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Une prison au bout du Sahara pour les barons de la drogue en Algérie

L’Algérie durcit sa réponse face au trafic de stupéfiants. Le Haut Conseil de sécurité, réuni mercredi 2 septembre sous la présidence du chef de l’État Abdelmadjid Tebboune, a décidé de transformer une caserne de l’Armée nationale populaire (ANP), située dans le désert de Tanezrouft, en prison de haute sécurité destinée aux « barons de la drogue et aux trafiquants ».

L’annonce intervient dans le cadre d’un renforcement du dispositif national de lutte contre le trafic de stupéfiants. Selon le communiqué de la présidence algérienne, le Haut Conseil de sécurité a également décidé de créer un organisme de sécurité spécialisé dans la lutte contre la drogue, sur le modèle de structures existant dans plusieurs pays, notamment aux États-Unis.

Une prison au cœur du « pays de la soif »

Le choix du Tanezrouft donne à cette annonce une dimension particulière. Cette vaste région désertique se trouve dans l’extrême sud-ouest de l’Algérie, à proximité de la frontière malienne. Elle est considérée comme l’une des zones les plus isolées et les plus inhospitalières du Sahara.

Surnommé notamment le « pays de la soif », le Tanezrouft est caractérisé par son immensité, son aridité et des températures pouvant dépasser les 50 °C durant l’été. Le caractère particulièrement isolé de cette région constitue l’un des éléments mis en avant dans les commentaires consacrés à la future prison.

La décision algérienne ne porte toutefois pas, à ce stade, sur la construction d’un nouvel établissement pénitentiaire. Il s’agit de convertir une caserne militaire existante en prison de haute sécurité. La présidence n’a pas précisé la capacité de l’établissement, sa date de mise en service ni les catégories exactes de détenus qui y seront transférés.

Un durcissement du dispositif antidrogue

La création d’une structure spécialisée dans la lutte contre les stupéfiants constitue l’autre volet majeur de la décision du Haut Conseil de sécurité. L’Algérie entend ainsi renforcer la coordination et les capacités de ses services face aux réseaux de trafic de drogue et de psychotropes.

Lire aussi : Migration clandestine : L’Algérie dépasse désormais la Tunisie sur la route de l’Italie

La référence au modèle américain renvoie notamment à la Drug Enforcement Administration (DEA), agence fédérale spécialisée dans la lutte contre le trafic de stupéfiants.

Cette double décision — création d’un organisme spécialisé et transformation d’une caserne en établissement pénitentiaire de haute sécurité — traduit la volonté des autorités algériennes d’adopter une réponse plus ciblée contre les réseaux considérés comme les plus importants.

Le « bagne du désert », une appellation à manier avec prudence

Plusieurs médias ont déjà présenté le futur établissement comme un « Alcatraz algérien » ou un « bagne » destiné aux narcotrafiquants. Ces expressions renvoient au caractère extrêmement isolé du site, mais elles ne correspondent pas à la terminologie officielle employée par les autorités algériennes.

Le communiqué du Haut Conseil de sécurité parle d’une « prison de haute sécurité » destinée aux barons de la drogue et aux trafiquants. Il convient donc de distinguer les faits annoncés officiellement des qualificatifs utilisés dans les commentaires médiatiques.

La mesure s’inscrit ainsi dans un mouvement plus large de durcissement de la politique sécuritaire algérienne face au trafic de stupéfiants, avec une volonté affichée de cibler à la fois les réseaux criminels et leurs principaux responsables.

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Renforcement des relations russo-turques dans un contexte énergétique

La Turquie prévoit d’étendre sa coopération nucléaire avec la Russie et de construire davantage de centrales électriques. Un développement qui inquiète l’Occident.

Alors que la construction de l’immense centrale nucléaire d’Akkuyu, dans le sud-est de la Turquie, un projet en coopération avec la société d’État russe Rosatom, s’achève dans quelques mois; Ankara prévoit d’intensifier son partenariat avec la Russie dans ce domaine. C’est ce qu’a déclaré mercredi 2 septembre le président Recep Tayyip Erdogan lors du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui se tient à Bichkek, au Kirghizistan.

