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Ghardimaou | Arrestation d’un dealer recherché dans 17 affaires

Les unités sécuritaires de la brigade de secours et la police judiciaire de Ghardimaou à Jendouba ont arrêté un individu classé « dangereux », faisant l’objet de 17 mandats de recherche.

Ce dernier est recherché pour trafic de drogues, vol, braquage et agression, indique une source sécuritaire citée par Jawhara FM ce mercredi 2 septembre 2026.

La même source a ajouté que l’opération a été menée au terme d’une embuscade planifiée, en coordination avec le parquet près le tribunal de première instance de Jendouba, et les forces de l’ordre ont effectué une descente à l’aube de ce mercredi ayant permis l’arrestation du suspect.

L’intervention a également permis la saisie d’une quantité importante de résine de cannabis, de téléphones portables ainsi que d’une somme d’argent issue du trafic.

Y. N.

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Tunis | Grandes surfaces : Injection quotidienne de 2,3 millions de bouteilles d’eau minérale

Afin de répondre à une pression sans précédent sur le marché, près de 2,3 millions de bouteilles d’eau minérale sont désormais distribuées chaque jour dans les grandes surfaces du Grand Tunis.

C’est du moins, ce qu’annonce Hedi Baccour, président de la Chambre syndicale des grandes surfaces commerciales, dans une déclaration accordée à Mosaïque FM, ce mercredi 2 septembre 2026.

Cette mesure exceptionnelle vise à désamorcer les tensions d’approvisionnement, alors que les hypermarchés représentent habituellement uniquement 5 % de la consommation nationale d’eau embouteillée.

Cette forte demande s’inscrit dans un contexte particulièrement tendu rappelle Hedi Baccour, qui a en effet révélé que le stock régulateur national, qui compte habituellement entre 40 et 50 millions de bouteilles, a été entièrement épuisé avant la mi-juillet 2026. Face à cette situation critique, les producteurs prévoient de revoir à la hausse le volume de ce stock stratégique pour prévenir d’éventuelles pénuries lors des prochaines années.

Pour rappel, la régulation des circuits de distribution sur l’ensemble du territoire national a d’ailleurs été au cœur d’une récente réunion de travail entre les professionnels du secteur et le ministère du Commerce, afin d’assurer un approvisionnement équilibré dans toutes les régions du pays.

Y. N.

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Jardins d’enfants publics inclusifs | Inscriptions ouvertes pour l’année 2026-2027

​Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées a annoncé l’ouverture des inscriptions pour la nouvelle année éducative à partir du mercredi 2 septembre 2026.

La rentrée officielle dans ces établissements est fixée au mardi 15 septembre 2026, précise le ministère, en appelant les parents souhaitant inscrire leurs enfants à se rendre auprès des commissariats régionaux chargés des affaires de la femme et de la famille pendant les horaires administratifs.

La même source a également présenté la grille tarifaire qui s’établit comme suit :

  • ​Frais d’inscription annuelle : 30 DT
  • ​Cotisation mensuelle : 50 DT
  • ​Assurance par enfant : 5 DT

​Notons que l’accès est toutefois totalement gratuit pour enfants issus de familles pauvres ou à faible revenu, les enfants sans soutien familial, ceux en situation de handicap, les enfants porteurs de troubles du spectre de l’autisme ainsu que les bénéficiaires du programme national de promotion de la petite enfance.

​La liste complète des jardins d’enfants publics inclusifs concernés est consultable via le lien mis à disposition par le ministère.

Y. N.

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Accidents de la route : moins d’accidents, mais davantage de décès

Le nombre de décès causés par les accidents de la route a augmenté de 9,12 pc, tandis que le nombre total d’accidents enregistrés a diminué de 17,65 pc, au cours des huit premiers mois de 2026, jusqu’au 31 août, par rapport à la même période de 2025
Selon les statistiques de l’Observatoire national de la sécurité routière (ONSR), les accidents de la route ont coûté la vie à 897 personnes entre le 1er janvier et le 31 aout 2026. 822 personnes ont trouvé la mort dans la même période de l’année 2025.
En revanche, le nombre d’accidents a enregistré une baisse, passant de 3746 à 3085, soit un recul de 17,65 pc.
Le nombre de blessés a également diminué de 18,72 pc, avec 4967 blessés recensés durant les huit premiers mois de 2026, contre 4037 au cours de la même période de l’année précédente.
Les statistiques de l’ONSR montrent par ailleurs que le manque de vigilance constitue la première cause des accidents de la route, avec 29,11 pc des cas, suivi par l’excès de vitesse, qui représente 22,5 pc des causes.

