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Le Rapport UE 2025 alerte sur les droits humains en Tunisie

Le Rapport annuel 2025 de l’Union européenne (UE) sur les droits de l’Homme et la démocratie dans le monde présente, d’une part, des évolutions positives observées à l’échelle mondiale (transferts de pouvoir pacifiques, mobilisations citoyennes, avancées vers l’abolition de la peine de mort dans plusieurs pays) et, d’autre part, des reculs significatifs dans certains contextes et pays, dont la Tunisie.

Pour la Tunisie, le rapport relève une détérioration continue de la situation des droits humains et de l’État de droit : restrictions accrues à la liberté d’expression, d’association et de réunion ; recours à la détention arbitraire et à des poursuites pénales contre des journalistes, des avocats, des défenseur·euse·s des droits humains et des opposants politiques ; et fermeture de l’Instance nationale d’accès à l’information en août 2025. Le classement de la Tunisie dans l’indice de la liberté de la presse de Reporters sans frontières a reculé de 11 places en 2025, à la 129e position sur 180.

Le document signale également une répression renforcée contre les migrants, demandeurs d’asile et réfugiés, en particulier subsahariens, avec des arrestations et détentions arbitraires, des expulsions collectives et des allégations de mauvais traitements, dans un contexte d’absence de système national d’asile et de suspension des enregistrements par le HCR. Des protestations sociales et environnementales, notamment à Gabès, sont mentionnées.

Sur le plan de la coopération Tunisie-UE, le rapport s’inscrit dans un contexte marqué par le mémorandum d’entente de 2023 sur la migration, qui a conduit l’UE et ses États membres à mobiliser environ 105 millions d’euros pour le contrôle des frontières et les interceptions en mer, tandis que des ONG (dont Amnesty International et Human Rights Watch) appellent à plus de transparence et, dans certains cas, à la suspension de financements liés à la sécurité frontalière en l’absence de garanties crédibles sur le respect des droits humains.

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Tunisie | Les autorités ne communiquent pas le nombre de morts liées à la canicule

L’Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM) a appelé le gouvernement à déclarer l’état d’urgence sanitaire, mettant en garde contre la pression croissante sur les services d’urgence des hôpitaux publics en raison de la hausse des températures.

Dans un communiqué publié samedi 28 août 2026, l’organisation a indiqué que les services d’urgence connaissent, selon ses estimations, une augmentation qualifiée d’«inédite» du nombre d’hospitalisations et de décès liés aux coups de chaleur et aux températures élevées.

Elle a également fait état de décès survenus parmi des détenus au sein de plusieurs services d’urgence, coïncidant avec ce qu’elle a décrit comme un état d’«épuisement extrême» du personnel médical et infirmier, sous l’effet d’une pression dépassant, selon elle, les capacités du système de santé.

L’organisation a indiqué que les services compétents du ministère de la Santé avaient, selon ses informations, recensé les données relatives aux décès et aux cas d’insolation, ainsi que celles concernant la capacité d’accueil des services de réanimation, tout en précisant que ces chiffres n’avaient pas encore été officiellement publiés.

L’OTJM a réclamé la déclaration immédiate de l’état d’urgence sanitaire, appelant à soutenir les professionnels de santé et à prendre les mesures nécessaires pour faire face aux répercussions de la vague de chaleur et en limiter les risques pour les citoyens.

Le ministère de la Santé, pour sa part, préfère ne pas communiquer sur cette question ni donner des statistiques sur le nombre des décès dans les hôpitaux publics, comme si c’était un secret d’Etat. Une position inexplicable et qu’on ne saurait justifier, au moment où, dans les hôpitaux publics, les gens pleurent leurs morts dont les annonces de décès se multiplient sur les réseaux sociaux.

Le directeur régional de la santé de Sfax, le Dr Hatem Cherif, reconnaît, néanmoins, que le service des urgences du CHU Habib Bourguiba connaît une forte pression, particulièrement en cette période marquée par une augmentation des cas d’insolation et par l’afflux de nombreux patients venus des gouvernorats voisins pour se faire soigner.

Intervenant dans Diwan FM, le Dr Cherif a expliqué que cette pression s’explique par le fait que l’hôpital dispose d’un service d’urgences de niveau 3 couvrant l’ensemble de la région, tout en soulignant l’engagement des équipes médicales à prodiguer des soins à tous les patients, quelle que soit leur zone de résidence. Il s’est cependant gardé d’avancer les chiffres de décès enregistrés par cet établissement en lien avec la canicule de ces derniers jours. C’est à croire que les responsables du secteur ont reçu des instructions strictes à ce propos.

I. B.

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Pénurie d’eau: rayons vides, patience épuisée

La Tunisie n’a jamais assisté à une telle situation, même pendant la pandémie de Covid-19. À l’époque, la crise était mieux gérée. Aujourd’hui, tous les Tunisiens sont concernés, abandonnés à eux-mêmes. Plusieurs voix s’élèvent pour le dire, qu’il s’agisse d’experts ou d’universitaires.

Des files d’attente interminables et des rayons vides : on n’en entendait parler que dans les théories économiques, et certains pays d’Europe de l’Est ont déjà connu cette situation par le passé…

Ridha Chkoundali, dans un post sur Facebook, dénonce les files d’attente interminables et les rayons vides qui se multiplient en Tunisie de 2026, une situation qu’il n’avait pas connue depuis les années 1960. Il raconte avoir patienté deux heures pour acheter deux bouteilles d’eau, avec encore une heure d’attente prévue pour les remplir.

Il pointe du doigt un gouvernement lent et une administration pléthorique qui assistent, impassibles, à la dégradation des conditions sociales jour après jour. Il évoque également les coupures répétées d’électricité et d’eau — jusqu’à quatre fois par jour et la misère dans laquelle vivent les citoyens, privés même de sommeil.

