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Kaïs Saïed appelle à un partenariat Tunisie–UE « plus équilibré et plus juste »

Le président de la République Kaïs Saïed a reçu, le 31 août à Carthage, le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul. Il a salué la longévité et la profondeur des relations tuniso-allemandes, tout en appelant à réviser plusieurs accords, notamment le partenariat Tunisie–UE, pour le rendre plus équilibré et plus juste.

Le communiqué de la présidence de la République précise que Kaïs Saïed a notamment insisté sur la nécessité de réexaminer de nombreux accords, parmi lesquels, et non des moindres, l’accord de partenariat conclu entre la Tunisie et l’Union européenne, en œuvrant à ce que cet accord soit plus équilibré et plus juste.

 

Lire aussi : TRIBUNE – Tunisie-Allemagne : de la coopération à la coproduction, le nouveau pacte de souveraineté

 

Il a également réaffirmé la volonté de la Tunisie de renforcer davantage la coopération entre les deux pays, en particulier dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique, de la formation professionnelle, de l’énergie et de l’innovation technologique.

Le chef de l’État a par ailleurs évoqué la question de la transformation des prêts en investissements, soulignant que la nation n’en a pas bénéficié ou qu’une grande partie des fonds a été détournée, tandis que le peuple tunisien en supporte un coût élevé.

Enfin, il a appelé à de nouvelles conceptions internationales fondées sur la liberté et la justice pour garantir la  stabilité et la sécurité.

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Monastir | Une femme tuée par son mari, trois autres membres de la famille blessés

Un terrible drame familial a secoué la région de Monastir, où un quadragénaire s’en est violemment pris à ses proches armé d’un fusil et d’une arme blanche tuant son épouse et blessant sa belle-mère, son beau-frère et sa fille.

Dans une déclaration à Mosaïque FM, Mohamed El Mekki Farj, substitut du procureur de la République et porte-parole officiel du tribunal de première instance de Monastir, a précisé que l’épouse, touchée par balle, a succombé à ses blessures sur le coup.

Les trois autres victimes ont été évacuées d’urgence vers l’hôpital où elles reçoivent les soins nécessaires alors que le suspect a été rapidement interpellé par les unités de la Garde nationale.

Le Parquet a ordonné sa mise en détention et a décidé de le poursuivre pour homicide volontaire avec préméditation, de tentative d’homicide volontaire avec préméditation, ainsi que de port et de détention d’arme à feu et d’arme blanche sans autorisation.

Les investigations se poursuivent afin de faire toute la lumière sur ce drame et d’en déterminer les mobiles.

Y. N.

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Tunisie-Allemagne : Plus de 100 millions d’euros d’accords et projets annoncés

La Tunisie et l’Allemagne renforcent leur coopération économique. À l’occasion du 70e anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques, les deux pays ont annoncé la signature de plusieurs accords et projets d’une valeur globale dépassant 100 millions d’euros.

L’annonce a été faite lundi par le ministre tunisien des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue allemand Johann Wadephul.

Les nouveaux projets concernent notamment le soutien aux petites et moyennes entreprises, l’accélération de la transition énergétique, environnementale et numérique, ainsi que le développement régional et l’emploi.

Le ministre tunisien a également indiqué que d’autres projets dans le domaine de l’environnement et des technologies propres, pour un montant supplémentaire de 40 millions d’euros, devraient être signés prochainement.

Plus de 5,3 milliards d’euros d’échanges commerciaux

Au-delà des nouveaux financements, les relations économiques tuniso-allemandes connaissent également une progression importante.

Mohamed Ali Nafti a annoncé que le volume des échanges commerciaux entre la Tunisie et l’Allemagne avait atteint un niveau record en 2025, dépassant 5,3 milliards d’euros.

Lire aussi : Tunisie-Allemagne : Un partenariat économique de 3,3 milliards d’euros au cœur de la visite de Johann Wadephul

L’Allemagne compte par ailleurs parmi les principaux partenaires industriels de la Tunisie. Plus de 320 entreprises allemandes sont actuellement implantées dans le pays, notamment dans des secteurs à forte valeur ajoutée industrielle, avec une présence particulièrement importante dans la fabrication de composants automobiles.

Cette implantation fait de l’Allemagne un partenaire stratégique pour l’industrie tunisienne et pour l’intégration du pays dans les chaînes de valeur européennes.

Numérique, énergie et éducation au cœur de la coopération

Le renforcement de la coopération ne devrait toutefois pas se limiter aux investissements et aux échanges commerciaux. Les deux parties souhaitent également approfondir leur partenariat dans l’éducation, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique.

De son côté, le ministre allemand des Affaires étrangères a salué le climat d’investissement en Tunisie et annoncé la volonté de l’Allemagne de contribuer à l’ouverture de nouveaux marchés et de soutenir davantage la transformation numérique du pays.

À l’occasion de ces 70 ans de relations diplomatiques, Tunis et Berlin affichent ainsi leur volonté de donner une nouvelle dimension à leur partenariat, en misant notamment sur la transition énergétique, le numérique, l’industrie et l’emploi.

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Coupures d’électricité : La STEG annonce de nouvelles interruptions nocturnes

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) pourrait procéder à des coupures tournantes du courant électrique durant la nuit, dans plusieurs régions du pays.

Selon le communiqué les interruptions sont susceptibles d’intervenir entre 20h et 2h du matin, et ce, à intervalles intermittents, en fonction de la situation du réseau électrique.

Préserver la sécurité du réseau

La STEG explique que ces coupures s’inscrivent dans le cadre des mesures destinées à préserver la sécurité et la continuité du fonctionnement du réseau électrique, alors que la demande demeure élevée.

La société précise que la durée de chaque interruption dépendra de l’état du réseau et que le rétablissement de l’alimentation électrique pourra intervenir sans préavis.

Lire aussi : Délestage : De nouvelles coupures d’électricité dans plusieurs régions ce lundi

Ces coupures tournantes interviennent alors que la STEG a multiplié, au cours des dernières semaines, les annonces d’interruptions temporaires dans différentes régions du pays. Les horaires ont notamment concerné des périodes diurnes et nocturnes, en fonction des besoins de l’équilibre entre la production et la consommation.

Quid des régions ?

Plusieurs régions sont concernées dans le Grand-Tunis, le sud, le nord et le centre du pays.

Grand Tunis

Mornag, Borj Cédria, Radès, La Goulette, Ben Arous, Mégrine, El Ghazala, La Manouba, El Mohammedia, Le Kram, Nouvelle Médina, Jardins d’El Menzah, Borj Touil, Sanhaja Jedida, Manouba, Aïn Zaghouan, Ennasr et La Soukra.

Nord – Cap Bon

Cette région comprend plusieurs zones du Cap Bon, notamment : Kélibia, Nabeul, Hammamet, Menzel Bouzelfa, Menzel Temime, Soliman, Takelsa, Somâa, Korba, Dar Chaâbane, Tazerka, Maâmoura, Béni Khalled, Béni Khiar et Hammam El Ghezaz.

Zaghouan

Jebel Oust, Ez-Zriba, Bir Mcherga, En-Nadhour, Zaghouan Nord, El Fahs et Bouachir.

Bizerte

Jarzouna, Ghazala, Menzel Bourguiba, Tinja, Menzel Abderrahmane, Ez-Zouaouine, Aousja, Ghar El Melh, Utique, Sejnane, El Khaïthmine, Mateur, Menzel Jemil et Menzel Temime.

Nord-Ouest

Er-Rouhia, Makthar, Ghardimaou, Oued Meliz, Bou Salem, Goubellat, Gaâfour, Chemtou, Nebeur et Ettouiref.

Centre

Sidi Bou Ali, Kalaa Kebira, Er-Riadh, Ouled Achour, Jemmal, Ksar Hellal, Sayada, Zaouiet Kontoch, Bouhajla, Nasrallah, Menzel El Mhiri, Sbikha, Bekalta, Cherahil, Rejiche, Souassi, Menzel Kamel, Moknine, Chebba, Khézama, Sahloul 3, Ouled Chamekh, Chetouane Bouhjar, Sahline, Hammam Sousse, Akouda, Kalaa Sghira, Msaken, Enfidha, Hergla, Bouficha, Kerkèr, El Ala et Bennane.

