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Tunisie – Bonne nouvelle pour les groupements hydrauliques de Gafsa: leurs dettes ont été restructurées

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a adopté une série de mesures organisationnelles et financières pour remédier à la situation des groupements d’intérêt hydraulique dans le gouvernorat de Gafsa.

Selon l’agence TAP, l’objectif visé est de garantir la pérennité du service public et améliorer le recouvrement des redevances d’irrigation. En réponse à une question écrite des députés Mohamed Mejdi et Nouri Jridi, le ministère a annoncé qu’une partie de la redevance d’irrigation sera acquittée à l’avance, en trois versements : un tiers en début de saison, un second tiers en milieu de saison, et le solde en fin de saison.

L’apurement des dettes accumulées constitue la mesure la plus importante des toutes, avec un échelonnement sur sept ans proposé aux bénéficiaires souhaitant régulariser leur situation. Ce dispositif vise à renforcer leur capacité de remboursement et à alléger leur charge financière.

Le ministère précise que ces mesures consistent à assurer la continuité de l’approvisionnement en eau d’irrigation, tout en préservant les équilibres financiers indispensables à l’exploitation et à la maintenance des réseaux hydrauliques publics.

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Projet « Tanit » – Tourisme alternatif dans le Nord-Ouest : Révéler un potentiel encore inexploité

Longtemps associé aux destinations balnéaires, le tourisme tunisien dispose d’un patrimoine naturel et culturel qui ne demande qu’à être valorisé. Dans le Nord-Ouest, plusieurs initiatives locales accompagnées par le programme « Tanit » misent sur l’écotourisme, la découverte des territoires et les savoir-faire locaux pour faire émerger une offre touristique plus durable et inclusive. La Presse — […]

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Projet « Tanit » – Tourisme alternatif dans le Nord-Ouest – Nefza : Protéger la nature commence par les populations

La Presse — À Nefza, l’Association pour la protection de la nature, de l’environnement et du développement durable travaille sur un élément clé : l’investissement dans le capital humain. Un axe fondamental pour l’action de l’association, estime son président, Ridha Taboubi, rappelant que l’acquisition de matériel et d’infrastructures n’est pas une fin en soi mais […]

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Gafsa : Le ministère de l’Aagriculture restructure les dettes des groupements hydrauliques

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche a adopté une série de mesures organisationnelles et financières pour remédier à la situation des groupements d’intérêt hydraulique dans le gouvernorat de Gafsa. Objectif : garantir la pérennité du service public et améliorer le recouvrement des redevances d’irrigation. En réponse à une question écrite […]

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Projet « Tanit » – Tourisme alternatif dans le Nord-Ouest – Zaghouan : Découvrir le patrimoine à vélo

La Presse — À Zaghouan, le projet « Eco Bike Zaghouan », mis en œuvre par l’association « Raptor Team Zaghouan », organise des tours et des courses de vélo pour explorer la région. Le coordinateur du projet, Aymen Chihaoui, explique que l’objectif va au-delà de la simple organisation d’activités sportives ; il vise à […]

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Projet « Tanit » – Tourisme alternatif dans le Nord-Ouest – Testour : « Bit El Mouna » et l’engagement des femmes dans la production locale

La Presse — À Testour, les produits agricoles sont transformés en projets menés par des femmes. Depuis 2018, le centre de développement « Beit El Mouna » accompagne 20 femmes dans la transformation des produits agricoles. La responsable du complexe, Asma Rouissi, explique que la grenade est le produit phare du groupe. Le fruit entier […]

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Projet « Tanit » – Tourisme alternatif dans le Nord-Ouest – Kef : Femmes rurales et produits touristiques valorisants

La Presse — Au Kef, un autre défi lié à l’écotourisme consiste à transformer les ressources locales en produits destinés aux consommateurs. Nadia Essalehi, présidente de l’Association de valorisation des produits du terroir,travaille avec des femmes en milieu rural pour développer des produits inspirés du patrimoine, en utilisant des techniques de recyclage des chutes de […]

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Vague de chaleur à Melloulèche : Zéro indemnisation pour les éleveurs de volailles sinistrés non déclarés

Face aux rumeurs faisant état de la perte de 80 % du cheptel avicole dans la délégation de Melloulèche, imputée aux fortes chaleurs et aux coupures d’électricité répétées, l’Union Régionale de l’Agriculture réagit. Intervenant ce dimanche 30 août 2026 auprès de l’agence TAP, le président de l’organisation, Salah Charafeddine, a tenu à clarifier la situation […]

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Arabica : les stocks au plus bas depuis un quart de siècle

Les stocks d’Arabica suivis par la Bourse ICE ont chuté à leur niveau le plus faible depuis mai 2000. La tension sur les disponibilités immédiates soutient les prix, alors même que la production mondiale pourrait connaître un excédent lors de la campagne 2026-2027. La situation des producteurs brésiliens sera déterminante pour l’évolution du marché.

Les stocks mondiaux de café Arabica continuent de se contracter. Vendredi 28 août 2026, les réserves enregistrées dans les entrepôts agréés par l’ICE sont tombées à 224 011 sacs de 60 kg, leur plus bas niveau depuis mai 2000. Cette baisse intervient alors que les négociants cherchent à sécuriser des volumes disponibles, faisant craindre une persistance des tensions sur le marché physique au cours des prochains mois.

Ces niveaux sont particulièrement faibles au regard de la situation observée depuis le milieu des années 2000. Jusqu’au début de 2022, les stocks des entrepôts boursiers se situaient généralement entre 1 et 5 millions de sacs. Leur niveau actuel constitue donc un signal particulièrement surveillé par les opérateurs.

La diminution des stocks contribue à maintenir les contrats à terme de référence sur l’Arabica au-dessus de 3 dollars la livre depuis deux mois. La tension est particulièrement visible sur les contrats à livraison rapprochée. Les contrats de septembre s’échangent avec une prime d’environ 32 cents par livre par rapport aux contrats de décembre. Cette configuration traduit la difficulté à obtenir immédiatement des volumes disponibles, même si le marché anticipe une amélioration progressive de l’offre.