Il compare la Tunisie à l’Égypte qui, malgré ses 113 millions d’habitants et des finances publiques épuisées, n’en est pas arrivée à une telle situation. Il interpelle donc le gouvernement : avec moins de 12 millions d’habitants et des problèmes dont le diagnostic et les solutions font l’unanimité parmi les experts, qu’attendez-vous pour agir ?

 

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La Tunisie fait la queue pour boire !

Où va la Tunisie ? Ruée vers « l’ô ! » Il est un peu plus de 8 heures, ce samedi 29 août 2026, devant le centre commercial Carrefour de La Marsa. La scène a quelque chose d’absurde : une file d’attente qui part du rond-point et s’enfonce jusque dans les rayons du magasin, non pas pour un nouveau smartphone ou un solde de rentrée, mais pour un pack d’eau minérale – pardon deux packs. Le spectacle, presque surréaliste, résume à lui seul l’état d’un pays où l’accès à une ressource aussi élémentaire que l’eau en bouteille est devenu un parcours du combattant.

« On n’a jamais connu une situation pareille en Tunisie », soupire Omar, 65 ans, arrivé parmi les premiers. Autour de lui, les langues se délient et les mêmes questions reviennent en boucle : « C’est ça la Tunisie aujourd’hui ? Voilà où on en est arrivés. » Certains sont là depuis 6h45, d’autres 7h00, 7h23, chacun égrène son heure d’arrivée comme on compterait les jours d’un siège.

Rien ne laisse penser que la scène soit isolée. Les mêmes files, les mêmes rayons dégarnis, les mêmes supputations se répètent vraisemblablement ce matin devant d’autres enseignes du pays : Monoprix, Magasin Général, Géant, signe que le phénomène dépasse largement La Marsa.

Une pénurie qui dure depuis un mois

Contrairement à l’image d’une crise soudaine que donne cette file, la pénurie d’eau embouteillée n’a rien d’un accident de dernière minute. Dès le 25 juillet, plusieurs grandes surfaces présentaient déjà des rayons entièrement vides ou fortement dégarnis, certaines limitant le nombre de packs vendus par client. Depuis près de quatre semaines, cette pénurie est présentée comme temporaire, mais sa fin recule au gré des déclarations officielles : la chaleur, les coupures électriques, les achats de précaution, l’épuisement des stocks, le plastique et la spéculation ayant tour à tour été désignés comme responsables. Le 17 août, le président de la Chambre nationale des commerçants de produits alimentaires en gros évoquait un retour à la normale « dans une dizaine de jours », soit aux alentours du 27 août – un délai visiblement non tenu, comme le confirme la file de ce matin.

Le paradoxe est saisissant : le pays compte 31 usines d’embouteillage tournant à plein régime, pour une capacité théorique de 520 000 bouteilles par heure, et pourtant les rayons restent vides. La canicule, les coupures de la Sonede, les pannes électriques, la pression sur les stocks et les tensions sur le plastique utilisé pour fabriquer les bouteilles se superposent pour produire cet embouteillage logistique en pleine terre… d’eau.

La spéculation s’invite dans la crise

Face à des rayons vides plusieurs jours de suite, le civisme cède parfois la place à la débrouille… et à l’abus. L’Organisation tunisienne de défense du consommateur (ODC) a dû appeler les citoyens à cesser de stocker l’eau de manière compulsive, tandis que certains petits commerces profitaient de la pénurie pour limiter les achats et revendre ensuite les bouteilles fraîches sous le manteau, moyennant une « taxe de réfrigération » totalement illégale. Devant cette dérive, le ministère du Commerce a fini par imposer, le 19 août 2026, un plafonnement des prix : la bouteille d’1,5 litre est désormais fixée à 850 millimes maximum, avec une marge brute bridée à 15 % pour les grossistes et détaillants. Un plafond que beaucoup, sur le terrain, continuent visiblement d’ignorer.

 

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Sonede, Steg : les symptômes d’un mal plus profond

Interrogé dans la file, un homme d’un certain âge résume ce que beaucoup pensent tout bas : « On entend les gens s’en prendre à la Sonede, à la Steg. Ils n’ont pas complètement tort, mais quand on analyse la situation, la responsabilité première et dernière revient à l’État, qui n’a pas su – ou voulu – donner à ces entreprises les moyens financiers d’investir et d’entretenir leurs infrastructures. »

Le constat n’a rien d’anecdotique. Le réseau de distribution d’eau potable, vieillissant, cumule les avaries : à Menzel Temime, Kelibia et Hammam Ghezez, une panne sur une conduite principale de 600 mm a provoqué, début août, une coupure majeure de plusieurs jours ; à Mahdia et à Sfax, une coupure d’électricité à la station de pompage de Kerker a interrompu la distribution dans une dizaine de délégations ; et à Borj Er-Ras, dans la région de Mahdia, des habitants sont restés privés d’eau pendant près de vingt jours, la Sonede ne parvenant à assurer qu’une à deux heures d’approvisionnement quotidien. Un réseau qui, selon certains observateurs, semble condamné à un éternel rafistolage plutôt qu’à une véritable rénovation des canalisations.

C’est précisément cet enchaînement (eau du robinet peu fiable, réseau électrique fragile, chaîne d’approvisionnement en bouteilles sous tension) qui transforme une contrainte structurelle en scène de pénurie visible, devant un supermarché, un samedi matin d’été…

Pendant ce temps, à Tunis, des rassemblements organisés notamment par le collectif Nafas ont exprimé le mécontentement populaire face aux coupures récurrentes d’eau et d’électricité et à la cherté de la vie.

Ce matin-là, devant Carrefour La Marsa, ce n’est donc pas seulement une file d’attente que l’on observe, mais le symptôme visible d’une crise structurelle : sous-investissement dans les réseaux publics, dépendance à un marché de l’eau embouteillée lui-même fragilisé, et une confiance citoyenne dans les services de base qui s’érode un peu plus chaque semaine.

