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INSSPA : l’eau de la SONEDE est potable et conforme aux normes sanitaires

« L’eau de robinet distribuée par la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) est potable et conforme aux normes sanitaires en vigueur », a assuré l’Instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (INSSPA).
Dans un communiqué, l’Instance a précisé qu’elle assure régulièrement le contrôle de l’eau potable, à travers le prélèvement d’échantillons soumis à des analyses microbiologiques et physico-chimiques, ainsi que la mesure du taux de chlore résiduel, afin de vérifier l’efficacité des opérations de désinfection et de garantir la salubrité de l’eau.
« Les résultats des analyses officielles effectuées jusqu’à présent ont confirmé la conformité des échantillons aux normes sanitaires en vigueur, ainsi que leur innocuité sur le plan microbiologique et leur potabilité », précise l’INSSPA.
Par ailleurs, l’Instance affirme qu’un contrôle périodique de l’eau du réseau public est assuré par ses services soulignant que, le cas échéant, les mesures nécessaires sont prises afin de protéger la santé des consommateurs et garantir la salubrité de l’eau destinée à la consommation.

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Eau du robinet : L’INSSPA confirme la conformité de l’eau distribuée par la SONEDE

L’eau du robinet distribuée par la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) est potable et conforme aux normes sanitaires en vigueur, a assuré lundi l’Instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (INSSPA). Cette confirmation intervient au lendemain des assurances données par la SONEDE sur la qualité de l’eau distribuée à travers le pays. L’Instance indique que les analyses officielles réalisées jusqu’à présent confirment la conformité sanitaire et microbiologique des échantillons contrôlés.

Une nouvelle confirmation sur la qualité de l’eau

Dans un communiqué, l’INSSPA affirme assurer régulièrement le contrôle de l’eau potable distribuée par le réseau public.

Ces contrôles reposent notamment sur des prélèvements d’échantillons soumis à des analyses microbiologiques et physico-chimiques, ainsi que sur la mesure du taux de chlore résiduel afin de vérifier l’efficacité des opérations de désinfection.

Selon l’Instance, les résultats des analyses officielles effectuées jusqu’à présent ont confirmé la conformité des échantillons aux normes sanitaires en vigueur, leur innocuité sur le plan microbiologique et leur potabilité.

L’INSSPA, une confirmation distincte de celle de la SONEDE

Cette prise de position constitue une confirmation institutionnelle supplémentaire après les déclarations récentes de la SONEDE.

La société avait assuré que l’eau distribuée dans les différentes régions du pays faisait l’objet d’un contrôle continu et était conforme aux normes nationales et internationales. Elle avait notamment indiqué que plus de 58.000 échantillons avaient été analysés en 2025.

La nouvelle communication de l’INSSPA apporte ainsi un élément distinct : la conformité sanitaire de l’eau distribuée par le réseau public est également confirmée par l’organisme chargé du contrôle de la sécurité sanitaire des produits alimentaires et de l’eau destinée à la consommation.

Des contrôles périodiques du réseau public

L’INSSPA précise que ses services assurent un contrôle périodique de l’eau du réseau public.

L’Instance souligne que des mesures peuvent être prises lorsque cela s’avère nécessaire afin de protéger la santé des consommateurs et de garantir la salubrité de l’eau destinée à la consommation.

Cette nouvelle confirmation intervient dans un contexte où les difficultés récentes d’approvisionnement en eau conditionnée ont poussé de nombreux consommateurs à s’interroger davantage sur la qualité et la sécurité sanitaire de l’eau du robinet.

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Les Tunisiens se tournent vers l’eau du robinet, la SONEDE rassure sur la qualité

Alors que les tensions autour de l’approvisionnement en eau minérale ont poussé de nombreux Tunisiens à se rabattre davantage sur l’eau du robinet, la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) cherche à rassurer les consommateurs sur sa qualité et sa sécurité sanitaire.

La responsable du département des analyses physico-chimiques du laboratoire central de la SONEDE à Ghedir El Golla, Aïda Bouziri, a affirmé que l’eau potable distribuée par la société dans les différentes régions du pays est conforme aux normes nationales et internationales. Elle a précisé que cette eau fait l’objet d’un contrôle strict et continu.

L’odeur de chlore, un signe de désinfection

Contrairement à une perception largement répandue chez les consommateurs, la présence d’une légère odeur ou d’un goût de chlore dans l’eau du robinet ne signifie pas nécessairement qu’elle est impropre à la consommation.

