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Tunisie-Suisse | Vers une chaine de valeur textile euro-méditerranéenne résiliente

Réunis les 3 et 4 septembre à l’initiative de la FTTH et d’EURATEX, 150 acteurs du secteur ont participé à la Conférence Euro-Méditerranéenne du Textile et de l’Habillement, ouverte par l’ambassadeur suisse Josef Renggli.

L’objectif de cette rencontre est de consolider l’intégration entre les deux rives de la Méditerranée et booster la compétitivité à l’export grâce aux transitions écologique et numérique, précise l’ambassade Suisse dans un communiqué publié ce mardi 8 septembre 2026.

Via SECO Coopération et développement économiques et en partenariat avec la coopération Suédoise (SIDA) et la coopération espagnole (ACEID), la Suisse appuie le secteur textile régional à travers le programme GTEX-MENATEX, actif en Tunisie, au Maroc, en Égypte, en Jordanie et au Sri Lanka, indique encore la même source
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Et de rappeler : «Avec environ 160’000 emplois directs et près de 20% des exportations, le secteur du textile est le 1er employeur industriel en Tunisie »

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Marché du travail : Le diplôme seul ne suffit plus !

Trouver un emploi après des années d’études n’a jamais été aussi difficile pour de nombreux jeunes diplômés. La question de l’employabilité devient plus que jamais centrale. Le diplôme reste une porte d’entrée essentielle, mais il ne suffit plus toujours à faire la différence. Dans un marché du travail en pleine mutation, savoir s’adapter, développer de […]

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Tunisie : les investissements industriels en hausse de 18 % en 2026

La Tunisie poursuit ses efforts pour renforcer la compétitivité de son secteur industriel et consolider son ouverture sur les marchés africains et internationaux, a affirmé, mardi 8 septembre, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Slah Zouari. Intervenant lors de la 5e […]

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Tunisie-Vietnam : 18 MD de potentiel d’exportation encore inexploité, notamment dans l’huile d’olive et les dattes

Le Centre de promotion des exportations (CEPEX) envisage de signer un mémorandum d’entente avec l’Agence vietnamienne de promotion du commerce (VIETRADE), rattachée au ministère vietnamien de l’Industrie et du Commerce, visant l’établissement d’un cadre institutionnel pour la coopération bilatérale. Il s’agit de faciliter l’échange d’informations et d’expertise et d’organiser des activités conjointes pour soutenir le […]

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Fitch reconduit le « B- » de la Tunisie et pointe des besoins de financement toujours élevés

L’agence Fitch Ratings a confirmé  la note de défaut émetteur à long terme de la Tunisie à « B- », assortie d’une perspective stable, tout en pointant une dette publique qui devrait atteindre 85 % du PIB en 2026.

Fitch Ratings a maintenu inchangée sa notation souveraine de la Tunisie, fixée à « B- » avec perspective stable, selon un communiqué publié par l’agence. Cette décision confirme la note attribuée fin janvier 2026, date à laquelle le pays avait également été retiré de la liste des États sous observation et s’était vu attribuer une note de recouvrement « RR4 ».

Selon Fitch, cette appréciation repose sur plusieurs atouts structurels : un PIB par habitant et des indicateurs de développement humain supérieurs à ceux de pays comparables, une économie diversifiée dotée d’une main-d’œuvre qualifiée, ainsi qu’une position extérieure jugée résiliente face aux chocs externes. L’agence tempère toutefois ce constat en soulignant le poids d’une dette publique élevée, des déficits budgétaires persistants et une vulnérabilité des finances publiques liée à l’ampleur des subventions, à quoi s’ajoutent d’importants besoins de financement.  

La hausse des prix de l’énergie devrait creuser le déficit commercial tunisien, entraînant selon Fitch un déficit courant porté à 3,9 % du PIB en 2026. Les exportations d’huile d’olive, en progression de 44 % sur un an au premier semestre 2026, ainsi qu’une performance solide du compte des services, viennent toutefois en partie compenser cette dégradation.

L’agence anticipe un recul de ce déficit sous la barre des 2,5 % du PIB en 2027 et 2028, en misant sur une baisse des cours internationaux du pétrole, un niveau qui rejoindrait la médiane de 2,4 % observée pour les pays notés « B » sur la même période. Fitch souligne néanmoins que le solde courant tunisien reste très exposé à un choc pétrolier prolongé.

