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Népal : le bilan de la crue grimpe à 939 morts

Le bilan de la crue au Népal atteint 939 morts, avec 3 925 disparus, portant le total avec le Tibet à 955 morts et 4 471 personnes portées disparues.

© Mosaique FM

Népal : le bilan de la crue grimpe à 939 morts
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L’ancien PM, Édouard Balladur, est mort à 97 ans

Ancien secrétaire général de l’Élysée sous Georges Pompidou, négociateur des accords de Grenelle en 1968, chef du gouvernement de François Mitterrand de 1993 à 1995, Edouard Balladur est mort ce lundi 31 août 2026, à l’âge de 97 ans, selon des sources citées par l’AFP. On se rappellera surtout de lui qu’il avait échoué face à Jacques Chirac lors de la présidentielle de 1995.

Né le 2 mai 1929 à Izmir, en Turquie, dans une famille d’origine arménienne installée en France de longue date, Édouard Balladur émigre avec les siens à Marseille dans les années 1930. Passé par Sciences Po et l’ENA, il devient conseiller d’État avant d’intégrer, en 1964, le cabinet de Georges Pompidou, alors Premier ministre. Il participe à la négociation des accords de Grenelle pendant Mai 68, puis devient secrétaire général de la présidence de la République en 1973, poste qu’il occupe jusqu’à la mort de Pompidou l’année suivante.

Revenu au premier plan dans les années 1980, il est ministre de l’Économie et des Finances du gouvernement Chirac de 1986 à 1988, période de la première cohabitation. En mars 1993, à la faveur de la victoire de la droite aux législatives, il devient Premier ministre de François Mitterrand, son dernier chef de gouvernement. Sa popularité, un temps considérable, le pousse à se présenter à l’élection présidentielle de 1995, où il affronte son « ami de trente ans » Jacques Chirac lors d’une campagne à droite d’une rare âpreté.

Il retrouve ensuite son siège de député (1995-2007), préside la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, puis dirige en 2007 le comité de réflexion sur la réforme des institutions qui portera son nom, à la demande de Nicolas Sarkozy.

On lui doit aussi plusieurs ouvrages de mémoires et de réflexion politique, dans lesquels perçait une lucidité sans concession sur l’exercice du pouvoir. Comme il l’écrivait en 2010 : « Tout l’art de la politique consiste à plaire afin d’être choisi, puis maintenu en place. »

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Tunisie-Allemagne : Plus de 100 millions d’euros d’accords et projets annoncés

La Tunisie et l’Allemagne renforcent leur coopération économique. À l’occasion du 70e anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques, les deux pays ont annoncé la signature de plusieurs accords et projets d’une valeur globale dépassant 100 millions d’euros.

L’annonce a été faite lundi par le ministre tunisien des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue allemand Johann Wadephul.

Les nouveaux projets concernent notamment le soutien aux petites et moyennes entreprises, l’accélération de la transition énergétique, environnementale et numérique, ainsi que le développement régional et l’emploi.

Le ministre tunisien a également indiqué que d’autres projets dans le domaine de l’environnement et des technologies propres, pour un montant supplémentaire de 40 millions d’euros, devraient être signés prochainement.

Plus de 5,3 milliards d’euros d’échanges commerciaux

Au-delà des nouveaux financements, les relations économiques tuniso-allemandes connaissent également une progression importante.

Mohamed Ali Nafti a annoncé que le volume des échanges commerciaux entre la Tunisie et l’Allemagne avait atteint un niveau record en 2025, dépassant 5,3 milliards d’euros.

Lire aussi : Tunisie-Allemagne : Un partenariat économique de 3,3 milliards d’euros au cœur de la visite de Johann Wadephul

L’Allemagne compte par ailleurs parmi les principaux partenaires industriels de la Tunisie. Plus de 320 entreprises allemandes sont actuellement implantées dans le pays, notamment dans des secteurs à forte valeur ajoutée industrielle, avec une présence particulièrement importante dans la fabrication de composants automobiles.

Cette implantation fait de l’Allemagne un partenaire stratégique pour l’industrie tunisienne et pour l’intégration du pays dans les chaînes de valeur européennes.