Selon Aïda Bouziri, la présence perceptible de « javel » témoigne au contraire du processus de désinfection de l’eau et de sa protection contre les bactéries. Elle a également indiqué que l’eau distribuée par la SONEDE ne nécessite pas d’être bouillie avant consommation et que son niveau de salinité respecte les normes en vigueur.

Ces déclarations interviennent dans un contexte où l’eau du robinet pourrait occuper une place plus importante dans les habitudes de consommation, notamment lorsque l’accès à l’eau embouteillée devient plus difficile ou plus coûteux.

Plus de 58 000 échantillons analysés en 2025

La SONEDE assure que le contrôle ne se limite pas à l’eau à sa sortie des installations de traitement.

Le responsable du service de contrôle de la qualité de l’eau au complexe de Ghedir El Golla, Fayçal Naïmi, a expliqué que des prélèvements réguliers sont effectués à différents niveaux : eaux brutes, réservoirs et eau du robinet chez les consommateurs.

Lire aussi : Eau conditionnée : Plus de 12 millions de litres mobilisés pour les grandes surfaces du Grand Tunis

Ces échantillons font notamment l’objet d’analyses bactériologiques, physico-chimiques et biologiques afin de vérifier leur conformité aux normes tunisiennes.

Les chiffres communiqués pour 2025 donnent une indication sur l’ampleur de ce dispositif : plus de 58 000 échantillons ont été prélevés et analysés. Parmi eux, 1,6 % seulement ont été déclarés non conformes aux normes tunisiennes, alors que celles-ci fixent à 5 % le seuil maximal autorisé d’échantillons non conformes.

Une question de confiance, au-delà de la qualité

Au-delà des chiffres, l’enjeu est désormais celui de la confiance des consommateurs. Les difficultés ponctuelles rencontrées dans l’approvisionnement en eau minérale ont contribué à remettre l’eau du robinet au centre des pratiques quotidiennes, mais aussi des interrogations sur sa qualité.

Le message de la SONEDE est donc double : l’eau distribuée fait l’objet d’une surveillance permanente et les contrôles réalisés en 2025 montrent un taux de conformité largement supérieur au seuil prévu par les normes tunisiennes.

Dans un contexte de stress hydrique durable en Tunisie, la question dépasse toutefois la seule disponibilité de l’eau minérale. Elle pose également celle de la confiance dans le réseau public de distribution, de la qualité de l’eau jusqu’au robinet du consommateur et de la capacité du système à maintenir cette qualité malgré les contraintes croissantes sur les ressources hydriques.

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Nabeul-Monastir : Les coupures d’eau et d’électricité perturbent désormais les transports

Les coupures répétées d’eau et d’électricité ont provoqué, mercredi 26 août 2026, plusieurs mouvements de protestation dans les gouvernorats de Nabeul et de Monastir. Routes bloquées dans plusieurs localités du Cap Bon et circulation du Métro du Sahel interrompue à Monastir : les perturbations d’eau et d’électricité enregistrées dans plusieurs régions ont désormais des répercussions concrètes sur les transports.

Des routes bloquées dans plusieurs localités de Nabeul

À Nabeul, la contestation a gagné plusieurs quartiers. Des habitants d’El Wafa et d’El Kharrouba ont bloqué la route reliant Nabeul à Hammamet pour protester contre la poursuite des coupures d’électricité, qui affectent notamment l’activité commerciale. Des habitants de Dar Chaâbane El Fehri ont de leur côté fermé la rocade reliant la ville à Nabeul, selon les informations rapportées par Diwan FM.

Un mouvement distinct a également été enregistré à Korba. Des habitants de Qobbet Lagha ont bloqué la route régionale n°44 reliant Korba à Tunis pour dénoncer une interruption de l’eau potable qui dure depuis près de 15 jours dans les zones situées en hauteur de la localité, où vivent environ 250 familles.

Selon Badiâ Bel Amri, membre du conseil local, les coupures d’électricité ont entraîné l’arrêt du système de pompage, aggravant les difficultés d’approvisionnement en eau.

Le Métro du Sahel stoppé à Monastir

À Monastir, les protestations ont directement affecté le transport ferroviaire.

À Sidi Nasr, des habitants protestant contre les coupures répétées d’eau et d’électricité ont incendié des pneus sur la voie ferrée. Une rame du Métro du Sahel a dû interrompre sa progression avant son entrée à la station de la Faculté de Monastir.

Les perturbations affectaient le quartier pour le deuxième jour consécutif.

Des coupures programmées à l’échelle nationale

Ces mouvements interviennent alors que la STEG a multiplié ces derniers jours les annonces de délestages dans plusieurs régions.