Les réserves internationales du pays devraient reculer en 2026, à hauteur de 3,3 mois de paiements extérieurs courants, avant de se reconstituer progressivement à partir de 2027 pour atteindre 3,7 mois en 2028, un niveau qui demeurerait inférieur à la médiane de 4,1 mois des pays notés « B ». Par ailleurs, les investissements directs étrangers nets ont progressé à 2 % du PIB en 2025, portés notamment par les énergies renouvelables et le secteur manufacturier ; l’agence relève que ces flux ont fait preuve d’une certaine résistance face aux turbulences politiques et externes.  

La dette publique devrait croître légèrement pour atteindre 85 % du PIB en 2026, avant de se stabiliser jusqu’en 2028, un niveau très supérieur à la médiane de 55 % projetée pour les pays notés « B » à cette échéance. Fitch note qu’environ 40 % de cette dette est libellée en devises étrangères, exposant les comptes publics à un risque de change.

 Les besoins de financement budgétaire, hors refinancement de la dette à court terme, devraient diminuer progressivement tout en restant élevés, à 13,5 % du PIB en 2028, contre une médiane de 8,9 % pour les pays notés « B ». Ces besoins ont jusqu’ici été en partie couverts par la Banque centrale de Tunisie, qui a octroyé des financements à taux zéro de 7 milliards de dinars en 2024 (4,4 % du PIB), puis un montant équivalent en 2025 (4,1 % du PIB) ; le projet de loi de finances 2026 table à son tour sur un financement de 11 milliards de dinars, soit 6,1 % du PIB attendu. Fitch estime que cette forme d’appui monétaire pourrait s’arrêter en 2027, faute d’échéances extérieures importantes à rembourser cette année-là. Le financement intérieur net devrait dans le même temps bondir, de 1,7 % du PIB en 2026 à 6,5 % en 2027, une évolution que l’agence juge susceptible de peser davantage sur le secteur financier domestique.

D’après le Fonds monétaire international, cité par Fitch, la monnaie tunisienne s’est appréciée de 24 % en termes effectifs réels entre 2019 et 2025, sous l’effet conjugué d’un taux de change nominal resté globalement stable et d’une inflation plus forte en Tunisie que chez ses principaux partenaires commerciaux. En mai 2026, la Banque centrale a restreint l’accès au financement de certaines importations jugées non essentielles, dans le but de contenir la demande en devises et de préserver ses réserves. Fitch juge que la baisse prévue des besoins de financement extérieur en 2027-2028, conjuguée à une inflation maîtrisée, devrait limiter le risque d’un décrochage brutal du dinar — sans pour autant faire disparaître les tensions qui pèsent sur la monnaie nationale.

Fitch prévoit une inflation moyenne de 5,7 % en 2026, puis un repli à 5 % jusqu’en 2028 — nettement en deçà de la moyenne de 8,3 % constatée entre 2022 et 2024. Cette modération tiendrait pour bonne part au fait que les subventions publiques aux carburants absorberont l’essentiel du renchérissement du pétrole sur les marchés internationaux ; de bonnes conditions météorologiques pendant la saison de croissance printanière limiteraient par ailleurs les risques d’envolée des prix alimentaires à court terme. L’agence table sur une croissance réelle moyenne du PIB proche de 2 % entre 2026 et 2028.

Fitch relève enfin que de récents épisodes de canicule ont perturbé la distribution d’eau et d’électricité dans le pays. Ces difficultés, conjuguées à un chômage élevé, auraient contribué à des mouvements de protestation dans plusieurs grandes villes. L’agence juge le risque politique limité, mais estime plus significatif le risque budgétaire, le gouvernement pouvant selon elle être poussé à étoffer certaines aides sociales et les embauches dans la fonction publique.

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Fitch maintient la note de la Tunisie à B-

Fitch maintient le statu quo sur la note de la Tunisie. L’agence internationale a confirmé mardi 8 septembre sa note de défaut émetteur à long terme en devises étrangères à “B-“, avec une perspective stable. Derrière cette décision, un constat assez contrasté. La Tunisie conserve des atouts du côté de son économie et de ses recettes extérieures, mais ses finances publiques restent sous pression.

Fitch souligne notamment la résistance de la position extérieure du pays. L’économie tunisienne bénéficie d’une certaine diversification, d’un niveau de PIB par habitant supérieur à celui de plusieurs pays de la même catégorie de notation et d’une main-d’œuvre relativement qualifiée. Les recettes extérieures apportent également un peu d’air. Au premier semestre 2026, les exportations d’huile d’olive ont progressé de 44% sur un an, tandis que les services ont continué à soutenir les entrées de devises. Cette dynamique a notamment contribué à absorber une partie des pressions liées à la facture énergétique. 

