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Wifak Bank : une progression de 19 % du PNB à 59,6 MDT

Wifak International Bank affiche un bénéfice de 2,2 millions de dinars (MDT) au premier semestre 2026, contre 2,1 MDT à la même période de 2025, soit une progression modeste de 1,6 %. Un résultat net en apparence tranquille, qui masque pourtant une activité en forte accélération – et un coût du risque qui grimpe.

Le produit net bancaire, lui, ne connaît pas la même retenue : il bondit de 19 % à 59,6 MDT, porté par une dynamique commerciale solide sur l’ensemble des segments islamiques. Les opérations Ijara progressent de 18 %, le portefeuille Mourabaha de 8 %, et les opérations Wakala Bel Istithmar s’envolent de 69 %. Des performances qui témoignent d’un appétit croissant pour les produits de finance islamique sur le marché tunisien.

L’ombre au tableau vient du coût du risque, en hausse de 40 % à 11,2 millions de dinars. Cette dégradation s’explique principalement par le doublement des dotations aux provisions sur créances additionnelles, un signal que la qualité du portefeuille mérite surveillance, dans un contexte économique qui reste sous pression.

Bonne nouvelle en revanche sur le front de la notation : Fitch Ratings a relevé la note de Wifak Bank à BBB avec perspectives stables, soit une progression de deux crans. Une reconnaissance externe qui renforce la crédibilité de l’établissement et pourrait faciliter ses levées de fonds futures.

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Attijari bank dégage un bénéfice de 123 MDT au premier semestre

Au terme des six premiers mois de 2026, Attijari bank a réalisé un bénéfice de 123 millions de dinars (MDT), contre 116,2 MDT pour la même période 2025, ce qui correspond à 5,9 % de progression.

Le résultat d’exploitation a progressé de 2,3 % sur la période, à 170,9 MDT. Selon le management de la banque, le premier semestre 2026 a été caractérisé par la hausse du coût du risque de 33 % à près de 22 MDT contre seulement 13,2 MDT au cours de la même période en 2025.

Pour leur part, les dotations nettes aux provisions sur créances douteuses ont pratiquement doublé comparées au premier semestre 2025, à 16,7 MDT.

Sur les six premiers mois de cette année, Attijari bank a dégagé un produit net bancaire de 374,7 MDT, en hausse de 5,1 % sur un an.

La hausse du PNB a été portée par la progression de 57 % des revenus du portefeuille d’investissement, qui se sont élevés à plus de 145 MDT contre 92,7 MDT en juin 2025.

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IA open source/Nvidia: 14 milliards de dollars pour racheter Hugging Face

Nvidia serait en passe de conclure l’acquisition de Hugging Face, l’une des principales plateformes mondiales consacrées aux modèles et aux outils d’intelligence artificielle. L’opération pourrait être finalisée dès cette semaine pour une valeur d’environ 12,9 milliards de dollars, à laquelle s’ajouterait un programme de fidélisation pouvant atteindre 1 milliard de dollars pour les salariés de la startup. Aucun accord définitif n’aurait toutefois encore été signé.

Créée en 2016, Hugging Face s’est rapidement imposée comme une référence dans l’IA open source. Sa plateforme rassemble des modèles, des jeux de données et des outils permettant aux développeurs de concevoir, entraîner et déployer des applications d’intelligence artificielle. La startup revendique ainsi une importante communauté de développeurs et d’utilisateurs à travers le monde.

Pour Nvidia, ce rachat permettrait d’aller au-delà de son activité historique de fabricant de puces. Le groupe cherche désormais à renforcer l’ensemble de son écosystème IA, des infrastructures informatiques aux logiciels et aux modèles. L’intégration de Hugging Face lui offrirait notamment un accès privilégié à une vaste communauté de développeurs et aux technologies open source utilisées dans l’IA.

Nvidia connaît déjà bien la startup. Le groupe avait participé à sa levée de fonds de 235 millions de dollars en 2023, opération qui avait porté sa valorisation à 4,5 milliards de dollars. Nvidia aurait ensuite proposé en 2025 d’investir 500 millions de dollars sur la base d’une valorisation de 7 milliards de dollars, une offre qui aurait été rejetée.

Une acquisition stratégique

Le projet intervient alors que Nvidia multiplie les investissements pour consolider sa position dans l’intelligence artificielle. Face à la montée en puissance d’acteurs comme OpenAI et Anthropic, le fabricant de puces cherche à contrôler davantage de briques technologiques de la chaîne de valeur.