Pour la journée de mercredi, l’entreprise avait annoncé des coupures possibles entre 11h30 et 18h, par intermittence et pour des durées pouvant atteindre deux heures. La STEG avait également précisé que la liste des zones concernées n’était pas définitive.

Nabeul, Korba et Dar Chaâbane El Fehri figuraient parmi les localités susceptibles d’être touchées.

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Eau et électricité : Saïed affirme que des enquêtes ont établi des « actes prémédités »

Selon un communiqué de la Présidence de la République, Kaïs Saïed a indiqué que des enquêtes avaient établi que certaines coupures d’eau et d’électricité enregistrées dans plusieurs régions ne résultaient pas de pannes ordinaires, mais d’« actes prémédités ».

Ces déclarations ont été rapportées à l’issue d’une réunion tenue mercredi 26 août 2026 au palais de Carthage, en présence notamment de la cheffe du gouvernement, Sara Zaafrani Zenzri, des ministres chargés de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, ainsi que des PDG de la STEG et de la SONEDE.

Des « actes prémédités »

Le chef de l’État a estimé que la multiplication et la répétition récentes de problèmes dans plusieurs secteurs et régions ne pouvaient être considérées comme une succession d’incidents isolés.

Il a affirmé que les enquêtes avaient établi que des coupures d’eau et d’électricité dans plusieurs régions n’étaient pas dues à des pannes ordinaires, mais à des « actes prémédités ».

Kaïs Saïed a accusé ceux qui auraient planifié et exécuté ces actes de chercher à attiser les tensions, à diffuser des mensonges et des rumeurs et à perturber les citoyens jusque dans l’accès aux services essentiels.

La Présidence ne précise toutefois ni les régions et les coupures concernées, ni leur date. Le communiqué ne fournit pas non plus de détails sur la nature des enquêtes évoquées, leurs conclusions précises ou d’éventuelles procédures engagées.

Un discours qui se précise

Ce n’est pas la première fois que Kaïs Saïed met en doute le caractère purement technique de certaines perturbations.

En juillet, le président avait déjà qualifié les coupures d’eau et d’électricité observées dans plusieurs régions de phénomènes « non ordinaires ». Il avait également évoqué ceux qui chercheraient, selon lui, à perturber les citoyens et à attiser les tensions.

Le communiqué du 26 août marque toutefois une évolution dans le discours présidentiel. Il ne s’agit plus seulement de qualifier certaines perturbations d’anormales : la Présidence affirme désormais que des enquêtes ont établi que certaines coupures résultaient d’« actes prémédités ».

Lire aussi: Eau : De l’usine de bouteilles à Nebhana, Kaïs Saïed dénonce une situation « anormale »

Des coupures qui provoquent désormais des protestations

Cette déclaration intervient alors que les perturbations de l’alimentation en eau et en électricité provoquent des mouvements de protestation dans plusieurs régions.

Mercredi, à Nabeul, des habitants d’El Wafa et d’El Kharrouba ont bloqué la route reliant Nabeul à Hammamet pour protester contre les coupures d’électricité. Des mouvements ont également été signalés à Dar Chaâbane El Fehri, tandis que plusieurs quartiers connaissaient parallèlement des interruptions de l’alimentation en eau potable.

À Monastir, des habitants de Sidi Nasr protestant contre les coupures répétées d’eau et d’électricité ont incendié des pneus sur la voie ferrée. Une rame du Métro du Sahel a dû s’arrêter avant son entrée à la station de la Faculté de Monastir.

Ces tensions surviennent alors que la STEG a également annoncé des délestages dans plusieurs régions afin de préserver l’équilibre entre la production et la consommation d’électricité.

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La Sonede annonce des coupures d’eau à Mahdia et Sfax

La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) a annoncé des perturbations et des interruptions dans la distribution d’eau potable dans plusieurs zones des gouvernorats de Sfax et de Mahdia, ce lundi 24 août 2026, entre 10 heures et 20 heures.

Dans un communiqué, la société a précisé que l’interruption de l’approvisionnement est due à une coupure d’électricité survenue dans la matinée au niveau de la station de pompage principale de Karkar, qui alimente de vastes zones dans les deux gouvernorats.

Elle a ajouté que ces coupures concernent, dans le gouvernorat de Mahdia, les habitants des délégations d’El Jem, Boumerdes, Sidi Alouane, Melloulech, Bradaa, Chebba, Souassi, Ouled Chamekh, Hbira et Chorban.

Les perturbations touchent, dans le gouvernorat de Sfax, les délégations d’El Hancha et Jebeniana ainsi que la zone d’El Gharaba et le centre Kammoun (délégation de Menzel Chaker).

