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Présidence de la Ligue arabe : la Tunisie veut renforcer l’efficacité de l’action commune

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a appelé, lundi au Caire, à renforcer la solidarité et la coordination entre États arabes, à rapprocher les vues et à donner une nouvelle impulsion à l’action arabe commune. Présidant les travaux de la 166e session du Conseil de […]

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Élevage avicole : jusqu’à 100% de mortalité dans certaines unités après la vague de chaleur

La filière avicole tunisienne traverse une période particulièrement difficile après les vagues de chaleur qui ont marqué l’été 2026, aggravées par des coupures répétées et prolongées d’électricité et d’eau. Dans certaines unités d’élevage, le taux de mortalité aurait atteint 100%, tandis que la baisse de la production fait désormais peser des risques sur l’approvisionnement du […]

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Météo : attention aux orages et aux pluies dans ces trois gouvernorats

La carte de vigilance actualisée, lundi après-midi, par l’Institut national de la météorologie (INM) a placé Siliana, le Kef et Kasserine en vigilance jaune en raison des perturbations météorologiques attendues. Selon les prévisions de l’INM, des cellules orageuses locales sont prévues en fin de journée et au début de la nuit, avec pluies isolées et […]

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Tunisie : des cellules orageuses attendues ce soir dans ces régions

Des cellules orageuses locales accompagnées de pluies éparses sont attendues, en fin de journée et en début de nuit, sur les hauteurs de l’Ouest du Nord et du Centre, selon les dernières prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM). Le ciel deviendra ensuite peu nuageux sur la plupart des régions. Les vents souffleront de […]

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Investissements : la Tunisie ouvre davantage ses portes aux entreprises vietnamiennes

Les perspectives de renforcement des relations économiques et des investissements entre la Tunisie et le Vietnam ont été au centre d’une rencontre tenue lundi au siège de la Foreign Investment Promotion Agency-Tunisia (FIPA-Tunisia), à l’occasion de la visite de l’ambassadeur de la République socialiste du Vietnam en Tunisie, avec résidence en Égypte, Nguyen Nam Duong. […]

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Tunisie : plus de 11.000 tonnes d’huile d’olive exportées vers la Jordanie

Les produits agroalimentaires ont fortement renforcé leur poids dans les exportations tunisiennes vers la Jordanie en 2026. Leur part est passée d’environ 40 % au cours des dernières années à 90 % à fin juillet 2026, principalement sous l’effet de la progression des exportations d’huile d’olive conditionnée, selon les indicateurs publiés lundi par le Centre […]

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Étudier en Chine en 2027 : candidatures, bourses, filières… ce qu’il faut savoir

Plusieurs universités publiques de la République populaire de Chine ont commencé à recevoir les candidatures pour la session de mars 2027, avec une clôture des dépôts de dossiers prévue en février prochain. Les candidats tunisiens souhaitant poursuivre leurs études en Chine sont appelés à anticiper leurs démarches afin de maximiser leurs chances d’admission. Intervenant lundi […]

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Eau en bouteille : le programme exceptionnel de distribution s’étend à 12 gouvernorats

Le programme exceptionnel de distribution d’eau en bouteille se poursuit en Tunisie et concerne désormais 12 gouvernorats confrontés à des perturbations de l’approvisionnement, a annoncé le ministère du Commerce. Dans le même temps, le département prévoit de renforcer considérablement les stocks régulateurs afin de mieux anticiper les périodes de forte demande. Le ministère a ainsi […]

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Transformations économiques, technologiques et numériques du secteur financier : De l’utilité d’une stratégie de cyber-résilience pérenne

Le Président de la République monte, à chaque fois, au créneau pour rappeler que le secteur bancaire et financier se positionne comme «un levier incontournable pour la concrétisation des objectifs stratégiques retenus par les différents programmes de développement». C’est que face aux enjeux de la croissance durable, de la justice sociale et de la souveraineté […]

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Cash : 30,2 milliards de dinars circulent désormais en Tunisie

La valeur des billets et pièces en circulation en Tunisie a atteint 30,2 milliards de dinars au 3 septembre 2026, contre 25,9 milliards de dinars à la même période de 2025, enregistrant ainsi une progression de 16 %. Pour le professeur de droit bancaire Mohamed Nakhili, cette évolution illustre la persistance du recours aux espèces […]

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Ooredoo Tunisie célèbre l’inauguration du projet « Water for All » à Kairouan

Dans le cadre de son programme de responsabilité sociétale « Tounes T3ich », Ooredoo Tunisie, en partenariat avec l’Association Carthage Horizon, a célébré l’inauguration de son projet « Water for All » à Kairouan, marquant une nouvelle étape concrète dans son engagement en faveur des communautés locales et d’un impact social durable à travers la […]

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La Tunisie aura-t-elle assez d’électricité pour ses prochains étés ?