« La centrale nucléaire dAkkuyu revêt une importance capitale dans les relations turco-russes. Nous sommes désormais dans la phase finale ». C’est ce qu’a affirmé M. Erdogan, assis aux côtés du président russe Vladimir Poutine, après une rencontre privée en marge du sommet. Le président turc a souligné l’importance capitale que revêtira la production de 10 % de l’électricité de son pays grâce aux quatre réacteurs d’Akkuyu…

Cependant, le renforcement des liens turco-russes devrait inquiéter les États occidentaux, qui voient la Russie persister dans sa politique à l’encontre de l’Ukraine et coopérer étroitement avec la Turquie. Laquelle déclare en même temps assumer ses responsabilités et poursuivre ses efforts pour résoudre les conflits dans la région environnante par le dialogue. Ce qui indique indirectement qu’elle maintiendra une position de négociation dans le conflit russo-ukrainien.

A cet égard, notons qu’il y a deux jours, le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que la Turquie avait déjà préparé un plan pour le passage sécurisé des céréales à travers la mer Noire.

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Esclavage: un comité de l’ONU réclame des réparations généralisées

Les États ont l’obligation juridique de fournir ces compensations. C’est une recommandation du Comité de l’ONU pour l’élimination de la discrimination raciale.   En bref Le Comité de l’ONU pour l’élimination de la discrimination raciale a adopté une nouvelle recommandation…

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Migration/UE : un pas de plus vers les « centres de retour » ?

Les projets de nouveaux « centres de retour », à l’extérieur de l’Union européenne, avancent sous l’impulsion de cinq États membres. La question du respect des droits humains inquiète les ONG.   En bref Cinq États membres de l’UE travaillent…

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Algérie : Avec ses Sukhoï au Niger, Alger change-t-elle de doctrine militaire ?

Quatre chasseurs algériens Sukhoï Su-30 sur le tarmac de Niamey. L’image aurait été difficilement imaginable il y a encore quelques années, tant l’Algérie a longtemps érigé la non-intervention militaire à l’étranger en principe de sa politique de défense. Le déploiement décidé le 30 août au Niger pourrait ainsi constituer une étape importante dans l’évolution de la doctrine militaire algérienne.

Le ministère algérien de la Défense (MDN) a confirmé l’envoi de deux patrouilles, soit quatre Su-30, accompagnées d’un avion ravitailleur. La décision, prise sur instructions du président Abdelmadjid Tebboune et à la demande des autorités nigériennes, est officiellement présentée comme une « mission de soutien » à l’armée du Niger après la mutinerie qui a secoué Niamey. Les autorités nigériennes ont également confirmé l’arrivée des appareils.

Ce soutien n’est pas totalement isolé. Le 9 août, l’Algérie avait déjà offert à l’armée nigérienne quatre hélicoptères — deux Mi-24V et deux Mi-171 — ainsi que des munitions, des pièces de rechange et du matériel de soutien.

Mais avec l’envoi de chasseurs et de militaires algériens sur le territoire nigérien, Alger franchit un seuil différent.

Une doctrine longtemps restrictive

Depuis l’indépendance, l’Algérie s’est traditionnellement montrée extrêmement réticente à engager son armée hors de ses frontières. Cette position, étroitement liée à sa diplomatie fondée sur la souveraineté des États et la non-ingérence, a longtemps distingué Alger de plusieurs autres puissances régionales.

La révision constitutionnelle de 2020 a toutefois ouvert une possibilité qui n’existait pas dans les mêmes termes auparavant.

L’article 91 de la Constitution permet au président de la République de décider de l’envoi d’unités de l’Armée nationale populaire à l’étranger, mais après approbation à la majorité des deux tiers de chacune des deux chambres du Parlement.

C’est précisément ce cadre qui rend l’opération nigérienne particulièrement intéressante. Le déploiement a été annoncé par le ministère de la Défense, mais aucune approbation préalable des deux chambres n’a été rendue publique.

Le Monde relève ainsi que la séquence ouvre en Algérie un débat sur l’application de cette disposition constitutionnelle et sur la qualification exacte de la mission.

Il serait néanmoins prématuré de parler d’une intervention militaire algérienne au Niger. Aucune participation des Su-30 à des frappes ou à des opérations de combat n’a été annoncée. Alger parle explicitement d’une mission de soutien.

Le Niger devient stratégique pour Alger

L’évolution ne peut pas être dissociée de la détérioration de l’environnement sécuritaire au Sahel.