Par ailleurs, la coupure affecte les zones en altitude des délégations de Sakiet Ezzit et Sakiet Eddaier, ainsi que les secteurs d’El Aouabed, El Bokâa El Baidha et la route d’El Aïn (délégation de Sfax Sud).

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Trinkwasser in Tabarka: Die 65-Mio-Dinar-Anlage ist erst zu 30 Prozent fertiggestellt

Die künftige Oberflächenwasseraufbereitungsanlage in Tabarka ist laut einer am 22. August 2026 vorgestellten Bilanz nun zu 30% fertiggestellt. Das von der SONEDE getragene Projekt soll Mehr

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L’été du mécontentement en Tunisie

Cinq ans après sa prise de pouvoir, le président tunisien Kaïs Saïed est confronté à son défi le plus sérieux à ce jour. Les pénuries d’eau et d’électricité, survenant durant un été aux chaleurs records (frôlant les 49 °C dans certaines régions), suscitent un mécontentement croissant à l’égard de sa gouvernance. Ces coupures amènent les Tunisiens à se détourner du populisme.

Sharan Grewal *

Le 25 juillet [2021], date anniversaire de la prise de pouvoir de Saïed, a été marqué par certaines des plus importantes manifestations organisées contre lui jusqu’à présent. La persistance des coupures d’eau et d’électricité a de nouveau déclenché des protestations les 4 et 5 août dans plusieurs régions du pays, et une autre manifestation est prévue à Tunis pour le 20 août.

Pendant des années, Saïed a réussi à surmonter les difficultés économiques en désignant des boucs émissaires : partis politiques, hommes d’affaires, migrants et puissances étrangères, entre autres. Mais aujourd’hui, ces discours populistes ne fonctionnent plus ; en partie parce que cinq ans se sont écoulés depuis sa prise de pouvoir, une période durant laquelle la population attend désormais des résultats concrets. Qui plus est, les pénuries d’eau et d’électricité sont objectivement plus graves que sous l’ère démocratique. Elles sont ressenties de manière viscérale : les Tunisiens constatent concrètement que le pays ne fonctionne plus. Les coupures de courant, y compris dans les hôpitaux, ont même entraîné la mort de certaines personnes. Pire encore, Saïed est resté largement absent, se contentant de promettre de s’en prendre aux comploteurs responsables des pénuries — un discours populiste éculé auquel peu de gens croient encore.

À cela s’ajoutent les atteintes perçues à la souveraineté de la Tunisie de la part de l’Algérie voisine, l’un des plus fervents soutiens de Saïed, avec qui un accord controversé de coopération en matière de défense a été signé l’an dernier.

En réaction aux manifestations, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a menacé d’intervenir en Tunisie pour éliminer les «terroristes» présumés (les manifestants ?), provoquant une levée de boucliers nationaliste, y compris chez certains des premiers partisans de Saïed.

Le mécontentement gagne les rangs du régime

Fait peut-être le plus surprenant, Saïed fait face à des critiques émanant du sein même du régime, alors que les membres de son entourage semblent prendre conscience de l’inéluctabilité de la situation.

Le Parlement, longtemps perçu comme une simple chambre d’enregistrement, compte désormais des membres qui critiquent ouvertement et directement le gouvernement, voire Saïed lui-même. Le député Hamdi Ben Salah a demandé que Saïed comparaisse devant le Parlement pour y être interrogé ; le député Ammar Al-Aidoudi a qualifié d’illégitime le second mandat de Saïed (au cours duquel il a recueilli un score supposé de 91 % des suffrages) ; et le député Ali Zaghdoud a entrepris de préparer une motion de censure contre le gouvernement.

On dirait que certains députés cherchent à quitter le navire en prévision de la chute du régime. Sur fond de rumeurs concernant l’état de santé de Saïed, ses [proches] eux-mêmes se livreraient à une lutte d’influence pour déterminer qui pourrait lui succéder.

De son côté, Saïed a déployé l’armée et la Garde nationale pour assurer l’approvisionnement en eau et a obtenu par la suite de l’électricité en provenance d’Algérie ; toutefois, il ne s’agit pas de solutions durables aux pénuries. Il pourrait tenter de rejeter la faute sur le Premier ministre et de remanier le gouvernement, mais après avoir vu défiler quatre Premiers ministres depuis sa prise de pouvoir, rien ne garantit qu’une telle mesure apaisera la colère de la population.

Les experts estiment que ces pénuries résultent d’années de sous-investissement public dans les entreprises d’État chargées de l’eau et de l’électricité (respectivement la Sonede et la Steg), lesquelles sont trop lourdement endettées pour entreprendre des améliorations d’infrastructure.