Le système électrique tunisien subit des pressions croissantes sous l’effet de la forte progression de la consommation, notamment durant les périodes de pointe. Selon Youssef Chebil, président de l’Organisation tunisienne des énergies propres, la demande pourrait atteindre des niveaux représentant près de trois fois la consommation habituelle, faisant de l’augmentation des capacités de production et […]

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Après le décès d’un agent de la STEG, la Fédération de l’électricité réclame un audit d’urgence des protocoles

Elyès Ben Ammar, membre de la Fédération générale de l’électricité et du gaz, a exigé ce lundi 7 septembre 2026, une révision radicale du système de sécurité des équipes de terrain de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG). Cette alerte syndicale fait suite à l’électrocution mortelle subie à Mateur par le chef […]

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Rentrée 2026-2027: la SRTG de Nabeul déploie 152 bus et ouvre 26 points de vente d’abonnements

À l’approche de la rentrée des classes, la modernisation des flottes de transport public interurbain et l’optimisation des conditions de transport des populations scolaires en milieu semi-rural sont à l’ordre du jour. Najeh Jelassi, directeur de l’exploitation de la Société régionale de transport de Nabeul (STRG), a justement annoncé, ce lundi 7 septembre 2026 à […]

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Ministère de l’Emploi : on vise la création de 1200 sociétés communautaires et une plateforme dédiée

Lors d’une cérémonie tenue à l’occasion de la Journée de la science ce lundi 7 septembre 2026 à Tunis, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Choued, a annoncé un plan d’action national ciblant la création de 1200 nouvelles sociétés communautaires. Cette offensive institutionnelle vise à résorber le chômage de masse des […]

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Liberté d’investissement 2026 : la Tunisie signe son pire score depuis 1995

Le classement 2026 de l’indice de liberté d’investissement, établi par The Global Economy à partir des données de la Heritage Foundation, dessine une Afrique à deux vitesses. Sur une moyenne mondiale de 53 points, le Maroc s’impose comme le meilleur élève continental avec 80 points (17e mondial). Un record historique porté par une progression continue depuis 2024. Maurice suit avec 70 points, malgré un léger recul par rapport aux 80 points affichés entre 2019 et 2023.

Le trio sahélien Burkina Faso, Mali et Niger obtient des scores honorables (65, 65 et 55) grâce notamment à la stabilité monétaire du franc CFA. Mais ces performances masquent des droits de propriété très dégradés, parfois inférieurs à 20 points, assurent les auteurs du classement.

La Tunisie, elle, est malheureusement totalement absente de ce top 20 – et pour cause : le pays s’enfonce dans le classement général de liberté économique. Selon l’édition 2026 de l’indice de la Heritage Foundation, la Tunisie a obtenu son plus mauvais score et son plus mauvais rang depuis 1995, année de son Accord d’association avec l’Union européenne. Le pays affiche un score de 48,1 points sur 100 et se classe 156e sur 176 pays, une note en baisse d’un point sur un an. Ce score relègue désormais notre pays dans la catégorie des économies dites « réprimées », au 11e rang sur 14 pays de la région Moyen-Orient/Afrique du Nord.

Le gap…

Cette dégringolade s’inscrit dans une trajectoire longue : le pays est passé de la 44e place mondiale en 2010 à la 156e en 2026, un basculement attribué à « une intervention étatique croissante, à des faiblesses institutionnelles et à des freins persistants sur l’investissement ». Sur le seul sous-indicateur de “liberté d’investissement“, celui qui structure le classement africain analysé plus haut, la Tunisie plafonnait déjà à 30 points lors de l’édition précédente. Un niveau qui l’aurait placée loin derrière le dernier du top 20 africain (le Burundi, à 50 points).