La balance courante devrait néanmoins se dégrader cette année. Fitch prévoit un déficit équivalent à 3,9% du PIB en 2026, sous l’effet notamment de la hausse des prix de l’énergie. L’agence table toutefois sur une réduction de ce déficit à moins de 2,5% du PIB en 2027 et 2028

La Tunisie a par ailleurs honoré en juillet une échéance extérieure importante avec le remboursement de son euro-obligation de 700 millions d’euros. Pour Fitch, cette capacité à faire face aux échéances extérieures constitue l’un des éléments qui soutiennent encore la notation du pays.

Le principal point de vigilance reste toutefois le budget de l’État. Fitch prévoit un déficit public de 6,4% du PIB en 2026. La hausse du coût des subventions aux carburants pèse notamment sur les comptes publics, tandis que les finances de l’État restent exposées à l’évolution des cours internationaux du pétrole.

La dette publique devrait atteindre 85 % du PIB cette année. C’est nettement plus que la médiane de 55% observée pour les pays classés dans la même catégorie de notation. Environ 40 % de cette dette étant libellée en devises étrangères, une baisse du dinar peut également alourdir son poids en monnaie locale.

Autre sujet suivi de près par l’agence, les besoins de financement de l’État. Fitch les estime à 13,5% du PIB à l’horizon 2028. Le recours au financement de la Banque centrale a déjà pris une place importante, avec des prêts de 7 milliards de dinars en 2024 et 2025 et un nouveau financement de 11 milliards de dinars prévu pour 2026. 

Ce mécanisme ne devrait toutefois pas se poursuivre au même rythme. Fitch anticipe son arrêt en 2027, ce qui pourrait pousser l’État à davantage solliciter le marché intérieur. Les emprunts intérieurs nets passeraient ainsi de 1,7% du PIB en 2026 à 6,5% en 2027, selon les projections de l’agence.

 

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PISA 2025 : l’Asie confirme sa domination, le Maroc à la peine et un Maghreb largement absent

Les résultats du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA 2025) dessinent le portrait d’une crise internationale des apprentissages. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) les publie ce 8 septembre.

L’évaluation menée auprès de 760 000 élèves de 15 ans dans 91 pays révèle un recul généralisé des performances, notamment en mathématiques et en compréhension de l’écrit. Les scores moyens de l’OCDE y atteignent leur niveau le plus bas depuis la création du test. Ce déclin global coïncide avec un impact notable de l’usage intensif des écrans et des outils numériques sur la concentration et les capacités de raisonnement approfondi.

Dans ce paysage assombri, l’Asie réaffirme une suprématie incontestée. Singapour domine largement le classement mondial, suivi de près par les régions chinoises de Pékin, Shanghai, Jiangsu et Zhejiang, particulièrement performantes en sciences et en mathématiques. Le Japon, la Corée, Taipei chinois, Macao ainsi que l’Estonie et le Royaume-Uni complètent ce groupe de tête. Ils creusent un écart béant avec le bas du tableau où le Rwanda ferme la marche en sciences avec 317 points.

Le Maroc se situe pour sa part dans la partie inférieure du classement avec des résultats préoccupants. Les élèves marocains obtiennent 358 points en sciences, 343 points en mathématiques et 369 points en lecture. Ils accusent une baisse significative par rapport à 2022 avec respectivement 7, 18 et 10 points perdus. Ces chiffres placent le royaume chérifien nettement en dessous des moyennes internationales. Ils témoignent également de difficultés profondes dans l’ensemble des compétences fondamentales.

La Tunisie absente du classement

Sur le plan régional, la situation marocaine constitue le seul point d’ancrage d’une analyse maghrébine. Il s’avère en effet impossible d’établir un classement comparatif entre les cinq pays de la région pour cette édition 2025. Car seul le Maroc a pris part aux évaluations actuelles. L’Algérie et la Tunisie, qui avaient participé à des éditions antérieures comme celle de 2015, tout comme la Libye et la Mauritanie, ne disposent d’aucun résultat cette année. Cette absence n’est donc pas à interpréter comme un classement en queue de peloton; mais plutôt simplement comme une absence de données évaluables.

Ce nouvel exercice de PISA agit comme un signal d’alarme pour l’ensemble des gouvernements. Tandis que l’Asie consolide son modèle éducatif, la majorité des pays occidentaux et émergents se retrouvent face à une double urgence. A savoir : stopper la détérioration des acquis de base et garantir un accès équitable à un apprentissage de qualité.