Sfax

Menzel Chaker, Sfax Sud, Sakiet Ezzit, Sakiet Eddaïer, Bir Ali Ben Khalifa, Mahres, Agareb, El Amra, Tina, Sfax Ouest, Sfax Ville, Jebiniana et El Hencha.

Sud

Gabès : cité El Amal, Gabès Ville, El Mawazir, cité Hached, Matress, Menzel Habib, Métouia, Ouedhref, Mareth et El Hamma.

Djerba : Midoun, Houmt Souk, El May, El Jorf, El Ségui, Erriadh, Aghir et Sedouikech.

Kébili : Kébili Ville, Jenoura, Ras El Aïn, El Golâa, Douz et El Faouar.

Tataouine : cité El Mahrajane, Tataouine Nouvelle, cité Oued El Ghomq, Bir Lahmar, Ghomrassen, Remada et Ezzahra.

Médenine – Zarzis et Ben Guerdane

Zarzis, Ben Guerdane, El Basatine, El Mounassa, Ez-Zaouia, El Hicham, Ras Jedir, Ben Guerdane, cité Mars et El Kharrouba.

Médenine

Ed-Darghoulya, cité de la Route de Gabès, cité En Nour, El Lebba, Beni Khedache, Hassi Amor, Bougrara et Harich.

Sud-Ouest

El Hamma, Lajrad, Boumardès, Chebika, Degueche, El Galaa, Souk Jedid, Ech-Chraya, El Hammar, El Makarim, Ech-Chakhar, En-Nouayel, Majel Bel Abbès, El Alenda, Nasrallah, Fouchana, El Hichria, Ouled Hafouz, El Ayoun, Hazoua, Hassi Ferid, Ouled Hamed, Oum El Adham, El Haqna, Mezouna et Nefta.

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BCT : le TMM progresse légèrement à 7 % en août 2026

Le Taux Moyen du Marché Monétaire (TMM) a légèrement augmenté à 7%, au cours du mois d’août 2026, contre 6,99%, durant la période allant du février à juillet 2026, d’après des données statistiques, publiées lundi, par la Banque Centrale de Tunisie (BCT).
En glissement annuel, le TMM a enregistré une baisse, passant de 8%, en août 2023, à 7,99% en août 2024, avant de régresser à 7,5% en août 2025, pour s’établir à 7%, actuellement.
L’évolution du TMM est fortement tributaire de l’évolution du taux directeur fixé par la Banque Centrale de Tunisie (BCT).

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Rentrée scolaire : Jusqu’à 800 dinars par élève, la facture s’alourdit pour les tunisiens

À quelques jours de la rentrée scolaire, le coût des dépenses liées à la scolarité s’impose une nouvelle fois comme une source de pression pour les familles tunisiennes. Si les fournitures de base, notamment les livres et cahiers subventionnés, restent relativement accessibles, ce sont les dépenses annexes qui font rapidement grimper la facture.

Selon le président de l’Association tunisienne des parents et des élèves, Riadh Zahrouni, les dépenses nécessaires pour un seul élève peuvent atteindre entre 150 et 800 dinars, voire davantage selon le niveau scolaire. Les cartables, les équipements sportifs et les autres fournitures viennent ainsi multiplier le coût initial de la rentrée.

Une facture qui ne se limite pas aux fournitures

Pour les familles, le véritable coût de la rentrée ne peut toutefois pas être calculé uniquement à partir du prix des fournitures scolaires.

Riadh Zahrouni souligne que ces dépenses viennent s’ajouter aux charges quotidiennes des ménages, notamment les dépenses alimentaires, le carburant ainsi que les factures d’eau et d’électricité. La rentrée scolaire intervient donc dans un contexte où les budgets familiaux sont déjà fortement sollicités.

À cela s’ajoutent, tout au long de l’année, les frais de transport, de restauration, de garderie, d’hébergement dans les internats ainsi que, pour de nombreuses familles, les cours particuliers.

Jusqu’à plusieurs centaines de dinars supplémentaires

Le phénomène des cours particuliers constitue notamment une importante source de dépenses. Selon Zahrouni, leur généralisation contribue à vider de sa substance le principe de gratuité de l’enseignement public, puisque les familles doivent désormais engager des dépenses supplémentaires pour permettre à leurs enfants de suivre normalement leur parcours scolaire.

Lire aussi : Rentrée scolaire : Comment trouver en ligne les manuels disponibles en librairie

Il estime également que l’école publique ne parvient plus toujours à garantir à l’élève les acquis nécessaires au sein même de la classe, appelant à une réforme du système éducatif permettant de restaurer la qualité de l’enseignement et de réduire la dépendance aux cours particuliers.

Les consommateurs appellent à éviter le marché parallèle

De son côté, la vice-présidente de l’Organisation tunisienne de défense du consommateur, Thouraya Tebassi, qualifie elle aussi la rentrée scolaire de « très coûteuse » pour les familles.

Elle rappelle que la facture ne comprend pas uniquement les livres et cahiers, mais également le transport, l’hébergement dans les internats et les frais de garderie.

Pour limiter les dépenses, elle appelle les familles à privilégier les circuits légaux et à faire valoir leur droit à l’achat des cahiers subventionnés et des fournitures scolaires concernées. Elle met par ailleurs en garde contre certains produits vendus sur le marché parallèle, dont la composition peut, selon elle, présenter des risques pour la santé.

Une rentrée qui pèse sur le budget annuel

Ainsi, derrière la facture visible de la rentrée se cache une dépense beaucoup plus large qui s’étale sur toute l’année scolaire. Entre fournitures, transport, garderie, internat et cours particuliers, la scolarisation d’un enfant représente pour certaines familles plusieurs centaines de dinars supplémentaires.

La question du coût de la rentrée dépasse dès lors le simple prix du cartable et des cahiers : elle renvoie directement à la capacité des ménages tunisiens à absorber une nouvelle série de dépenses dans un contexte général de pression sur le budget familial.

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Les Tunisiens se tournent vers l’eau du robinet, la SONEDE rassure sur la qualité

Alors que les tensions autour de l’approvisionnement en eau minérale ont poussé de nombreux Tunisiens à se rabattre davantage sur l’eau du robinet, la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) cherche à rassurer les consommateurs sur sa qualité et sa sécurité sanitaire.

La responsable du département des analyses physico-chimiques du laboratoire central de la SONEDE à Ghedir El Golla, Aïda Bouziri, a affirmé que l’eau potable distribuée par la société dans les différentes régions du pays est conforme aux normes nationales et internationales. Elle a précisé que cette eau fait l’objet d’un contrôle strict et continu.

L’odeur de chlore, un signe de désinfection

Contrairement à une perception largement répandue chez les consommateurs, la présence d’une légère odeur ou d’un goût de chlore dans l’eau du robinet ne signifie pas nécessairement qu’elle est impropre à la consommation.

Selon Aïda Bouziri, la présence perceptible de « javel » témoigne au contraire du processus de désinfection de l’eau et de sa protection contre les bactéries. Elle a également indiqué que l’eau distribuée par la SONEDE ne nécessite pas d’être bouillie avant consommation et que son niveau de salinité respecte les normes en vigueur.

Ces déclarations interviennent dans un contexte où l’eau du robinet pourrait occuper une place plus importante dans les habitudes de consommation, notamment lorsque l’accès à l’eau embouteillée devient plus difficile ou plus coûteux.

Plus de 58 000 échantillons analysés en 2025

La SONEDE assure que le contrôle ne se limite pas à l’eau à sa sortie des installations de traitement.

Le responsable du service de contrôle de la qualité de l’eau au complexe de Ghedir El Golla, Fayçal Naïmi, a expliqué que des prélèvements réguliers sont effectués à différents niveaux : eaux brutes, réservoirs et eau du robinet chez les consommateurs.

Lire aussi : Eau conditionnée : Plus de 12 millions de litres mobilisés pour les grandes surfaces du Grand Tunis

Ces échantillons font notamment l’objet d’analyses bactériologiques, physico-chimiques et biologiques afin de vérifier leur conformité aux normes tunisiennes.