L’opération pourrait ainsi atteindre près de 14 milliards de dollars en incluant le dispositif destiné aux salariés. Elle reste toutefois conditionnée à la conclusion d’un accord définitif et pourrait encore évoluer, voire ne pas aboutir.

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BAD: un programme d’inclusion financière pour 34 000 entreprises dirigées par des femmes

La Banque africaine de développement et le groupe AXIAN passent à l’action avec le lancement d’un vaste programme d’inclusion financière destiné à plus de 34 000 entreprises dirigées par des femmes, réparties dans cinq pays africains.

En dépit de son potentiel de développement, l’entrepreneuriat féminin en Afrique souffre d’un accès au financement limité. Il s’agit du principal frein pour les entreprises africaines gérées par des femmes, avec un manque à gagner estimé à 49 milliards de dollars. Le programme, adossé aux initiatives AFAWA de la BAD et We-Fi, mobilise les plateformes de services financiers numériques du groupe AXIAN, Mixx et MVola.

Deux volets: financement et formation

Concrètement, 34 000 micro, petites et moyennes entreprises à Madagascar, en Tanzanie et au Sénégal bénéficieront de produits financiers numériques taillés sur mesure. Un second volet, élargi au Togo et aux Comores, formera 25 000 femmes à la gestion financière, aux compétences numériques et à l’entrepreneuriat. Paiement mobile, prêt numérique et scoring alternatif de solvabilité doivent permettre de toucher un public longtemps resté à l’écart du système bancaire classique.

Ce partenariat s’ajoute à un prêt de 160 millions de dollars déjà accordé par la BAD à AXIAN Telecom début 2025, qui incluait un volet dédié à 22 000 entrepreneures malgaches.

Pour les fintechs et acteurs du financement numérique en Afrique du Nord, ce type de programme confirme l’appétit croissant des bailleurs pour les modèles de scoring alternatif et de crédit mobile ciblant les femmes entrepreneures. Les porteurs de projets tunisiens actifs sur l’inclusion financière ou la banque numérique peuvent identifier des passerelles avec AFAWA et We-Fi, deux guichets encore sous-exploités par l’écosystème local.

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Inscription au registre des experts d’assurance : la nouvelle procédure entre en vigueur

Depuis le 1er septembre 2026, les personnes souhaitant s’inscrire au Registre des experts d’assurance et des commissaires d’avaries doivent obligatoirement déposer leur demande en ligne. La Fédération tunisienne des sociétés d’assurances (FTUSA) ne prend désormais plus en compte les dossiers transmis par d’autres canaux.

Le dépôt se fait exclusivement à travers un formulaire électronique mis à disposition sur le site de la FTUSA. Les candidats doivent donc utiliser la plateforme dédiée pour transmettre leur dossier d’inscription. Cette évolution concerne les personnes souhaitant intégrer le Registre des experts d’assurance et des commissaires d’avaries. Pour déposer une demande, il faut accéder au formulaire dédié disponible sur le site officiel de la FTUSA. La nouvelle procédure est effective depuis le 1er septembre 2026. Tout dossier envoyé par une autre voie après cette date ne sera pas traité par la fédération.

Pour les professionnels concernés, le changement est donc concret: le dépôt physique ou par tout autre canal n’est plus accepté et la démarche doit désormais être effectuée entièrement par voie électronique.

Le formulaire de dépôt est accessible sur le site de la FTUSA.

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Coopération international/Export: la piste autrichienne gagne en crédibilité

Entreprises tunisiennes et autrichiennes se retrouveront le mardi 29 septembre à Tunis, à l’occasion d’un forum d’affaires bilatéral doublé de rencontres B2B. Ce rendez-vous est organisé à l’initiative de Conect International, du Bureau économique autrichien et de l’ambassade d’Autriche à Tunis.

Il s’inscrit dans le cadre de la visite officielle en Tunisie du ministre autrichien de l’Économie, de l’Énergie et du Tourisme, Wolfgang Hattmannsdorfer. L’objectif est d’ouvrir de nouvelles pistes de coopération entre opérateurs tunisiens et autrichiens à travers des rencontres bilatérales et des séances de networking.

333 millions d’euros d’échanges commerciaux en 2025

Les échanges commerciaux entre les deux pays ont avoisiné les 333 millions € en 2025, dont 245 millions € de produits tunisiens destinés à l’Autriche et seulement 88 millions d’euros dans l’autre sens. Il s’agit d’un déséquilibre net en faveur de la Tunisie. La délégation autrichienne entend, ainsi, mettre en avant des priorités sectorielles bien identifiées: énergie, gaz, hydrogène, eau, environnement, infrastructures, industrie et machines, mais aussi automobile, mobilité et sécurité.

