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Délestages : La STEG annonce de nouvelles coupures ce mercredi dans plusieurs régions

La situation reste sous tension sur le réseau électrique tunisien. La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé qu’elle pourrait procéder à des coupures tournantes ce mercredi 2 septembre 2026, entre midi et 17 heures, et ce, à intervalles intermittents.

Selon la STEG, cette mesure vise à préserver la sécurité et la continuité du système électrique, en fonction de l’état du réseau et de l’équilibre entre la production et la consommation. La reprise de l’alimentation électrique pourra intervenir sans préavis.

Cette nouvelle annonce intervient alors que les coupures tournantes se sont multipliées depuis plusieurs semaines, notamment durant les périodes de forte consommation électrique liées aux températures élevées.

Plusieurs régions concernées

Les interruptions peuvent concerner plusieurs zones du pays, notamment dans les régions habituellement intégrées aux opérations de délestage :

  • Grand Tunis : Ben Arous, Rades, Ezzahra, Hammam-Lif, Hammam-Chott, Boumhel, Mégrine, El Mourouj, La Nouvelle Médina, La Soukra, Ain Zaghouan, Les Berges du Lac, Le Kram, La Goulette, La Marsa, Mornag, Borj Cédria, Manouba, Douar Hicher et des zones de l’Ariana.
  • Cap Bon : Nabeul, Hammamet, Korba, Menzel Temime, Kélibia, Soliman, Grombalia, Takelsa, Béni Khiar, Dar Chaâbane et les zones environnantes.
  • Zaghouan : Zaghouan, El Fahs, Bir Mcherga, Jebel Oust et Ez-Zriba.
  • Bizerte : Bizerte, Menzel Bourguiba, Mateur, Ras Jebel, Ghar El Melh, Ghezala, Utique, Sejnane et les localités environnantes.
  • Centre : Sousse, Monastir, Mahdia, Kairouan et plusieurs zones rurales et industrielles.
  • Sfax : Sfax-ville, Sakiet Ezzit, Sakiet Eddaïer, Sfax Ouest, Jebeniana, El Hencha et d’autres secteurs.
  • Sud : Gabès, Médenine, Djerba, Zarzis, Ben Guerdane, Tataouine, Kebili, Douz et plusieurs localités du Sud.
  • Sud-Ouest : Gafsa, Tozeur, Kasserine, Sidi Bouzid et les zones environnantes.

La STEG rappelle toutefois que la liste des zones concernées peut évoluer en fonction de la situation du réseau. Les coupures sont effectuées de manière intermittente afin d’éviter une dégradation plus importante du système électrique. Des annonces similaires ces derniers jours ont déjà concerné de nombreuses zones du Grand Tunis et plusieurs régions du pays.

La société invite ainsi les citoyens à prendre les précautions nécessaires, notamment pour protéger les appareils électriques et les équipements sensibles contre les variations de tension lors du rétablissement du courant.

Lire aussi : Pénuries d’eau et coupures de courant : La Tunisie face au risque d’une crise d’image ?

Cette nouvelle journée de coupures tournantes illustre la persistance des tensions sur le système électrique national, après un été marqué par plusieurs épisodes de délestage et de fortes sollicitations du réseau.

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Tunisie : Août est fini, les délestages maintenus et le calvaire se prolonge après l’été

Alors que le mois d’août est désormais derrière eux, les Tunisiens ne sont toujours pas au bout de leurs peines avec les coupures d’électricité. La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé la poursuite du recours aux coupures tournantes ce mardi 1er septembre 2026, entre 13h et 18h, et ce, « à des périodes intermittentes » dans plusieurs zones du pays.

Cette annonce intervient dans un contexte particulièrement sensible : la rentrée scolaire et universitaire vient de commencer et, avec elle, le retour à la double séance dans de nombreux établissements. Une situation qui rend les coupures de courant particulièrement pénalisantes pour les élèves, les enseignants, les familles et les activités économiques.

De l’été à la rentrée, les coupures se prolongent

Présentées initialement comme une mesure liée aux pics de consommation estivaux, notamment en raison de l’utilisation massive des climatiseurs, les coupures continuent donc au-delà du mois d’août.

La poursuite des délestages alimente ainsi les interrogations sur la capacité du réseau électrique à répondre à la demande, alors que les températures commencent progressivement à baisser et que le pays entre dans une nouvelle période de consommation.

Lire aussi : Délestage : De nouvelles coupures d’électricité dans plusieurs régions ce lundi

Pour de nombreux citoyens, le problème n’est désormais plus seulement celui d’une coupure ponctuelle, mais celui d’une situation qui s’installe dans la durée.

Les mêmes zones régulièrement concernées

L’un des principaux motifs de mécontentement concerne également la récurrence des zones annoncées dans les programmes de délestage.

Dans plusieurs régions, des habitants constatent que les mêmes quartiers figurent régulièrement parmi les zones susceptibles d’être privées d’électricité. Mais au-delà de la fréquence des coupures, c’est surtout le respect des horaires annoncés qui suscite l’exaspération.

La STEG annonce des créneaux précis, mais sur le terrain, les coupures peuvent intervenir à des horaires différents, commencer plus tôt ou se prolonger au-delà de la période annoncée. Cette incertitude complique considérablement l’organisation quotidienne des ménages et des entreprises.

La double séance, nouvelle victime des délestages

Le problème prend une dimension particulière avec la fin de l’horaire estivale. La double séance impose déjà aux élèves et aux enseignants des journées plus longues, avec une organisation répartie entre les matinées et les après-midi. Or, le créneau annoncé ce mardi, de 13h à 18h, coïncide précisément avec une partie importante de l’activité professionnelle.

Une coupure pendant les heures d’enseignement peut perturber les cours, notamment dans les établissements qui utilisent des équipements numériques, des systèmes de ventilation ou de climatisation. Elle affecte également les commerces, les administrations et les entreprises qui dépendent quotidiennement de l’électricité.

Pour les familles, l’incertitude est encore plus grande : difficile de savoir si une coupure annoncée pour une période donnée aura effectivement lieu, à quel moment elle commencera et quand l’électricité sera rétablie.

Une communication qui ne suffit plus

La publication de listes de zones et de créneaux horaires constitue une tentative d’informer les usagers. Mais lorsque les horaires annoncés ne correspondent pas systématiquement à la réalité observée, cette communication perd une partie de son efficacité.

La question posée aujourd’hui n’est donc plus uniquement celle de la justification des délestages. Elle concerne également leur prévisibilité et leur gestion.

Pour les citoyens, pouvoir anticiper une coupure est essentiel : cela permet de protéger les appareils électriques, de s’organiser professionnellement, de prévoir les activités scolaires et de limiter les conséquences sur la vie quotidienne.

À défaut, chaque coupure devient une source supplémentaire de frustration.

Une crise qui dépasse désormais la saison estivale ?

La poursuite des délestages au début du mois de septembre pourrait surtout relancer le débat sur le caractère structurel des difficultés du système électrique tunisien.

Si les fortes chaleurs et les pics de consommation ont accentué les tensions durant l’été, la prolongation des coupures après la période estivale pose une question plus large sur l’équilibre entre l’offre et la demande, la capacité de production et l’état du réseau.

En attendant des réponses structurelles, les Tunisiens restent confrontés à une réalité très concrète : les coupures d’électricité continuent, les mêmes zones reviennent régulièrement dans les annonces et les horaires communiqués ne sont pas toujours ceux vécus sur le terrain.

À la veille ou au lendemain de la fin de l’horaire estivale, la colère monte donc d’un cran. Car après un été marqué par les délestages, les citoyens espéraient retrouver un fonctionnement normal. Pour l’instant, ce retour à la normale se fait toujours attendre.

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Coupures d’électricité : La STEG annonce de nouvelles interruptions nocturnes

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) pourrait procéder à des coupures tournantes du courant électrique durant la nuit, dans plusieurs régions du pays.

Selon le communiqué les interruptions sont susceptibles d’intervenir entre 20h et 2h du matin, et ce, à intervalles intermittents, en fonction de la situation du réseau électrique.

Préserver la sécurité du réseau

La STEG explique que ces coupures s’inscrivent dans le cadre des mesures destinées à préserver la sécurité et la continuité du fonctionnement du réseau électrique, alors que la demande demeure élevée.

La société précise que la durée de chaque interruption dépendra de l’état du réseau et que le rétablissement de l’alimentation électrique pourra intervenir sans préavis.

Lire aussi : Délestage : De nouvelles coupures d’électricité dans plusieurs régions ce lundi

Ces coupures tournantes interviennent alors que la STEG a multiplié, au cours des dernières semaines, les annonces d’interruptions temporaires dans différentes régions du pays. Les horaires ont notamment concerné des périodes diurnes et nocturnes, en fonction des besoins de l’équilibre entre la production et la consommation.

Quid des régions ?

Plusieurs régions sont concernées dans le Grand-Tunis, le sud, le nord et le centre du pays.

Grand Tunis

Mornag, Borj Cédria, Radès, La Goulette, Ben Arous, Mégrine, El Ghazala, La Manouba, El Mohammedia, Le Kram, Nouvelle Médina, Jardins d’El Menzah, Borj Touil, Sanhaja Jedida, Manouba, Aïn Zaghouan, Ennasr et La Soukra.