Autrement dit, le problème actuel n’est pas nécessairement l’absence de café dans les pays producteurs, mais sa disponibilité effective sur les marchés où les acheteurs en ont besoin.

Le paradoxe brésilien

La situation de la Brésil, premier producteur mondial, illustre ce décalage entre production et disponibilité. Le marché mondial pourrait connaître un excédent de 8,2 millions de sacs durant la campagne 2026-2027, contre seulement 1,7 million lors de la campagne précédente, selon une enquête Reuters citée par Capital.gr. La récolte brésilienne devrait notamment atteindre un niveau record.

Mais une part importante de cette production n’est toujours pas arrivée sur le marché. Les producteurs brésiliens disposent de marges financières suffisantes pour ne pas être contraints de vendre immédiatement. Ils peuvent ainsi attendre des conditions de prix plus favorables, d’autant que le stockage du café demeure relativement peu coûteux au Brésil. Cette situation donne aux producteurs un pouvoir de négociation supplémentaire et contribue à maintenir une certaine tension sur les prix à court terme.

Les conditions météorologiques compliquent également la situation. De fortes précipitations liées au phénomène El Niño ont touché certaines régions du Brésil en juin et juillet. Elles ont retardé les récoltes et affecté la qualité de certains lots. Conséquence : les volumes de café de qualité supérieure susceptibles d’être certifiés et intégrés aux stocks négociables sur les marchés à terme restent momentanément limités.

L’évolution des prochaines semaines dépendra donc largement du rythme auquel le café stocké dans les pays producteurs rejoindra les marchés de consommation et les entrepôts certifiés. Si l’excédent attendu pour la campagne 2026-2027 reste concentré au Brésil et dans les autres pays producteurs, les tensions pourraient persister malgré une amélioration globale de l’offre.

Pour les consommateurs, l’enjeu est important : des stocks historiquement bas et des prix élevés sur les marchés à terme peuvent continuer à se transmettre à la chaîne de commercialisation, même si l’offre mondiale devrait progressivement s’améliorer. Le marché du café se trouve ainsi à un tournant : l’abondance annoncée pour la prochaine campagne devra encore franchir le chemin entre les plantations et les marchés.

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Tunisie | Déplacer la capitale pour sortir de la crise économique ?

Il est possible de transformer la réalité de l’économie tunisienne si le pays s’engage dans la réalisation de grands projets et sollicite les institutions financières internationales pour obtenir des financements à des conditions avantageuses, a déclaré Noureddine Horchani, professeur de sciences politiques, qui ne semble pas prendre en considération la notation souveraine actuelle de notre pays qui ne la rend pas éligible à ce genre de financement. (Photo: Palais du Gouvernement à la Kasbah, Tunis).

M. Horchani, cité par Mosaïque FM, estime que les institutions financières internationales ne refuseraient pas de financer la Tunisie si elle présentait des projets rentables, tout en insistant sur la nécessité de définir avec précision le montant des financements requis.

Les grands projets sont à même de stimuler l’économie et le développement, ainsi que de générer une croissance à deux chiffres, a-t-il souligné, ajoutant que la réalité économique actuelle repose sur des solutions de fortune à des problèmes structurels, et cela ne sauraient transformer l’économie et la sortir de la crise.

M. Horchani, qui ne manque pas d’imagination, a également estimé que «le projet de déplacer la capitale et d’en construire une nouvelle, en dehors des centres urbains du Grand Tunis, figure parmi les projets ambitieux capables de relancer l’économie et de générer une croissance à deux chiffres».

Certains trouveraient délirante une telle proposition dont l’efficience ne saurait être vérifiée qu’après sa mise en œuvre.  Mais mettre en route un tel projet, au coût astronomique, au moment où l’Etat traîne de lourds déficits financiers et que la majorité des entreprises publiques sont carrément en pré-faillite, serait, à notre humble avis, un suicide économique et financier.  

Quand on fait des propositions dont l’impact financier est très lourd, il faut être réaliste et raisonnable, et ne pas tirer des plans sur la comète. N’est-ce pas M. Horchani ?

I. B.

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Pénurie d’électricité en Tunisie | Une centrale flottante n’est pas la solution

Pendant que la Steg publie, chaque jour, ses calendriers de délestage tournant, une idée – en espérant que ce ne soit déjà une décision – se prépare loin du débat public : la location d’une centrale électrique flottante, un navire-usine amarré au large et raccordé au réseau national. Présentée comme une bouée de sauvetage pour passer l’été, cette option est en réalité l’une des plus coûteuses du marché mondial de l’électricité. Et, dans le cas tunisien, elle cumule trois défauts qui devraient suffire à l’écarter : elle n’est pas justifiée techniquement ; elle arrivera trop tard ; et elle est négociée dans des conditions qui n’offrent aucune garantie de transparence. (Photo : Centrale électrique flottante de l’entreprise turque Karadeniz Powership Gökhan Bey).

Latif Belhedi

Le déficit tunisien n’est pas d’abord un déficit de mégawatts installés. Il est le produit de trois facteurs cumulés : le vieillissement du parc thermique et la dégradation de sa disponibilité, la fragilité du réseau de transport aux heures de pointe estivale, et surtout le blocage quasi total, depuis 2019, des projets de production nouvelle. Les appels d’offres renouvelables ont été retardés, renégociés, parfois abandonnés. Les projets de cycles combinés attendent leurs financements et leurs autorisations. Le résultat était prévisible : chaque été, la pointe se rapproche un peu plus de la limite du système.

Louer un bateau ne corrige aucun de ces trois facteurs. Un navire-usine n’améliore pas la disponibilité du parc existant. Il ne renforce pas une seule ligne de transport. Il ne remplace pas un mégawatt de production nouvelle : il le loue, à un tarif de location, pour une durée déterminée, après quoi il repart. Autrement dit, on transforme une dépense d’investissement, qui aurait laissé un actif au pays, en dépense d’exploitation qui ne laisse rien. La réponse ne traite donc pas le problème ; elle le reporte momentanément.