Au menu des discussions: partenariats industriels, transferts technologiques, sous-traitance et projets conjoints, avec un accent particulier sur les énergies renouvelables, l’hydrogène vert et les technologies environnementales.

Pour les PME tunisiennes des secteurs énergétique et industriel, ce forum offre un accès direct à des partenaires autrichiens en recherche de sous-traitants et de projets communs, une opportunité à saisir alors que la balance commerciale reste largement excédentaire côté tunisien.

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Fiscalité: les 4 dates à retenir en septembre 2026

Le mois de septembre compte plusieurs échéances fiscales importantes pour les particuliers et les entreprises. Selon le calendrier publié par la Direction générale des impôts (DGI), les contribuables doivent notamment respecter des délais pour leurs déclarations mensuelles et le paiement du deuxième acompte provisionnel.

Pour les personnes physiques, le délai de dépôt de la déclaration mensuelle est fixé au 15 septembre 2026. Le 25 septembre correspond ensuite à la date de dépôt de la déclaration du deuxième acompte provisionnel.

Du côté des personnes morales, les entreprises adhérentes au système de télé-déclaration et de paiement de la taxe à distance doivent déposer leur déclaration mensuelle au plus tard le 21 septembre 2026. Pour les autres personnes morales, l’échéance est fixée au 28 septembre.

Le 28 septembre marque également la date limite pour le dépôt de la déclaration du deuxième acompte provisionnel des personnes morales.

La DGI précise que ces dates correspondent au dernier jour du délai légal. Elle recommande ainsi d’effectuer les démarches avant l’échéance afin d’éviter l’encombrement des centres des recettes des finances et une éventuelle surcharge du système informatique.

 

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Elon Musk, le AI Act de l’UE et le milliard de robots humanoïdes opérationnels en dix ans

Elon Musk a appelé les gouvernements du G20 à adopter une approche beaucoup plus souple face au développement de l’intelligence artificielle. Invité à intervenir par visioconférence lors du G20 Innovation Ministerial, organisé les 1e et 2 septembre à Chapel Hill, en Caroline du Nord, le patron de SpaceX et Tesla a défendu l’idée que les nouvelles technologies devraient être considérées comme autorisées par défaut.

Selon Musk, une réglementation trop lourde risque de freiner l’innovation alors que les entreprises technologiques cherchent encore à exploiter les possibilités offertes par l’IA. Il a notamment critiqué le modèle européen, qu’il considère comme particulièrement contraignant. Cette position rejoint celle défendue par l’administration américaine durant la réunion du G20, à travers les «Carolina Principles», qui préconisent de réserver les nouvelles réglementations aux situations véritablement inédites.

Une opposition croissante entre Washington et Bruxelles

Ce débat intervient alors que l’Union européenne poursuit la mise en œuvre de son AI Act, présenté comme le premier cadre juridique complet consacré à l’intelligence artificielle. Depuis le 2 août 2026, la Commission européenne applique notamment de nouvelles obligations concernant les modèles d’IA à usage général et la transparence. Bruxelles a également sollicité plus de 30 entreprises du secteur afin d’obtenir des informations sur leurs pratiques en matière de sécurité, de cybersécurité et de respect du droit d’auteur.

Au-delà de la réglementation, Musk a également insisté sur un autre défi majeur: l’énergie. Selon lui, l’essor rapide de l’IA et des robots humanoïdes pourrait provoquer une forte hausse de la demande d’électricité, notamment pour alimenter les centres de données. Il estime par ailleurs que jusqu’à 1 milliard de robots humanoïdes pourraient être opérationnels dans le monde au cours de la prochaine décennie, avec une productivité potentiellement supérieure à celle des travailleurs humains.

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Banques tunisiennes: la solvabilité au rendez-vous, l’accès au financement fait défaut

Réunis le 27 août au siège de la Banque centrale sous la présidence du gouverneur, les membres du Comité de surveillance macro-prudentielle et de gestion des crises financières au sein de la BCT ont fait le point sur l’état du système financier tunisien. Cette instance a pour mission de suivre en continu les risques qui pèsent sur la stabilité financière du pays.

Dans un climat mondial marqué par une montée des incertitudes géopolitiques et économiques, les banques tunisiennes tiennent bon. Le ratio de solvabilité moyen s’établit à 15,2%, celui des fonds propres de base (Tier 1) à 12,2%, ce qui laisse une marge de fonds propres jugée appréciable de 5 points. La liquidité du secteur est restée à un niveau jugé satisfaisant sur l’ensemble du premier semestre.

