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Égypte : deux jumeaux naissent sains et saufs après le décès de leur mère

Dans des circonstances médicales exceptionnelles, Un hôpital situé dans le sud de l’Égypte, a été le théâtre d’une intervention de la dernière chance. Une jeune femme de 26 ans, enceinte de jumeaux, a été admise dans l’établissement environ 20 minutes après son décès. Malgré les tentatives de réanimation cardiopulmonaire pratiquées sur la mère, cette dernière […]

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Présidentielle et législatives en Libye : tout savoir sur l’accord signé sous l’égide de l’ONU

Un pas majeur vient d’être franchi dans la résolution de la crise institutionnelle qui paralyse la Libye. La Mission d’appui des Nations unies en Libye (MANUL) a officialisé la signature d’un accord cadre entre les parties prenantes au comité restreint « 4+4 ». Ce compromis pose les jalons juridiques et politiques indispensables à la relance […]

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Guerre russo-ukrainienne : Une frappe de drones russes fait au moins 37 morts près de Kiev

Selon les enquêteurs, le drone russe a frappé un entrepôt de munition dans la ville de Myla, près de Kiev, vers 20h10 heure locale vendredi soir, provoquant un « incendie de grande ampleur » et des « détonations ». La Presse — 37 personnes ont été tuées et des dizaines autres ont été blessées après une frappe de drones russes près de la capitale […]

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Ebola : Le virus progresse plus vite que les moyens déployés pour le combattre !

Jusqu’au 26 août, au moins 1 293 personnes ont été guéries et 843 autres continuent d’être prises en charge. Pour stopper la propagation du virus, l’OMS a lancé l’initiative « Fleuve Congo Sans Ebola » qui consiste à contrôler tous les passagers se déplaçant par voie fluviale en provenance des régions affectées. Les Nations unies […]

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Énergie : la dette des Britanniques explose

Les ménages britanniques accumulent une dette sans précédent auprès de leurs fournisseurs d’électricité et de gaz. Selon un rapport du The Guardian publié le 24 août, l’encours pourrait atteindre 7 milliards de livres d’ici la fin de 2026, alors que les prix de l’énergie doivent encore augmenter à l’automne. La hausse des cours du gaz, alimentée par les tensions au Moyen-Orient, accentue la pression sur le pouvoir d’achat.

La crise énergétique continue de peser lourdement sur les ménages britanniques. Leur dette cumulée auprès des fournisseurs d’électricité et de gaz a atteint 6 milliards de livres en juin 2026, un niveau record, et pourrait grimper jusqu’à 7 milliards de livres (environ 8,2 milliards d’euros) d’ici la fin de l’année, selon les estimations citées par The Guardian.

Cette nouvelle détérioration intervient après une augmentation de quelque 500 millions de livres de la dette énergétique au cours des douze derniers mois. Elle traduit les difficultés persistantes de nombreuses familles à régler leurs factures dans un contexte de prix élevés de l’électricité et surtout du gaz.

La situation risque de s’aggraver dans les prochains mois. Le régulateur britannique Ofgem doit relever de 4 % le plafond des tarifs énergétiques à partir d’octobre, portant la facture annuelle moyenne d’un ménage à environ 1 723 livres. Cette hausse concerne quelque 22 millions de foyers soumis aux tarifs variables…

La remontée des prix de gros du gaz constitue le principal facteur de cette nouvelle pression sur les factures. La guerre au Moyen-Orient a perturbé les marchés mondiaux de l’énergie et renchéri les approvisionnements européens.

La dette devient une composante de la facture

L’augmentation des impayés ne concerne pas seulement les ménages incapables de régler leurs factures. Elle finit également par peser sur l’ensemble des consommateurs. Selon les données citées par The Guardian, les coûts liés aux impayés sont intégrés dans les factures énergétiques. Les consommateurs solvables contribuent ainsi indirectement à absorber une partie des pertes générées par les dettes accumulées auprès des fournisseurs.

Cette mécanique crée un cercle vicieux : la hausse des prix provoque davantage d’impayés, tandis que le coût de ces impayés contribue à son tour à alourdir les factures.

La flambée des dettes énergétiques britanniques est directement liée à la situation des marchés internationaux. Le Royaume-Uni reste fortement exposé aux fluctuations des prix du gaz. Or, les perturbations provoquées par le conflit au Moyen-Orient ont entraîné une forte remontée des cours mondiaux.