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Fitch maintient la note de la Tunisie à « B- » avec une perspective stable

L’agence de notation Fitch Ratings a confirmé mardi 08 septembre 2026 la note souveraine à long terme de la Tunisie à « B- », avec une perspective stable, tout en soulignant les importantes vulnérabilités liées aux finances publiques, à l’endettement et aux besoins de financement du pays. Selon Fitch, la note « B- » reflète […]

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Fiscalité numérique : la DGI enrichit la plateforme « TEJ »

La Direction générale des impôts (DGI) a annoncé, dans un communiqué publié mardi, la mise en place de nouvelles fonctionnalités sur la plateforme de Transfert et échange de données fiscales (TEJ), à compter du mois de septembre 2026. Cette évolution s’inscrit dans le cadre de la poursuite de la digitalisation de l’administration fiscale et de l’amélioration des services électroniques offerts aux citoyens et aux entreprises.

Les contribuables peuvent désormais consulter en temps réel leur situation fiscale relative au dépôt des déclarations, ainsi que connaître le taux de l’avance applicable sur les importations de produits de consommation. La plateforme permet également aux adhérents de déléguer certaines de ses fonctionnalités à d’autres utilisateurs, selon la nature des tâches qui leur sont confiées, et aux entreprises publiques de consulter la situation fiscale de leurs fournisseurs de biens et de services.

Autre nouveauté majeure : la mise à jour de « TEJ » permet désormais d’y intégrer l’ensemble des certificats de retenue à la source. Les contribuables qui établissent ces certificats par dépôt d’un fichier électronique sont donc invités à télécharger le schéma XSD actualisé, disponible à l’adresse suivante : https://jibaya.tn/…/2024/05/plateforme-TEJ-shemas-xsd.zip

Enfin, la DGI rappelle que les entreprises publiques utilisatrices du système « e-sit-fisc » qui n’ont pas encore adhéré à la plateforme « TEJ » sont tenues de le faire. Et ce, afin de pouvoir continuer à consulter la situation fiscale de leurs fournisseurs de biens et de services.

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Fiscalité : ce qui change sur la plateforme “TEJ” dès septembre 2026

La Direction Générale des Impôts (DGI) a indiqué, dans un communiqué publié mardi, que de nouvelles fonctionnalités ont été introduites sur la plateforme de Transfert et échange de données fiscales “TEJ”, à compter du mois de septembre 2026, et ce dans le cadre de la poursuite de la digitalisation de l’administration et de l’amélioration des […]

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Malgré un recul des prêts à l’habitat, hausse des crédits aux particuliers à fin juin 2026

L’encours des crédits bancaires non professionnels accordés aux particuliers par le secteur bancaire tunisien a connu une légère progression au cours du premier semestre 2026. Il s’est établi à 30 milliards et 662 millions de dinars à la fin du mois de juin 2026, contre 30 milliards et 554 millions de dinars en décembre 2025, […]

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Le yen atteint son plus haut niveau depuis 7 mois face au dollar

Le yen a atteint mardi 8 septembre son plus haut niveau en sept mois face au dollar. Les cambistes continuant de liquider leurs positions courtes dans un contexte d’anticipations croissantes d’une hausse des taux d’intérêt par la Banque du Japon.

En début de séance ce mardi, le yen a atteint 153,53 contre le dollar, dépassant les niveaux atteints lorsque le gouvernement japonais est intervenu pour soutenir la monnaie en juillet. Cette hausse s’ajoute à une augmentation de 1,2 % du yen lors d’une séance de Bourse calme lundi, en raison d’un jour férié aux États-Unis. Ce qui porte la devise japonaise à environ 4 % par rapport au niveau d’environ 160 yens pour un dollar qu’elle a atteint la semaine dernière.

Les opérateurs et les analystes estiment qu’une combinaison de facteurs, notamment les paris sur une accélération du resserrement monétaire de la Banque du Japon, la possibilité que les investisseurs japonais rapatrient leurs fonds et les pressions politiques américaines, entraînent actuellement un changement radical de la trajectoire de cette monnaie en difficulté.

L’attention du marché se porte désormais sur les données relatives à l’inflation américaine qui seront publiées cette semaine, les dernières données clés avant la réunion du Comité fédéral de l’Open Market (FOMC) des 15 et 16 septembre. Les opérateurs estimant à 60 % la probabilité d’une hausse des taux d’intérêt américains ce mois-ci, suite au rapport sur l’emploi non agricole de vendredi, plus favorable que prévu.

Les investisseurs surveillent également les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et leurs implications sur l’inflation après que l’Iran a menacé lundi de riposter à toute nouvelle attaque américaine visant ses actifs. Tout en avertissant que les infrastructures énergétiques de toute la région sont menacées, y compris les intérêts américains dans le secteur pétrolier et gazier.

Les prix du pétrole se sont maintenus près de leur plus haut niveau en six semaines, le prix du Brent restant supérieur à 97 dollars le baril.