Nord – Cap Bon

Cette région comprend plusieurs zones du Cap Bon, notamment : Kélibia, Nabeul, Hammamet, Menzel Bouzelfa, Menzel Temime, Soliman, Takelsa, Somâa, Korba, Dar Chaâbane, Tazerka, Maâmoura, Béni Khalled, Béni Khiar et Hammam El Ghezaz.

Zaghouan

Jebel Oust, Ez-Zriba, Bir Mcherga, En-Nadhour, Zaghouan Nord, El Fahs et Bouachir.

Bizerte

Jarzouna, Ghazala, Menzel Bourguiba, Tinja, Menzel Abderrahmane, Ez-Zouaouine, Aousja, Ghar El Melh, Utique, Sejnane, El Khaïthmine, Mateur, Menzel Jemil et Menzel Temime.

Nord-Ouest

Er-Rouhia, Makthar, Ghardimaou, Oued Meliz, Bou Salem, Goubellat, Gaâfour, Chemtou, Nebeur et Ettouiref.

Centre

Sidi Bou Ali, Kalaa Kebira, Er-Riadh, Ouled Achour, Jemmal, Ksar Hellal, Sayada, Zaouiet Kontoch, Bouhajla, Nasrallah, Menzel El Mhiri, Sbikha, Bekalta, Cherahil, Rejiche, Souassi, Menzel Kamel, Moknine, Chebba, Khézama, Sahloul 3, Ouled Chamekh, Chetouane Bouhjar, Sahline, Hammam Sousse, Akouda, Kalaa Sghira, Msaken, Enfidha, Hergla, Bouficha, Kerkèr, El Ala et Bennane.

Sfax

Menzel Chaker, Sfax Sud, Sakiet Ezzit, Sakiet Eddaïer, Bir Ali Ben Khalifa, Mahres, Agareb, El Amra, Tina, Sfax Ouest, Sfax Ville, Jebiniana et El Hencha.

Sud

Gabès : cité El Amal, Gabès Ville, El Mawazir, cité Hached, Matress, Menzel Habib, Métouia, Ouedhref, Mareth et El Hamma.

Djerba : Midoun, Houmt Souk, El May, El Jorf, El Ségui, Erriadh, Aghir et Sedouikech.

Kébili : Kébili Ville, Jenoura, Ras El Aïn, El Golâa, Douz et El Faouar.

Tataouine : cité El Mahrajane, Tataouine Nouvelle, cité Oued El Ghomq, Bir Lahmar, Ghomrassen, Remada et Ezzahra.

Médenine – Zarzis et Ben Guerdane

Zarzis, Ben Guerdane, El Basatine, El Mounassa, Ez-Zaouia, El Hicham, Ras Jedir, Ben Guerdane, cité Mars et El Kharrouba.

Médenine

Ed-Darghoulya, cité de la Route de Gabès, cité En Nour, El Lebba, Beni Khedache, Hassi Amor, Bougrara et Harich.

Sud-Ouest

El Hamma, Lajrad, Boumardès, Chebika, Degueche, El Galaa, Souk Jedid, Ech-Chraya, El Hammar, El Makarim, Ech-Chakhar, En-Nouayel, Majel Bel Abbès, El Alenda, Nasrallah, Fouchana, El Hichria, Ouled Hafouz, El Ayoun, Hazoua, Hassi Ferid, Ouled Hamed, Oum El Adham, El Haqna, Mezouna et Nefta.

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Faut-il détester le délestage électrique ? Ce que révèle la crise tunisienne de l’été 2026

En juillet 2026, alors que le mercure grimpait sur le Grand Tunis et toute la Tunisie, la STEG a engagé puis annoncé tardivement des « coupures périodiques » dans de nombreux quartiers. Les climatiseurs se sont arrêtés, les réfrigérateurs aussi, et avec eux la patience de beaucoup de Tunisiens. Le thermomètre montait, la qualité perçue de l’eau baissait et la confiance, elle, s’évaporait. Le mot « délestage » est alors devenu synonyme d’incompétence, voire de trahison.

Mais faut-il vraiment le détester ? La réponse est plus nuancée : le délestage n’est pas l’ennemi ; il empêche souvent l’ennemi véritable – le black-out total – de se produire. Ce que l’on peut légitimement reprocher, c’est la manière dont il est décidé, réparti et expliqué. 

Une soupape, pas une panne

L’électricité ne se stocke pas spontanément en grande quantité sur un réseau. À chaque instant, production et importations doivent égaler la consommation. Si la demande dépasse l’offre, la fréquence – normalement 50 Hz – chute. Les centrales peuvent alors s’arrêter en cascade et provoquer un black-out national. Le délestage sacrifie une petite partie de la consommation pour éviter cette catastrophe. Le réseau, lui, ne connaît ni quartiers influents ni sondages d’opinion : il obéit obstinément aux lois de la physique.

En Tunisie, la crise de juillet 2026 a combiné plusieurs facteurs : une canicule qui a fait exploser la climatisation, une réserve de production jugée insuffisante par la Banque mondiale (un déficit potentiel évalué à environ 770 MW en pointe, soit 16 % de la demande maximale), une dépendance au gaz naturel qui représente encore plus de 90 % de la production électrique, et des importations régionales elles-mêmes sous tension.

Rien de tout cela n’est propre à la Tunisie : le Liban et le Pakistan connaissent un délestage structurel presque quotidien ; l’Afrique du Sud, le Bangladesh ou certaines régions indiennes traversent des périodes de délestage cyclique ; et même la France, le Royaume-Uni ou la Californie disposent de plans de coupures tournantes, activés seulement en dernier recours. La différence entre ces pays n’est donc pas l’existence du mécanisme, mais la fréquence à laquelle il faut s’en servir, elle-même en fonction des réserves, de l’entretien des centrales et des interconnexions.

Pourquoi certains quartiers semblent plus punis que d’autres

Le sentiment d’injustice territoriale est réel, mais son origine est souvent mal comprise. Le réseau n’est pas découpé selon les limites des quartiers, mais selon des « départs électriques » qui peuvent regrouper plusieurs rues, ou au contraire alimenter un même quartier depuis plusieurs postes différents. Certains circuits desservent des hôpitaux, des stations de pompage d’eau ou des installations stratégiques, et sont, à ce titre, exemptés ou délestés en dernier – ce qui peut donner l’impression, à tort ou à raison, qu’un secteur est favorisé. Une vraie inégalité de traitement reste possible si la rotation est mal organisée ou mal documentée ; mais on ne peut le démontrer qu’en publiant, départ par départ, la durée cumulée des coupures, ce que la STEG ne fait pas encore systématiquement.

Le solaire, une réponse puissante mais partielle

Le solaire correspond bien au problème tunisien : le pic de climatisation survient lorsque les panneaux produisent beaucoup. Il représentait environ 8,4 % du mix au premier semestre 2026, avec une production des autoproducteurs en hausse de 42 % sur un an ; le programme TEREG vise 2,8 GW solaires et éoliens supplémentaires d’ici 2028. Mais le soleil se couche avant les climatiseurs. Sans batteries, réseau renforcé et réduction volontaire de la demande, le risque ne disparaît pas : il prend seulement le service du soir.

Le vrai problème : la confiance, pas la coupure

La crise ne s’est d’ailleurs pas arrêtée aux prises électriques. Alors que de nombreux consommateurs doutaient de la qualité de l’eau du robinet, l’eau embouteillée s’est raréfiée. La chaleur a gonflé la demande et les coupures ont perturbé certaines usines. Des professionnels ont aussi mis en cause, indirectement, la réforme des chèques : en réduisant le crédit commercial informel, elle aurait limité la constitution de stocks avant l’été. Autrement dit, au moment où le courant manquait, l’eau manquait aussi, preuve qu’une crise énergétique sait parfaitement faire des heures supplémentaires. Ce lien économique reste toutefois une explication avancée par la filière, non une causalité unique établie.

C’est là que se joue l’essentiel. La STEG a annoncé tardivement (le 23 juillet 2026) des coupures possibles dans de larges zones, sans horaire précis ni durée garantie, précisant même que le courant pourrait revenir « sans préavis ». Une décision peut être techniquement justifiée et, dans le même temps, mal vécue si elle n’est pas expliquée. Sans données publiques sur la demande, la production disponible, le déficit du moment et les zones réellement concernées, le silence institutionnel laisse le champ libre aux rumeurs : quartiers favorisés, production cachée, gestion opaque. Les outils existent pourtant – prévision de la demande, logiciel SCADA, systèmes de gestion des coupures – pour transformer une liste vague en message précis : zone concernée, heure de début, durée probable, motif. C’est une question de volonté et d’investissement, pas de technologie inaccessible.

Une équité à construire

Enfin, la solution individuelle (batterie et onduleur hybride pour les foyers qui en ont les moyens) ne doit pas devenir un substitut au service public. Un ménage aisé peut s’offrir son autonomie ; un ménage modeste subit directement la chaleur et perd ses aliments réfrigérés. Sans politique volontariste envers les copropriétés, les petites entreprises et les infrastructures vulnérables, le délestage risque de créer une société électrique à deux vitesses.