Numérique, énergie et éducation au cœur de la coopération

Le renforcement de la coopération ne devrait toutefois pas se limiter aux investissements et aux échanges commerciaux. Les deux parties souhaitent également approfondir leur partenariat dans l’éducation, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique.

De son côté, le ministre allemand des Affaires étrangères a salué le climat d’investissement en Tunisie et annoncé la volonté de l’Allemagne de contribuer à l’ouverture de nouveaux marchés et de soutenir davantage la transformation numérique du pays.

À l’occasion de ces 70 ans de relations diplomatiques, Tunis et Berlin affichent ainsi leur volonté de donner une nouvelle dimension à leur partenariat, en misant notamment sur la transition énergétique, le numérique, l’industrie et l’emploi.

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Carnet de voyage : Sur les traces de la nouvelle Pologne, un pays qui a changé

Il y a quelques années encore, dans l’imaginaire de nombreux Tunisiens, la Pologne évoquait surtout une Europe de l’Est confrontée aux difficultés économiques, au passé communiste et à un niveau de vie longtemps éloigné de celui de l’Europe occidentale.

En quelques jours de voyage, cette image se fissure. Invité en Pologne, j’ai découvert un pays qui veut désormais raconter une tout autre histoire : celle d’une nation européenne moderne, ambitieuse et en pleine transformation.

Varsovie, le premier choc

La première impression vient de Varsovie. La capitale porte encore les traces d’une histoire particulièrement violente, mais elle affiche aussi une étonnante modernité. Les monuments historiques côtoient les gratte-ciel, les quartiers d’affaires et des infrastructures qui donnent à la ville l’allure d’une capitale européenne en pleine expansion.

Varsovie semble avoir fait de sa reconstruction une force. Derrière cette transformation urbaine se trouve aussi une transformation économique. La Pologne est aujourd’hui devenue une économie à hauts revenus selon la Banque mondiale, bien loin de l’image d’un pays pauvre qui subsiste encore dans certains imaginaires. Son économie a connu une croissance remarquable depuis la chute du communisme et son intégration à l’Union européenne.

Cracovie, entre histoire et modernité

À Cracovie, le décor change. L’ancienne capitale royale offre une autre image du pays : celle d’une Pologne attachée à son patrimoine, mais parfaitement intégrée à l’Europe contemporaine.

Les places historiques, les monuments, les restaurants et les rues animées par les touristes donnent à la ville une atmosphère particulière. Ici, l’histoire n’est pas seulement conservée : elle est devenue une partie de l’attractivité du pays.

La même impression se retrouve à Wieliczka. Descendre dans cette célèbre mine de sel, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, c’est découvrir plusieurs siècles d’histoire sous terre. Galeries, chapelles et sculptures témoignent d’un patrimoine devenu aujourd’hui une véritable destination touristique internationale.

Auschwitz, le silence au milieu du voyage

Puis vient Auschwitz. Après l’animation de Varsovie et de Cracovie, le voyage change brutalement de ton.

Auschwitz n’est pas une simple étape touristique. C’est un lieu de mémoire qui impose le silence et rappelle que la Pologne moderne s’est construite sur une histoire faite de guerres, d’occupations et de traumatismes.

La visite donne une autre profondeur au voyage : impossible de regarder la modernité polonaise sans regarder aussi ce qu’il y avait avant.

Une nouvelle image à construire

De Varsovie à Cracovie, de Wieliczka à Auschwitz, le voyage raconte finalement une même transformation. La Pologne ne veut plus être perçue uniquement à travers son passé ou les difficultés économiques de son ancienne image.

Elle veut désormais être reconnue pour son dynamisme économique, ses infrastructures, son patrimoine, ses universités, son industrie et son poids croissant en Europe.

Et cette nouvelle image concerne aussi la Tunisie. Varsovie cherche à renforcer ses relations avec les pays du Sud de la Méditerranée, notamment dans le tourisme, l’économie, l’enseignement et la coopération. En quittant la Pologne, une impression demeure : parfois, ce ne sont pas seulement les pays qui changent. C’est notre regard sur eux qui tarde à changer.

