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Crédits et microfinancements sur l’honneur : la BCT impose une plateforme numérique dans chaque banque

À partir du 1er octobre 2026, chaque banque tunisienne devra disposer d’une plateforme numérique dédiée à la réception des demandes de crédits et de microfinancements sur l’honneur. C’est ce que prévoit une nouvelle circulaire publiée mardi 1er septembre par la Banque centrale de Tunisie (BCT), conformément au décret n° 2026-148 du 23 juillet 2026 relatif aux prêts d’honneur.

Cette plateforme sera l’unique canal de réception des demandes de prêts  d’honneur des clients, explique la banque des banques. « Chaque dossier y sera horodaté électroniquement de manière infalsifiable. Ce qui permettra d’établir l’ordre de traitement selon la règle du « premier arrivé, premier servi » et de calculer précisément les délais de traitement », précise-t-elle.

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L’objectif de la BCT est double : garantir l’égalité de traitement entre les clients et assurer une priorisation objective des demandes en fonction de leur date de dépôt, indépendamment de la banque concernée.

Cette mesure s’inscrit plus largement dans les efforts de la Banque centrale pour moderniser les services bancaires, simplifier les procédures et renforcer la transparence et la fiabilité dans le traitement des demandes des clients.

Autrement dit, toutes les banques tunisiennes sont obligées d’accorder des prêts d’honneur. Cela commence mal cette histoire.

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Le dinar tient face à l’euro, cède du terrain au dollar, les changes s’emballent

Au premier semestre 2026, le dinar tunisien a affiché une relative stabilité face à l’euro. C’est ce qu’annonce la dernière « note de conjoncture économique » de la Banque centrale de Tunisie (BCT). 

Même si le dinar tunisien a perdu 2 % de sa valeur face au dollar américain par rapport à fin 2025, la monnaie nationale s’est toutefois renforcée de 5,9 % face au dollar et de 12,4 % face au yen japonais. Et ce, tout en enregistrant un léger recul de 1,1 % face à l’euro, en moyenne semestrielle (S1 2026 vs S1 2025). 

Parallèlement, le marché des changes au comptant a connu une forte hausse d’activité, avec une progression de 23,7 % en volume. Cette dynamique a été portée par le marché interbancaire, dont les transactions sont passées de plus de 7,113 milliards de dinars à plus de 9 milliards, ainsi que par les opérations avec la BCT, qui ont augmenté de 4,1 à 4,9 milliards de dinars.

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Délice Holding : le bénéfice net bondit à 71,6 MDT au premier semestre 2026

Délice Holding SA a publié ses états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin 2026. Le résultat net de la période s’établit à 71,6 millions de dinars (MDT); contre 44,8 MDT au 30 juin 2025. Soit une progression de près de 60 %.

Le total du bilan atteint 718,9 MDT au 30 juin 2026, contre 662,8 MDT au 31 décembre 2025. Les capitaux propres avant affectation s’élèvent à 642,6 MDT, contre 631,3 MDT à la fin de l’exercice précédent. Le capital social demeure fixé à 549,1 MDT, répartis en 109,8 millions d’actions d’une valeur nominale de cinq (5) dinars chacune.

Les revenus de la holding proviennent essentiellement des dividendes perçus auprès des filiales du groupe. Ces dividendes s’élèvent à 70,9 MDT au 30 juin 2026, contre 44,2 MDT un an plus tôt. Cette hausse s’explique notamment par la distribution de 32,6 MDT par la Société des Boissons du Cap-Bon (SBC), qui n’avait versé aucun dividende au premier semestre 2025, ainsi que par la progression des dividendes de la Société Tunisienne des Industries Agricoles et Laitières (STIAL), passés de 21,5 à 28,9 MDT. En revanche, les dividendes perçus de la Centrale Laitière du Cap-Bon (CLC) ont reculé, passant de 20,1 à 7,5 MDT.

Les management fees facturés aux sociétés du groupe, correspondant aux prestations de gestion et d’études, s’établissent à 1,9 million de dinars, contre 1,7 million de dinars au 30 juin 2025. Le total des produits d’exploitation atteint 72,8 MDT, contre 45,9 MDT un an auparavant, pour un total des charges d’exploitation de 1,8 million de dinars. Le résultat d’exploitation s’établit ainsi à 71 MDT.

Après prise en compte des produits financiers de 869 000 dinars, de l’impôt sur les bénéfices de 216 000 dinars et de la contribution sociale de solidarité de 32 000 dinars, le résultat net de la période s’établit à 71 647 751 dinars, soit un résultat par action de 0,652 dinar, contre 0,816 dinar au 30 juin 2025. Le portefeuille d’immobilisations financières de Délice Holding, correspondant aux participations dans les filiales du groupe, s’élève à 586 MDT au 30 juin 2026. Il comprend notamment des participations dans CLC (99,81%), STIAL (43,01%), SBC (98,73%), Delta Plastic (99,99%) et la Compagnie Fromagère (33,68%). Les placements financiers, constitués de pensions livrées à court terme, totalisent 52,3 MDT au 30 juin 2026, contre 32,2 MDT au 31 décembre 2025. L’assemblée générale ordinaire du 11 juin 2026 a approuvé l’affectation du résultat de l’exercice 2025, avec une distribution de dividendes de 60,4 MDT.