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Drame de Ben Guerdane | Rassemblement à Paris en solidarité avec les familles des victimes

Après le drame de Ben Guerdane, des activistes tunisiens en France organisent un rassemblement de solidarité avec les familles des victimes sous le slogan «De Ben Guerdane à Paris : nos vies ont la même valeur», et ce, le dimanche 30 août à 14heures à la Fontaine des Innocents, Châtelet, Paris.

Quinze jeunes ont pris la mer à la recherche d’un avenir. Douze corps ont été retrouvés, deux jeunes sont toujours portés disparus et un seul a survécu, après deux jours et deux nuits en Méditerranée. 

Derrière ces chiffres, il y a des vies, des familles, des rêves et une jeunesse qui demande simplement le droit de vivre dignement et d’espérer. 

Cette mobilisation est une initiative citoyenne de Tunisiennes et Tunisiens résidant à l’étranger «Tunisiennes et Tunisiens contre le Racisme». Elle n’appartient à aucun parti et ne se place sous aucune bannière politique.

«Nous refusons de rester silencieux. Nous nous rassemblons pour défendre les droits humains, la dignité, l’égalité et le droit à la vie, et pour dire clairement notre refus de toutes les formes de racisme, de discrimination et de déshumanisation des personnes migrantes, quelles que soient leur origine, leur nationalité ou la couleur de leur peau», affirment les organisateurs dans un appel au rassemblement. Ils ajoutent : «Nous refusons que la Méditerranée continue d’être un cimetière. Nous refusons que la migration soit traitée uniquement à travers les frontières, les contrôles, les bateaux et les accords sécuritaires. Nous demandons des politiques qui donnent aux jeunes des perspectives : emploi, développement, dignité et voies de mobilité sûres et légales.»

«La responsabilité est partagée. La Tunisie comme l’Europe doivent assumer leurs responsabilités. La protection des frontières ne peut jamais avoir plus de valeur que la protection des vies humaines», affirment-ils encore, tout en appelant les Tunisiennes et Tunisiens de France, mais aussi toutes les citoyennes et tous les citoyens de Paris et de ses alentours qui partagent ces valeurs, les associations, les syndicats, les défenseurs des droits humains et toutes les personnes refusant le racisme et l’indifférence, à les rejoindre lors du rassemblement prévu dans la capitale française. «Parce qu’une vie tunisienne, africaine, européenne ou d’ailleurs a exactement la même valeur. Nos jeunes rêvent d’avenir : Tunisie et Europe, ne les condamnez pas à mourir. De Ben Guerdane à l’Europe, que la Méditerranée relie nos vies, qu’elle ne les engloutisse plus», concluent-ils.

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Tarente 2026 : Un deuxième athlète tunisien porté disparu, cette fois à Rome

Un deuxième athlète tunisien participant aux Jeux méditerranéens de Tarente-2026 est désormais porté disparu. Le joueur de raffa Mohamed Amine Saïdi, 22 ans, est sans nouvelles depuis deux jours après son passage à l’aéroport de Rome, selon le président de la Fédération tunisienne de boules et pétanque, Imed Bouzriba. La Fédération a saisi le ministère de la Jeunesse et des Sports, tandis qu’un rapport doit être établi sur les circonstances de cette disparition.

Saïdi absent lors du passage à Rome

Selon Imed Bouzriba, cité vendredi par l’envoyé spécial de la TAP à Tarente, Mohamed Amine Saïdi avait rejoint l’aéroport de Bari avec ses coéquipiers de la sélection tunisienne de boules et pétanque, après leur participation aux Jeux méditerranéens.

La délégation devait ensuite prendre un vol intérieur vers Rome, avant de poursuivre son voyage en direction de Tunis.

C’est à l’arrivée dans la capitale italienne que les membres de la délégation ont constaté l’absence du joueur. Des recherches ont immédiatement été engagées à l’aéroport, mais elles sont restées infructueuses.

Le temps limité dont disposait la délégation avant l’embarquement du vol vers Tunis a toutefois compliqué ces recherches.

Les services de sécurité alertés avant le départ

Le chef de la délégation tunisienne de boules et pétanque, Raouf Lakili, également entraîneur de l’équipe nationale de raffa, a alerté les services de sécurité présents à l’aéroport de Rome avant le décollage de l’avion à destination de Tunis. Lakili a ensuite informé officiellement Imed Bouzriba de la disparition jeudi.

À la suite de cette alerte, la Fédération tunisienne de boules et pétanque a adressé un courrier électronique au ministère de la Jeunesse et des Sports pour l’informer de la situation.

Un rapport détaillé doit également être établi par Raouf Lakili afin de retracer les circonstances du déplacement de la délégation et de la disparition du joueur. Ce document doit être transmis ultérieurement à l’autorité de tutelle.

Un deuxième athlète tunisien porté disparu à Tarente

Cette affaire intervient seulement quelques jours après celle de Chahd Jeljeli, lutteuse tunisienne de 20 ans, également portée disparue alors qu’elle participait aux Jeux méditerranéens de Tarente.

Dans son cas, la disparition avait été signalée à Tarente même, le 25 août, après son combat pour la médaille de bronze dans la catégorie des moins de 57 kg. Selon le chef de la délégation officielle tunisienne, Hatem Mernaoui, la lutteuse avait quitté la salle de compétition sans prévenir son entraîneur. Les recherches menées dans la salle puis au village méditerranéen n’avaient pas permis de la retrouver, tandis que ses effets personnels étaient restés dans sa chambre.

La délégation tunisienne avait alors alerté le ministère de tutelle, le Comité national olympique tunisien, le comité d’organisation des Jeux ainsi que les services de sécurité présents sur le site.

Un joueur de raffa récemment médaillé en Afrique

Mohamed Amine Saïdi est sociétaire de l’Association de boules et de pétanque d’Ezzahra. Le joueur avait récemment remporté deux médailles, une en argent et une en bronze, aux Championnats d’Afrique de raffa organisés à Chlef, en Algérie.

À Tarente, il avait pris part aux épreuves de raffa, sans parvenir à monter sur le podium dans les compétitions individuelle et double messieurs.