Un mauvais timing et une location au prix exorbitant

L’argument avancé pour justifier le gré à gré est celui de l’urgence : il faudrait sécuriser la pointe. Encore faudrait-il que le calendrier tienne.

Entre la signature d’un contrat, la mobilisation du navire, son transit, l’aménagement du poste d’amarrage, le raccordement au réseau haute tension, l’approvisionnement en combustible et les essais de mise en service, les délais réels se comptent en mois, et non en semaines. L’expérience gabonaise récente l’illustre : les seuls travaux de raccordement de l’unité de 150 MW ont connu des reports successifs pour des contraintes techniques. Appliqué au cas tunisien, cela signifie une mise en service utile après le passage de la pointe estivale, c’est-à-dire au moment précis où le besoin invoqué pour justifier la dépense aura disparu.

On paierait donc au prix fort une capacité qui arriverait à contretemps, et qu’il faudrait ensuite continuer à rémunérer pendant toute la durée du contrat, y compris en hiver, y compris quand elle ne sert à rien.

Le modèle économique de la centrale flottante repose sur une redevance de capacité, due que le navire produise ou non, à laquelle s’ajoute le combustible, facturé séparément. Les estimations qui circulent pour la Tunisie situent la seule redevance de location autour d’un milliard de dinars par an, hors combustible.

Rapportée au mégawatt installé, cette dépense annuelle est du même ordre de grandeur que le coût d’investissement d’une capacité neuve, avec une différence essentielle : au terme du contrat, l’État n’est propriétaire de rien. Le même montant orienté vers un cycle combiné, vers un programme solaire assorti de stockage, ou simplement vers la remise à niveau du réseau de transport, produirait un actif durable, une baisse structurelle du coût moyen de production, et une moindre exposition à la facture d’hydrocarbures importés.

Il faut aussi rappeler qui paie. Une charge de cette nature ne disparaît pas dans les comptes de la Steg : elle se traduit tôt ou tard par une subvention budgétaire supplémentaire, une dette fournisseur, ou une hausse tarifaire. Dans le contexte actuel des finances publiques, aucun de ces trois canaux n’est indolore.

Une procédure qui interroge et un précédent international à examiner

C’est sur le volet procédural que le dossier devient le plus difficile à défendre.

Il s’agirait d’un marché probablement de gré à gré, sans appel à la concurrence, soumis ensuite au conseil d’administration pour approbation. Ce séquencement n’est pas neutre : il fait porter la responsabilité juridique de la décision aux administrateurs, alors que l’impulsion initiale est venue d’ailleurs.

Or, selon les informations disponibles, le premier contact autour de ce dossier n’est pas passé par un canal technique, ni par une consultation de marché, les experts consultés par la Steg auraient exprimé un avis défavorable, pour les deux raisons exposées plus haut, le coût et le calendrier. Si cet avis a bien été rendu et qu’il a été écarté, la question centrale n’est plus technique. Elle devient une question de gouvernance : qui a décidé de passer outre, sur quelle base, et avec quelle traçabilité écrite ?

La Tunisie ne serait pas le premier pays à emprunter cette voie. Le Liban, l’Irak, le Ghana, la Gambie, la Sierra Leone, le Mozambique, la Guinée-Bissau, le Soudan, le Gabon et Cuba y ont eu recours. Le point commun de ces expériences n’est pas rassurant : la solution flottante y a été adoptée en situation de crise, elle a soulagé temporairement, et elle n’a réglé aucune des causes structurelles du déficit.

Plusieurs de ces contrats ont par ailleurs donné lieu à des controverses publiques, à des recours ou à des procédures d’enquête sur les conditions d’attribution, notamment en Afrique du Sud, au Gabon et au Liban. En Gambie, le contrat n’a pas été renouvelé en 2025, faute d’accord sur les conditions financières et techniques. Ces précédents ne préjugent en rien du dossier tunisien, mais ils commandent, au minimum, un niveau d’exigence procédurale supérieur à la moyenne.

Ce que la transparence exige

Le débat ne porte pas sur le fait de savoir s’il faut de l’électricité cet été. Il porte sur le fait de savoir si l’on veut continuer à financer des rustines coûteuses, ou reconstruire enfin un système de production.

Trois exigences minimales devraient conditionner toute suite donnée à ce dossier :

– la publication du dossier technique : étude d’adéquation offre-demande, calendrier réaliste de mise en service, coût complet du kilowattheure livré, combustible inclus, et comparaison chiffrée avec les alternatives disponibles ;

la publication des avis des experts consultés, ainsi que des motifs pour lesquels ils auraient été écartés ;

– la justification juridique du recours au gré à gré, au regard de la réglementation des marchés publics, et l’identification claire de l’autorité qui assume la décision.

À défaut, les administrateurs appelés à approuver ce contrat prendraient un risque personnel considérable pour une opération dont ni l’utilité technique ni la rationalité économique n’ont été démontrées.

La Tunisie a des ressources solaires et éoliennes parmi les meilleures du bassin méditerranéen, un projet d’interconnexion avec l’Italie en cours, et un besoin urgent de capacité pilotable. Le milliard de dinars annuel envisagé pour louer un bateau financerait une part significative de cette transition. Le choix n’est pas entre l’électricité et l’obscurité. Il est entre une dépense qui s’évapore et un investissement qui reste. Entre la raison économique et l’absurdité politique.

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Pénurie d’eau : Et si le phénomène était global et structurel ?

