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TRIBUNE – Crédit d’honneur : le vrai test commence maintenant

Le crédit d’honneur a désormais son cadre. Il lui reste à démontrer qu’il peut devenir une politique publique efficace. C’est toute la différence entre adopter une mesure et réussir une réforme. 

Le décret n°2026-148 du 23 juillet 2026 a posé les bases du dispositif. La Banque centrale de Tunisie vient d’en préciser les modalités opérationnelles. À partir du 1er octobre, les demandes devront notamment passer par une plateforme numérique, avec des exigences de traçabilité et de reporting.

Sur le papier, le dispositif est donc balisé. Mais c’est précisément maintenant que commence le plus difficile. Car le crédit d’honneur porte une contradiction qu’aucun texte réglementaire ne peut, à lui seul, résoudre : comment faciliter l’accès au financement tout en demandant aux banques d’assumer un risque qui n’est plus couvert par les mécanismes traditionnels de garantie ?

La question n’est pas théorique. Les banques devront consacrer au moins 8 % de leur bénéfice net de l’exercice précédent à cette ligne de financement. Les crédits sont accordés sans intérêts et sans garanties, avec des plafonds pouvant atteindre 5 000 dinars pour les particuliers, 10 000 dinars pour les petits projets et 25 000 dinars pour les PME et les sociétés communautaires.

L’intention est claire : desserrer le verrou du financement. Mais supprimer la garantie ne supprime pas le risque. Il le déplace. Et c’est précisément là que se jouera la réussite ou l’échec du dispositif. Le risque n’est pas l’ennemi. Le risque mal organisé l’est. Dans le débat économique, la tentation est grande de s’arrêter au constat.

 

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Pas de garanties ? Risque de défaut. Taux zéro ? Coût pour les banques. Enveloppe limitée ? Risque de frustration. Décision laissée aux établissements ? Risque d’inégalités de traitement.

Toutes ces interrogations sont légitimes. Mais elles ne constituent pas, à elles seules, un verdict. Un risque identifié n’est pas un échec. C’est un problème d’ingénierie. C’est ici que le débat doit changer de niveau.

Si la garantie matérielle disparaît, il faut renforcer la qualité de l’analyse du projet et de la capacité de remboursement. Si les banques conservent leur pouvoir d’appréciation, il faut garantir un socle commun de critères afin que l’égalité d’accès ne reste pas seulement une égalité devant une plateforme numérique.

Si le taux est nul pour le bénéficiaire, il faut clarifier la répartition du coût économique du dispositif. Et si l’enveloppe initiale apparaît insuffisante, il faut commencer par mesurer la demande réelle, les taux de transformation et la capacité de remboursement avant de conclure qu’il faut nécessairement augmenter les ressources.  Autrement dit : les difficultés annoncées doivent devenir le cahier des charges de l’exécution.

 

Le paradoxe du zéro pour cent

Un crédit à 0 % n’est gratuit que pour celui qui l’emprunte. Pour celui qui le finance, il mobilise des ressources, du personnel, des systèmes d’information, des processus de contrôle et, surtout, du capital exposé au risque. Dans un environnement monétaire où le TMM évolue autour de 7 %, cette réalité ne peut être évacuée.

Mais faut-il pour autant considérer le crédit d’honneur comme économiquement incohérent ? Pas nécessairement. La vraie question est ailleurs : quel est le coût de cette politique publique, qui le porte et quelle valeur économique et sociale produit-elle en retour ?

Si le crédit d’honneur permet à un porteur de projet jusque-là exclu du financement traditionnel de créer une activité viable, de générer des revenus, des emplois et, demain, d’intégrer le circuit bancaire classique, son rendement ne se mesure évidemment pas uniquement à la marge bancaire.

Encore faut-il être capable de le mesurer. C’est ici que la réforme peut devenir beaucoup plus intéressante qu’un simple mécanisme de financement.

 

Passer de la plateforme numérique au véritable logiciel de décision

La digitalisation constitue une avancée. Mais elle ne doit pas être confondue avec la transformation. Mettre une demande en ligne ne suffit pas à digitaliser un processus.

Le véritable test se situe derrière l’écran : comment le dossier est-il analysé ? Comment le risque est-il évalué ? Comment les décisions sont-elles comparées ? Comment les délais sont-ils suivis ? Comment les refus sont-ils expliqués ? Et surtout, comment les résultats sont-ils exploités pour améliorer le système ?

La plateforme numérique prévue par la BCT ne doit donc pas être considérée comme une simple interface. La véritable digitalisation doit concerner toute la chaîne : de la demande à la décision, de la décision au décaissement, puis du décaissement au suivi et au remboursement.

La donnée devient alors un actif stratégique. La Tunisie pourrait progressivement disposer d’un tableau de bord consolidé permettant de suivre les demandes, les décisions, les délais, les motifs de refus, les décaissements, les remboursements et les impayés. Ce ne serait pas une nouvelle couche administrative. Ce serait, au contraire, l’utilisation intelligente d’une information que le dispositif produit déjà.

