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Coupures d’électricité : La STEG annonce de nouvelles interruptions nocturnes

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) pourrait procéder à des coupures tournantes du courant électrique durant la nuit, dans plusieurs régions du pays.

Selon le communiqué les interruptions sont susceptibles d’intervenir entre 20h et 2h du matin, et ce, à intervalles intermittents, en fonction de la situation du réseau électrique.

Préserver la sécurité du réseau

La STEG explique que ces coupures s’inscrivent dans le cadre des mesures destinées à préserver la sécurité et la continuité du fonctionnement du réseau électrique, alors que la demande demeure élevée.

La société précise que la durée de chaque interruption dépendra de l’état du réseau et que le rétablissement de l’alimentation électrique pourra intervenir sans préavis.

Lire aussi : Délestage : De nouvelles coupures d’électricité dans plusieurs régions ce lundi

Ces coupures tournantes interviennent alors que la STEG a multiplié, au cours des dernières semaines, les annonces d’interruptions temporaires dans différentes régions du pays. Les horaires ont notamment concerné des périodes diurnes et nocturnes, en fonction des besoins de l’équilibre entre la production et la consommation.

Quid des régions ?

Plusieurs régions sont concernées dans le Grand-Tunis, le sud, le nord et le centre du pays.

Grand Tunis

Mornag, Borj Cédria, Radès, La Goulette, Ben Arous, Mégrine, El Ghazala, La Manouba, El Mohammedia, Le Kram, Nouvelle Médina, Jardins d’El Menzah, Borj Touil, Sanhaja Jedida, Manouba, Aïn Zaghouan, Ennasr et La Soukra.

Nord – Cap Bon

Cette région comprend plusieurs zones du Cap Bon, notamment : Kélibia, Nabeul, Hammamet, Menzel Bouzelfa, Menzel Temime, Soliman, Takelsa, Somâa, Korba, Dar Chaâbane, Tazerka, Maâmoura, Béni Khalled, Béni Khiar et Hammam El Ghezaz.

Zaghouan

Jebel Oust, Ez-Zriba, Bir Mcherga, En-Nadhour, Zaghouan Nord, El Fahs et Bouachir.

Bizerte

Jarzouna, Ghazala, Menzel Bourguiba, Tinja, Menzel Abderrahmane, Ez-Zouaouine, Aousja, Ghar El Melh, Utique, Sejnane, El Khaïthmine, Mateur, Menzel Jemil et Menzel Temime.

Nord-Ouest

Er-Rouhia, Makthar, Ghardimaou, Oued Meliz, Bou Salem, Goubellat, Gaâfour, Chemtou, Nebeur et Ettouiref.

Centre

Sidi Bou Ali, Kalaa Kebira, Er-Riadh, Ouled Achour, Jemmal, Ksar Hellal, Sayada, Zaouiet Kontoch, Bouhajla, Nasrallah, Menzel El Mhiri, Sbikha, Bekalta, Cherahil, Rejiche, Souassi, Menzel Kamel, Moknine, Chebba, Khézama, Sahloul 3, Ouled Chamekh, Chetouane Bouhjar, Sahline, Hammam Sousse, Akouda, Kalaa Sghira, Msaken, Enfidha, Hergla, Bouficha, Kerkèr, El Ala et Bennane.

Sfax

Menzel Chaker, Sfax Sud, Sakiet Ezzit, Sakiet Eddaïer, Bir Ali Ben Khalifa, Mahres, Agareb, El Amra, Tina, Sfax Ouest, Sfax Ville, Jebiniana et El Hencha.

Sud

Gabès : cité El Amal, Gabès Ville, El Mawazir, cité Hached, Matress, Menzel Habib, Métouia, Ouedhref, Mareth et El Hamma.

Djerba : Midoun, Houmt Souk, El May, El Jorf, El Ségui, Erriadh, Aghir et Sedouikech.

Kébili : Kébili Ville, Jenoura, Ras El Aïn, El Golâa, Douz et El Faouar.

Tataouine : cité El Mahrajane, Tataouine Nouvelle, cité Oued El Ghomq, Bir Lahmar, Ghomrassen, Remada et Ezzahra.

Médenine – Zarzis et Ben Guerdane

Zarzis, Ben Guerdane, El Basatine, El Mounassa, Ez-Zaouia, El Hicham, Ras Jedir, Ben Guerdane, cité Mars et El Kharrouba.

Médenine

Ed-Darghoulya, cité de la Route de Gabès, cité En Nour, El Lebba, Beni Khedache, Hassi Amor, Bougrara et Harich.