Seul bémol, la dynamique de financement: sur les six premiers mois de l’année, l’encours des crédits n’a progressé que de 1,3%, plombé par une demande atone des ménages comme des entreprises. Autre signal à surveiller, la qualité du portefeuille qui se dégrade légèrement: les créances non performantes sont passées de 14,9% fin 2025 à 15,1% à fin juin. Les autorités financières disent maintenir une vigilance particulière pour continuer à financer l’économie sans fragiliser la stabilité du système.

Un accès au financement toujours compliqué pour les PME

Une croissance du crédit limitée à 1,3% traduit un accès au financement toujours compliqué pour les PME et les porteurs de projets, malgré des banques globalement bien capitalisées. Dans ce contexte, les entrepreneurs ont intérêt à muscler leurs dossiers et à diversifier leurs sources de financement; capital-investissement, financement participatif, lignes de crédit APIA ou BFPME, plutôt que de compter uniquement sur le canal bancaire classique pour financer leur croissance.

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La France alourdit la facture de Shein et Temu jusqu’à 19,50 €

La France vient de mettre en place un nouveau malus visant la mode ultra-éphémère, un dispositif qui concerne notamment le modèle de plateformes comme Shein et Temu. Entré en vigueur le 1er septembre 2026, il vise les produits associés à une très faible incitation à la réparation et à des marques proposant une très large gamme de produits.

Le montant est appelé à augmenter progressivement. En 2026, le malus peut atteindre 12 € par produit. Son plafond montera ensuite pour atteindre 19,50 € en 2030. Il peut représenter jusqu’à 50% du prix du produit, dans la limite du plafond prévu.

Le dispositif ne signifie pas qu’un consommateur paiera automatiquement 19,50 € supplémentaires sur chaque article Shein ou Temu. Il s’agit d’une contribution environnementale appliquée aux producteurs, dont le montant dépend des caractéristiques et des pratiques commerciales associées aux produits. Pour les plateformes de mode ultra-éphémère, l’enjeu est donc aussi économique: le coût de leur modèle commercial augmente sur le marché français, alors que les autorités cherchent à favoriser des produits plus durables et davantage réparables.

La France devient ainsi l’un des premiers marchés à appliquer concrètement un mécanisme financier ciblant les pratiques de la mode ultra-éphémère.

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Volkswagen prépare un nouveau choc industriel… Détails

Volkswagen prépare une nouvelle étape majeure de sa restructuration. Le constructeur allemand prévoit de mettre fin à la production dans quatre de ses sites en Allemagne entre 2031 et 2034, selon un document interne destiné au conseil de surveillance et révélé par le média économique allemand WirtschaftsWoche. Le projet concerne les usines d’Emden et de Zwickau en 2031, Hanovre en 2032 et Neckarsulm en 2034.

Le calendrier n’est toutefois pas encore une décision définitive de fermeture. Le conseil de surveillance de Volkswagen doit examiner le plan lors de sa réunion prévue vendredi 4 septembre. Interrogé sur le contenu du document, le groupe n’a pas souhaité commenter les documents internes du conseil de surveillance.

Cette annonce intervient alors que Volkswagen cherche à réduire ses coûts et ses capacités industrielles face à un marché automobile plus concurrentiel, notamment sous la pression des constructeurs chinois. Dans un entretien publié en août par plusieurs sources, le patron du groupe, Oliver Blume, avait déjà reconnu que Volkswagen ne voyait pas, à ce stade, de niveau de production suffisamment compétitif pour Emden, Hanovre, Zwickau et Neckarsulm durant les années 2030. Il avait également évoqué un besoin de réduire de plus de 500.000 véhicules par an les surcapacités du groupe en Europe. À cette date, il affirmait néanmoins qu’aucune fermeture précise n’avait encore été décidée. Le nouveau document rapporté par WirtschaftsWoche marque donc un changement de niveau: il ne s’agit plus seulement d’identifier des sites sous pression, mais de fixer un calendrier de sortie de production. Pour Volkswagen, l’enjeu est aussi financier. Le groupe vise plus de 6 milliards d’euros d’économies nettes annuelles d’ici à 2030. En parallèle, environ 50.000 suppressions de postes en Allemagne ont été convenues à l’échelle de Volkswagen, Audi, Porsche et CARIAD, dont 35.000 chez Volkswagen AG.

Que deviendraient les sites?