Cette donnée aurait une autre vertu : elle permettrait de dépasser les perceptions. Combien de projets ont été financés ? Combien ont réellement démarré ? Combien ont survécu ? Combien ont remboursé ? Où les refus sont-ils concentrés ? Quels critères produisent les meilleurs résultats ? Voilà les questions qui permettront de juger la réforme. Pas les intentions. Pas les procès d’intention. Les données.

 

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Le véritable risque serait de sélectionner les moins risqués

Il existe un paradoxe plus profond. Le crédit d’honneur vise précisément ceux qui rencontrent des difficultés pour accéder au financement traditionnel. Or, plus le risque bancaire est difficile à couvrir, plus la tentation peut être forte de sélectionner les dossiers présentant le moins d’incertitude. On pourrait alors aboutir à une situation absurde : un dispositif conçu pour élargir l’accès au financement finirait par privilégier ceux qui en ont déjà le meilleur accès.

C’est pourquoi l’égalité ne doit pas seulement être procédurale. Elle doit être économique. Cela ne signifie évidemment pas financer l’irréalisable. Cela signifie construire de meilleurs instruments pour distinguer le risque acceptable du risque simplement inconnu. Cette distinction pourrait devenir l’une des principales innovations du dispositif.

 

Faire du crédit d’honneur un laboratoire

C’est finalement ici que se trouve peut-être son potentiel le plus intéressant. Le crédit d’honneur peut rester une mesure ponctuelle destinée à répondre à une difficulté d’accès au financement. Ou il peut devenir un laboratoire de transformation du système financier tunisien.

Un laboratoire où l’on expérimente de nouveaux modèles d’évaluation du risque, de nouvelles formes d’accompagnement, une utilisation plus intelligente de la donnée et une articulation différente entre financement public, banques et entrepreneurs.

À une condition : accepter de mesurer les résultats et de corriger les mécanismes. Il faudra donc résister à deux réflexes. Celui qui consiste à présenter le crédit d’honneur comme une solution miracle. Et celui qui consiste à considérer les risques identifiés comme la preuve qu’il ne pourra pas fonctionner.

Entre l’angélisme et le scepticisme systématique, il existe une troisième voie : l’expérimentation rigoureuse. Une réforme peut être ambitieuse sans être naïve. Une banque peut être prudente sans être paralysée. L’État peut soutenir la prise de risque sans transférer aveuglément le risque au système bancaire. Mais cela suppose une architecture.

 

Le véritable test

Le crédit d’honneur ne sera donc pas jugé sur le nombre de textes adoptés. Il ne sera pas davantage jugé sur le nombre de plateformes mises en ligne. Il sera jugé sur ce qui se passera après. Combien de projets auront effectivement obtenu leur financement ? Combien auront créé une activité viable ? Combien auront remboursé ? Combien auront accédé ensuite au crédit classique ? Combien de corrections auront été apportées lorsque les premiers résultats auront révélé des failles ?

C’est là que se trouve le véritable indicateur de maturité d’une politique publique. La Tunisie n’a pas seulement besoin de décisions. Elle a besoin d’un nouveau logiciel d’exécution. Le crédit d’honneur peut être l’un des premiers terrains où ce logiciel sera réellement testé : une décision publique transformée en processus numérique, un risque transformé en donnée, une donnée transformée en décision, et une décision corrigée par l’expérience.

 

Le véritable crédit d’honneur ne sera donc pas celui qui promet du financement à zéro pour cent. Ce sera celui qui démontrera que la Tunisie sait désormais transformer une bonne intention en politique publique apprenante, mesurable et durable. Car, au bout du compte, le vrai coût d’une réforme n’est pas celui de ses imperfections initiales. C’est celui d’une réforme incapable d’apprendre de ses propres résultats.

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La BCT et le CMF signent un accord de supervision financière intégrée

La Banque centrale de Tunisie (BCT) et le Conseil du marché financier (CMF) ont signé, mardi 1er septembre 2026, un accord de coopération et d’échange d’informations visant à renforcer la coordination entre les deux autorités de régulation du secteur financier. 

Selon un communiqué publié mercredi par le CMF, cet accord s’inscrit dans une logique de renforcement de la coopération institutionnelle entre la BCT et le CMF, répondant à un besoin croissant d’approche de supervision intégrée, face à l’interconnexion des activités financières et à la diversification des risques qui y sont associés, notamment dans un contexte de transformations économiques, financières, technologiques et réglementaires rapides du secteur.

Cette initiative s’aligne également sur les efforts de mise en conformité du cadre national de supervision avec les standards internationaux et les meilleures pratiques en matière de surveillance financière. Elle vise à améliorer la coordination et l’échange d’informations sur les dossiers d’intérêt commun, précise le même communiqué.

L’accord repose sur plusieurs axes prioritaires. A savoir, le renforcement de la conformité en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la prolifération des armements, le renforcement de la coopération en matière de contrôle sur site et d’expertise technique entre les deux institutions. Il en va de même de la mise en place de mécanismes clairs de signalement des manquements constatés au sein des établissements supervisés.

Il prévoit également le soutien aux projets d’innovation financière numérique et le développement des services financiers digitaux, suivi de l’accompagnement du développement du financement vert et durable et le le renforcement de la transparence non financière relative à l’impact environnemental et social des activités des institutions financières supervisées.