Les marchés européens doivent notamment composer avec des stocks de gaz relativement tendus et des incertitudes concernant les approvisionnements. Cette situation pourrait maintenir les prix à des niveaux élevés pendant l’hiver.

Le gouvernement sous pression

Le gouvernement britannique tente de limiter l’impact de la crise sur les ménages. La suppression temporaire de la TVA sur l’électricité doit permettre une économie d’environ 45 livres par foyer et par an. Mais cette mesure risque d’être largement absorbée par la hausse du plafond tarifaire d’octobre. Le gouvernement est donc confronté à une pression croissante pour mettre en place un dispositif plus durable en faveur des ménages vulnérables. Les organisations du secteur de l’énergie réclament notamment la création d’un tarif social permanent, destiné aux ménages les plus exposés à la précarité énergétique.

Les perspectives restent préoccupantes. Certaines projections évoquent une nouvelle hausse du plafond tarifaire en janvier 2027, qui pourrait porter la facture annuelle moyenne vers 1 870 livres si les prix de gros restent élevés. Le Royaume-Uni se retrouve ainsi face à un double défi : contenir les prix de l’énergie tout en empêchant que l’endettement des ménages ne devienne structurel.

Avec 6 milliards de livres de dettes déjà accumulées et un risque de dépasser les 7 milliards d’ici décembre, la crise énergétique britannique change de nature : elle n’est plus seulement une crise des prix, mais désormais aussi une crise de solvabilité des ménages.

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Chypre : un bateau transportant environ 270 personnes chavire au large de l’île

​Un ​bateau ‌transportant environ ‌270 ‌personnes ⁠a chaviré ​dimanche ⁠au large de ⁠Chypre et une opération ​de recherche ‌et de ⁠sauvetage ‌est en cours, ont rapporté les ‌médias ⁠chypriotes turcs.

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L’Iran se dit toujours ouvert aux négociations : Washington mise sur la pression économique 

À propos d’éventuelles sanctions visant des banques chinoises en lien avec l’Iran, Trump a déclaré : « Qui a dit que je ne le ferai pas ? Vous ne savez pas si je le fais », soulignant qu’il n’est pas tenu d’annoncer toutes les mesures prises par son administration. La Presse — Six mois après le […]

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Gaza : Plus de six martyrs dans des bombardements sionistes au nord-est de Khan Younès et à Jénine

Le bilan de l’agression génocidaire sioniste contre la bande de Gaza, depuis le 7 octobre 2023, s’élève jusque-là à 73.438 martyrs et 174.447 blessés, en majorité des femmes et des enfants. La Presse — Trois Palestiniens sont tombés en martyrs, hier matin, dans un bombardement mené par des avions de guerre de l’occupation sioniste contre […]

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Canicule en Italie : neuf villes placées en alerte maximale

Les autorités italiennes ont placé vendredi neuf villes en alerte rouge en raison d’une nouvelle vague de chaleur, la cinquième depuis le début de l’été, avec des températures pouvant atteindre localement 45 °C. Selon les médias italiens, cette nouvelle offensive caniculaire touche depuis le début de la semaine plusieurs régions du centre et du sud […]

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Tentative de coup d’Etat au Niger : L’armée affirme avoir maîtrisé une mutinerie militaire

Le ministère de la Défense du Niger a annoncé avoir « contenu une mutinerie limitée » survenue aux abords de la base militaire 101, située dans la capitale Niamey. Les autorités confirment avoir repris le contrôle de l’ensemble des sites stratégiques visés par les mutins. Dans un communiqué signé par le ministre de la Défense, […]

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Algérie : Un chien filmé en train de tenter d’éteindre un feu de forêt suscite une vague d’émotion

Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux montre un chien tentant d’éteindre les flammes provoquées par les violents incendies de forêt qui ravagent l’Algérie. Les images ont suscité une vive émotion et un grand élan de solidarité sur la toile, alors que le pays fait face à une vague d’incendies dévastateurs ayant causé la mort […]

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Incendies meurtriers en Algérie : un bilan lourd de 73 morts dans la wilaya de Jijel

Un bilan dramatique endeuille l’est de l’Algérie. Au moins 73 personnes, dont 21 membres d’une même famille, ont perdu la vie dans les incendies dévastateurs qui ont ravagé la wilaya de Jijel.  La municipalité de Djemaa Beni Habibi a fait état d’un bilan provisoire de 73 victimes, tout en avertissant que le décompte final risque […]