La raréfaction de l’eau n’est plus un phénomène circonscrit à quelques régions du monde. Sécheresses récurrentes, changement climatique, pression croissante des usages et hausse des besoins placent désormais la ressource hydrique au cœur des enjeux de sécurité alimentaire, économique et sociale. La situation tunisienne s’inscrit ainsi dans une problématique beaucoup plus vaste, qui appelle autant […]

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Transparence budgétaire : l’OTE appelle à une publication plus régulière et accessible des données

L’Observatoire Tunisien de l’Economie (OTE) a appelé à renforcer la transparence budgétaire, via la publication des documents et rapports relatifs à l’exécution du budget, dans des délais établis, sous des formats simplifiés et accessibles au public, pour permettre le suivi de l’évolution des finances publiques. Cet appel intervient au moment où l’Assemblée des représentants du […]

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Textile – « ITF Intertex Tunisia 2026 » : À la conquête des marchés internationaux

Rendez-vous majeur pour l’industrie du textile et de l’habillement, l’ITF Intertex Tunisia revient du 22 au 24 octobre 2026 à la Foire internationale de Sousse. Cette nouvelle édition entend réunir professionnels, industriels, acheteurs et acteurs internationaux autour d’une filière qui conserve un poids économique important et cherche à consolider sa présence sur les marchés extérieurs. […]

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Pénurie d’eau embouteillée | Mais que fait le gouvernement ?  

On n’avait jamais vu cela en Tunisie. C’est dégradant et humiliant : ces longues files d’attente devant les magasins et les supermarchés pour acheter de l’eau minérale embouteillée, ou encore cette vidéo circulant sur les réseaux sociaux et qui montre des citoyens dévalisant un camion transportant des bouteilles d’eau minérale opportunément bloquée dans un embouteillage, sans jeu de mot de mauvais goût. Si elle a prouvé quelque chose, cette pénurie en pleine canicule estivale a levé le voile, s’il en est encore besoin, sur l’incompétence crasse des gouvernants et l’arrogante indiscipline des gouvernés, souvent animés par linstinct et rarement par la raison.

Latif Belhedi

Pourtant, les unités tunisiennes de production et d’embouteillage d’eau minérale tournent à plein régime pour tenter de normaliser l’approvisionnement du marché, encore marqué par des pénuries dans de nombreux points de vente.

C’est ce que ne cesse d’affirmer la Chambre syndicale nationale des producteurs de boissons non alcoolisées (affiliée à l’Utica), selon laquelle la demande a augmenté d’environ 30 % cet été par rapport aux niveaux habituels, principalement en raison des vagues de chaleur à répétition.

À cette hausse exceptionnelle de la consommation se sont ajoutées des coupures d’électricité dans plusieurs régions du pays, entraînant l’arrêt temporaire des lignes d’embouteillage pour des durées variables.

La conjonction de ces deux facteurs a également conduit à l’épuisement des stocks de sécurité constitués durant l’hiver précisément pour faire face au pic de la demande estivale.

Cherchez les responsables !

La Chambre assure que la capacité de production nationale est désormais mobilisée au maximum et qu’un suivi continu de la situation est assuré grâce à des réunions entre les producteurs, le ministère du Commerce et du Développement des exportations, ainsi que l’Office national du thermalisme et de l’hydrothérapie.

Les quantités disponibles sont acheminées vers les différentes régions en fonction des besoins, sous la supervision des directions régionales du Commerce, nous assure-t-on.

Les producteurs rejettent par ailleurs les accusations, relayées notamment sur les réseaux sociaux, selon lesquelles une partie des bouteilles serait délibérément retenue pour alimenter la pénurie ou à des fins spéculatives. Selon la Chambre, une telle stratégie de stockage ne serait pas économiquement rentable, car la demande devrait diminuer progressivement avec la baisse des températures dans les semaines à venir, ramenant l’offre à un niveau supérieur aux besoins du marché.

Les difficultés d’approvisionnement des consommateurs perdurent depuis plusieurs semaines et se sont révélées particulièrement marquées au cours d’un été également caractérisé par des interruptions fréquentes de la distribution d’eau potable.

Le secteur compte actuellement 31 unités d’embouteillage, avec une capacité globale déclarée d’environ 520 000 bouteilles par heure. Ces derniers jours, le président Kaïs Saïed a visité des unités de production et d’embouteillage à Oueslatia, dans le gouvernorat de Kairouan, s’attardant notamment sur les difficultés liées à la distribution. Pour lui, le produit existe en quantités suffisantes, mais ce sont des spéculateurs qui provoquent les pénuries et complotent contre l’Etat.

Depuis cette visite, la situation ne s’est pas améliorée, au contraire, la pénurie est devenue encore plus aiguë. C’est à se demander à quoi servent ces visites officielles qui sont rarement suivies de décisions concrètes qui aident à régler les problèmes constatés. Cela rappelle la célèbre phrase d’un ancien chef de gouvernement, Hamadi Jebali en l’occurrence, qui, en 2012, constatant les dysfonctionnements du système d’évacuation dans un quartier populaire de Tunis, s’était exclamé devant les caméras : «Mais que fait le gouvernement ?» C’est justement la question que se posent depuis toujours les Tunisiens sans y trouver de réponse.

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Location automobile : le géant allemand SIXT fait son entrée en Tunisie

Le spécialiste allemand de la mobilité premium SIXT lance ses services de location automobile en Tunisie à travers un partenariat de franchise avec Tunifleet Car Rental, une coentreprise d’Alliance One Holding et de Voyages 2000 S.A. Trois aéroports sont concernés au démarrage, tandis qu’une implantation à Djerba-Zarzis est prévue à partir de 2027. Le groupe […]

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Sebkha Ben Ghayadha : où en est réellement le projet ?

Le projet de développement et d’aménagement de la Sebkha Ben Ghayadha à Mahdia franchit une nouvelle étape. Les missions du groupement de bureaux d’études chargé d’accompagner l’État tunisien dans la préparation du projet ont atteint un taux d’avancement de 54%, avec une avance estimée entre cinq et six mois sur le calendrier initial, a annoncé […]

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Pour une assurance des installations photovoltaïques en Tunisie

Le développement du photovoltaïque résidentiel transforme progressivement les installations solaires en véritables investissements patrimoniaux et énergétiques. Ces équipements, conçus pour fonctionner pendant plusieurs décennies, sont exposés à des risques variés : événements climatiques, incendie, surtension, défaut électrique ou de pose, dommages au bâtiment, vol, vieillissement, interruption de fonctionnement, baisse de production et dommages causés à des tiers. Une assurance volontaire dédiée pourrait constituer une nouvelle opportunité pour les compagnies d’assurance. Mais assurer efficacement une installation suppose d’abord d’en connaître objectivement le niveau de risque.