La signature de cet accord constitue une étape importante dans le renforcement de la collaboration entre les deux autorités de régulation. Son importance ne se limite pas aux domaines qu’il couvre, mais réside aussi dans l’instauration de mécanismes permanents d’échange d’informations et d’expertises, ainsi que de coordination des actions de supervision. 

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Banques tunisiennes: la solvabilité au rendez-vous, l’accès au financement fait défaut

Réunis le 27 août au siège de la Banque centrale sous la présidence du gouverneur, les membres du Comité de surveillance macro-prudentielle et de gestion des crises financières au sein de la BCT ont fait le point sur l’état du système financier tunisien. Cette instance a pour mission de suivre en continu les risques qui pèsent sur la stabilité financière du pays.

Dans un climat mondial marqué par une montée des incertitudes géopolitiques et économiques, les banques tunisiennes tiennent bon. Le ratio de solvabilité moyen s’établit à 15,2%, celui des fonds propres de base (Tier 1) à 12,2%, ce qui laisse une marge de fonds propres jugée appréciable de 5 points. La liquidité du secteur est restée à un niveau jugé satisfaisant sur l’ensemble du premier semestre.

Seul bémol, la dynamique de financement: sur les six premiers mois de l’année, l’encours des crédits n’a progressé que de 1,3%, plombé par une demande atone des ménages comme des entreprises. Autre signal à surveiller, la qualité du portefeuille qui se dégrade légèrement: les créances non performantes sont passées de 14,9% fin 2025 à 15,1% à fin juin. Les autorités financières disent maintenir une vigilance particulière pour continuer à financer l’économie sans fragiliser la stabilité du système.

Un accès au financement toujours compliqué pour les PME

Une croissance du crédit limitée à 1,3% traduit un accès au financement toujours compliqué pour les PME et les porteurs de projets, malgré des banques globalement bien capitalisées. Dans ce contexte, les entrepreneurs ont intérêt à muscler leurs dossiers et à diversifier leurs sources de financement; capital-investissement, financement participatif, lignes de crédit APIA ou BFPME, plutôt que de compter uniquement sur le canal bancaire classique pour financer leur croissance.

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Tunisie | La BCT publie une circulaire relative aux prêts sur l’honneur

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a publié, le 1er septembre 2026, la circulaire n° 8 de l’année 2026 adressée aux banques. Ce texte définit les conditions et les procédures réglementaires que les banques doivent respecter lors du traitement des demandes de prêts et de microfinancements sur l’honneur, en application des dispositions du décret n° 148 de l’année 2026, daté du 23 juillet 2026.

Cette circulaire vise à harmoniser le mécanisme de réception des demandes des clients auprès des banques soumises aux dispositions dudit décret, consacrant ainsi le principe d’égalité entre eux et garantissant le classement des demandes selon l’ordre de leur dépôt, indique la BCT, laissant ainsi entendre que les banques sont sommées d’appliquer ce nouveau système d’octroi de prêts sans garantie d’aucune sorte, qui est très critiqué par la plupart des experts.

À cet effet, la circulaire impose à chaque banque de mettre en place une plateforme numérique destinée, de manière obligatoire et exclusive, au dépôt des demandes des clients souhaitant obtenir un prêt ou un financement sur l’honneur, et ce, à compter du 1er octobre 2026.

«Cette initiative s’inscrit dans le cadre du développement et de la simplification des services bancaires. Elle vise également à garantir la transparence des procédures ainsi que la fiabilité du traitement des demandes des clients, tout en respectant les dispositions législatives et réglementaires relatives à la protection des données personnelles et aux exigences de sécurité informatique», explique encore la BCT.

Avant la mise en service de ces plateformes, et sous la supervision de la BCT, les banques prendront les mesures de communication nécessaires pour faire connaître, notamment, les conditions et modalités de dépôt des demandes ainsi que les étapes de leur examen et de leur traitement ; cela se fera par le biais de messages d’information qui seront prochainement diffusés via les canaux de communication disponibles.

La BCT souligne que le choix du 1er octobre 2026 comme date d’entrée en vigueur de la circulaire et de lancement des plateformes numériques s’inscrit dans le cadre de la volonté de mettre en place les exigences techniques et procédurales nécessaires à la mise en œuvre effective et adéquate du dispositif juridique relatif aux prêts et microfinancements sur l’honneur, ainsi que d’atteindre les objectifs économiques et sociaux visés par son adoption.

Le mécanisme du prêt sur l’honneur est un financement à taux zéro, sans intérêts, sans frais de dossier ni garanties exigées. En veux tu, en voilà !  «Ya mrayedh takelchi ?» (Ne demandez pas au malade s’il veut manger ?), dit le proverbe tunisien

Les montants prévus sont jusqu’à 5 000 dinars pour les particuliers (crédit à la consommation) ; jusqu’à 10 000 dinars pour les porteurs de petits projets ; et jusqu’à 25 000 dinars pour les PME et les sociétés communautaires.