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ATL : le bénéfice net grimpe à 13,6 MDT au premier semestre 2026

L’Arab Tunisian Lease (ATL) a publié ses états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin 2026. Le résultat net de la période s’établit à 13,6 millions de dinars (MDT), en hausse de 20 % par rapport aux 11,3 MDT enregistrés au 30 juin 2025.

Le total du bilan atteint 829,6 MDT au 30 juin 2026, contre 733,5 MDT au 31 décembre 2025. Les capitaux propres avant affectation s’élèvent à 157,5 MDT, contre 156,9 MDT à la fin de l’exercice précédent. Le capital social demeure fixé à 32,5 MDT, répartis en 32,5 millions d’actions d’une valeur nominale d’un dinar chacune.

Les créances issues d’opérations de leasing, principal poste de l’actif, s’établissent à 720 MDT nets de provisions, contre 669,6 MDT au 31 décembre 2025. Les mises en force ont progressé de 22 % par rapport à la même période de 2025. L’encours financier moyen est passé de 632,9 MDT à 698,4 MDT, soit une hausse de 10 %.

Le ratio des actifs non performants s’établit à 6,72 % au 30 juin 2026, contre 6,99 % au 31 décembre 2025 et 7,93 % au 30 juin 2025. Le taux de couverture de ces actifs par les provisions et agios réservés atteint 89,32 %, contre 88,83 % à fin décembre 2025.

Les liquidités et équivalents de liquidités s’élèvent à 60,3 MDT au 30 juin 2026, contre 10,6 MDT au 31 décembre 2025. Les placements à long terme totalisent 31,5 MDT, contre 28,5 MDT à la fin de l’exercice précédent.

Concernant les résultats, le total des produits de leasing s’établit à 52,4 MDT au premier semestre 2026, contre 48,5 MDT un an plus tôt, porté par la hausse des intérêts et revenus assimilés qui passent de 46,8 à 51,1 MDT. Les charges financières nettes s’élèvent à 21,6 MDT. Le produit net de leasing progresse de 10 %, passant de 30,6 à 33,8 MDT.

Les charges de personnel s’établissent à 7 MDT, contre 6,4 MDT au 30 juin 2025. Les dotations nettes aux provisions et le résultat des créances radiées ressortent à 2 MDT, contre 2,7 MDT un an auparavant.

Après un résultat des activités ordinaires avant impôt de 23 MDT, un impôt sur les bénéfices de 7,8 MDT et des éléments extraordinaires de 1,6 million de dinars liés aux contributions conjoncturelles exceptionnelles instituées par la loi de finances 2026, le résultat net de la période s’établit à 13.555.275 dinars. Soit un résultat par action de 0,417 dinar, contre 0,346 dinar un an plus tôt. Au passif, les emprunts et dettes rattachées s’élèvent à 542,2 MDT au 30 juin 2026, contre 459,1 MDT au 31 décembre 2025, incluant notamment un nouvel emprunt de 50 MDT auprès de la Banque Européenne d’Investissement.

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Mohamed Chedli El Fahem nommé Deputy CEO de BYD Tunisie

Mohamed Chedli El Fahem vient d’être nommé Deputy CEO Group de BYD Tunisie, une nouvelle étape clé dans le déploiement de la marque chinoise de véhicules électriques sur le marché en Tunisie. 

Fort de plus de 15 ans d’expérience dans le management, la finance, les opérations et le développement stratégique, il a construit l’essentiel de son parcours dans le secteur automobile en Tunisie. Il a notamment évolué au sein de Ben Jemaa Motors, distributeur historique de plusieurs marques, ainsi que chez Toyota Tunisie et Citroën, où il a acquis une solide connaissance des réseaux de distribution, de la gestion commerciale et des enjeux de transformation du secteur.

Son profil associe expertise opérationnelle et vision stratégique, avec une orientation marquée vers la performance, la montée en gamme des organisations et l’accompagnement des transitions industrielles. Avant de rejoindre BYD, il a également occupé des fonctions de direction chez Alaseel for Food Industries, élargissant ainsi son expérience au-delà de l’automobile vers d’autres secteurs à forte intensité logistique et opérationnelle.

Lire aussi : BYD lance son roadshow national : vivez l’expérience de la mobilité électrique

Sa nomination intervient à un moment où BYD consolide sa présence en Tunisie, après avoir franchi le cap des 1 000 véhicules électriques vendus et multiplié les initiatives de proximité, comme le BYD Roadshow organisé à Tunis City en mai 2026 pour sensibiliser le public à la mobilité électrique 

En tant que Deputy CEO Group, Mohamed Chedli El Fahem sera chargé de soutenir la stratégie de croissance de BYD Tunisie, d’accompagner le développement du réseau, d’optimiser les opérations et de renforcer le positionnement de la marque dans un marché en pleine mutation, marqué par l’émergence progressive de l’électrique et les nouvelles attentes en matière de mobilité durable.

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Hausse du TMM à 7%: un accident de parcours estival ou le signe d’un futur resserrement monétaire?

Le taux moyen du marché monétaire bouge enfin. À 6,99% depuis le début du printemps, il grimpe d’un cran en août pour s’afficher à 7,00%, selon les chiffres de la Banque centrale de Tunisie. Un point de base seulement, mais c’est le premier mouvement de l’indicateur depuis des mois.