Les quatre usines concernées représentent environ 40 000 emplois, selon des informations rapportées par la presse allemande. Plusieurs productions pourraient être progressivement transférées vers d’autres sites européens plus compétitifs, notamment en République tchèque, en Slovaquie et en Pologne.

Le cas de Zwickau et d’Emden est particulièrement symbolique. Les deux sites ont été convertis à la production de véhicules électriques, mais Volkswagen y fait déjà face à des capacités excédentaires. Le groupe a notamment réduit la production sur ces sites afin de répondre à une demande insuffisante. Le constructeur ne cherche donc pas uniquement à réduire ses effectifs: il veut aussi revoir l’organisation de son appareil industriel. Son plan prévoit notamment de ramener ses capacités mondiales autour de 9 millions de véhicules par an, contre un niveau supérieur auparavant, tout en simplifiant fortement sa gamme de modèles. Pour les salariés et les régions concernées, le calendrier ouvre désormais une longue période d’incertitude. Pour Volkswagen, il traduit surtout un changement de stratégie: adapter son empreinte industrielle à des volumes plus faibles, réduire ses coûts et concentrer ses investissements sur les activités jugées les plus compétitives.

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Crédit «sur l’honneur»: la BCT fixe les nouvelles règles du jeu

La Banque centrale de Tunisie (BCT) vient de fixer les règles que les banques devront appliquer pour accorder les crédits et financements de petite taille «sur l’honneur». Le changement le plus concret concerne la procédure: les demandes devront obligatoirement être déposées via une plateforme électronique dédiée à chaque banque, à partir du 1er octobre 2026.

Le nouveau dispositif s’appuie sur le décret n°148 de 2026, qui encadre les conditions d’octroi de ces financements. Pour le demandeur, le dépôt en ligne devient donc le seul canal accepté. Une demande transmise par un autre moyen ne sera pas prise en compte.

La plateforme devra automatiquement fournir au client un accusé indiquant la date et l’heure du dépôt, avec un horodatage électronique. Cet élément servira notamment à déterminer l’ordre de traitement des demandes et à calculer les délais de décision prévus par la réglementation.

Autre point important pour les entrepreneurs: avant de débloquer un financement relevant de ce dispositif, la banque devra consulter la Centrale d’information de la BCT afin de vérifier que le demandeur ne dispose pas déjà d’un crédit du même type qui n’a pas été entièrement remboursé.

Les petites entreprises sont directement concernées

Le dispositif couvre notamment les petits projets, les micro, petites et moyennes entreprises ainsi que les sociétés communautaires, selon les catégories prévues dans le texte. Un petit projet est défini comme un projet dont l’investissement cumulé ne dépasse pas 150.000 dinars. Pour les petites ou moyennes entreprises, le montant d’investissement pris en compte peut aller jusqu’à 15 millions de dinars, fonds de roulement compris.

Pour les banques, la BCT impose également un suivi régulier: elles devront transmettre chaque mois des données sur les financements accordés, leur répartition par gouvernorat ainsi que les montants déjà récupérés et ceux restant à recouvrer.

Le texte marque ainsi une étape supplémentaire dans la formalisation et la digitalisation du financement «sur l’honneur», avec un enjeu très concret pour les porteurs de petits projets: préparer leurs demandes pour un dépôt exclusivement en ligne et tenir compte du contrôle préalable de leurs engagements bancaires.

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L’APIA sort le chéquier pour Bizerte, La Manouba et Sfax, plus de 19 millions de dinars

Le Comité national d’octroi des avantages, rattaché à l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA), s’est réuni ce mardi pour sa huitième session ordinaire de 2026. Résultat: une série de projets approuvés à Bizerte, La Manouba et Sfax, pour une enveloppe totale de 19,6 millions de dinars.

D’après l’agence, cette dotation ira exclusivement au renforcement des flottilles de pêche maritime et à l’amélioration des rendements agricoles, deux filières que l’APIA continue de placer en tête de ses priorités cette année.

Un volet dédié aux jeunes promoteurs ruraux

Le comité n’a pas limité son action au soutien des exploitations existantes. Il a également validé une ligne de crédits fonciers bonifiés de 337,8 mille dinars, destinée aux jeunes entrepreneurs pour financer l’acquisition de parcelles agricoles dans les gouvernorats du Kef et de Kasserine, sur une superficie totale de 14,2 hectares. Un mécanisme pensé pour ancrer durablement une nouvelle génération d’exploitants dans les régions intérieures du pays.