Alors, faut-il le détester ?

Non – pas le délestage lui-même, outil de protection légitime tant que le réseau manque de réserves. Ce qui mérite la colère, c’est ce qui transforme une contrainte technique en injustice : opacité, investissements tardifs, annonces imprécises et différences inexpliquées entre quartiers. La réponse est de construire l’ensemble qui rendra les coupures rares : solaire, stockage, réseau renforcé, prévision fiable et communication honnête. En 2026, les Tunisiens ont été invités à économiser l’électricité, l’eau et leur patience – cette dernière s’est révélée la ressource la moins renouvelable. Une coupure peut parfois sauver le réseau ; seule l’anticipation évite qu’il faille le sauver chaque été.

 

Ibtissem

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Coupures électriques | Grosses pertes chez les industriels de la volaille  

Les coupures intempestives d’électricité se poursuivent de manière intermittente dans toute la Tunisie. La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) y est acculée parce que la production nationale d’électricité est aujourd’hui en-deçà de la demande. Et rien n’indique que cette situation va s’améliorer dans un avenir proche. En attendant, les citoyens, et notamment les opérateurs économiques, évaluent leurs pertes cumulées et reprochent aux autorités leur manque de planification et d’anticipation.

 Dans ce contexte de crise tous azimuts que vivent les Tunisiens, les éleveurs de volaille annoncent d’énormes pertes subies par leurs élevages en raison des coupures fréquentes d’électricité et des températures record enregistrées depuis la mi-juillet.  Mohamed Ben Hazzaz, un éleveur de volaille de Boukrim, délégation d’El Haouaria, gouvernorat de Nabeul, a fait état, dans une déclaration à Mosaique FM, de la mort de milliers de volailles dans les élevages de cette région réputée pour cette activité qui constitue leur unique source de revenus, selon ses dires.

M. Ben Hazzaz a expliqué que la situation des agriculteurs s’est aggravée en raison de la flambée des prix des groupes électrogènes à essence, passés de 3 000 à 7 000 dinars. Il a appelé l’État à intervenir pour trouver une solution et «mettre fin aux agissements des commerçants qui monopolisent la vente de ces équipements».

Il a également déploré l’absence de réaction de la part des responsables du ministère de tutelle ou de la Steg face aux difficultés rencontrées par les éleveurs de volaille. Ces derniers font face à un été caniculaire ayant entraîné la mort d’un grand nombre de volailles dans leurs élevages, ainsi que la panne — par surchauffe due à une utilisation prolongée — de plusieurs groupes électrogènes à essence. Il a qualifié les pertes subies par les industriels de «catastrophiques».

I. B.

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Délestage : De nouvelles coupures d’électricité dans plusieurs régions ce lundi

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé de possibles coupures périodiques d’électricité ce lundi 31 août, entre 13h00 et 18h30, dans de nombreuses régions du pays. Le dispositif concerne le Grand Tunis, le Nord, le Nord-Ouest, le Centre, Sfax, le Sud et le Sud-Ouest, avec des interruptions qui seront opérées de manière intermittente selon l’état du réseau et l’équilibre entre production et consommation. La STEG précise que la liste des zones concernées reste susceptible d’évoluer au cours de la journée.

Un délestage à l’échelle nationale

La liste communiquée par la STEG couvre une partie très importante du territoire tunisien.

Dans le Grand Tunis, sont notamment concernés La Goulette, Ben Arous, Mégrine, Sidi Fraj, Ezzahra, Hammam-Lif, El Mourouj, Le Kram, Borj Cédria, les Berges du Lac, les Jardins d’El Menzah, Borj Touil, La Manouba, Aïn Zaghouan, Ennasr et La Soukra.

Dans le Nord, les zones citées comprennent plusieurs localités du Cap Bon, de Zaghouan et de Bizerte, notamment Hammamet, Nabeul, Korba, Kélibia, El Fahs, Bir Mcherga, Mateur, Menzel Bourguiba et Sejnane.

Le Nord-Ouest est également concerné, avec notamment Ghardimaou, Nefza, Gaâfour, Oued Meliz, Bou Salem, Testour, Makthar et plusieurs autres localités.

Du Centre à Sfax

Plusieurs gouvernorats du Centre figurent également dans la liste, notamment Sousse, Monastir, Mahdia et Kairouan.

Les zones susceptibles d’être touchées comprennent notamment Ksar Helal, Jemmal, Sahline, Moknine, Chebba, Rejiche, Enfidha, Sidi Bou Ali, Hammam Sousse, M’saken et plusieurs autres secteurs.

À Sfax, les coupures pourraient notamment concerner Mahres, Agareb, El Amra, Thyna, Sfax Ville, Sfax Ouest, Sfax Sud, Jebeniana, El Hencha, Menzel Chaker, Sakiet Ezzit et Sakiet Eddaïer.

Le Sud également concerné

Le dispositif s’étend jusqu’au Sud du pays.

À Gabès, plusieurs secteurs sont cités, dont Gabès Ville, El Hamma, Ouedhref, El Metouia et Mareth.

À Djerba, les zones concernées comprennent notamment Midoun, Houmt Souk, Guellala, Aghir et Sedouikech.

Des localités de Kébili, Tataouine, Médenine, Zarzis et Ben Guerdane figurent également dans la liste.

Le Sud-Ouest n’est pas épargné, avec plusieurs zones des gouvernorats de Tozeur, Gafsa, Kasserine et Sidi Bouzid.

Des coupures intermittentes

La STEG précise qu’il ne s’agit pas d’une coupure générale et continue entre 13h00 et 18h30. Les interruptions seront effectuées à intervalles intermittents, en fonction de l’évolution de la situation du réseau et des impératifs d’équilibrage entre la production et la consommation.

Le courant pourra également être rétabli sans préavis, ce qui invite les particuliers et les professionnels des zones concernées à prendre leurs précautions.

La STEG insiste sur le caractère évolutif de la liste publiée. D’autres zones pourraient être ajoutées au cours de la journée si la situation du réseau ou les besoins d’équilibrage l’exigent.

Ces nouveaux délestages interviennent après plusieurs épisodes similaires enregistrés depuis le début de l’été, alors que les fortes températures continuent de soutenir la demande d’électricité, notamment en raison de l’utilisation intensive de la climatisation.

Lire aussi :

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Pénurie d’électricité en Tunisie | Une centrale flottante n’est pas la solution

Pendant que la Steg publie, chaque jour, ses calendriers de délestage tournant, une idée – en espérant que ce ne soit déjà une décision – se prépare loin du débat public : la location d’une centrale électrique flottante, un navire-usine amarré au large et raccordé au réseau national. Présentée comme une bouée de sauvetage pour passer l’été, cette option est en réalité l’une des plus coûteuses du marché mondial de l’électricité. Et, dans le cas tunisien, elle cumule trois défauts qui devraient suffire à l’écarter : elle n’est pas justifiée techniquement ; elle arrivera trop tard ; et elle est négociée dans des conditions qui n’offrent aucune garantie de transparence. (Photo : Centrale électrique flottante de l’entreprise turque Karadeniz Powership Gökhan Bey).

Latif Belhedi

Le déficit tunisien n’est pas d’abord un déficit de mégawatts installés. Il est le produit de trois facteurs cumulés : le vieillissement du parc thermique et la dégradation de sa disponibilité, la fragilité du réseau de transport aux heures de pointe estivale, et surtout le blocage quasi total, depuis 2019, des projets de production nouvelle. Les appels d’offres renouvelables ont été retardés, renégociés, parfois abandonnés. Les projets de cycles combinés attendent leurs financements et leurs autorisations. Le résultat était prévisible : chaque été, la pointe se rapproche un peu plus de la limite du système.

Louer un bateau ne corrige aucun de ces trois facteurs. Un navire-usine n’améliore pas la disponibilité du parc existant. Il ne renforce pas une seule ligne de transport. Il ne remplace pas un mégawatt de production nouvelle : il le loue, à un tarif de location, pour une durée déterminée, après quoi il repart. Autrement dit, on transforme une dépense d’investissement, qui aurait laissé un actif au pays, en dépense d’exploitation qui ne laisse rien. La réponse ne traite donc pas le problème ; elle le reporte momentanément.

Un mauvais timing et une location au prix exorbitant

L’argument avancé pour justifier le gré à gré est celui de l’urgence : il faudrait sécuriser la pointe. Encore faudrait-il que le calendrier tienne.

Entre la signature d’un contrat, la mobilisation du navire, son transit, l’aménagement du poste d’amarrage, le raccordement au réseau haute tension, l’approvisionnement en combustible et les essais de mise en service, les délais réels se comptent en mois, et non en semaines. L’expérience gabonaise récente l’illustre : les seuls travaux de raccordement de l’unité de 150 MW ont connu des reports successifs pour des contraintes techniques. Appliqué au cas tunisien, cela signifie une mise en service utile après le passage de la pointe estivale, c’est-à-dire au moment précis où le besoin invoqué pour justifier la dépense aura disparu.