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Qui est Dewi van de Weerd, la nouvelle ambassadrice des Pays-Bas en Tunisie?

Dewi van de Weerd est une diplomate néerlandaise spécialisée dans la coopération culturelle internationale, nommée ambassadrice du Royaume des Pays-Bas en Tunisie. Elle a officiellement pris ses fonctions fin août 2026, après avoir dirigé pendant plusieurs années l’unité de politique culturelle internationale au ministère néerlandais des Affaires étrangères.

Avant sa nomination à Tunis, Dewi van de Weerd occupait le poste de cheffe de l’unité Internationale Cultuur Eenheid (Unité de la culture internationale) et ambassadrice pour la Coopération culturelle auprès du ministère néerlandais des Affaires étrangères. Depuis 2021, elle a piloté la politique culturelle internationale des Pays-Bas, en travaillant étroitement avec des institutions comme DutchCulture et en représentant les Pays-Bas dans de nombreux forums et partenariats culturels.

Son parcours récent met en évidence un engagement fort pour la coopération muséale et patrimoniale, la restitution et la coopération éthique autour des collections coloniales, et la protection du patrimoine en situation de crise.

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Khadamet : l’administration en un clic ?

État civil, CNAM, fiscalité, automobile, factures ou inscriptions : l’application « Khadamet » veut réunir une large palette de services publics sur une seule plateforme. Une promesse de simplification bienvenue, mais dont l’efficacité se mesurera surtout à la capacité de l’administration à tenir ses engagements sur le terrain.

Présentée mercredi 2 septembre 2026 sur les ondes de la radio Express FM par Ahmed Megdich, directeur à la Direction générale des technologies de l’information au ministère des Technologies de la communication, Khadamet se veut un point d’accès unique aux démarches administratives numériques.

L’application fonctionne avec l’identité numérique. Une fois connecté, l’utilisateur peut consulter certaines données personnelles, suivre ses demandes et recevoir les notifications de l’administration. Surtout, plusieurs démarches peuvent désormais être effectuées ou payées directement depuis le même espace.

Parmi les services proposés figurent le suivi des remboursements et des accords préalables de la CNAM, la consultation du parcours professionnel auprès de la CNSS ou encore l’accès à certaines attestations de la CNRPS.

Les automobilistes peuvent, eux, consulter leurs infractions, payer la vignette, suivre les échéances du contrôle technique et prendre rendez-vous pour la visite technique. L’application permet en outre d’enregistrer une assurance automobile et de recevoir une alerte avant son expiration.

Côté fiscalité, Khadamet permet notamment le paiement de la vignette et l’achat du timbre de voyage. Les utilisateurs peuvent également enregistrer leurs compteurs afin d’être informés de l’arrivée de nouvelles factures et les régler en ligne.

L’état civil constitue un autre volet intéressant. Le citoyen peut accéder aux extraits de naissance de ses enfants et demander leur traduction en français à distance. La demande est transmise à la municipalité où la naissance a été enregistrée. Une formalité qui pouvait auparavant nécessité un déplacement de plusieurs centaines de kilomètres peut ainsi être effectuée depuis son domicile.

L’application propose aussi un portefeuille numérique pour certains documents, avec des alertes avant expiration, ainsi que des services liés à l’éducation, au certificat de résidence, au bulletin n°3 ou aux passeports des Tunisiens résidant à l’étranger.

Sur le papier, le dispositif est séduisant. Dans la pratique, tout dépendra toutefois de l’interconnexion réelle des administrations, de la rapidité de traitement des demandes et de la fiabilité des données. Une application ne supprimera pas, à elle seule, les lenteurs bureaucratiques si les procédures internes restent inchangées.

Le ministère prévoit une version web pour les citoyens ne disposant pas de smartphone et annonce déjà de nouvelles versions de l’application.

L’enjeu est donc simple : Khadamet devra démontrer que la transformation numérique ne consiste pas seulement à déplacer le guichet sur un écran, mais bien à supprimer des déplacements, des files d’attente et des démarches inutiles. Et là c’est loin d’être gagné.