Pour les jeunes diplômés agronomes et les porteurs de projets ruraux, ce type de financement foncier bonifié reste une des rares portes d’entrée accessibles vers la propriété agricole. Du côté des filières pêche et agriculture à Bizerte, La Manouba et Sfax, les fournisseurs d’équipements et les prestataires techniques doivent suivre de près l’exécution de ces projets, souvent porteurs de commandes locales dans leur sillage.

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Starman Optical rachète GoPro pour 285 millions de dollars

GoPro change de cap. Le fabricant américain de caméras d’action a conclu un accord définitif de fusion avec Starman Optical, entreprise spécialisée dans les technologies optiques et photoniques.

L’opération valorise GoPro à 285 millions de dollars et prévoit le versement de 1,14 dollar par action aux actionnaires.

L’offre représente une prime de 29,5 % par rapport au dernier cours de clôture de GoPro avant l’annonce. À l’issue de la transaction, les actionnaires actuels du groupe conserveront environ 10 % du capital de la nouvelle entité.

Une opération pour assainir les finances

L’acquisition doit également permettre à GoPro de réduire fortement son endettement. La société affiche actuellement une dette d’environ 92 millions de dollars, qui doit être intégralement remboursée au moment de la finalisation de la fusion.

La nouvelle structure devrait ainsi disposer d’une situation financière nettement plus solide pour financer son développement et accompagner son repositionnement stratégique.

De l’électronique grand public aux infrastructures IA

L’intérêt de l’opération dépasse toutefois la seule activité historique de GoPro. Starman Optical apporte un savoir-faire dans les technologies capables de transformer les données informatiques en signaux lumineux afin de permettre leur transmission à très haut débit via des réseaux en fibre optique.

Cette expertise pourrait ouvrir à la nouvelle entité des débouchés dans les infrastructures nécessaires au développement de l’intelligence artificielle. Les marchés commerciaux, gouvernementaux et de défense figurent également parmi les secteurs ciblés.

GoPro prévoit néanmoins de poursuivre ses activités traditionnelles. Ses caméras destinées au grand public, ainsi que ses offres d’abonnement et ses services cloud, doivent continuer à être développés. L’opération apparaît ainsi comme une tentative de combiner l’activité historique de GoPro avec un nouveau positionnement sur les technologies liées à l’IA et aux infrastructures optiques.

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Phosphate : le potentiel de Kasserine est confirmé

L’australien PhosCo enchaîne les bonnes nouvelles sur son projet Gasaat à Kasserine. Les cinq premiers forages menés dans la zone KH viennent tous de recouper une minéralisation phosphatée significative, avec un résultat qui se démarque : 19,4 mètres à 20,66 % de P₂O₅, dont une section de 9 mètres grimpant jusqu’à 24,21 %.

Ces chiffres viennent s’ajouter à un inventaire qui affichait déjà, en mai dernier, 166,6 millions de tonnes à une teneur moyenne de 20,6 % de P₂O₅ sur l’ensemble du projet. Autre atout pour KH : sa proximité avec le site pressenti pour l’usine de traitement, à seulement 3,5 kilomètres, combinée à une minéralisation tabulaire jugée facile à exploiter. De quoi renforcer, selon la société, les perspectives économiques de Gasaat comme futur projet phosphatier de grande envergure.

Objectif : une filière intégrée jusqu’à l’engrais

PhosCo ne vise pas la simple extraction. L’entreprise veut bâtir à Gasaat une chaîne intégrée allant jusqu’à la production d’engrais, en s’appuyant sur l’atout que représente la localisation tunisienne, à deux pas des grands clients européens et du bassin méditerranéen. Sur le volet traitement, des essais sur le minerai de KM ont donné des concentrés à 31,4 % de P₂O₅, avec des rendements de récupération allant de 75,1 % à 83,7 %, avec un procédé de flottation simplifié qui a été identifié pour réduire les coûts futurs.

Le projet reste toutefois en phase d’exploration : ces volumes ne constituent pas encore des réserves exploitables, et une étude économique préliminaire est attendue au troisième trimestre 2026.

Pour les investisseurs qui suivent la relance de la filière phosphatière tunisienne, chaque nouveau forage positif rapproche Gasaat du statut de projet minier de référence dans la région. Les acteurs tunisiens de la sous-traitance minière et du BTP ont intérêt à se positionner dès maintenant, avant que l’étude économique du T3 2026 ne clarifie le calendrier de mise en production.

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Le géant philippin des ports ICTSI renforce sa présence en Afrique avec le rachat de TLG

Le groupe portuaire philippin International Container Terminal Services Inc. (ICTSI) accélère son expansion en Afrique. Il a signé un accord pour acquérir 100% de TLG Acquisition Holdings (TLG), un opérateur de services portuaires et logistiques actif en Afrique du Sud, au Mozambique et en Namibie. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé. L’opération reste soumise aux autorisations réglementaires.