On paierait donc au prix fort une capacité qui arriverait à contretemps, et qu’il faudrait ensuite continuer à rémunérer pendant toute la durée du contrat, y compris en hiver, y compris quand elle ne sert à rien.

Le modèle économique de la centrale flottante repose sur une redevance de capacité, due que le navire produise ou non, à laquelle s’ajoute le combustible, facturé séparément. Les estimations qui circulent pour la Tunisie situent la seule redevance de location autour d’un milliard de dinars par an, hors combustible.

Rapportée au mégawatt installé, cette dépense annuelle est du même ordre de grandeur que le coût d’investissement d’une capacité neuve, avec une différence essentielle : au terme du contrat, l’État n’est propriétaire de rien. Le même montant orienté vers un cycle combiné, vers un programme solaire assorti de stockage, ou simplement vers la remise à niveau du réseau de transport, produirait un actif durable, une baisse structurelle du coût moyen de production, et une moindre exposition à la facture d’hydrocarbures importés.

Il faut aussi rappeler qui paie. Une charge de cette nature ne disparaît pas dans les comptes de la Steg : elle se traduit tôt ou tard par une subvention budgétaire supplémentaire, une dette fournisseur, ou une hausse tarifaire. Dans le contexte actuel des finances publiques, aucun de ces trois canaux n’est indolore.

Une procédure qui interroge et un précédent international à examiner

C’est sur le volet procédural que le dossier devient le plus difficile à défendre.

Il s’agirait d’un marché probablement de gré à gré, sans appel à la concurrence, soumis ensuite au conseil d’administration pour approbation. Ce séquencement n’est pas neutre : il fait porter la responsabilité juridique de la décision aux administrateurs, alors que l’impulsion initiale est venue d’ailleurs.

Or, selon les informations disponibles, le premier contact autour de ce dossier n’est pas passé par un canal technique, ni par une consultation de marché, les experts consultés par la Steg auraient exprimé un avis défavorable, pour les deux raisons exposées plus haut, le coût et le calendrier. Si cet avis a bien été rendu et qu’il a été écarté, la question centrale n’est plus technique. Elle devient une question de gouvernance : qui a décidé de passer outre, sur quelle base, et avec quelle traçabilité écrite ?

La Tunisie ne serait pas le premier pays à emprunter cette voie. Le Liban, l’Irak, le Ghana, la Gambie, la Sierra Leone, le Mozambique, la Guinée-Bissau, le Soudan, le Gabon et Cuba y ont eu recours. Le point commun de ces expériences n’est pas rassurant : la solution flottante y a été adoptée en situation de crise, elle a soulagé temporairement, et elle n’a réglé aucune des causes structurelles du déficit.

Plusieurs de ces contrats ont par ailleurs donné lieu à des controverses publiques, à des recours ou à des procédures d’enquête sur les conditions d’attribution, notamment en Afrique du Sud, au Gabon et au Liban. En Gambie, le contrat n’a pas été renouvelé en 2025, faute d’accord sur les conditions financières et techniques. Ces précédents ne préjugent en rien du dossier tunisien, mais ils commandent, au minimum, un niveau d’exigence procédurale supérieur à la moyenne.

Ce que la transparence exige

Le débat ne porte pas sur le fait de savoir s’il faut de l’électricité cet été. Il porte sur le fait de savoir si l’on veut continuer à financer des rustines coûteuses, ou reconstruire enfin un système de production.

Trois exigences minimales devraient conditionner toute suite donnée à ce dossier :

– la publication du dossier technique : étude d’adéquation offre-demande, calendrier réaliste de mise en service, coût complet du kilowattheure livré, combustible inclus, et comparaison chiffrée avec les alternatives disponibles ;

la publication des avis des experts consultés, ainsi que des motifs pour lesquels ils auraient été écartés ;

– la justification juridique du recours au gré à gré, au regard de la réglementation des marchés publics, et l’identification claire de l’autorité qui assume la décision.

À défaut, les administrateurs appelés à approuver ce contrat prendraient un risque personnel considérable pour une opération dont ni l’utilité technique ni la rationalité économique n’ont été démontrées.

La Tunisie a des ressources solaires et éoliennes parmi les meilleures du bassin méditerranéen, un projet d’interconnexion avec l’Italie en cours, et un besoin urgent de capacité pilotable. Le milliard de dinars annuel envisagé pour louer un bateau financerait une part significative de cette transition. Le choix n’est pas entre l’électricité et l’obscurité. Il est entre une dépense qui s’évapore et un investissement qui reste. Entre la raison économique et l’absurdité politique.

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Tunisie : Des coupures d’électricité prévues par la STEG ce vendredi dans plusieurs régions

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé vendredi 28 août 2026 que des coupures tournantes d’électricité pourraient être mises en œuvre dans plusieurs régions du pays entre 9h00 et 18h00. Ces interruptions, annoncées comme intermittentes et dépendantes de la situation du réseau, visent selon la STEG à préserver la sécurité et la continuité du système électrique et à maintenir l’équilibre entre production et consommation.

Un dispositif dépendant de l’état du réseau

La STEG précise que les coupures ne seront pas nécessairement appliquées de manière continue dans toutes les zones concernées. Leur mise en œuvre dépendra de l’évolution de la situation du réseau électrique au cours de la journée.

L’objectif affiché est de prévenir une dégradation de l’équilibre entre l’électricité produite et la demande et de préserver la stabilité du système.

Le Grand Tunis largement concerné

Dans le Grand Tunis, les zones citées comprennent notamment Mornag, Borj Cedria, Radès, La Goulette, Ben Arous, Mégrine, El Ghazala, Mhamdia, Le Kram, La Manouba, Aïn Zaghouan, Ennasr, La Soukra et Jardins d’El Menzah.

Plusieurs zones de Sfax sont également concernées, notamment Sfax Ville, Sfax Ouest, Sfax Sud, El Mahres, Agareb, El Amra, Tina, Jebeniana, El Hencha, Sakiet Ezzit et Sakiet Eddaïer.

De nombreuses zones du Centre et du Nord

Le dispositif concerne également un grand nombre de localités du Centre, notamment dans les gouvernorats de Monastir, Sousse, Mahdia, Kairouan et Zaghouan.

Dans le Nord-Ouest, la STEG cite notamment Boussalem, Ghardimaou, Nefza, Gaâfour, Makthar, Errouhia, Chemtou, Oued Meliz et Nebeur.

Le Cap Bon et Bizerte sont également concernés, avec notamment Hammamet, Nabeul, Korba, Menzel Temime, Kélibia, Soliman, Menzel Bouzelfa, Mateur, Menzel Bourguiba, Bizerte et Sejnane.

Le Sud également touché

Les avis couvrent aussi de nombreuses zones du Sud et du Sud-Ouest, notamment à Gabès, Djerba, Kébili, Tataouine, Médenine, Zarzis et Ben Guerdane.

À Djerba, les localités citées comprennent notamment Houmt Souk, Midoun, Aghir, Guellala et El May. À Kébili, la liste comprend notamment Douz, El Faouar, Kébili, Souk El Ahad et Zaafrane.

Une nouvelle alerte sur la pression exercée sur le réseau

Cette annonce intervient alors que le système électrique tunisien reste soumis à une forte pression pendant les périodes de chaleur, lorsque la demande augmente notamment avec l’utilisation intensive de la climatisation.

La STEG présente ces coupures comme une mesure de gestion du réseau et non comme un programme de coupures systématiques dans l’ensemble des zones annoncées. Leur durée et leur localisation effective dépendront donc de l’évolution de la situation électrique au cours de la journée.

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TRIBUNE – Pour une STEG augmentée : gouvernance, gestion et planification à l’ère de l’intelligence artificielle

Je signe ce texte à titre personnel , non comme président de la Fédération Tunisienne du Textile et de l’Habillement, mais comme citoyen tunisien, chef d’entreprise qui dirige des équipes et des ressources depuis plus de vingt ans, et comme père qui souhaite que son pays garde un temps d’avance. Ce que je vis à la tête de Tunicotex, piloter la production, arbitrer les priorités, moderniser un outil industriel avec des ressources rares, m’a convaincu d’une chose : les mêmes leviers qui transforment une entreprise industrielle peuvent transformer un établissement public comme la STEG, à condition d’oser y intégrer la donnée, l’intelligence artificielle et le pilotage numérique au cœur même de la gouvernance, et non comme un vernis technologique ajouté après coup.

La crise que traverse la STEG aujourd’hui – délestage, endettement, dépendance au gaz importé – est réelle et grave. Mais elle est aussi une opportunité : celle de ne pas simplement rebâtir l’ancien modèle avec plus de moyens, mais d’en inventer un nouveau, plus intelligent, plus transparent et plus résilient.

La donnée avant la dépense

Dans mon entreprise, chaque investissement se décide avec de la donnée : rendement machine, coût par pièce, taux de rebut. Je n’imagine pas gérer des centaines de machines de production sans tableau de bord en temps réel. Or la STEG pilote un réseau autrement plus complexe , production, transport, distribution, des millions de clients , avec une visibilité en temps réel encore embryonnaire sur une large partie de ses actifs.