Le président de la Fédération tunisienne de boules et pétanque, Imed Bouzriba, le décrit comme un joueur de valeur, doté d’un potentiel prometteur et reconnu pour ses qualités humaines et morales.

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Protéger les enfants en ligne : pour une réponse à la hauteur des risques

Les appels à restreindre l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans se multiplient en Tunisie. Ces mesures, présentées comme des « interdictions », sont techniquement des restrictions fondées sur l’âge, traduisant une inquiétude légitime des parents face à des enfants passant des heures devant les écrans, exposés à des usages numériques affectant leur sommeil, bien-être, confiance ou scolarité. Les réseaux sociaux sont devenus le théâtre du cyberharcèlement, de sollicitations sexuelles et de contenus violents ou haineux.

Pourtant, ces plateformes sont aussi des lieux d’apprentissage, de créativité et d’accès à l’information. La responsabilité collective n’est pas de choisir entre opportunités et protection, mais de permettre aux enfants de bénéficier des premières sans être exposés aux seconds, en intégrant sécurité, vie privée et bien-être dès la conception. En Tunisie, une enquête U-Report de 2021 révèle que près d’un adolescent sur deux déclare avoir vécu ou observé une violence en ligne.

Ce débat dépasse la Tunisie : de nombreux pays comme Australie, Royaume-Uni, Union africaine, États européens réfléchissent à la protection des enfants en ligne. Les restrictions d’âge ne peuvent constituer qu’un élément d’une approche globale : seules, elles ne suffisent pas et risquent de priver les jeunes de bénéfices numériques.

Lire aussi: Cyberviolence et addiction numérique : le cauchemar des jeunes

Une interdiction partielle peut envoyer un signal fort, mais ne résoudra pas le problème, car les risques tiennent aussi à la conception des plateformes.

Leurs algorithmes privilégient l’engagement plutôt que le bien-être, recommandant des contenus captivants. Leur modèle économique repose sur le temps d’attention. Lorsque des restrictions d’âge sont isolées, les caractéristiques à l’origine des risques demeurent, réduisant l’incitation des entreprises à investir dans des systèmes adaptés aux enfants. Les enfants contournent les contrôles comptes empruntés, appareils partagés  avec un risque accru de ne pas signaler les abus.
Nous demandons aux enfants de se protéger d’environnements non conçus pour leur sécurité, aux parents de contrôler des technologies échappant à leur maîtrise, aux écoles de réparer les conséquences d’écosystèmes conçus pour capter l’attention. Le débat doit interroger la responsabilité des plateformes. Lorsqu’un produit présente des risques pour les enfants, nous exigeons des fabricants qu’ils améliorent sa sécurité. Pourquoi moins d’exigences pour des plateformes utilisées par des millions d’enfants ?

Plusieurs pistes : renforcer le cadre juridique ; exiger la sécurité dès la conception (« safety by design ») ; améliorer la coopération avec les plateformes ; développer des mécanismes de signalement et retrait de contenus illicites.

L’UNICEF recommande d’investir dans l’éducation au numérique, l’accompagnement parental, la formation des enseignants et le renforcement des services de protection.

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Soldes d’été: entre scepticisme des consommateurs et promesses de “vraies” réductions

Certains Tunisiens scrutent déjà les vitrines dès les premiers jours pour prendre de l’avance, tandis que d’autres préfèrent attendre la première, voire la deuxième démarque. L’objectif est de repérer dès maintenant les articles à acheter le jour J. Pourtant, cet été, ils sont peu nombreux à se lancer réellement dans les soldes.

Pour beaucoup, les « soldes » tels qu’ils existent en Tunisie ne correspondent pas à l’idée de vraies promotions, contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays où l’on parle bel et bien de réductions significatives. Les soldes d’été, qui ont débuté le 7 août et s’achèveront dans six semaines, devaient être, selon le discours officiel, une occasion de rafraîchir sa garde-robe à prix réduits. Dans la pratique, cependant, le grand public reste sceptique quant à la nature même de ces opérations.

“Ce ne sont pas de vraies soldes”

Mohamed Ali, un jeune Tunisien, décrit son expérience : « J’ai fait un tour le matin à 8 h au centre-ville, dans des grandes marques. À 9 h, il n’y avait pas grand monde. J’ai l’impression que ce ne sont pas de vraies soldes. Il y a 30 dinars de réduction par rapport au prix habituel, ça reste excessivement cher. Le reste varie entre 70 et 90 dinars. Je trouve que c’est de la camelote. »

Et d’ajouter : « C’est devenu une société de consommation : les gens achètent n’importe quoi. Alors qu’il y a la friperie : une bonne partie des Tunisiens préfèrent y aller, c’est moins cher. On peut tomber sur des pièces uniques et de bonnes marques.  »

Il note toutefois : « J’ai constaté qu’il y a pas mal de gens qui achètent deux ou trois pièces. Je suis assez souvent en ville et j’ai bien vu les soldes au rendez-vous ».

En somme, l’intérêt du Tunisien durant cette période, c’est qu’il cherche à acheter du neuf avec le moindre coût. Si la vague de chaleur persistante a clairement freiné la fréquentation des magasins de vêtements et de chaussures, elle ne suffit pas à expliquer à elle seule la faiblesse des ventes.

Malgré des rabais légaux d’au moins 20%, les promotions ne suffisent plus à déclencher l’acte d’achat. Les consommateurs reportent les dépenses non urgentes, prolongent la durée d’usage de leurs vêtements et privilégient le strict nécessaire.
Les commerçants espèrent un rebond avec la baisse attendue des températures et l’effet de la rentrée scolaire, mais toute reprise dépendra surtout de la marge de manœuvre budgétaire des ménages.

En bref, le problème des soldes 2026 n’est pas seulement climatique ou commercial : il reflète un consommateur plus prudent, qui compte chaque dinar et arbitre en faveur des dépenses du quotidien.