Le contraste avec le Maroc est frappant : les deux pays maghrébins, longtemps comparés, empruntent désormais des trajectoires opposées. Là où Rabat a gagné 15 points depuis 2019 pour atteindre un record; Tunis a perdu près de huit points sur la même période et glisse chaque année un peu plus vers le bas du classement mondial.

Les causes avancées rejoignent celles identifiées pour d’autres pays du classement africain, en l’occurrence : des lourdeurs administratives, une insécurité juridique, de la corruption, mais avec une intensité inédite pour la Tunisie. Les analystes locaux évoquent un climat des affaires en dégradation continue, une fuite des compétences et une croissance économique atone, loin des dynamiques entrepreneuriales des années 1990-2000. Comme le montre l’exemple du Maroc ou de la Côte d’Ivoire, un score de liberté d’investissement ne dit cependant jamais tout : il faut aussi regarder l’état de droit, la corruption et les droits de propriété pour juger de l’attractivité réelle d’un pays pour les capitaux.

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Sonede : 62 % des conduites sont vétustes, selon un expert

L’expert international en environnement et développement durable, Mohamed Adel Hentati, a révélé ce lundi que « environ 62 % du réseau de distribution d’eau potable de la Société Nationale d’Exploitation et de Distribution des Eaux (SONEDE) est considéré comme ancien et vétuste. Cela nécessite des investissements massifs pour son amélioration et son renouvellement, ce qui […]

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IA | Afrique et monde arabe face au défi de l’exécution

À Yasmine Hammamet, du 7 au 10 septembre 2026, l’Afrique et le monde arabe se retrouvent autour du AI-Forward Summit 2026, organisé par l’Organisation arabe des technologies de l’information et de la communication (Aicto), sous l’égide de la Ligue des États arabes, en collaboration avec le ministère tunisien des Technologies de la Communication. Le thème retenu — «Façonner l’avenir de l’intelligence : de la vision à la valeur» — résume à lui seul le véritable enjeu de cette nouvelle étape de la révolution numérique. Car l’Afrique et le monde arabe ne souffrent pas d’un déficit d’ambition. Ils souffrent davantage d’une dette d’exécution.

Abdelwaheb Ben Moussa *

La question n’est plus seulement de savoir s’il faut investir dans l’intelligence artificielle, développer les infrastructures numériques ou élaborer des stratégies nationales. La question décisive est désormais de savoir si ces ambitions peuvent être transformées en capacités opérationnelles, mesurables et souveraines. Autrement dit : comment passer de la vision à la valeur ?

Le cadre est déjà posé

L’Union africaine a franchi une étape importante avec l’adoption de sa stratégie continentale sur l’intelligence artificielle. De leur côté, les pays arabes multiplient les stratégies nationales, les investissements dans les infrastructures numériques, les initiatives de recherche et les programmes consacrés à l’intelligence artificielle.

Le cadre stratégique existe donc. Les priorités sont identifiées : développement des compétences, recherche et innovation, disponibilité des données, infrastructures numériques, gouvernance, coopération régionale et soutien à l’écosystème privé.

Mais une difficulté structurelle demeure. L’Afrique reste confrontée à un déficit considérable en matière de puissance de calcul, de données et de compétences spécialisées. Le monde arabe dispose, pour sa part, de capacités financières, énergétiques et infrastructurelles importantes, mais reste confronté à la nécessité de transformer ces moyens en capacités technologiques et industrielles durables.

C’est précisément dans cette complémentarité que se trouve une opportunité stratégique. L’Afrique apporte ses talents, ses marchés, ses besoins et son potentiel de croissance. Le monde arabe dispose de capitaux, d’infrastructures, d’énergie et de capacités d’investissement. Entre les deux existe un espace de coopération encore largement sous-exploité.

Deux pièges menacent aujourd’hui les stratégies africaines et arabes d’IA. Le premier est celui de la dépendance technologique. Adopter rapidement des solutions disponibles sur le marché peut permettre d’obtenir des résultats visibles à court terme. Mais une dépendance excessive aux infrastructures, aux modèles, aux plateformes et aux fournisseurs extérieurs peut progressivement réduire la capacité de décision stratégique.