Les banquiers qui sont tous tenus d’appliquer cette circulaire et d’octroyer des prêts à quiconque les demande sans exiger de garanties, comme l’exigent les pratiques du secteur, ne se sont pas encore exprimés sur cette initiative dont le caractère populiste voire électoraliste saute aux yeux. Il va sans dire qu’il va complètement chambarder leur organisation et mobiliser une bonne partie de leurs effectifs pour une rentabilité équivalente à zéro.

Il reste à avoir si nos chers banquiers vont trouver suffisamment de cash à distribuer à gauche et à droite et si cet argent va servir à quelque chose d’utile, ou s’il ne va pas seulement accroître le rythme de la consommation, exacerber le taux d’inflation et rogner davantage sur le pouvoir d’achat des Tunisiens.

Les bonnes intentions n’inspirent pas forcément les meilleures décisions, dirait l’autre. N’est-ce pas monsieur le gouverneur de la BCT, Fethi Zouhair Nouri ?

I. B.

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La BCT détaille les aspects opérationnels des « crédits sur l’honneur »

La promulgation, mardi 1er septembre 2026, de la circulaire n° 2026-08 par la Banque centrale de Tunisie consacre l’opérationnalisation d’un instrument inédit dans le paysage bancaire national, celui des microcrédits et microfinancements sur l’honneur.

 

Un mécanisme financé sur les bénéfices bancaires

Le dispositif instauré par l’autorité monétaire repose sur un principe d’allocation financière singulier. En effet, l’architecture financière dévoilée par les annexes de la circulaire prévoit l’obligation pour chaque banque commerciale d’instituer une ligne de financement autonome sur l’honneur, alimentée directement par un prélèvement réglementaire de 8 % de son résultat comptable net annuel, tel qu’approuvé par l’Assemblée générale ordinaire des actionnaires.

 

Lire aussi : Crédits et microfinancements sur l’honneur : la BCT impose une plateforme numérique dans chaque banque

 

Sur le papier, cette allocation systématique des bénéfices du secteur bancaire vers des financements sans sûretés matérielles constitue une mutualisation de la création de valeur bancaire au profit de la cohésion socio-économique et de l’essor des initiatives locales.

En mobilisant les ressources propres des établissements, sans recourir à un endettement extérieur, le régulateur confère à cette ligne une nature quasi-patrimoniale. Les banques assument ainsi une responsabilité directe dans le recyclage de leurs surplus financiers vers des segments traditionnellement exclus des circuits d’intermédiation classiques, tout en supportant les flux de déblocages et les recouvrements périodiques au sein d’un compte spécifiquement audité et retracé mensuellement auprès de l’Institut d’émission (Banque centrale).

 

L’exclusivité du canal numérique

Sur le plan opérationnel, la circulaire introduit une rupture majeure avec les pratiques coutumières d’octroi de crédit. Désormais, l’accès à ces financements sur l’honneur est subordonné à un dépôt exclusivement dématérialisé. La circulaire interdit formellement la réception de requêtes physiques en agence et contraint chaque banque assujettie à concevoir et déployer une plateforme informatique dédiée, rigoureusement alignée sur les normes de cybersécurité et de protection des données personnelles.

Au cœur de cette dématérialisation obligatoire réside l’intégration d’un cachet d’horodatage électronique infalsifiable. Ce sceau temporel joue un rôle juridique décisif. Il enregistre de manière irrévocable la minute exacte de la soumission de la demande et conditionne strictement l’ordre d’instruction des dossiers, matérialisant le principe fondamental d’antériorité.

Par ailleurs, c’est ce même repère temporel qui déclenche le décompte des délais légaux imposés aux établissements pour statuer sur les requêtes, prévenant ainsi toute inertie discrétionnaire ou traitement asymétrique et garantissant une équité transparente entre les demandeurs de financement.

 

Lire également : De l’injonction administrative au levier géoéconomique : comment réussir le pari du crédit d’honneur à taux zéro

 

Vigilance prudentielle

Bien que qualifiés de concours « sur l’honneur » en raison de l’absence des garanties réelles habituellement exigées, ces crédits ne constituent aucunement une distribution à fonds perdus exonérée de contrôle. La Banque centrale a rappelé que les établissements demeurent pleinement tenus d’appliquer leurs politiques internes de sélectivité, leurs règles de contrôle interne, ainsi que les directives de gouvernance et de couverture des risques en vigueur.

Pour conjurer l’aléa moral et endiguer le risque de déperdition des liquidités, l’autorité monétaire impose une interrogation obligatoire et instantanée de la Centrale des Risques préalablement à tout déblocage effectif de fonds. Cette disposition vise à vérifier qu’aucun bénéficiaire ne cumule un engagement antérieur non soldé au sein du même régime, que ce soit auprès de sa propre banque ou d’un établissement concurrent.

 

Défis sectoriels

L’entrée en vigueur de la circulaire, fixée au 1er octobre 2026, place le système bancaire face à une triple équation : achever dans des délais restreints l’infrastructure technique des plateformes en ligne, calibrer des outils de scoring comportemental adaptés à des porteurs de projets dépourvus de garanties tangibles, et concilier l’impact de ce prélèvement sur fonds propres avec la rentabilité globale.