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Administration | Retour à la double séance à partir du mardi 1er septembre  

Après deux mois sous le régime de la séance unique estivale, synonyme de farniente et de chute de la productivité, l’horaire d’hiver sera rétabli à partir du mardi 1er septembre 2026 pour les agents de l’État, des collectivités locales et des établissements publics à caractère administratif. Dans l’espoir que la productivité remonte la pente ne fut-ce que légèrement.

C’est ce qu’a annoncé la Présidence du gouvernement dans un communiqué publié ce vendredi 28 août 2026, en précisant que l’horaire administratif pour les journées de lundi, mardi, mercredi et jeudi est réparti en deux séances : la première s’étend de 8h30 à 12h30, tandis que la seconde débute à 13h30 et se poursuit jusqu’à 17h30.

Le communiqué précise aussi que les horaires de travail du vendredi débutent à 8 heures du matin et se prolongent jusqu’à 13 heures pour la séance du matin, tandis que la séance de l’après-midi reprend à 14h30 pour se poursuivre jusqu’à 17h30.

I. B.

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Tunisie – Se soigner peut-il appauvrir ?

Tomber malade ne devrait pas compromettre l’équilibre financier d’une famille. Pourtant, pour de nombreux ménages tunisiens, une maladie chronique, un traitement prolongé ou des examens médicaux coûteux peuvent rapidement déséquilibrer le budget. Derrière les chiffres des dépenses de santé se cache ainsi une réalité douloureuse : celle de familles contraintes de puiser dans leurs revenus, de réduire d’autres dépenses essentielles ou parfois de s’endetter pour pouvoir se soigner.

Dans un entretien exclusif accordé à L’Économiste Maghrébin, Chokri Arfa, professeur universitaire et expert en économie et financement de la santé, alerte sur le poids du reste à charge pour les ménages. Selon lui, la question n’est pas seulement de savoir combien la Tunisie dépense pour la santé, mais surtout qui paie et dans quelle mesure le système protège réellement les patients contre le risque financier de la maladie qui peut engendrer l’appauvrissement.

Une charge directe qui fragilise les ménages

En 2023, les ménages tunisiens ont financé directement près de 38 % des dépenses courantes de santé, selon les données citées par Chokri Arfa. Autrement dit, sur 100 dinars consacrés à la santé, près de 38 dinars sont payés directement par les patients et leurs familles. Cette proportion est d’autant plus préoccupante que les analyses internationales retiennent 20 % comme repère au-delà duquel la dépendance aux paiements directs accroît fortement le risque de dépenses catastrophiques et d’appauvrissement. La Tunisie se situe ainsi à près du double de ce niveau.

Pour Chokri Arfa, le problème réside moins dans le volume global des dépenses de santé que dans leur mode de financement. Plus la part restant à la charge des ménages est élevée, plus le risque financier lié à la maladie repose sur les individus plutôt que sur les mécanismes de solidarité collective.

Ce risque est bien réel. En 2021, 10,6 % des ménages tunisiens consacraient au moins 10 % de leur budget aux soins, contre 8,4 % en 2015. Pour les familles modestes, quelques consultations supplémentaires, un traitement coûteux ou des examens répétés peuvent alors suffire à déséquilibrer durablement le budget.

Médicaments, examens et maladies chroniques : la facture s’alourdit

Une grande partie de cette charge se concentre sur les médicaments. Selon l’universitaire, ils représentent plus des deux tiers du reste à charge des ménages, dont plus de 60 % sont réalisés dans les pharmacies privées.

La situation est encore plus difficile pour les ménages les plus pauvres. Les médicaments absorbent jusqu’à 78 % de leurs dépenses directes de santé, les contraignant parfois à s’endetter, à réduire d’autres dépenses essentielles ou à reporter leurs soins.

Les examens médicaux alourdissent également la facture. Entre 2015 et 2021, le coût des analyses de laboratoire et de l’imagerie médicale a augmenté de 84 % en termes réels, selon les données citées par Chokri Arfa. La pression est encore plus forte lorsqu’un membre de la famille souffre d’une maladie chronique : le ménage dépense alors deux fois plus pour sa santé. Les frais médicaux ne sont plus occasionnels, mais deviennent une charge récurrente qui pèse sur le budget mois après mois.

Quand la maladie fait basculer dans la pauvreté

Plus préoccupant encore est l’effet de ces dépenses sur le niveau de vie. Selon un récent rapport de la Banque mondiale cité par Chokri Arfa, les paiements directs de santé auraient fait basculer environ 260 000 personnes supplémentaires sous le seuil de pauvreté en 2021. Autrement dit, ces dépenses auraient entraîné une hausse de 2,2 points de pourcentage du taux de pauvreté, contre 1,8 point en 2015. L’impact financier de la maladie s’est donc aggravé plutôt que stabilisé.

Pour l’expert, cette situation est certes, liée aux difficultés du secteur public. Les ruptures de médicaments, l’insuffisance de plateaux techniques, les files d’attente et autres limites de l’offre peuvent contraindre les patients à se tourner vers le secteur privé, où ils doivent souvent payer davantage de leur poche. La dépense de santé finit alors par concurrencer les autres besoins essentiels du foyer.

C’est là que les statistiques prennent tout leur sens. Les 38% ne représentent pas seulement une proportion dans les comptes de la santé. Ils correspondent à des dinars prélevés directement sur le budget des familles, à des dépenses qui s’ajoutent aux charges courantes et, pour les plus vulnérables, à un risque réel de basculer dans la pauvreté.

Selon Chokri Arfa, l’enjeu n’est pas seulement de mesurer le coût des soins, mais de savoir qui supporte le risque financier lorsque survient la maladie. En Tunisie, une part encore trop importante de ce risque repose sur les ménages : se soigner peut alors devenir bien plus qu’une épreuve médicale. Pour certaines familles, cela peut aussi devenir une épreuve financière, avec une facture qui ne s’arrête pas à la pharmacie ou à l’hôpital, mais peut finir par atteindre le niveau de vie tout entier.

