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Le TMM grimpe à 7% en août : la BCT confirme la tendance

Le Taux Moyen du Marché Monétaire (TMM) s’est légèrement redressé à 7% au cours du mois d’août 2026, contre 6,99% sur la période février-juillet 2026, selon des données publiées lundi 31 août par la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Cependant sur un an, l’indicateur poursuit toutefois sa décrue : de 8% en août 2023, il était passé à 7,99% en août 2024, puis à 7,5% en août 2025, avant de s’établir à 7% aujourd’hui.

A noter que l’évolution du TMM reste étroitement liée à celle du taux directeur fixé par la BCT.

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Pénurie d’eau en bouteille : une mobilisation de façade qui interroge

L’Office national du thermalisme et de l’hydrothérapie (ONTH) annonce, dans un communiqué aux allures rassurantes, la mobilisation de plus de 3 millions de litres d’eau en bouteille par jour, durant quatre jours seulement, pour approvisionner les grandes surfaces du Grand Tunis. Une mesure présentée comme une solution, mais qui, à y regarder de plus près, ressemble davantage à un pansement temporaire posé sur une plaie profonde, à savoir une crise structurelle.

Tiens, et quand est-il des coins reculés du pays ne disposant de “centres commerciaux“ ou les régions de l’intérieur, parce que le communiqué de l’office fait allusion seulement du “Grand Tunis“ ? Est-ce que cela veut dire qu’on les autres à leur soif ?

 

Lire aussi: La Tunisie fait la queue pour boire !

 

Quatre jours. C’est là que le bât blesse. Alors que les rayons se vident depuis plusieurs semaines et que les citoyens peinent à trouver de l’eau en bouteille, l’administration se contente d’un engagement à très court terme, sans donner la moindre visibilité sur l’après. Que se passera-t-il le cinquième jour ? Le communiqué reste muet sur ce point, comme sur les causes profondes de la pénurie. Lu autrement, le communiqué de l’ONTH suggère que si vous avez la possibilité d’avoir le maximum de packs d’eau, n’hésitez pas, en ce sens qu’au-delà du 4ème jour, la pénurie peut revenir.

Le vocabulaire employé – « convergence des efforts », « intervenants », « étape à surmonter » – relève davantage, sommes-nous obligés de souligner, de la langue de bois administrative que d’un plan d’action concret. Aucun chiffre précis n’est avancé sur les volumes réellement manquants, aucune explication n’est fournie sur l’origine des perturbations, et aucune sanction ni mécanisme contraignant n’accompagne « l’invitation » faite aux producteurs à prioriser les grandes surfaces.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit : une simple invitation, un appel au bon vouloir des industriels, sans garantie de résultat. Sachant que ces derniers dépendent du bon vouloir de la déesse de la lumière, STEG. Rien n’indique comment l’office compte s’assurer du respect de cet engagement, ni ce qui adviendra si les producteurs privilégient d’autres circuits de distribution plus rentables, comme cela semble être une partie du problème initial.

Enfin, cette réunion tenue « récemment » – sans date précise dans le communiqué, un flou qui interroge sur la rigueur de la communication institutionnelle – intervient plusieurs jours après celle du 27 août au gouvernorat de Tunis, révélant une certaine lenteur dans la mise en œuvre effective des décisions annoncées. Entre l’annonce d’un programme spécial et sa traduction concrète sur le terrain, le décalage temporel interroge sur la capacité des autorités à répondre avec la réactivité qu’exige une crise vécue quotidiennement par les ménages.

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Tunisie : 5 % du budget alimentaire des ménages gaspillé

Le gaspillage alimentaire représente 5 % du budget des ménages tunisiens, selon les déclarations faites ce lundi 31 août 2026 par Chokri Rejeb, directeur général de l’Institut National de la Consommation, sur les ondes de la Radio Nationale.

Une stratégie nationale de lutte contre ce phénomène, supervisée par le ministère du Commerce et du Développement des exportations, a finalisé ses étapes de préparation. Elle sera officiellement prête d’ici le mois de novembre prochain pour s’attaquer aux pertes touchant principalement le pain, les fruits, les légumes et les produits laitiers.

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Coupures électriques | Grosses pertes chez les industriels de la volaille  

Les coupures intempestives d’électricité se poursuivent de manière intermittente dans toute la Tunisie. La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) y est acculée parce que la production nationale d’électricité est aujourd’hui en-deçà de la demande. Et rien n’indique que cette situation va s’améliorer dans un avenir proche. En attendant, les citoyens, et notamment les opérateurs économiques, évaluent leurs pertes cumulées et reprochent aux autorités leur manque de planification et d’anticipation.

 Dans ce contexte de crise tous azimuts que vivent les Tunisiens, les éleveurs de volaille annoncent d’énormes pertes subies par leurs élevages en raison des coupures fréquentes d’électricité et des températures record enregistrées depuis la mi-juillet.  Mohamed Ben Hazzaz, un éleveur de volaille de Boukrim, délégation d’El Haouaria, gouvernorat de Nabeul, a fait état, dans une déclaration à Mosaique FM, de la mort de milliers de volailles dans les élevages de cette région réputée pour cette activité qui constitue leur unique source de revenus, selon ses dires.

M. Ben Hazzaz a expliqué que la situation des agriculteurs s’est aggravée en raison de la flambée des prix des groupes électrogènes à essence, passés de 3 000 à 7 000 dinars. Il a appelé l’État à intervenir pour trouver une solution et «mettre fin aux agissements des commerçants qui monopolisent la vente de ces équipements».

Il a également déploré l’absence de réaction de la part des responsables du ministère de tutelle ou de la Steg face aux difficultés rencontrées par les éleveurs de volaille. Ces derniers font face à un été caniculaire ayant entraîné la mort d’un grand nombre de volailles dans leurs élevages, ainsi que la panne — par surchauffe due à une utilisation prolongée — de plusieurs groupes électrogènes à essence. Il a qualifié les pertes subies par les industriels de «catastrophiques».

I. B.

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Placements de Tunisie – SICAF : un bénéfice net de 2,2 millions de dinars au premier semestre 2026

Placements de Tunisie SICAF,  a publié ses états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin 2026. Le bénéfice net de la période ressort à 2,2 millions de dinars, contre 3,7 millions de dinars au 30 juin 2025, selon les comptes semestriels 2026 de la SICAF présentés ci-dessous.

En effet, le total du bilan de Placements de Tunisie SICAF s’établit à 19,2 millions de dinars au 30 juin 2026, contre 20 millions de dinars au 31 décembre 2025. Les capitaux propres avant affectation atteignent 19 millions de dinars, contre près de 20 millions de dinars à la clôture de l’exercice 2025. Le capital social de la société d’investissement reste inchangé à 10 millions de dinars, réparti en 1 million d’actions d’une valeur nominale de 10 dinars chacune.

Le portefeuille de titres à long terme de Placements de Tunisie SICAF, comptabilisé en immobilisations financières, demeure stable à 12,3 millions de dinars. Ce portefeuille d’investissement inclut notamment les titres Astrée, Mare Alb, Air Liquide, Astrée DA CP ainsi que Nouveaux emballages tunisiens. Les placements et autres actifs financiers à court terme s’élèvent à 4,5 millions de dinars nets de provisions, la provision pour dépréciation des titres ayant été ramenée à environ 92 000 dinars, contre 169 000 dinars à fin décembre 2025. Les autres actifs courants totalisent 2,3 millions de dinars et la trésorerie disponible atteint 68 000 dinars au 30 juin 2026.

Retour sur les chiffres clés

Concernant les revenus, les revenus des titres et droits de propriété de la SICAF, correspondant essentiellement aux dividendes perçus sur le portefeuille d’actions, s’élèvent à 2,3 millions de dinars au premier semestre 2026, contre 3,8 millions de dinars sur la même période en 2025. Cette baisse des revenus de dividendes s’explique notamment par l’absence de distribution du titre Mare Alb au 30 juin 2026, alors que ce même titre avait rapporté près de 1,9 million de dinars un an auparavant. Les revenus des placements financiers à court terme se limitent à 19 000 dinars au 30 juin 2026, contre 67 000 dinars au 30 juin 2025.

Le résultat d’exploitation de Placements de Tunisie SICAF s’établit à 2,2 millions de dinars, après des charges d’exploitation de 179 000 dinars sur la période. Après déduction de l’impôt sur les sociétés de 4 693 dinars et de la contribution sociale de solidarité de 500 dinars, le résultat net semestriel s’élève précisément à 2 238 968 dinars, soit un résultat par action de 2,239 dinars, contre 3,701 dinars par action au 30 juin 2025.

Sur le plan de la distribution de dividendes, l’assemblée générale ordinaire du 5 mai 2026 a approuvé le versement de 3,2 millions de dinars de dividendes au titre de l’exercice 2025. Les états financiers intermédiaires ont été arrêtés par le conseil d’administration de la société lors de sa réunion du 20 août 2026.

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Après une perte de 2,6 millions de dinars, SIMPAR renoue avec les bénéfices

La Société Immobilière et de Participations (SIMPAR) a dégagé un résultat net bénéficiaire d’environ 643 000 dinars tunisiens (DT) au premier semestre 2026, contre une perte de près de 2,6 millions de DT sur la même période en 2025, selon ses états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin 2026.