Le succès de cette réforme résidera dans la capacité des banques à transformer cette obligation réglementaire en un levier pérenne d’élargissement de leur base de clientèle et d’accompagnement de l’économie réelle. Autrement, la facture des créances classées sera lourde, réduisant ainsi les bénéfices et, donc, les montants à allouer à de nouveaux crédits dans les années à venir.

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Crédits sur l’honneur : La BCT fixe les règles de dépôt des demandes

Les demandes de crédits et de microfinancements « sur l’honneur » entreront dans une nouvelle phase à partir du 1er octobre 2026. La Banque centrale de Tunisie impose désormais aux banques concernées de mettre en place des plateformes numériques dédiées, par lesquelles les clients devront obligatoirement déposer leurs demandes.

Cette nouvelle procédure découle de la circulaire publiée par la Banque centrale le 1er septembre 2026, en application du décret n°148 de 2026 daté du 23 juillet. L’objectif affiché est de mettre en place une procédure uniforme pour l’ensemble des banques concernées et surtout de garantir un traitement des demandes selon leur ordre d’arrivée.

Une demande en ligne et un ordre de priorité basé sur la date de dépôt

À partir du 1er octobre, le dépôt des demandes devra se faire exclusivement à travers les plateformes numériques mises en place par chaque banque.

Chaque plateforme devra automatiquement enregistrer la date et l’heure exactes du dépôt et délivrer au client un accusé de réception laissant une trace écrite. Ce mécanisme permettra de déterminer avec précision l’ordre de priorité des demandes et de calculer les délais impartis aux banques pour les examiner et statuer.

Lire aussi : Crédits sur l’honneur : Tout savoir sur ces financements sans intérêts ni garanties

La Banque centrale entend ainsi éviter les différences de traitement entre clients et renforcer la traçabilité de l’ensemble du processus.

Le passage au numérique constitue également une réponse à l’enjeu de transparence soulevé par la mise en œuvre de ce nouveau dispositif de financement. L’objectif est que le client puisse disposer d’une preuve formelle du dépôt de sa demande et de son rang dans le processus de traitement.

Une nouvelle étape pour les crédits sur l’honneur

Le dispositif des crédits et microfinancements sur l’honneur avait été introduit par le décret n°148 de 2026 avec l’objectif de faciliter l’accès au financement pour certaines catégories de demandeurs, notamment pour des besoins de consommation ou le lancement de petits projets.

La nouvelle circulaire ne modifie pas les principes juridiques du dispositif, mais précise surtout la manière dont les demandes doivent désormais être reçues et traitées par les banques.

La digitalisation doit ainsi permettre de passer d’un dispositif juridique à une procédure opérationnelle standardisée.

Les banques devront informer les clients avant le lancement

Avant le 1er octobre, les banques devront également mener des campagnes d’information sous la supervision de la Banque centrale.

Des contenus explicatifs seront prochainement diffusés afin de présenter aux clients les conditions d’accès aux crédits et microfinancements sur l’honneur, les modalités de dépôt des demandes, les différentes étapes de leur examen ainsi que les délais de traitement.

Cette phase d’information vise notamment à éviter que le lancement des plateformes ne crée une nouvelle source de confusion ou de déplacements inutiles pour les demandeurs.

Protection des données et sécurité informatique

La généralisation du dépôt numérique s’accompagne également d’exigences en matière de protection des données personnelles et de sécurité informatique.

Les plateformes devront respecter les dispositions légales et réglementaires applicables à la protection des données ainsi que les exigences de sécurité liées au traitement des informations bancaires et personnelles des clients.

Le choix du 1er octobre comme date de démarrage doit, selon la Banque centrale, permettre aux établissements bancaires de finaliser les dispositifs techniques et les procédures nécessaires avant leur entrée en fonctionnement.

Le véritable enjeu : éviter une nouvelle course aux guichets

Au-delà de la digitalisation, le nouveau mécanisme répond à une question centrale : comment garantir un traitement équitable des demandes lorsque le nombre de candidats au financement risque d’être important ?

En enregistrant automatiquement la date et l’heure du dépôt, les banques disposeront désormais d’un critère objectif pour établir la priorité entre les demandeurs.

Le système pourrait ainsi remplacer une éventuelle course aux agences par une course numérique, avec toutefois une différence essentielle : chaque demande sera horodatée et son dépôt pourra être prouvé.

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Crédits et microfinancements sur l’honneur : la BCT impose une plateforme numérique dans chaque banque

À partir du 1er octobre 2026, chaque banque tunisienne devra disposer d’une plateforme numérique dédiée à la réception des demandes de crédits et de microfinancements sur l’honneur. C’est ce que prévoit une nouvelle circulaire publiée mardi 1er septembre par la Banque centrale de Tunisie (BCT), conformément au décret n° 2026-148 du 23 juillet 2026 relatif aux prêts d’honneur.

Cette plateforme sera l’unique canal de réception des demandes de prêts  d’honneur des clients, explique la banque des banques. « Chaque dossier y sera horodaté électroniquement de manière infalsifiable. Ce qui permettra d’établir l’ordre de traitement selon la règle du « premier arrivé, premier servi » et de calculer précisément les délais de traitement », précise-t-elle.