La mutinerie de Niamey a montré la fragilité persistante du régime d’Abdourahamane Tiani. Selon Reuters et Associated Press, les forces russes de l’Africa Corps ont directement participé aux opérations ayant permis aux loyalistes de reprendre le contrôle de la base militaire de l’aéroport.

Pour Alger, une nouvelle déstabilisation du Niger constituerait un risque majeur. Les deux pays partagent près de 1 000 kilomètres de frontière, tandis que le Niger occupe une place importante dans les équilibres sécuritaires du Sahara et dans plusieurs projets économiques régionaux.

Le rapprochement militaire engagé cet été montre donc qu’Alger ne se contente plus nécessairement d’observer les crises sahéliennes depuis son territoire.

La question est désormais de savoir si Niamey constitue une réponse exceptionnelle à une situation jugée urgente ou le premier exemple spectaculaire d’une doctrine militaire algérienne devenue plus interventionniste depuis la réforme constitutionnelle de 2020.

Pour les autres pays du Maghreb, dont la Tunisie, la distinction est loin d’être théorique. Si l’Algérie accepte désormais plus facilement de projeter directement ses forces pour défendre ses intérêts sécuritaires dans son voisinage, c’est une évolution importante de l’équilibre stratégique régional.

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New Delhi – Moscou : le lien à l’épreuve

Lors du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), Poutine et Modi comptaient revoir leurs relations alors que la pression américaine s’intensifie.

Le Premier ministre indien Narendra Modi et le président russe Vladimir Poutine se sont rencontrés lundi 1er septembre à Bichkek, capitale du Kirghizistan, en marge du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), un bloc souvent perçu comme un contrepoids à l’influence américaine. Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par les répercussions de la guerre israélo-américaine en Iran, qui a perturbé les marchés mondiaux de l’énergie, et par la guerre menée par la Russie en Ukraine, qui entre dans sa cinquième année.

L’Inde a maintenu des liens étroits avec l’OCS, tout en s’opposant aux tentatives de la transformer en un bloc anti-occidental. Sa position s’inscrit dans une démarche plus large visant à préserver des relations avec les puissances rivales. Cependant, cette approche est soumise à des pressions croissantes. La Russie demeure sous le coup de sanctions occidentales, en raison de la guerre en Ukraine.

Parallèlement, l’Inde subit des pressions de la part des États-Unis concernant ses achats de pétrole russe, dans un contexte de tensions commerciales plus générales. A cet égard, lancienne ambassadrice de l’Inde aux États-Unis, Mira Shankar, a déclaré à DW que la relation de l’Inde avec la Russie ne devait pas être perçue comme une attaque contre les États-Unis. « L’Inde entretient une relation stratégique de longue date avec la Russie. Cette relation n’est dirigée contre aucun pays, mais vise à aider l’Inde à atteindre ses objectifs nationaux », a affirmé Mme Shankar.

Par ailleurs, le secteur de l’énergie occupe une place de plus en plus importante dans l’évolution des relations indo-russes. Avant 2022, la Russie ne fournissait qu’une faible part des importations de pétrole brut de l’Inde. La chute du prix du pétrole russe a rapidement changé la donne, faisant de Moscou l’un des principaux fournisseurs de l’Inde. Ce secteur est devenu le point le plus épineux des relations entre l’Inde et les États-Unis…

Les perturbations des approvisionnements énergétiques traditionnels ont rendu ce calcul plus complexe. La guerre israélo-américaine en Iran cette année et les perturbations du trafic dans le détroit d’Ormuz ont affecté les achats de l’Inde auprès des pays du Golfe et fait grimper les prix. Mme Shankar a indiqué que l’Inde réagit en diversifiant ses sources d’approvisionnement, notamment auprès de la Russie et des États-Unis. Mais « cela ne se fera pas du jour au lendemain », a-t-elle ajouté. D’ici là, a-t-elle précisé, l’Inde prendra toutes les mesures qu’elle jugera nécessaires pour stabiliser ses approvisionnements et protéger sa population.