Ce retour aux bénéfices s’explique principalement par un bond des ventes de biens immobiliers, passées d’environ 385 000 DT au 30 juin 2025 à plus de 11,6 millions de DT un an plus tard. Le total des produits d’exploitation a suivi la même trajectoire, atteignant environ 12,5 millions de DT contre près de 727 000 DT à fin juin 2025. Le résultat d’exploitation s’établit à environ 2,9 millions de DT, plus du double des 1,2 million de DT enregistrés un an auparavant.

Les charges financières nettes se sont pour leur part allégées, passant d’environ 3,8 millions à 2,2 millions de DT, une évolution que la société attribue notamment à la diminution des intérêts débiteurs sur découverts bancaires. Le résultat par action ressort à 0,585 DT, contre une perte de 2,35 DT par action au 30 juin 2025.

Le total du bilan de la société s’élève à environ 119,5 millions de DT au 30 juin 2026, contre près de 106 millions un an plus tôt et 117,2 millions au 31 décembre 2025. Les capitaux propres avant affectation s’établissent à environ 19,9 millions de DT, en repli par rapport aux 22 millions du 30 juin 2025 mais en légère hausse par rapport aux 19,2 millions de fin d’exercice 2025. Le total des passifs atteint près de 100 millions de DT, dont environ 30,7 millions d’emprunts non courants et 45,8 millions d’autres passifs financiers courants.

La trésorerie de clôture demeure négative à environ 482 000 DT, une situation toutefois améliorée par rapport aux déficits de 1,4 million et 2 millions de DT constatés respectivement au 30 juin 2025 et au 31 décembre 2025. Les liquidités et équivalents de liquidités s’élèvent quant à eux à environ 605 000 DT, contre près de 135 000 DT un an plus tôt.

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Bourse de Tunis : Amen Bank et le Trésor renforcent le marché obligataire

Le TUNINDEX a reculé de 0,16% vendredi 28 août 2026, s’établissant à 19 450,38 points, selon le bulletin officiel n°8910 de la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis. L’indice affiche une progression de 44,61% depuis le début de l’année. Le TUNINDEX20 a suivi une tendance similaire, cédant 0,15% à 8 541,79 points, avec une hausse annuelle de 42,95%.

Parmi les indices sectoriels, l’indice des Assurances a enregistré le repli le plus marqué de la séance, en baisse de 0,83% à 29 644,78 points. L’indice des Banques a perdu 0,49% à 14 539,65 points et celui des Sociétés Financières 0,48% à 15 722,91 points. À l’inverse, l’indice Matériaux de Base a progressé de 1,22% à 9 188,56 points, et l’indice Agro-alimentaire et Boissons de 0,86% à 19 194,96 points.

Sur le marché des actions, plusieurs valeurs ont enregistré des mouvements notables. Attijari Bank a clôturé à 87,150 dinars. La BIAT a reculé à 158,000 dinars contre un cours de référence de 159,880 dinars. Delice Holding a progressé à 19,000 dinars. Attijari Leasing, sur le compartiment B, a terminé à 41,830 dinars, en zone de réservation à la baisse.

L’Offre Publique d’Achat obligatoire sur les actions de la Société Tunisienne de Verreries, Sotuver, ouverte du 5 au 26 août 2026, s’est clôturée sans dépôt de pli à la Bourse à la date limite du jeudi 27 août 2026 à 14h00. L’opération, initiée par la société B.A Glass B.V agissant de concert avec le Groupe Bayahi au prix unitaire de 13,390 dinars, visait l’acquisition de 6 843 844 actions représentant 17,43% du capital. À l’ouverture de l’OPA, l’initiatrice détenait directement 16 205 315 actions, soit 41,28% du capital, ainsi qu’une action indirecte détenue par le président du conseil d’administration. Au total, l’initiatrice et le Groupe Bayahi contrôlent de concert 32 410 631 actions, représentant 82,57% du capital de Sotuver.

Sur le marché obligataire, l’emprunt Amen Bank Subordonné 2026-1 est négociable en Bourse depuis le 21 août 2026 dans le groupe 21. Il porte un taux d’intérêt de TMM+1,5%, une durée de 5 ans, une valeur faciale de 100 dinars et un montant souscrit de 60 millions de dinars. Une ligne de Bons du Trésor Assimilables, la BTA 7,50% Août 2031, a également été admise à la cote et est négociable depuis le 19 août 2026, avec un nominal de 1 000 dinars et un amortissement in fine à l’échéance du 12 août 2031.

La Bourse de Tunis a par ailleurs rappelé la suspension de la cotation du titre Aetech depuis le jeudi 29 janvier 2026, à la demande du Conseil du Marché Financier. La cotation du titre UADH reste également suspendue depuis le mercredi 25 mars 2026, en application de la loi n°94-117 du 14 novembre 1994, en raison de manquements aux obligations de publication d’informations financières, d’absence d’interlocuteurs identifiables et d’absence d’éléments probants attestant d’une activité réelle de la société.

L’horaire d’hiver de cotation entrera en vigueur à partir du 1er septembre 2026 sur l’ensemble des marchés de la Bourse.

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La Tunisie, plateforme pour accéder aux marchés européen et africain

La position stratégique en Méditerranée ainsi que les investissements en cours dans les infrastructures et la transition énergétique renforcent davantage le rôle de la Tunisie en tant que plateforme privilégiée pour accéder aux marchés européen et africain.

C’est ce qu’a déclaré à l’agence Nova Jelel Tebib, directeur général de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (Fipa) et président par intérim de la Tunisia Investment Authority (Tia).

Selon le responsable, «les investissements internationaux en Tunisie ont atteint 1,929 milliard de dinars (environ 580 millions d’euros) à la fin du premier semestre 2026, enregistrant une croissance de 11,5 % par rapport à la même période en 2025, de 41,7 % par rapport à 2024 et de 58,8 % par rapport à 2023». La Tunisie se confirme ainsi comme un marché aux perspectives particulièrement intéressantes pour les investisseurs étrangers, et notamment italiens, grâce à un ensemble de facteurs qui renforcent progressivement son attractivité.

La proximité géographique et culturelle avec l’Italie, alliée à une main-d’œuvre jeune, qualifiée et compétitive, permet aux entreprises de développer une présence industrielle étroitement intégrée à leurs activités en Europe.

Le pays dispose en outre de filières industrielles solides et d’un potentiel croissant dans les secteurs à plus forte valeur ajoutée, allant des composants automobiles aux équipements électriques et électroniques, en passant par l’aéronautique et les énergies renouvelables. Sa position stratégique en Méditerranée ainsi que les investissements en cours dans les infrastructures et la transition énergétique renforcent encore le rôle de la Tunisie en tant que plateforme privilégiée pour accéder aux marchés européen et africain. Dans ce contexte, la présence déjà bien ancrée des entreprises italiennes constitue un atout supplémentaire ; elle crée un écosystème de compétences, de fournisseurs et de relations industrielles qui facilite les nouvelles implantations et favorise, selon les experts, la consolidation d’un partenariat économique appelé à se développer davantage, souligne M. Tebib.

I. B.

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Le Moyen-Orient et la Fed font reculer les Bourses asiatiques 

Les marchés actions asiatiques ont majoritairement reculé ce lundi 31 août 2026, sous l’effet conjugué de l’escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran et du regain d’anticipations d’une hausse des taux de la Réserve fédérale américaine.

Les Bourses asiatiques ont entamé la semaine sous pression. Les investisseurs ont réduit leur exposition aux actifs risqués après les déclarations de Kevin Warsh, jugées restrictives, président de la Réserve fédérale, lors du symposium de Jackson Hole.

Ses propos ont ravivé les anticipations d’un resserrement monétaire américain. Les marchés évaluent désormais à environ 60 % la probabilité d’une hausse des taux en septembre, contre près de 35 % avant son intervention.

À cette pression monétaire s’ajoute le regain de tensions au Moyen-Orient. La confrontation entre Washington et Téhéran a entraîné une nouvelle poussée des cours du pétrole. Le Brent a repassé le seuil des 90 dollars le baril, alimentant les inquiétudes concernant une nouvelle accélération de l’inflation. Pour les marchés, une énergie plus chère complique la tâche des banques centrales, qui pourraient être contraintes de maintenir des taux élevés plus longtemps.

Cette combinaison — pétrole en hausse et politique monétaire potentiellement plus restrictive — constitue un environnement défavorable pour les actions, particulièrement pour les valeurs technologiques et les entreprises fortement dépendantes du financement.

La Corée du Sud et le Japon en baisse

Le KOSPI sud-coréen a perdu environ 1,5 %, les valeurs technologiques et les fabricants de semi-conducteurs figurant parmi les principales victimes du mouvement de baisse. Samsung et SK Hynix ont notamment reculé. Au Japon, le Nikkei 225 a cédé 1,1 %, tandis que le TOPIX a diminué de 0,5 %. Le yen a également retenu l’attention des investisseurs après avoir brièvement dépassé le seuil de 160 yens pour un dollar. En Chine, le Shanghai Composite a reculé de 0,2 % et le CSI 300 de 0,8 %. À Hong Kong, le Hang Seng a également perdu 0,8 %, tandis que son indice technologique a abandonné environ 1,5 %.