Lire aussi – Prêt sur honneur : un signal social, mais un impact limité sur le financement

L’objectif de la BCT est double : garantir l’égalité de traitement entre les clients et assurer une priorisation objective des demandes en fonction de leur date de dépôt, indépendamment de la banque concernée.

Cette mesure s’inscrit plus largement dans les efforts de la Banque centrale pour moderniser les services bancaires, simplifier les procédures et renforcer la transparence et la fiabilité dans le traitement des demandes des clients.

Autrement dit, toutes les banques tunisiennes sont obligées d’accorder des prêts d’honneur. Cela commence mal cette histoire.

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Le dinar tient face à l’euro, cède du terrain au dollar, les changes s’emballent

Au premier semestre 2026, le dinar tunisien a affiché une relative stabilité face à l’euro. C’est ce qu’annonce la dernière « note de conjoncture économique » de la Banque centrale de Tunisie (BCT). 

Même si le dinar tunisien a perdu 2 % de sa valeur face au dollar américain par rapport à fin 2025, la monnaie nationale s’est toutefois renforcée de 5,9 % face au dollar et de 12,4 % face au yen japonais. Et ce, tout en enregistrant un léger recul de 1,1 % face à l’euro, en moyenne semestrielle (S1 2026 vs S1 2025). 

Parallèlement, le marché des changes au comptant a connu une forte hausse d’activité, avec une progression de 23,7 % en volume. Cette dynamique a été portée par le marché interbancaire, dont les transactions sont passées de plus de 7,113 milliards de dinars à plus de 9 milliards, ainsi que par les opérations avec la BCT, qui ont augmenté de 4,1 à 4,9 milliards de dinars.

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Tunisie : Le taux du marché monétaire revient à 7% en août

Le Taux moyen du marché monétaire (TMM) s’est établi à 7% en août 2026, contre 6,99% au cours des six mois précédents. Cette variation de seulement 0,01 point intervient alors que le taux directeur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) est lui-même fixé à 7%. Sur un an, le TMM poursuit en revanche sa baisse, passant de 7,5% en août 2025 à 7% en août 2026.

Une variation limitée à 0,01 point

Le TMM a légèrement augmenté au mois d’août pour atteindre 7%, selon les données statistiques publiées par la BCT. Il s’établissait à 6,99% depuis février 2026, soit pendant six mois consécutifs.

La variation observée en août reste donc très limitée, avec seulement 0,01 point de différence. Cette évolution ne traduit pas, à elle seule, un changement d’orientation de la politique monétaire.

L’évolution du TMM est étroitement liée aux conditions de financement sur le marché monétaire et au taux directeur fixé par la BCT.

Le taux directeur de la Banque centrale est actuellement de 7%. Le TMM d’août se situe donc désormais au même niveau que ce taux de référence.

Un recul d’un point en trois ans

La tendance apparaît plus nettement lorsqu’elle est observée sur plusieurs années.

En août 2023, le TMM atteignait 8%. Il était ensuite passé à 7,99% en août 2024, puis à 7,5% en août 2025.

Avec 7% en août 2026, le taux moyen du marché monétaire a ainsi reculé d’un point en trois ans. La baisse atteint 0,5 point sur la seule dernière année, entre août 2025 et août 2026.

Le passage de 6,99% à 7% ne constitue donc pas une véritable remontée des taux d’intérêt. Il traduit davantage une stabilisation du TMM autour du taux directeur de la BCT, après plusieurs mois à 6,99%.

Pour les entreprises et les ménages, l’évolution du TMM reste néanmoins importante, puisqu’elle intervient dans un environnement où le coût du crédit demeure directement lié aux conditions monétaires.

Lire aussi :

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Hausse du TMM à 7%: un accident de parcours estival ou le signe d’un futur resserrement monétaire?

Le taux moyen du marché monétaire bouge enfin. À 6,99% depuis le début du printemps, il grimpe d’un cran en août pour s’afficher à 7,00%, selon les chiffres de la Banque centrale de Tunisie. Un point de base seulement, mais c’est le premier mouvement de l’indicateur depuis des mois.

Sur le marché interbancaire, on lit surtout ce mouvement comme un réglage fin des conditions de liquidité. La trajectoire de fond, elle, reste orientée à la baisse depuis trois ans: 8% en août 2023, presque 8% encore en 2024, 7,5% l’an dernier, et donc 7% aujourd’hui. Le TMM suivant de près le taux directeur, toute future décision de la BCT sur ce dernier se répercutera automatiquement sur lui.

Un impact concret sur les crédits

Concrètement, ce taux est pris en en compte directement dans le calcul des agios bancaires et dans la tarification des emprunts à taux variable. Sa hausse, même symbolique, se traduira par une facture légèrement plus lourde pour les entreprises et les particuliers endettés sur ce type de contrat. Il faudra attendre pour voir si la BCT confirme cette orientation dans les mois qui viennent ou s’il ne s’agit que d’un accident de parcours estival.