L’avenir de la coopération en matière de défense

La défense demeure l’autre pilier important, mais la tendance est ici plus claire : la dépendance de l’Inde vis-à-vis des équipements russes diminue. La guerre en Ukraine a soulevé des questions quant aux capacités de production, aux délais de livraison et à la capacité de la Russie à fournir des pièces détachées, en tant que fournisseur majeur d’équipements militaires à l’Inde. « L’Inde reste l’un des plus anciens et des plus importants acheteurs d’armes russes, et peut-être le dernier acheteur majeur », a déclaré à DW Aravis Yelleri, professeur associé à l’Université Jawaharlal Nehru de New Delhi, la capitale indienne.

La dépendance croissante de la Russie à l’égard de la Chine est également devenue un élément incontournable de l’équation. Depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine début 2022, la Chine est devenue indispensable à la Russie en tant que marché, fournisseur et partenaire économique… « Stratégiquement, la relation de la Russie avec la Chine demeure structurellement transactionnelle, une dépendance difficile à surmonter; tandis que sa relation avec l’Inde repose sur un véritable partenariat », a-t-il poursuivi. L’Inde a toujours des raisons de maintenir des liens étroits avec Moscou : l’énergie, la défense, l’accès au marché russe et une relation politique de longue date à travers l’Eurasie. Mais le calcul stratégique a évolué.

L’experte en stratégie, Raya Mohan, a déclaré que la dépendance croissante de la Russie envers la Chine a modifié sa valeur stratégique pour l’Inde. L’accent est de plus en plus mis sur des intérêts spécifiques – sécurité énergétique, acquisitions de défense, commerce et accès à la technologie – alors


que l’importance stratégique accrue de l’Inde repose de plus en plus sur ses relations avec les États-Unis et leurs alliés. L’Inde a renforcé sa coopération en matière de défense et de technologie avec Washington, tout en approfondissant ses liens avec des partenaires tels que la France et Israël. « L’Inde cherche à réduire son exposition à l’instabilité américaine, mais elle reconnaît toujours que Washington demeure son partenaire le plus important. »

Que veulent Modi et Poutine ?

Rajan Kumar, professeur d’études russes à l’université Jawaharlal Nehru, a déclaré : « Le président Poutine a besoin de l’assurance du Premier ministre Modi que l’Inde n’abandonnera pas la Russie alors que cette dernière traverse sa pire crise depuis les années 1990 », a déclaré M. Kumar à DW. Il s’attend à une continuité et non à une reprise radicale des relations. « Je pense qu’il s’agit surtout de maintenir les liens existants malgré les pressions américaines », a-t-il souligné.

Le test le plus important aura lieu à Delhi courant septembre, lors du retour attendu de Poutine pour le sommet des BRICS. La rencontre de Bichkek permettra peut-être de maintenir le cap des relations politiques…

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Vers une hausse des taux d’intérêt de la BCE ?

Le président de la Bundesbank et membre du Conseil des gouverneurs, Joachim Nagel, a laissé entendre que la Banque centrale européenne (BCE) devrait procéder à une nouvelle hausse des taux d’intérêt la semaine prochaine.

« Les marchés intègrent dans leurs calculs une probabilité de plus de 95 % que nous relevions les taux lors de la réunion de septembre et je dirais qu’à ce stade, les marchés ont une assez bonne idée de la façon dont nous allons probablement réagir », a déclaré Joachim Nagel dans une interview accordée au journal français Le Monde.

Le président de la Bundesbank s’est toutefois abstenu de s’engager sur de nouvelles hausses de taux après la réunion de septembre. Et de souligner que l’approche de la BCE, consistant à prendre des décisions « réunion après réunion », s’était avérée efficace par le passé et continuerait de l’être. « Au-delà de la réunion de septembre, je reste toutefois prudent quant à la formulation de toute indication précise » précise-t-il.

« Les prix du pétrole et du gaz continuent de fluctuer. Les marchés financiers sont extrêmement volatils. L’incertitude est grande. C’est une situation inconfortable, y compris du point de vue de la politique monétaire », a-t-il ajouté.

 

Lire aussi: Ce que la politique monétaire européenne coûte à la Tunisie

 

Inflation à 3,3 %

Les responsables de la BCE ont de fait indiqué qu’une nouvelle hausse des taux d’intérêt pourrait avoir lieu la semaine prochaine, après celle de 25 points de base en juin. Dans le même temps, l’inflation dans la zone euro s’est accélérée en août pour atteindre 3,3 %, son niveau le plus élevé depuis près de trois ans. Tandis que l’économie se montre plus résiliente que prévu face aux pressions, notamment celles liées à la guerre avec l’Iran.