Ma conviction : on ne réforme durablement que ce que l’on mesure en continu. La priorité n°1 du numérique à la STEG n’est pas un gadget technologique, c’est la construction d’une colonne vertébrale de données fiables, partagées et exploitées par l’intelligence artificielle pour éclairer chaque décision , de la maintenance d’un transformateur à l’arbitrage tarifaire national.

Cette conviction se décline sur trois terrains. En gouvernance : un tableau de bord national unique associant État, STEG et grands consommateurs ; une politique d’open data énergétique pour restaurer la confiance ; une IA d’aide à la décision pour le conseil d’administration, capable de simuler l’impact d’une trajectoire tarifaire avant de la décider , un jumeau numérique de gouvernance. En gestion opérationnelle : la maintenance prédictive du réseau, un scoring intelligent pour trier les 6 milliards de dinars d’impayés, une gestion algorithmique des pointes de consommation pour ne plus subir la canicule comme en juillet 2026. En planification : un jumeau numérique du réseau électrique national, et une marketplace numérique de la flexibilité énergétique entre industriels autoproducteurs et réseau.

Une feuille de route à deux vitesses

En tant que manager habitué à prioriser des feuilles de route technologiques, je crois qu’il faut distinguer nettement ce qui produit un effet démonstratif rapide et ce qui redessine le modèle en profondeur , les deux doivent avancer de front.

À court terme (0-12 mois), quatre chantiers ne nécessitent ni réforme institutionnelle préalable ni investissement massif : le scoring IA du recouvrement, une plateforme de pilotage de la gouvernance, une IA de prévision des pics de demande, et un portail citoyen unifié pour la facturation et les alertes de coupures. Leur point commun : produire, dès la première année, un effet démonstratif fort sur la crédibilité de la réforme.

À plus long terme (2-10 ans), quatre transformations structurantes doivent être lancées dès maintenant, même si leurs effets ne seront pleinement visibles que plus tard : la généralisation de la maintenance prédictive, le jumeau numérique complet du réseau national, la marketplace de flexibilité énergétique, et la mutation de la STEG d’un opérateur qui vend des kilowattheures vers un orchestrateur intelligent de production, de stockage et de consommation distribués.

Un horizon 2035-2040

Je crois qu’il faut se donner une image claire de ce que peut devenir notre système énergétique dans dix à quinze ans, faute de quoi chaque réforme rapide reste un patch isolé plutôt qu’une étape vers un dessein commun. Voici comment j’imagine, à titre personnel, la Tunisie énergétique de 2035-2040 : une STEG devenue orchestrateur intelligent d’un système décentralisé où des milliers de toits produisent, stockent et échangent de l’énergie ; un mix majoritairement renouvelable, dépassant largement les 35 % visés pour 2030 ; une gouvernance entièrement pilotée par la donnée plutôt que par des arbitrages politiques sous pression ; un pôle régional d’expertise tunisienne en IA énergétique, exportable vers l’Afrique du Nord et subsaharienne ; et une souveraineté énergétique repensée comme souveraineté numérique.

Je ne prétends pas que le numérique résoudra, à lui seul, l’équation financière et énergétique de la STEG : la vérité des prix, la gouvernance institutionnelle et la diversification du mix restent les leviers de fond. Mais sans une colonne vertébrale numérique moderne, aucune de ces réformes ne pourra être pilotée, mesurée et ajustée avec l’agilité que la situation exige. La Tunisie a des talents en intelligence artificielle et en ingénierie de données. Faisons de la modernisation de notre outil énergétique national un terrain d’expression de ce talent, plutôt que de le voir s’exprimer ailleurs.

 

Chef d’entreprise, contribution à titre personnel

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STEG : De nouvelles coupures d’électricité ce jeudi, voici les zones concernées

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) annonce de nouvelles coupures tournantes d’électricité ce jeudi 27 août, dans plusieurs régions du pays. Elles pourraient intervenir entre 9h30 et 18h, de manière intermittente et selon l’état du réseau et l’équilibre entre la production et la consommation. Dans le Grand Tunis, une même période de coupure ne devrait pas dépasser deux heures, tandis que la liste des zones concernées reste susceptible d’évoluer.

Un nouveau recours aux coupures tournantes

La STEG explique que ces interruptions éventuelles visent à préserver la sécurité et la continuité du système électrique, en maintenant l’équilibre entre la production disponible et la consommation. Il s’agit donc de coupures susceptibles d’être déclenchées en fonction de la situation du réseau. Elles peuvent également être levées sans préavis.

Le dispositif intervient après plusieurs épisodes similaires enregistrés ces derniers jours. Mercredi 26 août, la STEG avait déjà annoncé des coupures tournantes entre 11h30 et 18h dans plusieurs régions, puis d’autres interruptions possibles entre 21h et minuit.

Le Grand Tunis largement concerné

Dans le Grand Tunis, les zones susceptibles d’être touchées sont notamment : Mornag, Borj Cédria, Radès, La Goulette, Ben Arous, Mégrine, Cité Ghazala, Mhamdia, Le Kram, El Medina El Jadida, Jardins d’El Menzah, Borj Touil, Sanhaja, Jadaida, Manouba, Aïn Zaghouan, Ennasr et La Soukra.

La STEG précise que les coupures seront intermittentes et qu’une période ne devrait pas dépasser deux heures dans cette région.

De nombreuses zones également dans les autres régions

Les avis publiés par la STEG couvrent une partie importante du territoire.

Dans le Cap Bon, sont notamment concernés Hammam Ghazez, Hammamet, Menzel Bouzelfa, Menzel Temime, Soliman, Takelsa, Béni Khalled, Béni Khiar, Somâa, Nabeul, Korba, Dar Chaâbane, Tazarka, Maâmoura et Kélibia.

À Zaghouan, la liste comprend notamment Zaghouan Nord, El Fahs, Bouachir, Zriba, Jebel Oust, Bir Mcherga et Ennadhour.

À Bizerte, les zones citées comprennent notamment Ghar El Melh, Utique, Sejnane, Mateur, Metline, Menzel Jemil, Menzel Bourguiba, Ghazala, Tinja, Jarzouna et Menzel Abderrahmane.

Le Nord-Ouest, le Centre, Sfax, le Sud et le Sud-Ouest sont également concernés par les avis de la STEG.

Dans le Sud, les zones citées couvrent notamment Gabès, Djerba, Kébili, Tataouine, Zarzis-Ben Guerdane et Médenine. Dans le Sud-Ouest, la liste comprend notamment Souk Jedid, Majel Bel Abbès, Foussana, Nefta, Degueche, Hazoua, Ouled Haffouz, Mezzouna et plusieurs autres localités.

Une liste qui peut encore changer

La STEG insiste sur un point important : la liste des zones n’est pas définitive.

D’autres secteurs peuvent être concernés au cours de la journée en fonction de l’évolution de la situation du réseau et des impératifs liés à l’équilibre entre production et consommation.

Le rétablissement du courant peut également intervenir sans préavis. Les habitants et les professionnels des zones concernées sont donc invités à prendre leurs précautions pendant la plage comprise entre 9h30 et 18h.

Pour signaler une urgence ou obtenir des informations, la STEG met à disposition de ses clients le 71 239 222. Le numéro vert d’urgence indiqué sur son site officiel est le 801 00 444.

Des coupures qui interviennent après plusieurs jours de tension

La répétition de ces annonces intervient dans un contexte de forte tension sur le système électrique tunisien, après les pics de consommation enregistrés pendant les épisodes de chaleur.

La question des coupures d’électricité a d’ailleurs été abordée mercredi par le président de la République, Kaïs Saïed, lors d’une réunion consacrée notamment à la situation de la STEG et de la SONEDE.

La présidence affirme que les enquêtes menées sur plusieurs coupures récentes d’eau et d’électricité ont conclu, dans certains cas, à des « actes de sabotage délibérément planifiés », et non à de simples pannes ordinaires. Cette accusation concerne des incidents faisant l’objet d’enquêtes et ne constitue pas, à ce stade, une explication officielle des coupures tournantes annoncées par la STEG pour ce jeudi.

Pour les usagers, le message de la journée reste néanmoins très concret : des coupures sont possibles entre 9h30 et 18h dans de nombreuses zones du pays, sans que chaque secteur soit nécessairement privé d’électricité pendant toute cette plage horaire.

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Nabeul-Monastir : Les coupures d’eau et d’électricité perturbent désormais les transports

Les coupures répétées d’eau et d’électricité ont provoqué, mercredi 26 août 2026, plusieurs mouvements de protestation dans les gouvernorats de Nabeul et de Monastir. Routes bloquées dans plusieurs localités du Cap Bon et circulation du Métro du Sahel interrompue à Monastir : les perturbations d’eau et d’électricité enregistrées dans plusieurs régions ont désormais des répercussions concrètes sur les transports.

Des routes bloquées dans plusieurs localités de Nabeul

À Nabeul, la contestation a gagné plusieurs quartiers. Des habitants d’El Wafa et d’El Kharrouba ont bloqué la route reliant Nabeul à Hammamet pour protester contre la poursuite des coupures d’électricité, qui affectent notamment l’activité commerciale. Des habitants de Dar Chaâbane El Fehri ont de leur côté fermé la rocade reliant la ville à Nabeul, selon les informations rapportées par Diwan FM.