De son côté, le yuan chinois s’est maintenu stable sur le marché offshore, proche de son plus haut niveau en trois ans et demi, à 6,708 contre le dollar. Et ce, dans l’attente des données commerciales prévues plus tard dans la journée. Lesquelles devraient montrer une croissance plus rapide des exportations du pays au cours du mois d’août.

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La Tunisie parmi les pays africains bientôt notés par une nouvelle agence

L’Afrique prépare sa propre agence de notation de crédit, issue d’une initiative de l’UA, mais indépendante de celle-ci. L’Africa Credit Rating Agency, AfCRA, doit être officiellement lancée à Maurice, qui accueillera également son siège. Le lancement est prévu le 7 octobre 2026 à Port-Louis, selon le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (APRM), chargé par l’Union africaine de conduire le projet.

En effet, AfCRA arrivera dans un marché largement dominé par les trois grandes agences internationales que sont Fitch, Moody’s et S&P. Selon l’APRM, plus de 70% des notations de crédit produites en Afrique sont actuellement émises par des entités non africaines. L’agence africaine entend ainsi apporter une nouvelle source d’évaluation du risque, avec un regard davantage centré sur les économies du continent.

Une notation de crédit sert notamment à apprécier la capacité d’un État ou d’une entreprise à honorer ses engagements financiers. Pour un pays qui cherche à emprunter sur les marchés internationaux, cette évaluation entre dans l’appréciation du risque par les investisseurs et peut avoir une influence sur les conditions d’accès aux capitaux.

Dans ce contexte, l’UA met en avant plusieurs critiques concernant les méthodes des agences internationales. Dans ses documents de présentation, elle évoque notamment des biais perçus, des écarts dans l’évaluation du risque et des coûts jugés élevés. L’APRM estime aussi que certaines notations ne reflètent pas toujours suffisamment les réalités économiques des pays africains. Par ailleurs, elle relève des révisions qui peuvent intervenir avec un décalage par rapport à l’évolution de la situation économique d’un pays. L’organisation pointe également les difficultés liées aux données disponibles et à la présence limitée d’analystes directement implantés sur le continent. Ces critiques font partie des arguments avancés pour justifier la création d’AfCRA.

Toutefois, l’agence n’a pas vocation à remplacer les acteurs déjà présents sur le marché. Son objectif annoncé est plutôt de proposer une évaluation supplémentaire du risque. Lors d’une réunion organisée en 2025, l’APRM avait d’ailleurs précisé qu’AfCRA ne devait pas attribuer des notes favorables aux acteurs africains, mais apporter davantage de diversité dans les opinions de notation.

De son côté, le projet prévoit une agence portée par le secteur privé et financée par ses propres activités. Elle doit également rester indépendante de l’Union africaine. Cette autonomie doit permettre à AfCRA de développer ses propres méthodes d’analyse et de se positionner séparément des institutions à l’origine du projet.

À cela s’ajoute la question du “plafond souverain”. Dans certaines méthodologies de notation, une entreprise ou une banque peut voir sa note limitée par celle de son pays d’implantation. Un acteur privé présentant de bons fondamentaux peut ainsi être affecté par l’évaluation du risque associé à son État.

Par ailleurs, l’APRM met en avant le coût de cette perception du risque. Dans une publication consacrée aux notations africaines, elle estime que les pays du continent paient en moyenne entre 3 et 5 points de pourcentage de plus sur leurs obligations souveraines que des pays présentant des indicateurs de crédit comparables en dehors de l’Afrique. Ce chiffre est avancé par l’APRM et doit donc être considéré comme une estimation de l’organisation, et non comme une mesure indépendante de l’ensemble du marché.

Enfin, le projet ne date pas de 2026. L’Assemblée de l’Union africaine avait chargé l’APRM, dès 2017, de soutenir les États membres dans le domaine des agences de notation. En 2023, les ministres africains chargés des finances, des affaires monétaires et de la planification économique ont approuvé la création d’une agence africaine portée par le secteur privé, avec un modèle fondé sur l’autofinancement. Le Conseil exécutif de l’UA a ensuite confié à l’APRM la conduite des travaux de mise en place.

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Khaled Kechir nommé directeur de la 41e édition de la FILT 2027

Le ministère des Affaires culturelles a annoncé, ce mardi 8 septembre 2026, la nomination du docteur Khaled Kechir à la direction de la 41e édition de la Foire internationale du livre de Tunis. Il succède à Mohamed Salah El Gadri, qui avait dirigé les trois dernières éditions de la manifestation.

