandis que les conventions de transcription explicitent les choix linguistiques. Cette présentation bilingue permet de lire autrement le malhoun. Le français donne accès au récit et à ses nuances ; l’arabe conserve la musique originelle des mots. Entre les deux, aucune langue n’est sacrifiée. Cette fidélité prend une importance particulière lorsqu’on mesure ce que représente le malhoun dans l’histoire culturelle marocaine.

Poésie dialectale chantée, populaire sans être dépourvue de raffinement, cette tradition a longtemps accompagné les fêtes, les veillées et les grands moments de la vie sociale. Amour, spiritualité, satire, quotidien, sagesse et observation des comportements humains s’y mêlent dans une langue capable de passer du rire à la gravité. ‘‘Al-Harraz’’ porte cette richesse. Derrière l’amoureux rusé et le mari jaloux apparaissent les codes d’une société, ses interdits, ses rapports de pouvoir et ses contradictions. La comédie permet de les regarder sans les alourdir.

La reconnaissance du malhoun comme patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Unesco, en 2023, est venue consacrer l’importance de cette tradition. Le livre de Nissabouri apporte une nouvelle pièce à cette entreprise de connaissance et de sauvegarde, en ouvrant le texte à un lectorat francophone. L’intérêt de l’ouvrage réside précisément dans cette circulation. Une qasida passe par la scène, la scène est conservée par l’image, l’image devient matériau de recherche, puis le tout revient au lecteur sous forme de livre.

‘‘Al-Harraz ou Être le diable et jouer fleur’’ n’est donc pas seulement une traduction théâtrale. L’ouvrage restitue une œuvre, documente une aventure scénique et fait dialoguer deux langues autour d’un même patrimoine.

Plus d’un demi-siècle après Tayeb Saddiki, ‘‘Al-Harraz’’ continue de garder sa porte. Mais le temps a changé les règles du jeu. Cette fois, l’amoureux n’a pas besoin de déguisement. Une traduction fidèle suffit à faire passer le malhoun de l’autre côté.

* La harraz, ou mari jaloux en Marocain, est appelé hazzar en Tunisien.

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Mondial 2030 : La crise Maroc-Espagne s’invite dans la coorganisation

La crise entre le Maroc et l’Espagne autour de Ceuta déborde désormais sur un dossier particulièrement stratégique pour les deux pays : le Mondial 2030. Alors que de nouvelles révélations attribuées au groupe de hackers Jabaroot alimentent les tensions, deux formations espagnoles ont déjà demandé de remettre en cause la coorganisation de la compétition avec le Maroc.

Le dossier est suffisamment sensible pour arriver devant le Congrès espagnol. Pedro Sánchez doit comparaître jeudi 3 septembre devant les députés pour rendre compte de la gestion par son gouvernement des événements survenus à Ceuta depuis le 30 juillet.

La séance doit notamment porter sur les entrées irrégulières par voie maritime depuis le Maroc et les mesures envisagées pour garantir les frontières espagnoles et européennes.

Sumar et Vox ciblent le Mondial

La crise avait déjà atteint le terrain sportif au début du mois d’août.

Le 5 août, Sumar a déposé au Congrès une proposition non contraignante demandant à l’Espagne de ne plus organiser la Coupe du monde 2030 avec le Maroc.

Le texte demande au gouvernement espagnol de saisir la FIFA, la Fédération espagnole de football et le gouvernement portugais afin de réexaminer le modèle actuel d’organisation commune entre l’Espagne, le Portugal et le Maroc.

Un jour plus tard, Vox a présenté une initiative allant dans le même sens, estimant que les événements survenus à Ceuta les 30 et 31 juillet avaient remis en cause la confiance nécessaire à une candidature commune.

Fait politique inhabituel, Vox a ensuite annoncé qu’il voterait également en faveur de la proposition de Sumar. Deux formations situées aux antipodes de l’échiquier politique espagnol convergent ainsi sur un même objectif concernant le Maroc.

Ces initiatives n’ont toutefois pas valeur de décision et ne signifient pas que la coorganisation du Mondial 2030 soit actuellement remise en cause par la FIFA.

Jabaroot ajoute une dimension sécuritaire

Depuis, un autre dossier est venu alimenter les tensions.

Le groupe de hackers Jabaroot a diffusé le 24 août une importante quantité de données présentées comme concernant plus de 70.000 membres ou collaborateurs des services de sécurité et de renseignement marocains.

Selon le média espagnol The Objective, cinq membres de l’ambassade du Maroc à Madrid et onze membres de consulats marocains en Espagne figureraient dans les données divulguées.

Ces informations ont été reprises samedi par Le Monde dans une analyse de la dégradation des relations entre Rabat et Madrid. Vox réclame désormais l’expulsion des diplomates concernés.

La présence d’une personne dans les fichiers diffusés par Jabaroot ne suffit cependant pas à établir son appartenance à un service de renseignement. Les affirmations des hackers doivent donc être distinguées des éléments indépendamment vérifiés.

El País relève de son côté que la « cyberguerre » qui frappe le Maroc depuis 2025 s’est désormais étendue à la crise de Ceuta. Jabaroot prétend notamment disposer d’autres informations concernant les événements migratoires de juillet, sans avoir apporté jusqu’ici de preuves indépendantes permettant d’établir ses accusations.

Madrid maintient le dialogue avec Rabat

Malgré cette accumulation de tensions, le gouvernement espagnol évite pour l’heure l’affrontement diplomatique direct.

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a affirmé vendredi que sa communication avec son homologue marocain Nasser Bourita restait constante et que la coopération avec le Maroc demeurait essentielle.

Il a toutefois réaffirmé sans ambiguïté la souveraineté espagnole sur Ceuta et Melilla.

Le Mondial 2030 n’est donc pas, à ce stade, institutionnellement menacé. Mais la compétition est désormais entrée dans le débat politique espagnol autour de la crise avec Rabat, à moins de quatre ans d’une Coupe du monde que les deux voisins doivent précisément organiser ensemble.

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Football | Tunisie U21 en finale des Jeux Méditerranéens

Après avoir battu, tour à tour, le Maroc (1-0), la Turquie (2-1), en phase de groupes et, aujourd’hui, vendredi 28 août 2026, en demi-finale, l’Italie, par un score sans appel (3-1), l’équipe de Tunisie U21 a gagné son billet pour la finale du tournoi de football des Jeux Méditerranéens de Tarente, en Italie.


Les trois buts de l’équipe nationale ont été inscrits par Alaeddine Derbali, Rayane Anane et Walid Dhouib.

Les protégés de Anis Boujelbene, qui n’ont pas froid aux yeux et sont désormais capables de tutoyer toutes les équipes quel que soit leur rang dans la hiérarchie mondiale, briguent désormais la médaille d’or, face à l’Algérie ou le Maroc, et méritent une participation aux prochains Jeux Olympiques de Los Angeles qui se tiendront du 14 au 30 juillet 2028.

Cette belle aventure mérite d’aller jusqu’au bout pour nous faire oublier les humiliations subies par l’équipe sénior à la dernière Coupe du Monde.

I. B.

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