Les investisseurs ont également pris connaissance des derniers indicateurs économiques chinois. L’indice officiel des directeurs d’achat (PMI) manufacturier est remonté à 49,8 en août, contre 49,2 en juillet. Malgré cette amélioration, il reste sous le seuil de 50 points qui sépare contraction et expansion de l’activité. Les données relatives aux services et à la construction témoignent également d’une certaine fragilité de l’économie chinoise.

Le Japon apporte une note plus positive

Le Japon a en revanche publié des données plus encourageantes. La production industrielle a progressé de 0,1 % en juillet sur un mois, alors que les économistes anticipaient une contraction de 0,7 %. Les ventes au détail ont pour leur part augmenté de 2,4 %, traduisant une certaine résistance de la demande intérieure. Ces chiffres limitent quelque peu les inquiétudes concernant la dynamique de la deuxième économie développée d’Asie.

Par ailleurs en Inde, les investisseurs se préparent par ailleurs à une importante recomposition des indices MSCI qui doit entrer en vigueur mardi. Les contrats à terme sur le Nifty 50 reculaient légèrement. Certaines places ont néanmoins résisté à la tendance générale. Le S&P/ASX 200 australien gagnait environ 0,1 %, tandis que l’indice Straits Times de Singapour progressait de 0,4 %.

La séance illustre ainsi la nervosité croissante des marchés à l’approche de septembre. Les investisseurs doivent désormais composer avec deux risques simultanés : une nouvelle flambée des prix de l’énergie liée au Moyen-Orient et une Fed susceptible de maintenir, voire de relever, ses taux pour contenir l’inflation. Le recul des Bourses asiatiques traduit donc moins une inquiétude isolée qu’un changement d’environnement pour les marchés mondiaux : le risque géopolitique renchérit le pétrole, le pétrole ravive l’inflation et l’inflation réduit les marges de manœuvre des banques centrales.

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Tunisie – Bonne nouvelle pour les groupements hydrauliques de Gafsa: leurs dettes ont été restructurées

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a adopté une série de mesures organisationnelles et financières pour remédier à la situation des groupements d’intérêt hydraulique dans le gouvernorat de Gafsa.

Selon l’agence TAP, l’objectif visé est de garantir la pérennité du service public et améliorer le recouvrement des redevances d’irrigation. En réponse à une question écrite des députés Mohamed Mejdi et Nouri Jridi, le ministère a annoncé qu’une partie de la redevance d’irrigation sera acquittée à l’avance, en trois versements : un tiers en début de saison, un second tiers en milieu de saison, et le solde en fin de saison.

L’apurement des dettes accumulées constitue la mesure la plus importante des toutes, avec un échelonnement sur sept ans proposé aux bénéficiaires souhaitant régulariser leur situation. Ce dispositif vise à renforcer leur capacité de remboursement et à alléger leur charge financière.

Le ministère précise que ces mesures consistent à assurer la continuité de l’approvisionnement en eau d’irrigation, tout en préservant les équilibres financiers indispensables à l’exploitation et à la maintenance des réseaux hydrauliques publics.

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Arabica : les stocks au plus bas depuis un quart de siècle

Les stocks d’Arabica suivis par la Bourse ICE ont chuté à leur niveau le plus faible depuis mai 2000. La tension sur les disponibilités immédiates soutient les prix, alors même que la production mondiale pourrait connaître un excédent lors de la campagne 2026-2027. La situation des producteurs brésiliens sera déterminante pour l’évolution du marché.

Les stocks mondiaux de café Arabica continuent de se contracter. Vendredi 28 août 2026, les réserves enregistrées dans les entrepôts agréés par l’ICE sont tombées à 224 011 sacs de 60 kg, leur plus bas niveau depuis mai 2000. Cette baisse intervient alors que les négociants cherchent à sécuriser des volumes disponibles, faisant craindre une persistance des tensions sur le marché physique au cours des prochains mois.

Ces niveaux sont particulièrement faibles au regard de la situation observée depuis le milieu des années 2000. Jusqu’au début de 2022, les stocks des entrepôts boursiers se situaient généralement entre 1 et 5 millions de sacs. Leur niveau actuel constitue donc un signal particulièrement surveillé par les opérateurs.

La diminution des stocks contribue à maintenir les contrats à terme de référence sur l’Arabica au-dessus de 3 dollars la livre depuis deux mois. La tension est particulièrement visible sur les contrats à livraison rapprochée. Les contrats de septembre s’échangent avec une prime d’environ 32 cents par livre par rapport aux contrats de décembre. Cette configuration traduit la difficulté à obtenir immédiatement des volumes disponibles, même si le marché anticipe une amélioration progressive de l’offre.

Autrement dit, le problème actuel n’est pas nécessairement l’absence de café dans les pays producteurs, mais sa disponibilité effective sur les marchés où les acheteurs en ont besoin.

Le paradoxe brésilien

La situation de la Brésil, premier producteur mondial, illustre ce décalage entre production et disponibilité. Le marché mondial pourrait connaître un excédent de 8,2 millions de sacs durant la campagne 2026-2027, contre seulement 1,7 million lors de la campagne précédente, selon une enquête Reuters citée par Capital.gr. La récolte brésilienne devrait notamment atteindre un niveau record.

Mais une part importante de cette production n’est toujours pas arrivée sur le marché. Les producteurs brésiliens disposent de marges financières suffisantes pour ne pas être contraints de vendre immédiatement. Ils peuvent ainsi attendre des conditions de prix plus favorables, d’autant que le stockage du café demeure relativement peu coûteux au Brésil. Cette situation donne aux producteurs un pouvoir de négociation supplémentaire et contribue à maintenir une certaine tension sur les prix à court terme.

Les conditions météorologiques compliquent également la situation. De fortes précipitations liées au phénomène El Niño ont touché certaines régions du Brésil en juin et juillet. Elles ont retardé les récoltes et affecté la qualité de certains lots. Conséquence : les volumes de café de qualité supérieure susceptibles d’être certifiés et intégrés aux stocks négociables sur les marchés à terme restent momentanément limités.

L’évolution des prochaines semaines dépendra donc largement du rythme auquel le café stocké dans les pays producteurs rejoindra les marchés de consommation et les entrepôts certifiés. Si l’excédent attendu pour la campagne 2026-2027 reste concentré au Brésil et dans les autres pays producteurs, les tensions pourraient persister malgré une amélioration globale de l’offre.

Pour les consommateurs, l’enjeu est important : des stocks historiquement bas et des prix élevés sur les marchés à terme peuvent continuer à se transmettre à la chaîne de commercialisation, même si l’offre mondiale devrait progressivement s’améliorer. Le marché du café se trouve ainsi à un tournant : l’abondance annoncée pour la prochaine campagne devra encore franchir le chemin entre les plantations et les marchés.

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Tunisie | Déplacer la capitale pour sortir de la crise économique ?

Il est possible de transformer la réalité de l’économie tunisienne si le pays s’engage dans la réalisation de grands projets et sollicite les institutions financières internationales pour obtenir des financements à des conditions avantageuses, a déclaré Noureddine Horchani, professeur de sciences politiques, qui ne semble pas prendre en considération la notation souveraine actuelle de notre pays qui ne la rend pas éligible à ce genre de financement. (Photo: Palais du Gouvernement à la Kasbah, Tunis).

M. Horchani, cité par Mosaïque FM, estime que les institutions financières internationales ne refuseraient pas de financer la Tunisie si elle présentait des projets rentables, tout en insistant sur la nécessité de définir avec précision le montant des financements requis.

Les grands projets sont à même de stimuler l’économie et le développement, ainsi que de générer une croissance à deux chiffres, a-t-il souligné, ajoutant que la réalité économique actuelle repose sur des solutions de fortune à des problèmes structurels, et cela ne sauraient transformer l’économie et la sortir de la crise.

M. Horchani, qui ne manque pas d’imagination, a également estimé que «le projet de déplacer la capitale et d’en construire une nouvelle, en dehors des centres urbains du Grand Tunis, figure parmi les projets ambitieux capables de relancer l’économie et de générer une croissance à deux chiffres».

Certains trouveraient délirante une telle proposition dont l’efficience ne saurait être vérifiée qu’après sa mise en œuvre.  Mais mettre en route un tel projet, au coût astronomique, au moment où l’Etat traîne de lourds déficits financiers et que la majorité des entreprises publiques sont carrément en pré-faillite, serait, à notre humble avis, un suicide économique et financier.  

Quand on fait des propositions dont l’impact financier est très lourd, il faut être réaliste et raisonnable, et ne pas tirer des plans sur la comète. N’est-ce pas M. Horchani ?

I. B.

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Pénurie d’électricité en Tunisie | Une centrale flottante n’est pas la solution

Pendant que la Steg publie, chaque jour, ses calendriers de délestage tournant, une idée – en espérant que ce ne soit déjà une décision – se prépare loin du débat public : la location d’une centrale électrique flottante, un navire-usine amarré au large et raccordé au réseau national. Présentée comme une bouée de sauvetage pour passer l’été, cette option est en réalité l’une des plus coûteuses du marché mondial de l’électricité. Et, dans le cas tunisien, elle cumule trois défauts qui devraient suffire à l’écarter : elle n’est pas justifiée techniquement ; elle arrivera trop tard ; et elle est négociée dans des conditions qui n’offrent aucune garantie de transparence. (Photo : Centrale électrique flottante de l’entreprise turque Karadeniz Powership Gökhan Bey).