Mohamed Ferid Herelli & Taoufik Halila *

S’agissant de sécuriser un investissement énergétique grâce à une qualification indépendante du risque, l’objectif serait donc de proposer à l’assureur non seulement une police, mais un véritable outil de connaissance, de qualification et de maîtrise du risque photovoltaïque.

Les installations résidentielles regroupent plusieurs composants interdépendants : modules, onduleurs, protections électriques, câblages, structures de fixation et, parfois, systèmes de stockage. Leur valeur et leur durée de vie justifient une protection adaptée contre :

– les intempéries, la foudre et les surtensions ;

– les défauts électriques, de conception ou de pose ;

– l’incendie et les dommages à la toiture ou au support ;

– le vol, le vandalisme et le vieillissement ;

– le défaut de maintenance, l’interruption ou la baisse de production ;

– les dommages pouvant être causés à des tiers.

Deux installations de puissance identique peuvent présenter des niveaux de risque très différents. L’évaluation doit notamment tenir compte de la qualité et de la traçabilité des équipements, de leur ancienneté, de la conception et de la pose, de la conformité électrique, des protections, de l’état de la toiture, des conditions climatiques, de la maintenance et des garanties disponibles.

La qualification objective du risque permet ainsi à l’assureur d’apprécier l’installation au-delà de sa seule puissance ou de sa valeur.

Une expertise indépendante préalable

Une expertise réalisée par un tiers indépendant de l’assureur, de l’installateur et du fabricant pourrait constituer un dossier technique standardisé, avec, notamment :

– une analyse documentaire (facture, valeur, caractéristiques techniques, marques et modèles, garanties, schéma, mise en service et maintenance) ;

– une analyse technique (modules, onduleurs, câblages, coffrets, protections, mise à la terre, surtensions, sectionnement, structures et toiture) ;

– une analyse des risques (électrique, incendie, climatique, infiltration, fixation, vieillissement, maintenance et traçabilité) ;

– une évaluation de la valeur (valeur déclarée, de remplacement, à neuf ou tenant compte de la vétusté, selon le contrat).

Le PV Risk Score

Pour rendre la démarche objective et industrialisable, l’expertise pourrait déboucher sur un indicateur synthétique : le PV Risk Score. Il regrouperait, notamment, les critères suivants :

– Niveau 1 – risque maîtrisé :  installation conforme et protections satisfaisantes → souscription dans les conditions normales.

– Niveau 2 – risque maîtrisable sous conditions : insuffisances identifiées → souscription possible avec recommandations ou mesures correctives.

– Niveau 3 – risque élevé : non-conformités ou facteurs d’exposition importants → mesures correctives préalables ou refus temporaire.

Les pondérations définitives devront être définies et validées avec les professionnels de l’assurance et les experts techniques concernés.

Il y a deux parcours : l’installation neuve ou existante. Pour une installation neuve (documentation → expertise → qualification → mise en conformité éventuelle → assurance); et pour une installation existante (audit → diagnostic → score de risque → mesures correctives éventuelles → assurance).

L’analyse porte alors davantage sur l’état des équipements, l’historique, la production, la maintenance, les défauts éventuels, la conformité actuelle et la vétusté.

Une assurance adaptée au niveau de risque

Sur la base du dossier technique et du niveau de risque, l’assureur pourrait proposer une couverture adaptée, comme suit :

– dommages matériels (incendie, foudre, surtension, tempête, grêle, dommages électriques, bris, vol, vandalisme et autres dommages couverts) ;

– responsabilité civile (dommages causés à des tiers du fait de l’installation) :

– perte de production (garantie éventuelle en cas d’arrêt total ou partiel consécutif à un événement garanti, avec référence de production, franchise, plafond et durée d’indemnisation définis) ;

– assistance et remise en fonctionnement (expertise après sinistre, assistance technique, intervention et accompagnement jusqu’à la reprise).

S’agissant des limites et exclusions, elles se définiraient clairement comme :

– des défauts préexistants et l’usure normale ;

– un défaut d’entretien ou non-conformités importantes non corrigées ;

– une traçabilité insuffisante des équipements ;

– des dommages relevant de la garantie constructeur ;

– des modifications non déclarées ;

– certaines pertes de rendement progressives ;

– certains défauts provenant du réseau électrique.

Les exclusions et conditions particulières devront être précisées dans la conception juridique et actuarielle de la police.

La tarification fondée sur le risque s’établirait comme suit : prime = valeur assurée × taux de base × coefficient de risque.

Le coefficient pourrait intégrer le PV Risk Score, l’âge de l’installation, la qualité des équipements, la conformité, les protections, l’environnement, la maintenance et la valeur assurée. Les paramètres définitifs devront être établis à partir des données techniques et statistiques disponibles et de l’expérience de l’assureur.

De l’assurance à la prévention

L’intérêt majeur du dispositif est d’intervenir avant le sinistre. Pour les défauts de câblage, protections insuffisantes, fixations inadaptées, faiblesses de toiture ou défauts de maintenance peuvent être identifiés et corrigés en amont, il s’agit d’identifier  →  corriger  →  prévenir  →  assurer.

Cette approche peut réduire la fréquence et la gravité des sinistres, améliorer la qualité des installations, limiter les coûts de remise en état et renforcer la satisfaction des assurés.

Pour le particulier, l’expertise permet de connaître l’état réel de son installation, d’identifier ses faiblesses, de disposer d’un dossier indépendant, de sécuriser son investissement et de faciliter le traitement d’un éventuel sinistre.

