Lese-Ansicht

El Fahs : Un parc éolien de 75 MW retenu pour une subvention japonaise

Le projet de parc éolien terrestre de 75 MW d’El Fahs, dans le gouvernorat de Zaghouan, a été retenu pour bénéficier d’une subvention japonaise dans le cadre du mécanisme bilatéral de crédits carbone entre la Tunisie et le Japon. L’annonce a été faite ce mercredi 2 septembre par l’ambassade du Japon en Tunisie. Porté par Eurus Energy et Scatec, le projet devrait permettre d’éviter environ 88.367 tonnes d’équivalent CO₂ par an.

Une nouvelle étape pour le projet d’El Fahs

Le projet de parc éolien d’El Fahs franchit une nouvelle étape avec sa sélection officielle, en juillet dernier, dans le cadre du mécanisme conjoint de crédits carbone entre la Tunisie et le Japon.

Cette sélection ouvre la voie à un soutien financier japonais destiné à accompagner la réalisation du projet.

Aucun montant de subvention n’a toutefois été publié à ce stade. Il serait donc prématuré d’évaluer l’ampleur exacte du financement qui sera accordé au projet.

Un projet de 75 MW porté par Eurus Energy et Scatec

Le parc éolien terrestre sera implanté dans la région d’El Fahs, dans le gouvernorat de Zaghouan. D’une capacité de 75 MW, il est développé par Eurus Energy et Scatec.

Le projet avait déjà franchi plusieurs étapes importantes avant cette nouvelle sélection. Scatec avait notamment annoncé l’obtention d’un contrat d’achat d’électricité sur 25 ans pour le parc éolien.

La sélection dans le cadre du mécanisme japonais constitue ainsi une étape supplémentaire dans le montage du projet, distincte du contrat commercial permettant la vente de l’électricité produite.

Un soutien lié à la réduction des émissions carbone

Le projet a été retenu dans le cadre du Joint Crediting Mechanism (JCM), un mécanisme de coopération entre le Japon et plusieurs pays partenaires visant à soutenir des projets contribuant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Pour le parc d’El Fahs, les réductions d’émissions attendues sont estimées à environ 88.367 tonnes d’équivalent CO₂ par an.

Le mécanisme permet ainsi d’associer le développement d’infrastructures énergétiques bas carbone à un système de coopération et de crédits liés aux réductions d’émissions.

Ce que change réellement la sélection japonaise

Le projet d’El Fahs n’est donc pas un nouveau projet annoncé ce mercredi. Sa capacité de 75 MW, ses promoteurs et le contrat d’achat d’électricité étaient déjà connus. La nouveauté réside dans sa sélection pour bénéficier d’un financement dans le cadre du mécanisme japonais de crédits carbone.

Cette nouvelle étape peut renforcer le montage financier du projet et accompagner sa réalisation, sans pour autant permettre, à ce stade, de déterminer le montant exact de la subvention ni de fixer avec précision le calendrier final de mise en service.

Lire aussi :

L’article El Fahs : Un parc éolien de 75 MW retenu pour une subvention japonaise est apparu en premier sur webdo.

  •  

Tunisie-Pays-Bas : Tunis veut attirer davantage d’investissements néerlandais

La coopération économique entre la Tunisie et les Pays-Bas s’appuie aujourd’hui sur 101 entreprises opérant dans le pays et générant environ 20.000 emplois. Ces chiffres ont été mis en avant, mercredi, lors de l’accueil de la nouvelle ambassadrice des Pays-Bas en Tunisie, Dewi van de Weerd, par le ministre des Affaires étrangères Mohamed Ali Nafti. Tunis souhaite désormais attirer davantage d’investissements néerlandais, notamment dans les énergies renouvelables et l’environnement.

101 entreprises présentes en Tunisie

Selon les données présentées lors de cette rencontre, 101 entreprises économiques opèrent actuellement en Tunisie sous la forme d’investissements directs ou conjoints. Elles génèrent environ 20.000 postes d’emploi, illustrant le poids déjà important de la présence économique néerlandaise dans le pays.

Ces chiffres ont été évoqués à l’occasion de la réception de Dewi van de Weerd, qui a remis une copie de ses lettres de créance en sa qualité de nouvelle ambassadrice du Royaume des Pays-Bas en Tunisie.

Des échanges commerciaux contrastés

Les relations économiques entre la Tunisie et les Pays-Bas ne se limitent pas aux investissements. Sur le plan commercial, les exportations tunisiennes vers le marché néerlandais avaient progressé de 3,2% en 2025, selon les données de l’Institut national de la statistique.

La tendance apparaît toutefois moins favorable depuis le début de 2026. Les exportations tunisiennes vers les Pays-Bas ont reculé de 15,9% au premier trimestre, avant d’afficher une baisse de 11,3% sur les cinq premiers mois de l’année.