« L’inflation est loin de notre objectif à moyen terme. Elle se situe autour de 3 % au lieu de 2 %. Et selon les projections de juin, l’inflation ne reviendra à 2 % à moyen terme que si les taux d’intérêt augmentent », explique M. Nagel.

Il a mis en garde contre le risque d’effets secondaires sur l’inflation, c’est-à-dire la transmission des hausses de prix à d’autres secteurs de l’économie et aux salaires. Comme il l’a souligné, la probabilité de ce phénomène augmente lorsque les pressions inflationnistes se maintiennent à des niveaux élevés pendant une période prolongée…

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Coopération international/Export: la piste autrichienne gagne en crédibilité

Entreprises tunisiennes et autrichiennes se retrouveront le mardi 29 septembre à Tunis, à l’occasion d’un forum d’affaires bilatéral doublé de rencontres B2B. Ce rendez-vous est organisé à l’initiative de Conect International, du Bureau économique autrichien et de l’ambassade d’Autriche à Tunis.

Il s’inscrit dans le cadre de la visite officielle en Tunisie du ministre autrichien de l’Économie, de l’Énergie et du Tourisme, Wolfgang Hattmannsdorfer. L’objectif est d’ouvrir de nouvelles pistes de coopération entre opérateurs tunisiens et autrichiens à travers des rencontres bilatérales et des séances de networking.

333 millions d’euros d’échanges commerciaux en 2025

Les échanges commerciaux entre les deux pays ont avoisiné les 333 millions € en 2025, dont 245 millions € de produits tunisiens destinés à l’Autriche et seulement 88 millions d’euros dans l’autre sens. Il s’agit d’un déséquilibre net en faveur de la Tunisie. La délégation autrichienne entend, ainsi, mettre en avant des priorités sectorielles bien identifiées: énergie, gaz, hydrogène, eau, environnement, infrastructures, industrie et machines, mais aussi automobile, mobilité et sécurité.

Au menu des discussions: partenariats industriels, transferts technologiques, sous-traitance et projets conjoints, avec un accent particulier sur les énergies renouvelables, l’hydrogène vert et les technologies environnementales.

Pour les PME tunisiennes des secteurs énergétique et industriel, ce forum offre un accès direct à des partenaires autrichiens en recherche de sous-traitants et de projets communs, une opportunité à saisir alors que la balance commerciale reste largement excédentaire côté tunisien.

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Migration clandestine : L’Algérie dépasse désormais la Tunisie sur la route de l’Italie

La carte des migrations irrégulières vers l’Italie est en train de changer. Alors que les arrivées par voie maritime ont fortement reculé depuis le début de l’année 2026, la Tunisie perd une place dans la hiérarchie des principaux pays de départ au profit de l’Algérie.

Selon les données du ministère italien de l’Intérieur reprises et analysées par Agenzia Nova, 19 601 migrants sont arrivés par mer en Italie au 1er septembre 2026, contre 43 346 à la même date en 2025. Le recul atteint ainsi 54,78 %, soit 23 745 arrivées de moins en un an.

La baisse ne s’est pas limitée au début de l’année. Entre le 3 juillet et le 1er septembre, 5 137 arrivées supplémentaires ont été enregistrées en Italie, contre 12 748 durant la même période de 2025, soit une diminution de 59,7 %. Autrement dit, la saison estivale, traditionnellement propice aux traversées de la Méditerranée, n’a pas inversé la tendance.

La Libye reste de très loin la première route

Malgré la baisse générale des arrivées, la Libye demeure la principale porte de départ vers l’Italie.

Au 1er septembre, 15 570 migrants étaient arrivés en Italie depuis les côtes libyennes, contre 38 232 durant la même période de 2025. La baisse atteint 59,27 %. Malgré cela, la route libyenne représente encore 79,43 % de l’ensemble des arrivées maritimes enregistrées en Italie.

La concentration géographique est également remarquable : environ 98 % des départs depuis la Libye proviennent de la façade occidentale du pays. Près de 78 % de tous les migrants arrivés par mer en Italie depuis le début de l’année sont donc partis de Tripolitaine.

Cette domination de la route libyenne relativise donc le changement observé entre l’Algérie et la Tunisie : il s’agit davantage d’un déplacement dans le classement des routes secondaires que d’un bouleversement de la principale route migratoire vers l’Italie.