Latif Belhedi

Le déficit tunisien n’est pas d’abord un déficit de mégawatts installés. Il est le produit de trois facteurs cumulés : le vieillissement du parc thermique et la dégradation de sa disponibilité, la fragilité du réseau de transport aux heures de pointe estivale, et surtout le blocage quasi total, depuis 2019, des projets de production nouvelle. Les appels d’offres renouvelables ont été retardés, renégociés, parfois abandonnés. Les projets de cycles combinés attendent leurs financements et leurs autorisations. Le résultat était prévisible : chaque été, la pointe se rapproche un peu plus de la limite du système.

Louer un bateau ne corrige aucun de ces trois facteurs. Un navire-usine n’améliore pas la disponibilité du parc existant. Il ne renforce pas une seule ligne de transport. Il ne remplace pas un mégawatt de production nouvelle : il le loue, à un tarif de location, pour une durée déterminée, après quoi il repart. Autrement dit, on transforme une dépense d’investissement, qui aurait laissé un actif au pays, en dépense d’exploitation qui ne laisse rien. La réponse ne traite donc pas le problème ; elle le reporte momentanément.

Un mauvais timing et une location au prix exorbitant

L’argument avancé pour justifier le gré à gré est celui de l’urgence : il faudrait sécuriser la pointe. Encore faudrait-il que le calendrier tienne.

Entre la signature d’un contrat, la mobilisation du navire, son transit, l’aménagement du poste d’amarrage, le raccordement au réseau haute tension, l’approvisionnement en combustible et les essais de mise en service, les délais réels se comptent en mois, et non en semaines. L’expérience gabonaise récente l’illustre : les seuls travaux de raccordement de l’unité de 150 MW ont connu des reports successifs pour des contraintes techniques. Appliqué au cas tunisien, cela signifie une mise en service utile après le passage de la pointe estivale, c’est-à-dire au moment précis où le besoin invoqué pour justifier la dépense aura disparu.

On paierait donc au prix fort une capacité qui arriverait à contretemps, et qu’il faudrait ensuite continuer à rémunérer pendant toute la durée du contrat, y compris en hiver, y compris quand elle ne sert à rien.

Le modèle économique de la centrale flottante repose sur une redevance de capacité, due que le navire produise ou non, à laquelle s’ajoute le combustible, facturé séparément. Les estimations qui circulent pour la Tunisie situent la seule redevance de location autour d’un milliard de dinars par an, hors combustible.

Rapportée au mégawatt installé, cette dépense annuelle est du même ordre de grandeur que le coût d’investissement d’une capacité neuve, avec une différence essentielle : au terme du contrat, l’État n’est propriétaire de rien. Le même montant orienté vers un cycle combiné, vers un programme solaire assorti de stockage, ou simplement vers la remise à niveau du réseau de transport, produirait un actif durable, une baisse structurelle du coût moyen de production, et une moindre exposition à la facture d’hydrocarbures importés.

Il faut aussi rappeler qui paie. Une charge de cette nature ne disparaît pas dans les comptes de la Steg : elle se traduit tôt ou tard par une subvention budgétaire supplémentaire, une dette fournisseur, ou une hausse tarifaire. Dans le contexte actuel des finances publiques, aucun de ces trois canaux n’est indolore.

Une procédure qui interroge et un précédent international à examiner

C’est sur le volet procédural que le dossier devient le plus difficile à défendre.

Il s’agirait d’un marché probablement de gré à gré, sans appel à la concurrence, soumis ensuite au conseil d’administration pour approbation. Ce séquencement n’est pas neutre : il fait porter la responsabilité juridique de la décision aux administrateurs, alors que l’impulsion initiale est venue d’ailleurs.

Or, selon les informations disponibles, le premier contact autour de ce dossier n’est pas passé par un canal technique, ni par une consultation de marché, les experts consultés par la Steg auraient exprimé un avis défavorable, pour les deux raisons exposées plus haut, le coût et le calendrier. Si cet avis a bien été rendu et qu’il a été écarté, la question centrale n’est plus technique. Elle devient une question de gouvernance : qui a décidé de passer outre, sur quelle base, et avec quelle traçabilité écrite ?

La Tunisie ne serait pas le premier pays à emprunter cette voie. Le Liban, l’Irak, le Ghana, la Gambie, la Sierra Leone, le Mozambique, la Guinée-Bissau, le Soudan, le Gabon et Cuba y ont eu recours. Le point commun de ces expériences n’est pas rassurant : la solution flottante y a été adoptée en situation de crise, elle a soulagé temporairement, et elle n’a réglé aucune des causes structurelles du déficit.

Plusieurs de ces contrats ont par ailleurs donné lieu à des controverses publiques, à des recours ou à des procédures d’enquête sur les conditions d’attribution, notamment en Afrique du Sud, au Gabon et au Liban. En Gambie, le contrat n’a pas été renouvelé en 2025, faute d’accord sur les conditions financières et techniques. Ces précédents ne préjugent en rien du dossier tunisien, mais ils commandent, au minimum, un niveau d’exigence procédurale supérieur à la moyenne.

Ce que la transparence exige

Le débat ne porte pas sur le fait de savoir s’il faut de l’électricité cet été. Il porte sur le fait de savoir si l’on veut continuer à financer des rustines coûteuses, ou reconstruire enfin un système de production.

Trois exigences minimales devraient conditionner toute suite donnée à ce dossier :

– la publication du dossier technique : étude d’adéquation offre-demande, calendrier réaliste de mise en service, coût complet du kilowattheure livré, combustible inclus, et comparaison chiffrée avec les alternatives disponibles ;

la publication des avis des experts consultés, ainsi que des motifs pour lesquels ils auraient été écartés ;

– la justification juridique du recours au gré à gré, au regard de la réglementation des marchés publics, et l’identification claire de l’autorité qui assume la décision.

À défaut, les administrateurs appelés à approuver ce contrat prendraient un risque personnel considérable pour une opération dont ni l’utilité technique ni la rationalité économique n’ont été démontrées.

La Tunisie a des ressources solaires et éoliennes parmi les meilleures du bassin méditerranéen, un projet d’interconnexion avec l’Italie en cours, et un besoin urgent de capacité pilotable. Le milliard de dinars annuel envisagé pour louer un bateau financerait une part significative de cette transition. Le choix n’est pas entre l’électricité et l’obscurité. Il est entre une dépense qui s’évapore et un investissement qui reste. Entre la raison économique et l’absurdité politique.

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Pénurie d’eau embouteillée | Mais que fait le gouvernement ?  

On n’avait jamais vu cela en Tunisie. C’est dégradant et humiliant : ces longues files d’attente devant les magasins et les supermarchés pour acheter de l’eau minérale embouteillée, ou encore cette vidéo circulant sur les réseaux sociaux et qui montre des citoyens dévalisant un camion transportant des bouteilles d’eau minérale opportunément bloquée dans un embouteillage, sans jeu de mot de mauvais goût. Si elle a prouvé quelque chose, cette pénurie en pleine canicule estivale a levé le voile, s’il en est encore besoin, sur l’incompétence crasse des gouvernants et l’arrogante indiscipline des gouvernés, souvent animés par linstinct et rarement par la raison.

Latif Belhedi

Pourtant, les unités tunisiennes de production et d’embouteillage d’eau minérale tournent à plein régime pour tenter de normaliser l’approvisionnement du marché, encore marqué par des pénuries dans de nombreux points de vente.

C’est ce que ne cesse d’affirmer la Chambre syndicale nationale des producteurs de boissons non alcoolisées (affiliée à l’Utica), selon laquelle la demande a augmenté d’environ 30 % cet été par rapport aux niveaux habituels, principalement en raison des vagues de chaleur à répétition.

À cette hausse exceptionnelle de la consommation se sont ajoutées des coupures d’électricité dans plusieurs régions du pays, entraînant l’arrêt temporaire des lignes d’embouteillage pour des durées variables.

La conjonction de ces deux facteurs a également conduit à l’épuisement des stocks de sécurité constitués durant l’hiver précisément pour faire face au pic de la demande estivale.

Cherchez les responsables !

La Chambre assure que la capacité de production nationale est désormais mobilisée au maximum et qu’un suivi continu de la situation est assuré grâce à des réunions entre les producteurs, le ministère du Commerce et du Développement des exportations, ainsi que l’Office national du thermalisme et de l’hydrothérapie.

Les quantités disponibles sont acheminées vers les différentes régions en fonction des besoins, sous la supervision des directions régionales du Commerce, nous assure-t-on.

Les producteurs rejettent par ailleurs les accusations, relayées notamment sur les réseaux sociaux, selon lesquelles une partie des bouteilles serait délibérément retenue pour alimenter la pénurie ou à des fins spéculatives. Selon la Chambre, une telle stratégie de stockage ne serait pas économiquement rentable, car la demande devrait diminuer progressivement avec la baisse des températures dans les semaines à venir, ramenant l’offre à un niveau supérieur aux besoins du marché.