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Tunisie | Des accidents de la route plus meurtriers

L’Observatoire national de la sécurité routière (ONSR) a enregistré une hausse de 9,12 % du nombre de décès dus aux accidents de la route en Tunisie, parallèlement à une baisse de 17,65 % du nombre total d’accidents recensés, entre le début de l’année et le 31 août 2026, par rapport aux chiffres de la même période en 2025.

Selon les statistiques publiées sur le site web de l’ONSR, le nombre de décès durant cette période s’est élevé à 897, contre 822 pour la même période en 2025, tandis que 3 085 accidents ont été enregistrés, contre 3 746 l’année précédente.

Le nombre de blessés a également connu une baisse de 18,72 %, l’Observatoire ayant recensé 4 037 blessés contre 4 967 pour la même période.

Les statistiques indiquent que l’inattention et le manque de vigilance constituent la principale cause de ces accidents (29,11 %), suivis par la vitesse (22,5 %).

I. B.

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Rentrée scolaire : la municipalité de Sfax intensifie les actions de propreté

-À l’approche de la rentrée 2026-2027, la municipalité de Sfax a intensifié ses interventions autour des établissements scolaires et universitaires dans tous les arrondissements, pour offrir un cadre propre et sûr aux élèves, étudiants et enseignants.

Les opérations comprennent le nettoyage des rues et trottoirs, l’enlèvement des déchets et gravats, la désinfection des établissements et de leurs abords, ainsi que l’élagage des arbres environnants.

La municipalité a rappelé que la propreté du milieu scolaire fait partie intégrante de la qualité de l’enseignement et contribue à inculquer aux enfants les valeurs de propreté et de respect de l’environnement.

La rentrée des élèves est fixée au 15 septembre 2026. Les enseignants du primaire, du collège et du lycée, quant à eux, ils rejoindront leurs postes dès le lundi 14 septembre 2026, selon une circulaire du ministère de l’éducation.

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Prisons tunisiennes : la canicule révèle une crise carcérale mortelle

Après une nouvelle vague de chaleur, plusieurs décès de détenus signalés cet été en Tunisie ravivent les alertes sur la surpopulation, l’accès aux soins et l’opacité des établissements pénitentiaires. Les organisations de défense des droits humains réclament des investigations indépendantes…

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Agression raciste après un match de l’Olympique lyonnais, enquête en cours

Une élue lyonnaise et son conjoint dénoncent une attaque raciste dont ils ont été victimes samedi soir (29 août), après un match. L’OL condamne seulement des « agressions ».   En bref Meriem Bouchedda, élue d’opposition à Rillieux-la-Pape, dénonce une…

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Chômeurs de longue durée : le sit-in dispersé

La mobilisation des chômeurs de longue durée a été brutalement interrompue dans la nuit de mardi à mercredi 2 septembre 2026 à Tunis. Des dizaines de manifestants, qui observaient un sit-in dans la capitale, ont été dispersés par les forces de sécurité.

Cette intervention intervient au lendemain d’une mobilisation nationale organisée mardi à la Kasbah. Des centaines de diplômés chômeurs venus de plusieurs régions du pays s’y étaient rassemblés pour réclamer l’application de la loi n°18 de 2025, relative au recrutement des chômeurs de longue durée.

Réunis à l’appel de l’Union des diplômés chômeurs, les protestataires s’étaient rassemblés pour réclamer des réponses à leur situation professionnelle et sociale.

La mobilisation, présentée comme pacifique par les organisateurs, avait été émaillée de tensions après que certains manifestants ont tenté de franchir les barrières sécuritaires. Trois participants avaient alors été arrêtés, selon les informations communiquées par les organisateurs.

Puis, les protestataires avaient refusé de quitter la place de la Kasbah tant que leurs camarades n’étaient pas libérés, appelant à leur remise en liberté et annonçant la poursuite de leur mouvement.

Pour les manifestants, il ne s’agit donc plus d’une simple revendication professionnelle, mais de l’application d’un droit désormais consacré par la loi. Leur mouvement vise précisément à dénoncer ce qu’ils qualifient de blocage systématique de sa mise en œuvre.

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Siliana : le ministre de l’Agriculture inspecte les dégâts de l’incendie de Djebel Boulmane

Le ministre de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche, Ezzeddine Ben Cheikh, s’est enquis, mardi, lors d’une visite aux localités de Aïn El-Nachm et d’El Bhirine (délégation de Bargou) dans le  gouvernorat de Siliana, des dégâts et des superficies forestières ravagées par les flammes à la suite de l’incendie du Djebel Boulmane, déclenché jeudi dernier.