Cette évolution intervient dans un contexte où l’Union européenne demeure de loin le principal partenaire commercial de la Tunisie. En 2025, près de 70% des exportations tunisiennes étaient destinées au marché européen.

Le renforcement du partenariat tuniso-néerlandais pourrait ainsi passer non seulement par une augmentation des investissements, mais également par une diversification des échanges commerciaux et des projets communs, notamment dans les énergies renouvelables, l’environnement, l’agriculture et la gestion de l’eau.

Tunis veut attirer davantage d’investissements

Mohamed Ali Nafti a salué l’évolution des relations de coopération entre les deux pays dans plusieurs domaines, notamment l’agriculture, l’eau, l’environnement, le développement durable, l’emploi et les programmes d’insertion des jeunes et des femmes.

La Tunisie aspire désormais à renforcer le flux des investissements néerlandais vers des secteurs considérés comme prioritaires. Les énergies renouvelables et l’environnement figurent notamment parmi les domaines mis en avant par les autorités tunisiennes.

Les deux pays avaient déjà souligné, ces dernières années, leur volonté de développer davantage leur coopération dans des secteurs comme l’agriculture, l’eau, l’emploi et le développement durable. En juillet dernier, Mohamed Ali Nafti avait également évoqué la préparation de nouveaux projets de coopération avec les Pays-Bas.

Lire aussi :

L’article Tunisie-Pays-Bas : Tunis veut attirer davantage d’investissements néerlandais est apparu en premier sur webdo.

  •  

Bons du Trésor : L’encours atteint 37,5 milliards de dinars et bondit de 25,45%

L’encours cumulé des bons du Trésor en Tunisie a atteint 37,512 milliards de dinars à la fin août 2026, selon les derniers indicateurs disponibles. Il affiche une hausse de 7,611 milliards de dinars sur un an, soit une progression de 25,45%, illustrant l’accélération du recours de l’État au financement intérieur. Les Bons du Trésor assimilables (BTA), instruments à moyen et long terme, représentent à eux seuls plus de 95 % de cet encours.

Plus de 37,5 milliards de dinars mobilisés

Au 31 août 2026, l’encours des bons du Trésor s’élevait à 37,512 milliards de dinars. Ce montant se répartit entre : 35,803 milliards de dinars de Bons du Trésor assimilables (BTA) ; 1,709 milliard de dinars de Bons du Trésor à court terme (BTCT).

Sur un an, l’encours global a ainsi progressé de 7,611 milliards de dinars, soit une hausse de 25,45%.

Cette évolution traduit une progression particulièrement rapide du financement intérieur de l’État par le recours aux instruments du marché des titres publics.

Les titres à long terme dominent largement

La structure de l’encours montre surtout la prédominance écrasante des BTA. Avec 35,803 milliards de dinars, les titres assimilables représentent environ 95,4 % de l’encours total, contre seulement 4,6 % pour les BTCT.

Cette répartition confirme que le financement par les titres publics repose principalement sur des instruments à moyen et long terme, plutôt que sur les seules échéances de court terme.

Les données disponibles sur les indicateurs de marché confirment d’ailleurs un encours des BTA dépassant 35,8 milliards de dinars à la fin août.

Un financement intérieur qui accélère

La progression de plus de 7,6 milliards de dinars en un an constitue l’élément central de cette évolution.

Elle intervient dans un contexte où l’État continue de mobiliser le marché intérieur pour couvrir ses besoins de financement. L’encours total des bons du Trésor donne ainsi une indication sur l’importance croissante des titres publics dans le financement de l’État.

Il convient toutefois de ne pas confondre cet encours global avec les seuls titres détenus par les banques tunisiennes.

Dans son rapport consacré à l’exercice 2025, la Banque centrale avait indiqué que les bons du Trésor détenus par les banques atteignaient 25,7 milliards de dinars à la fin de l’année, en hausse de 39,4% sur un an. Ce chiffre concernait spécifiquement les placements du secteur bancaire et ne peut donc pas être directement assimilé à l’encours total des titres publics.

Pendant ce temps, le crédit à l’économie reprend

Cette accélération du financement de l’État intervient alors que le crédit bancaire à l’économie a également montré des signes de reprise au premier semestre 2026.

Les crédits à l’économie ont progressé de 2,4%, soit environ 2,8 milliards de dinars, contre seulement 0,9 % durant la même période de 2025.

Les deux évolutions ne permettent toutefois pas, à elles seules, de conclure que la progression des titres publics se fait directement au détriment du financement de l’économie.

D’une part, l’encours de 37,512 milliards de dinars correspond à l’ensemble des bons du Trésor en circulation. D’autre part, les crédits à l’économie et les placements en titres publics ne recouvrent pas exactement les mêmes acteurs ni les mêmes mécanismes de financement.