L’Algérie passe devant la Tunisie

C’est néanmoins le changement le plus significatif pour la Tunisie. Les arrivées en provenance d’Algérie sont passées de 813 durant la même période de 2025 à 2 292 au 1er septembre 2026. Elles ont donc augmenté de 181,92 % et représentent désormais 11,69 % de l’ensemble des arrivées maritimes en Italie.

Lire aussi : Migration : Deux morts et douze disparus après le naufrage au large de Zarzis

Dans le même temps, les arrivées depuis la Tunisie sont tombées à 1 646, contre 3 290 un an auparavant, soit une baisse proche de 50 %. L’Algérie dépasse ainsi pour la première fois la Tunisie sur cette période de référence.

Le contraste est particulièrement net lorsqu’on compare avec l’année 2025 dans son ensemble : la route algérienne avait alors enregistré 1 812 arrivées, contre 4 841 pour la route tunisienne. En seulement huit mois, l’Algérie a donc déjà dépassé son total de l’année précédente, tandis que la Tunisie se situe à environ un tiers de son niveau de 2025.

La route tunisienne perd-elle durablement son poids ?

Ces chiffres semblent confirmer une tendance déjà observée depuis deux ans : la route tunisienne vers l’Italie a considérablement perdu de son importance après avoir constitué l’un des principaux axes de la migration en Méditerranée centrale.

Le recul intervient dans un contexte de renforcement des contrôles maritimes tunisiens et de coopération accrue avec l’Union européenne et l’Italie. Le Monde avait notamment consacré en mai 2026 une analyse au renforcement de la coopération européenne avec la Tunisie et la Libye pour contenir les flux migratoires.

Les données disponibles montrent toutefois que la diminution des départs depuis la Tunisie ne signifie pas la disparition du phénomène. Des tentatives de traversée continuent d’avoir lieu. Fin août, plusieurs naufrages au large des côtes tunisiennes ont encore fait des morts et des disparus, rappelant que la réduction des flux ne supprime pas le risque ni les motivations qui poussent certains candidats à la migration à prendre la mer.

Un déplacement des routes plutôt qu’une disparition des migrations

Le cas algérien mérite donc une attention particulière. L’augmentation de 181,92 % reste spectaculaire en pourcentage, mais elle porte sur des volumes relativement faibles par rapport à la route libyenne : 2 292 arrivées depuis l’Algérie contre 15 570 depuis la Libye.

Les deux routes présentent par ailleurs des profils différents. Les départs algériens se concentrent notamment dans le nord-est du pays et ont pour destination privilégiée la Sardaigne, tandis que la route libyenne constitue l’axe dominant vers l’Italie continentale.

Les données disponibles au deuxième trimestre allaient déjà dans le sens de cette recomposition. Au 28 juin, la Libye représentait 83 % des arrivées, tandis que l’Algérie et la Tunisie se situaient chacune autour de 8 %, avec 1 198 arrivées depuis l’Algérie contre 1 074 depuis la Tunisie.

Le phénomène semble donc s’être accentué durant l’été : la Tunisie ne constitue plus la deuxième route vers l’Italie ; l’Algérie lui est désormais passée devant.

Une baisse spectaculaire, mais un bilan humain toujours lourd

La baisse des arrivées ne doit enfin pas être interprétée comme une diminution proportionnelle de la dangerosité de la route migratoire.

Selon le Missing Migrants Project de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), au moins 914 personnes sont mortes ou portées disparues depuis le début de 2026 sur la route de la Méditerranée centrale. Ce chiffre est considéré comme un minimum, de nombreux naufrages pouvant ne laisser aucun survivant ni témoin.

Le constat qui se dessine est donc paradoxal : moins de migrants arrivent en Italie, la route tunisienne recule fortement, mais la migration irrégulière ne disparaît pas. Elle se recompose.

La Libye conserve une position écrasante, tandis que l’Algérie prend désormais la deuxième place et que la Tunisie, autrefois au cœur de la route vers Lampedusa, voit son poids diminuer fortement. Pour Tunis, le véritable enjeu sera de déterminer si ce recul traduit une transformation durable des flux ou simplement un déplacement temporaire des itinéraires empruntés par les migrants et les réseaux de passeurs.