Sur le marché interbancaire, on lit surtout ce mouvement comme un réglage fin des conditions de liquidité. La trajectoire de fond, elle, reste orientée à la baisse depuis trois ans: 8% en août 2023, presque 8% encore en 2024, 7,5% l’an dernier, et donc 7% aujourd’hui. Le TMM suivant de près le taux directeur, toute future décision de la BCT sur ce dernier se répercutera automatiquement sur lui.

Un impact concret sur les crédits

Concrètement, ce taux est pris en en compte directement dans le calcul des agios bancaires et dans la tarification des emprunts à taux variable. Sa hausse, même symbolique, se traduira par une facture légèrement plus lourde pour les entreprises et les particuliers endettés sur ce type de contrat. Il faudra attendre pour voir si la BCT confirme cette orientation dans les mois qui viennent ou s’il ne s’agit que d’un accident de parcours estival.

Ce que cela signifie pour l’investissement

Pour les PME financées à taux variable, chaque point de base compte sur la durée d’un emprunt: une hausse de 1 point de base peut sembler négligeable sur une échéance courte, mais elle pèse davantage sur les crédits d’investissement étalés sur cinq ou dix ans.

Les porteurs de projets qui envisagent un financement bancaire dans les prochaines semaines ont donc intérêt à verrouiller leurs conditions maintenant, tant que la remontée reste marginale, plutôt que d’attendre un éventuel resserrement plus franc de la politique monétaire.

À l’inverse, pour les épargnants et les investisseurs positionnés sur des produits indexés au TMM, cette légère hausse améliore, ne serait-ce que symboliquement, le rendement de leurs placements.

C’est un signal à surveiller de près plutôt qu’un motif d’alarme: la vraie question est de savoir si la BCT confirme cette orientation dans les prochains mois ou si l’épisode d’août restera un ajustement isolé.

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Le TMM grimpe à 7% en août : la BCT confirme la tendance

Le Taux Moyen du Marché Monétaire (TMM) s’est légèrement redressé à 7% au cours du mois d’août 2026, contre 6,99% sur la période février-juillet 2026, selon des données publiées lundi 31 août par la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Cependant sur un an, l’indicateur poursuit toutefois sa décrue : de 8% en août 2023, il était passé à 7,99% en août 2024, puis à 7,5% en août 2025, avant de s’établir à 7% aujourd’hui.

A noter que l’évolution du TMM reste étroitement liée à celle du taux directeur fixé par la BCT.

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Placements de Tunisie – SICAF : un bénéfice net de 2,2 millions de dinars au premier semestre 2026

Placements de Tunisie SICAF,  a publié ses états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin 2026. Le bénéfice net de la période ressort à 2,2 millions de dinars, contre 3,7 millions de dinars au 30 juin 2025, selon les comptes semestriels 2026 de la SICAF présentés ci-dessous.

En effet, le total du bilan de Placements de Tunisie SICAF s’établit à 19,2 millions de dinars au 30 juin 2026, contre 20 millions de dinars au 31 décembre 2025. Les capitaux propres avant affectation atteignent 19 millions de dinars, contre près de 20 millions de dinars à la clôture de l’exercice 2025. Le capital social de la société d’investissement reste inchangé à 10 millions de dinars, réparti en 1 million d’actions d’une valeur nominale de 10 dinars chacune.

Le portefeuille de titres à long terme de Placements de Tunisie SICAF, comptabilisé en immobilisations financières, demeure stable à 12,3 millions de dinars. Ce portefeuille d’investissement inclut notamment les titres Astrée, Mare Alb, Air Liquide, Astrée DA CP ainsi que Nouveaux emballages tunisiens. Les placements et autres actifs financiers à court terme s’élèvent à 4,5 millions de dinars nets de provisions, la provision pour dépréciation des titres ayant été ramenée à environ 92 000 dinars, contre 169 000 dinars à fin décembre 2025. Les autres actifs courants totalisent 2,3 millions de dinars et la trésorerie disponible atteint 68 000 dinars au 30 juin 2026.

Retour sur les chiffres clés

Concernant les revenus, les revenus des titres et droits de propriété de la SICAF, correspondant essentiellement aux dividendes perçus sur le portefeuille d’actions, s’élèvent à 2,3 millions de dinars au premier semestre 2026, contre 3,8 millions de dinars sur la même période en 2025. Cette baisse des revenus de dividendes s’explique notamment par l’absence de distribution du titre Mare Alb au 30 juin 2026, alors que ce même titre avait rapporté près de 1,9 million de dinars un an auparavant. Les revenus des placements financiers à court terme se limitent à 19 000 dinars au 30 juin 2026, contre 67 000 dinars au 30 juin 2025.

Le résultat d’exploitation de Placements de Tunisie SICAF s’établit à 2,2 millions de dinars, après des charges d’exploitation de 179 000 dinars sur la période. Après déduction de l’impôt sur les sociétés de 4 693 dinars et de la contribution sociale de solidarité de 500 dinars, le résultat net semestriel s’élève précisément à 2 238 968 dinars, soit un résultat par action de 2,239 dinars, contre 3,701 dinars par action au 30 juin 2025.

Sur le plan de la distribution de dividendes, l’assemblée générale ordinaire du 5 mai 2026 a approuvé le versement de 3,2 millions de dinars de dividendes au titre de l’exercice 2025. Les états financiers intermédiaires ont été arrêtés par le conseil d’administration de la société lors de sa réunion du 20 août 2026.

