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Après une intervention chirurgicale urgente, le SNJT alerte sur l’état de santé de Mohamed Yousfi

Le journaliste Mohamed Yousfi, actuellement retenu dans le cadre d’une enquête judiciaire liée à l’exercice de son activité journalistique, a été victime, dans la nuit du vendredi 4 septembre, d’un malaise ayant nécessité son transfert vers un hôpital de la capitale, où il a subi une intervention chirurgicale en urgence, selon le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT).

Dans un communiqué publié sur sa page officielle, le SNJT a fait part de son inquiétude quant à l’état de santé du journaliste et a souligné que sa sécurité et son intégrité physique relèvent directement de la responsabilité des autorités chargées de sa rétention.

Le syndicat estime que la dégradation de son état de santé constitue un élément supplémentaire justifiant sa libération et appelle à lui permettre de poursuivre son traitement et sa période de convalescence dans des conditions adaptées, loin des contraintes liées à sa rétention.

Le SNJT demande également que les droits de la défense de Mohamed Yousfi soient pleinement garantis et que le journaliste puisse suivre son dossier judiciaire dans le respect des garanties prévues par la loi.

Le SNJT réclame sa libération

Le syndicat a renouvelé sa demande de libération immédiate de Mohamed Yousfi ainsi que l’arrêt des poursuites qu’il considère liées à l’exercice de son activité journalistique.

Pour le SNJT, l’exercice du métier de journaliste, indépendamment de ses positions ou du degré de ses critiques, ne devrait pas conduire à la détention.

Le syndicat a, par ailleurs, appelé les autorités à garantir au journaliste l’accès aux soins médicaux nécessaires et à assurer un suivi régulier de son état de santé.

Il les tient pleinement responsables de sa sécurité physique et sanitaire, soulignant que la préservation de sa vie et de son intégrité doit primer sur toute autre considération.

Lire aussi : Le journaliste Mohamed Yousfi en garde à vue : Les motifs de l’enquête précisés

Cette nouvelle évolution intervient alors que Mohamed Yousfi fait l’objet d’une enquête judiciaire, dans un contexte marqué en Tunisie par des inquiétudes persistantes exprimées par les organisations professionnelles concernant les conditions d’exercice du journalisme et les poursuites visant des journalistes.

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SNJT | Placé en garde à vue, le journaliste Mohamed Yousfi opéré en urgence

​Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a annoncé dans la soirée de ce samedi 5 septembre 2026, que Mohamed Yousfi a été opéré en urgence alors qu’il était en garde à vue.

Dans son communiqué, le SNJT précise que Mohamed Yousfi a été victime d’un malaise et qu’il a été transporté à l’hôpital , où il a été opéré en urgence de l’appendicite dans la nuit du 4 septembre 2026.

​Le syndicat soutient que les contraintes et la pression de la détention sont incompatibles avec les soins post-opératoires et la convalescence requis par son état, en affirmant que la santé et l’intégrité physique du journaliste relèvent de la responsabilité directe des autorités compétentes.

La même source a rappelé que la place d’un professionnel de l’information et des médias n’est pas en prison quelles que soient ses prises de position, tout en réclamant l’abandon des poursuites visant Mohamed Yousfi et sa remise en liberté afin qu’il puisse se soigner dignement tout en exerçant ses droits de défense.

Y. N.

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Le mensonge a les jambes courtes, la vérité finira par éclater !

Le journaliste Mohamed Yousfi, rédacteur en chef du média d’investigation Alqatiba, arrêté et placé en garde-à-vue hier soir, vendredi 4 septembre 2026, a fait parvenir, par le biais de son avocate Hela Ben Salem, cette lettre à ses collègues journalistes et aux Tunisiens en général, pour les exhorter à défendre leur dignité et leurs droits. Nous traduisons cette lettre de l’arabe et la reproduisons ci-dessous…  

Mohamed Yousfi *

Mon message aux journalistes indépendants de ce pays : N’ayez pas peur ; continuez à écrire, à vous exprimer, à porter la voix des citoyens, celle des personnes marginalisées et opprimées.

Défendez l’État de droit, les droits humains et la dignité du citoyen tunisien — une dignité que nous avons perdue dans ce pays.

Je m’adresse tout particulièrement à mes collègues d’Alqatiba : Poursuivez le chemin que nous avons tracé ; n’ayez crainte ; j’ai une immense confiance en vous. Les tentatives de harcèlement et d’acharnement dont je fais l’objet ne visent en réalité qu’à atteindre Alqatiba et à entraver la ligne éditoriale indépendante de cette entreprise.

