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Gafsa : Un agent de sécurité meurt lors d’une opération contre le trafic de drogue

Un agent de la brigade de lutte contre les stupéfiants de Kasserine a trouvé la mort lundi 17 août à Gafsa, lors d’une opération visant un appartement soupçonné d’être utilisé pour le trafic de drogue. Ramzi Mhamdi a été grièvement blessé après une chute du toit d’un immeuble au cours de l’intervention. Malgré son transfert en urgence à l’hôpital régional de Gafsa, il a succombé à ses blessures.

Une opération dans le centre-ville de Gafsa

L’intervention s’est déroulée dans l’un des quartiers du centre-ville de Gafsa, dans le cadre d’une opération sécuritaire destinée à démanteler une activité présumée de trafic de stupéfiants.

Selon des sources sécuritaires, les forces de l’ordre ont procédé à la perquisition d’un appartement qui aurait été utilisé par des individus impliqués dans ce trafic. Deux suspects ont été arrêtés au cours de l’opération, rapporte Mosaique fm.

Une lutte antidrogue qui se veut plus offensive

Cette intervention s’inscrit dans un contexte de renforcement affiché de la lutte contre le trafic de stupéfiants en Tunisie. Les autorités multiplient les opérations ciblées contre les réseaux de trafic et cherchent également à adapter l’arsenal juridique face à l’évolution du phénomène.

En juin 2026, des représentants du ministère de l’Intérieur auditionnés par l’Assemblée des représentants du peuple avaient notamment souligné la progression du trafic et de la consommation de drogues, dans le cadre de l’examen d’une réforme de la loi n°92-52 relative aux stupéfiants.

Les chiffres des saisies témoignent par ailleurs de l’ampleur de la mobilisation. Au cours du premier semestre 2026, les services de la Douane ont saisi plus de 214 kilogrammes de stupéfiants, dont 78,4 kilogrammes de cocaïne et 134,5 kilogrammes de cannabis, ainsi que près de 180 000 comprimés stupéfiants.

Une chute après l’attaque d’un chien

Lors de l’intervention, Ramzi Mhamdi aurait été surpris et attaqué par un chien particulièrement agressif, que les suspects auraient utilisé pour tenter d’entraver l’intervention des forces de sécurité.

Au cours de l’intervention, l’agent a chuté du toit de l’immeuble, subissant de graves blessures, notamment à la tête. Rapidement pris en charge par ses collègues, il a été transporté vers l’hôpital régional de Gafsa dans un état critique.

Malgré les soins prodigués par les équipes médicales, Ramzi Mhamdi n’a pas survécu à ses blessures.

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CPG : Les agents menacent de trois jours de grève début septembre

Les agents, cadres et employés de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) annoncent une grève générale de trois jours, les 1er, 2 et 3 septembre 2026, si leurs revendications ne sont pas satisfaites. L’avis de grève, publié lundi par la section des Offices et des institutions publiques de l’UGTT, intervient après plusieurs demandes restées sans réponse de la direction générale et de l’autorité de tutelle.

Des revendications salariales au cœur du conflit

Les agents de la CPG réclament en premier lieu l’application immédiate des procès-verbaux de réunions et des accords conclus entre les différentes parties.

Le volet salarial occupe également une place centrale dans leurs revendications. Les employés demandent notamment l’application des augmentations salariales prévues, ainsi que l’intégration dans le salaire de base des augmentations correspondant aux années 2015, 2016 et 2017, pour l’ensemble des agents.

Les représentants syndicaux réclament également une revalorisation de l’indemnité de fin de carrière, sur le modèle de celle accordée au Groupement chimique tunisien. À ces demandes s’ajoute une hausse de 4% de l’indemnité de compensation.

Un dialogue jugé insuffisant

La menace de grève intervient dans un contexte de tensions persistantes entre les représentants des travailleurs et la direction de la compagnie.

Réunis le 30 juin 2026, les membres du Conseil sectoriel des mines avaient déjà réitéré leurs demandes et sollicité la tenue d’une réunion de travail avec les responsables concernés.

Selon l’avis de grève, cette demande n’a pas reçu de réponse de la part de la direction générale de la CPG ni de l’autorité de tutelle.

Le syndicat a donc adressé son avis à plusieurs responsables, notamment aux ministres de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines et des Affaires sociales, au secrétaire général du gouvernement, au directeur général de l’Inspection du travail et de la conciliation ainsi qu’au directeur général de la CPG.

Trois jours qui pourraient peser sur le secteur

Si aucun accord n’est trouvé avant le début du mois de septembre, le mouvement devrait s’étendre sur trois journées consécutives.

La CPG occupe une place stratégique dans l’économie tunisienne à travers l’extraction et la production de phosphate, une activité qui constitue également un pilier économique historique du bassin minier de Gafsa.