Le second piège est plus subtil : l’illusion d’agilité. Multiplier les pilotes, les plateformes, les démonstrateurs et les projets expérimentaux peut donner l’impression d’une transformation rapide. Mais une succession de «proof of concept» ne constitue pas une transformation structurelle.

Le véritable indicateur n’est pas le nombre de projets IA lancés. C’est le nombre de processus effectivement transformés, de délais réellement réduits, de coûts maîtrisés, de décisions améliorées et de services rendus plus efficacement aux citoyens et aux entreprises.

La Tunisie, point d’articulation

La Tunisie n’arrive pas à cette échéance les mains vides. Elle dispose d’un capital scientifique et technique important, d’un écosystème entrepreneurial dynamique et d’une stratégie nationale d’intelligence artificielle couvrant la période 2026-2030. Elle dispose également d’une expérience accumulée dans la transformation numérique de l’administration. Mais sa position géographique et son histoire lui confèrent surtout une capacité particulière : celle de faire dialoguer plusieurs espaces.

La Tunisie est africaine, arabe et méditerranéenne. Et elle est également connectée à l’Europe. Cette position peut devenir un véritable avantage géoéconomique dans la construction des chaînes de valeur numériques et technologiques de demain. Mais cela suppose de dépasser la logique de simple interface.

La Tunisie doit pouvoir devenir un nœud d’exécution, capable de connecter talents, recherche, entreprises, capitaux, marchés et infrastructures.

C’est probablement l’un des enseignements les plus importants de la période actuelle. Automatiser un mauvais processus ne le rend pas meilleur. Le numériser peut même parfois accélérer ses dysfonctionnements.

Avant d’introduire l’intelligence artificielle, il faut donc poser des questions beaucoup plus fondamentales : Pourquoi ce processus existe-t-il sous cette forme ? Quels sont ses points de blocage ? Quelles étapes peuvent être supprimées ? Quelles données sont réellement nécessaires ? Qui prend la décision ? Où se situent les doublons ? Quels contrôles sont utiles et lesquels ne produisent aucune valeur ?

La véritable révolution de l’IA ne commencera donc pas nécessairement par l’algorithme. Elle commencera souvent par la réingénierie organisationnelle.

Le prochain saut ne sera pas uniquement technologique. Il sera organisationnel.

La souveraineté commence par la donnée

Dans l’économie algorithmique, la donnée devient une infrastructure stratégique. Il ne suffit plus de disposer de grandes quantités de données. Il faut savoir les qualifier, les sécuriser, les classifier, les partager lorsque cela est pertinent et les protéger lorsqu’elles sont sensibles. Il faut également garantir leur traçabilité, leur qualité et leur interopérabilité. Cela suppose une véritable architecture de gouvernance de la donnée.

À l’échelle afro-arabe, cette question prend une dimension supplémentaire. Comment favoriser la coopération et les échanges de données sans compromettre la souveraineté des États ? Comment développer des standards compatibles ? Comment permettre la circulation de données nécessaires à la recherche et à l’innovation tout en protégeant les données sensibles ?

La réponse ne peut pas être uniquement nationale. Elle doit également être interopérable et coopérative.

La souveraineté des données devient ainsi le socle de la souveraineté algorithmique.

L’Afrique dispose de talents. Le monde arabe également. Mais former davantage d’ingénieurs, de data scientists ou de spécialistes de l’IA ne suffira pas. Le véritable enjeu consiste à transformer les compétences individuelles en capacités institutionnelles et industrielles.

Un expert isolé ne constitue pas une capacité nationale. Une capacité apparaît lorsque l’expertise est intégrée dans des équipes, des processus, des infrastructures, des projets et des mécanismes de décision capables de produire durablement des résultats. Il faut donc passer d’une logique de formation à une logique de mobilisation du capital humain.

Les administrations, les entreprises, les universités, les startups et les centres de recherche doivent pouvoir travailler ensemble autour de problèmes concrets.

À l’échelle afro-arabe, cette approche ouvre un potentiel considérable : programmes de recherche communs, mobilité des talents, plateformes technologiques partagées, financement de startups et développement de solutions adaptées aux réalités régionales.

L’objectif n’est pas seulement de produire des experts. Il est de construire des organisations capables de les retenir, de les faire coopérer et de transformer leur expertise en valeur.