Face à ce constat, la protection financière des ménages doit être au cœur de toute réforme : si la maladie ne choisit pas ceux qu’elle frappe, le système de santé doit empêcher qu’elle ne détermine aussi qui s’endette ou s’appauvrit. 

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Entre chaleur et manque d’eau : un tiraillement de trop

Le citoyen tunisien n’est pas du tout à envier ces jours-ci, étant donné qu’il traverse une crise exceptionnelle où il s’est retrouvé entre le marteau et l’enclume. Et pour le dire plus clairement, entre une chaleur quotidienne diurne et nocturne qui perdure depuis au moins un mois et demi et un manque d’eau embouteillée représenté par de petites apparitions qui ne suffisent pas à étancher une soif devenue permanente. La malchance et l’anachronisme qui déterminent désormais l’existence du citoyen tunisien lambda y sont légion et irritent la vie de ce dernier. Pourtant, il en a vu passer auparavant des périodes similaires au niveau des températures très élevées durant les étés. Mais il s’y est ajouté, en l’an de grâce 2026, aussi bien le problème des coupures de l’eau de robinet, que celui de la disparition de l’eau en bouteilles qu’il avait cru impossible de tarir.

La chaleur, la soif, en plus de la pénible recherche parfois superflue en ville d’une bouteille d’eau, ont rendu sa vie tristounette et banale. Et si la chanson dit que «La vie est une histoire d’amour», son histoire à lui est devenue «Une histoire d’eau» dans un contexte plutôt douloureux, tout à fait à l’opposé de celle que raconte le court métrage du même titre réalisé en 1958 par Jean Luc Godard et François Truffaut. Là où l’héroïne fuit le déluge de la pluie. Ici et maintenant, et sous nos cieux, les choses se passent à l’opposé car le citoyen est à la recherche d’une goutte d’eau à boire dans une chaleur torride. Et même s’il pleut, la situation ne changera pas d’une once. Tout semble stagner et n’est pas sans provoquer la peur chez tout un chacun. Etat stationnaire, comme déclaré par un médecin à propos de l’état de santé de son patient. Entre la peur et l’espérance, l’espoir doit-il demeurer ? Dans un contexte et des circonstances un peu trop exceptionnels.

Lotfi BEN KHELIFA

 

 

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Semmama s’invite au Sommet mondial sur la lutte contre la désertification : restaurer les terres, restaurer l’espoir!

La question de la désertification est entrée dans l’agenda mondial lors du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro de 1992. La COP17 organisé en Mongolie  ne doit pas seulement proclamer une nouvelle déclaration, mais définir des principes communs : systèmes d’alerte précoce, évaluation des risques, planification nationale, gestion intégrée de l’eau, financement et partage des données scientifiques.Le choix de la Mongolie n’est pas seulement symbolique. Avec 1,5 million de km2, , ce vaste pays compte parmi les territoires les plus exposés à la dégradation des terres Sécheresses, surpâturage, tempêtes de poussière , fragilisent directement le modèle pastoral. Le nombre annuel de jours de tempêtes de sable et de poussière a plus que triplé depuis les années 1960.

A cette occasion, la Mongolie a renforcé la mobilisation du public et la participation des jeunes à travers des dialogues nationaux et des activités de sensibilisation. Adnen Helali est un acteur et poète tunisien. Il est le fondateur du Centre Culturel Semmama dans la région Kasserine au centre-ouest de la Tunisie. ll participe à la COP17 de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD/UNCCD) à Oulan-Bator, notamment dans le cadre de la Caravane mondiale de la Route de la Soie et de la promotion du pastoralisme et des territoires ruraux.

Sous le thème « Restaurer les terres, restaurer l’espoir », la COP17 , organisée à Oulan-Bator, cherche à accélérer la restauration des écosystèmes dégradés, renforcer la résistance aux sécheresses et mobiliser des financements pour les pays les plus touchés par la désertification. A cette occasion, la « Journée de Semmama… Résister à la désertification culturelle », a été organisée le mardi 25 août dans l’espace vert du Sommet dans le cadre du Sommet mondial sur la lutte contre la désertification à Oulan-Bator, capitale de la Mongolie, parrainée par  Adnen Helali, un acteur et poète tunisien et le fondateur du Centre Culturel Semmama dans la région Kasserine..« Cette COP17 nous rappelle une vérité essentielle : lorsque nous restaurons la terre, nous restaurons aussi l’espoir » précise Adnane Helali. « Aujourd’hui, nous souhaitons porter la voix de Sammama, une région qui connaît les défis de la sécheresse, de la dégradation des terres et de la fragilité des ressources naturelles, mais qui possède également une richesse extraordinaire : ses populations, son savoir-faire, ses terres et sa capacité à construire un avenir durable.La désertification n’est pas seulement une question environnementale. Elle touche directement la vie des populations. Elle affecte l’agriculture, l’eau, l’emploi, la sécurité alimentaire et les conditions de vie des générations futures.C’est pourquoi nous devons passer des engagements à l’action.

Pour Sammama, cela signifie investir dans la restauration des terres, améliorer la gestion de l’eau, soutenir les agriculteurs et les communautés locales, protéger les parcours et développer des pratiques agricoles adaptées aux conditions climatiques.Cela signifie également donner une place centrale aux jeunes et aux femmes, car ils ne doivent pas être uniquement les bénéficiaires des politiques environnementales : ils doivent être des acteurs de leur conception et de leur mise en œuvre.La présence de la Mongolie à la tête de cette COP17 est particulièrement symbolique. Près de 77 % du territoire mongol est considéré comme dégradé, ce qui montre que la dégradation des terres est un défi qui dépasse les frontières et concerne toutes les régions du monde »

Et d’ajouter « Nous ne demandons pas seulement de protéger nos terres. Nous demandons de leur donner un avenir.Nous appelons à renforcer la coopération internationale, à mobiliser les financements nécessaires et à transformer les engagements internationaux en projets concrets sur le terrain.Sammama peut devenir un exemple de résilience, de restauration et d’innovation.Ensemble, nous pouvons restaurer nos sols, préserver notre eau, renforcer notre sécurité alimentaire et offrir à nos jeunes une raison de rester, de créer et de construire leur avenir chez eux.La terre n’appartient pas seulement à notre génération. Nous l’empruntons aux générations futures.Faisons donc de cette COP17 un moment de décision et d’action ».