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Suisse : le patron du lobby bancaire met en garde contre la surréglementation

La Suisse risque de fragiliser sa position de grande place financière mondiale si elle impose une réglementation excessive à ses banques, avertit Giorgio Pradelli, futur président de l’Association suisse des banquiers, dans un entretien au Financial Times publié le 30 août. Son avertissement intervient alors que le Parlement examine un durcissement des règles bancaires, notamment autour des exigences de fonds propres d’UBS.

La Suisse s’apprête à engager l’une des réformes les plus importantes de son secteur bancaire depuis la crise financière mondiale de 2008. Mais alors que les autorités cherchent à renforcer la stabilité du système après la chute de Credit Suisse en 2023, le secteur bancaire redoute que le remède ne finisse par affaiblir la compétitivité de la place financière.

Giorgio Pradelli, directeur général d’EFG International et futur président de l’Association suisse des banquiers, qui prendra ses fonctions en septembre, appelle ainsi à la prudence. La position de la Suisse comme centre financier international ne peut être considérée comme acquise et dépend notamment de la qualité de son cadre réglementaire.

Le dossier UBS au cœur de la controverse

Le débat porte notamment sur les nouvelles exigences de fonds propres envisagées pour UBS, née du rachat de Credit Suisse en 2023. Le gouvernement suisse souhaite renforcer les protections financières des banques systémiques afin de réduire le risque que l’État soit de nouveau contraint d’intervenir en cas de crise. Le projet initial prévoyait notamment qu’UBS détienne environ 20 milliards de dollars supplémentaires de fonds propres CET1.

Pour les autorités, l’objectif est clair : tirer les leçons de la crise de Credit Suisse et s’assurer qu’une éventuelle future défaillance puisse être absorbée sans mettre à contribution les finances publiques. Mais pour le secteur bancaire, des exigences trop lourdes pourraient augmenter le coût du capital et réduire la capacité des établissements suisses à rivaliser avec leurs concurrents internationaux.

Pradelli estime que la Suisse doit également tenir compte de l’évolution de ses principaux concurrents. Les États-Unis et le Royaume-Uni cherchent actuellement à simplifier certains dispositifs réglementaires afin de renforcer la compétitivité de leurs centres financiers. Une Suisse qui ferait le choix inverse pourrait, selon lui, prendre le risque de voir certaines activités se déplacer vers d’autres places. L’enjeu est particulièrement important pour la gestion de fortune, secteur dans lequel la Suisse conserve une position internationale majeure.

La leçon de Credit Suisse

La controverse oppose donc deux impératifs : éviter une nouvelle crise systémique et préserver l’attractivité de la place financière suisse. L’effondrement de Credit Suisse a démontré les risques liés à une grande banque dont la défaillance pourrait avoir des conséquences internationales. Mais le renforcement des exigences prudentielles ne doit pas, selon le secteur, conduire à une perte excessive de compétitivité.

La Banque nationale suisse défend pour sa part l’idée de maintenir des niveaux de capital solides. Son vice-président, Antoine Martin, a récemment estimé qu’un niveau de capital « robuste » ne constituait pas nécessairement un handicap commercial pour les banques et pouvait même leur permettre de gagner des parts de marché lors des prochaines périodes de turbulences.

Le Parlement doit trancher

Le débat entre stabilité financière et compétitivité entre dans une phase décisive. Une commission parlementaire suisse doit examiner les nouvelles règles bancaires concernant notamment UBS, après l’échec d’un précédent groupe à parvenir à un compromis. Plusieurs scénarios sont désormais étudiés pour les exigences de capital applicables aux filiales étrangères d’UBS, avec des niveaux potentiellement inférieurs à la proposition initiale du gouvernement. Les discussions parlementaires doivent se poursuivre au cours des prochains mois, avec une entrée en vigueur des nouvelles règles qui pourrait ne pas intervenir avant la fin de 2026, voire au-delà.

Pour la Suisse, le débat dépasse donc le seul cas d’UBS. Il pose une question stratégique : jusqu’où renforcer la sécurité du système bancaire sans affaiblir l’un des principaux atouts économiques du pays ? Le futur patron du lobby bancaire suisse prévient que la réponse devra préserver un équilibre délicat entre solidité financière et compétitivité internationale.

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Après une perte de 2,6 millions de dinars, SIMPAR renoue avec les bénéfices

La Société Immobilière et de Participations (SIMPAR) a dégagé un résultat net bénéficiaire d’environ 643 000 dinars tunisiens (DT) au premier semestre 2026, contre une perte de près de 2,6 millions de DT sur la même période en 2025, selon ses états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin 2026.

Ce retour aux bénéfices s’explique principalement par un bond des ventes de biens immobiliers, passées d’environ 385 000 DT au 30 juin 2025 à plus de 11,6 millions de DT un an plus tard. Le total des produits d’exploitation a suivi la même trajectoire, atteignant environ 12,5 millions de DT contre près de 727 000 DT à fin juin 2025. Le résultat d’exploitation s’établit à environ 2,9 millions de DT, plus du double des 1,2 million de DT enregistrés un an auparavant.

Les charges financières nettes se sont pour leur part allégées, passant d’environ 3,8 millions à 2,2 millions de DT, une évolution que la société attribue notamment à la diminution des intérêts débiteurs sur découverts bancaires. Le résultat par action ressort à 0,585 DT, contre une perte de 2,35 DT par action au 30 juin 2025.