Sud-Ouest

El Hamma, Lajrad, Boumardès, Chebika, Degueche, El Galaa, Souk Jedid, Ech-Chraya, El Hammar, El Makarim, Ech-Chakhar, En-Nouayel, Majel Bel Abbès, El Alenda, Nasrallah, Fouchana, El Hichria, Ouled Hafouz, El Ayoun, Hazoua, Hassi Ferid, Ouled Hamed, Oum El Adham, El Haqna, Mezouna et Nefta.

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TRIBUNE – Pour une STEG augmentée : gouvernance, gestion et planification à l’ère de l’intelligence artificielle

Je signe ce texte à titre personnel , non comme président de la Fédération Tunisienne du Textile et de l’Habillement, mais comme citoyen tunisien, chef d’entreprise qui dirige des équipes et des ressources depuis plus de vingt ans, et comme père qui souhaite que son pays garde un temps d’avance. Ce que je vis à la tête de Tunicotex, piloter la production, arbitrer les priorités, moderniser un outil industriel avec des ressources rares, m’a convaincu d’une chose : les mêmes leviers qui transforment une entreprise industrielle peuvent transformer un établissement public comme la STEG, à condition d’oser y intégrer la donnée, l’intelligence artificielle et le pilotage numérique au cœur même de la gouvernance, et non comme un vernis technologique ajouté après coup.

La crise que traverse la STEG aujourd’hui – délestage, endettement, dépendance au gaz importé – est réelle et grave. Mais elle est aussi une opportunité : celle de ne pas simplement rebâtir l’ancien modèle avec plus de moyens, mais d’en inventer un nouveau, plus intelligent, plus transparent et plus résilient.

La donnée avant la dépense

Dans mon entreprise, chaque investissement se décide avec de la donnée : rendement machine, coût par pièce, taux de rebut. Je n’imagine pas gérer des centaines de machines de production sans tableau de bord en temps réel. Or la STEG pilote un réseau autrement plus complexe , production, transport, distribution, des millions de clients , avec une visibilité en temps réel encore embryonnaire sur une large partie de ses actifs.

Ma conviction : on ne réforme durablement que ce que l’on mesure en continu. La priorité n°1 du numérique à la STEG n’est pas un gadget technologique, c’est la construction d’une colonne vertébrale de données fiables, partagées et exploitées par l’intelligence artificielle pour éclairer chaque décision , de la maintenance d’un transformateur à l’arbitrage tarifaire national.

Cette conviction se décline sur trois terrains. En gouvernance : un tableau de bord national unique associant État, STEG et grands consommateurs ; une politique d’open data énergétique pour restaurer la confiance ; une IA d’aide à la décision pour le conseil d’administration, capable de simuler l’impact d’une trajectoire tarifaire avant de la décider , un jumeau numérique de gouvernance. En gestion opérationnelle : la maintenance prédictive du réseau, un scoring intelligent pour trier les 6 milliards de dinars d’impayés, une gestion algorithmique des pointes de consommation pour ne plus subir la canicule comme en juillet 2026. En planification : un jumeau numérique du réseau électrique national, et une marketplace numérique de la flexibilité énergétique entre industriels autoproducteurs et réseau.

Une feuille de route à deux vitesses

En tant que manager habitué à prioriser des feuilles de route technologiques, je crois qu’il faut distinguer nettement ce qui produit un effet démonstratif rapide et ce qui redessine le modèle en profondeur , les deux doivent avancer de front.

À court terme (0-12 mois), quatre chantiers ne nécessitent ni réforme institutionnelle préalable ni investissement massif : le scoring IA du recouvrement, une plateforme de pilotage de la gouvernance, une IA de prévision des pics de demande, et un portail citoyen unifié pour la facturation et les alertes de coupures. Leur point commun : produire, dès la première année, un effet démonstratif fort sur la crédibilité de la réforme.

À plus long terme (2-10 ans), quatre transformations structurantes doivent être lancées dès maintenant, même si leurs effets ne seront pleinement visibles que plus tard : la généralisation de la maintenance prédictive, le jumeau numérique complet du réseau national, la marketplace de flexibilité énergétique, et la mutation de la STEG d’un opérateur qui vend des kilowattheures vers un orchestrateur intelligent de production, de stockage et de consommation distribués.

Un horizon 2035-2040

Je crois qu’il faut se donner une image claire de ce que peut devenir notre système énergétique dans dix à quinze ans, faute de quoi chaque réforme rapide reste un patch isolé plutôt qu’une étape vers un dessein commun. Voici comment j’imagine, à titre personnel, la Tunisie énergétique de 2035-2040 : une STEG devenue orchestrateur intelligent d’un système décentralisé où des milliers de toits produisent, stockent et échangent de l’énergie ; un mix majoritairement renouvelable, dépassant largement les 35 % visés pour 2030 ; une gouvernance entièrement pilotée par la donnée plutôt que par des arbitrages politiques sous pression ; un pôle régional d’expertise tunisienne en IA énergétique, exportable vers l’Afrique du Nord et subsaharienne ; et une souveraineté énergétique repensée comme souveraineté numérique.