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Pétrole : Trump annonce un accord historique de 65 milliards de barils avec le Venezuela

Le président américain Donald Trump a annoncé la conclusion d’un « accord géant » avec le Venezuela permettant l’accès à plus de 65 milliards de barils de réserves pétrolières du pays. Cette initiative vient concrétiser le rapprochement entre Washington et Caracas à la suite du renversement de l’ancien président vénézuélien Nicolás Maduro. Dans une publication […]

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Tensions américano-iraniennes : Le Pakistan réaffirme son rôle de médiateur

Le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères, Tahir Andrabi, affirme que les dirigeants iraniens avaient dit apprécier les efforts d’Islamabad pour promouvoir la désescalade et la paix dans la région. La Presse — La récente visite à Téhéran du chef d’état-major de l’armée pakistanaise, Asim Munir, s’inscrivait dans le cadre des efforts de médiation […]

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Classement de Shanghai 2026 : aucune université tunisienne dans le Top 1000

La Tunisie ne compte aucune université dans les 1 000 premières du monde dans le classement de Shanghai 2026, publié le 15 août. Une sortie du palmarès qui intervient après la présence de l’Université de Tunis El Manar dans la tranche 901-1000 lors de l’édition 2024.

Le classement aadémique des universités mondiales, ou ARWU (Academic Ranking of World Universities), est l’un des principaux palmarès internationaux de l’enseignement supérieur. Sa méthodologie privilégie largement la recherche scientifique et repose notamment sur les prix Nobel et médailles Fields, le nombre de chercheurs hautement cités, les publications dans Nature et Science, les articles indexés dans les grandes bases scientifiques internationales ainsi que la performance académique rapportée au nombre d’enseignants-chercheurs.

Plus de 2 500 universités évaluées, 1 000 publiées

Une précision est toutefois essentielle pour interpréter le le classement de la Tunisie. ShanghaiRanking indique que plus de 2 500 universités sont effectivement évaluées chaque année, mais que seules les 1 000 premières sont publiées dans le classement général. Il n’est donc pas possible d’attribuer un rang précis aux établissements situés au-delà de la 1 000e place sur la base du palmarès publié.

La dernière présence tunisienne dans ce classement remonte à 2024. L’Université de Tunis El Manar avait alors été classée dans la tranche 901-1000 mondiale. Sa fiche officielle ShanghaiRanking confirme ce résultat. En 2026, elle n’apparaît plus parmi les 1 000 établissements publiés.

Cette évolution ne permet donc pas d’affirmer que l’université occupe un rang déterminé entre 1 001 et 2 500 en 2026. Elle signifie uniquement qu’aucune université tunisienne ne figure dans la liste des 1 000 établissements dont les résultats sont rendus publics.

Harvard toujours en tête

À l’échelle mondiale, Harvard University conserve la première place du classement 2026, devant Stanford University et le Massachusetts Institute of Technology (MIT). De son côté, le Royaume-Uni place deux établissements dans le Top 10, avec Cambridge à la quatrième place et Oxford à la septième.

Le Top 10 est complété par University of California, Berkeley, 5e, Princeton University, 6e, Columbia University, 8e, University of Chicago, 9e, et California Institute of Technology (Caltech), 10e. Les États-Unis occupent ainsi huit des dix premières places, contre deux pour le Royaume-Uni.

Cette domination traduit le poids considérable des grandes universités américaines dans la recherche scientifique mondiale, notamment à travers les publications à fort impact, les chercheurs hautement cités et les distinctions scientifiques prises en compte par l’ARWU.

Des universités arabes et africaines dans le Top 1000

Si la Tunisie est absente cette année du classement de Shanghai, d’autres établissements arabes et africains parviennent à se maintenir dans le Top 1000. C’est le cas de l’Arabie saoudite qui se distingue notamment avec King Saud University (classée 151-200e mondiale), et King Abdulaziz University (dans la tranche 501-600), sans oublier l’Université du Roi Fahd du Pétrole et des Minéraux qui figure dans la tranche 601-700.

Pour sa part, l’Égypte est représentée à plusieurs niveaux du classement. L’Université du Caire se situe dans la tranche 401-500, tandis que l’Université d’Alexandrie figure dans la tranche 601-700 et l’Université Al-Azhar dans la tranche 701-800. L’Université de Zagazig apparaît quant à elle dans la tranche 901-1000.