Pour l’assureur, le dispositif améliore la sélection des risques, la connaissance technique, la tarification, la prévention et l’analyse des sinistres. Le dossier initial peut servir de référence pendant la vie de l’installation.

La standardisation des expertises permettrait progressivement d’analyser les équipements impliqués dans les incidents, les causes récurrentes de sinistres, les défauts de pose, l’influence de l’âge, les performances et l’impact de la maintenance : souscription  →  prévention  →  tarification  →  gestion des sinistres.

À terme, cette base de données pourrait évoluer vers une véritable plateforme de Risk Intelligence dédiée au photovoltaïque résidentiel.

La méthodologie fiable et industrialisable se fonde sur :

– l’identification — la collecte des informations essentielles (puissance, localisation, valeur, type de pose, équipements, âge et installateur) ;

– l’expertise — l’analyse documentaire et, selon les cas, l’inspection physique ;

– la qualification — évaluation selon une grille technique standardisée.

– le PV Risk Score — calcul du niveau de risque.

– les mesures correctives — Identification des actions nécessaires.

– l’assurance — transmission du dossier technique pour décision de souscription et de tarification.

– le suivi — actualisation du dossier selon l’évolution, la maintenance ou les événements significatifs.

Le particulier déclare son installation et sollicite la couverture. L’expert indépendant réalise l’évaluation technique et établit le niveau de risque. L’assureur conserve la décision finale concernant l’acceptation, les garanties, exclusions, franchises, tarifs et conditions contractuelles. Un réseau technique peut intervenir pour les actions correctives, la maintenance ou la remise en état.

Cette organisation préserve l’indépendance de l’expertise tout en laissant à l’assureur la maîtrise de sa décision.

Avant un déploiement à grande échelle, un programme pilote sur un nombre limité d’installations représentatives permettrait de tester la grille d’expertise, le PV Risk Score, le processus de qualification, les mesures correctives, le dossier de souscription, la tarification, les garanties, le coût du dispositif et l’intérêt commercial.

Une perspective de marché particulièrement favorable

Un dernier élément mérite d’être souligné : le potentiel de développement des énergies renouvelables reste considérable. Si elles ne représentent aujourd’hui qu’une part encore limitée des besoins énergétiques, leur objectif de progression à l’horizon 2035, avec une contribution pouvant atteindre environ 35 %, devrait entraîner une accélération significative des investissements dans les installations photovoltaïques.

Cette évolution constituera une véritable attraction vers le photovoltaïque en basse et moyenne tension, notamment dans les secteurs résidentiel, tertiaire et industriel. L’augmentation du nombre d’installations entraînera mécaniquement une augmentation de la valeur des actifs photovoltaïques exposés aux différents risques et, par conséquent, un besoin croissant de qualification, de prévention, de maintenance et de couverture assurantielle.

C’est précisément dans cette perspective que le modèle proposé prend tout son sens : anticiper la montée en puissance du marché en mettant en place dès aujourd’hui un dispositif permettant de sécuriser les investissements, réduire les risques et créer de la valeur pour l’ensemble des parties prenantes.

Ainsi, le développement attendu du photovoltaïque ne représente pas seulement une opportunité énergétique et environnementale ; il constitue également une opportunité économique pour tout un écosystème : particuliers, assureurs, experts, installateurs, mainteneurs, financeurs et acteurs de la filière.

Plus le parc photovoltaïque se développera, plus la connaissance et la maîtrise de son risque deviendront un enjeu économique majeur.

Conclusion 

Le photovoltaïque résidentiel constitue progressivement un véritable patrimoine énergétique pour les particuliers. Son développement crée cependant un nouvel enjeu : comment protéger durablement ces actifs tout en permettant aux assureurs de maîtriser un risque encore relativement récent et aux professionnels de la filière d’améliorer continuellement la qualité des installations ?

Le modèle proposé répond à cet enjeu en transformant l’assurance d’une logique essentiellement indemnitaire en une démarche de gestion préventive et économique du risque. L’expertise indépendante, le PV Risk Score, les mesures correctives, la tarification différenciée et le suivi dans le temps forment ainsi une chaîne de valeur cohérente : identifier → qualifier → corriger → prévenir → assurer → suivre.

Sur le plan économique, l’intérêt du dispositif réside d’abord dans sa capacité à réduire le coût global du risque. Une meilleure connaissance de l’installation permet de détecter en amont les défauts susceptibles de générer des sinistres coûteux : défauts électriques, insuffisance des protections, problèmes de fixation, risques liés à la toiture ou défauts de maintenance.

La prévention peut ainsi contribuer à diminuer la fréquence et la gravité des sinistres, à limiter les périodes d’interruption de production et à réduire les coûts de réparation et d’indemnisation.

Pour le particulier, le bénéfice dépasse donc la simple indemnisation en cas de sinistre. Il dispose d’une évaluation indépendante de son installation, d’une meilleure visibilité sur son niveau de risque, de recommandations permettant de préserver la valeur de son investissement et d’une solution de protection adaptée.

La sécurisation de l’installation contribue également à préserver sa production énergétique et, par conséquent, les économies ou revenus associés à celle-ci.

Pour l’assureur, le dispositif constitue un outil de Risk Intelligence. La qualification homogène des installations permet progressivement de mieux sélectionner les risques, d’améliorer la segmentation tarifaire, de définir des franchises et garanties plus cohérentes et de disposer de données utiles à l’analyse des sinistres.

La constitution progressive d’une base de données sur les équipements, les défauts, les causes de sinistres, l’âge des installations et les opérations de maintenance peut également améliorer la qualité de la décision assurantielle.

Pour les experts indépendants, le modèle crée un nouveau champ d’activité autour de l’audit, de la qualification technique et du suivi des installations photovoltaïques.

Pour les installateurs et entreprises de maintenance, il crée également une demande structurée en matière de mise en conformité, de maintenance préventive et de remise en état.

Le dispositif peut donc contribuer à développer une véritable économie de la qualité autour du photovoltaïque.