Un mouvement distinct a également été enregistré à Korba. Des habitants de Qobbet Lagha ont bloqué la route régionale n°44 reliant Korba à Tunis pour dénoncer une interruption de l’eau potable qui dure depuis près de 15 jours dans les zones situées en hauteur de la localité, où vivent environ 250 familles.

Selon Badiâ Bel Amri, membre du conseil local, les coupures d’électricité ont entraîné l’arrêt du système de pompage, aggravant les difficultés d’approvisionnement en eau.

Le Métro du Sahel stoppé à Monastir

À Monastir, les protestations ont directement affecté le transport ferroviaire.

À Sidi Nasr, des habitants protestant contre les coupures répétées d’eau et d’électricité ont incendié des pneus sur la voie ferrée. Une rame du Métro du Sahel a dû interrompre sa progression avant son entrée à la station de la Faculté de Monastir.

Les perturbations affectaient le quartier pour le deuxième jour consécutif.

Des coupures programmées à l’échelle nationale

Ces mouvements interviennent alors que la STEG a multiplié ces derniers jours les annonces de délestages dans plusieurs régions.

Pour la journée de mercredi, l’entreprise avait annoncé des coupures possibles entre 11h30 et 18h, par intermittence et pour des durées pouvant atteindre deux heures. La STEG avait également précisé que la liste des zones concernées n’était pas définitive.

Nabeul, Korba et Dar Chaâbane El Fehri figuraient parmi les localités susceptibles d’être touchées.

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Eau et électricité : Saïed affirme que des enquêtes ont établi des « actes prémédités »

Selon un communiqué de la Présidence de la République, Kaïs Saïed a indiqué que des enquêtes avaient établi que certaines coupures d’eau et d’électricité enregistrées dans plusieurs régions ne résultaient pas de pannes ordinaires, mais d’« actes prémédités ».

Ces déclarations ont été rapportées à l’issue d’une réunion tenue mercredi 26 août 2026 au palais de Carthage, en présence notamment de la cheffe du gouvernement, Sara Zaafrani Zenzri, des ministres chargés de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, ainsi que des PDG de la STEG et de la SONEDE.

Des « actes prémédités »

Le chef de l’État a estimé que la multiplication et la répétition récentes de problèmes dans plusieurs secteurs et régions ne pouvaient être considérées comme une succession d’incidents isolés.

Il a affirmé que les enquêtes avaient établi que des coupures d’eau et d’électricité dans plusieurs régions n’étaient pas dues à des pannes ordinaires, mais à des « actes prémédités ».

Kaïs Saïed a accusé ceux qui auraient planifié et exécuté ces actes de chercher à attiser les tensions, à diffuser des mensonges et des rumeurs et à perturber les citoyens jusque dans l’accès aux services essentiels.

La Présidence ne précise toutefois ni les régions et les coupures concernées, ni leur date. Le communiqué ne fournit pas non plus de détails sur la nature des enquêtes évoquées, leurs conclusions précises ou d’éventuelles procédures engagées.

Un discours qui se précise

Ce n’est pas la première fois que Kaïs Saïed met en doute le caractère purement technique de certaines perturbations.

En juillet, le président avait déjà qualifié les coupures d’eau et d’électricité observées dans plusieurs régions de phénomènes « non ordinaires ». Il avait également évoqué ceux qui chercheraient, selon lui, à perturber les citoyens et à attiser les tensions.

Le communiqué du 26 août marque toutefois une évolution dans le discours présidentiel. Il ne s’agit plus seulement de qualifier certaines perturbations d’anormales : la Présidence affirme désormais que des enquêtes ont établi que certaines coupures résultaient d’« actes prémédités ».

Lire aussi: Eau : De l’usine de bouteilles à Nebhana, Kaïs Saïed dénonce une situation « anormale »

Des coupures qui provoquent désormais des protestations

Cette déclaration intervient alors que les perturbations de l’alimentation en eau et en électricité provoquent des mouvements de protestation dans plusieurs régions.

Mercredi, à Nabeul, des habitants d’El Wafa et d’El Kharrouba ont bloqué la route reliant Nabeul à Hammamet pour protester contre les coupures d’électricité. Des mouvements ont également été signalés à Dar Chaâbane El Fehri, tandis que plusieurs quartiers connaissaient parallèlement des interruptions de l’alimentation en eau potable.

À Monastir, des habitants de Sidi Nasr protestant contre les coupures répétées d’eau et d’électricité ont incendié des pneus sur la voie ferrée. Une rame du Métro du Sahel a dû s’arrêter avant son entrée à la station de la Faculté de Monastir.

Ces tensions surviennent alors que la STEG a également annoncé des délestages dans plusieurs régions afin de préserver l’équilibre entre la production et la consommation d’électricité.

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Coupures d’électricité | Tous servis au même pied d’égalité

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) a annoncé dans un communiqué qu’en raison de la vague de chaleur prévue à partir du mercredi 26 août 2026, des perturbations et des coupures dans la distribution d’électricité sont à prévoir, notamment durant les périodes de pic de demande, soit de 13h00 à 17h00 ; et de 22h00 à 01h00 du matin.

Toutes ls régions tunisiennes sont concernées par ces coupures qui interviendraient par séquences intermittentes ne dépassant pas deux heures chacune, en fonction de l’état du réseau, explique la Steg.

A ce niveau, au moins, nous devons être reconnaissants à l’entreprise publique pour son esprit égalitaire et son sens de l’éthique : tout le monde sera servi par ces coupures d’électricité, sans discrimination (positive) aucune. En sommes, nous sommes tous égaux face aux désagréments causés par la mauvaise gouvernance publique !

Pour ce qui est des dégâts qui seront provoqués par ces coupures intempestives, vous les assumerez comme des grands. L’Etat ne peut rien pour vous, il s’en lave les mains. Chacun pour soi et Dieu pour tous !

Rappelons que, dans un communiqué publié hier, mardi, la Steg avait appelé à réduire autant que possible l’utilisation des climatiseurs — considérés comme la cause principale de la hausse de la demande d’électricité aux heures de pointe — et à adopter des pratiques de consommation rationnelle de l’électricité. Ces mesures visent à alléger la pression sur le réseau et à éviter, dans la mesure du possible, les perturbations qui, faute de production suffisante d’électricité, reste inévitable pour le restant de l’été.

Il faut dire que l’Etat, qui ne cesse d’augmenter le budget de la présidence de la république, comme ceux des ministères de l’Intérieur et de la Défense, et qui trouve assez d’argent aussi pour financer (à perte) les sociétés communautaires si chères à notre cher président de la république, ne trouve plus forcément de quoi financer la construction de nouvelles centrales électriques. Alors, il faut prendre son mal en patience, et ne pas demander l’impossible ! Il y a des urgences nationales, et l’électricité, semble-t-il, n’en fait pas partie.

I. B.

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Coupures d’électricité : La STEG annonce de nouveaux délestages ce mardi

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) annonce la possibilité de recourir, ce mardi 25 août 2026, à de nouvelles coupures tournantes dans plusieurs régions du pays. Les délestages pourraient intervenir entre 13h et 17h et seront déclenchés en fonction de la situation du réseau électrique.

Les interruptions ne sont donc pas systématiques. Lorsqu’elles sont appliquées, elles interviennent par périodes intermittentes ne dépassant pas deux heures.

De nombreuses zones du Grand Tunis concernées

Selon le communiqué de la STEG relayé mardi matin par la Radio nationale, le Grand Tunis figure largement sur la liste.

Fouchana, El Mghira, Borj Cedria, Cité Ettadhamen, La Soukra, El Mourouj, Mégrine, Radès, Ezzahra, Hammam-Lif, Boumhel, Ariana, Douar Hicher, La Marsa, Borj Touil, El Menzah, El Manar, Aïn Zaghouan, Jardins de Carthage, Le Kram, La Goulette, Tebourba, Jedeida, Sidi Thabet et Mornag sont notamment citées.

Dans le Cap Bon figurent Nabeul, Hammamet, Kélibia, Korba, Béni Khiar, Menzel Temime, Menzel Bouzelfa, Soliman et Takelsa. Plusieurs zones de Bizerte et Zaghouan sont également concernées.

Des coupures possibles jusqu’au Sud

La liste s’étend au Nord-Ouest avec notamment Nefza, Rouhia, Makthar, Ghardimaou, Bou Salem, Gaâfour, Nebeur et Tajerouine.

Dans le Centre, les délestages pourraient toucher notamment Enfidha, Hammam Sousse, Akouda, M’saken, Jemmal, Ksar Hellal, Moknine, Mahdia, Chebba, Bouhajla et Sbikha.

À Sfax sont notamment mentionnés Menzel Chaker, Sakiet Ezzit, Sakiet Eddaïer, Bir Ali Ben Khalifa, Mahres, Agareb, El Amra, Jebiniana et Hencha.

Des zones de Gabès, Djerba, Kébili, Tataouine, Zarzis, Ben Guerdane et Médenine figurent également sur la liste.