Tous les Tunisiens connaissent la valeur de cette plateforme, ainsi que ses réalisations et sa contribution au droit d’accès à l’information et au journalisme d’investigation.

Aujourd’hui, les faits, enquêtes et données présentés par Alqatiba sont utilisés par la justice elle-même comme référence dans des affaires majeures d’évasion fiscale, de blanchiment d’argent et de corruption ; c’est l’un des derniers bastions de la liberté de pensée, d’expression et de la presse.

Ce n’est pas Mohamed Yousfi qui est sanctionné aujourd’hui, mais Alqatiba, pour son attachement à son indépendance et aux valeurs journalistiques léguées par la Révolution, au prix du sang des martyrs et des blessés. Il est donc impératif de poursuivre ce chemin, et j’ai une confiance totale en mes collègues d’Alqatiba.

Mon message aux Tunisiens : si je suis actuellement en garde à vue, c’est pour une raison très simple : j’exerce mon métier de journaliste de manière indépendante et professionnelle.

Je défends votre droit à une vie digne, à l’eau, à l’électricité, à la santé et à l’enseignement public, ainsi que votre droit de défendre votre dignité, de bénéficier d’une presse libre et d’accéder à l’information.

Les véritables criminels sont ces blogueurs corrompus qui tentent de salir la réputation des journalistes libres du pays ; mais le mensonge a les jambes courtes.

Aujourd’hui, j’ai été enlevé alors que j’exerçais mes fonctions de journaliste. On m’a appréhendé comme si j’avais été pris en flagrant délit ou que je tentais de fuir, alors qu’il aurait suffi de me convoquer : mon identité et mon adresse sont connues, et il n’y avait aucune raison de faire une telle démonstration de force.

Tenter de me discréditer en m’accusant de blanchiment d’argent relève de l’absurde et témoigne de la faillite de ce système.

Au moment de mon arrestation, je ne possédais rien : ni argent, ni biens immobiliers. Je vis de mon salaire et mon compte bancaire est même débiteur de quelques dinars.

Espérons que cette épreuve passera ; la vérité finira par éclater, tôt ou tard.

Traduit de l’arabe.

* Journaliste, rédacteur en chef d’Alqatiba.

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Tunisie | La FIJ exige la libération immédiate du journaliste Mohamed Yousfi

Dans un communiqué publié ce samedi 5 septembre 2026, la Fédération internationale des journalistes (FIJ) s’est jointe au Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), pour exiger la libération immédiate du journaliste Mohamed Yousfi, arrêté la veille devant les locaux d’Express FM, à Tunis, alors qu’il s’apprêtait à participer à une émission consacrée à la politique de l’eau en Tunisie.

Le journaliste, rappelons-le, a été conduit à la troisième brigade centrale d’enquête sur les crimes financiers complexes de la Garde nationale, située à El Aouina, à Tunis et placé en garde.

Selon les informations recueillies par le SNJT auprès de son équipe juridique, Mohamed Yousfi a été interrogé sur des publications diffusées sur Facebook, mais aussi sur son travail journalistique et la ligne éditoriale d’Alqatiba, l’un des médias indépendants de référence en Tunisie. Son arrestation intervient après une campagne de dénigrement et d’incitation menée contre lui sur les réseaux sociaux.

«Mohamed Yousfi vient allonger la liste des journalistes emprisonnés en Tunisie en raison de leur travail ou de leurs prises de position. Il rejoint notamment Mourad Zeghidi et Borhen Bsaïes, détenus depuis mai 2024 et condamnés à de lourdes peines de prison, ainsi que Zied El Heni, arrêté en avril 2026 et condamné à un an de prison après avoir critiqué une décision judiciaire», souligne la FIJ.

Zied Dabbar, président du SNJT et vice-président de la FIJ, a déclaré : «L’arrestation de Mohamed Yousfi est directement liée à son travail journalistique indépendant et à ses prises de position critiques. Lorsqu’un journaliste peut être arrêté sur le chemin d’un studio de radio, c’est à toute la profession qu’un message d’intimidation est adressé. Les journalistes tunisiens ne renonceront pourtant ni à enquêter, ni à interroger les responsables publics, ni à exercer leur indispensable mission d’information.»