Le total du bilan de la société s’élève à environ 119,5 millions de DT au 30 juin 2026, contre près de 106 millions un an plus tôt et 117,2 millions au 31 décembre 2025. Les capitaux propres avant affectation s’établissent à environ 19,9 millions de DT, en repli par rapport aux 22 millions du 30 juin 2025 mais en légère hausse par rapport aux 19,2 millions de fin d’exercice 2025. Le total des passifs atteint près de 100 millions de DT, dont environ 30,7 millions d’emprunts non courants et 45,8 millions d’autres passifs financiers courants.

La trésorerie de clôture demeure négative à environ 482 000 DT, une situation toutefois améliorée par rapport aux déficits de 1,4 million et 2 millions de DT constatés respectivement au 30 juin 2025 et au 31 décembre 2025. Les liquidités et équivalents de liquidités s’élèvent quant à eux à environ 605 000 DT, contre près de 135 000 DT un an plus tôt.

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Bourse de Tunis : Amen Bank et le Trésor renforcent le marché obligataire

Le TUNINDEX a reculé de 0,16% vendredi 28 août 2026, s’établissant à 19 450,38 points, selon le bulletin officiel n°8910 de la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis. L’indice affiche une progression de 44,61% depuis le début de l’année. Le TUNINDEX20 a suivi une tendance similaire, cédant 0,15% à 8 541,79 points, avec une hausse annuelle de 42,95%.

Parmi les indices sectoriels, l’indice des Assurances a enregistré le repli le plus marqué de la séance, en baisse de 0,83% à 29 644,78 points. L’indice des Banques a perdu 0,49% à 14 539,65 points et celui des Sociétés Financières 0,48% à 15 722,91 points. À l’inverse, l’indice Matériaux de Base a progressé de 1,22% à 9 188,56 points, et l’indice Agro-alimentaire et Boissons de 0,86% à 19 194,96 points.

Sur le marché des actions, plusieurs valeurs ont enregistré des mouvements notables. Attijari Bank a clôturé à 87,150 dinars. La BIAT a reculé à 158,000 dinars contre un cours de référence de 159,880 dinars. Delice Holding a progressé à 19,000 dinars. Attijari Leasing, sur le compartiment B, a terminé à 41,830 dinars, en zone de réservation à la baisse.

L’Offre Publique d’Achat obligatoire sur les actions de la Société Tunisienne de Verreries, Sotuver, ouverte du 5 au 26 août 2026, s’est clôturée sans dépôt de pli à la Bourse à la date limite du jeudi 27 août 2026 à 14h00. L’opération, initiée par la société B.A Glass B.V agissant de concert avec le Groupe Bayahi au prix unitaire de 13,390 dinars, visait l’acquisition de 6 843 844 actions représentant 17,43% du capital. À l’ouverture de l’OPA, l’initiatrice détenait directement 16 205 315 actions, soit 41,28% du capital, ainsi qu’une action indirecte détenue par le président du conseil d’administration. Au total, l’initiatrice et le Groupe Bayahi contrôlent de concert 32 410 631 actions, représentant 82,57% du capital de Sotuver.

Sur le marché obligataire, l’emprunt Amen Bank Subordonné 2026-1 est négociable en Bourse depuis le 21 août 2026 dans le groupe 21. Il porte un taux d’intérêt de TMM+1,5%, une durée de 5 ans, une valeur faciale de 100 dinars et un montant souscrit de 60 millions de dinars. Une ligne de Bons du Trésor Assimilables, la BTA 7,50% Août 2031, a également été admise à la cote et est négociable depuis le 19 août 2026, avec un nominal de 1 000 dinars et un amortissement in fine à l’échéance du 12 août 2031.

La Bourse de Tunis a par ailleurs rappelé la suspension de la cotation du titre Aetech depuis le jeudi 29 janvier 2026, à la demande du Conseil du Marché Financier. La cotation du titre UADH reste également suspendue depuis le mercredi 25 mars 2026, en application de la loi n°94-117 du 14 novembre 1994, en raison de manquements aux obligations de publication d’informations financières, d’absence d’interlocuteurs identifiables et d’absence d’éléments probants attestant d’une activité réelle de la société.

L’horaire d’hiver de cotation entrera en vigueur à partir du 1er septembre 2026 sur l’ensemble des marchés de la Bourse.

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Plus de 34 750 fermetures d’entreprises

En Tunisie comme dans d’autres pays après le COVID,  les petites entreprises paient le prix fort de la mauvaise conjoncture économique : des dizaines de milliers d’entrepreneurs ont quitté le marché ou se sont retrouvés sans activité.

Les chiffres du Répertoire national des entreprises, relevant de l’Institut national de la statistique, dressent un constat préoccupant. En 2023, 34 751 entreprises privées ont cessé leur activité, contre 59 430 en 2022. Le nombre de sorties a ainsi reculé de 41,5% en un an, mais demeure supérieur à celui enregistré en 2021, avec 29 481 entreprises.

Cette baisse ne suffit toutefois pas à dissiper les inquiétudes quant à la fragilité du tissu entrepreneurial tunisien. Le commerce reste de loin le secteur le plus touché, avec 15 903 entreprises sorties du marché, dont 12 529 dans le commerce de détail. Il est suivi par les transports et l’entreposage, avec 4 684 sorties, l’industrie avec 3 342, l’hébergement et la restauration avec 2 111, puis la construction avec 1 862.