Les difficultés d’approvisionnement des consommateurs perdurent depuis plusieurs semaines et se sont révélées particulièrement marquées au cours d’un été également caractérisé par des interruptions fréquentes de la distribution d’eau potable.

Le secteur compte actuellement 31 unités d’embouteillage, avec une capacité globale déclarée d’environ 520 000 bouteilles par heure. Ces derniers jours, le président Kaïs Saïed a visité des unités de production et d’embouteillage à Oueslatia, dans le gouvernorat de Kairouan, s’attardant notamment sur les difficultés liées à la distribution. Pour lui, le produit existe en quantités suffisantes, mais ce sont des spéculateurs qui provoquent les pénuries et complotent contre l’Etat.

Depuis cette visite, la situation ne s’est pas améliorée, au contraire, la pénurie est devenue encore plus aiguë. C’est à se demander à quoi servent ces visites officielles qui sont rarement suivies de décisions concrètes qui aident à régler les problèmes constatés. Cela rappelle la célèbre phrase d’un ancien chef de gouvernement, Hamadi Jebali en l’occurrence, qui, en 2012, constatant les dysfonctionnements du système d’évacuation dans un quartier populaire de Tunis, s’était exclamé devant les caméras : «Mais que fait le gouvernement ?» C’est justement la question que se posent depuis toujours les Tunisiens sans y trouver de réponse.

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Pour une assurance des installations photovoltaïques en Tunisie

Le développement du photovoltaïque résidentiel transforme progressivement les installations solaires en véritables investissements patrimoniaux et énergétiques. Ces équipements, conçus pour fonctionner pendant plusieurs décennies, sont exposés à des risques variés : événements climatiques, incendie, surtension, défaut électrique ou de pose, dommages au bâtiment, vol, vieillissement, interruption de fonctionnement, baisse de production et dommages causés à des tiers. Une assurance volontaire dédiée pourrait constituer une nouvelle opportunité pour les compagnies d’assurance. Mais assurer efficacement une installation suppose d’abord d’en connaître objectivement le niveau de risque.

Mohamed Ferid Herelli & Taoufik Halila *

S’agissant de sécuriser un investissement énergétique grâce à une qualification indépendante du risque, l’objectif serait donc de proposer à l’assureur non seulement une police, mais un véritable outil de connaissance, de qualification et de maîtrise du risque photovoltaïque.

Les installations résidentielles regroupent plusieurs composants interdépendants : modules, onduleurs, protections électriques, câblages, structures de fixation et, parfois, systèmes de stockage. Leur valeur et leur durée de vie justifient une protection adaptée contre :

– les intempéries, la foudre et les surtensions ;

– les défauts électriques, de conception ou de pose ;

– l’incendie et les dommages à la toiture ou au support ;

– le vol, le vandalisme et le vieillissement ;

– le défaut de maintenance, l’interruption ou la baisse de production ;

– les dommages pouvant être causés à des tiers.

Deux installations de puissance identique peuvent présenter des niveaux de risque très différents. L’évaluation doit notamment tenir compte de la qualité et de la traçabilité des équipements, de leur ancienneté, de la conception et de la pose, de la conformité électrique, des protections, de l’état de la toiture, des conditions climatiques, de la maintenance et des garanties disponibles.

La qualification objective du risque permet ainsi à l’assureur d’apprécier l’installation au-delà de sa seule puissance ou de sa valeur.

Une expertise indépendante préalable

Une expertise réalisée par un tiers indépendant de l’assureur, de l’installateur et du fabricant pourrait constituer un dossier technique standardisé, avec, notamment :

– une analyse documentaire (facture, valeur, caractéristiques techniques, marques et modèles, garanties, schéma, mise en service et maintenance) ;

– une analyse technique (modules, onduleurs, câblages, coffrets, protections, mise à la terre, surtensions, sectionnement, structures et toiture) ;

– une analyse des risques (électrique, incendie, climatique, infiltration, fixation, vieillissement, maintenance et traçabilité) ;

– une évaluation de la valeur (valeur déclarée, de remplacement, à neuf ou tenant compte de la vétusté, selon le contrat).

Le PV Risk Score

Pour rendre la démarche objective et industrialisable, l’expertise pourrait déboucher sur un indicateur synthétique : le PV Risk Score. Il regrouperait, notamment, les critères suivants :

– Niveau 1 – risque maîtrisé :  installation conforme et protections satisfaisantes → souscription dans les conditions normales.

– Niveau 2 – risque maîtrisable sous conditions : insuffisances identifiées → souscription possible avec recommandations ou mesures correctives.

– Niveau 3 – risque élevé : non-conformités ou facteurs d’exposition importants → mesures correctives préalables ou refus temporaire.

Les pondérations définitives devront être définies et validées avec les professionnels de l’assurance et les experts techniques concernés.

Il y a deux parcours : l’installation neuve ou existante. Pour une installation neuve (documentation → expertise → qualification → mise en conformité éventuelle → assurance); et pour une installation existante (audit → diagnostic → score de risque → mesures correctives éventuelles → assurance).

L’analyse porte alors davantage sur l’état des équipements, l’historique, la production, la maintenance, les défauts éventuels, la conformité actuelle et la vétusté.

Une assurance adaptée au niveau de risque

Sur la base du dossier technique et du niveau de risque, l’assureur pourrait proposer une couverture adaptée, comme suit :

– dommages matériels (incendie, foudre, surtension, tempête, grêle, dommages électriques, bris, vol, vandalisme et autres dommages couverts) ;

– responsabilité civile (dommages causés à des tiers du fait de l’installation) :

– perte de production (garantie éventuelle en cas d’arrêt total ou partiel consécutif à un événement garanti, avec référence de production, franchise, plafond et durée d’indemnisation définis) ;

– assistance et remise en fonctionnement (expertise après sinistre, assistance technique, intervention et accompagnement jusqu’à la reprise).

S’agissant des limites et exclusions, elles se définiraient clairement comme :

– des défauts préexistants et l’usure normale ;

– un défaut d’entretien ou non-conformités importantes non corrigées ;

– une traçabilité insuffisante des équipements ;

– des dommages relevant de la garantie constructeur ;

– des modifications non déclarées ;

– certaines pertes de rendement progressives ;

– certains défauts provenant du réseau électrique.

Les exclusions et conditions particulières devront être précisées dans la conception juridique et actuarielle de la police.

La tarification fondée sur le risque s’établirait comme suit : prime = valeur assurée × taux de base × coefficient de risque.

Le coefficient pourrait intégrer le PV Risk Score, l’âge de l’installation, la qualité des équipements, la conformité, les protections, l’environnement, la maintenance et la valeur assurée. Les paramètres définitifs devront être établis à partir des données techniques et statistiques disponibles et de l’expérience de l’assureur.

De l’assurance à la prévention

L’intérêt majeur du dispositif est d’intervenir avant le sinistre. Pour les défauts de câblage, protections insuffisantes, fixations inadaptées, faiblesses de toiture ou défauts de maintenance peuvent être identifiés et corrigés en amont, il s’agit d’identifier  →  corriger  →  prévenir  →  assurer.

Cette approche peut réduire la fréquence et la gravité des sinistres, améliorer la qualité des installations, limiter les coûts de remise en état et renforcer la satisfaction des assurés.

Pour le particulier, l’expertise permet de connaître l’état réel de son installation, d’identifier ses faiblesses, de disposer d’un dossier indépendant, de sécuriser son investissement et de faciliter le traitement d’un éventuel sinistre.

Pour l’assureur, le dispositif améliore la sélection des risques, la connaissance technique, la tarification, la prévention et l’analyse des sinistres. Le dossier initial peut servir de référence pendant la vie de l’installation.

La standardisation des expertises permettrait progressivement d’analyser les équipements impliqués dans les incidents, les causes récurrentes de sinistres, les défauts de pose, l’influence de l’âge, les performances et l’impact de la maintenance : souscription  →  prévention  →  tarification  →  gestion des sinistres.

À terme, cette base de données pourrait évoluer vers une véritable plateforme de Risk Intelligence dédiée au photovoltaïque résidentiel.

La méthodologie fiable et industrialisable se fonde sur :

– l’identification — la collecte des informations essentielles (puissance, localisation, valeur, type de pose, équipements, âge et installateur) ;

– l’expertise — l’analyse documentaire et, selon les cas, l’inspection physique ;

– la qualification — évaluation selon une grille technique standardisée.

– le PV Risk Score — calcul du niveau de risque.

– les mesures correctives — Identification des actions nécessaires.

– l’assurance — transmission du dossier technique pour décision de souscription et de tarification.

– le suivi — actualisation du dossier selon l’évolution, la maintenance ou les événements significatifs.

Le particulier déclare son installation et sollicite la couverture. L’expert indépendant réalise l’évaluation technique et établit le niveau de risque. L’assureur conserve la décision finale concernant l’acceptation, les garanties, exclusions, franchises, tarifs et conditions contractuelles. Un réseau technique peut intervenir pour les actions correctives, la maintenance ou la remise en état.

Cette organisation préserve l’indépendance de l’expertise tout en laissant à l’assureur la maîtrise de sa décision.