Ce que cela signifie pour l’investissement

Pour les PME financées à taux variable, chaque point de base compte sur la durée d’un emprunt: une hausse de 1 point de base peut sembler négligeable sur une échéance courte, mais elle pèse davantage sur les crédits d’investissement étalés sur cinq ou dix ans.

Les porteurs de projets qui envisagent un financement bancaire dans les prochaines semaines ont donc intérêt à verrouiller leurs conditions maintenant, tant que la remontée reste marginale, plutôt que d’attendre un éventuel resserrement plus franc de la politique monétaire.

À l’inverse, pour les épargnants et les investisseurs positionnés sur des produits indexés au TMM, cette légère hausse améliore, ne serait-ce que symboliquement, le rendement de leurs placements.

C’est un signal à surveiller de près plutôt qu’un motif d’alarme: la vraie question est de savoir si la BCT confirme cette orientation dans les prochains mois ou si l’épisode d’août restera un ajustement isolé.

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Le TMM grimpe à 7% en août : la BCT confirme la tendance

Le Taux Moyen du Marché Monétaire (TMM) s’est légèrement redressé à 7% au cours du mois d’août 2026, contre 6,99% sur la période février-juillet 2026, selon des données publiées lundi 31 août par la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Cependant sur un an, l’indicateur poursuit toutefois sa décrue : de 8% en août 2023, il était passé à 7,99% en août 2024, puis à 7,5% en août 2025, avant de s’établir à 7% aujourd’hui.

A noter que l’évolution du TMM reste étroitement liée à celle du taux directeur fixé par la BCT.

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La BCT muscle l’arsenal technologique de la CTAF

La Banque centrale de Tunisie (BCT) vient de lancer un appel d’offres national (AON N°2026/08) pour la refonte intégrale de l’infrastructure informatique de la Commission tunisienne des analyses financières, la cellule chargée de traquer le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme en Tunisie. Objectif affiché: donner à l’institution des moyens à la hauteur de flux financiers suspects toujours plus complexes à démêler, dans un contexte où les volumes de données à analyser explosent.

Un contrat qui va bien au-delà du matériel

Le futur prestataire ne se contentera pas de fournir du matériel: le marché englobe un accompagnement complet, du déploiement des solutions logicielles jusqu’à leur mise en service opérationnelle, en passant par un volet formation pensé pour que les équipes de la CTAF gagnent en autonomie. Licences, entretien et dépannage sont couverts sur une durée contractuelle de cinq ans. Autre particularité: le marché se divise en deux volets que les entreprises peuvent aborder séparément ou conjointement, chaque option nécessitant toutefois une soumission qui lui est propre.

Un marché de cette ampleur, étalé sur cinq ans avec un fort volet services, constitue une opportunité pour intégrateurs et éditeurs tunisiens spécialisés en cybersécurité et en gestion de données financières, à condition de pouvoir répondre aux exigences techniques pointues d’un organe de supervision. Plus largement, cette modernisation renforce la crédibilité de la Tunisie auprès des évaluateurs internationaux de la conformité anti-blanchiment, un critère de plus en plus scruté par les investisseurs étrangers et les partenaires bancaires internationaux.

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Paiements électroniques : la Tunisie, un terrain de plus en plus fertile pour la fintech

Trois indicateurs, une même tendance : les Tunisiens paient de moins en moins en liquide. Le rapport de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) sur les paiements en chiffres en Tunisie, couvrant le premier semestre 2026, confirme cette dynamique, portée à la fois par le commerce en ligne et les paiements de proximité.

Toutes catégories confondues ; cartes, mobile, e-commerce, la BCT dénombre 85,4 millions de transactions électroniques sur les six premiers mois de l’année, pour une valeur cumulée de 15,425 milliards de dinars. Un an plus tôt, ces mêmes indicateurs plafonnaient à 77,7 millions d’opérations ; l’écart traduit des hausses respectives de 9,8 % en volume et de 11,2 % en valeur.

L’e-paiement se distingue, dans ce cadre, par sa dynamique : les transactions grimpent à 10,3 millions, en hausse de 22,1 % sur un an, pour un montant de 771,4 MTD (+28,1 %). Le réseau marchand suit le mouvement, avec 1 456 sites actifs, soit 19,7 % de plus par rapport à fin 2025.

Le TPE, moteur du paiement de proximité

Du côté des paiements de proximité, le volume s’établit à 25,3 millions d’opérations et le montant traité à 3,064 milliards de dinars, avec des croissances respectives de 18,8 % et 16,6 %. Le parc de terminaux progresse plus lentement ; 45 600 TPE, +5,7 %, ce qui traduit une intensification de l’usage des équipements existants plutôt qu’un simple effet de déploiement.

Cartes, wallets et distributeurs suivent le mouvement

La BCT recense par ailleurs 6,151 millions de cartes bancaires en circulation et 3 427 distributeurs automatiques de billets. Côté paiement mobile, les wallets actifs passent de 207 524 à 218 886 en un an (+5,5 %), pour près de 5,12 millions de transactions totalisant 914,2 MTD. Le règlement de factures et de services domine largement ces usages, loin devant les virements entre comptes ou les opérations de dépôt et retrait.