Les chiffres communiqués pour 2025 donnent une indication sur l’ampleur de ce dispositif : plus de 58 000 échantillons ont été prélevés et analysés. Parmi eux, 1,6 % seulement ont été déclarés non conformes aux normes tunisiennes, alors que celles-ci fixent à 5 % le seuil maximal autorisé d’échantillons non conformes.

Une question de confiance, au-delà de la qualité

Au-delà des chiffres, l’enjeu est désormais celui de la confiance des consommateurs. Les difficultés ponctuelles rencontrées dans l’approvisionnement en eau minérale ont contribué à remettre l’eau du robinet au centre des pratiques quotidiennes, mais aussi des interrogations sur sa qualité.

Le message de la SONEDE est donc double : l’eau distribuée fait l’objet d’une surveillance permanente et les contrôles réalisés en 2025 montrent un taux de conformité largement supérieur au seuil prévu par les normes tunisiennes.

Dans un contexte de stress hydrique durable en Tunisie, la question dépasse toutefois la seule disponibilité de l’eau minérale. Elle pose également celle de la confiance dans le réseau public de distribution, de la qualité de l’eau jusqu’au robinet du consommateur et de la capacité du système à maintenir cette qualité malgré les contraintes croissantes sur les ressources hydriques.

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Vu sur les réseaux. Algérie/Tunisie : lorsque le complotisme peine à convaincre

Ce weekend a donné à voir une séquence historique similaire en Algérie et en Tunisie où des internautes des deux pays expriment leur ras le bol respectivement face aux explications complotistes du pouvoir algérien concernant les incendies meurtriers qui ravagent…

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Manuels scolaires : lancement d’un service en ligne pour vérifier leur disponibilité en librairie

Le ministère de l’Éducation a annoncé, ce lundi, l’entrée en service de la recherche en ligne des manuels scolaires disponibles en librairie, via une application mobile dédiée baptisée « Rechercher un livre » ou via le site du Centre national pédagogique (CNP).

Selon une publication diffusée sur la page officielle du ministère de l’éducation, cette initiative vise à assurer une bonne rentrée scolaire pour tous les élèves en leur permettant d’acquérir leurs manuels avant le retour des classes.

En effet, grâce à ce nouveau service, le parent ou l’élève peut identifier les librairies disposant du manuel recherché et localiser celle qui se trouve à proximité.

Le service permet d’effectuer une recherche par gouvernorat et délégation, facilitant ainsi l’identification des librairies disposant des titres recherchés dans les différentes régions.

A noter que le Centre national pédagogique avait annoncé la publication de 314 titres scolaires, disponibles en 15,6 millions d’exemplaires, répartis entre les manuels destinés aux élèves, aux enseignants et aux enfants tunisiens résidant à l’étranger.

Ces publications comprennent 206 titres destinés aux élèves (près de 15,5 millions d’exemplaires), ainsi que 93 titres destinés aux enseignants (55.000 exemplaires) outre 15 titres destinés aux enfants tunisiens à l’étranger (26.200 exemplaires).

 

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Rentrée scolaire : Comment trouver en ligne les manuels disponibles en librairie

À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, le ministère de l’Éducation annonce l’entrée en service d’un outil permettant aux parents et aux élèves de rechercher en ligne les manuels scolaires disponibles dans les librairies. Accessible via une application mobile dédiée ainsi que sur le site du Centre national pédagogique, ce service permet notamment d’identifier les points de vente disposant du livre recherché et de localiser les librairies à proximité.

Un outil désormais opérationnel

Le nouveau service permet aux familles de rechercher un manuel scolaire et d’identifier les librairies qui disposent du titre recherché.

La recherche peut être effectuée selon plusieurs critères géographiques, notamment par gouvernorat et par délégation, afin de faciliter la localisation des points de vente.

L’objectif est de permettre aux parents et aux élèves de trouver plus facilement les ouvrages recherchés avant la rentrée scolaire, sans devoir multiplier les déplacements entre plusieurs librairies.

Une solution déjà annoncée, désormais mise en service

La géolocalisation des manuels scolaires n’est pas une nouveauté absolue.

Le Centre national pédagogique avait déjà annoncé en août 2025 le développement d’une application mobile destinée à localiser les librairies disposant des manuels recherchés. L’outil devait compléter le service déjà disponible sur le site du CNP.

La nouveauté annoncée ce lundi concerne donc surtout la mise en service effective du dispositif dans le cadre de la rentrée scolaire 2026-2027.

Plus de 15 millions de manuels destinés aux élèves

Cette mise en service intervient alors que le Centre national pédagogique a annoncé la publication de 314 titres scolaires, représentant environ 15,6 millions d’exemplaires.

Cette production comprend 206 titres destinés aux élèves, pour près de 15,5 millions d’exemplaires ; 93 titres destinés aux enseignants, pour 55.000 exemplaires ; 15 titres destinés aux enfants tunisiens résidant à l’étranger, pour 26.200 exemplaires.

Le ministère de l’Éducation avait également fixé comme objectif la disponibilité des manuels scolaires dans les librairies à partir du 15 août 2026.

Pour les familles, le principal intérêt du dispositif est de pouvoir vérifier plus facilement où se trouve un manuel recherché.

La disponibilité des ouvrages pouvant varier selon les régions et les librairies, la recherche géographique doit permettre d’orienter les parents vers les points de vente susceptibles de disposer du titre recherché.

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Tunisie : Jusqu’à 40 mm de pluie, de la grêle et des vents à plus de 80 km/h attendus

Des cellules orageuses accompagnées de pluies sont attendues cet après-midi, lundi 31 août, dans plusieurs régions de Tunisie, selon un bulletin de suivi de l’Institut national de la météorologie. Les perturbations toucheront d’abord les régions ouest du Nord et du Centre avant de gagner progressivement l’Est, avec des pluies parfois abondantes dans six gouvernorats. Des chutes de grêle et des rafales pouvant dépasser temporairement 80 km/h sont également annoncées.

Six gouvernorats particulièrement concernés

Les pluies devraient être parfois abondantes dans les gouvernorats du Kef, de Siliana, de Kasserine, de Sidi Bouzid, de Kairouan et de Sfax.

Les quantités les plus importantes devraient varier entre 20 et 40 millimètres, selon le bulletin de suivi de l’Institut national de la météorologie.

Les cellules orageuses apparaîtront d’abord sur les régions occidentales du Nord et du Centre avant de s’étendre progressivement vers les régions orientales du pays.

Risque de grêle et fortes rafales

L’épisode orageux pourrait également s’accompagner de chutes de grêle dans certaines zones.

L’INM met aussi en garde contre des vents forts lors du passage des cellules orageuses, avec des rafales pouvant dépasser temporairement les 80 km/h.

Ces phénomènes devraient se produire localement lors de la formation et du déplacement des cellules orageuses.

Des orages encore attendus mardi

L’instabilité météorologique devrait se poursuivre mardi 1er septembre.

Des cellules orageuses locales accompagnées de pluies sont en effet encore attendues dans l’après-midi sur les régions occidentales du pays.

Les autorités météorologiques appellent ainsi à la vigilance face aux fortes rafales et aux précipitations parfois abondantes annoncées dans plusieurs régions.

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Coupures électriques | Grosses pertes chez les industriels de la volaille  

Les coupures intempestives d’électricité se poursuivent de manière intermittente dans toute la Tunisie. La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) y est acculée parce que la production nationale d’électricité est aujourd’hui en-deçà de la demande. Et rien n’indique que cette situation va s’améliorer dans un avenir proche. En attendant, les citoyens, et notamment les opérateurs économiques, évaluent leurs pertes cumulées et reprochent aux autorités leur manque de planification et d’anticipation.

 Dans ce contexte de crise tous azimuts que vivent les Tunisiens, les éleveurs de volaille annoncent d’énormes pertes subies par leurs élevages en raison des coupures fréquentes d’électricité et des températures record enregistrées depuis la mi-juillet.  Mohamed Ben Hazzaz, un éleveur de volaille de Boukrim, délégation d’El Haouaria, gouvernorat de Nabeul, a fait état, dans une déclaration à Mosaique FM, de la mort de milliers de volailles dans les élevages de cette région réputée pour cette activité qui constitue leur unique source de revenus, selon ses dires.