La Pologne que j’ai découverte n’est plus celle que j’avais en tête avant de partir. C’est une Pologne qui assume son histoire, revendique sa modernité et veut désormais être regardée comme ce qu’elle est devenue : un acteur majeur de la nouvelle Europe.

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Coupures d’électricité : La STEG annonce de nouvelles interruptions nocturnes

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) pourrait procéder à des coupures tournantes du courant électrique durant la nuit, dans plusieurs régions du pays.

Selon le communiqué les interruptions sont susceptibles d’intervenir entre 20h et 2h du matin, et ce, à intervalles intermittents, en fonction de la situation du réseau électrique.

Préserver la sécurité du réseau

La STEG explique que ces coupures s’inscrivent dans le cadre des mesures destinées à préserver la sécurité et la continuité du fonctionnement du réseau électrique, alors que la demande demeure élevée.

La société précise que la durée de chaque interruption dépendra de l’état du réseau et que le rétablissement de l’alimentation électrique pourra intervenir sans préavis.

Lire aussi : Délestage : De nouvelles coupures d’électricité dans plusieurs régions ce lundi

Ces coupures tournantes interviennent alors que la STEG a multiplié, au cours des dernières semaines, les annonces d’interruptions temporaires dans différentes régions du pays. Les horaires ont notamment concerné des périodes diurnes et nocturnes, en fonction des besoins de l’équilibre entre la production et la consommation.

Quid des régions ?

Plusieurs régions sont concernées dans le Grand-Tunis, le sud, le nord et le centre du pays.

Grand Tunis

Mornag, Borj Cédria, Radès, La Goulette, Ben Arous, Mégrine, El Ghazala, La Manouba, El Mohammedia, Le Kram, Nouvelle Médina, Jardins d’El Menzah, Borj Touil, Sanhaja Jedida, Manouba, Aïn Zaghouan, Ennasr et La Soukra.

Nord – Cap Bon

Cette région comprend plusieurs zones du Cap Bon, notamment : Kélibia, Nabeul, Hammamet, Menzel Bouzelfa, Menzel Temime, Soliman, Takelsa, Somâa, Korba, Dar Chaâbane, Tazerka, Maâmoura, Béni Khalled, Béni Khiar et Hammam El Ghezaz.

Zaghouan

Jebel Oust, Ez-Zriba, Bir Mcherga, En-Nadhour, Zaghouan Nord, El Fahs et Bouachir.

Bizerte

Jarzouna, Ghazala, Menzel Bourguiba, Tinja, Menzel Abderrahmane, Ez-Zouaouine, Aousja, Ghar El Melh, Utique, Sejnane, El Khaïthmine, Mateur, Menzel Jemil et Menzel Temime.

Nord-Ouest

Er-Rouhia, Makthar, Ghardimaou, Oued Meliz, Bou Salem, Goubellat, Gaâfour, Chemtou, Nebeur et Ettouiref.

Centre

Sidi Bou Ali, Kalaa Kebira, Er-Riadh, Ouled Achour, Jemmal, Ksar Hellal, Sayada, Zaouiet Kontoch, Bouhajla, Nasrallah, Menzel El Mhiri, Sbikha, Bekalta, Cherahil, Rejiche, Souassi, Menzel Kamel, Moknine, Chebba, Khézama, Sahloul 3, Ouled Chamekh, Chetouane Bouhjar, Sahline, Hammam Sousse, Akouda, Kalaa Sghira, Msaken, Enfidha, Hergla, Bouficha, Kerkèr, El Ala et Bennane.

Sfax

Menzel Chaker, Sfax Sud, Sakiet Ezzit, Sakiet Eddaïer, Bir Ali Ben Khalifa, Mahres, Agareb, El Amra, Tina, Sfax Ouest, Sfax Ville, Jebiniana et El Hencha.

Sud

Gabès : cité El Amal, Gabès Ville, El Mawazir, cité Hached, Matress, Menzel Habib, Métouia, Ouedhref, Mareth et El Hamma.

Djerba : Midoun, Houmt Souk, El May, El Jorf, El Ségui, Erriadh, Aghir et Sedouikech.