La désertification n’est pas seulement un phénomène environnemental.

L’idée centrale défendue par Helali est particulièrement intéressante : la désertification n’est pas seulement un phénomène environnemental. La protection des parcours pastoraux passe aussi par la préservation de la mémoire, des savoir-faire, de la culture et des modes de vie des communautés rurales.La journée de Semmama constitue donc une manière de porter l’expérience tunisienne de Semmama sur la scène internationale, dans le cadre de la COP17, dont le thème est « Restaurer les terres, restaurer l’espoir ». Cette journée s’est ouverte  par la présentation de son nouveau recueil de poésie, « Le vent garde nos traces », avec la participation de la chanteuse mongole Enkhgerel Shinzorig, de la poétesse indienne Barnet Kaur, de la chanteuse malienne Inna Modja et du guitariste français William Fourny, en présence de M. Ts. Iderbat, ministre mongol de l’Alimentation, de l’Agriculture et de l’Industrie légère. Le programme s’est poursuivi avec la projection du film documentaire If the Rangelands Could Speak, réalisé par l’Allemande Lizzy Gable, qui retrace le parcours de la Silk Road Caravan, à laquelle Adnen Helali a participé, de la Turquie jusqu’en Mongolie. La journée a également  été l’occasion de présenter l’œuvre d’artisanat « Année internationale des parcours et des pasteurs en vert », réalisée par les artistes Marwa Gdima, Oumaima Boulaares et Khaled Khayatai, en collaboration avec des artisanes de Djebel Semmama et de Bir El-Kassâa. Les distinctions « Soleil de Semmama » ont été remises à plusieurs personnalités et artistes ayant marqué cette rencontre, parmi lesquels : M. Ts. Iderbat, ministre mongol de l’Alimentation, de l’Agriculture et de l’Industrie légère, la photographe sud-africaine Kiara Worth, dont les images prises pendant le Sommet sont devenues l’une des principales mémoires visuelles de l’événement ,la  troupe d’Oulan-Bator du patrimoine nomade, qui préserve la rare tradition musicale du khöömii, inspirée des sons de la nature et Burmaa Dashbal, présidente de l’organisation Green Rangeland Gold, et l’une des personnalités ayant contribué à porter l’initiative de l’Année internationale des parcours et des pasteurs.

                                Kamel Bouaouina

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1er septembre : retour aux horaires d’hiver dans l’administration

La Présidence du gouvernement a annoncé la reprise du régime horaire hivernal à compter du mardi 1er septembre 2026. Cette mesure concerne les agents de l’État, les collectivités locales ainsi que les établissements publics à caractère administratif.

À partir de cette date, les horaires de travail seront répartis sur deux plages horaires du lundi au jeudi. Les agents travailleront de 8h30 à 12h30, puis reprendront leur activité de 13h30 à 17h30.

Le vendredi, la journée de travail débutera plus tôt. Les services administratifs seront ouverts de 8h00 à 13h00, avant une reprise de 14h30 à 17h30.

Ce changement marque ainsi la fin du régime horaire estival et le retour à l’organisation habituelle des horaires de travail dans les administrations publiques.

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Dr Dhokkar alerte | «Les décès augmentent dans les hôpitaux publics en Tunisie»

«En l’absence de moyens de refroidissement et de lits de réanimation, des gens meurent dans les hôpitaux», a alerté le Dr Wajih Dhokkar, président de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM), en déplorant que le ministère de la Santé, malgré la situation difficile dans les hôpitaux publics en raison de la canicule, des coupures de courant électrique, et du manque chronique d’équipements et de personnels, refuse de déclarer l’état d’urgence sanitaire.

Dr Dhokkar a souvent alerté sur les conditions impossibles dans lesquelles lui et ses collègues travaillent dans les hôpitaux publics, qui manquent de tout. Il est revenu une nouvelle fois, hier, jeudi 27 août 2026, sur ce sujet, dans une publication sur les réseaux sociaux où il a dénoncé «la négligence du ministère de la Santé, alors que le nombre de décès augmente parallèlement à la vague de chaleur.»

«C’est une injustice sans nom ! Des gens se retrouvent en réanimation et perdent la vie à cause de coups de chaleur, faute de moyens de refroidissement et de lits de réanimation adéquats. Pourtant, le ministère refuse de déclarer l’état d’urgence sanitaire», a-t-il écrit, sachant que le ministère de la Santé ne publie aucune statistique sur le nombre de morts dues à la canicule, comme on le fait dans les autres pays, continuant à botter en touche et à faire comme si de rien n’était, alors que la situation empire dans tous les établissements hospitaliers publics et même dans certaines cliniques privées.

«À présent, la direction de l’hôpital Tahar Sfar de Mahdia, sur instruction du ministère de la Santé, refuse d’accepter le moindre don. On vous rétorque que nous n’avons besoin de rien et que la situation sanitaire est normale, ne nécessitant aucune intervention particulière», a-t-il ajouté.

Rappelons que les jeunes médecins opérant dans les hôpitaux publics ont lancé récemment un appel aux citoyens pour qu’ils fassent don d’équipements de refroidissement aux hôpitaux publics qui en manquent. Cela ne semble pas avoir été du goût de la tutelle qui y a vu une remise en question de la capacité des autorités publiques à faire face à la situation.