Gouverner par les résultats

C’est probablement ici que se jouera la différence entre une stratégie ambitieuse et une stratégie réellement transformatrice. Les indicateurs de demain ne devraient pas seulement mesurer le nombre de plateformes développées, de conventions signées ou de projets lancés. Ils devraient mesurer les délais administratifs effectivement réduits ; les coûts réellement économisés ; les processus réorganisés ; les services améliorés ; les données rendues interopérables ; les compétences effectivement mobilisées ; les entreprises et startups intégrées aux chaînes de valeur ; et les gains de productivité réalisés.

Il ne faut donc plus compter les projets IA. Il faut compter les processus transformés.

Cette logique suppose également une gouvernance capable d’identifier rapidement les projets en retard, de réallouer les ressources lorsque cela est nécessaire et d’arrêter ceux qui ne produisent pas les résultats attendus. L’exécution devient alors elle-même un objet de gouvernance.

C’est ici que le véritable potentiel stratégique apparaît. L’objectif ne devrait pas être simplement de créer un marché afro-arabe pour les technologies développées ailleurs. Il devrait être de construire progressivement une capacité de production technologique afro-arabe.

Cela signifie investir ensemble dans les infrastructures de calcul ; développer des capacités de recherche et de développement ; créer des mécanismes de financement adaptés ; développer des standards compatibles ; favoriser la circulation des compétences ; construire des solutions adaptées aux langues, aux administrations, aux économies et aux réalités sociales de la région ; et surtout, connecter ces capacités à des marchés réels.

La coopération ne doit donc plus seulement porter sur les déclarations, les conférences ou les accords institutionnels. Elle doit produire des systèmes opérationnels communs. C’est à cette condition que la coopération afro-arabe pourra devenir un véritable levier de puissance technologique.

La souveraineté numérique ne se décrète pas. Elle se construit. Elle se construit par des infrastructures maîtrisées, des données gouvernées, des compétences mobilisées, des processus réinventés et des projets effectivement exécutés.

C’est pourquoi le débat sur l’intelligence artificielle doit désormais dépasser la fascination technologique. L’enjeu n’est pas simplement de savoir quels modèles seront les plus puissants. Il est de savoir quelles nations et quels écosystèmes seront capables de transformer ces technologies en capacités d’action ; une administration qui traite plus rapidement les demandes ; une entreprise qui améliore sa productivité ; un système de santé qui exploite mieux ses données ; une université qui transforme davantage sa recherche en innovation ; une industrie qui intègre réellement l’IA dans ses chaînes de production.

C’est à ce niveau que l’intelligence artificielle cesse d’être une promesse pour devenir une infrastructure de souveraineté.

De la vision à la valeur : le véritable test

Le AI-Forward Summit 2026 de Yasmine Hammamet constitue une nouvelle étape importante dans cette réflexion. Mais le véritable test commencera après les conférences. Il commencera lorsque les déclarations d’intention se transformeront en feuilles de route, les feuilles de route en projets, les projets en systèmes et les systèmes en résultats.

L’enjeu n’est donc pas seulement de multiplier les stratégies. Il est de construire une capacité d’exécution.

L’Afrique ne manque ni de talents, ni d’idées, ni de marchés. Le monde arabe ne manque ni de capitaux, ni d’infrastructures, ni de capacités d’investissement. La question est désormais de savoir si ces atouts peuvent être transformés en une force technologique collective.

La souveraineté IA ne sera peut-être pas celle d’un pays isolé. Elle pourra aussi être celle d’écosystèmes capables de maîtriser ensemble la donnée, le calcul, le talent et l’exécution.

De Yasmine Hammamet peut ainsi émerger une ambition qui dépasse le seul cadre d’un sommet : faire de l’espace afro-arabe non pas seulement un marché de consommation des technologies conçues ailleurs, mais un espace de production, de déploiement et de création de valeur technologique.

Les nations et les régions ne seront pas seulement départagées par leurs modèles d’intelligence artificielle, leurs infrastructures de calcul ou leurs annonces. Elles le seront par leur capacité à transformer l’intelligence en puissance, et la puissance en résultats.

C’est précisément là que commence la véritable épreuve du feu de l’exécution IA.