La progression rapide de l’encours des bons du Trésor confirme ainsi le poids grandissant du financement intérieur dans les ressources mobilisées par l’État, avec une nette domination des titres à moyen et long terme. La reprise parallèle du crédit à l’économie invite néanmoins à éviter une lecture trop simpliste opposant automatiquement financement public et financement du secteur productif.

Lire aussi :

L’article Bons du Trésor : L’encours atteint 37,5 milliards de dinars et bondit de 25,45% est apparu en premier sur webdo.

  •  

Pluies, ce mercredi soir...

Des cellules orageuses accompagnées de pluies sont attendues, ce mercredi soir, sur les régions du Centre-ouest et du Sud-ouest, avec possibilité de c

© Mosaique FM

Pluies, ce mercredi soir...
  •  

Coopération international/Export: la piste autrichienne gagne en crédibilité

Entreprises tunisiennes et autrichiennes se retrouveront le mardi 29 septembre à Tunis, à l’occasion d’un forum d’affaires bilatéral doublé de rencontres B2B. Ce rendez-vous est organisé à l’initiative de Conect International, du Bureau économique autrichien et de l’ambassade d’Autriche à Tunis.

Il s’inscrit dans le cadre de la visite officielle en Tunisie du ministre autrichien de l’Économie, de l’Énergie et du Tourisme, Wolfgang Hattmannsdorfer. L’objectif est d’ouvrir de nouvelles pistes de coopération entre opérateurs tunisiens et autrichiens à travers des rencontres bilatérales et des séances de networking.

333 millions d’euros d’échanges commerciaux en 2025

Les échanges commerciaux entre les deux pays ont avoisiné les 333 millions € en 2025, dont 245 millions € de produits tunisiens destinés à l’Autriche et seulement 88 millions d’euros dans l’autre sens. Il s’agit d’un déséquilibre net en faveur de la Tunisie. La délégation autrichienne entend, ainsi, mettre en avant des priorités sectorielles bien identifiées: énergie, gaz, hydrogène, eau, environnement, infrastructures, industrie et machines, mais aussi automobile, mobilité et sécurité.

Au menu des discussions: partenariats industriels, transferts technologiques, sous-traitance et projets conjoints, avec un accent particulier sur les énergies renouvelables, l’hydrogène vert et les technologies environnementales.

Pour les PME tunisiennes des secteurs énergétique et industriel, ce forum offre un accès direct à des partenaires autrichiens en recherche de sous-traitants et de projets communs, une opportunité à saisir alors que la balance commerciale reste largement excédentaire côté tunisien.

L’article Coopération international/Export: la piste autrichienne gagne en crédibilité est apparu en premier sur Managers.

  •  

Affaire de « complot contre la sûreté de l’État 1 » : La Cour de cassation examine le dossier

La Cour de cassation examine, jeudi 3 septembre 2026, le dossier connu sous le nom de « complot contre la sûreté de l’État 1 », une affaire judiciaire majeure qui implique plus de 40 prévenus, parmi lesquels des responsables politiques, des hommes d’affaires et d’autres personnalités.

Cette audience intervient après les décisions rendues par la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme auprès de la Cour d’appel de Tunis, le 28 novembre 2025. La juridiction avait alors prononcé des condamnations allant de cinq à 45 ans de prison, assorties, pour certains accusés, de l’exécution immédiate des peines.

Des mesures complémentaires avaient également été prononcées à l’encontre de certains condamnés, notamment la confiscation de biens ainsi que le placement sous contrôle administratif.

Une affaire ouverte en février 2023

Les investigations dans cette affaire ont débuté en février 2023 et ont progressivement concerné plus de 40 personnes. Le dossier a notamment impliqué des figures politiques et économiques, dans le cadre d’une enquête portant sur des soupçons d’atteinte à la sécurité de l’État.

Selon des déclarations antérieures du premier adjoint du procureur de la République près le Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, ainsi que des sources judiciaires rapportées par l’agence Tunis Afrique Presse (TAP), plusieurs chefs d’accusation ont été retenus dans ce dossier.

Lire aussi : « Complot contre la sûreté de l’État 2 » : L’examen de l’affaire reporté

Ils portent notamment sur le complot contre la sûreté intérieure et extérieure de l’État, la constitution d’une entente terroriste en lien avec des infractions terroristes et l’adhésion à celle-ci.

Les accusations comprennent également des faits liés à des actes visant à modifier la forme de l’État ou à pousser la population à s’affronter par les armes, ainsi que l’incitation au désordre, au meurtre et au pillage sur le territoire tunisien en lien avec des crimes terroristes.