M. Ben Hazzaz a expliqué que la situation des agriculteurs s’est aggravée en raison de la flambée des prix des groupes électrogènes à essence, passés de 3 000 à 7 000 dinars. Il a appelé l’État à intervenir pour trouver une solution et «mettre fin aux agissements des commerçants qui monopolisent la vente de ces équipements».

Il a également déploré l’absence de réaction de la part des responsables du ministère de tutelle ou de la Steg face aux difficultés rencontrées par les éleveurs de volaille. Ces derniers font face à un été caniculaire ayant entraîné la mort d’un grand nombre de volailles dans leurs élevages, ainsi que la panne — par surchauffe due à une utilisation prolongée — de plusieurs groupes électrogènes à essence. Il a qualifié les pertes subies par les industriels de «catastrophiques».

I. B.

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Tarente : Le gymnaste Ahmed Labidi, quatrième sportif tunisien porté disparu

Le gymnaste tunisien Ahmed Labidi, âgé de 24 ans, est porté disparu depuis dimanche après-midi aux Jeux méditerranéens de Tarente-2026. Après avoir quitté le village méditerranéen avec l’autorisation de son entraîneur pour effectuer une course et acheter des chaussures de sport, il n’a plus donné signe de vie. Il devient le quatrième membre de la délégation tunisienne dont la disparition est signalée depuis le début des Jeux.

Parti pour acheter des chaussures, il n’est jamais revenu

Selon Hatem Marnaoui, président de la délégation tunisienne aux Jeux méditerranéens, Ahmed Labidi avait demandé dimanche à son entraîneur, Mohamed Naffati, l’autorisation de quitter temporairement le village méditerranéen, rapporte l’agence TAP.

Le gymnaste devait effectuer une course rapide dans des commerces situés à proximité afin d’acheter une paire de chaussures de sport, avant de regagner le village pour participer à une séance d’entraînement avec ses coéquipiers.

Mais après avoir quitté le village dimanche après-midi, le sportif n’est jamais revenu.

Son entraîneur s’est finalement présenté à la séance d’entraînement avec son autre gymnaste, Moetamen Billah Jelassi, sans Ahmed Labidi.

Attendu lundi en compétition

Ahmed Labidi devait débuter lundi les compétitions officielles de gymnastique aux Jeux méditerranéens aux côtés de son coéquipier Moetamen Billah Jelassi.

Son absence a toutefois été constatée alors qu’il devait rejoindre la délégation pour prendre part aux compétitions.

Selon le président de la délégation tunisienne, l’entraîneur l’a informé dimanche soir du départ du gymnaste et de son absence.

Sans passeport ni effets personnels

Hatem Marnaoui a indiqué avoir immédiatement informé les autorités tunisiennes concernées, le Comité national olympique tunisien ainsi que le comité d’organisation des Jeux.

Un élément important ressort toutefois des premières informations : Ahmed Labidi aurait quitté le village sans son passeport ni ses effets personnels.

Il était en revanche en possession de son accréditation, qui lui permet normalement de quitter puis de regagner le village méditerranéen.

Le président de la délégation a également assuré que le jeune sportif n’avait montré aucun signe permettant d’anticiper son départ.

Âgé de 24 ans, Ahmed Labidi poursuit parallèlement à sa carrière sportive ses études à l’Institut supérieur du sport et de l’éducation physique de Ksar Saïd.

Quatrième disparition dans la délégation tunisienne

Cette disparition est la quatrième signalée au sein de la délégation tunisienne engagée aux Jeux méditerranéens de Tarente.

Elle intervient après les disparitions de la lutteuse Chahd Jeljeli, du joueur de raffa Mohamed Amine Saïdi et de l’haltérophile Mohamed Amine Bouhijba.

Le cas d’Ahmed Labidi marque ainsi un nouvel épisode préoccupant pour la délégation tunisienne, déjà confrontée à plusieurs départs inexpliqués depuis le début des Jeux. Des médias tunisiens ont également rapporté ce quatrième cas lundi.

À ce stade, les circonstances exactes de la disparition d’Ahmed Labidi et sa destination éventuelle ne sont pas connues. Les autorités attendent de nouveaux éléments sur cette affaire.

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En novembre à La Boîte| «Diquadilà», art et migrations en Méditerranée

Raconter les migrations en Méditerranée à travers le dessin, la musique, la performance et les marionnettes, en plaçant au cœur du projet non seulement ceux qui partent, mais aussi ceux qui restent et ceux qui continuent d’attendre.

Tel est le fil conducteur de «Diquadilà», une performance mêlant dessin, musique, marionnettes et récits recueillis entre la Tunisie et l’Italie. C’est un projet des artistes Ahmed Ben Nessib, Omar Cheikh et Stefano Ricci qui fera étape les 9 et 10 novembre 2026 à La Boîte (Centre d’art et d’architecture de Tunis), sous le commissariat de la Tunisienne Salma Kossemtini.

Le projet prend forme à l’issue d’une série de résidences artistiques (actuellement à Sejnane en Tunisie) et s’enrichit de témoignages et de récits recueillis sur les deux rives, en Tunisie et en Italie.

Il s’agit d’histoires diverses, unies par la traversée d’une même mer et par les expériences du départ, de l’exil, de l’attente et, parfois, de la disparition.

La restitution au public mêlera musique expérimentale et marionnettes à gaine, le tout accompagné d’une installation composée de cordes et de dessins réalisés sur bois.

«Diquadilà» prolonge une démarche artistique déjà amorcée par les trois auteurs. Une version antérieure du projet avait été présentée en octobre 2023 au Periferico Festival de Modène ; la question des migrations y était alors abordée à travers une exposition de dessins et un concert en direct.

Ce projet réunit des parcours artistiques ancrés entre la Tunisie et l’Italie. Ahmed Ben Nessib, né à Tunis en 1992 et installé en Italie, est dessinateur et réalisateur de films d’animation ; formé à l’EMCA d’Angoulême et à la Scuola del Libro d’Urbino, il a vu ses travaux publiés notamment par Internazionale et Lo Straniero.

Omar Cheikh, né en 1996, est illustrateur, animateur et musicien ; également formé à Urbino, il mène une recherche qui croise dessin animé, édition indépendante et expérimentation sonore.

Enfin, Stefano Ricci est l’une des figures les plus reconnues du dessin et de l’illustration italiens contemporains, avec une pratique qui, au fil des ans, a mêlé bande dessinée, édition, théâtre, performance et animation.

Le commissariat est confié à Salma Kossemtini, curatrice et productrice culturelle tunisienne active entre la Tunisie et l’Europe, dont les recherches portent une attention particulière aux pratiques contemporaines, à la médiation culturelle et aux formes de l’archive.

Avec «Diquadilà», La Boîte poursuit ainsi une programmation fondée sur les résidences et le croisement des disciplines et des langages contemporains. Créé pour soutenir, diffuser et médiatiser l’art contemporain en Tunisie, le centre fondé par Fatma Kilani a développé, au fil des ans, des projets tissant des liens entre artistes, territoire et public.

 Au cœur de cette nouvelle étape tunisienne demeure la Méditerranée en tant qu’espace physique et symbolique : une frontière à traverser, mais aussi un lieu de liens, d’absences et de mémoires qui continuent d’unir ceux qui sont partis à ceux restés de l’autre côté.

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Tunisie, pourquoi tes champions te fuient !  

Il ne s’agit plus de faits divers sportif, mais d’un véritable fléau national : à l’instar de nombre de leurs compatriotes, beaucoup athlètes tunisiens de haut niveau sont à l’affût de la première occasion pour quitter leur pays et chercher asile, à la fois sportif et économique, dans quelque pays d’accueil offrant plus d’opportunités.   

La télévision nationale tunisienne a rapporté, ce lundi 31 août 2026, qu’Ahmed Laabidi, gymnaste de l’équipe nationale, a quitté hier le village des Jeux méditerranéens de Tarente, en Italie, sans y revenir.