Kébili : Kébili Ville, Jenoura, Ras El Aïn, El Golâa, Douz et El Faouar.

Tataouine : cité El Mahrajane, Tataouine Nouvelle, cité Oued El Ghomq, Bir Lahmar, Ghomrassen, Remada et Ezzahra.

Médenine – Zarzis et Ben Guerdane

Zarzis, Ben Guerdane, El Basatine, El Mounassa, Ez-Zaouia, El Hicham, Ras Jedir, Ben Guerdane, cité Mars et El Kharrouba.

Médenine

Ed-Darghoulya, cité de la Route de Gabès, cité En Nour, El Lebba, Beni Khedache, Hassi Amor, Bougrara et Harich.

Sud-Ouest

El Hamma, Lajrad, Boumardès, Chebika, Degueche, El Galaa, Souk Jedid, Ech-Chraya, El Hammar, El Makarim, Ech-Chakhar, En-Nouayel, Majel Bel Abbès, El Alenda, Nasrallah, Fouchana, El Hichria, Ouled Hafouz, El Ayoun, Hazoua, Hassi Ferid, Ouled Hamed, Oum El Adham, El Haqna, Mezouna et Nefta.

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Rentrée scolaire : Jusqu’à 800 dinars par élève, la facture s’alourdit pour les tunisiens

À quelques jours de la rentrée scolaire, le coût des dépenses liées à la scolarité s’impose une nouvelle fois comme une source de pression pour les familles tunisiennes. Si les fournitures de base, notamment les livres et cahiers subventionnés, restent relativement accessibles, ce sont les dépenses annexes qui font rapidement grimper la facture.

Selon le président de l’Association tunisienne des parents et des élèves, Riadh Zahrouni, les dépenses nécessaires pour un seul élève peuvent atteindre entre 150 et 800 dinars, voire davantage selon le niveau scolaire. Les cartables, les équipements sportifs et les autres fournitures viennent ainsi multiplier le coût initial de la rentrée.

Une facture qui ne se limite pas aux fournitures

Pour les familles, le véritable coût de la rentrée ne peut toutefois pas être calculé uniquement à partir du prix des fournitures scolaires.

Riadh Zahrouni souligne que ces dépenses viennent s’ajouter aux charges quotidiennes des ménages, notamment les dépenses alimentaires, le carburant ainsi que les factures d’eau et d’électricité. La rentrée scolaire intervient donc dans un contexte où les budgets familiaux sont déjà fortement sollicités.

À cela s’ajoutent, tout au long de l’année, les frais de transport, de restauration, de garderie, d’hébergement dans les internats ainsi que, pour de nombreuses familles, les cours particuliers.

Jusqu’à plusieurs centaines de dinars supplémentaires

Le phénomène des cours particuliers constitue notamment une importante source de dépenses. Selon Zahrouni, leur généralisation contribue à vider de sa substance le principe de gratuité de l’enseignement public, puisque les familles doivent désormais engager des dépenses supplémentaires pour permettre à leurs enfants de suivre normalement leur parcours scolaire.

Lire aussi : Rentrée scolaire : Comment trouver en ligne les manuels disponibles en librairie

Il estime également que l’école publique ne parvient plus toujours à garantir à l’élève les acquis nécessaires au sein même de la classe, appelant à une réforme du système éducatif permettant de restaurer la qualité de l’enseignement et de réduire la dépendance aux cours particuliers.

Les consommateurs appellent à éviter le marché parallèle

De son côté, la vice-présidente de l’Organisation tunisienne de défense du consommateur, Thouraya Tebassi, qualifie elle aussi la rentrée scolaire de « très coûteuse » pour les familles.

Elle rappelle que la facture ne comprend pas uniquement les livres et cahiers, mais également le transport, l’hébergement dans les internats et les frais de garderie.

Pour limiter les dépenses, elle appelle les familles à privilégier les circuits légaux et à faire valoir leur droit à l’achat des cahiers subventionnés et des fournitures scolaires concernées. Elle met par ailleurs en garde contre certains produits vendus sur le marché parallèle, dont la composition peut, selon elle, présenter des risques pour la santé.