Un terrain qui se prête à l’investissement

Cette accélération dessine un marché où l’infrastructure existante est de plus en plus sollicitée, ouvrant la voie à de nouveaux services autour de l’acceptation électronique, de la sécurité des transactions ou de l’expérience client. Pour les acteurs de la fintech et les commerçants encore peu digitalisés, la marge de progression identifiée par la BCT constitue un indicateur concret qui permet de bâtir de nouveaux projets.

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BCT : un nouveau système d’information pour des crédits mieux calibrés

La Banque centrale de Tunisie a mis en ligne, sur son site officiel, un appel d’offres international pour créer et mettre en place une nouvelle plateforme dédiée à la centralisation des informations de crédit. Objectif : muscler la stabilité financière et affiner le suivi des risques bancaires, aussi bien à l’échelle globale qu’au niveau de chaque établissement.

Le projet vise à faire évoluer l’actuel dispositif de collecte d’informations sur les crédits vers une version plus complète. La future plateforme centralisera des données bien plus détaillées qu’aujourd’hui : contrats de prêt, situation financière des emprunteurs, données comptables, de quoi donner à la BCT une vision beaucoup plus fine de la qualité du crédit dans le système bancaire tunisien.

Un cahier des charges strict pour les candidats

Les entreprises intéressées devront déposer un dossier solide : garantie bancaire provisoire de 50 000 dinars (ou son équivalent en devises pour les sociétés non-résidentes), déclaration sur l’honneur écartant toute procédure de faillite ou de redressement judiciaire, certificat de situation fiscale à jour et extrait du Registre national des entreprises.

Les candidatures en groupement devront, elles, s’accompagner d’un document liant solidairement tous les membres autour d’un chef de file désigné, dûment signé et cacheté par chacun d’eux. Quant aux sociétés étrangères non établies en Tunisie, elles devront présenter soit un certificat original prouvant qu’elles ne sont pas visées par une faillite ou un redressement judiciaire, soit un document équivalent émis par les autorités compétentes de leur pays d’origine.

Un outil clé pour muscler l’accès au crédit des entreprises

Au-delà de sa dimension technique, cette nouvelle centrale des risques peut avoir un effet direct sur le financement de l’économie. Une base de données de crédit plus riche et plus fiable permet aux banques d’évaluer plus précisément le risque de chaque emprunteur, entreprise comme particulier, et donc, potentiellement, d’ajuster leurs conditions de financement en conséquence.

Pour les PME et les porteurs de projets, souvent pénalisés par une évaluation approximative de leur solvabilité, un système d’information de crédit plus complet pourrait à terme faciliter l’accès à des financements mieux calibrés, tout en réduisant le risque global pris par les établissements prêteurs. L’impact réel de cette nouveauté dépendra de la manière dont cette information enrichie sera exploitée par les banques.

 

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TRE et tourisme rapportent 7,32 milliards de dinars au 20 juin

Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) et les recettes touristiques continuent d’alimenter les réserves en devises de la Tunisie. Les dernières données de la Banque centrale de Tunisie (BCT), arrêtées au 20 juin 2026, font état d’une progression des deux indicateurs par rapport à la même période de l’an dernier. Les entrées de...

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Code des changes : la Banque centrale, principal point de blocage des négociations

Le député Maher Ketari est revenu en détail, lors d’une intervention consacrée aux discussions autour de la réforme du Code des changes, sur l’état d’avancement des travaux au sein de la commission des finances et sur les points de blocage encore en suspens. Invité de l’émission Houna Tounes sur Diwan FM, vendredi 19 juin 2026,...

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Face au silence de la BCT, la commission des Finances envisage d’avancer seule sur le Code des changes

La commission des Finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) pourrait franchir une nouvelle étape dans l’examen du projet de Code des changes sans attendre l’avis de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Son président, Maher Ketari, a annoncé, mercredi 17 juin 2026, qu’un vote sera organisé lundi prochain afin de...

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TRE et tourisme : plus de 6,8 milliards de dinars générés au 10 juin

Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) et les recettes touristiques continuent de soutenir les équilibres extérieurs du pays. Selon les dernières données publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT), ces deux principales sources de devises ont poursuivi leur progression au cours des premiers mois de 2026, confirmant leur rôle central dans l’alimentation...

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Virements, lettres de change, chèques et cash : les réserves de Sofiene Weriemi

Les statistiques du premier trimestre 2026 publiées par la Banque centrale de Tunisie confirment la profonde mutation du paysage des paiements. Si le recul du chèque et la progression des virements apparaissent désormais incontestables, l’expert-comptable Sofiene Weriemi estime que plusieurs questions demeurent ouvertes, notamment sur la place persistante des espèces et sur la capacité des...

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Paiements : le virement domine, les lettres de change relèguent les chèques au 3e rang au premier trimestre 2026

Au premier trimestre 2026, le bouleversement inédit dans l’usage des moyens de paiement télécompensés révélé par la Banque centrale de Tunisie (BCT) s’est poursuivi. Le virement conforte sa position de premier moyen de paiement du pays, les lettres de change poursuivent leur montée en puissance et s’imposent désormais comme le deuxième instrument en termes de...

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