Laabidi devait participer aujourd’hui aux qualifications de gymnastique artistique à partir de 13 heures ; toutefois, il n’est toujours pas réapparu, laissant supposer qu’il a fui vers un autre lieu ou un autre pays.

Trois autres sportifs tunisiens avaient déjà quitté le village méditerranéen et la délégation tunisienne pour diverses destinations : la lutteuse Chahd Jeljli (la première dont la disparition a été signalée durant les compétitions), le joueur de pétanque Mohamed Amine Saidi (disparu lors du voyage de retour de la délégation, dans l’aéroport de Rome ou de Bari) et l’haltérophile Mohamed Amine Bouhajba (disparu à l’aéroport de Rome juste avant le décollage).

Rappelons que Chahd Jeljli, âgée d’à peine 20 ans, est partie en France et elle s’est expliquée sur sa décision dans un poste qui fait honte aux autorités sportives et saigne le cœur des Tunisiens.

Laabidi devient ainsi le quatrième sportif à s’enfuir des Jeux méditerranéens de Tarente, une situation qui soulève de nombreuses interrogations sur sort réservé aux athlètes de l’élite, et notamment ceux des sports dits individuels : souvent ignorés et abandonnés à leur sort. Qui pourrait leur jeter la pierre ?

I. B.

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L’Algérie, telle qu’elle doit s’assumer, légataire du fardeau colonial

L’auteur réagit ici à la réponse du Dr Abderrahmane Cherfouh intitulée L’Algérie face à l’histoire : De la souveraineté à la reconquête à un précédent article qu’il avait publié dans Kapitalis : Tunisie : du souverainisme à la question numide.

Dr Mounir Hanablia *

Suite à l’intervention de mon collègue algérien, qui semble avoir perdu  le fil de l’essentiel de mon précédent écrit, à savoir le caractère inutile et nuisible d’une guerre du gaz entre nos deux pays, ou bien d’entreprises qui pourraient remettre en cause leur intégrité territoriale mutuelle, et qui finit  par se lancer dans un récit apologétique dénué d’intérêt sur l’Histoire de l’Algérie contemporaine,  je me dois de rappeler que beaucoup de nations ne furent que les conséquences du fait colonial. Leurs citoyens doivent-ils pour autant porter cela comme une marque d’infamie ? L’Inde est une création anglaise. Aucun Indien ne le niera aujourd’hui, pas plus qu’aucun Pakistanais. Pourtant lors de la bataille de Plassey en 1757, l’Inde possédait les attributs au moins nominaux de l’État unitaire, même si celui-ci miné par les sécessions n’était plus que l’ombre de lui-même.

Un bébé né d’un viol

L’Algérie aujourd’hui est un état libre et indépendant reconnu par la communauté internationale. Et nul ne prétend minimiser l’ampleur du combat héroïque de son peuple contre le colonialisme. Cela n’est nullement antinomique avec la réalité que ce pays, dépourvu à l’origine d’Etat unitaire, ait été réunifié bon gré mal gré par la puissance destructrice de l’armée française. C’est un fait, même si la France n’avait aucun droit légitime à occuper un sol qui ne lui appartenait pas.

Si les gouvernements européens ont établi entre eux des protocoles et des droits de conquête fondés sur des traités inégaux ou illégaux signés avec des chefs indigènes pour légitimer leurs entreprises respectives, cela ne constitue pas un argument valable pour justifier une conquête, tant bien même la négation ou l’absence d’un État en servirait de couverture juridique. Mais quand le bébé est né d’un viol, il faut avoir le courage de le reconnaître, et non pas prétendre à la légitimité du mariage. Et que les colonialistes usent de cet argument pour nier tout droit algérien à l’indépendance ne signifie pas plus qu’ils aient raison de le faire, face à la reconnaissance internationale. Et celle-ci se rapporte à l’Onu, créée par le Président Roosevelt et consolidée par Truman, avec l’assentiment de l’URSS. Et lorsque la Tunisie, l’Algérie et le Maroc sont passés à l’indépendance, celle-ci n’est devenue effective que par la communauté internationale.

En 1943 à Casablanca c’est un fait que le Président Roosevelt ait promis l’indépendance au Sultan Mohamed V et que à la suite de cela les agents américains aient diffusé la bonne nouvelle sur la fin proche du colonialisme français chez les leaders indépendantistes maghrébins.

La protection conférée par Robert Murphy à Bourguiba contre les représailles françaises pour ses contacts avec les Italiens ne démentira certes pas cette réalité. 

Le rôle américain dans la décolonisation du Maghreb

Le statut de l’Algérie demeure particulier du fait de l’intégration du territoire algérien à la France. Et si Messali Hadj fut le véritable père de l’indépendance algérienne, il n’en a pas moins été renié et combattu par le Front de libération national (FLN) algérien. Il est vrai que ses tendances socialisantes ne l’auraient pas fait considérer d’un bon œil de la part des Américains.

Or au moment du débarquement américain en Afrique du Nord, le FLN n’existait pas encore. Ferhat Abbès, fondateur de l’Union démocratique du Manifeste algérien et futur président du Gouvernement provisoire de la république algérienne (GPRA), lui, écrivait quelques années auparavant : «J’ai erré parmi les cimetières, la nation algérienne n’existe pas, notre avenir est avec la France».

Ainsi on ne peut pas prétendre que l’indépendance du Maghreb ait été l’œuvre de Roosevelt et je ne l’ai pas fait. Par contre sans les pressions américaines il est fort probable que la France n’eût pas quitté au moins l’Algérie, tout comme l’Allemagne n’eût pas évacué la France.

Naturellement l’historiographie indépendantiste algérienne prétend que ce départ des Français s’est opéré sous la pression militaire des fellagas. Rien ne le prouve. Outre que cela est nié par de nombreux Français, en particulier les militaires, ce qui est naturel, il n’y a pas eu de Dien Bien Phu algérien.

Ce qui est admis ailleurs que dans le discours officiel algérien, c’est que les combattants algériens de l’intérieur aient été écrasés dans des opérations d’encerclement, par exemple celle dite Courroie, après avoir été enfermés grâce à ligne Morrice qui a coupé leurs approvisionnements et les lignes de communication avec la Tunisie.

C’est d’ailleurs l’une des raisons qui a entraîné le putsch des généraux contre De Gaulle en avril 1961 qui ne comprenaient pas les raisons de quitter l’Algérie alors que les opérations militaires tournaient à leur avantage contre les résistants algériens. Ceux qui ont survécu ont été les combattants massés à la frontière et que les lignes de haute tension déployées depuis Tabarka jusqu’au Sahara ont empêchés de traverser. Cela a d’ailleurs provoqué des frictions entre les maquis de l’intérieur et l’armée des frontières commandée par le colonel Boumediene accusé d’être un planqué.

Donc sans prétendre que les Algériens n’aient pas lutté pour leur indépendance, il n’en demeure pas moins que l’élément décisif a été la volonté américaine de liquider les colonies anglaises et françaises, non dans un souci de liberté, mais pour ouvrir ces pays au commerce et à l’influence américains.

Le cas d’Israël prouve bien à l’inverse que le soulèvement populaire et la lutte pour l’indépendance nationale seuls aussi légitimes soient ils ne suffisent pas à abattre une puissance coloniale.

Pour en revenir à l’Etat algérien tel que nous le connaissons, qu’il ait été forgé par le fer et par le sang ainsi que je l’ai indiqué, ne signifie nullement que Bugeaud et le Duc d’Aumale eussent été de grands hommes. Evoquer cela ne laisse d’autre opportunité aux détracteurs de la fiction nationaliste algérienne que d’apparaître comme des colonialistes. Houcine Ait Ahmed, l’un des chefs historiques du FLN, tout comme Krim Belkacem, auraient-ils donc été des colonialistes pour s’être opposés au Clan de Oujda ?

Je me refuse à entrer dans ce sujet qui m’apparaît témoigner d’une volonté de détournement du cœur du débat, à savoir si l’Etat algérien actuel est bien le successeur de celui dont l’armée de Massu et de Salan a constitué un des piliers fondamentaux.