Une rentrée qui pèse sur le budget annuel

Ainsi, derrière la facture visible de la rentrée se cache une dépense beaucoup plus large qui s’étale sur toute l’année scolaire. Entre fournitures, transport, garderie, internat et cours particuliers, la scolarisation d’un enfant représente pour certaines familles plusieurs centaines de dinars supplémentaires.

La question du coût de la rentrée dépasse dès lors le simple prix du cartable et des cahiers : elle renvoie directement à la capacité des ménages tunisiens à absorber une nouvelle série de dépenses dans un contexte général de pression sur le budget familial.

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Inde : 11 morts, dont 8 enfants, dans une explosion

Au moins onze personnes, dont huit enfants, sont mortes dans l'explosion d'une usine de pétards en Inde, provoquant l'effondrement de maisons voisines

© Mosaique FM

Inde : 11 morts, dont 8 enfants, dans une explosion
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Les Tunisiens se tournent vers l’eau du robinet, la SONEDE rassure sur la qualité

Alors que les tensions autour de l’approvisionnement en eau minérale ont poussé de nombreux Tunisiens à se rabattre davantage sur l’eau du robinet, la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) cherche à rassurer les consommateurs sur sa qualité et sa sécurité sanitaire.

La responsable du département des analyses physico-chimiques du laboratoire central de la SONEDE à Ghedir El Golla, Aïda Bouziri, a affirmé que l’eau potable distribuée par la société dans les différentes régions du pays est conforme aux normes nationales et internationales. Elle a précisé que cette eau fait l’objet d’un contrôle strict et continu.

L’odeur de chlore, un signe de désinfection

Contrairement à une perception largement répandue chez les consommateurs, la présence d’une légère odeur ou d’un goût de chlore dans l’eau du robinet ne signifie pas nécessairement qu’elle est impropre à la consommation.

Selon Aïda Bouziri, la présence perceptible de « javel » témoigne au contraire du processus de désinfection de l’eau et de sa protection contre les bactéries. Elle a également indiqué que l’eau distribuée par la SONEDE ne nécessite pas d’être bouillie avant consommation et que son niveau de salinité respecte les normes en vigueur.

Ces déclarations interviennent dans un contexte où l’eau du robinet pourrait occuper une place plus importante dans les habitudes de consommation, notamment lorsque l’accès à l’eau embouteillée devient plus difficile ou plus coûteux.

Plus de 58 000 échantillons analysés en 2025

La SONEDE assure que le contrôle ne se limite pas à l’eau à sa sortie des installations de traitement.

Le responsable du service de contrôle de la qualité de l’eau au complexe de Ghedir El Golla, Fayçal Naïmi, a expliqué que des prélèvements réguliers sont effectués à différents niveaux : eaux brutes, réservoirs et eau du robinet chez les consommateurs.

Lire aussi : Eau conditionnée : Plus de 12 millions de litres mobilisés pour les grandes surfaces du Grand Tunis

Ces échantillons font notamment l’objet d’analyses bactériologiques, physico-chimiques et biologiques afin de vérifier leur conformité aux normes tunisiennes.

Les chiffres communiqués pour 2025 donnent une indication sur l’ampleur de ce dispositif : plus de 58 000 échantillons ont été prélevés et analysés. Parmi eux, 1,6 % seulement ont été déclarés non conformes aux normes tunisiennes, alors que celles-ci fixent à 5 % le seuil maximal autorisé d’échantillons non conformes.

Une question de confiance, au-delà de la qualité

Au-delà des chiffres, l’enjeu est désormais celui de la confiance des consommateurs. Les difficultés ponctuelles rencontrées dans l’approvisionnement en eau minérale ont contribué à remettre l’eau du robinet au centre des pratiques quotidiennes, mais aussi des interrogations sur sa qualité.

Le message de la SONEDE est donc double : l’eau distribuée fait l’objet d’une surveillance permanente et les contrôles réalisés en 2025 montrent un taux de conformité largement supérieur au seuil prévu par les normes tunisiennes.