Anthony Bellanger, secrétaire général de la FIJ, a déclaré : «Je connais personnellement Mohamed Yousfi. Je connais son engagement, son courage et son attachement à un journalisme libre, rigoureux et de qualité. Son travail au sein d’Alqatiba et ses interventions critiques dérangent manifestement le pouvoir. Son arrestation s’inscrit directement dans la politique répressive tunisienne, qui vise, poursuit et emprisonne les journalistes. La Tunisie s’enfonce chaque jour davantage dans la criminalisation du journalisme indépendant. Nous exigeons la libération immédiate de Mohamed et de tous les journalistes détenus.»

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Le député Mohamed Ali solidaire avec le journaliste Mohamed Yousfi

Mohamed Ali, député de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), a réagi sur les réseaux sociaux à l’interpellation du journaliste Mohamed Yousfi, rédacteur en chef du média Alqatiba, qui a eu lieu, dans la soirée du vendredi 4 septembre 2026, devant les locaux de la radio Express FM, où il devait intervenir à 18 heures, aux côtés de son confrère Walid Ben Rhouma, dans une émission consacrée à la crise de l’eau en Tunisie.

«Toute ma solidarité avec le journaliste indépendant Mohamed Yousfi, interpellé  dans un contexte précédé d’une campagne d’incitation systématique sur les réseaux sociaux», a écrit le député, ajoutant que «la concomitance entre cette incitation et l’interpellation soulève des questions sérieuses qu’il n’est plus possible d’ignorer ; en effet, les campagnes de diffamation et de pression exercées sur les journalistes ne sauraient constituer un prélude ‘‘normal’’ ou une justification tacite à des arrestations et à des poursuites [judiciaires]»

«Mohamed Yousfi est un journaliste qui a choisi d’exercer son métier en toute indépendance et de poser les questions qu’il juge d’intérêt public. Être en désaccord avec ses écrits ou ses propos ne saurait constituer un délit ; de même, la critique et le débat public ne justifient pas que l’on fasse d’un journaliste une cible d’incitation à la haine, pour ensuite le placer en détention», a encore écrit le député.

«La solidarité avec Mohamed Yousfi ne se limite pas à la personne ; elle constitue une défense du droit du journaliste à travailler librement et du droit de la société à une presse affranchie de l’intimidation, de l’incitation à la haine et des arrestations. Nous refusons que l’incitation à la haine contre les journalistes devienne une banalité. Nous exigeons que toute la lumière soit faite sur les circonstances de l’interpellation de Mohamed Yousfi et que ses droits légaux soient garantis. Nous refusons également que les réseaux sociaux se transforment en un espace où l’on décide arbitrairement qui doit être poursuivi et qui doit être laissé tranquille», a souligné Mohamed Ali. E de conclure : «Liberté pour Mohamed Yousfi, et solidarité avec tout journaliste qui paie le prix de son attachement à sa liberté et à son indépendance».

Placé en garde-à-vue, Mohamed Yousfi serait visé par une information judiciaire du Pôle judiciaire économique et financier. Il serait soupçonné d’entente pour nuire aux personnes et aux biens, d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent liés à des flux financiers associatifs de son média d’investigation. Ses collègues affirment qu’il a été arrêté pour faire taire sa voix indépendante et libre et, à travers lui, intimider les journalistes soucieux de faire honnêtement leur travail d’information et d’analyse de la grave situation régnant dans le pays.

I. B.

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Tunisie | L’arrestation du journaliste Mohamed Yousfi suscite une vague d’indignation

Mohamed Yousfi, rédacteur en chef du média d’investigation Alqatiba (الكتيبة), est l’un des meilleurs journalistes de sa génération. Il est réputé pour sa rigueur professionnelle et sa liberté de ton. On comprend dès lors que son arrestation et son placement en garde à vue, le vendredi 4 septembre 2026, ait suscité une vague d’indignation et des interrogations sur les motivations d’une telle décision où beaucoup ont vu une volonté du régime de faire taire une voix jugée trop libre.

Mohamed Yousfi a été interpellé par la Brigade nationale d’El Gorjani alors qu’il s’apprêtait à intervenir sur Express FM pour présenter une enquête d’Alqatiba sur les politiques hydrauliques en Tunisie.

Alqatiba est un média en ligne indépendant et un magazine d’investigation tunisien spécialisé dans le journalisme de données et la presse d’enquête.

Fondé en 2019, le média est géré par l’organisation non gouvernementale Taqallam pour la liberté d’expression et de création (تكلّم من أجل حرية التعبير والإبداع), basée à Tunis. Il se positionne comme une plateforme alternative axée sur la transparence, les droits de l’homme, la gouvernance, le climat et la justice sociale et fiscale.