Afin de répondre à cette question, et indépendamment de celle des frontières issues de la colonisation française, que Bourguiba, conscient des réalités, a choisi de régler définitivement avec une grande sagesse, il m’apparaît nécessaire de rappeler qu’en 1991 alors que le Front islamique du salut (Fis) gagnait les élections, éventualité dont je reconnais volontiers le caractère funeste pour l’Algérie et le Maghreb dans son ensemble, c’est bien l’armée algérienne appelée à la rescousse par des intellectuels se qualifiant de démocrates qui a mis fin au processus électoral et engagé le pays dans la décennie noire. Aurait-elle été en droit de le faire sans l’emprise exercée sur le régime qui n’en était que l’émanation ?

Le déroulement de la lutte contre-insurrectionnelle, ou si vous voulez antiterroriste, a apporté la preuve que les méthodes utilisées ne différaient en rien de celles utilisées par l’armée coloniale pour écraser la résistance algérienne, depuis la guerre psychologique, la bleuite et les faux maquis, jusqu’à la torture et aux liquidations extrajudiciaires.

La guerre d’Algérie a été loin du stéréotype Maghrébin contre Français

Je vous invite à ce sujet à lire le livre de Habib Souaïdia un ex officier du DRS, ‘‘La sale guerre’’, ainsi que les comptes-rendus du procès en diffamation après une plainte déposée auprès du parquet de Paris par le Général Khaled Nezzar. Un autre livre, ‘‘Françalgérie, crimes et mensonges d’Etat’’ de Louis Aggoun et Jean Baptiste Rivoire, éclairera sur tous les liens occultes entretenus par les élites de la métropole et celles du nouvel Etat algérien indépendant, loin des mystifications et de la langue de bois, dans le cadre des accords d’Evian, cela va sans dire, qui n’étaient que les obligations contractées par le nouvel Etat vis-à-vis de l’ancienne puissance occupante.

Si d’aucuns s’estiment offensés par le rappel de ces réalités, c’est plutôt à leurs dirigeants qu’ils doivent en faire reproche, plutôt que les nier.

Il n’empêche ! En tant que Tunisien, j’ai beaucoup d’admiration pour Mustapha Ben Boulaïd, Larbi Ben M’hidi, Abane Ramdane, Djamila Bouhired, ou Yassef Saadi. J’ai en ai aussi pour le Docteur Cholet et sa femme qui cachaient les deux résistants kabyles Krim Belkacem et le capitaine Ouamrane dans leur voiture et risquaient d’être arrêtés et exécutés par les Parachutistes. Tout comme j’ai de l’admiration pour l’aspirant Maillot ou bien l’instituteur Maurice Labbene, cet ancien internationaliste d’Espagne fondateur du maquis rouge dans l’Ouarsenis, et qui sont morts en patriotes algériens dans un accrochage avec les harkis du bachaga Boualem au service de l’armée coloniale française.

Cela démontre combien la guerre d’Algérie a été loin du stéréotype Maghrébin contre Français. L’Histoire de l’Algérie m’intéresse donc même si mon interprétation en est différente. Je n’ai à ce sujet pas de complexe. Les Hambli se trouvent de part et d’autre de la frontière algéro-tunisienne et Ali Hambli un résistant qui ne voulait pas tenir le rôle à lui assigné a été liquidé par le FLN avec la complicité des autorités tunisiennes qui le trouvaient trop proche de ses propres fellagas. Ma grand-mère paternelle était originaire d’au-delà la frontière, tout comme mon aïeule maternelle. Mon grand-père maternel a exercé la médecine pendant de nombreuses années en Algérie, à Souk Ahras, et après la guerre sa maison a été confisquée par le FLN qui en a fait une bibliothèque. Il n’a jamais pu se faire dédommager. Mais cela ne pèse d’aucun poids dans ma réflexion. Je n’en demeure pas moins convaincu que tout comme les peuples sont les seuls à même de choisir les dirigeants qui les gouvernent sans aucune interférence extérieure,  la Tunisie et l’Algérie, tout comme le Maroc, sont appelés à plus de coopération pour faire face à un environnement international de plus en plus hostile.

* Médecin de libre pratique. 

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Maladies chroniques : le lourd fardeau qui pèse sur les familles tunisiennes

En Tunisie, les maladies chroniques ne pèsent pas uniquement sur la santé. Elles s’installent aussi dans le budget des ménages, avec des dépenses qui se répètent mois après mois. Consultations, médicaments, analyses, examens et, dans les cas les plus graves, hospitalisations : la prise en charge peut rapidement devenir une charge financière durable.

Dans cet entretien exclusif accordé à L’Économiste Maghrébin, Chokri Arfa, professeur universitaire et expert en économie et financement de la santé, analyse le coût souvent invisible des maladies chroniques et plaide pour un rééquilibrage du système de santé en faveur de la prévention et des soins de première ligne.

Les chiffres donnent la mesure du problème. En 2016, l’hypertension artérielle concernait 29 % des Tunisiens âgés de 15 ans et plus, tandis que le diabète touchait 16 % de cette population. Cinq ans plus tard, en 2021, la dépense directe de santé par personne atteignait environ 397 dinars dans les ménages comptant au moins un membre atteint d’une maladie non transmissible, contre environ 176 dinars dans les autres ménages. Soit une dépense moyenne 2,25 fois plus élevée.

Ce chiffre ne signifie évidemment pas que chaque patient coûte exactement 2,25 fois plus cher. Il traduit toutefois un écart considérable entre les ménages concernés et les autres, dans un pays où les familles supportent déjà directement une part importante des dépenses de santé.

Car contrairement à une affection ponctuelle, une maladie chronique impose une prise en charge dans la durée. Le patient doit consulter régulièrement, effectuer des analyses, suivre son traitement et surveiller son état de santé. Lorsque la maladie est mal contrôlée, le risque de complications augmente, tout comme le recours à des soins plus lourds et plus coûteux.

À mesure que ces pathologies progressent, la pression ne se limite donc plus aux ménages. Elle concerne également la CNAM et les finances publiques. Derrière la question médicale se pose ainsi celle de la soutenabilité du financement de la santé.

Une pression qui risque de s’accentuer

Cette pression pourrait encore s’intensifier avec le vieillissement de la population tunisienne. Selon le RGPH 2024 de l’Institut national de la statistique, les personnes âgées de 60 ans et plus représentent désormais 16,9 % de la population.

Or, l’avancée en âge s’accompagne généralement d’une augmentation des besoins en soins et d’une prise en charge plus longue. Le système de santé doit donc se préparer à accompagner un nombre croissant de patients vivant avec une ou plusieurs maladies chroniques.

Mais le problème ne réside pas uniquement dans la prévalence de ces maladies. Leur dépistage et leur contrôle restent également insuffisants. Selon la Banque mondiale, seuls 11 % des cas d’hypertension et 14 % des cas de diabète étaient contrôlés.

Le défi est donc double : diagnostiquer plus tôt, mais surtout mieux suivre les patients une fois la maladie identifiée. Une prise en charge régulière au niveau des soins de première ligne pourrait permettre d’éviter que des pathologies souvent contrôlables ne se transforment en complications nécessitant des soins plus complexes.

Cette évolution est d’autant plus importante que certains patients cumulent plusieurs pathologies et ont besoin de traitements et d’un suivi au long cours. Une situation qui alourdit progressivement les dépenses publiques, les coûts supportés par l’assurance maladie et, surtout, les budgets des ménages.

Une facture qui ne s’arrête jamais

Le coût d’une maladie chronique ne se limite pas au prix des médicaments. Il faut également compter les consultations, les analyses, les examens médicaux et les déplacements. Lorsque l’état de santé se dégrade, les hospitalisations et les traitements plus complexes viennent alourdir davantage la facture.

Le niveau de contrôle de la maladie devient alors déterminant. Moins une pathologie est maîtrisée, plus le risque de complications augmente et plus la prise en charge devient coûteuse.

C’est précisément là que la prévention prend toute son importance. Or, selon la Banque mondiale, plus de 80 % des dépenses publiques de santé sont consacrées aux fonctions curatives, contre environ 5 % seulement à la prévention et aux fonctions de santé publique.