Le dossier comporte par ailleurs des accusations relatives à l’atteinte à la sécurité alimentaire et à l’environnement.

Une nouvelle étape judiciaire

L’examen du dossier par la Cour de cassation constitue une nouvelle étape dans une affaire qui a suscité une importante attention politique, judiciaire et médiatique en Tunisie.

La Cour de cassation n’est pas une troisième instance chargée de rejuger les faits comme une juridiction de fond. Son rôle consiste notamment à contrôler la correcte application du droit et la régularité juridique des décisions contestées.

L’issue de cette procédure pourrait donc déterminer la suite judiciaire réservée aux décisions prononcées en appel contre les différents accusés.

Le dossier reste particulièrement suivi en raison de la gravité des accusations retenues, de la durée des peines prononcées en appel et du nombre de personnalités concernées.

L’audience du 3 septembre intervient ainsi à un moment important de cette procédure, plus de trois ans après le début des investigations en février 2023 et près d’un an après les condamnations prononcées en appel le 28 novembre 2025.

L’article Affaire de « complot contre la sûreté de l’État 1 » : La Cour de cassation examine le dossier est apparu en premier sur webdo.

  •  

Migration clandestine : L’Algérie dépasse désormais la Tunisie sur la route de l’Italie

La carte des migrations irrégulières vers l’Italie est en train de changer. Alors que les arrivées par voie maritime ont fortement reculé depuis le début de l’année 2026, la Tunisie perd une place dans la hiérarchie des principaux pays de départ au profit de l’Algérie.

Selon les données du ministère italien de l’Intérieur reprises et analysées par Agenzia Nova, 19 601 migrants sont arrivés par mer en Italie au 1er septembre 2026, contre 43 346 à la même date en 2025. Le recul atteint ainsi 54,78 %, soit 23 745 arrivées de moins en un an.

La baisse ne s’est pas limitée au début de l’année. Entre le 3 juillet et le 1er septembre, 5 137 arrivées supplémentaires ont été enregistrées en Italie, contre 12 748 durant la même période de 2025, soit une diminution de 59,7 %. Autrement dit, la saison estivale, traditionnellement propice aux traversées de la Méditerranée, n’a pas inversé la tendance.

La Libye reste de très loin la première route

Malgré la baisse générale des arrivées, la Libye demeure la principale porte de départ vers l’Italie.

Au 1er septembre, 15 570 migrants étaient arrivés en Italie depuis les côtes libyennes, contre 38 232 durant la même période de 2025. La baisse atteint 59,27 %. Malgré cela, la route libyenne représente encore 79,43 % de l’ensemble des arrivées maritimes enregistrées en Italie.

La concentration géographique est également remarquable : environ 98 % des départs depuis la Libye proviennent de la façade occidentale du pays. Près de 78 % de tous les migrants arrivés par mer en Italie depuis le début de l’année sont donc partis de Tripolitaine.

Cette domination de la route libyenne relativise donc le changement observé entre l’Algérie et la Tunisie : il s’agit davantage d’un déplacement dans le classement des routes secondaires que d’un bouleversement de la principale route migratoire vers l’Italie.

L’Algérie passe devant la Tunisie

C’est néanmoins le changement le plus significatif pour la Tunisie. Les arrivées en provenance d’Algérie sont passées de 813 durant la même période de 2025 à 2 292 au 1er septembre 2026. Elles ont donc augmenté de 181,92 % et représentent désormais 11,69 % de l’ensemble des arrivées maritimes en Italie.

Lire aussi : Migration : Deux morts et douze disparus après le naufrage au large de Zarzis

Dans le même temps, les arrivées depuis la Tunisie sont tombées à 1 646, contre 3 290 un an auparavant, soit une baisse proche de 50 %. L’Algérie dépasse ainsi pour la première fois la Tunisie sur cette période de référence.

Le contraste est particulièrement net lorsqu’on compare avec l’année 2025 dans son ensemble : la route algérienne avait alors enregistré 1 812 arrivées, contre 4 841 pour la route tunisienne. En seulement huit mois, l’Algérie a donc déjà dépassé son total de l’année précédente, tandis que la Tunisie se situe à environ un tiers de son niveau de 2025.

La route tunisienne perd-elle durablement son poids ?

Ces chiffres semblent confirmer une tendance déjà observée depuis deux ans : la route tunisienne vers l’Italie a considérablement perdu de son importance après avoir constitué l’un des principaux axes de la migration en Méditerranée centrale.

Le recul intervient dans un contexte de renforcement des contrôles maritimes tunisiens et de coopération accrue avec l’Union européenne et l’Italie. Le Monde avait notamment consacré en mai 2026 une analyse au renforcement de la coopération européenne avec la Tunisie et la Libye pour contenir les flux migratoires.