L’acquisition permet surtout à ICTSI de diversifier ses activités. TLG intervient dans la manutention de marchandises en vrac, notamment les produits agricoles et miniers, mais aussi dans le transport et la logistique. Ses opérations couvrent plusieurs corridors reliant les zones de production aux ports d’Afrique australe.

Un réseau africain qui s’élargit

ICTSI est déjà présent sur plusieurs marchés du continent. Le groupe exploite notamment des terminaux au Nigeria, au Cameroun, en République démocratique du Congo, à Madagascar et en Afrique du Sud. Depuis janvier 2026, il opère également dans le Pier 2 du Durban Container Terminal, dans le cadre d’un partenariat de 25 ans avec Transnet, l’opérateur public sud-africain.

Avec TLG, ICTSI renforce donc son accès aux flux commerciaux d’Afrique australe tout en ajoutant à son portefeuille une expertise dans des cargaisons qui dépassent le transport conteneurisé. Cette expansion intervient alors que le groupe affiche de solides performances. Au premier semestre 2026, ICTSI a enregistré 1,92 milliard de dollars de revenus, en hausse de 27%, tandis que son bénéfice net a atteint 589,98 millions de dollars, soit une progression de 22% sur un an.

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Huile d’olive: la filière oléicole se mobilise à Sfax pour passer du vrac au premium

Sfax se prépare à accueillir, du 23 au 25 octobre, un rendez-vous à la fois économique, scientifique, touristique et culturel autour de la valorisation et de la commercialisation de l’huile d’olive tunisienne. Cette initiative est portée par l’association Tunisie Zaytouna, épaulée par plusieurs partenaires tunisiens et étrangers.

L’ambition affichée est claire: donner plus de valeur ajoutée au produit et gagner du terrain sur les marchés internationaux, avec un accent particulier mis sur les appellations d’origine contrôlée comme outil de reconnaissance.

Il est essentiel pour la filière de mettre en place une feuille de route concrète, en puisant dans ce qui a fait ses preuves ailleurs dans le monde. Le produit tunisien jouit, en effet, d’une réputation solide, mais reste très largement écoulé sans conditionnement et seuls 14% des volumes exportés le sont sous forme embouteillée.

Trois jours entre science, terrain et gastronomie

Le programme s’étale sur trois jours. Le 23 octobre, un colloque scientifique réunira experts et délégations françaises, japonaises et allemandes autour de l’impact des AOC. Le lendemain, place au terrain avec la «route de l’olivier», de la cueillette au pressage jusqu’aux techniques modernes de production. La clôture, le 25, sera consacrée aux bienfaits nutritionnels du produit et à sa place dans la gastronomie tunisienne et arabe, autour d’un petit-déjeuner traditionnel. Le comité de jumelage Grenoble-Sfax figure parmi les soutiens de la manifestation.

Avec seulement 14% de ses exportations conditionnées, la filière oléicole tunisienne dispose d’une marge de progression considérable sur le conditionnement et le marketing de marque, deux segments où la valeur ajoutée reste largement captée à l’étranger aujourd’hui. Les entrepreneurs positionnés sur la mise en bouteilles, l’export sous AOC ou le développement de marques premium ont donc tout intérêt à suivre de près les retombées de ce rendez-vous.

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Pêche: les exportations tunisiennes progressent, mais…

Les exportations tunisiennes de produits de la pêche ont progressé au premier semestre 2026, aussi bien en volume qu’en valeur. Près de 14.000 tonnes ont été exportées pour une valeur de 329 millions de dinars, contre 13.600 tonnes et 323 millions de dinars sur la même période de 2025. Cela représente une hausse de 2,9% des quantités et de 1,9% de la valeur, selon les données de l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri).

Cette progression reste toutefois à relativiser: le prix moyen à l’exportation a diminué de 1,3%, passant de 23,8 à 23,5 dinars le kilogramme. Autrement dit, la hausse des recettes repose davantage sur l’augmentation des volumes exportés que sur une amélioration de la valorisation des produits. Les poissons constituent de loin la principale catégorie exportée. Ils représentent 7.300 tonnes, soit 50,3% des volumes exportés durant les six premiers mois de 2026. Viennent ensuite les conserves et semi-conserves, avec 3.300 tonnes, soit 22,7%, puis les crustacés, à 2.900 tonnes (20%). Les mollusques ferment la marche avec une part de 6,9%.