Avant un déploiement à grande échelle, un programme pilote sur un nombre limité d’installations représentatives permettrait de tester la grille d’expertise, le PV Risk Score, le processus de qualification, les mesures correctives, le dossier de souscription, la tarification, les garanties, le coût du dispositif et l’intérêt commercial.

Une perspective de marché particulièrement favorable

Un dernier élément mérite d’être souligné : le potentiel de développement des énergies renouvelables reste considérable. Si elles ne représentent aujourd’hui qu’une part encore limitée des besoins énergétiques, leur objectif de progression à l’horizon 2035, avec une contribution pouvant atteindre environ 35 %, devrait entraîner une accélération significative des investissements dans les installations photovoltaïques.

Cette évolution constituera une véritable attraction vers le photovoltaïque en basse et moyenne tension, notamment dans les secteurs résidentiel, tertiaire et industriel. L’augmentation du nombre d’installations entraînera mécaniquement une augmentation de la valeur des actifs photovoltaïques exposés aux différents risques et, par conséquent, un besoin croissant de qualification, de prévention, de maintenance et de couverture assurantielle.

C’est précisément dans cette perspective que le modèle proposé prend tout son sens : anticiper la montée en puissance du marché en mettant en place dès aujourd’hui un dispositif permettant de sécuriser les investissements, réduire les risques et créer de la valeur pour l’ensemble des parties prenantes.

Ainsi, le développement attendu du photovoltaïque ne représente pas seulement une opportunité énergétique et environnementale ; il constitue également une opportunité économique pour tout un écosystème : particuliers, assureurs, experts, installateurs, mainteneurs, financeurs et acteurs de la filière.

Plus le parc photovoltaïque se développera, plus la connaissance et la maîtrise de son risque deviendront un enjeu économique majeur.

Conclusion 

Le photovoltaïque résidentiel constitue progressivement un véritable patrimoine énergétique pour les particuliers. Son développement crée cependant un nouvel enjeu : comment protéger durablement ces actifs tout en permettant aux assureurs de maîtriser un risque encore relativement récent et aux professionnels de la filière d’améliorer continuellement la qualité des installations ?

Le modèle proposé répond à cet enjeu en transformant l’assurance d’une logique essentiellement indemnitaire en une démarche de gestion préventive et économique du risque. L’expertise indépendante, le PV Risk Score, les mesures correctives, la tarification différenciée et le suivi dans le temps forment ainsi une chaîne de valeur cohérente : identifier → qualifier → corriger → prévenir → assurer → suivre.

Sur le plan économique, l’intérêt du dispositif réside d’abord dans sa capacité à réduire le coût global du risque. Une meilleure connaissance de l’installation permet de détecter en amont les défauts susceptibles de générer des sinistres coûteux : défauts électriques, insuffisance des protections, problèmes de fixation, risques liés à la toiture ou défauts de maintenance.

La prévention peut ainsi contribuer à diminuer la fréquence et la gravité des sinistres, à limiter les périodes d’interruption de production et à réduire les coûts de réparation et d’indemnisation.

Pour le particulier, le bénéfice dépasse donc la simple indemnisation en cas de sinistre. Il dispose d’une évaluation indépendante de son installation, d’une meilleure visibilité sur son niveau de risque, de recommandations permettant de préserver la valeur de son investissement et d’une solution de protection adaptée.

La sécurisation de l’installation contribue également à préserver sa production énergétique et, par conséquent, les économies ou revenus associés à celle-ci.

Pour l’assureur, le dispositif constitue un outil de Risk Intelligence. La qualification homogène des installations permet progressivement de mieux sélectionner les risques, d’améliorer la segmentation tarifaire, de définir des franchises et garanties plus cohérentes et de disposer de données utiles à l’analyse des sinistres.

La constitution progressive d’une base de données sur les équipements, les défauts, les causes de sinistres, l’âge des installations et les opérations de maintenance peut également améliorer la qualité de la décision assurantielle.

Pour les experts indépendants, le modèle crée un nouveau champ d’activité autour de l’audit, de la qualification technique et du suivi des installations photovoltaïques.

Pour les installateurs et entreprises de maintenance, il crée également une demande structurée en matière de mise en conformité, de maintenance préventive et de remise en état.

Le dispositif peut donc contribuer à développer une véritable économie de la qualité autour du photovoltaïque.

Pour la filière photovoltaïque dans son ensemble, l’existence d’un référentiel de qualification et d’un mécanisme d’assurance volontaire peut favoriser la professionnalisation du marché.

La traçabilité des équipements, la qualité de la pose, la conformité électrique et la maintenance deviennent des éléments ayant une valeur économique directement identifiable.

Les acteurs les plus rigoureux peuvent ainsi être mieux valorisés, tandis que les pratiques présentant un risque élevé peuvent être progressivement corrigées.

Le bénéfice est également collectif. En réduisant les défaillances, les interruptions de production et les coûts liés aux sinistres, le dispositif contribue à améliorer la fiabilité économique des investissements photovoltaïques. Il peut ainsi renforcer la confiance des particuliers, des assureurs, des financeurs et des autres acteurs économiques dans le développement du solaire résidentiel.

Cette logique de bénéfice partagé est particulièrement importante : la valeur créée par le modèle ne doit pas être captée par un seul acteur. Elle doit être répartie entre le propriétaire de l’installation, qui bénéficie d’une meilleure protection ; l’assureur, qui dispose d’un risque mieux connu et mieux maîtrisé ; l’expert, qui apporte une qualification indépendante ; les entreprises techniques, qui interviennent sur la prévention et la maintenance ; et, plus largement, la filière photovoltaïque, qui bénéficie d’une amélioration de la qualité et de la confiance du marché.

Cette approche rejoint les évolutions récentes observées dans la gestion des risques photovoltaïques. Les travaux du National Renewable Energy Laboratory (NREL) soulignent notamment l’importance de disposer de données de sinistres et d’une meilleure connaissance technique des installations pour permettre aux assureurs de développer des produits adaptés.

Les travaux récents de l’IEA PVPS mettent également en avant l’intérêt économique d’une gestion intégrée de la qualité, de la maintenance et de la performance, en soulignant que les actions préventives engagées en amont peuvent générer des bénéfices économiques supérieurs à leur coût initial.

Ainsi, la création d’une assurance volontaire dédiée au photovoltaïque résidentiel, adossée à une expertise indépendante et à une qualification objective du risque, peut être envisagée non seulement comme un nouveau produit d’assurance, mais comme un véritable modèle économique de sécurisation des actifs photovoltaïques.

Le projet pilote proposé dans le document constitue dès lors une étape essentielle. Il permettra de mesurer concrètement les coûts de l’expertise, le taux de risques détectés, les actions correctives nécessaires, l’évolution de la sinistralité, l’acceptabilité des primes et le bénéfice économique pour chaque acteur. Ces indicateurs permettront de vérifier la viabilité du modèle avant son industrialisation.

Le véritable intérêt économique du modèle est donc de faire converger les intérêts des différentes parties prenantes. Le particulier gagne en sécurité, l’assureur en maîtrise du risque, les professionnels en activité et en valorisation de la qualité, et le marché photovoltaïque en fiabilité et en crédibilité. Cette convergence constitue la principale force économique du projet et peut devenir un argument central pour son expérimentation et son déploiement.

La mise en place de cette phase d’expertise indépendante pourrait constituer une réelle opportunité de développement économique et technologique pour la Tunisie. Elle serait notamment susceptible de créer un nombre important d’emplois qualifiés pour les ingénieurs tunisiens, tout en favorisant l’acquisition et la consolidation d’un savoir-faire national spécialisé dans le domaine photovoltaïque.

À moyen et long terme, les compétences ainsi développées pourraient dépasser le seul cadre de l’expertise et du contrôle des installations pour s’étendre progressivement à la conception et à la fabrication locale des équipements nécessaires aux installations photovoltaïques. Une telle évolution contribuerait à structurer une véritable filière industrielle nationale et pourrait également ouvrir des perspectives d’exportation, aussi bien pour les équipements que pour l’expertise et le savoir-faire tunisiens, notamment vers les marchés africains et européens.

Cette dynamique pourrait ainsi permettre à la Tunisie de se positionner progressivement comme une plateforme technologique régionale dans le domaine du photovoltaïque et, plus largement, des énergies renouvelables. L’objectif serait de construire, dans ce secteur stratégique, un véritable «label tunisien» de qualité, de compétence et de fiabilité, à l’image de la reconnaissance dont bénéficie déjà le pays dans certaines filières agricoles, notamment celles de l’huile d’olive et des dattes.

Par ailleurs, la détermination du montant et des conditions d’assurance de chaque installation photovoltaïque constitue une problématique relativement complexe, compte tenu des différences techniques, géographiques, économiques et opérationnelles existant d’une installation à une autre. Cette complexité représente également une opportunité d’innovation.

Les ingénieurs tunisiens pourraient ainsi développer des modèles d’évaluation et de gestion des risques s’appuyant sur l’intelligence artificielle et l’analyse des données. Ces outils permettraient notamment d’améliorer l’évaluation technique des installations, l’estimation des risques et, à terme, la détermination de modèles assurantiels mieux adaptés aux caractéristiques propres à chaque projet.