Les données disponibles montrent toutefois que la diminution des départs depuis la Tunisie ne signifie pas la disparition du phénomène. Des tentatives de traversée continuent d’avoir lieu. Fin août, plusieurs naufrages au large des côtes tunisiennes ont encore fait des morts et des disparus, rappelant que la réduction des flux ne supprime pas le risque ni les motivations qui poussent certains candidats à la migration à prendre la mer.

Un déplacement des routes plutôt qu’une disparition des migrations

Le cas algérien mérite donc une attention particulière. L’augmentation de 181,92 % reste spectaculaire en pourcentage, mais elle porte sur des volumes relativement faibles par rapport à la route libyenne : 2 292 arrivées depuis l’Algérie contre 15 570 depuis la Libye.

Les deux routes présentent par ailleurs des profils différents. Les départs algériens se concentrent notamment dans le nord-est du pays et ont pour destination privilégiée la Sardaigne, tandis que la route libyenne constitue l’axe dominant vers l’Italie continentale.

Les données disponibles au deuxième trimestre allaient déjà dans le sens de cette recomposition. Au 28 juin, la Libye représentait 83 % des arrivées, tandis que l’Algérie et la Tunisie se situaient chacune autour de 8 %, avec 1 198 arrivées depuis l’Algérie contre 1 074 depuis la Tunisie.

Le phénomène semble donc s’être accentué durant l’été : la Tunisie ne constitue plus la deuxième route vers l’Italie ; l’Algérie lui est désormais passée devant.

Une baisse spectaculaire, mais un bilan humain toujours lourd

La baisse des arrivées ne doit enfin pas être interprétée comme une diminution proportionnelle de la dangerosité de la route migratoire.

Selon le Missing Migrants Project de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), au moins 914 personnes sont mortes ou portées disparues depuis le début de 2026 sur la route de la Méditerranée centrale. Ce chiffre est considéré comme un minimum, de nombreux naufrages pouvant ne laisser aucun survivant ni témoin.

Le constat qui se dessine est donc paradoxal : moins de migrants arrivent en Italie, la route tunisienne recule fortement, mais la migration irrégulière ne disparaît pas. Elle se recompose.

La Libye conserve une position écrasante, tandis que l’Algérie prend désormais la deuxième place et que la Tunisie, autrefois au cœur de la route vers Lampedusa, voit son poids diminuer fortement. Pour Tunis, le véritable enjeu sera de déterminer si ce recul traduit une transformation durable des flux ou simplement un déplacement temporaire des itinéraires empruntés par les migrants et les réseaux de passeurs.

L’article Migration clandestine : L’Algérie dépasse désormais la Tunisie sur la route de l’Italie est apparu en premier sur webdo.

  •  

Face à l’inflation, la Fed n’exclut pas une hausse des taux

Membre du conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale, Michael Barr a déclaré mardi 1er septembre que si l’inflation ne diminue pas rapidement, la solution appropriée serait que la Banque centrale américaine relève les taux d’intérêt.

« L’inflation reste très élevée — et l’est depuis plus de cinq ans », a déclaré M. Barr lors d’un discours prononcé à une conférence. Tout en précisant que « si l’inflation montre qu’elle n’est pas suffisamment maîtrisée, alors je pense que nous devrions agir de manière décisive pour relever les taux d’intérêt », a-t-il ajouté.

Il a toutefois noté que « si certaines tendances dans les données me donnent l’assurance que l’inflation se modère et se dirige vers 2 %; alors je pense que nous pouvons prendre un peu plus de temps pour évaluer notre position politique ».

Le responsable a également souligné que l’économie américaine se porte bien, grâce aux investissements dans les technologies d’intelligence artificielle. Il a ajouté que le marché du travail est stable, avec un taux de chômage relativement faible.

Le gouverneur de la Réserve fédérale, Kevin Worth, a laissé entendre la semaine dernière que la possibilité d’une hausse des taux d’intérêt restait ouverte. Déclarant aussi lors du symposium économique annuel de Jackson Hole, organisé par la Fed de Kansas City dans le Wyoming : « Nous devons être convaincus que l’inflation sous-jacente évolue vers notre objectif, de manière claire et suffisamment rapide. Sinon, nous aurons du travail à faire. »

Au final, les marchés financiers anticipent une hausse de 25 points de base du taux directeur de la Réserve fédérale, actuellement fixé entre 3,50 % et 3,75 %, lors de sa réunion des 15 et 16. Plusieurs responsables de la Fed ont indiqué être ouverts à une telle hausse, invoquant des indicateurs d’inflation qui restent constamment supérieurs à l’objectif de 2 %.