* Ingénieur informatique, cadre de banque publique.

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Le marché tunisien de l’acier dans l’expectative

La consommation tunisienne d’acier fini se maintiendra à 720 000 tonnes en 2026. Il n’y a pas de potentiel de croissance de la demande d’acier en Tunisie en raison de contraintes budgétaires sévères. Le pays ne connaît pas de programmes gouvernementaux de grande envergure pour la construction de logements et d’infrastructures, contrairement à ses voisins comme l’Algérie, l’Égypte et le Maroc. On observe également un manque d’investissements étrangers. En conséquence, la consommation d’acier est restée stable, oscillant entre 670 000 et 730 000 tonnes au cours des dernières années. (Photo: Visite du président Saïed à l’usine El Fouladh en décembre 2023).

Ihor Vorontsov

Les produits longs représentent 70 à 75 % des ventes d’acier fini. Il s’agit principalement de barres d’armature et de fil machine. Les produits plats représentent environ 20 % du marché. Il s’agit pour l’essentiel de bobines laminées à chaud (HRC) destinées à la fabrication de structures métalliques et de conduites en acier pour les infrastructures d’approvisionnement en eau.

La Tunisie affiche un important déficit commercial. Toutefois, les importations ne couvrent que 40 % de la demande en acier laminé. Une part significative de ces importations est constituée de produits semi-finis destinés aux laminoirs locaux.

La Turquie occupe solidement la première place en tant que fournisseur de billettes et de barres d’acier de construction, grâce à l’accord de libre-échange qui la lie à la Tunisie. Cet accord garantit aux producteurs et négociants turcs un accès au marché en franchise de droits de douane.

L’Italie, la France et l’Espagne fournissent des produits plats, des conduites pour le secteur pétrolier et gazier ainsi que des structures métalliques finies. Des producteurs chinois et indiens tentent de les concurrencer sur ce segment.

Les exportations d’acier depuis la Tunisie restent sporadiques. Lorsque les laminoirs locaux disposent d’un excédent de barres d’armature et que les prix en Italie et en Espagne deviennent plus attractifs que les prix intérieurs, de petites quantités y sont expédiées. De faibles volumes sont également acheminés vers les pays voisins, la Libye et l’Algérie, dans le cadre du commerce transfrontalier.

Demande de produits sidérurgiques finis

La construction résidentielle représente 55 % des ventes d’acier. Environ la moitié des travaux de ce secteur concerne l’autoconstruction privée, une pratique courante en banlieue et dans les zones rurales. Ces logements sont bâtis «à l’œil», sans plan formel, en utilisant les barres d’armature les moins coûteuses.

L’autre moitié du marché est le fait de promoteurs immobiliers. Ces derniers réalisent des centres commerciaux et des immeubles de bureaux, ainsi que des complexes résidentiels de hauteur moyenne dans de grandes villes telles que Tunis, Sfax, Sousse et Bizerte. Ces projets sont soumis à un contrôle technique et les promoteurs y utilisent des barres d’armature certifiées. La construction de tours est limitée par les normes parasismiques.

La Tunisie dispose d’un programme public de logement géré par la SNIT, un organisme d’État. Toutefois, en raison de contraintes budgétaires, son impact sur le marché reste minime. Chaque année, entre 4 000 et 5 000 logements sont lancés dans le cadre de ce programme.

Le secteur des infrastructures en Tunisie est d’une envergure bien moindre que celui de l’Égypte, de l’Algérie ou du Maroc. Les principaux projets de ces dernières années ont porté sur la construction d’un nouveau pont à Bizerte et sur la modernisation des lignes ferroviaires n° 22 et n° 6. Le taux d’avancement actuel du pont principal de Bizerte est de 25 %.

L’ouvrage mesure 2,1 km de long et s’élève à 60 mètres au-dessus du niveau de l’eau. Le projet représente un investissement de 250 millions d’euros, financé par la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque africaine de développement (BAD). Les travaux sont réalisés par l’entreprise publique chinoise SRBG. Les voies d’accès sont achevées à 75 %. Elles se composent de deux tronçons autoroutiers rapides d’une longueur totale de 7,2 km. Ces travaux sont exécutés par des entreprises tunisiennes. La mise en service de l’ensemble du projet est prévue pour septembre 2027.