Khaled Kechir assure depuis 2023 la direction générale de la Bibliothèque nationale de Tunisie. Il a auparavant occupé le poste de vice-président de l’Université de Tunis. Une expérience qui vient consolider son profil de gestionnaire d’institutions culturelles à l’occasion de cette nouvelle mission.

Professeur de l’enseignement supérieur et historien spécialiste du Moyen Âge et du monde arabo-musulman, il a mené des recherches et développé des intérêts portant notamment sur les sources historiques, les manuscrits et la pensée khaldounienne. Et ce, tout en participant à plusieurs structures et projets académiques et scientifiques.

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Volailles : Pourquoi la production de 16 000 tonnes menace de ruiner les agriculteurs

Le conseiller économique de l’Union Tunisienne de l’Agriculture et de la Pêche (UTAP), Fathi Ben Khalifa, a vivement critiqué, la décision qui a été prise de  porter la production de volaille à 16 000 tonnes. Une mesure prise « sans concertation avec les professionnels du secteur » qui risque, selon lui, d’« inonder le marché […]

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L’État coûte cher pour les Tunisiens

Dans sa forme, sa structure, son organisation et son niveau d’efficacité actuels, l’État tunisien représente un coût exorbitant que la collectivité nationale ne peut supporter – surtout au regard de ce qu’elle en retire et de la médiocrité des services publics (éducation, santé, transports). (Photo : Palais du gouvernement à La Kasbah, Tunis).

Faouzi Ben Abderrahman *

Premièrement : quels prélèvements l’État opère-t-il sur les individus dans l’économie formelle ?

Pour chaque tranche de 100 dinars de coût salarial (salaire brut majoré de la cotisation patronale), l’État prélève aujourd’hui directement — via la sécurité sociale et l’impôt sur le revenu — un montant compris approximativement entre 22,9 dinars (au salaire minimum), 27,4 dinars (au salaire moyen de 1 000 dinars bruts) et 39,2 dinars (pour un salaire brut de 3 500 dinars).

À cela s’ajoute un prélèvement indirect lors de la consommation, via la taxe sur la valeur ajoutée (avec un taux implicite avoisinant les 11 %) et les taxes sur les carburants, portant le total à une fourchette allant de 33 à 47 dinars, selon les tranches de revenus susmentionnées.

La quasi-totalité de l’écart provient de l’impôt sur le revenu — le seul élément progressif —, tandis que les autres prélèvements demeurent relativement constants en proportion du revenu, quelle que soit l’augmentation de ce dernier.

Deuxièmement : quels prélèvements l’État opère-t-il sur les bénéfices et les charges des entreprises ?

Pour chaque tranche de 100 dinars de bénéfice imposable, l’État perçoit 25 dinars auprès d’une entreprise ordinaire, 35 dinars auprès d’une entreprise du secteur de la grande distribution ou d’une société d’investissement, et 44 dinars auprès d’une entreprise opérant dans un secteur réglementé (banques, assurances, télécommunications). Ces chiffres sont arrondis par souci de simplification ; des données détaillées par sous-secteur existent par ailleurs.

À cela s’ajoute un impôt minimum sur le chiffre d’affaires (0,2 % du chiffre d’affaires local, avec un minimum de 300 dinars), exigible même en l’absence de bénéfice — voire même en l’absence de tout chiffre d’affaires.

S’y ajoute un prélèvement parallèle et indépendant du résultat financier : pour chaque tranche de 100 dinars de salaire versée, l’entreprise doit payer 17,07 dinars supplémentaires au titre de la contribution sociale patronale, une charge due même en cas de perte.

Troisièmement : quel est le retour pour la collectivité nationale ?
Dans le budget de l’État pour l’année 2026, pour chaque tranche de 100 dinars de dépenses publiques, environ 57 dinars sont consacrés au fonctionnement de l’appareil d’État lui-même : 40 dinars pour les salaires de la fonction publique, 4,6 dinars pour les frais de gestion courante et 12,6 dinars pour le service de la dette (intérêts uniquement). Le solde — soit environ 42 dinars — revient à la collectivité nationale sous forme d’interventions et de transferts sociaux (32 dinars) et d’investissements publics (10 dinars).

Toutefois, une partie de ce «retour» reste théorique et n’est pas intégralement réalisée, les dépenses de fonctionnement dépassant généralement les montants prévus.

En d’autres termes : sur chaque tranche de 100 dinars perçue par l’État, seule une quarantaine de dinars (environ 42) revient réellement à la collectivité nationale — une partie de ce montant étant purement théorique et ne parvenant pas intégralement à destination —, tandis que l’État conserve le reste (environ 57 dinars) pour assurer le fonctionnement de son appareil et honorer les intérêts de sa dette.