Dans une déclaration à l’Agence TAP, le commissaire régional au développement agricole de Siliana, Jamel Ferchichi, a indiqué que tous les moyens et équipements nécessaires ont été mis à la disposition de la région pour maîtriser le feu. Il a précisé que le ministère a doté le commissariat régional des ressources humaines et des moyens requis, ajoutant que des opérations de reboisement seront menées ultérieurement.

Il a ajouté que les efforts se poursuivent pour maitrisee l’incendie, qui s’est déclaré dans la zone de Mezata avant de toucher les localités de Aïn Boussaâdia et de Baloutta, pour atteindre ensuite les frontières du gouvernorat de Kairouan.

Ferchichi a souligné qu’il serait possible de maîtriser l’incendie au cours de la nuit, notamment en l’absence de vents forts, grâce aux efforts déployés par les équipes sur le terrain et à l’arrivée de renforts importants.

Il a révélé que de lourdes pertes forestières ont été constatées, touchant des pins d’Alep et des oliviers sur une superficie qui pourrait dépasser les 2 000 hectares, précisant que l’évaluation officielle des dégâts sera fournie par les services centraux à l’aide d’imagerie satellite.

Dans le même contexte, il a rappelé que 115 personnes ont été évacuées depuis dimanche dernier. Il a  précisé qu’il s’agit d’une mesure préventive et temporaire, et que les habitants regagneront leurs domiciles dès la maîtrise totale de la situation.

Ferchichi a souligné qu’aucune perte humaine ni aucun acte de vol n’ont été enregistrés, faisant également état de l’évacuation de plusieurs animaux issus des zones menacées.

Il a indiqué que l’incendie a démarré simultanément en trois points distincts sur les sommets de la montagne, avant de se propager rapidement sous l’effet du vent. Le feu a détruit près de 900 hectares dans un premier temps, puis s’est étendu en raison de la complexité du relief.

Les unités de sécurité mènent actuellement des investigations pour déterminer les causes du départ de feu, a -t-il conclu.

 

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Rentrée scolaire 2026-2027 : visite d’inspection dans quatre établissements à Tataouine

Le gouverneur de Tataouine, Amir Gabsi, a effectué, mardi, une visite d’inspection dans plusieurs établissements scolaires pour évaluer leur état de préparation et suivre l’avancement des travaux avant la rentrée 2026-2027.

La visite a couvert l’école primaire El Imtiaz (route de Qualb Ismaïl), nouvel établissement achevé pour un coût de 904 000 dinars, l’école primaire de la Maaouna (187 000 dinars), l’école primaire de la cité « La Caserne » à Smar (435 000 dinars) et le collège de la cité Ennour.

Les inspections ont porté sur l’état des infrastructures, des équipements, des installations de base et des conditions de sécurité, ainsi que sur la propreté intérieure et extérieure des établissements.

Au terme de sa visite, le gouverneur a exigé la levée rapide des obstacles techniques et administratifs, l’accélération des travaux et un suivi continu jusqu’à l’achèvement de toutes les interventions dans les délais et selon les normes requises, pour un accueil dans des conditions sûres et adaptées.

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Gabès : 13 équipes mobilisées pour la campagne de vaccination contre la rage

Le commissariat régional du développement agricole (CRDA) de Gabès a annoncé le lancement de la campagne nationale de vaccination des chiens et chats contre la rage, du 1er septembre à fin octobre.

Placée sous le signe « pour la protection de la santé animale, publique et environnementale dans le cadre de l’approche une seule santé », la campagne sera organisée en coordination avec les autorités régionales, les municipalités et l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche (URAP).

Elle a mobilisé 13 équipes de vaccination supervisées par des vétérinaires et couvrira toutes les délégations du gouvernorat, avec des déplacements au domicile des habitants et des éleveurs.

Dans un communiqué publié, mardi, le CRDA de Gabès a invité les citoyens à contacter les cellules de vulgarisation agricole ou le service de la production animale pour s’informer des calendriers de vaccination.

 

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La Tunisie aura-t-elle traversé l’une des saisons estivales les plus éprouvantes de son histoire ?