L’article Face à l’inflation, la Fed n’exclut pas une hausse des taux est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Délestages : La STEG annonce de nouvelles coupures ce mercredi dans plusieurs régions

La situation reste sous tension sur le réseau électrique tunisien. La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé qu’elle pourrait procéder à des coupures tournantes ce mercredi 2 septembre 2026, entre midi et 17 heures, et ce, à intervalles intermittents.

Selon la STEG, cette mesure vise à préserver la sécurité et la continuité du système électrique, en fonction de l’état du réseau et de l’équilibre entre la production et la consommation. La reprise de l’alimentation électrique pourra intervenir sans préavis.

Cette nouvelle annonce intervient alors que les coupures tournantes se sont multipliées depuis plusieurs semaines, notamment durant les périodes de forte consommation électrique liées aux températures élevées.

Plusieurs régions concernées

Les interruptions peuvent concerner plusieurs zones du pays, notamment dans les régions habituellement intégrées aux opérations de délestage :

  • Grand Tunis : Ben Arous, Rades, Ezzahra, Hammam-Lif, Hammam-Chott, Boumhel, Mégrine, El Mourouj, La Nouvelle Médina, La Soukra, Ain Zaghouan, Les Berges du Lac, Le Kram, La Goulette, La Marsa, Mornag, Borj Cédria, Manouba, Douar Hicher et des zones de l’Ariana.
  • Cap Bon : Nabeul, Hammamet, Korba, Menzel Temime, Kélibia, Soliman, Grombalia, Takelsa, Béni Khiar, Dar Chaâbane et les zones environnantes.
  • Zaghouan : Zaghouan, El Fahs, Bir Mcherga, Jebel Oust et Ez-Zriba.
  • Bizerte : Bizerte, Menzel Bourguiba, Mateur, Ras Jebel, Ghar El Melh, Ghezala, Utique, Sejnane et les localités environnantes.
  • Centre : Sousse, Monastir, Mahdia, Kairouan et plusieurs zones rurales et industrielles.
  • Sfax : Sfax-ville, Sakiet Ezzit, Sakiet Eddaïer, Sfax Ouest, Jebeniana, El Hencha et d’autres secteurs.
  • Sud : Gabès, Médenine, Djerba, Zarzis, Ben Guerdane, Tataouine, Kebili, Douz et plusieurs localités du Sud.
  • Sud-Ouest : Gafsa, Tozeur, Kasserine, Sidi Bouzid et les zones environnantes.

La STEG rappelle toutefois que la liste des zones concernées peut évoluer en fonction de la situation du réseau. Les coupures sont effectuées de manière intermittente afin d’éviter une dégradation plus importante du système électrique. Des annonces similaires ces derniers jours ont déjà concerné de nombreuses zones du Grand Tunis et plusieurs régions du pays.

La société invite ainsi les citoyens à prendre les précautions nécessaires, notamment pour protéger les appareils électriques et les équipements sensibles contre les variations de tension lors du rétablissement du courant.

Lire aussi : Pénuries d’eau et coupures de courant : La Tunisie face au risque d’une crise d’image ?

Cette nouvelle journée de coupures tournantes illustre la persistance des tensions sur le système électrique national, après un été marqué par plusieurs épisodes de délestage et de fortes sollicitations du réseau.

L’article Délestages : La STEG annonce de nouvelles coupures ce mercredi dans plusieurs régions est apparu en premier sur webdo.

  •  

Tunisie – Eau potable : Perturbations dans l’approvisionnement dans plusieurs gouvernorats après une panne

La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) a annoncé des perturbations et des interruptions dans l’approvisionnement en eau potable dans plusieurs zones du Grand Tunis et des gouvernorats de Zaghouan et Nabeul, à la suite d’une panne technique soudaine sur l’axe d’adduction alimentant le sud du Grand Tunis.

Selon la SONEDE, cet incident intervient dans un contexte particulièrement difficile, marqué au cours de la période écoulée par un pic de consommation d’eau lié à la vague de chaleur qui a touché la Tunisie. La combinaison de la forte demande et de la défaillance technique affecte notamment les zones situées en altitude.

Les perturbations concernent plusieurs localités

  • Dans le gouvernorat de Tunis : les quartiers Ennour et Bouhajer, dans la délégation d’El Kabaria.
  • Dans le gouvernorat de Zaghouan : les délégations de Bir Mcherga et Jebel Oust.
  • Dans le gouvernorat de Nabeul : la délégation de Soliman.
  • Dans le gouvernorat de Ben Arous : les délégations de Mohamedia, Fouchana, Mégrine, Radès, Hammam-Lif, Hammam Chott, Mornag et Bou Mhel.

Lire aussi : Pénuries d’eau et coupures de courant : La Tunisie face au risque d’une crise d’image ?

La société publique précise que les opérations de réajustement des réseaux de distribution et des réservoirs se poursuivent sans interruption, avec la mobilisation de ses équipes techniques sur le terrain.