Pour la filière photovoltaïque dans son ensemble, l’existence d’un référentiel de qualification et d’un mécanisme d’assurance volontaire peut favoriser la professionnalisation du marché.

La traçabilité des équipements, la qualité de la pose, la conformité électrique et la maintenance deviennent des éléments ayant une valeur économique directement identifiable.

Les acteurs les plus rigoureux peuvent ainsi être mieux valorisés, tandis que les pratiques présentant un risque élevé peuvent être progressivement corrigées.

Le bénéfice est également collectif. En réduisant les défaillances, les interruptions de production et les coûts liés aux sinistres, le dispositif contribue à améliorer la fiabilité économique des investissements photovoltaïques. Il peut ainsi renforcer la confiance des particuliers, des assureurs, des financeurs et des autres acteurs économiques dans le développement du solaire résidentiel.

Cette logique de bénéfice partagé est particulièrement importante : la valeur créée par le modèle ne doit pas être captée par un seul acteur. Elle doit être répartie entre le propriétaire de l’installation, qui bénéficie d’une meilleure protection ; l’assureur, qui dispose d’un risque mieux connu et mieux maîtrisé ; l’expert, qui apporte une qualification indépendante ; les entreprises techniques, qui interviennent sur la prévention et la maintenance ; et, plus largement, la filière photovoltaïque, qui bénéficie d’une amélioration de la qualité et de la confiance du marché.

Cette approche rejoint les évolutions récentes observées dans la gestion des risques photovoltaïques. Les travaux du National Renewable Energy Laboratory (NREL) soulignent notamment l’importance de disposer de données de sinistres et d’une meilleure connaissance technique des installations pour permettre aux assureurs de développer des produits adaptés.

Les travaux récents de l’IEA PVPS mettent également en avant l’intérêt économique d’une gestion intégrée de la qualité, de la maintenance et de la performance, en soulignant que les actions préventives engagées en amont peuvent générer des bénéfices économiques supérieurs à leur coût initial.

Ainsi, la création d’une assurance volontaire dédiée au photovoltaïque résidentiel, adossée à une expertise indépendante et à une qualification objective du risque, peut être envisagée non seulement comme un nouveau produit d’assurance, mais comme un véritable modèle économique de sécurisation des actifs photovoltaïques.

Le projet pilote proposé dans le document constitue dès lors une étape essentielle. Il permettra de mesurer concrètement les coûts de l’expertise, le taux de risques détectés, les actions correctives nécessaires, l’évolution de la sinistralité, l’acceptabilité des primes et le bénéfice économique pour chaque acteur. Ces indicateurs permettront de vérifier la viabilité du modèle avant son industrialisation.

Le véritable intérêt économique du modèle est donc de faire converger les intérêts des différentes parties prenantes. Le particulier gagne en sécurité, l’assureur en maîtrise du risque, les professionnels en activité et en valorisation de la qualité, et le marché photovoltaïque en fiabilité et en crédibilité. Cette convergence constitue la principale force économique du projet et peut devenir un argument central pour son expérimentation et son déploiement.

La mise en place de cette phase d’expertise indépendante pourrait constituer une réelle opportunité de développement économique et technologique pour la Tunisie. Elle serait notamment susceptible de créer un nombre important d’emplois qualifiés pour les ingénieurs tunisiens, tout en favorisant l’acquisition et la consolidation d’un savoir-faire national spécialisé dans le domaine photovoltaïque.

À moyen et long terme, les compétences ainsi développées pourraient dépasser le seul cadre de l’expertise et du contrôle des installations pour s’étendre progressivement à la conception et à la fabrication locale des équipements nécessaires aux installations photovoltaïques. Une telle évolution contribuerait à structurer une véritable filière industrielle nationale et pourrait également ouvrir des perspectives d’exportation, aussi bien pour les équipements que pour l’expertise et le savoir-faire tunisiens, notamment vers les marchés africains et européens.

Cette dynamique pourrait ainsi permettre à la Tunisie de se positionner progressivement comme une plateforme technologique régionale dans le domaine du photovoltaïque et, plus largement, des énergies renouvelables. L’objectif serait de construire, dans ce secteur stratégique, un véritable «label tunisien» de qualité, de compétence et de fiabilité, à l’image de la reconnaissance dont bénéficie déjà le pays dans certaines filières agricoles, notamment celles de l’huile d’olive et des dattes.

Par ailleurs, la détermination du montant et des conditions d’assurance de chaque installation photovoltaïque constitue une problématique relativement complexe, compte tenu des différences techniques, géographiques, économiques et opérationnelles existant d’une installation à une autre. Cette complexité représente également une opportunité d’innovation.

Les ingénieurs tunisiens pourraient ainsi développer des modèles d’évaluation et de gestion des risques s’appuyant sur l’intelligence artificielle et l’analyse des données. Ces outils permettraient notamment d’améliorer l’évaluation technique des installations, l’estimation des risques et, à terme, la détermination de modèles assurantiels mieux adaptés aux caractéristiques propres à chaque projet.

Les compétences et solutions technologiques développées dans ce cadre pourraient ensuite être transposées à d’autres secteurs économiques et industriels nécessitant des mécanismes similaires d’expertise, d’évaluation et de gestion des risques. Le photovoltaïque pourrait ainsi devenir un terrain d’application concret favorisant le développement de nouvelles compétences tunisiennes dans les domaines de l’intelligence artificielle, de l’ingénierie, de l’assurance et de la gestion des risques.

Dans une démarche pragmatique visant à transformer cette proposition en dispositif opérationnel, nous préconisons la mise en place d’une coordination entre l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), la Fédération tunisienne des sociétés d’assurances (Ftusa) et l’Ordre des Ingénieurs Tunisiens (OIT).

Cette coordination aurait notamment pour objectif d’étudier les modalités pratiques de mise en œuvre du dispositif, de définir les conditions techniques, réglementaires, professionnelles et assurantielles nécessaires à sa réussite, et de préciser les responsabilités ainsi que les modalités d’intervention de chacune des parties concernées.