Ce déséquilibre pose question. Dépister une maladie à temps et assurer son suivi peut permettre de la contrôler pendant des années. À l’inverse, une prise en charge tardive peut déboucher sur des complications, des hospitalisations et des traitements plus coûteux.

Pour les familles, la différence est très concrète. Même lorsque leurs revenus stagnent, les dépenses liées à la maladie continuent de s’accumuler. Les médicaments constituent à cet égard le principal poste de dépense. Ils représentent plus des deux tiers des paiements directs de santé. En 2021, leur part atteignait 78 % dans le quintile le plus pauvre, contre 64 % dans le quintile le plus riche.

La maladie chronique transforme ainsi une dépense de santé ponctuelle en une charge financière régulière. Et lorsque les médicaments ou les prestations nécessaires ne sont pas disponibles dans le secteur public, le poids se reporte davantage sur les familles, notamment à travers les achats dans les pharmacies privées.

La prévention, un investissement plutôt qu’une dépense

Pour Chokri Arfa, cette situation impose de revoir les priorités. La CNAM ne devrait pas intervenir uniquement lorsque la maladie est déjà installée et que les dépenses ont commencé à s’accumuler. Elle pourrait également jouer un rôle plus actif dans le dépistage, la prévention et le suivi des maladies chroniques.

L’objectif est à la fois sanitaire et économique : éviter aujourd’hui des complications humaines et financières beaucoup plus lourdes demain.

Le renforcement des soins de santé primaires constitue, dans cette perspective, un levier essentiel. Un dépistage plus précoce de l’hypertension et du diabète, associé à un suivi régulier et à une meilleure observance des traitements, pourrait réduire le recours à certaines hospitalisations et à des soins spécialisés qui auraient pu être évités.

L’enjeu devient encore plus important avec le vieillissement de la population et la progression des maladies chroniques. Les parcours de soins s’allongent alors même que le système de santé doit composer avec des contraintes financières importantes.

Le chiffre de 2021 résume à lui seul l’ampleur du défi : la dépense directe de santé par personne était 2,25 fois plus élevée dans les ménages touchés par une maladie non transmissible que dans les autres ménages.

Derrière cette moyenne se cache une réalité beaucoup plus concrète : pour de nombreuses familles, la maladie représente une dépense qui revient chaque mois, parfois pendant des années.

La question n’est donc plus seulement de savoir combien de Tunisiens vivent avec une maladie chronique. Il faut également s’interroger sur le coût collectif de l’insuffisance du dépistage, du contrôle des maladies et de l’investissement dans la prévention.

La CNAM appelée à changer de rôle

La transformation pourrait également passer par la digitalisation et l’intelligence artificielle. Sous réserve d’un cadre strict de protection des données personnelles, les informations disponibles auprès des structures sanitaires et de la CNAM pourraient contribuer à identifier les profils à risque, orienter le dépistage et améliorer le suivi des patients.

L’objectif serait notamment de mieux anticiper les complications et d’intervenir plus tôt, avant que la situation ne nécessite des soins lourds.

Cette évolution permettrait aussi de faire progressivement passer la CNAM d’un simple rôle de payeur à celui d’acheteur stratégique de soins, capable d’orienter les ressources vers la prévention, la qualité et la continuité des parcours de santé.

Pour le système de santé comme pour les familles, l’enjeu est considérable. En santé, prévenir une complication coûte souvent moins cher que la traiter. Mais le bénéfice de la prévention ne se mesure pas uniquement en dinars : il se mesure aussi en années d’autonomie préservées, en hospitalisations évitées et en familles moins exposées à une charge financière durable.

Prévenir aujourd’hui, c’est donc protéger les familles demain. Pour y parvenir, la Tunisie devra renforcer les soins de première ligne, investir davantage dans le dépistage et la prévention et repenser le rôle de ses mécanismes de financement de la santé.

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Délestage : De nouvelles coupures d’électricité dans plusieurs régions ce lundi

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé de possibles coupures périodiques d’électricité ce lundi 31 août, entre 13h00 et 18h30, dans de nombreuses régions du pays. Le dispositif concerne le Grand Tunis, le Nord, le Nord-Ouest, le Centre, Sfax, le Sud et le Sud-Ouest, avec des interruptions qui seront opérées de manière intermittente selon l’état du réseau et l’équilibre entre production et consommation. La STEG précise que la liste des zones concernées reste susceptible d’évoluer au cours de la journée.

Un délestage à l’échelle nationale

La liste communiquée par la STEG couvre une partie très importante du territoire tunisien.

Dans le Grand Tunis, sont notamment concernés La Goulette, Ben Arous, Mégrine, Sidi Fraj, Ezzahra, Hammam-Lif, El Mourouj, Le Kram, Borj Cédria, les Berges du Lac, les Jardins d’El Menzah, Borj Touil, La Manouba, Aïn Zaghouan, Ennasr et La Soukra.

Dans le Nord, les zones citées comprennent plusieurs localités du Cap Bon, de Zaghouan et de Bizerte, notamment Hammamet, Nabeul, Korba, Kélibia, El Fahs, Bir Mcherga, Mateur, Menzel Bourguiba et Sejnane.

Le Nord-Ouest est également concerné, avec notamment Ghardimaou, Nefza, Gaâfour, Oued Meliz, Bou Salem, Testour, Makthar et plusieurs autres localités.

Du Centre à Sfax

Plusieurs gouvernorats du Centre figurent également dans la liste, notamment Sousse, Monastir, Mahdia et Kairouan.

Les zones susceptibles d’être touchées comprennent notamment Ksar Helal, Jemmal, Sahline, Moknine, Chebba, Rejiche, Enfidha, Sidi Bou Ali, Hammam Sousse, M’saken et plusieurs autres secteurs.

À Sfax, les coupures pourraient notamment concerner Mahres, Agareb, El Amra, Thyna, Sfax Ville, Sfax Ouest, Sfax Sud, Jebeniana, El Hencha, Menzel Chaker, Sakiet Ezzit et Sakiet Eddaïer.

Le Sud également concerné

Le dispositif s’étend jusqu’au Sud du pays.

À Gabès, plusieurs secteurs sont cités, dont Gabès Ville, El Hamma, Ouedhref, El Metouia et Mareth.

À Djerba, les zones concernées comprennent notamment Midoun, Houmt Souk, Guellala, Aghir et Sedouikech.

Des localités de Kébili, Tataouine, Médenine, Zarzis et Ben Guerdane figurent également dans la liste.

Le Sud-Ouest n’est pas épargné, avec plusieurs zones des gouvernorats de Tozeur, Gafsa, Kasserine et Sidi Bouzid.

Des coupures intermittentes

La STEG précise qu’il ne s’agit pas d’une coupure générale et continue entre 13h00 et 18h30. Les interruptions seront effectuées à intervalles intermittents, en fonction de l’évolution de la situation du réseau et des impératifs d’équilibrage entre la production et la consommation.

Le courant pourra également être rétabli sans préavis, ce qui invite les particuliers et les professionnels des zones concernées à prendre leurs précautions.

La STEG insiste sur le caractère évolutif de la liste publiée. D’autres zones pourraient être ajoutées au cours de la journée si la situation du réseau ou les besoins d’équilibrage l’exigent.

Ces nouveaux délestages interviennent après plusieurs épisodes similaires enregistrés depuis le début de l’été, alors que les fortes températures continuent de soutenir la demande d’électricité, notamment en raison de l’utilisation intensive de la climatisation.

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Eau conditionnée : Plus de 12 millions de litres mobilisés pour les grandes surfaces du Grand Tunis

Un nouveau dispositif d’approvisionnement doit renforcer la disponibilité de l’eau conditionnée dans le Grand Tunis. Plus de 3 millions de litres d’eau en bouteille seront mobilisés quotidiennement pendant quatre jours, afin d’alimenter en priorité les grandes et moyennes surfaces des quatre gouvernorats du Grand Tunis. Cette opération intervient alors que les tensions sur le marché persistent malgré les précédentes mesures d’approvisionnement.