Alors que le phosphate représentait avant 2011 environ 4% du produit intérieur brut et entre 9% et 12% des exportations tunisiennes, sa contribution est aujourd’hui tombée à seulement 0,5% du PIB et près de 3% des exportations. Cette chute est attribuée à une combinaison de perturbations sociales, de difficultés logistiques, d’un sous-investissement prolongé et d’une baisse des capacités de production.

La production moyenne de phosphates de la dernière décennie n’a pas dépassé 3,2 à 3,4 millions de tonnes par an, très loin des niveaux d’avant 2011 lorsque la production atteignait environ 8,2 millions de tonnes par an.

L’annonce de cette grève intervient ainsi dans un secteur où les questions sociales restent étroitement liées aux enjeux de production et de performance de la compagnie.

Pour l’heure, l’avis syndical fixe une échéance claire : les 1er, 2 et 3 septembre. D’ici là, l’ouverture d’un dialogue entre les représentants des travailleurs, la direction et les autorités de tutelle pourrait encore permettre d’éviter le déclenchement du mouvement.

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Le poème du dimanche | ‘‘Le cadeau du printemps’’ de Fadhila Messai 

Née en 1966 à Gafsa, Fadhila Messai (فضيلة مسعي), est écrivain et journaliste. Romancière, poète et critique.

Après des études supérieures en sociologie, elle poursuit des recherches universitaires en littérature. A l’origine de la fondation de Radio Gafsa, elle y est reconnue et réputée comme journaliste culturelle

Son œuvre littéraire compte de nombreux ouvrages : romans, recueils de poésie et essais, traduits et couronnés de diverses distinctions internationales.

Parmi ses recueils de poésie, (en arabe) : «Une femme de feu »; «L’hémorragie de la neige» ; « Le nectar de la passion» ; « Le camp de l’amour».

Tahar Bekri

Quand j’étais jeune fille

A haute voix je psalmodiais au printemps ses nombreuses histoires

Je portais ses lettres amoureuses à une rose

Une fleur

Une tulipe endormie dans un bosquet

Et tout innocence je courais sur les montagnes hautes

Je m’arrêtais sur les collines

Sur les cimes

Je ramassais les étoiles dans mon panier

Leur donnais la truffe enfouie dans mes yeux

Leur recommandais le bon voisinage de la lune

Je refusais les bijoux du monde

Ses diamants

Et quelques autres pierres précieuses

Me suffisais du présent modeste du printemps

Un bel œillet qui orne mes cheveux

Pour écrire sur son amour sa fascination mon meilleur poème

Traduit de l’arabe par Tahar Bekri

Extrait de  »Dans le creux de tes yeux », inédit (Remerciements à l’auteure).

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Après Djerba, les peines alternatives s’étendent à Gafsa

Après une première expérience mise en lumière à Djerba, le recours aux peines alternatives se concrétise également à Gafsa, avec la mise en œuvre d’une peine de travail d’intérêt général au sein d’un établissement hospitalier.

Dans le cadre de l’activation de la convention de partenariat entre le Bureau d’accompagnement de Gafsa et la Direction régionale de la santé, une personne condamnée à une peine de travail au profit de la collectivité a été affectée à l’hôpital universitaire Houssine Bouzid de Gafsa afin d’y effectuer les heures de travail qui lui ont été imposées par la justice.

Opérations de nettoyage et d’entretien

Selon les informations rapportées par Jawhara FM dans la région, cette présence au sein de l’établissement hospitalier vise notamment à contribuer aux opérations de nettoyage, à l’entretien de l’environnement ainsi qu’aux travaux de jardinage.

Au-delà de l’exécution de la sanction, le dispositif poursuit un objectif de réinsertion sociale. Le travail d’intérêt général permet en effet au condamné d’exécuter sa peine dans un cadre utile à la collectivité, tout en favorisant son maintien dans son environnement social et professionnel plutôt que son incarcération.

Cette démarche intervient alors que les peines alternatives font progressivement l’objet d’expériences concrètes dans plusieurs régions tunisiennes. À Djerba, une initiative similaire avait récemment retenu l’attention, avec la mise en œuvre de peines alternatives dans le cadre d’actions au service de la collectivité.

Lire aussi : Peines alternatives : A Djerba, des condamnés nettoient les plages

Exécution des peines en Tunisie

Ces expériences illustrent une évolution de l’approche de l’exécution des peines en Tunisie, en privilégiant, dans les cas prévus par la loi, des mécanismes qui combinent sanction, responsabilité et réinsertion.

L’expérience de Gafsa vient ainsi s’inscrire dans cette dynamique, en associant l’exécution d’une décision judiciaire aux besoins concrets d’un établissement public, notamment dans les domaines de l’entretien et de la préservation de l’environnement hospitalier.

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Der berühmte Lézard Rouge: Wann kommt er zurück in den Heimathafen? (Update)

Update 3. Dezember 2024: Der Minister für Tourismus, Sofiane Tekaya, hat die baldige Rückkehr des touristischen Zuges „Le Lézard Rouge“ angekündigt, sobald die Wartungsarbeiten durch Mehr

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