La démarche devrait rechercher un équilibre entre les intérêts de l’ensemble des acteurs de cet écosystème : les citoyens et propriétaires d’installations photovoltaïques, les entreprises et investisseurs, les ingénieurs et experts exerçant dans ce domaine, les compagnies d’assurance ainsi que les entreprises industrielles tunisiennes susceptibles de participer à la fabrication locale des équipements nécessaires.

Au-delà de la sécurisation des installations et de leur couverture assurantielle, l’ambition devrait donc être de contribuer à la structuration et à la rationalisation d’un nouveau marché stratégique national, capable de générer de l’emploi qualifié, de favoriser l’innovation, de stimuler l’industrie locale et de développer de nouvelles capacités d’exportation.

La Tunisie dispose, à cet égard, de nombreux atouts : un potentiel solaire important, des compétences d’ingénierie reconnues, une proximité avec les marchés européen et africain ainsi qu’un tissu industriel susceptible d’accompagner progressivement le développement de cette filière.

L’enjeu consiste désormais à fédérer ces atouts autour d’un cadre organisé, fiable et durable afin de faire du développement photovoltaïque non seulement un instrument de transition énergétique, mais également un véritable levier de développement technologique, industriel et économique pour la Tunisie.

* Experts-conseillers du Doyen de l’Ordre des Ingénieurs Tunisiens (OIT).  

Bibliographie :

1- Eti, S., Yüksel, S., Dinçer, H., Pamucar, D., Deveci, M., Antucheviciene, J., Gökalp, Y. & Meral, H. (2025). Optimizing parametric insurance for renewable energy investments: Integrating fuzzy decision-making and artificial intelligence techniques. Renewable Energy, 246, 122856. Cette étude est particulièrement intéressante pour votre projet car elle traite directement de l’assurance paramétrique appliquée aux petits investissements solaires et cherche à hiérarchiser les facteurs de risque et de coût.

2- Niakh, F., Bassière, A., Denuit, M. & Robert, C. Y. (2025). Peer-to-Peer Basis Risk Management for Renewable Production Parametric Insurance. Annals of Operations Research. L’article propose une combinaison entre assurance paramétrique et partage du risque entre acteurs pour gérer l’incertitude de production solaire.

3- Schwab, A., Walker, A. & Desai, J. Insurance in the Operation of Photovoltaic Plants. National Renewable Energy Laboratory / National Laboratory of the Rockies. Ce rapport analyse les enjeux de l’assurance des installations photovoltaïques et s’appuie notamment sur plusieurs années de données de sinistres. Il est particulièrement pertinent pour justifier votre approche « données techniques → connaissance du risque → assurance ».

4- NREL / National Laboratory of the Rockies (2024). PV Reliability and Resilience in Challenging Climates. Ce travail montre notamment l’importance des événements climatiques extrêmes et de la qualité des installations dans la performance et la fiabilité des systèmes photovoltaïques.

5- IEA PVPS Task 13 (2026). Photovoltaic Project Decisions: Quality, Performance, and Economic Value. Cette référence est particulièrement récente et utile pour votre partie économique : elle met en relation qualité technique, performance, maintenance, financement et valeur économique des installations photovoltaïques.

6- IEA PVPS. Guidelines for Operation and Maintenance of Photovoltaic Power Plants in Different Climates. La publication est utile pour justifier l’intégration de la maintenance, du climat, du suivi de performance et de la prévention dans votre modèle de qualification du risque.

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Attijari bank Tunisie renforce son partenariat avec la Berd

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) renforce l’accès au financement des entreprises tunisiennes en portant de 20 millions d’euros à 70 millions d’euros la facilité de partage des risques (Risk Sharing Facility, RSF) mise en place avec Attijari bank Tunisie.

La Berd met également en place une facilité de 10 millions de dollars (8,6 millions d’euros) destinée à soutenir les investissements liés aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) des entreprises. Les sous-projets éligibles bénéficieront de subventions financées par le Royaume-Uni dans le cadre du High-Impact Partnership on Climate Action (HIPCA).

L’extension de cette facilité permettra à Attijari bank Tunisie d’accorder davantage de financements à des entreprises opérant dans différents secteurs de l’économie, soutenant ainsi l’investissement et le développement du secteur privé en Tunisie.

La facilité complémentaire de 10 millions de dollars soutiendra des investissements visant à améliorer la performance environnementale et sociale des entreprises. Les investissements éligibles pourront notamment concerner l’amélioration de l’efficacité énergétique, les installations d’énergies renouvelables et les technologies de réduction des déchets, ainsi que des initiatives liées à la formation des employés, aux bonnes pratiques de travail, à la gestion des risques et à l’égalité des genres.

À ce jour, la Berd et Attijari bank Tunisie ont signé 25 sous-projets dans le cadre de la facilité de partage des risques, représentant environ 400 millions de dinars tunisiens (118,0 millions d’euros) de financement.

Grâce à la facilité de partage des risques, la Berd partage les risques avec les institutions financières partenaires, contribuant ainsi à mobiliser des financements pour des investissements favorisant la croissance économique, le renforcement du secteur privé et l’amélioration de l’accès au financement.

Depuis le début de ses opérations en Tunisie, la Berd a investi plus de 3,1 milliards d’euros dans 97 projets à travers le pays, dont 66 % au bénéfice du secteur privé.

HIPCA est un partenariat multi-donateurs géré par la Berd. Les donateurs actifs sont l’Autriche, le Canada, la Finlande, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège, la Corée du Sud, l’Espagne, la Suisse, Taiwan ICDF, le Royaume‐Uni et les États‐Unis d’Amérique.

Communiqué.

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Tunisie : derrière la pénurie d’eau minérale, le nœud du financement et des contrôles

Dans les rayons, l’eau en bouteille manque sur l’ensemble du territoire. La canicule et les arrêts de production ponctuels liés aux coupures d’électricité expliquent en partie la tension. Mais la crise révèle aussi un effet pernicieux moins visible : depuis…

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