Le coût de la modernisation des lignes ferroviaires s’élève à 185 millions d’euros, financés par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd). La ligne n° 22 est celle dont la réalisation est la plus avancée ; la construction d’une seconde voie est en cours sur le tronçon de 22 km reliant Moknine à Mahdia. Sur la ligne n° 6, les travaux se poursuivent : il s’agit de démonter la superstructure de la voie sur les tronçons vétustes et de préparer les remblais sur les nouveaux tronçons. Ces derniers doivent être mis en place pour ajuster la géométrie du tracé, dans le but d’améliorer la sécurité et d’augmenter la vitesse des trains.

Pour ces projets, les producteurs d’acier locaux ne fournissent que des structures en acier simples ; les normes techniques imposant l’utilisation de nuances d’acier de haute qualité, l’acier laminé est donc importé.

Le secteur de la fabrication de tubes est un consommateur majeur de produits plats en acier en Tunisie. La capacité de production totale s’élève à 75 000 – 90 000 tonnes par an. Ce secteur dépend entièrement des importations de bobines d’acier. Le taux d’utilisation des capacités dépend de l’accessibilité financière des bobines laminées à chaud en provenance d’Italie, de Chine et d’Inde, ainsi que du niveau actuel de l’activité dans le secteur de la construction.

L’influence des acteurs locaux

Le seul producteur intégré est l’entreprise publique El Fouladh, située à Menzel Bourguiba. Elle utilise la technologie du four à arc électrique (FAE) alimenté par de la ferraille. Sa capacité annuelle de production d’acier et de produits laminés est identique : 200 000 tonnes. Elle est spécialisée dans les barres d’armature et le fil machine.

Le secteur compte également des laminoirs :

Intermetal, située à Radès, dispose d’une capacité annuelle de 300 000 tonnes. Elle produit des barres d’armature et du fil machine à l’aide d’équipements Danieli ;

SM Tunis Acier est implantée dans la zone industrielle de Bizerte. Avec une capacité annuelle de 200 000 tonnes, elle produit de l’acier laminé à froid (CRC) et galvanisé à chaud (HDG). Il s’agit d’une coentreprise entre les sociétés italiennes Marcegaglia et Sideralba ;

SMC, située à Monastir, possède une capacité annuelle de 150 000 tonnes et produit des barres d’armature ainsi que du fil machine.

La production nationale d’acier ne couvre que 15 à 20 % des besoins des laminoirs. Ces derniers fonctionnent principalement à partir de demi-produits importés. La sous-utilisation des capacités de laminage reflète la stagnation du secteur de la construction.

La stratégie d’investissement des producteurs tunisiens pour la période 2021-2025 était ciblée :

– SM Tunis Acier a investi pour améliorer l’efficacité de ses lignes de production de CRC et de HDG. L’investissement estimé pour la période 2022-2025 se situe entre 20 et 50 millions d’euros ;

– Intermetal a procédé à une modernisation progressive de ses laminoirs. Les investissements consacrés à ces projets pour la période 2021-2025 se sont élevés à une somme comprise entre 10 et 25 millions d’euros ;

– El Fouladh a maintenu sa capacité actuelle grâce à la remise en état de ses fours à arc électrique.

Le rôle important de l’État

Les autorités sont contraintes de soutenir les activités d’El Fouladh compte tenu de son importance sociale. L’usine elle-même est structurellement déficitaire en raison de l’usure de ses équipements. Ponctuellement, le gouvernement alloue des fonds pour apurer ses dettes, acheter un volume minimal de ferraille et payer les salaires.

Les laminoirs privés bénéficient de régimes douaniers relativement souples pour l’importation de billettes, étant donné la pénurie critique de ce matériau sur le marché intérieur.

Les débouchés des acteurs locaux sont garantis par la protection du marché intérieur contre les importations et par un traitement préférentiel dans les marchés publics. Le mécanisme fonctionne comme suit :

Barrière tarifaire : le taux de droit de douane de base applicable aux importations de produits sidérurgiques laminés finis en provenance de pays n’ayant pas conclu d’accord de libre-échange (ALE) avec la Tunisie est compris entre 15 et 20 % ;

La majeure partie des importations d’acier en Tunisie provient de Turquie et de l’Union européenne (UE) ; ces échanges bénéficient d’un taux de droit de douane nul en vertu des ALE. Toute augmentation indésirable des approvisionnements en provenance de ces sources est bloquée par des mesures non tarifaires.