Du côté africain, l’Afrique du Sud conserve une présence significative. L’University of South Africa (Unisa) est classée 801-900, tandis que l’University of Pretoria figure dans la tranche 501-600.

Lire aussi: Tunis El Manar dans le Top 200 mondial des universités durables

Un classement qui mesure surtout la puissance de la recherche

Le classement de Shanghai ne constitue pas une évaluation globale de la qualité de l’enseignement universitaire. Sa méthodologie accorde une place prépondérante aux performances scientifiques. Les six indicateurs utilisés concernent notamment les prix Nobel et médailles Fields, les chercheurs hautement cités, les publications dans Nature et Science, les articles indexés dans le Science Citation Index Expanded et le Social Sciences Citation Index, ainsi que la performance académique par enseignant.

Pour la Tunisie, la sortie du Top 1000 constitue donc avant tout un signal sur la visibilité et la performance internationale de sa recherche universitaire. Elle intervient alors que certaines universités tunisiennes continuent d’apparaître dans les classements internationaux par discipline.

L’Université de Tunis El Manar, par exemple, figure dans le classement mondial des disciplines de ShanghaiRanking avec notamment une présence en mathématiques et en santé publique, dans la tranche 401-500 lors de l’édition 2023 de ce classement par discipline. L’Université de Carthage apparaît également dans le classement par discipline, notamment en sciences agricoles.

Le résultat de 2026 ne signifie donc pas que la recherche tunisienne est absente des radars internationaux. Il met plutôt en évidence la difficulté pour les universités du pays à transformer leurs performances dans certains domaines en une présence suffisamment forte dans le classement général mondial.

Pour la Tunisie, l’enjeu est désormais de renforcer durablement la production scientifique, la qualité et l’impact des publications, la visibilité internationale des chercheurs ainsi que les collaborations avec les grandes institutions académiques mondiales. Autant de facteurs susceptibles de permettre aux universités tunisiennes de retrouver, à terme, une place parmi les établissements les mieux classés au niveau international.

 

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Marché de l’art : pourquoi les tableaux les plus rares valent des fortunes

Le marché mondial de l’art a profondément changé sous l’effet de l’enrichissement des grandes fortunes. Si l’histoire, la qualité artistique et la réputation d’un peintre restent déterminantes, la rareté, la provenance, la demande des collectionneurs et la capacité financière des acheteurs jouent désormais un rôle majeur dans les prix records, selon une analyse de ‘Al Business’ publiée dimanche 23 août.

Pendant longtemps, la valeur d’une œuvre d’art reposait principalement sur des critères historiques et esthétiques : l’importance de l’artiste, la période de création, la qualité de l’œuvre ou encore sa place dans l’histoire de l’art. Mais le marché a profondément évolué. L’arrivée massive de capitaux privés, notamment ceux des milliardaires, a transformé l’art en un actif recherché à la fois pour sa valeur culturelle, son prestige et son potentiel financier.

Le premier facteur qui explique les montants atteints par certains tableaux est leur extrême rareté. Les œuvres majeures des grands maîtres ne sont pas disponibles en quantité illimitée. Certaines sont conservées dans les musées, d’autres appartiennent depuis plusieurs générations à des collectionneurs privés et ne sont pratiquement jamais proposées sur le marché.

Lorsqu’une œuvre exceptionnelle réapparaît dans une vente aux enchères, elle peut ainsi déclencher une compétition entre plusieurs acheteurs fortunés. Le prix ne correspond donc pas simplement au coût de production du tableau. Il traduit surtout la rareté d’un objet que plusieurs acheteurs souhaitent posséder simultanément.

Le nom du peintre constitue naturellement un autre déterminant essentiel. Une œuvre de Picasso, Van Gogh, Monet, Leonardo da Vinci ou René Magritte bénéficie d’une demande internationale qui dépasse largement le cercle traditionnel des amateurs d’art.

La réputation de l’artiste apporte une forme de garantie : plus son œuvre est reconnue par les historiens de l’art et les institutions culturelles, plus le nombre d’acheteurs potentiels est susceptible d’être important.

Le phénomène est particulièrement visible lors des grandes ventes aux enchères. En novembre 2024, par exemple, « L’Empire des lumières » de René Magritte a été vendu 121 millions de dollars chez Christie’s à New York, après seulement dix minutes d’enchères, établissant un nouveau record pour l’artiste.