Les microentreprises en première ligne

La grande majorité des entreprises concernées sont de très petites structures. 33 594 des 34 751 entreprises ayant cessé leur activité en 2023 n’employaient aucun salarié. Seules 897 entreprises comptaient un ou deux salariés.

Dans le détail, les personnes physiques représentent 30 636 cessations d’activité, contre 4 115 pour les personnes morales. Ces données montrent que le phénomène touche principalement les entrepreneurs individuels et les microstructures, particulièrement vulnérables aux difficultés de financement, à la baisse de la demande et à l’augmentation des charges.

Sur le plan géographique, le nord-est concentre le plus grand nombre de sorties, avec 14 141 entreprises, dont 4 600 à Tunis. Viennent ensuite le centre-est, avec 7 507 sorties, et le sud-est, avec 4 349.

Il convient cependant d’interpréter avec prudence le pic de 92 255 sorties enregistré en 2018. Ce niveau exceptionnel s’explique en grande partie par une opération administrative menée par la Direction générale des impôts, qui avait conduit à la radiation d’entreprises n’ayant déclaré aucune activité depuis quatre ans.

 

 

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La CTAF se prépare à une refonte de son infrastructure informatique

La Banque centrale de Tunisie (BCT) annonce le lancement d’un appel d’offres national portant sur la mise à niveau de l’infrastructure informatique de la Commission tunisienne des analyses financières (Ctaf)…

Un appel d’offres national a été lancé par la Banque centrale de Tunisie (BCT) en vue de la mise à niveau de l’infrastructure informatique de la Commission tunisienne des analyses financières (CTAF). Selon les précisions apportées par la BCT, cet appel d’offres couvre plusieurs volets : la fourniture, la livraison, l’installation, la configuration, l’intégration et la mise en service des équipements matériels et des solutions logicielles concernées. Il inclut également le transfert de compétences ainsi que la formation associée à l’ensemble de ces éléments.

La mise à disposition des licences et produits est prévue pour une durée de cinq années. Sachant que l’appel d’offres englobe l’entretien, le dépannage et le maintien en bon état de fonctionnement de l’ensemble de la solution.

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Nouveau record : 30,040 milliards de dinars de cash en circulation en Tunisie

Selon les données publiées par la Banque centrale de Tunisie, le volume des billets et pièces en circulation s’est établi à 30,040 milliards de dinars au 21 août 2026, un niveau qui poursuit une trajectoire haussière observée ces derniers mois.

La Banque centrale de Tunisie a fait état d’un montant de 30,040 milliards de dinars de billets et pièces en circulation à la date du 21 août 2026. Ce chiffre correspond à la liquidité effectivement détenue et utilisée par les particuliers et les entreprises pour leurs transactions quotidiennes.

Cette donnée s’inscrit dans une évolution ascendante du volume de cash en circulation observée dans le pays. Elle est considérée comme un indicateur permettant de suivre l’état de la liquidité au sein de l’économie tunisienne.

Plusieurs facteurs peuvent influer sur ce niveau de liquidité, parmi lesquels l’activité économique, le volume des transactions, ainsi que des éléments saisonniers et comportementaux qui pèsent sur la demande de billets et pièces.

Cet indicateur est habituellement suivi en parallèle avec d’autres agrégats tels que les dépôts bancaires, le crédit et la masse monétaire. Cette lecture combinée permet d’appréhender les mouvements de liquidité et les tendances à l’œuvre dans le système bancaire tunisien.

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Aetech et Uadh toujours suspendues : la BVMT maintient la pression

La Bourse de Tunis a clôturé en baisse lundi 24 août 2026, tandis qu’une offre publique d’achat obligatoire visant la Société Tunisienne de Verreries (Sotuver) a été confirmée dans le cadre de sa publication quotidienne.

L’indice de référence TUNINDEX a reculé de 0,83% pour s’établir à 19 515,16 points, portant sa performance depuis le début de l’année à 45,09%. Le TUNINDEX20, qui regroupe les vingt principales valeurs du marché, a perdu 0,86% à 8 580,55 points. La quasi-totalité des indices sectoriels a évolué en territoire négatif, à l’exception de l’indice des produits ménagers et de soin personnel et de celui des matériaux de base.

La société néerlandaise B.A Glass B.V, qui détient 41,28% du capital de Sotuver, est soumise à une offre publique d’achat obligatoire portant sur les 6 843 844 actions restantes de la société, représentant 17,43% du capital. Le prix de l’offre est fixé à 13,390 dinars par action. L’opération fait suite à une décision du Conseil du Marché Financier du 2 avril 2026 autorisant B.A Glass B.V à franchir le seuil de 40% du capital de Sotuver, opération réalisée le 16 avril 2026. La société a précisé n’avoir pas l’intention de procéder à une offre publique de retrait ni de modifier significativement les politiques industrielle, financière et sociale de Sotuver. L’offre est ouverte du 5 au 26 août 2026, la date limite de dépôt des ordres de vente auprès de la Bourse étant fixée au 27 août 2026 à 14h00.