Cette structure montre le poids des produits de la mer à plus forte demande sur les marchés extérieurs, mais aussi l’importance des activités de transformation dans la chaîne de valeur, notamment pour les conserves et semi-conserves.

Les produits tunisiens de la pêche ont été exportés vers plus de 37 destinations au premier semestre 2026. L’Italie arrive largement en tête, représentant 37% de la valeur des exportations. L’Espagne suit avec 12%, devant la Libye (11%) et l’Algérie (10%). À elles quatre, ces destinations concentrent donc 70% de la valeur exportée, ce qui souligne le poids des marchés méditerranéens dans les débouchés de la filière tunisienne.

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Anthropic: 35 milliards $ pour un nouveau contrat de cloud computing

Anthropic accélère ses investissements dans les infrastructures nécessaires au développement de ses modèles d’intelligence artificielle. L’entreprise à l’origine de Claude aurait conclu un accord de cloud computing de 35 milliards de dollars avec Lambda, fournisseur d’infrastructures soutenu notamment par Nvidia, selon une source proche du dossier citée par Reuters.

L’accord concerne un centre de données actuellement en construction dans le comté de Nueces, au Texas. L’installation, développée par Hut 8, doit disposer d’une puissance de 350 MW et accueillir des équipements Nvidia destinés à fournir à Anthropic les capacités de calcul nécessaires à ses activités.

Lambda doit notamment déployer les processeurs du fabricant américain afin de permettre à Anthropic d’entraîner et d’exploiter ses modèles, dont Claude, ainsi que ses différentes applications.

Nvidia au cœur de la course aux capacités de calcul

L’opération illustre la place grandissante de Nvidia dans l’organisation de l’écosystème de l’IA. D’après le Wall Street Journal, le groupe américain détiendrait lui-même le bail du centre texan. Lambda, dans lequel Nvidia a investi, y installerait ensuite les puces acquises auprès du fabricant.

Le groupe de Sam Altman n’est pas le seul à multiplier les accords pour répondre à l’explosion des besoins informatiques. Anthropic a récemment conclu avec Nscale un contrat évalué à 45 milliards de dollars sur six ans pour accéder à des capacités de calcul en Virginie-Occidentale. Cette infrastructure doit fournir jusqu’à 460 MW de puissance et s’appuyer notamment sur les puces Vera Rubin de Nvidia.

Pour Anthropic, l’enjeu est désormais de disposer rapidement d’une puissance informatique suffisante pour accompagner la progression de ses services. La demande augmente notamment autour de Claude Code, son outil destiné aux développeurs. Ces contrats géants montrent que la compétition entre acteurs de l’IA ne se joue plus uniquement sur les modèles, mais aussi sur l’accès aux centres de données, aux puces et à l’énergie nécessaires pour les faire fonctionner.

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TAV Tunisie décroche son sésame pour l’Europe

TAV Tunisie franchit une étape réglementaire clé. L’opérateur des aéroports d’Enfidha-Hammamet et de Monastir vient d’obtenir la certification européenne RA3 (Regulated Agent Third Country), un feu vert de sûreté qui dispense désormais son fret de tout contrôle supplémentaire une fois arrivé sur le sol européen. La reconnaissance court jusqu’à l’été 2029 et s’applique aux opérations de manutention et de stockage assurées sur la plateforme cargo d’Enfidha-Hammamet.

Concrètement, les marchandises tunisiennes ainsi certifiées gagnent du temps sur toute la chaîne logistique, un vrai gain pour les compagnies aériennes et les opérateurs partenaires. Trois transporteurs exploitent déjà ce nouveau cadre grâce à leur statut ACC3: la tunisienne Cargo Wings Express, et les polonaises SprintAir Cargo et Sprint Air. D’autres compagnies sont actuellement en cours de validation, ce qui laisse présager un élargissement rapide de l’offre cargo au départ d’Enfidha.

Pour TAV Tunisie, cette certification couronne le travail engagé pour aligner les standards de sûreté de la plateforme sur les exigences européennes et ouvre de nouvelles perspectives pour le fret aérien tunisien.

Une très bonne nouvelle pour l’export

Pour les exportateurs tunisiens, notamment dans l’agroalimentaire, le textile ou l’électronique, cette certification réduit un vrai point de friction logistique vers l’Europe. Les entrepreneurs qui exportent des produits à forte valeur ajoutée ou périssables ont donc intérêt à explorer dès maintenant les nouvelles liaisons cargo qui s’ouvrent depuis Enfidha, plutôt que de rester dépendants des seuls circuits historiques via Tunis-Carthage.

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