La provenance peut faire exploser la valeur

Deux tableaux d’un même artiste et d’une qualité comparable peuvent afficher des prix très différents selon leur provenance. Une œuvre ayant appartenu à une personnalité célèbre, figuré dans une grande collection ou été présentée dans des expositions prestigieuses bénéficie d’une histoire propre. Cette trajectoire contribue à son authenticité et à son prestige.

La provenance joue également un rôle essentiel dans la confiance des acheteurs. Plus l’historique d’une œuvre est documenté, plus les risques liés à son authenticité ou à sa propriété sont réduits.

Le marché des milliardaires

L’un des changements majeurs des dernières décennies réside dans l’arrivée d’acheteurs disposant de fortunes considérables. Pour ces collectionneurs, un tableau exceptionnel peut représenter à la fois un patrimoine, un symbole social et un objet de prestige. Cette concentration de la richesse modifie mécaniquement la formation des prix. Quelques acheteurs disposant de moyens financiers très importants peuvent faire monter les enchères à des niveaux qui auraient été inimaginables quelques décennies plus tôt. Le marché de l’art devient ainsi de plus en plus lié à celui des grandes fortunes mondiales.

L’art contemporain et les chefs-d’œuvre historiques sont également considérés par certains investisseurs comme des actifs permettant de diversifier leur patrimoine. Cependant, contrairement à une action ou à une obligation, une œuvre d’art ne génère généralement pas de revenu régulier. Sa valeur dépend largement de l’évolution du marché, de la réputation de l’artiste et de la demande future. L’investissement comporte donc une part importante d’incertitude.

Les grandes maisons de ventes comme Christie’s ou Sotheby’s jouent également un rôle dans la formation des prix. La mise aux enchères transforme l’achat en compétition publique. Chaque nouvelle offre devient une information sur la valeur que le marché est prêt à attribuer à l’œuvre. Cette dynamique peut provoquer une envolée spectaculaire des prix lorsqu’il ne reste plus que deux ou trois acheteurs déterminés à l’emporter.

Le record de Magritte en constitue une illustration : 121 millions de dollars pour une seule toile, un montant qui témoigne autant de la valeur attribuée à l’artiste que de la puissance financière des collectionneurs présents sur le marché.

Le paradoxe du marché de l’art

Plus une œuvre est rare, plus elle peut être chère. Mais plus elle devient chère, moins elle est accessible au public. Une partie croissante des chefs-d’œuvre appartient ainsi à des collectionneurs privés, des fondations ou des institutions disposant de ressources considérables. Le marché produit donc un paradoxe : la valeur financière croissante des grandes œuvres peut contribuer à leur éloignement du grand public, alors même que leur importance culturelle dépasse largement leur propriétaire.

Au fond, les prix extraordinaires atteints par certains tableaux ne reposent pas sur un seul critère. Ils résultent de la combinaison de plusieurs facteurs : rareté, qualité artistique, réputation, provenance, authenticité, histoire de l’œuvre et concurrence entre acheteurs fortunés. Dans ce marché où l’offre est structurellement limitée, quelques œuvres exceptionnelles peuvent ainsi atteindre des montants qui dépassent largement leur valeur matérielle.

Le prix d’un chef-d’œuvre ne mesure donc pas seulement la beauté d’un tableau : il mesure aussi la rareté d’une histoire, la puissance d’une signature et la fortune de ceux qui veulent en devenir les propriétaires.

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Allemagne – Automobile : Volkswagen confronté à une crise majeure

Le patron de Volkswagen, Oliver Blume, juge la situation du premier constructeur automobile européen « plus que critique ». Le groupe fait face à une surcapacité de production d’environ 500 000 véhicules par an en Europe, à des coûts élevés en Allemagne et à une concurrence chinoise croissante.

Volkswagen traverse une période particulièrement difficile. Son directeur général, Oliver Blume, estime dimanche 23 août que le constructeur doit accélérer profondément sa transformation pour retrouver sa compétitivité.

Le groupe souffre notamment d’une surcapacité industrielle d’environ 500 000 véhicules par an en Europe, qui pèse directement sur la rentabilité de ses usines. Il envisage également de réduire fortement le nombre de modèles et de simplifier jusqu’à 75 % certaines options et configurations proposées aux clients.