Les compétences et solutions technologiques développées dans ce cadre pourraient ensuite être transposées à d’autres secteurs économiques et industriels nécessitant des mécanismes similaires d’expertise, d’évaluation et de gestion des risques. Le photovoltaïque pourrait ainsi devenir un terrain d’application concret favorisant le développement de nouvelles compétences tunisiennes dans les domaines de l’intelligence artificielle, de l’ingénierie, de l’assurance et de la gestion des risques.

Dans une démarche pragmatique visant à transformer cette proposition en dispositif opérationnel, nous préconisons la mise en place d’une coordination entre l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), la Fédération tunisienne des sociétés d’assurances (Ftusa) et l’Ordre des Ingénieurs Tunisiens (OIT).

Cette coordination aurait notamment pour objectif d’étudier les modalités pratiques de mise en œuvre du dispositif, de définir les conditions techniques, réglementaires, professionnelles et assurantielles nécessaires à sa réussite, et de préciser les responsabilités ainsi que les modalités d’intervention de chacune des parties concernées.

La démarche devrait rechercher un équilibre entre les intérêts de l’ensemble des acteurs de cet écosystème : les citoyens et propriétaires d’installations photovoltaïques, les entreprises et investisseurs, les ingénieurs et experts exerçant dans ce domaine, les compagnies d’assurance ainsi que les entreprises industrielles tunisiennes susceptibles de participer à la fabrication locale des équipements nécessaires.

Au-delà de la sécurisation des installations et de leur couverture assurantielle, l’ambition devrait donc être de contribuer à la structuration et à la rationalisation d’un nouveau marché stratégique national, capable de générer de l’emploi qualifié, de favoriser l’innovation, de stimuler l’industrie locale et de développer de nouvelles capacités d’exportation.

La Tunisie dispose, à cet égard, de nombreux atouts : un potentiel solaire important, des compétences d’ingénierie reconnues, une proximité avec les marchés européen et africain ainsi qu’un tissu industriel susceptible d’accompagner progressivement le développement de cette filière.

L’enjeu consiste désormais à fédérer ces atouts autour d’un cadre organisé, fiable et durable afin de faire du développement photovoltaïque non seulement un instrument de transition énergétique, mais également un véritable levier de développement technologique, industriel et économique pour la Tunisie.

* Experts-conseillers du Doyen de l’Ordre des Ingénieurs Tunisiens (OIT).  

Bibliographie :

1- Eti, S., Yüksel, S., Dinçer, H., Pamucar, D., Deveci, M., Antucheviciene, J., Gökalp, Y. & Meral, H. (2025). Optimizing parametric insurance for renewable energy investments: Integrating fuzzy decision-making and artificial intelligence techniques. Renewable Energy, 246, 122856. Cette étude est particulièrement intéressante pour votre projet car elle traite directement de l’assurance paramétrique appliquée aux petits investissements solaires et cherche à hiérarchiser les facteurs de risque et de coût.

2- Niakh, F., Bassière, A., Denuit, M. & Robert, C. Y. (2025). Peer-to-Peer Basis Risk Management for Renewable Production Parametric Insurance. Annals of Operations Research. L’article propose une combinaison entre assurance paramétrique et partage du risque entre acteurs pour gérer l’incertitude de production solaire.

3- Schwab, A., Walker, A. & Desai, J. Insurance in the Operation of Photovoltaic Plants. National Renewable Energy Laboratory / National Laboratory of the Rockies. Ce rapport analyse les enjeux de l’assurance des installations photovoltaïques et s’appuie notamment sur plusieurs années de données de sinistres. Il est particulièrement pertinent pour justifier votre approche « données techniques → connaissance du risque → assurance ».

4- NREL / National Laboratory of the Rockies (2024). PV Reliability and Resilience in Challenging Climates. Ce travail montre notamment l’importance des événements climatiques extrêmes et de la qualité des installations dans la performance et la fiabilité des systèmes photovoltaïques.

5- IEA PVPS Task 13 (2026). Photovoltaic Project Decisions: Quality, Performance, and Economic Value. Cette référence est particulièrement récente et utile pour votre partie économique : elle met en relation qualité technique, performance, maintenance, financement et valeur économique des installations photovoltaïques.

6- IEA PVPS. Guidelines for Operation and Maintenance of Photovoltaic Power Plants in Different Climates. La publication est utile pour justifier l’intégration de la maintenance, du climat, du suivi de performance et de la prévention dans votre modèle de qualification du risque.

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Attijari bank Tunisie renforce son partenariat avec la Berd

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) renforce l’accès au financement des entreprises tunisiennes en portant de 20 millions d’euros à 70 millions d’euros la facilité de partage des risques (Risk Sharing Facility, RSF) mise en place avec Attijari bank Tunisie.

La Berd met également en place une facilité de 10 millions de dollars (8,6 millions d’euros) destinée à soutenir les investissements liés aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) des entreprises. Les sous-projets éligibles bénéficieront de subventions financées par le Royaume-Uni dans le cadre du High-Impact Partnership on Climate Action (HIPCA).

L’extension de cette facilité permettra à Attijari bank Tunisie d’accorder davantage de financements à des entreprises opérant dans différents secteurs de l’économie, soutenant ainsi l’investissement et le développement du secteur privé en Tunisie.

La facilité complémentaire de 10 millions de dollars soutiendra des investissements visant à améliorer la performance environnementale et sociale des entreprises. Les investissements éligibles pourront notamment concerner l’amélioration de l’efficacité énergétique, les installations d’énergies renouvelables et les technologies de réduction des déchets, ainsi que des initiatives liées à la formation des employés, aux bonnes pratiques de travail, à la gestion des risques et à l’égalité des genres.

À ce jour, la Berd et Attijari bank Tunisie ont signé 25 sous-projets dans le cadre de la facilité de partage des risques, représentant environ 400 millions de dinars tunisiens (118,0 millions d’euros) de financement.

Grâce à la facilité de partage des risques, la Berd partage les risques avec les institutions financières partenaires, contribuant ainsi à mobiliser des financements pour des investissements favorisant la croissance économique, le renforcement du secteur privé et l’amélioration de l’accès au financement.

Depuis le début de ses opérations en Tunisie, la Berd a investi plus de 3,1 milliards d’euros dans 97 projets à travers le pays, dont 66 % au bénéfice du secteur privé.

HIPCA est un partenariat multi-donateurs géré par la Berd. Les donateurs actifs sont l’Autriche, le Canada, la Finlande, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège, la Corée du Sud, l’Espagne, la Suisse, Taiwan ICDF, le Royaume‐Uni et les États‐Unis d’Amérique.

Communiqué.

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Tunisie : derrière la pénurie d’eau minérale, le nœud du financement et des contrôles

Dans les rayons, l’eau en bouteille manque sur l’ensemble du territoire. La canicule et les arrêts de production ponctuels liés aux coupures d’électricité expliquent en partie la tension. Mais la crise révèle aussi un effet pernicieux moins visible : depuis…

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Barrage Sidi El Barrak | Un système photovoltaïque pour réduire l’évaporation de l’eau   

Un atelier de lancement d’une étude sur l’installation d’un système photovoltaïque flottant pilote au barrage de Sidi El Barrak (gouvernorat de Béja) pour y réduire l’évaporation de l’eau, une technologie déjà expérimentée dans plusieurs pays avec des résultats probants, a été officiellement lancée, le jeudi 27 août 2026, par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.

Cette étude s’inscrit dans le cadre du projet de coopération technique «Tech-Eau» (Identification de technologies innovantes pour améliorer la mobilisation des ressources en eau en Tunisie face à la pénurie d’eau), qui vise à réduire l’évaporation, indique un communiqué du ministère de l’Agriculture.

Le secteur de l’eau constitue un pilier fondamental de la souveraineté et du développement économique. Or ce secteur est confronté à des pressions croissantes en raison des changements climatiques, de la hausse des températures et de la fréquence des périodes de sécheresse, ce qui fait de la préservation de chaque goutte d’eau une priorité nationale absolue.

Or, les barrages et les lacs collinaires subissent d’importantes pertes d’eau dues à l’évaporation. D’où l’importance stratégique de la technologie des centrales photovoltaïques flottantes qui permet non seulement de produire de l’énergie propre, mais aussi de couvrir la surface de l’eau pour la protéger du rayonnement solaire et du vent, contribuant ainsi de manière significative à réduire l’évaporation.

Le projet pilote devant être mis en place au barrage de Sidi El Barrak constitue une opportunité pour tester cette technologie moderne et en évaluer l’efficacité technique, environnementale et économique dans les conditions climatiques locales, en vue d’une éventuelle généralisation à d’autres ouvrages hydrauliques présentant des caractéristiques appropriées. Le but étant de bénéficier de toutes les initiatives et les solutions scientifiques et technologiques innovantes visant à lutter contre la pénurie d’eau et à renforcer la sécurité hydrique en Tunisie.

La rencontre a donné lieu à un échange de vues entre les experts et a souligné l’importance de la coordination entre les différentes parties prenantes, ainsi que la nécessité de poursuivre l’action commune pour mener à bien l’étude et évaluer la faisabilité de l’adoption de cette technique au niveau du barrage de Sidi El Barrak, afin de tirer parti de ses résultats pour le développement de projets similaires à l’avenir.