Un retour progressif annoncé dans la soirée

La SONEDE prévoit une reprise progressive de l’approvisionnement à partir de 22 heures, ce mercredi 2 septembre 2026. Le retour à un fonctionnement normal pourrait toutefois être progressif, le temps de procéder aux ajustements nécessaires au niveau des réseaux et des réservoirs.

L’entreprise appelle ainsi les habitants des zones concernées à tenir compte de la nature temporaire de ces perturbations et présente ses excuses aux abonnés pour les désagréments occasionnés.

Cet épisode intervient alors que la question de la sécurité de l’approvisionnement en eau potable reste particulièrement sensible en Tunisie, après un été marqué par une forte pression sur les ressources hydriques et par plusieurs perturbations dans la distribution.

Pour la SONEDE, les équipes techniques restent mobilisées « jour et nuit » afin d’accélérer les interventions sur les réseaux et de rétablir le rythme normal de distribution dans les meilleurs délais.

L’article Tunisie – Eau potable : Perturbations dans l’approvisionnement dans plusieurs gouvernorats après une panne est apparu en premier sur webdo.

  •  

Pénurie d’eau minérale : Les grandes surfaces du Grand Tunis distribuent plus de 2,3 millions de bouteilles par jour

La crise de l’eau minérale en bouteille enregistrée cet été en Tunisie a mis en évidence les fragilités du système d’approvisionnement face à l’explosion de la demande durant les périodes de forte chaleur. Alors que les rayons des grandes surfaces ont connu des tensions répétées, les volumes distribués dans le Grand Tunis ont atteint des niveaux particulièrement élevés à la fin du mois d’août.

Le président de la Chambre nationale des propriétaires des grandes surfaces commerciales, Hédi Baccour, a indiqué, lors d’une intervention téléphonique dans l’émission « Sabah Ennes », que plus de 2,3 millions de bouteilles d’eau minérale conditionnée étaient distribuées quotidiennement dans les grandes surfaces des gouvernorats du Grand Tunis entre le vendredi et le lundi 31 août.

Un chiffre qui donne la mesure de la pression exercée sur le marché au cours de cet été marqué par des températures élevées et une demande exceptionnelle en eau embouteillée.

Les grandes surfaces ne représentent pourtant que 5 % de la consommation

Malgré ces volumes considérables, les grandes surfaces commerciales ne constituent qu’une partie limitée du circuit de distribution.

Selon Hédi Baccour, leur part dans la distribution de l’eau minérale conditionnée durant la saison estivale n’a pas dépassé 5 % de l’ensemble des quantités consommées quotidiennement à l’échelle nationale.

Autrement dit, les plus de deux millions de bouteilles distribuées chaque jour dans les grandes surfaces du Grand Tunis ne représentent qu’une fraction du marché national. Cette donnée permet également de relativiser l’idée selon laquelle les grandes surfaces seraient, à elles seules, à l’origine des tensions observées dans l’approvisionnement.

La difficulté est plutôt liée à l’équilibre général entre production, stockage, transport et distribution, dans un contexte où la consommation peut augmenter brutalement en quelques semaines.

Un stock de 40 à 50 millions de bouteilles épuisé dès la mi-juillet

L’un des principaux enseignements de cette crise concerne surtout les capacités d’anticipation du marché.

Hédi Baccour a révélé que le stock disponible d’eau minérale conditionnée, estimé entre 40 et 50 millions de bouteilles, avait été entièrement écoulé dès la mi-juillet.

Cette situation signifie que les réserves constituées avant le pic de la saison estivale n’ont pas permis d’absorber la hausse de la demande. Une fois ces stocks épuisés, le marché s’est retrouvé davantage dépendant de la production quotidienne et de la capacité des industriels à réapprovisionner rapidement les différents circuits de distribution.

Lire aussi : Crise de l’eau en bouteille : Quand le stockage des ménages aggrave la situation

Le problème n’est donc pas uniquement celui de la disponibilité de l’eau à la source. Il concerne également la capacité du secteur à constituer des réserves suffisantes avant les périodes de forte consommation.

Vers une nouvelle organisation de la distribution

Face aux tensions enregistrées, une réunion avec le ministère du Commerce a débouché sur la mise en place d’un mécanisme de distribution « correctif » entre les différentes régions du pays et les différents circuits de distribution, selon le responsable professionnel.

L’objectif est notamment d’éviter qu’une concentration excessive des volumes dans certaines régions ne provoque des ruptures dans d’autres zones du territoire.

Cette réorganisation intervient alors que la demande reste fortement influencée par les conditions climatiques. Les épisodes de chaleur intense peuvent en effet provoquer, en quelques jours, une augmentation considérable de la consommation d’eau embouteillée, mettant sous pression l’ensemble de la chaîne logistique.