La concurrence chinoise au cœur de la crise

Volkswagen est confronté à une pression croissante des constructeurs chinois, désormais de plus en plus présents sur le marché européen, notamment dans les véhicules électriques. Cette concurrence s’ajoute à la faiblesse des bénéfices réalisés en Chine, à l’augmentation des coûts de main-d’œuvre et de l’énergie en Allemagne ainsi qu’aux droits de douane américains. Le constructeur doit donc réduire ses coûts tout en accélérant le renouvellement de sa gamme et sa transition vers les véhicules électriques…

La restructuration envisagée pourrait entraîner jusqu’à 50 000 suppressions d’emplois… Volkswagen a déjà conclu des accords avec environ 37 000 salariés dans le cadre de son programme de réduction des coûts. Plusieurs sites industriels allemands restent sous pression. Aucun projet définitif de fermeture n’a toutefois été annoncé à ce stade, malgré les inquiétudes croissantes des salariés et des représentants du personnel.

Des coûts supérieurs à ceux des concurrents

Oliver Blume estime que les coûts indirects de Volkswagen sont plus de 30 % supérieurs à ceux de ses concurrents. Cette différence réduit la capacité du groupe à affronter la guerre des prix qui se développe sur le marché automobile mondial. Le groupe doit donc agir simultanément sur ses capacités industrielles, ses coûts, sa gamme de véhicules et son organisation.

Pour Volkswagen, le défi est désormais existentiel : conserver son rang de géant européen de l’automobile tout en rattrapant son retard dans un marché transformé par l’électrification, l’intelligence artificielle et surtout l’offensive des constructeurs chinois.

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Royaume-Uni : alerte à la salmonelle

Les autorités sanitaires britanniques recommandent aux enfants de moins de 5 ans, aux personnes de plus de 65 ans, aux femmes enceintes et aux personnes fragiles d’éviter les œufs peu cuits… Une épidémie nationale de salmonellose a déjà fait un mort et contaminé plus de 200 personnes.

Les autorités sanitaires britanniques renforcent leurs recommandations face à une épidémie de salmonellose jugée inhabituellement importante et en progression rapide. La Food Standards Agency (FSA) appelle les personnes les plus vulnérables à éviter les œufs insuffisamment cuits ou coulants (œufs à la coque, le ‘Mraoueb’ de chez nous) lorsqu’elles mangent à l’extérieur, notamment dans les restaurants, cafés et établissements de vente à emporter…

Le conseiller scientifique en chef de la FSA, Ian Young, a précisé que ces personnes pouvaient continuer à consommer des œufs au restaurant à condition qu’ils soient bien cuits. La recommandation vise donc spécifiquement les œufs coulants ou insuffisamment cuits et les préparations qui en contiennent.

Plus de 200 personnes contaminées

L’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) a déclaré une « épidémie nationale de salmonellose ». Entre le 11 août 2025 et le 1er août 2026, 207 cas ont été recensés et une personne est décédée. Les autorités soupçonnent un lien avec des aliments préparés à partir d’œufs importés, même si les investigations se poursuivent afin d’identifier précisément la source de la contamination.

L’ampleur et la vitesse de progression de l’épidémie ont conduit les autorités à renforcer les appels à la prudence, notamment auprès des groupes les plus fragiles…

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Envolée des coûts de transit du canal de Panama

Les exportateurs, dont Chevron Corp., se tournent vers les transferts de navire à navire pour acheminer le gaz de pétrole liquéfié (GPL) des États-Unis vers l’Asie, dans un changement de stratégie apparent qui intervient alors que les utilisateurs du canal de Panama sont confrontés à la congestion et à des prix de transit records.

Le commerce intense de GPL entre la côte américaine du golfe du Mexique et l’Asie repose généralement sur des navires Neopanamax de grande taille, mais ces derniers doivent faire face à des coûts de passage du canal de plus en plus élevés. Selon un rapport de Bloomberg publié jeudi 20 août, citant des négociants, les tarifs des pétroliers Panamax, plus étroits et empruntant un système de vannes différent, n’ont pas connu la même augmentation…

Les frais pour un pétrolier Neopanamax arrivant au canal sans créneau horaire réservé et souhaitant transiter immédiatement ont atteint un niveau record de 4,6 millions de dollars la semaine dernière.