Ce n’est pas le premier été marqué par des coupures d’électricité et d’eau, ce qui amène les Tunisiens à se demander pourquoi le gouvernement n’a pas davantage anticipé la chaleur et pris des dispositions en amont.

Les limites des promesses populistes

Toutefois, il faut reconnaître qu’après avoir tourné le dos au Fonds monétaire international et à de nombreux alliés étrangers, le gouvernement dispose de peu de fonds pour investir. Comme l’a récemment souligné l’ancien Premier ministre Hichem Mechichi (évincé par Saied lors de sa prise de pouvoir) : «Saïed est totalement opposé aux bailleurs de fonds internationaux, mais il ne propose aucune alternative. Il a des idées populistes, mais elles n’ont aucun impact sur le terrain.»

Rached Ghannouchi, le chef d’Ennahdha âgé de 85 ans et ancien président du Parlement — qui croupit aujourd’hui en prison alors que sa santé se dégrade — se montrait déjà optimiste en 2022, estimant que les Tunisiens finiraient par comprendre que le populisme ne repose que sur des promesses vaines. «Le populisme est comme une drogue», m’a-t-il confié lors d’un entretien. Il a ajouté : «Il vous anesthésie, vous procure une euphorie passagère, mais vous finissez par vous réveiller face à une triste réalité. Les gens voient désormais cette triste réalité : ils constatent la hausse des prix, la pénurie de produits de première nécessité, le chômage, les atteintes aux droits humains, l’emprisonnement de blogueurs, etc.»

Ghazi Chaouachi, ancien dirigeant du parti Courant démocrate — également emprisonné — m’a tenu des propos similaires. «Kais Saïed tient un discours populiste comparable à celui de Donald Trump», déclarait Chaouachi en 2022. Il a ajouté : «Avec le temps, les Tunisiens comprendront que toutes ses promesses sont sans lendemain et qu’elles mèneront à la ruine de la Tunisie plutôt qu’à sa réussite… Je pense qu’après ce que Kais Saïed a fait, la population sera traumatisée. Par la suite, le populisme refluera et perdra en popularité.»

Cinq ans plus tard, les Tunisiens prennent peut-être enfin conscience de la triste réalité. Les accusations populistes de Saied concernant des complots, des élites corrompues et des manigances étrangères sonnent de plus en plus creux lorsque les robinets s’assèchent et que la climatisation tombe en panne. Il reste incertain que la crise actuelle débouche sur une ouverture démocratique. Toutefois, si elle contribue à délégitimer enfin le populisme en Tunisie, cela facilitera le retour du pays à la démocratie lorsque cette transition finira par se produire.

Traduit de l’anglais.

* Chercheur principal non résident – ​​Politique étrangère, Centre pour la politique au Moyen-Orient.

Source : Brookings.  

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Bau des Staudammes Raghai in Jendouba: Baustelle inspiziert, Zeitplan unter Druck gesetzt

Rund 30 Millionen Kubikmeter Wasser – das ist das Volumen, das der Staudamm „Raghai“ in Ghardimaou im Gouvernorat Jendouba speichern wird. Ein strategisches Projekt, dessen Fortschritt Mehr

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Wasserausfälle im Sahel: Sonede verspricht strukturelle Lösungen und erläutert die Störungen

Angesichts der zahlreichen Beschwerden und Fragen von Bewohner der Sahelzone zu den seit einigen Tagen bestehenden Trinkwasserausfällen ging der Regionaldirektor für den Zentralbereich der Nationalen Mehr

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Rétablissement de l’approvisionnement en eau à partir de minuit à Mhamdia et Fouchana

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Après les intempéries, des perturbations de l’approvisionnement en eau dans trois gouvernorats

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Sousse: Meerwasserentsalzungsanlage Sidi Abdelhamid Anfang Sommer 2026 betriebsbereit

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SONEDE: Gigantischer Plan zur Erneuerung der Wassernetze für 2026-2030

Angesichts eines alternden Netzes und steigender Anforderungen bereitet SONEDE ein nationales Modernisierungsprogramm der Wassernetze vor. Betroffen sind mehr als 59.000 km Leitungen, mit erheblichen Investitionen Mehr

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Erhöhung der Wasserpreise eine dringende Notwendigkeit zur Bewältigung der Wasserkrise

Angesichts der zunehmend besorgniserregenden Situation im Bereich der Wasserwirtschaft sieht sich Tunesien gezwungen, seine Wassertarife zu überarbeiten, um den Herausforderungen der Wasserkrise im Land gerecht Mehr

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