Canicules à répétition, délestages électriques, coupures d’eau potable, pénurie d’eau en bouteille, tensions dans les commerces et accumulation des déchets sur le littoral : l’été 2026 aura concentré une succession de crises qui ont directement touché le quotidien des Tunisiens. Au-delà de leur caractère parfois conjoncturel, leur simultanéité pose une question plus profonde : la Tunisie est-elle en train d’entrer dans une période où les infrastructures et les services publics peinent à absorber les effets combinés du changement climatique, de la hausse de la demande et de leurs propres fragilités structurelles ?

Le thermomètre aura été le premier révélateur de cette vulnérabilité. En juillet, plusieurs régions tunisiennes ont enregistré des températures proches ou supérieures à 48 °C. À Kairouan, le mercure a atteint 49,7 °C, dépassant l’ancien record de 49,2 °C, tandis que Zaghouan a enregistré 48,6 °C.

Cette chaleur exceptionnelle n’a toutefois pas constitué une crise isolée. Elle a déclenché un effet domino sur plusieurs services essentiels.

Lorsque les températures ont grimpé, la consommation électrique a fortement augmenté, notamment avec le recours massif à la climatisation. Le réseau s’est retrouvé sous pression et la STEG a dû recourir à plusieurs reprises à des délestages tournants qui sont actuellement maintenus meme en septembre.

Le problème n’est donc plus celui d’une panne ponctuelle. La répétition des délestages pendant plusieurs semaines révèle la difficulté du système à absorber les pics de demande lors des épisodes de chaleur extrême. Et l’électricité ne constitue pas un service isolé.

Quand l’électricité manque, l’eau devient à son tour vulnérable

La crise électrique a eu un autre effet : elle a compliqué le fonctionnement de systèmes qui dépendent eux-mêmes de l’énergie, notamment le pompage et la distribution de l’eau potable.

À la fin du mois d’août, alors qu’une nouvelle vague de chaleur portait les températures à 48-49 °C dans certaines régions, plusieurs zones du pays ont été confrontées simultanément à des coupures d’électricité et à des interruptions de l’approvisionnement en eau.

Le phénomène est révélateur d’une interdépendance devenue critique : lorsque l’électricité est sous tension, l’alimentation en eau peut l’être également. Et lorsque les températures augmentent, la demande en eau et en électricité progresse en même temps.

La question de l’eau apparaît ainsi comme l’une des grandes crises structurelles de l’été 2026. Un expert en ressources hydriques cité par La Presse a qualifié la problématique de « crise structurelle », soulignant notamment le rôle des coupures électriques, des difficultés de pompage, de la hausse des températures et de l’augmentation de la demande.

Le paradoxe de l’été : chercher de l’eau… puis ne plus trouver de bouteilles

C’est probablement l’un des épisodes les plus symboliques de cet été.

Alors que l’accès à l’eau potable devenait plus difficile dans certaines régions, l’eau embouteillée, devenue un produit de consommation quasi indispensable pour une partie de la population, s’est elle aussi raréfiée.

Depuis juillet, les stocks ont progressivement diminué avant que la situation ne se transforme en véritable pénurie au mois d’août. À la fin du mois, les rayons de nombreux commerces et grandes surfaces étaient toujours vides.

Cette pénurie n’est pas imputable à une seule cause. Elle résulte de la combinaison d’une demande exceptionnellement forte, de perturbations de la production liées notamment aux coupures d’électricité et de difficultés dans les circuits de distribution.

La crise a rapidement dépassé le simple problème logistique. Files d’attente, tensions entre consommateurs et commerçants, accusations de stockage spéculatif et interventions des autorités ont fait de la bouteille d’eau un véritable marqueur de la crise estivale.

Le phénomène est d’autant plus préoccupant que la Tunisie est devenue fortement dépendante de l’eau embouteillée. Selon les données citées par Le Monde, la consommation annuelle moyenne serait passée de 87 litres par personne en 2010 à environ 225 litres en 2020, puis à quelque 241 litres en 2024.

Autrement dit, la pénurie de bouteilles n’a pas seulement révélé une difficulté industrielle ou commerciale. Elle a également mis en évidence une crise de confiance plus profonde autour de l’eau du robinet.

Une crise qui dépasse l’eau : la question de la propreté

À cette succession de difficultés s’est ajoutée une autre réalité estivale : l’état des espaces publics et du littoral. Le bilan à mi-parcours du programme national de nettoyage des plages est particulièrement révélateur. Près de 6 000 m³ de déchets avaient été collectés sur 152 plages tunisiennes au début du mois d’août.