Un réseau qui continue à être renforcé

La STEG indique que ces coupures éventuelles visent à préserver la sécurité et la continuité du système électrique. Leur déclenchement dépend de l’équilibre entre la production et la consommation.

Lire aussi : Après les délestages : Zaafrana, Bou Argoub… où en est le renforcement du réseau électrique ?

Deux infrastructures sont justement entrées en service récemment : le poste de transformation de Zaafrana, à Kairouan, le 13 juillet, puis celui de Bou Argoub, à Nabeul, le 21 août. Ce dernier contribue notamment à renforcer les échanges électriques entre le Cap Bon, le Grand Tunis et le Sahel.

Ces équipements ne produisent pas eux-mêmes davantage d’électricité, mais augmentent la capacité du réseau à transporter, transformer et répartir l’énergie.

Lire aussi : Tunisie : 600 millions de dinars pour renforcer la production électrique à Borj El Amri

En attendant que les autres projets annoncés renforcent davantage le système, les délestages restent donc un outil auquel la STEG peut recourir lorsque les besoins du réseau l’exigent.

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La Steg inaugure une station électrique de 47 MDT à Bou Argoub

La Steg a mis en service une nouvelle station de transformation électrique à haute tension à Bou Argoub, dans le gouvernorat de Nabeul. D’un coût de 47 millions de dinars, l’infrastructure doit renforcer l’alimentation électrique de la région, notamment de sa zone industrielle, et améliorer la fiabilité du réseau.

La station, située dans la zone industrielle Hached à Bou Argoub, a été inaugurée vendredi 21 août 2026 par la gouverneure de Nabeul et le président-directeur général de la Steg. Le projet repose sur deux transformateurs 33/225 kV, d’une capacité de 40 MVA chacun, ainsi que sur 27 cellules de moyenne tension destinées à renforcer l’alimentation des zones avoisinantes.

Son principal enjeu est toutefois son intégration au réseau de transport à haute tension. La station est désormais reliée à trois pôles électriques — Grombalia, Jebel Ressas et Bouficha — à travers trois lignes aériennes de 225 kV. Les liaisons représentent au total près de 45 kilomètres de nouvelles lignes : 9,6 km entre Bou Argoub et Grombalia, 10,5 km vers Jebel Ressas et 24,7 km vers Bouficha.

Réalisée en un an et demi, cette station vient ainsi renforcer l’architecture du réseau électrique du Cap Bon en augmentant sa capacité de transformation et en multipliant les points de connexion avec le réseau haute tension.

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Après les délestages : Zaafrana, Bou Argoub… où en est le renforcement du réseau électrique ?

Les délestages de juillet ont brutalement rappelé la fragilité du système électrique tunisien face aux pics de consommation. Depuis, deux nouvelles infrastructures majeures ont été mises en service : la station de Zaafrana, à Kairouan, le 13 juillet, puis le poste de transformation de Bou Argoub, à Nabeul, ce 21 août. Deux projets distincts, mais qui témoignent d’un même impératif : renforcer un réseau soumis à une pression croissante.

Zaafrana, première pièce d’un programme de 17 postes

Le 13 juillet, la STEG mettait officiellement en service la station de transformation haute et moyenne tension de Zaafrana, dans le gouvernorat de Kairouan, pour un investissement proche de 25 millions de dinars.

Le projet constitue la première réalisation officiellement annoncée d’un programme national portant sur 17 postes de transformation. La station, raccordée au poste de Msaken II, doit notamment améliorer l’alimentation électrique de plusieurs délégations du sud de Kairouan et renforcer la stabilité du réseau pendant les périodes de forte consommation.

Mais cette mise en service ne constitue pas une réponse conçue en quelques semaines après les délestages. Le contrat de Zaafrana avait été signé en 2020 et le chantier avait accumulé les retards en raison de la pandémie de Covid-19 et des difficultés d’approvisionnement liées à la guerre en Ukraine.

La prochaine étape annoncée concerne Ben Guerdane, dans le gouvernorat de Médenine, suivie de Bir Chaâbane, à Kasserine.

Bou Argoub, un autre chantier stratégique

Un peu plus d’un mois après Zaafrana, c’est au Cap Bon qu’une autre infrastructure importante a été mise en service, a annoncé aujourd’hui la Radio nationale.

Le nouveau poste de Bou Argoub, d’une valeur de 47,094 millions de dinars, fonctionne à des niveaux de tension de 225/33 kV et dispose de deux transformateurs. Il est relié à Grombalia, Jebel Ressas et Bouficha par trois lignes aériennes doubles.

Son rôle est différent de celui d’une centrale électrique : le poste ne produit pas d’électricité. Il renforce la capacité du réseau à transporter, transformer et répartir l’énergie entre plusieurs zones.

Ce projet est particulièrement intéressant dans le contexte actuel car il contribue à consolider les échanges électriques entre le Cap Bon, le Grand Tunis et le Sahel.

Le problème n’est donc pas seulement de produire davantage

L’été 2026 a mis en évidence une réalité souvent moins visible : la sécurité électrique ne dépend pas uniquement des mégawatts produits par les centrales.

Lorsque la demande grimpe brutalement, notamment sous l’effet de la climatisation, il faut également disposer d’un réseau suffisamment robuste pour acheminer cette énergie vers les zones de consommation et absorber les variations de charge.

Les délestages de juillet ont justement illustré cette pression sur le système. La STEG avait alors programmé plusieurs opérations de coupure tournante afin de préserver la sécurité et la continuité du réseau.

Dans ce contexte, chaque nouveau poste de transformation constitue une pièce supplémentaire du dispositif.

Et les 15 autres postes ?

C’est désormais la question qui mérite d’être suivie.

Les sources disponibles confirment que Zaafrana est la première réalisation du programme des 17 postes et que Ben Guerdane et Bir Chaâbane figurent parmi les prochaines étapes annoncées.

Les documents techniques de la STEG permettent par ailleurs d’identifier plusieurs autres infrastructures prévues dans le cadre du développement du réseau, notamment à Skhira, Jemmal, Noyel, Sanhaja et Bir Chaâbane, avec différents niveaux de tension et raccordements.

Mais leur état d’avancement en août 2026 n’est pas suffisamment documenté dans les sources publiques consultées pour affirmer qu’elles sont déjà opérationnelles.

C’est donc moins le nombre de postes inaugurés que leur rythme réel de mise en service qui constitue désormais l’indicateur à surveiller.

Après les délestages, la question n’est plus seulement de savoir combien de projets électriques sont annoncés. Elle est de savoir combien sont effectivement entrés en exploitation, combien restent en chantier et combien attendent encore leur mise en service.

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Délestage en Tunisie : Plusieurs régions concernées par des coupures ce jeudi

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé qu’elle pourrait recourir, ce jeudi 20 août 2026, à des coupures périodiques et temporaires d’électricité dans plusieurs régions du pays.

Ces interruptions sont susceptibles d’intervenir entre 13h30 et 17h00, selon l’évolution de la situation sur le réseau électrique national. La STEG précise que les coupures se feront par intermittence et que chaque interruption ne devra pas dépasser deux heures.

Préserver la sécurité du système électrique

Dans son communiqué, l’entreprise explique que cette mesure exceptionnelle vise à préserver la sécurité et la continuité de fonctionnement du système électrique national, dans un contexte de forte pression sur le réseau.

Les zones concernées sont, selon les informations communiquées par la STEG, les mêmes dans différentes régions du pays, ce qui confirme que le recours au délestage ne se limite pas à une seule zone géographique, mais touche plusieurs parties du territoire tunisien.

Lire aussi : Canicule et délestages : Les Tunisiens redoutent un week-end difficile

Cette nouvelle annonce intervient alors que la Tunisie continue de faire face à une forte consommation d’électricité, notamment en raison des températures élevées et de l’utilisation intensive des climatiseurs. Ces dernières semaines, plusieurs coupures ont déjà été enregistrées dans différentes régions, alimentant les inquiétudes des citoyens face à la capacité du réseau à répondre aux pics de demande.

Equilibre entre la production et la consommation

La STEG souligne toutefois que la mise en œuvre de ces coupures dépendra directement de la situation du réseau durant la journée et de l’équilibre entre la production et la consommation d’électricité.

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Électricité : La STEG annonce de nouvelles coupures tournantes ce mercredi

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé, ce mercredi 19 août 2026, que de nouvelles coupures tournantes pourraient être appliquées dans plusieurs régions du pays. Ces interruptions sont prévues entre 13h30 et 17h00 et seront déclenchées en fonction de la situation du réseau électrique.

Dans une série d’avis publiés sur sa page officielle Facebook, la STEG explique que cette mesure vise à « préserver la sécurité et la continuité du système électrique ». Les coupures seront intermittentes et ne concerneront donc pas nécessairement simultanément l’ensemble des zones mentionnées.

Plusieurs régions concernées

Les avis publiés par la STEG concernent notamment le Centre, Sfax, le Sud et le Sud-Ouest.

Dans la région du Centre, la liste communiquée comprend notamment Raqqada, Bouhajla, Nasrallah, Menzel Mhiri, Sbiba, Hergla, Bouficha, Enfidha, Hammam Sousse, Akouda, M’saken, Bouhjar, Menzel Kamel, Jemmal, Ksar Hellal, Sayada et Sidi Bou Ali.