Cette décision illustre comment le marché se tourne vers des solutions alternatives pour faire face à la congestion du transport maritime causée par la guerre avec l’Iran et l’intensification du phénomène El Niño. Ce phénomène climatique provoque une sécheresse en Amérique centrale, réduisant le niveau d’eau du canal, tandis que le conflit au Moyen-Orient a entraîné une augmentation des flux énergétiques des États-Unis vers l’Asie. Selon Kpler, environ 60 % des exportations américaines de GPL sont destinées à l’Asie depuis le début de l’année, contre 55 % pour l’ensemble de l’année 2025.

Les navires souhaitant traverser le canal de Panama paient généralement un tarif fixe lors d’une réservation. Cependant, l’allongement des temps d’attente pour les plus grands navires incite certains transporteurs à modifier leurs réservations, payant ainsi un supplément pour éviter la file d’attente habituelle.

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Royaume-Uni : un déficit surprise de 1,8 milliard de livres en juillet

Le Royaume-Uni a enregistré en juillet un déficit public inattendu de 1,8 milliard de livres, alors que l’Office for Budget Responsibility (OBR) anticipait un excédent de 500 millions. La hausse des dépenses sociales et des services publics a dépassé la progression des recettes fiscales.

Le gouvernement britannique a annoncé avoir enregistré en juillet un déficit budgétaire de 1,8 milliard de livres, soit environ 2,1 milliards d’euros. Ce résultat constitue une mauvaise surprise pour les finances publiques, puisque les économistes interrogés par Reuters anticipaient un budget équilibré, tandis que l’OBR prévoyait un excédent de 500 millions de livres.

Le mois de juillet est pourtant traditionnellement favorable aux finances publiques britanniques, grâce notamment aux rentrées liées à l’impôt sur le revenu acquitté par les contribuables soumis à l’auto-déclaration.

La principale explication du dérapage réside dans l’accélération des dépenses publiques. Les prestations sociales versées par l’administration centrale ont augmenté de 2 milliards de livres sur un an en juillet. Pour leur part, les dépenses consacrées aux biens et services, notamment les coûts de personnel, ont également progressé de 1,2 milliard de livres. Cette hausse des dépenses a neutralisé l’augmentation des recettes fiscales.

Les recettes provenant de l’impôt sur le revenu acquitté dans le cadre de l’auto-déclaration ont atteint un niveau record de 17,1 milliards de livres, soit 1,7 milliard de plus qu’un an auparavant. Mais cette progression n’a pas suffi à empêcher le retour du déficit.

Les intérêts versés sur la dette publique ont également augmenté de 700 millions de livres, pour atteindre 7,7 milliards en juillet, ajoutant une pression supplémentaire sur les comptes de l’État.

56,7 milliards de livres empruntés depuis avril

Sur les quatre premiers mois de l’exercice budgétaire 2026-2027, les emprunts publics ont atteint 56,7 milliards de livres, soit 2,3 milliards de plus que la prévision de l’OBR, fixée à 54,4 milliards. Le chiffre reste néanmoins inférieur de 6 milliards de livres, soit 9,6 %, à celui enregistré au cours de la même période un an plus tôt.

Ces chiffres placent le gouvernement britannique sous pression à l’approche du prochain budget. Le ministre des Finances, John Healey, doit présenter son premier budget le 28 octobre, avec pour objectif de respecter les règles budgétaires tout en répondant aux besoins croissants de dépenses publiques. L’enjeu est d’autant plus sensible que la dette publique demeure proche de 94 % du PIB. Elle atteignait près de 3 000 milliards de livres à la fin du mois de juin.

L’OBR prévoit que la dette nette publique poursuivra sa progression avant de commencer à se stabiliser puis à refluer à moyen terme. Dans ses dernières projections, l’organisme estime que l’endettement pourrait atteindre environ 96,5 % du PIB en 2028-2029, avant de redescendre progressivement.

Maintien du objectif de discipline

Malgré cette mauvaise surprise, John Healey a réaffirmé l’engagement du gouvernement à respecter ses règles budgétaires et à réduire progressivement le déficit. Le problème est désormais celui de l’équilibre entre recettes et dépenses : les rentrées fiscales progressent, mais les dépenses augmentent plus rapidement.

Le chiffre de juillet constitue ainsi un avertissement à quelques semaines du budget d’automne. Pour le gouvernement britannique, la capacité à maîtriser les dépenses tout en soutenant la croissance sera déterminante pour préserver sa crédibilité budgétaire et contenir le coût du financement de la dette.

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