Par ailleurs, la Bourse de Tunis a annoncé l’introduction d’un nouvel emprunt obligataire, « Amen Bank Subordonné 2026-1 », négociable depuis le 21 août 2026, ainsi que l’admission d’une ligne de Bons du Trésor Assimilables portant intérêt au taux de 7,50%, négociable depuis le 19 août 2026.

Le bulletin rappelle également la suspension de la cotation du titre Aetech depuis le 29 janvier 2026, ainsi que celle du titre Uadh depuis le 25 mars 2026. Cette dernière mesure a été prise en application de la loi n°94-117 du 14 novembre 1994 portant réorganisation du marché financier, à la suite du non-respect des obligations de publication d’informations financières, de l’absence d’interlocuteurs identifiables au sein de la société et de l’absence d’éléments attestant d’une activité réelle.

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Quand le « cash » devient le miroir d’une crise économique, selon Ridha Chkoundali

Pour la première fois, la Tunisie constate plus de 30 milliards de dinars en espèces en circulation (août 2026), soit une hausse d’environ 4 milliards  de dinars en un an.  C’est ce qu’a fait savoir la Banque centrale de Tunisie (BCT). Cet indicateur mesure la monnaie fiduciaire réellement utilisée dans l’économie par les ménages et les entreprises. Pour comprendre les raisons de ce chiffre record, l’expert en économie Ridha Chkoundali  livre son analyse sur sa page officielle Facebook.

Il convient de noter que ce « cash » constitue un baromètre de la liquidité immédiate, à analyser avec les dépôts, le crédit et la masse monétaire globale. Cette hausse record s’inscrit dans une tendance continue d’augmentation du cash en circulation. Elle peut s’expliquer par une activité économique plus dynamique, des effets saisonniers, mais aussi par des comportements de précaution et une préférence accrue pour le liquide.

Selon l’analyse de Ridha Chkoundali,  une telle progression, qui dépasse la croissance réelle de l’économie, ne peut pas être imputée uniquement à l’inflation : elle reflète un déplacement des modes de paiement vers le cash. Plusieurs dynamiques expliquent ce phénomène. La réforme des règles sur les chèques a réduit leur usage sans que les paiements numériques ne comblent immédiatement le vide. La levée du plafond sur les paiements en espèces a rendu les transactions en cash plus faciles. Surtout, l’essor de l’économie parallèle encourage le recours au numéraire, car il facilite l’anonymat et l’évitement des circuits bancaires et fiscaux.

Il précise dans ce contexte: « Cette augmentation du cash fragilise l’intermédiation bancaire,  moins de dépôts signifient moins de crédits disponibles  et réduit la portée des instruments de politique monétaire. Elle érode aussi la base fiscale de l’État et crée une concurrence défavorable pour les acteurs qui respectent les obligations fiscales et sociales. En outre, une masse monétaire qui gonfle sans augmentation correspondante de la production peut alimenter l’inflation, surtout dans une économie déjà contrainte par des goulots d’offre. »

La réponse ne doit pas être une répression, mais une stratégie double : rendre le paiement électronique et bancaire plus attractif (coûts réduits, paiement instantané, confiance accrue, solutions alternatives au chèque) et s’attaquer à la racine du problème en intégrant l’économie informelle  via la simplification des règles fiscales et administratives et l’abaissement du coût d’entrée dans le secteur formel  plutôt que par des sanctions seules.

Il convient de noter  que pour la BCT, suivre cet indicateur aide à évaluer la dynamique de liquidité, le degré de désintermédiation bancaire et à orienter la politique monétaire (taux directeurs, contrôle de la masse monétaire, inflation). En bref, le franchissement des 30 milliards de dinars en cash est un signal d’alerte à surveiller : il reflète l’évolution des transactions et des comportements monétaires, et peut révéler des tensions sur la liquidité et la confiance dans le système financier. 

 

 

 

 

 

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Tourisme et diaspora rapportent 11 milliards de dinars à la Tunisie en huit mois

Les transferts des Tunisiens résidents à l’étranger (TRE) et les recettes touristiques ont atteint 11 milliards de dinars à la date du 20 août 2026, selon les indicateurs de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Les recettes touristiques cumulées s’élèvent à 5 127,5 millions de dinars, contre 4 885 MDT à la même date de 2025, soit une hausse de 5 %. Les revenus du travail cumulés progressent quant à eux de 5,4 %, à 5 868,7 MDT contre 5 568,3 MDT un an plus tôt.

Les avoirs nets en devises s’établissent à 25,154 milliards de dinars au 24 août 2026, couvrant 98 jours d’importation, contre 24,755 milliards de dinars et 107 jours d’importation à la même date de 2025.

La circulation fiduciaire (billets et monnaies) a par ailleurs augmenté de 16 %, atteignant 30 milliards de dinars au 21 août 2026, contre 25,9 milliards de dinars un an auparavant.

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Perplexity : une valorisation à plus de 30 milliards de dollars grâce à Nvidia

Nvidia envisagerait de participer à une nouvelle levée de fonds de Perplexity. Cette opération pourrait porter la valeur de la start-up spécialisée dans la recherche par intelligence artificielle à plus de 30 milliards de dollars, contre environ 20 milliards lors de son précédent tour de financement, réalisé un an auparavant.

La nouvelle valorisation envisagée représenterait une progression de plus de 50 % en l’espace d’un an. Perplexity connaît parallèlement une forte accélération de son activité : ses revenus annualisés seraient désormais supérieurs à 750 millions de dollars, alors qu’ils se situaient sous les 250 millions au début de l’année.