Plus de 12 millions de litres en quatre jours

Une réunion de travail tenue vendredi 28 août au siège de l’Office national du thermalisme et de l’hydrothérapie a abouti à un accord sur la mobilisation de plus de 3 millions de litres par jour pendant quatre jours.

Si le dispositif est appliqué à son niveau annoncé, cela représente plus de 12 millions de litres destinés aux circuits commerciaux du Grand Tunis.

Les volumes seront répartis en fonction des capacités de production de chaque unité de conditionnement.

Les grandes surfaces prioritaires

Le dispositif cible spécifiquement les grandes et moyennes surfaces commerciales du Grand Tunis.

Les producteurs ont été appelés à augmenter leurs quotas d’approvisionnement en faveur de ces circuits et à leur accorder la priorité pendant cette période.

L’objectif est de répondre rapidement à la demande des consommateurs, particulièrement importante dans les grandes surfaces en raison des prix qui y sont généralement plus avantageux.

Un nouveau renfort après les 9 millions de bouteilles

Cette mobilisation intervient quelques jours après l’annonce d’une première opération d’envergure.

Vendredi 28 août, le ministère du Commerce avait annoncé l’injection de plus de 9 millions de bouteilles de 1,5 et 2 litres dans les circuits de distribution du Grand Tunis durant le week-end. L’opération devait notamment alimenter les grandes et moyennes surfaces et contribuer au rétablissement progressif de l’approvisionnement.

Le nouveau programme montre que les autorités et les professionnels considèrent que les tensions ne sont pas encore totalement résorbées.

Les producteurs appelés à maintenir le rythme

Les représentants des producteurs d’eau conditionnée, de la Chambre nationale des fabricants de boissons et des différents services concernés ont insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective afin de permettre au marché de retrouver son équilibre.

Les unités de production ont été invitées, à l’issue de la réunion, à maintenir le même rythme d’approvisionnement jusqu’à la sortie de cette période de perturbation.

Cette nouvelle mobilisation intervient alors que le marché connaît depuis plusieurs semaines une forte tension, alimentée notamment par la hausse saisonnière de la demande et les difficultés rencontrées dans certains circuits de distribution.

Une crise qui se prolonge malgré les mesures

Le Grand Tunis a déjà bénéficié de plusieurs opérations exceptionnelles d’approvisionnement au cours des derniers jours, avec notamment l’annonce de plus de 1,6 million de bouteilles supplémentaires mises sur le marché samedi 29 août.

La multiplication de ces opérations traduit la volonté des autorités de rapprocher rapidement l’offre des consommateurs et de rétablir un approvisionnement régulier dans les points de vente.

L’enjeu est désormais de vérifier si ces volumes supplémentaires permettront effectivement de faire disparaître les tensions dans les rayons et de ramener le marché à un fonctionnement normal.

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Tunisie-Allemagne : Un partenariat économique de 3,3 milliards d’euros au cœur de la visite de Johann Wadephul

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, entame ce lundi 31 août une tournée au Maghreb qui le conduit en Tunisie puis en Algérie. Sa visite à Tunis intervient dans le cadre du 70e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques tuniso-allemandes, mais aussi dans un contexte de relations économiques particulièrement étroites. Accompagné de représentants de l’industrie et du monde des affaires allemands, le chef de la diplomatie allemande doit notamment discuter des chaînes d’approvisionnement, des investissements, de l’automobile, de l’énergie et des nouvelles opportunités de partenariat.

L’Allemagne, troisième partenaire commercial

L’Allemagne occupe une place majeure dans les échanges extérieurs de la Tunisie. Elle est aujourd’hui le troisième partenaire commercial de la Tunisie, derrière la France et l’Italie, et le deuxième investisseur étranger dans le pays, selon les données du ministère allemand des Affaires étrangères.

En 2025, les échanges de marchandises ont notamment dégagé un solde favorable à la Tunisie. Les exportations tunisiennes vers l’Allemagne ont atteint environ 3,3 milliards d’euros, tandis que les importations tunisiennes de produits allemands se sont établies à 2,1 milliards d’euros.

La relation commerciale représente ainsi un excédent de l’ordre de 1,2 milliard d’euros en faveur de la Tunisie sur la base de ces données allemandes.

Des échanges en forte progression

Les statistiques de l’Institut national de la statistique confirment le dynamisme de cette relation en 2025. Les exportations tunisiennes vers l’Allemagne ont progressé de 10,7% sur l’ensemble de l’année, tandis que les importations en provenance d’Allemagne ont augmenté de 11%.

L’Allemagne représente ainsi un débouché particulièrement important pour les produits tunisiens. Dans la répartition géographique des exportations, elle comptait pour 14,4% des exportations tunisiennes vers les principaux pays partenaires en 2025, derrière la France et l’Italie.

Cette progression intervient alors que les exportations tunisiennes vers l’Union européenne, qui absorbe près de 70% des exportations nationales, ont atteint 44,5 milliards de dinars en 2025.

Près de 100.000 emplois liés aux entreprises allemandes

Le poids de l’Allemagne ne se mesure pas uniquement à la valeur des échanges. Les entreprises allemandes ont créé environ 100.000 emplois en Tunisie, selon le ministère allemand des Affaires étrangères.

La Chambre tuniso-allemande de l’industrie et du commerce compte par ailleurs plus de 1000 entreprises membres, illustrant l’ampleur du réseau économique développé entre les deux pays.

Cette présence fait de l’Allemagne un acteur important du tissu industriel tunisien et de son intégration aux chaînes de valeur européennes.

La coopération industrielle est particulièrement développée dans le secteur automobile. Les entreprises allemandes présentes en Tunisie travaillent notamment dans la fabrication de composants automobiles, les faisceaux électriques et les équipements destinés aux constructeurs et équipementiers européens.

Le textile constitue également un secteur traditionnel de la présence allemande, tandis que les services informatiques et les activités technologiques prennent progressivement davantage d’importance. Le ministère allemand des Affaires étrangères souligne précisément cette évolution de la présence économique allemande, des équipementiers automobiles et entreprises textiles vers les services IT.

Cette implantation explique l’importance accordée par Berlin à la stabilité des chaînes d’approvisionnement tunisiennes, notamment pour l’industrie automobile allemande.

Investissements et nouvelles opportunités

La visite de Johann Wadephul intervient ainsi avec un important volet économique.

La présence de représentants de l’industrie et des affaires allemandes doit permettre d’identifier de nouvelles opportunités d’investissement et de coopération, notamment dans les secteurs industriels, technologiques et énergétiques.

Pour Berlin comme pour Tunis, l’enjeu consiste également à renforcer une relation économique fondée sur la proximité géographique et l’intégration de la Tunisie dans les chaînes de production européennes.

L’énergie constitue un autre axe appelé à prendre de l’importance. La coopération germano-tunisienne porte notamment sur le développement des énergies renouvelables, la transition énergétique et la gestion durable des ressources. Le ministère allemand des Affaires étrangères identifie également les énergies renouvelables parmi les principaux secteurs de la coopération au développement entre les deux pays.

La question de l’interconnexion énergétique entre la Tunisie et l’Europe s’inscrit dans cette perspective. Le développement de nouvelles capacités renouvelables en Tunisie pourrait ainsi ouvrir des perspectives supplémentaires de coopération avec l’Allemagne et, plus largement, avec l’Europe.

Un partenariat qui dépasse l’économie

La visite de Johann Wadephul ne se limite toutefois pas aux questions commerciales. Johann Wadephul doit rencontrer à Tunis le président de la République, Kaïs Saïed, ainsi que le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti.

Les discussions doivent également porter sur les enjeux régionaux, notamment la stabilité au Sahel, la situation au Moyen-Orient et la sécurité des approvisionnements énergétiques.

La coopération scientifique et professionnelle constitue également un volet important de la relation. L’Allemagne accueille une importante communauté tunisienne et les deux pays développent depuis plusieurs années des programmes dans l’enseignement, la formation professionnelle et la recherche.

Après Tunis, Johann Wadephul se rendra en Algérie, où il poursuivra ses discussions avec les autorités algériennes sur les questions économiques, énergétiques et sécuritaires.

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