Ce chiffre ne signifie évidemment pas que toutes les plages tunisiennes étaient sales ni qu’il existe une mesure unique permettant de comparer mécaniquement cet été aux précédents. Mais il donne une idée de l’ampleur de la pression exercée sur le littoral durant la haute saison.

La propreté devient ainsi une autre dimension de la même équation : concentration massive de population dans les zones touristiques, forte fréquentation des plages, consommation accrue de produits emballés et capacité limitée des systèmes de collecte et de traitement des déchets.

Le problème n’est d’ailleurs pas nouveau. Les autorités ont encore dû multiplier les campagnes de nettoyage et de sensibilisation durant l’été 2026, tandis que la question des dépôts sauvages et de la gestion des déchets reste régulièrement soulevée dans plusieurs villes.

Un été révélateur plutôt qu’un simple « été difficile »

Pris séparément, aucun de ces épisodes ne suffit à qualifier l’été 2026 de catastrophe nationale. Une canicule peut provoquer des pics de consommation. Une panne électrique peut perturber un réseau d’eau. Une hausse exceptionnelle de la demande peut provoquer une tension temporaire sur l’eau embouteillée. La fréquentation estivale peut mécaniquement augmenter la quantité de déchets.

Lire aussi : Tunisie : Août est fini, les délestages maintenus et le calvaire se prolonge après l’été

Mais c’est leur combinaison qui interpelle. La chaleur augmente la consommation d’électricité. La pression sur le réseau électrique perturbe certains services. Les difficultés énergétiques affectent à leur tour le pompage et la distribution de l’eau. Les coupures d’eau et la méfiance envers l’eau du robinet renforcent la demande d’eau embouteillée.

Cette demande exceptionnelle met sous tension la production et la distribution des bouteilles. Parallèlement, la fréquentation touristique et estivale accroît la pression sur les réseaux de collecte des déchets. L’été 2026 aura donc fonctionné comme un véritable test grandeur nature de la résilience des infrastructures tunisiennes.

Le vrai bilan : une succession de crises ou une seule crise systémique ?

C’est probablement la question la plus importante que laisse derrière elle cette saison. La Tunisie n’a pas découvert en 2026 ses problèmes d’eau, d’électricité ou de déchets. Ces difficultés existaient auparavant. Mais le changement climatique transforme leur fréquence, leur intensité et surtout leurs interactions.

Des températures proches de 50 °C ne constituent plus seulement un problème météorologique. Elles deviennent un problème énergétique, sanitaire, hydrique, économique et social.

La question n’est donc plus uniquement de savoir comment gérer une coupure lorsqu’elle survient ou comment distribuer des bouteilles lorsqu’elles manquent.

Il faut désormais penser les infrastructures comme un système interdépendant. Une politique de l’eau ne peut plus être pensée indépendamment de la politique énergétique. La planification électrique doit intégrer l’évolution des vagues de chaleur. La gestion des déchets doit anticiper la concentration estivale de la population. Et la sécurité hydrique ne peut pas reposer de manière croissante sur la consommation d’eau embouteillée.

L’été 2026 comme avertissement

La Tunisie sort de cet été avec une série de signaux d’alerte. Le premier est climatique : les épisodes de chaleur extrême mettent les infrastructures sous une pression croissante.

Le deuxième est énergétique : les délestages montrent que les pics de demande peuvent encore fragiliser le réseau. Le troisième est hydrique : l’accès régulier à l’eau reste vulnérable dans plusieurs régions.

Le quatrième est économique et social : lorsqu’un produit aussi basique que l’eau en bouteille devient difficile à trouver, la crise touche immédiatement les ménages.

Le cinquième est environnemental : les volumes de déchets collectés sur le littoral témoignent de la pression exercée sur les espaces naturels durant l’été.

La question n’est donc peut-être pas de savoir si l’été 2026 aura été « le pire été de l’histoire » de la Tunisie. Une telle affirmation nécessiterait des indicateurs historiques comparables sur plusieurs décennies.

Il est en revanche possible d’affirmer que l’été 2026 aura été l’un des plus révélateurs des fragilités cumulées du pays.

Et derrière la succession des bouteilles introuvables, des robinets à sec, des quartiers plongés dans le noir et des plages confrontées à des volumes importants de déchets, se dessine une même question : la Tunisie est-elle suffisamment préparée à des étés où les températures extrêmes deviendront plus fréquentes et où plusieurs infrastructures essentielles seront sollicitées simultanément ?