Le secteur appelé à revoir ses stocks avant les prochains étés

Pour Hédi Baccour, la situation de cette année doit surtout servir de signal d’alerte aux producteurs. L’épuisement des stocks dès la mi-juillet impose, selon lui, aux industriels de réfléchir à la constitution de réserves plus importantes afin d’éviter la répétition d’une crise similaire lors des prochaines années.

La question dépasse ainsi le seul été 2026. Elle renvoie à la capacité du secteur à anticiper l’évolution de la demande dans un pays confronté à des épisodes de chaleur de plus en plus importants et à une pression croissante sur ses ressources hydriques.

L’eau minérale en bouteille est ainsi devenue un révélateur supplémentaire d’une équation estivale de plus en plus difficile : lorsque la température augmente fortement, la demande progresse rapidement, tandis que les capacités de production, de stockage et de distribution doivent suivre dans des délais très courts.

L’enjeu pour les prochaines années sera donc moins de gérer les pénuries une fois qu’elles apparaissent que de parvenir à les anticiper : constituer des stocks suffisants, mieux répartir les volumes entre les régions et renforcer la coordination entre producteurs, distributeurs et autorités publiques.

L’article Pénurie d’eau minérale : Les grandes surfaces du Grand Tunis distribuent plus de 2,3 millions de bouteilles par jour est apparu en premier sur webdo.

  •  

Crédits bancaires : La hausse atteint 2,8 milliards de dinars, mais les créances gelées augmentent

Le crédit bancaire a accéléré au premier semestre 2026, avec une progression de 2,4%, équivalant à environ 2,8 milliards de dinars, contre seulement 0,9% durant la même période de 2025. Cette reprise a toutefois été accompagnée d’une hausse de 1,944 milliard de dinars des créances gelées, tandis que la progression des financements reste très concentrée sur les professionnels et ralentit nettement du côté des particuliers.

Les crédits accélèrent

Selon la note de conjoncture de la Banque centrale de Tunisie (BCT), les crédits à l’économie ont progressé de 2,4% au cours des six premiers mois de 2026.

Le rythme de croissance s’est ainsi nettement accéléré par rapport au premier semestre 2025, lorsque l’augmentation des crédits n’avait atteint que 0,9%.

En valeur, la hausse représente environ 2,8 milliards de dinars. Cette évolution traduit une reprise plus marquée de la distribution de crédits par le système bancaire, après une progression relativement limitée un an auparavant.

Mais cette augmentation globale masque des évolutions très différentes selon les catégories d’emprunteurs.

Les professionnels captent l’essentiel de la hausse

Les entreprises et autres professionnels concentrent l’essentiel de la progression enregistrée au premier semestre. Les crédits qui leur sont destinés ont augmenté de 2,199 milliards de dinars sur la période.

À l’inverse, la progression des crédits accordés aux particuliers s’est fortement ralentie. Elle n’a représenté que 108 millions de dinars, soit une contribution très limitée à l’augmentation globale des financements.

La reprise du crédit apparaît donc principalement portée par le financement de l’activité professionnelle, plutôt que par une relance du crédit aux ménages.

Une hausse des créances gelées à surveiller

L’autre élément marquant de la note de conjoncture concerne les créances gelées, dont le montant a augmenté de 1,944 milliard de dinars au cours du premier semestre.

Cette évolution constitue un point de vigilance alors que les banques augmentent parallèlement leurs financements.

La progression des crédits ne signifie donc pas automatiquement une amélioration de la qualité des portefeuilles bancaires. La hausse des créances gelées souligne au contraire l’importance du suivi des risques liés aux emprunteurs et de la capacité de remboursement des bénéficiaires de crédits.

Il convient toutefois de ne pas confondre les deux évolutions : les 2,8 milliards de dinars correspondent à la progression des crédits à l’économie, tandis que les 1,944 milliard représentent l’augmentation des créances gelées. Il s’agit de deux indicateurs distincts.

Une reprise à interpréter avec prudence

Le bilan du premier semestre présente ainsi un paysage contrasté. Le financement de l’économie retrouve un rythme de croissance plus soutenu, principalement grâce aux crédits accordés aux professionnels.

Mais cette dynamique s’accompagne d’une progression importante des créances gelées, tandis que les particuliers ne bénéficient que marginalement de l’augmentation des financements.

La tendance devra donc être suivie dans les prochains mois pour déterminer si l’accélération du crédit s’accompagne d’une amélioration durable du financement de l’économie ou d’une montée des risques dans les portefeuilles bancaires.

Lire aussi :

L’article Crédits bancaires : La hausse atteint 2,8 milliards de dinars, mais les créances gelées augmentent est apparu en premier sur webdo.

  •  
❌