Dans un contexte de stress hydrique durable en Tunisie, la question dépasse toutefois la seule disponibilité de l’eau minérale. Elle pose également celle de la confiance dans le réseau public de distribution, de la qualité de l’eau jusqu’au robinet du consommateur et de la capacité du système à maintenir cette qualité malgré les contraintes croissantes sur les ressources hydriques.

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Turquie : les projets de défense dépassent 100 milliards de dollars

La Turquie mène actuellement 1 468 projets dans le secteur de la défense, pour une valeur cumulée supérieure à 100 milliards de dollars, selon le président turc, Recep Tayyip Erdogan.

La Turquie accélère sa transformation en puissance industrielle et militaire autonome. Recep Tayyip Erdogan affirme que les forces armées turques disposent désormais de capacités nationales couvrant les principaux domaines stratégiques, notamment les systèmes terrestres, aériens, navals et spatiaux. Il a présenté cette évolution comme l’aboutissement d’une politique menée depuis plusieurs années pour réduire la dépendance du pays aux importations d’armement et développer une base industrielle nationale capable de répondre aux besoins des forces armées.

Selon Erdogan, le secrétariat des industries de défense conduit simultanément 1 468 projets, représentant une valeur cumulée de plus de 100 milliards de dollars. Cette montée en puissance concerne notamment les drones, les missiles, les systèmes de défense aérienne, les véhicules blindés, les bâtiments navals et les programmes aéronautiques.

Le secteur s’appuie également sur un réseau industriel de plus en plus important. Selon les données officielles turques, plus de 3 500 entreprises sont aujourd’hui actives dans l’industrie de défense et l’aéronautique.

Plus de 82 % de production nationale

L’un des principaux objectifs d’Ankara est de réduire sa vulnérabilité aux restrictions imposées par les fournisseurs étrangers. Erdogan affirme que la proportion des systèmes de défense développés et produits localement dépasse désormais 82 %. Cette progression permettrait à la Turquie de disposer d’une plus grande liberté dans ses choix militaires et stratégiques.

Cette politique s’est notamment accélérée après plusieurs épisodes de tensions avec des partenaires occidentaux, qui ont montré les risques liés à la dépendance technologique dans des secteurs aussi sensibles que l’aéronautique, les moteurs, les missiles ou l’électronique militaire. La stratégie turque ne se limite plus à satisfaire les besoins nationaux. Ankara cherche également à faire de son industrie de défense un important secteur d’exportation.

Les exportations d’armement turques ont fortement progressé au cours de la dernière décennie. Selon les données officielles, elles sont passées de 1,6 milliard de dollars en 2013 à 7,2 milliards en 2024. Les drones turcs constituent l’un des exemples les plus visibles de cette expansion internationale. Mais la Turquie cherche désormais à exporter une gamme beaucoup plus large de systèmes, allant des véhicules blindés aux navires de guerre en passant par les missiles et les systèmes de défense aérienne.

Le pari de l’autonomie stratégique

Pour Ankara, le développement de l’industrie de défense répond à un objectif qui dépasse les seules considérations économiques : renforcer l’autonomie stratégique de la Turquie. La multiplication des crises régionales – de la guerre en Ukraine aux tensions au Moyen-Orient – pousse de nombreux pays à revoir leurs capacités militaires et leurs chaînes d’approvisionnement.

Cette stratégie s’inscrit également dans une volonté de renforcer la coopération militaire avec des partenaires non occidentaux et avec certains pays du Golfe. Le nouvel accord de défense signé en août avec l’Arabie saoudite et le Pakistan prévoit notamment des possibilités de coopération dans les domaines de l’industrie de défense et de la production militaire.

La progression de l’industrie turque ne signifie toutefois pas une autonomie technologique totale. Ankara demeure confronté à des difficultés dans certains domaines de haute technologie, notamment les moteurs aéronautiques et certaines technologies critiques. La Turquie continue également de chercher des solutions pour contourner ou réduire les restrictions imposées par certains partenaires occidentaux.

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Un gang de faussaires de monnaie démantelé

Le juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Tunis a émis des mandats de dépôt à l’encontre de plusieurs membres d’un réseau

© Mosaique FM

Des membres d’un réseau de faux-monnayage placés en détention
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