Je ne prétends pas que le numérique résoudra, à lui seul, l’équation financière et énergétique de la STEG : la vérité des prix, la gouvernance institutionnelle et la diversification du mix restent les leviers de fond. Mais sans une colonne vertébrale numérique moderne, aucune de ces réformes ne pourra être pilotée, mesurée et ajustée avec l’agilité que la situation exige. La Tunisie a des talents en intelligence artificielle et en ingénierie de données. Faisons de la modernisation de notre outil énergétique national un terrain d’expression de ce talent, plutôt que de le voir s’exprimer ailleurs.

 

Chef d’entreprise, contribution à titre personnel

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Eau et électricité : Saïed affirme que des enquêtes ont établi des « actes prémédités »

Selon un communiqué de la Présidence de la République, Kaïs Saïed a indiqué que des enquêtes avaient établi que certaines coupures d’eau et d’électricité enregistrées dans plusieurs régions ne résultaient pas de pannes ordinaires, mais d’« actes prémédités ».

Ces déclarations ont été rapportées à l’issue d’une réunion tenue mercredi 26 août 2026 au palais de Carthage, en présence notamment de la cheffe du gouvernement, Sara Zaafrani Zenzri, des ministres chargés de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, ainsi que des PDG de la STEG et de la SONEDE.

Des « actes prémédités »

Le chef de l’État a estimé que la multiplication et la répétition récentes de problèmes dans plusieurs secteurs et régions ne pouvaient être considérées comme une succession d’incidents isolés.

Il a affirmé que les enquêtes avaient établi que des coupures d’eau et d’électricité dans plusieurs régions n’étaient pas dues à des pannes ordinaires, mais à des « actes prémédités ».

Kaïs Saïed a accusé ceux qui auraient planifié et exécuté ces actes de chercher à attiser les tensions, à diffuser des mensonges et des rumeurs et à perturber les citoyens jusque dans l’accès aux services essentiels.

La Présidence ne précise toutefois ni les régions et les coupures concernées, ni leur date. Le communiqué ne fournit pas non plus de détails sur la nature des enquêtes évoquées, leurs conclusions précises ou d’éventuelles procédures engagées.

Un discours qui se précise

Ce n’est pas la première fois que Kaïs Saïed met en doute le caractère purement technique de certaines perturbations.

En juillet, le président avait déjà qualifié les coupures d’eau et d’électricité observées dans plusieurs régions de phénomènes « non ordinaires ». Il avait également évoqué ceux qui chercheraient, selon lui, à perturber les citoyens et à attiser les tensions.

Le communiqué du 26 août marque toutefois une évolution dans le discours présidentiel. Il ne s’agit plus seulement de qualifier certaines perturbations d’anormales : la Présidence affirme désormais que des enquêtes ont établi que certaines coupures résultaient d’« actes prémédités ».

Lire aussi: Eau : De l’usine de bouteilles à Nebhana, Kaïs Saïed dénonce une situation « anormale »

Des coupures qui provoquent désormais des protestations

Cette déclaration intervient alors que les perturbations de l’alimentation en eau et en électricité provoquent des mouvements de protestation dans plusieurs régions.

Mercredi, à Nabeul, des habitants d’El Wafa et d’El Kharrouba ont bloqué la route reliant Nabeul à Hammamet pour protester contre les coupures d’électricité. Des mouvements ont également été signalés à Dar Chaâbane El Fehri, tandis que plusieurs quartiers connaissaient parallèlement des interruptions de l’alimentation en eau potable.

À Monastir, des habitants de Sidi Nasr protestant contre les coupures répétées d’eau et d’électricité ont incendié des pneus sur la voie ferrée. Une rame du Métro du Sahel a dû s’arrêter avant son entrée à la station de la Faculté de Monastir.

Ces tensions surviennent alors que la STEG a également annoncé des délestages dans plusieurs régions afin de préserver l’équilibre entre la production et la consommation d’électricité.

Lire aussi:

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Tunisie. Eau minérale : une pénurie qui s’alimente d’elle-même ?

Dans les grandes surfaces comme chez les petits commerçants, trouver une bouteille d’eau minérale est devenu, cet été, une course contre la montre, tandis que les quantités sont rationnées et que le pack d’eau voit son prix multiplié par deux…

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