C’est probablement le véritable bilan de cet été : moins une succession de crises qu’un avertissement sur la capacité du pays à maintenir ses services essentiels face à des conditions climatiques et sociales de plus en plus difficiles.

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Prévention des incendies de forêt | Les consignes de la Protection civile

La Direction générale de la protection civile lance une campagne de sensibilisation cruciale pour préserver les forêts et éviter les incendies.

Afin de protéger le patrimoine forestier et garantir la sécurité de tous, les autorités rappellent quatre consignes essentielles à adopter impérativement, notamment l’interdiction de brûler l’herbe sèche et l’interdiction de jeter des cigarettes ou tout ce qui peut causer une étincelle sur les bords des routes.

La même source appelle aussi à s’assurer d’éteindre totalement le feu avant de quitter les lieux de pique-nique ou de barbecue et de ne jamais laisser des sources d’ignition à la portée des enfants.

« En cas d’urgence ou d’incendie, contactez immédiatement les secours au 198. Ensemble, préservons nos forêts pour protéger nos vies », ajoute la Direction de la protection civile.

Ce rappel intervient alors que les efforts se poursuivent depuis trois jours pour maîtriser l’incendie de Bargou. Les équipes de la Protection civile sont pleinement mobilisées sur le terrain, épaulées par deux avions militaires qui effectuent des rotations ciblées sur les foyers difficiles d’accès par voie terrestre.

Y. N.

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Gafsa | Appel à la mobilisation pour les détenus de la Flottille Soumoud

Le bureau régional de la Commission de la Flottille Soumoud à Gafsa lance un appel à la mobilisation générale pour soutenir les membres de l’Instance et réitérer sa solidarité avec le peuple palestinien.

Un rassemblement est ainsi programmé pour ce jeudi 3 septembre 2026 à 10h, devant l’enseigne Carrefour à Gafsa, accusée de complicité financière dans les attaques contre le peuple palestinien, lit-on dans une note diffusée par la Commission ce mardi 1er septembre 2026.

Cette initiative intervient dans un climat d’inquiétude grandissante concernant l’état de santé de Wael Nawar qui poursuit sa grève de la faim pour le dix-septième jour consécutif dans sa cellule et de Ghassen Henchiri, qui souffre des séquelle de blessures reçues dans les geôles d’occupation et d’une privation de soins médicaux adéquats durant sa détention actuelle, ajoute encore la même source.

Les organisateurs invitent ainsi « les habitants de Gafsa, ainsi que l’ensemble des forces progressistes et des citoyens attachés aux libertés, à se rassembler en masse lors de cette action de protestation solidaire ».

Y. N.

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Tunisie | Rappel des horaires d’hiver des pharmacies

Le Conseil national de l’ordre des pharmaciens de Tunisie a rappelé les horaires sous le régime de la double séance qui a repris ce mardi 1er septembre 2026.

Dans son communiqué le Cnop précise que ces horaires d’hiver sont fixés en coordination avec le ministère de la Santé (arrêté du 6 janvier 1990), et ce, comme suit :

Du lundi au vendredi :

  • Catégorie A (jour): De 8h30 à 13h et de 15h à 19h30;
  • Catégorie A de garde : De 8h30 à 19h30;
  • Catégorie B (nuit) : De 19h30 à 8h30.

Samedi

  • Catégorie A : De 8h30 – 13h;
  • Catégorie A de garde : De 8h30 à 19h30;
  • Catégorie B : De 19h30 à 8h30.

Dimanche et jours fériés :

  • Catégorie A de garde : De 8h30 – 19h30;
  • Catégorie B : De 19h30 – 8h30.

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Le FTDES avertit contre une crise globale en Tunisie

Les interruptions répétées de la distribution d’eau et d’électricité, la hausse du coût de la vie et la détérioration des services publics risquent d’alimenter une crise sociale de plus en plus profonde en Tunisie, au point de menacer «la sécurité et la paix sociale».

C’est l’alerte lancée par le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), qui demande aux autorités de prendre des mesures urgentes pour répondre au malaise croissant de la population.

Dans un communiqué publié le 30 août 2026, l’ONG évoque une «crise sociale structurelle» qui ne peut plus être réduite à des urgences ponctuelles. Elle pointe du doigt les difficultés d’approvisionnement en eau potable et minérale, les coupures d’électricité, la perte de pouvoir d’achat, le chômage et la précarité économique, la dégradation des services publics ainsi que l’aggravation des problèmes environnementaux.