Licences d’importation d’acier : ce dispositif est périodiquement mis en place par le ministère du Commerce et du Développement des exportations, en accord avec le ministère de l’Industrie, en cas de baisse de la demande intérieure. Actuellement, ce régime s’applique aux importations de produits sidérurgiques laminés finis.

Le décret gouvernemental n° 2014-1039 du 13 mars 2014 fixe les dispositions relatives à la préférence nationale dans les marchés publics. En vertu du présent document et du décret antérieur n° 99-825, les pouvoirs adjudicateurs peuvent, lors de l’évaluation des offres, appliquer une majoration de prix aux offres émanant de participants étrangers ou accorder une réduction pouvant aller jusqu’à 10 % pour les produits d’origine locale.

Pour les grands projets d’infrastructure, le dossier d’appel d’offres doit inclure des exigences relatives au recours à des sous-traitants locaux et à l’utilisation de matériaux produits dans le pays, lorsqu’ils sont disponibles.

L’impact réel de ces préférences sur le secteur sidérurgique est minime. Les principaux clients pour les projets d’infrastructure – la compagnie publique d’électricité Steg et la société nationale des eaux Sonede – souffrent de manière chronique d’un manque de ressources budgétaires et d’un endettement élevé. Les producteurs d’acier locaux hésitent à participer aux appels d’offres publics en raison des délais de paiement ; ils privilégient le secteur privé et la vente au détail, où les flux de trésorerie sont plus rapides.

Prévisions de consommation d’acier

En théorie, la Tunisie pourrait au moins doubler sa demande en produits sidérurgiques finis grâce aux investissements étrangers. À titre d’exemple, la construction du port en eau profonde d’Enfidha – conçu pour devenir le plus grand hub de Méditerranée, avec un quai de 5 km de long et une profondeur de 17 à 20 mètres au poste d’accostage – permettrait d’accueillir des porte-conteneurs géants.

Le projet a été officiellement dévoilé en 2008, mais n’a jamais vu le jour. Des tentatives de relance ont eu lieu entre 2015 et 2019. À l’époque, les investisseurs avaient été dissuadés par l’instabilité politique en Tunisie. En 2023, ils ont décliné les offres de participation à l’appel d’offres, invoquant des «conditions financières inacceptables» et un «manque de transparence législative» en Tunisie.

Pour la même raison, la mise en œuvre du plan gouvernemental visant à construire de nouveaux parcs éoliens d’une capacité totale de 1,7 GW d’ici 2030 suscite des doutes. En Tunisie, un gouffre bureaucratique, des problèmes de financement au sein de la Steg et des procédures interminables d’approbation des tarifs séparent la «signature d’un protocole d’accord devant les caméras» du «coulage du premier mètre cube de béton pour une éolienne». Par conséquent, le secteur éolien y vit dans un état de promesses perpétuelles. Les nouveaux projets restent bloqués au stade de la «recherche d’investisseurs et de l’évaluation des risques».

Les moteurs d’une demande soutenue demeurent la construction de logements privés non autorisés, le pont de Bizerte, les lignes ferroviaires n° 6 et n° 22, ainsi que le projet de renouvellement des infrastructures d’approvisionnement en eau.

Selon les estimations de la BAD, la croissance du secteur de la construction en Tunisie ralentira pour s’établir à 0,6 % en termes réels en 2026, contre 3,7 % en 2025. Cela implique que les volumes de ventes d’acier se maintiendront au niveau de l’année dernière, soit 720 000 tonnes.

Traduit de l’anglais.

Source : GMK.

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Météo : 13 pays arabes sous la menace de pluies orageuses jusqu’à la fin de la semaine

Les conditions météorologiques devraient rester instables dans plusieurs pays arabes au cours des prochains jours et jusqu’à la fin de la semaine, avec une augmentation des possibilités de formation de nuages convectifs et de pluies d’intensité variable. Ces précipitations pourraient être localement fortes et accompagnées de foudre, de tonnerre, d’éclairs, de grêle et de vents […]

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