À tout cela s’ajoute une quatrième dimension qui n’apparaît dans aucun des chiffres susmentionnés : les engagements hors bilan. Le volume des dettes garanties par l’État au profit des entreprises publiques a atteint environ 20 milliards de dinars en 2022. Il s’agit de montants qui ne sont comptabilisés comme dépenses que lorsque l’entreprise concernée fait défaut de paiement ; la garantie se transforme alors en une dette effective pesant sur la collectivité nationale.

À titre d’exemple, si la moitié de ces entreprises venaient à faire défaut, cela engendrerait un coût supplémentaire exceptionnel de 16 milliards de dinars.

Ces chiffres démontrent que l’État tunisien — dans sa forme, sa structure, son organisation et son niveau d’efficacité actuels — représente un coût exorbitant que la collectivité nationale ne peut supporter, surtout au regard des retours qu’elle en tire et de la médiocrité des services publics (éducation, santé, transports).

Et le plus important dans tout cela ?

Un État financé par les contributions de toutes ces catégories — du salarié au salaire minimum jusqu’aux grandes entreprises — ne saurait légitimement passer du statut de serviteur impartial de la collectivité à celui d’instrument de répression aux mains de ses dirigeants.

L’État protecteur est le garant des droits ainsi que des libertés individuelles et collectives de tous les citoyens ; il ne peut en aucun cas devenir un instrument d’intimidation aux mains du pouvoir en place contre ceux qui le contestent.* Ancien ministre.

Traduit de l’arabe.

* Ancien ministre.

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L’or progresse dans un contexte de dollar plus faible

Les cours de l’or ont légèrement progressé ce mardi, le dollar s’étant affaibli, l’attention étant portée sur les prochaines données concernant l’inflation aux Etats-Unis.

L’or au comptant a progressé de 0,43 % à 4 423,23 dollars l’once. Les contrats à terme sur l’or américain pour livraison en décembre ont reculé de 0,19 % à 4 468 dollars. L’indice du dollar a reculé de 0,3 %, rendant les métaux libellés en dollars moins chers pour les acheteurs détenant d’autres devises, selon Reuters.

Les cours de l’or ont chuté le 4 septembre après la publication de données montrant une forte accélération de la croissance de l’emploi aux États-Unis au cours du mois d’août; tandis que le taux de chômage restait stable à 4,1 %. Bien que l’or soit reconnu comme une protection contre l’inflation, la hausse des taux d’intérêt réduit l’attrait de ce métal qui ne rapporte pas d’argent.

La Deutsche Bank prévoit désormais que la Banque centrale européenne (BCE) relèvera ses taux d’intérêt de 25 points de base en décembre, en plus de la hausse déjà prévue en septembre, les risques persistants dans le secteur de l’énergie continuant de peser sur les anticipations d’inflation.

Quant aux autres métaux précieux, l’argent a progressé de 0,82 % sur le marché au comptant pour atteindre 66,70 dollars l’once, le platine de 0,1 % à 1 833,42 dollars et le palladium de 0,48 % à 1 399,01 dollars.

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La BTE dégage un bénéfice de 1,4 MDT au premier semestre

La Banque de Tunisie et des Emirats (BTE) a clôturé le premier semestre 2026 sur un résultat net de 1,4 MDT, contre une perte de 5,5 MDT un an plus tôt. Ce retour aux bénéfices est toutefois assombri par des ratios prudentiels dans le rouge : le ratio de solvabilité et le ratio Tier I de la banque s’établissent tous deux à moins 0,2 pour cent au 30 juin 2026, très en deçà des seuils réglementaires de 10 pour cent et 7 pour cent fixés par la circulaire de la Banque centrale de Tunisie n° 2018-06.

Les fonds propres nets de base de l’établissement ressortent à moins 2,7 MDT. Le solde comptable des capitaux propres s’élève à 29,1 MDT, très inférieur au capital minimum de 50 MDT exigé par l’article 32 de la loi bancaire n° 2016-48.

Sur le plan de l’activité, le produit net bancaire progresse à 43,6 MDT au 30 juin 2026, contre 34,8 MDT un an auparavant. Le résultat d’exploitation redevient positif à 1,4 MDT, après une perte de 5,3 MDT au premier semestre 2025. Le total du bilan atteint 1,74 milliard de dinars, contre 1,66 milliard de dinars à fin décembre 2025. Les créances sur la clientèle s’élèvent à 1,17 milliard de dinars nets, contre 1,08 milliard de dinars à fin 2025. Tandis que les dépôts et avoirs de la clientèle progressent à 1,31 milliard de dinars, contre 1,26 milliard de dinars six mois plus tôt. Le résultat par action ressort à 0,26 dinar, contre des pertes de 1 dinar et 1,82 dinar respectivement au 30 juin 2025 et au 31 décembre 2025, sur la base d’environ 5,4 millions d’actions.