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Face à l’inflation, la Fed n’exclut pas une hausse des taux

Membre du conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale, Michael Barr a déclaré mardi 1er septembre que si l’inflation ne diminue pas rapidement, la solution appropriée serait que la Banque centrale américaine relève les taux d’intérêt.

« L’inflation reste très élevée — et l’est depuis plus de cinq ans », a déclaré M. Barr lors d’un discours prononcé à une conférence. Tout en précisant que « si l’inflation montre qu’elle n’est pas suffisamment maîtrisée, alors je pense que nous devrions agir de manière décisive pour relever les taux d’intérêt », a-t-il ajouté.

Il a toutefois noté que « si certaines tendances dans les données me donnent l’assurance que l’inflation se modère et se dirige vers 2 %; alors je pense que nous pouvons prendre un peu plus de temps pour évaluer notre position politique ».

Le responsable a également souligné que l’économie américaine se porte bien, grâce aux investissements dans les technologies d’intelligence artificielle. Il a ajouté que le marché du travail est stable, avec un taux de chômage relativement faible.

Le gouverneur de la Réserve fédérale, Kevin Worth, a laissé entendre la semaine dernière que la possibilité d’une hausse des taux d’intérêt restait ouverte. Déclarant aussi lors du symposium économique annuel de Jackson Hole, organisé par la Fed de Kansas City dans le Wyoming : « Nous devons être convaincus que l’inflation sous-jacente évolue vers notre objectif, de manière claire et suffisamment rapide. Sinon, nous aurons du travail à faire. »

Au final, les marchés financiers anticipent une hausse de 25 points de base du taux directeur de la Réserve fédérale, actuellement fixé entre 3,50 % et 3,75 %, lors de sa réunion des 15 et 16. Plusieurs responsables de la Fed ont indiqué être ouverts à une telle hausse, invoquant des indicateurs d’inflation qui restent constamment supérieurs à l’objectif de 2 %.

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Chiffre de la semaine | Gaza : jusqu’à 90 % des habitants menacés par la faim

Les difficultés financières du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies se répercutent sur les aides apportées à Gaza et en Cisjordanie. Une situation qui risque de s’aggraver.   En bref Le PAM demande 386 millions de dollars supplémentaires pour…

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Chine : progression de 7 % des créations d’entreprises à capitaux étrangers

Le nombre de nouvelles entreprises financées par des capitaux étrangers a augmenté de 7 % en Chine au premier semestre 2026, témoignant d’un regain d’intérêt des investisseurs internationaux pour le marché chinois.

Cette progression intervient dans un contexte où Pékin multiplie les mesures destinées à améliorer l’environnement des affaires, attirer les capitaux internationaux et consolider la présence des entreprises étrangères dans les secteurs considérés comme stratégiques.

La hausse du nombre de nouvelles implantations constitue un signal positif pour l’économie chinoise, alors que le pays cherche à soutenir l’investissement et à renforcer son ouverture aux entreprises internationales, selon un rapport de l’agence chinoise Xinhua publié le 1er septembre.

L’augmentation des créations d’entreprises à capitaux étrangers traduit notamment l’intérêt persistant des groupes internationaux pour l’important marché chinois, malgré les tensions commerciales et géopolitiques qui continuent de peser sur les échanges mondiaux.

Pékin cherche depuis plusieurs années à rassurer les investisseurs étrangers, notamment en élargissant progressivement l’accès à certains secteurs et en simplifiant les procédures administratives. Cette politique vise également à préserver la place de la Chine dans les chaînes mondiales de production et à encourager l’implantation d’activités à plus forte valeur ajoutée.

Pékin veut stabiliser les capitaux étrangers

Le gouvernement chinois considère les investissements étrangers comme un élément important du soutien à la croissance et à l’emploi. L’enjeu est également de maintenir l’attractivité du pays face à la diversification des chaînes d’approvisionnement engagée par de nombreuses multinationales.

Dans un environnement international marqué par les tensions commerciales, les restrictions technologiques et les stratégies de relocalisation ou de diversification des entreprises, la capacité de la Chine à continuer d’attirer de nouveaux investisseurs étrangers représente un enjeu économique majeur.

La hausse enregistrée au premier semestre pourrait ainsi conforter Pékin dans sa volonté de poursuivre l’ouverture de son économie et de renforcer les conditions d’accueil des entreprises internationales.

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