Selon les premières informations, Mohamed Yousfi serait visé par une information judiciaire du Pôle judiciaire économique et financier. Il serait soupçonné d’entente pour nuire aux personnes et aux biens, d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent liés à des flux financiers associatifs de son média d’investigation. Mais la réputation du journaliste, ses positions critiques à l’égard du pouvoir entourent son arrestation d’un soupçon de règlement de compte politique dans un contexte où, selon beaucoup d’organisations nationales et internationales, les droits et les libertés sont de plus en plus bafoués et réprimés dans le pays.

Rappelons, dans ce contexte, que plusieurs journalistes et chroniqueurs sont en prison depuis plusieurs années, condamnés dans des affaires similaires où la ligne de démarcation entre la liberté d’expression et le blanchiment d’argent est difficile à établir, tels Mourad Zeghidi, Borhen Bsaies et Zied El Heni. D’autres ont fait de la prison avant de retrouver une liberté somme provisoire telles Chadha Hadj Mbarek et Sonia Dahmani. Khaoula Boukrim, quant à elle, a eu le temps de s’exiler en France. Elle a été condamnée par contumace à quatre ans de prison ferme.

I. B.

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Le journaliste Mohamed Yousfi en garde à vue : Les motifs de l’enquête précisés

Le journaliste Mohamed Yousfi, rédacteur en chef du média d’investigation Al-Katiba, a été placé en garde à vue sur décision du juge d’instruction du Pôle judiciaire économique et financier, quelques heures après son interpellation vendredi 4 septembre 2026. Une source judiciaire citée par la TAP a précisé les soupçons faisant l’objet de l’enquête, notamment l’enrichissement illicite et le blanchiment d’argent.

Une information judiciaire ouverte

Selon la TAP, le parquet du Pôle judiciaire économique et financier près le Tribunal de première instance de Tunis a ordonné l’ouverture d’une information judiciaire à l’encontre de Mohamed Yousfi ainsi que de toute personne que les investigations pourraient révéler.

La source judiciaire évoque notamment des soupçons de constitution d’une entente en vue de porter atteinte aux personnes et aux biens, d’enrichissement illicite et de blanchiment habituel d’argent dans le cadre d’une organisation ou d’une entente.

Elle fait également état de soupçons concernant l’exploitation de facilités liées à la fonction ainsi qu’à l’activité professionnelle et sociale, et de flux financiers présumés dont Mohamed Yousfi aurait bénéficié par l’intermédiaire d’une association.

Une commission rogatoire a été confiée à l’Unité nationale de recherche sur les crimes financiers complexes de la Garde nationale. Après son audition, le juge d’instruction a ordonné son placement en garde à vue et la poursuite des investigations.

À ce stade, il s’agit de soupçons faisant l’objet d’une enquête. Mohamed Yousfi bénéficie de la présomption d’innocence.

Le SNJT évoque son activité journalistique

Selon Reuters, qui cite le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), Mohamed Yousfi a également été interrogé sur son travail journalistique et sur la ligne éditoriale d’Al-Katiba.

Le syndicat établit un lien entre son interpellation et son activité professionnelle et considère que l’affaire concerne plus largement le droit des journalistes à exercer leur métier et le droit à une presse libre et indépendante.

Reuters précise que les autorités tunisiennes n’avaient pas répondu dans l’immédiat à sa demande de commentaire concernant l’interpellation.

Interpellé avant une émission sur les politiques hydrauliques

Mohamed Yousfi avait été interpellé vendredi alors qu’il s’apprêtait à entrer dans les locaux d’Express FM pour participer à l’émission « Le Mag Express », animée par Walid Ben Rhouma. L’interpellation a notamment été confirmée par le président du SNJT, Zied Dabbar.

Son intervention devait être consacrée à un ouvrage publié par Al-Katiba sur les politiques hydrauliques en Tunisie et regroupant plusieurs enquêtes d’investigation consacrées à cette question, selon les informations publiées par Express FM et d’autres médias tunisiens.

Aucun élément rendu public ne permet, à ce stade, d’établir un lien entre le thème de l’émission à laquelle Mohamed Yousfi devait participer et les faits visés par l’enquête judiciaire.

La durée exacte de la garde à vue et son fondement juridique précis n’ont pas été indiqués dans les informations rendues publiques samedi matin.

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