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100 millions d’euros de l’Allemagne pour l’économie tunisienne

À l’occasion du 70ᵉ anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques, la Tunisie et l’Allemagne ont décidé de consolider leur partenariat stratégique. Ainsi, en visite officielle à Tunis le 31 août 2026, le chef de la diplomatie allemande, Johann Wadephul, a signé des accords et des contrats de financement d’un montant total dépassant les 100 millions d’euros. Et une enveloppe supplémentaire de 40 millions d’euros serait également à l’étude.

Selon des sources officielles, ces fonds sont destinés à soutenir les priorités du plan de développement tunisien 2026-2030. Ils cibleront principalement la transition énergétique et environnementale, la gestion des ressources en eau, la transformation numérique, ainsi que le renforcement des PME et l’emploi.

Deuxième investisseur étranger et premier marché d’exportation de la Tunisie, l’Allemagne s’appuie déjà sur un tissu industriel solide de plus de 320 entreprises implantées dans le pays, essentiellement dans l’automobile, l’électronique et le textile.

Cette nouvelle étape confirme la volonté de Tunis et Berlin de dépasser la coopération traditionnelle pour s’orienter vers des investissements innovants à forte valeur ajoutée, à même de moderniser l’économie tunisienne et d’accroître sa compétitivité dans le bassin méditerranéen.

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Tunisie | Déplacer la capitale pour sortir de la crise économique ?

Il est possible de transformer la réalité de l’économie tunisienne si le pays s’engage dans la réalisation de grands projets et sollicite les institutions financières internationales pour obtenir des financements à des conditions avantageuses, a déclaré Noureddine Horchani, professeur de sciences politiques, qui ne semble pas prendre en considération la notation souveraine actuelle de notre pays qui ne la rend pas éligible à ce genre de financement. (Photo: Palais du Gouvernement à la Kasbah, Tunis).

M. Horchani, cité par Mosaïque FM, estime que les institutions financières internationales ne refuseraient pas de financer la Tunisie si elle présentait des projets rentables, tout en insistant sur la nécessité de définir avec précision le montant des financements requis.

Les grands projets sont à même de stimuler l’économie et le développement, ainsi que de générer une croissance à deux chiffres, a-t-il souligné, ajoutant que la réalité économique actuelle repose sur des solutions de fortune à des problèmes structurels, et cela ne sauraient transformer l’économie et la sortir de la crise.

M. Horchani, qui ne manque pas d’imagination, a également estimé que «le projet de déplacer la capitale et d’en construire une nouvelle, en dehors des centres urbains du Grand Tunis, figure parmi les projets ambitieux capables de relancer l’économie et de générer une croissance à deux chiffres».

Certains trouveraient délirante une telle proposition dont l’efficience ne saurait être vérifiée qu’après sa mise en œuvre.  Mais mettre en route un tel projet, au coût astronomique, au moment où l’Etat traîne de lourds déficits financiers et que la majorité des entreprises publiques sont carrément en pré-faillite, serait, à notre humble avis, un suicide économique et financier.  

Quand on fait des propositions dont l’impact financier est très lourd, il faut être réaliste et raisonnable, et ne pas tirer des plans sur la comète. N’est-ce pas M. Horchani ?

I. B.

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