Cette étude s’inscrit dans le cadre du partenariat et de la coopération entre le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), et est mise en œuvre par le Centre méditerranéen des ressources en eau (Medrec), dans le but d’explorer les possibilités d’adopter des solutions innovantes alliant production d’énergie renouvelable et utilisation optimale des ressources en eau.

Lors de l’atelier, le projet «Tech-Eau» et le cadre général de l’étude ont été présentés, tout comme le site envisagé au niveau du barrage de Sidi El Barrak. L’état d’avancement de l’étude, les principaux axes d’intervention, la méthodologie adoptée, ainsi que les estimations économiques et les prochaines étapes de mise en œuvre du projet, ont également été exposés.

Par ailleurs, cet atelier a permis de débattre des divers défis — techniques, hydrauliques, environnementaux, énergétiques, organisationnels et économiques — que pourrait soulever la phase de déploiement du projet.
Les discussions ont souligné l’importance de continuer à explorer des solutions technologiques innovantes susceptibles de soutenir la transition énergétique dans le secteur de l’eau et d’améliorer l’efficacité de l’exploitation des ressources disponibles, contribuant ainsi à réduire les coûts énergétiques et à renforcer la durabilité des infrastructures hydrauliques.

La discussion a également insisté sur l’importance des aspects techniques et d’ingénierie liés à leur conception et à leur installation sur les barrages et les retenues d’eau, afin de garantir des niveaux optimaux d’efficacité et de sécurité.

I. B.

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Administration | Retour à la double séance à partir du mardi 1er septembre  

Après deux mois sous le régime de la séance unique estivale, synonyme de farniente et de chute de la productivité, l’horaire d’hiver sera rétabli à partir du mardi 1er septembre 2026 pour les agents de l’État, des collectivités locales et des établissements publics à caractère administratif. Dans l’espoir que la productivité remonte la pente ne fut-ce que légèrement.

C’est ce qu’a annoncé la Présidence du gouvernement dans un communiqué publié ce vendredi 28 août 2026, en précisant que l’horaire administratif pour les journées de lundi, mardi, mercredi et jeudi est réparti en deux séances : la première s’étend de 8h30 à 12h30, tandis que la seconde débute à 13h30 et se poursuit jusqu’à 17h30.

Le communiqué précise aussi que les horaires de travail du vendredi débutent à 8 heures du matin et se prolongent jusqu’à 13 heures pour la séance du matin, tandis que la séance de l’après-midi reprend à 14h30 pour se poursuivre jusqu’à 17h30.

I. B.

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La Tunisie face aux intempéries socio-économiques

Le monde traverse de grandes intempéries socio-économiques. Tous les observateurs s’accordent à dire qu’une transition vers un nouvel ordre mondial s’opère. Un processus irréversible qui semble hélas dominé par la guerre, l’injustice et le chaos s’est mis en place. Bien que tous les pays soient affectés à des degrés divers, les Tunisiens sont légitimement en droit de chercher les moyens d’intégrer cette mutation avec le minimum de désagréments. Pour y parvenir, il convient de faire un état des lieux sans complaisance.

Med-Dahmani Fathallah *

La Tunisie fait face à une crise structurelle profonde, née de l’interconnexion de trois cercles vicieux :

– le piège de la rente administrative et économique : la Tunisie souffre d’une économie duale. D’un côté s’impose un secteur privé corporatiste, protégé par des barrières à l’entrée et une bureaucratie asphyxiante ; de l’autre subsiste un secteur informel massif qui absorbe une jeunesse marginalisée. L’État-providence historique, jadis vecteur de mobilité sociale par l’éducation, est devenu budgétairement insoutenable ;

– l’épuisement du contrat social post-indépendance : la promesse d’ascension sociale par le diplôme est rompue, générant un chômage structurel massif chez les jeunes diplômés (de 25 % à 38 % selon les catégories). Il en résulte une fuite dramatique des cerveaux et une érosion de la confiance envers l’ensemble des institutions (partis, syndicats, justice, corporations, associations) ;

– le choc géopolitique et environnemental mondial : dépendante des importations d’énergie et de céréales, la Tunisie subit de plein fouet la fragmentation du commerce international, le resserrement financier mondial et la crise climatique (les sécheresses récurrentes frappant de plein fouet l’agriculture). À cela s’ajoutent des pressions extérieures étouffantes visant à forcer le pays à s’aligner sur l’une ou l’autre des puissances rivales.

Que peuvent faire les Tunisiens pour traverser la tempête ?

Face à l’inflation, à l’effondrement du pouvoir d’achat et à l’incertitude du quotidien, des tentations collectives surgissent fréquemment : le repli, la colère stérile et la confrontation. Pourtant, la sociologie des crises nous enseigne qu’aucun pays ne s’est jamais redressé par le chaos. Toute refondation durable exige deux préalables absolus : la sagesse collective et la non-violence méthodique, fondements de la résilience.

La violence, qu’elle soit physique, verbale ou institutionnelle détruit le capital social, effraie l’investissement et dégrade le tissu communautaire. Les révolutions sociales dépourvues de projet économique rationnel mènent invariablement à des récessions plus sévères. La sagesse consiste à reconnaître que les solutions miracles venues d’ailleurs ou dictées par des slogans partisans conduisent inévitablement à d’amers échecs.

Pour surmonter ces intempéries, l’effort doit devenir horizontal : il s’agit de mobiliser le pouvoir d’agir des citoyens à travers des actions concrètes, pacifiques et structurantes.

Nous avons identifié quatre leviers citoyens pour l’action :

– basculer de la culture de la rente vers celle de l’initiative : pendant des décennies, le modèle tunisien a habitué le citoyen à tout attendre de l’État. Aujourd’hui, l’État n’en a plus les moyens financiers ;

– s’orienter vers le micro-entrepreneuriat et les coopératives : plutôt que de viser l’emploi public, la jeunesse doit s’organiser en coopératives agiles, ciblant les secteurs d’avenir : agriculture durable, économie circulaire, traitement de l’eau et le numérique en intégrant l’IA comme technologie incontournable ;

– mettre le cap sur la simplification citoyenne : les communautés locales peuvent instaurer des réseaux d’entraide pour contourner les lourdeurs administratives, notamment en mutualisant l’outillage agricole ou en organisant des circuits courts entre producteurs et consommateurs ;

– réinventer le lien communautaire et la solidarité locale : la force historique de la Tunisie réside dans la solidité de son tissu familial et social. Face à la crise, ce réseau doit se structurer de manière novatrice :

– s’orienter vers les tontines d’investissement et la micro-épargne : structurer des fonds de solidarité de quartier afin de financer des micro-projets locaux, sans dépendre de taux bancaires prohibitifs ;

– miser sur l’économie du partage : généraliser l’entraide pour la garde d’enfants, le covoiturage et le soutien scolaire gratuit, garantissant ainsi le niveau éducatif des enfants issus de milieux défavorisés ;

– réorienter la diaspora vers l’investissement d’impact : la communauté tunisienne à l’étranger transfère chaque année des devises essentielles à la subsistance des familles. Toutefois, cet appui ne doit plus se limiter à la simple consommation et s’orienter vers des investissements rentables. La diaspora peut structurer des fonds d’investissement à impact social pour soutenir directement les startups et PME dans les régions de l’intérieur (investisseurs citoyens et «business angels») ;

– transférer les compétences : organiser des programmes de mentorat à distance pour former les jeunes aux compétences les plus recherchées sur le marché international.

Exercer une citoyenneté responsable et éclairée

Bien naviguer à travers les intempéries sociales exige une transformation des comportements individuels au quotidien.

Consommation locale et raisonnée : privilégier les produits nationaux pour limiter la fuite des devises et soutenir l’agriculture comme l’artisanat locaux.

Sobriété énergétique et gestion de l’eau : face aux défis climatiques, l’adoption de gestes civiques rigoureux pour la préservation des ressources constitue un acte de patriotisme économique direct.

Il convient de souligner que plusieurs de ces recommandations font déjà l’objet d’initiatives sur le terrain. Il importe de les soutenir et de les auditer régulièrement afin d’en assurer la pérennité.

Le rôle de l’État à l’avenir

L’État doit demeurer le socle indéfectible de cet édifice. Son rôle consiste à moderniser les infrastructures et, surtout, à abroger les lois obsolètes tout en promulguant un cadre légal incitatif pour stimuler l’effort citoyen.

En soi, la tempête actuelle n’est ni une fatalité, ni une sentence de souffrances infinies. Elle constitue le signal brutal qu’un modèle épuisé doit céder la place à une société de responsabilité.

En plaçant la retenue, le travail collaboratif et la non-violence au cœur de leur démarche, les Tunisiens ont l’opportunité de prouver que la véritable souveraineté d’un peuple ne réside pas dans la rhétorique politique, mais dans sa capacité à se prendre en charge avec dignité et solidarité.

* Universitaire.

Note de l’auteur : En tant qu’universitaire retraité, mon analyse est affranchie de toute posture partisane ou idéologique. Mon unique objectif est d’examiner rigoureusement les dynamiques de la crise tunisienne afin de proposer un cadre citoyen et pragmatique.

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