Cette progression serait notamment liée à Perplexity Computer, son agent d’intelligence artificielle destiné à automatiser différentes tâches professionnelles. Le développement de cet outil contribue ainsi à renforcer les perspectives commerciales de la start-up et son attractivité auprès des investisseurs.

Pour Nvidia, une nouvelle participation dans Perplexity prolongerait son implication dans l’écosystème de l’intelligence artificielle. Le fabricant de puces a déjà investi dans plusieurs entreprises du secteur et cherche à développer ses relations avec les acteurs qui participent à l’essor des technologies d’IA.

À ce stade, aucune annonce concernant un investissement finalisé n’a été faite. Nvidia et Perplexity n’ont pas commenté les informations concernant cette éventuelle opération.

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Quand la pénurie met en péril la cohésion sociale

En plein été, les Tunisiens se retrouvent  pris entre des eaux du robinet troubles, jaunâtres, impropres à la consommation, et une absence totale d’eau minérale dans les espaces commerciaux, sans oublier les coupures récurrentes d’électricité, une situation catastrophique ayant créé un terrain fertile aux prix exorbitants qui épuisent les revenus des citoyens. Une  souffrance qui met en péril les valeurs de la société. 

L’expert en économie, Ridha Chkoundali, a multiplié les analyses en août 2026 sur les dysfonctionnements structurels de l’économie du pays . 

Ridha ChkoundaliDans son post, Ridha Chkoundali met en garde contre une lecture superficielle des indicateurs officiels (croissance de 2,29% au T2 2026, chômage en baisse, tourisme résilient, etc.). Pour lui, ce chiffre global masque une distorsion structurelle : la croissance repose surtout sur l’agriculture, l’hôtellerie-restauration et quelques secteurs, sans refléter une amélioration de l’économie productive ni du niveau de vie réel.

Evoquant la question relative à la hausse des prix des médicaments, Ridha Chkoundali estime que cette  hausse  qui atteint parfois +200% à +500% sur certains produits n’est pas qu’un problème tarifaire. Elle révèle une crise de gouvernance touchant la Pharmacie centrale, la CNAM, les hôpitaux publics, le financement du système de santé et les équilibres macroéconomiques.  Ainsi il appelle à une réforme structurelle : meilleure gouvernance de la Pharmacie centrale, renforcement des stocks stratégiques, soutien à l’industrie pharmaceutique locale et aux génériques, révision d) Bourse, banques et signal d’alerte pour l’économie réelle.

Par ailleurs, sur le plan  financier, Ridha Chkoundali considère la turbulence boursière de fin juillet 2026 (chute du Tunindex, suspension de cotation) comme un signal de danger : la hausse précédente reposait largement sur les banques, pas sur l’économie productive. Il craint une transmission des difficultés du marché financier vers l’économie réelle et le secteur bancaire. 

Pour Ridha Chkoundali, la solution n’est pas seulement  » plus de contrôles » ou « plus de répression contre l’accaparement », mais une réforme structurelle : meilleure gouvernance des entreprises publiques, stocks stratégiques, soutien à la production locale, révision des mécanismes de financement et de remboursement, et surtout un choix politique en faveur du rassemblement et de l’inclusion plutôt que de l’exclusion.

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Masse monétaire : Tunisie, le paradoxe du cash !  

30,040 milliards de dinars : c’est le montant des billets et monnaies en circulation en Tunisie au 21 août 2026, selon la Banque Centrale de Tunisie. Un an plus tôt, à la même date, ce chiffre plafonnait à 25,902 milliards, soit une hausse de 4,138 milliards en douze mois (16%).

Il faut dire que cette trajectoire ne date pas d’hier : les 20 milliards n’avaient été dépassés qu’en toute fin 2023, avant que l’encours ne grimpe à 22,594 milliards fin 2024, puis à 26,876 milliards fin 2025. Et la cadence s’intensifie d’année en année : la progression annuelle du cash en circulation est passée d’environ 8% sur 2023-2024 à près de 19% sur 2024-2025.

Une accumulation qui n’a rien d’un simple réflexe saisonnier

La BCT explique cette hausse par les dépenses liées aux périodes fortes de l’année ; Ramadan, fêtes religieuses, rentrée scolaire, saison estivale. Mais la tendance de fond tient surtout à trois décisions publiques récentes : le durcissement des règles encadrant le chèque depuis février 2025, une nouvelle obligation de facturation électronique instaurée par la loi de finances 2026, et surtout un article de cette même loi qui a fait sauter le plafond encadrant les grosses transactions en liquide dans des secteurs comme l’immobilier ou l’automobile. Résultat paradoxal : l’État pousse vers le numérique tout en rendant les transactions avec du cash de plus en plus accessible. Autre indicateur frappant : ce stock de billets dépasse aujourd’hui d’un cinquième environ le montant total des réserves de change du pays.

Impact sur l’entrepreneuriat

Cette thésaurisation massive prive mécaniquement le système bancaire de dépôts transformables en crédit, un frein direct pour le financement des PME et des projets d’investissement ; elle rappelle aussi, pour les entrepreneurs évoluant dans l’immobilier ou l’automobile, l’urgence de sécuriser leurs transactions face à une économie où le cash reprend clairement du terrain.

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