À Sfax, plusieurs secteurs sont également susceptibles d’être concernés, parmi lesquels El Amra, Thyna, Sfax Ouest, Sfax Ville, Jebiniana, El Hencha, Menzel Chaker, Sakiet Ezzit, Sakiet Eddaïer, Bir Ali Ben Khalifa, Mahres et Agareb.

La STEG a parallèlement publié des avis concernant plusieurs localités du Sud et du Sud-Ouest.

Il ne s’agit pas de coupures programmées pour des travaux de maintenance. Leur application dépend directement de l’évolution de la situation du réseau au cours de l’après-midi.

Les dernières annonces retrouvées remontent au 6 août

Les dernières annonces comparables retrouvées dans la presse remontent au 6 août. La STEG avait alors prévenu que des coupures tournantes pouvaient être appliquées dans plusieurs régions entre 13h et 16h afin de préserver la sécurité et la stabilité du réseau électrique.

Les délestages avaient déjà repris quelques jours auparavant. Le 3 août, après plusieurs jours d’accalmie, la STEG avait annoncé de nouvelles coupures dans différentes régions, avant de renouveler ses avis les jours suivants.

Cette chronologie permet de replacer les annonces du 19 août dans une séquence de tensions sur le réseau qui a marqué une partie de l’été, sans pour autant conclure qu’aucun délestage n’a eu lieu entre le 6 et le 19 août.

Un été sous tension pour le réseau électrique

Les épisodes de fortes chaleurs de juillet et du début du mois d’août avaient fortement sollicité le réseau électrique tunisien, notamment en raison de l’utilisation massive des climatiseurs.

La consommation nationale avait atteint environ 6.000 MW lors des précédents pics. Face à l’écart entre la demande et les capacités disponibles, la STEG avait eu recours aux délestages afin de maintenir l’équilibre du réseau et d’éviter une défaillance plus importante du système électrique.

Les nouvelles annonces de ce mercredi montrent que le recours aux coupures tournantes reste d’actualité lorsque les conditions du réseau l’exigent.

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L’été du mécontentement en Tunisie

Cinq ans après sa prise de pouvoir, le président tunisien Kaïs Saïed est confronté à son défi le plus sérieux à ce jour. Les pénuries d’eau et d’électricité, survenant durant un été aux chaleurs records (frôlant les 49 °C dans certaines régions), suscitent un mécontentement croissant à l’égard de sa gouvernance. Ces coupures amènent les Tunisiens à se détourner du populisme.

Sharan Grewal *

Le 25 juillet [2021], date anniversaire de la prise de pouvoir de Saïed, a été marqué par certaines des plus importantes manifestations organisées contre lui jusqu’à présent. La persistance des coupures d’eau et d’électricité a de nouveau déclenché des protestations les 4 et 5 août dans plusieurs régions du pays, et une autre manifestation est prévue à Tunis pour le 20 août.

Pendant des années, Saïed a réussi à surmonter les difficultés économiques en désignant des boucs émissaires : partis politiques, hommes d’affaires, migrants et puissances étrangères, entre autres. Mais aujourd’hui, ces discours populistes ne fonctionnent plus ; en partie parce que cinq ans se sont écoulés depuis sa prise de pouvoir, une période durant laquelle la population attend désormais des résultats concrets. Qui plus est, les pénuries d’eau et d’électricité sont objectivement plus graves que sous l’ère démocratique. Elles sont ressenties de manière viscérale : les Tunisiens constatent concrètement que le pays ne fonctionne plus. Les coupures de courant, y compris dans les hôpitaux, ont même entraîné la mort de certaines personnes. Pire encore, Saïed est resté largement absent, se contentant de promettre de s’en prendre aux comploteurs responsables des pénuries — un discours populiste éculé auquel peu de gens croient encore.

À cela s’ajoutent les atteintes perçues à la souveraineté de la Tunisie de la part de l’Algérie voisine, l’un des plus fervents soutiens de Saïed, avec qui un accord controversé de coopération en matière de défense a été signé l’an dernier.

En réaction aux manifestations, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a menacé d’intervenir en Tunisie pour éliminer les «terroristes» présumés (les manifestants ?), provoquant une levée de boucliers nationaliste, y compris chez certains des premiers partisans de Saïed.

Le mécontentement gagne les rangs du régime

Fait peut-être le plus surprenant, Saïed fait face à des critiques émanant du sein même du régime, alors que les membres de son entourage semblent prendre conscience de l’inéluctabilité de la situation.

Le Parlement, longtemps perçu comme une simple chambre d’enregistrement, compte désormais des membres qui critiquent ouvertement et directement le gouvernement, voire Saïed lui-même. Le député Hamdi Ben Salah a demandé que Saïed comparaisse devant le Parlement pour y être interrogé ; le député Ammar Al-Aidoudi a qualifié d’illégitime le second mandat de Saïed (au cours duquel il a recueilli un score supposé de 91 % des suffrages) ; et le député Ali Zaghdoud a entrepris de préparer une motion de censure contre le gouvernement.

On dirait que certains députés cherchent à quitter le navire en prévision de la chute du régime. Sur fond de rumeurs concernant l’état de santé de Saïed, ses [proches] eux-mêmes se livreraient à une lutte d’influence pour déterminer qui pourrait lui succéder.

De son côté, Saïed a déployé l’armée et la Garde nationale pour assurer l’approvisionnement en eau et a obtenu par la suite de l’électricité en provenance d’Algérie ; toutefois, il ne s’agit pas de solutions durables aux pénuries. Il pourrait tenter de rejeter la faute sur le Premier ministre et de remanier le gouvernement, mais après avoir vu défiler quatre Premiers ministres depuis sa prise de pouvoir, rien ne garantit qu’une telle mesure apaisera la colère de la population.

Les experts estiment que ces pénuries résultent d’années de sous-investissement public dans les entreprises d’État chargées de l’eau et de l’électricité (respectivement la Sonede et la Steg), lesquelles sont trop lourdement endettées pour entreprendre des améliorations d’infrastructure.

Ce n’est pas le premier été marqué par des coupures d’électricité et d’eau, ce qui amène les Tunisiens à se demander pourquoi le gouvernement n’a pas davantage anticipé la chaleur et pris des dispositions en amont.

Les limites des promesses populistes

Toutefois, il faut reconnaître qu’après avoir tourné le dos au Fonds monétaire international et à de nombreux alliés étrangers, le gouvernement dispose de peu de fonds pour investir. Comme l’a récemment souligné l’ancien Premier ministre Hichem Mechichi (évincé par Saied lors de sa prise de pouvoir) : «Saïed est totalement opposé aux bailleurs de fonds internationaux, mais il ne propose aucune alternative. Il a des idées populistes, mais elles n’ont aucun impact sur le terrain.»

Rached Ghannouchi, le chef d’Ennahdha âgé de 85 ans et ancien président du Parlement — qui croupit aujourd’hui en prison alors que sa santé se dégrade — se montrait déjà optimiste en 2022, estimant que les Tunisiens finiraient par comprendre que le populisme ne repose que sur des promesses vaines. «Le populisme est comme une drogue», m’a-t-il confié lors d’un entretien. Il a ajouté : «Il vous anesthésie, vous procure une euphorie passagère, mais vous finissez par vous réveiller face à une triste réalité. Les gens voient désormais cette triste réalité : ils constatent la hausse des prix, la pénurie de produits de première nécessité, le chômage, les atteintes aux droits humains, l’emprisonnement de blogueurs, etc.»

Ghazi Chaouachi, ancien dirigeant du parti Courant démocrate — également emprisonné — m’a tenu des propos similaires. «Kais Saïed tient un discours populiste comparable à celui de Donald Trump», déclarait Chaouachi en 2022. Il a ajouté : «Avec le temps, les Tunisiens comprendront que toutes ses promesses sont sans lendemain et qu’elles mèneront à la ruine de la Tunisie plutôt qu’à sa réussite… Je pense qu’après ce que Kais Saïed a fait, la population sera traumatisée. Par la suite, le populisme refluera et perdra en popularité.»

Cinq ans plus tard, les Tunisiens prennent peut-être enfin conscience de la triste réalité. Les accusations populistes de Saied concernant des complots, des élites corrompues et des manigances étrangères sonnent de plus en plus creux lorsque les robinets s’assèchent et que la climatisation tombe en panne. Il reste incertain que la crise actuelle débouche sur une ouverture démocratique. Toutefois, si elle contribue à délégitimer enfin le populisme en Tunisie, cela facilitera le retour du pays à la démocratie lorsque cette transition finira par se produire.

Traduit de l’anglais.

* Chercheur principal non résident – ​​Politique étrangère, Centre pour la politique au Moyen-Orient.

Source : Brookings.  

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STEG: 3,5 Milliarden Dinar ausstehenden Zahlungen, 600 MW Defizit und 19% Verluste

Die ausstehenden Forderungen der tunesischen Strom- und Gasgesellschaft (STEG) gegenüber öffentlichen Einrichtungen belaufen sich auf fast 3,5 Milliarden Dinar. Ein Betrag, der die Finanzen des Mehr

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