Après prise en compte de modifications comptables portant sur des exercices antérieurs, le résultat net de la période retombe toutefois à environ 48 000 dinars, contre des pertes de 6,8 MDT et 11,3 MDT aux mêmes dates de comparaison. Ces modifications, d’un montant cumulé d’environ 1,36 MDT, découlent d’une vérification fiscale approfondie de l’administration portant sur les exercices 2021 à 2024, dont les résultats ont été notifiés à la banque le 19 juin 2026. Le montant exigible au titre de ce contrôle, après application de l’amnistie fiscale prévue par l’article 69 de la loi de finances 2026, s’élève à environ 583 000 dinars, dont environ 109 000 dinars déjà réglés en juin 2026. Le solde d’environ 474 000 dinars devant être payé selon un échéancier trimestriel courant jusqu’au 31 mars 2030. À cela s’ajoute une régularisation d’environ 348 000 dinars liée à la remise en cause d’un avantage fiscal obtenu en 2018 au titre d’un investissement réalisé via la filiale BTE SICAR.

La banque a par ailleurs réalisé une plus-value d’environ 5,9 MDT sur la cession de sa participation dans la Banque nationale agricole, d’une valeur de 10,1 MDT, cédée sur la base d’un cours moyen de 13,66 dinars par titre.

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Chemanol : les pertes ramenées à 21,8 millions de dollars au premier semestre 2026

La  société saoudienne cotée à la Bourse de Riyad (Tadawul), Chemanol Methanol Chemicals Company spécialisée dans la pétrochimie et plus précisément dans la production de méthanol et de ses dérivés a fortement réduit ses pertes au premier semestre 2026 (de 381,7 à 81,6 millions de riyals soit 21,8 millions de dollars américains), principalement grâce à l’absence de nouvelles dépréciations massives comme en 2025 et à une légère amélioration de sa marge.

La réduction des pertes observée au cours de la période actuelle, par rapport à la période comparable de l’année précédente, s’explique par le fait que cette dernière avait inclus des dépréciations d’actifs des sociétés filiales, à savoir Chimicals Al-Dar et International Chemical Industries Ltd, pour un montant de 279,3 millions de riyals.

Par ailleurs, les revenus ont baissé de 14 % au cours de la période actuelle par rapport à la période comparable de l’année précédente, en raison d’une diminution de 27 % des volumes vendus. La performance a été affectée par les fluctuations des marchés et par les défis qu’ont connus les chaînes d’approvisionnement. Lesquels ont eu un impact sur les principales routes d’expédition ainsi que sur leurs coûts.

La performance a également été principalement influencée par la hausse des prix du gaz au début de l’année 2025, ainsi que par les fluctuations des marchés et les difficultés persistantes au niveau des chaînes d’approvisionnement, qui ont entraîné une augmentation des coûts d’assurance et de transport, affectant ainsi les principales routes d’expédition et leurs coûts.

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Tunisie | Décès de l’homme d’affaires Lazhar Sta

C’est sa fille Amina Sta, qui a annoncé son décès dans un post laconique sur les réseaux sociaux. L’homme d’affaires Lazhar Sta, ancien associé de Belhassen Trabelsi, le beau-frère de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali, dans l’entreprise Carthage Cement, est décédé ce mardi 8 septembre 2026.

On ne connaît pas les circonstances de ce décès, mais on sait que le prisonnier, qui souffrait de plus plusieurs pathologies chroniques, était très malade ces derniers temps et qu’il a été récemment hospitalisé en urgence à la suite de la détérioration de son état de santé. 

Les autorités pénitentiaires, comme à leur habitude, sont restées silencieuses sur les circonstances de cette nouvelle mort d’un prisonnier. La fille du défunt, quant à elle, leur fait porter la responsabilité de la détérioration de la santé de son père et le accuse de négligence et de manque de soins, en menaçant de porter plainte devant des instances internationales.

Le 30 juin dernier, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près du tribunal de première instance de Tunis l’avait condamné, ainsi que son ancien associé Belhassen Trabelsi, en fuite depuis le 14 janvier 2011, à six ans de prison ferme. Accusés de corruption, d’appropriation illicite de biens appartenant à l’Etat et de détournement de fonds publics, les deux ex-associés dans Carthage Cement avaient aussi été condamnés à verser de lourdes amendes.  

I. B.

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