Le FTDES critique ce qu’il considère comme une réponse insuffisante des autorités et dénonce un fossé grandissant entre le discours officiel et les difficultés vécues au quotidien par les citoyens.

Parmi les revendications figurent la garantie de la continuité de la fourniture d’eau et d’électricité, des interventions pour contenir la hausse du coût de la vie et des mesures assurant la disponibilité des produits de base, notamment à la veille de la rentrée scolaire, période synonyme de nouvelles dépenses pour les familles.

Le FTDES réclame par ailleurs le respect des libertés publiques ainsi que la reprise du dialogue entre les institutions, les organisations sociales, la société civile et les citoyens.

Selon le Forum, le fait de continuer à différer des réponses concrètes pourrait entraîner une «dangereuse dérive sociale».

L’initiative incombe aux institutions de l’État, souligne l’organisation, et «en premier lieu à la présidence de la République».

Cette mise en garde intervient au terme d’un été particulièrement éprouvant pour le pays, marqué par des températures exceptionnellement élevées et des perturbations fréquentes des réseaux d’eau et d’électricité.

D’après l’Observatoire social tunisien du FTDES, 1 101 mouvements de protestation ont été recensés en juillet, contre 867 en juin. Pas moins de 678 mobilisations — soit 61,6 % du total — étaient liées aux problèmes d’accès à l’eau et aux coupures d’électricité.

Le mécontentement a également gagné le Parlement : 56 députés de l’Assemblée des représentants du peuple ont demandé la convocation d’une séance plénière extraordinaire durant la pause estivale, afin de discuter avec le gouvernement des interruptions de services essentiels, de la hausse des prix, de la perte de pouvoir d’achat et des difficultés d’approvisionnement en certains produits. Sur le plan politique, le président Kaïs Saïed a affirmé ces derniers jours que des enquêtes avaient établi que certaines coupures d’eau et d’électricité enregistrées dans le pays ne résultaient pas de pannes ordinaires, mais d’«actes prémédités» visant, selon lui, à attiser les tensions dans le pays.

Plus que les souffrances quotidiennes qu’ils endurent, c’est ce déni de la réalité de a part du pouvoir exécutif qui révolte désormais les Tunisiens, dont la parole critique s’est totalement relâchée sur les réseaux sociaux.

I. B.  

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Plus de 5 000 décès liés à la chaleur en Espagne, 0 en Tunisie !

L’Espagne a annoncé un lourd bilan de décès causés par la chaleur entre le 1er juin et le 31 août 2026. C’est un record pour cette période depuis que l’Institut de santé Carlos III a commencé à collecter ces données en 2015. En Tunisie, le ministère de la Santé refuse toujours de communiquer sur le nombre de décès causés par la canicule sévissant depuis plusieurs semaines dans le pays, et ce, malgré les interpellations à ce propos de la part des professionnels de la santé opérant dans les hôpitaux publics.   

En Espagne, la chaleur a causé la mort de 2 025 personnes en juin, 937 en juillet et 2 149 en août, soit un total de 5 111 décès, selon les données de l’institut citées par l’AFP.

Le précédent record pour ces trois mois datait de 2022, année où 4 652 décès liés à la chaleur avaient été enregistrés.

Ces estimations reposent sur le système «MoMo» (surveillance de la mortalité), qui recense quotidiennement les décès en Espagne et calcule l’écart entre le nombre de décès réels et celui des décès attendus, sur la base de données historiques.

Le pays devrait connaître une nouvelle hausse des températures dans les prochains jours, alors que celles-ci étaient «inférieures aux normales saisonnières dans plusieurs régions ces derniers jours», selon l’agence météorologique nationale ; cette dernière a également averti que les températures pourraient dépasser les normales de quelque 10 degrés Celsius au cours du mois de septembre.

Les températures en Tunisie au cours des prochains jours seront tout aussi élevées et il est fort à parier, étant donné le manque de médecins, de personnel soignant, d’équipements et même de médicaments dans nos hôpitaux publics, que le nombre de morts causées par la canicule va continuer à augmenter. Est-ce que le ministère de la Santé va se résigner enfin à informer le public sur les dégâts causés par la canicule sur la santé publique, ou va-t-il poursuivre dans sa politique de déni qui consiste à n’annoncer que les bonnes nouvelles, si chère au ministre Mustapha Ferjani ?

I. B.

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