Un autre jeune médecin, Dr Baha Eddine Rabei, a abondé dans le même sens dans un poste Facebook que nous traduisons ici : «Une journée catastrophique dans la plupart des services d’urgence du pays ! Je discutais avec Wajih [Dhokkar], qui est de garde au service des urgences de Mahdia. La situation est désastreuse aux urgences de l’hôpital Tahar Sfar de Mahdia ; le nombre de décès liés à la hausse des températures est très élevé… et c’est le même constat chaque jour dans tous les hôpitaux de la République. Mes amis, assez d’obstination : décrétez l’état d’urgence sanitaire… Tenez une conférence de presse d’urgence et communiquez-nous les chiffres concernant les décès ; assez d’obstination, vraiment assez ! Ouvrez les portes des hôpitaux aux dons des citoyens ; tous les services d’urgence ont un besoin urgent de moyens de refroidissement : glace, ventilateurs, etc… Au fait, nous avons bien pris note du mécontentement des responsables face à nos propos ; sachez que toute tentative de cibler les dirigeants de l’organisation [OTJM] se heurtera à une intensification de notre lutte (nous reviendrons sur ce point une fois la vague de chaleur passée).»

I. B.

  

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Algérie | Trois jours de deuil après une nuit de feu et de mort

L’Algérie est en deuil. Trois jours de deuil national ont été décrétés à compter de ce jeudi 27 août 2026, après les incendies meurtriers qui ont frappé plusieurs wilayas du centre et de l’est du pays. Douze personnes ont perdu la vie et 54 autres ont été blessées, dont 6 dans un état grave. Le bilan humain est particulièrement lourd à Jijel, avec 5 morts, à Béjaïa, avec 4 victimes, et à Tizi-Ouzou, où 3 personnes ont péri. Parmi les victimes figure un enfant de 8 ans.

Derrière ces chiffres se trouvent des familles qui, en quelques heures, ont basculé dans le deuil. Des proches qui attendaient un retour qui ne viendra plus, des parents confrontés à la disparition brutale d’un enfant, des maisons où une place restera désormais vide. Le feu ne laisse pas seulement derrière lui des arbres calcinés et des terres ravagées. Il laisse des absences.

Les incendies ont touché plusieurs localités, notamment dans les wilayas de Jijel, Béjaïa et Tizi-Ouzou. Des familles ont dû être évacuées alors que les flammes, attisées par les conditions météorologiques, menaçaient des zones habitées. Les services de la Protection civile, les forces de sécurité, les autorités locales et de nombreux citoyens ont été mobilisés pour tenter de contenir les foyers et mettre les populations à l’abri.

À Jijel, particulièrement touchée, la situation a nécessité une mobilisation importante.

Dans les zones touchées, les secours poursuivent leur travail alors que les habitants tentent de mesurer l’ampleur des dégâts.

Après les flammes, les questions

Les enquêtes ouvertes afin de déterminer les causes des incendies devront permettre d’établir les circonstances exactes dans lesquelles les différents foyers se sont déclarés et de déterminer, le cas échéant, les responsabilités. La question est d’autant plus importante que l’Algérie connaît, été après été, des incendies qui frappent les mêmes régions avec une violence parfois dévastatrice. La chaleur extrême, la sécheresse et les vents favorisent la propagation des flammes, mais ces facteurs ne sauraient à eux seuls résumer le problème. La prévention, la surveillance des zones forestières, l’entretien des espaces vulnérables, l’alerte précoce et la rapidité des interventions sont autant d’éléments qui doivent être interrogés. Car lorsque les flammes atteignent les villages et les habitations, il ne s’agit plus seulement de protéger une forêt. Il s’agit de sauver des vies. Les enquêtes annoncées devront apporter des réponses précises, au-delà des premières explications liées aux conditions climatiques.

Pendant les 3 jours de deuil national, les drapeaux seront mis en berne dans tout le pays et les manifestations festives ainsi que les compétitions sportives nationales sont suspendues. La première journée du championnat de Ligue 1 Mobilis a été reportée aux 3, 4 et 5 septembre.

L’Algérie pleure aujourd’hui ses morts et rend hommage aux victimes et aux hommes et aux femmes qui ont affronté les flammes pour protéger les populations. Lorsque le feu sera définitivement éteint, il restera pourtant une obligation : se souvenir et comprendre. Comprendre pourquoi les incendies reviennent chaque été avec une telle violence. Comprendre comment mieux protéger les populations. Comprendre enfin comment éviter que d’autres familles algériennes aient, demain, à connaître la même douleur. Parce qu’un deuil national ne devrait jamais être seulement un moment de silence. Il devrait aussi être le début d’une exigence.

Djamal Guettala 

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Mal-logement : pour le préfet de Police, les associations entretiendraient le sans-abrisme

Au cœur de l’été, suite à l’évacuation de personnes sans-abri qui occupaient le parvis du Samu social, la Préfecture de Police accusait les associations. Utopia 56 s’indigne de ces propos. En bref Le préfet de Police Patrice Faure a accusé…

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Carburants | Menace de grève des transporteurs pour les 23 et 24 septembre   

Comme si, en pleine canicule estivale, les coupures fréquentes d’électricité et d’eau du robinet, les pénuries d’eau embouteillée, les longs retards des vols de la compagnie nationale Tunisair, entre autres désagréments, ne suffisaient pas au malheur des Tunisiens, voilà que l’on annonce, pour très bientôt, de longues files d’attente devant les stations d’essence pour remplir les réservoirs des voitures.  

Le département du secteur privé de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a émis, ce jeudi 27 août 2026, un préavis de grève pour le secteur du transport d’hydrocarbures, annonçant une grève sectorielle les 23 et 24 septembre 2026 sur tous les lieux de travail à travers le territoire national.

Les représentants des travailleurs du secteur, réunis hier mercredi au siège de l’UGTT sous la supervision du secrétaire général adjoint chargé du secteur privé et du secrétaire général de la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques, ont justifié cette grève par le non-respect, par les parties administratives, de l’application des accords antérieurs, notamment celui conclu le 2 mai 2019,ainsi que des obligations légales, principalement la couverture sociale auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), indique le préavis de grève, dont une copie a été adressée aux ministres des Affaires sociales, de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, de l’Intérieur, du Commerce et du Développement des exportations, ainsi qu’au ministre du Transport, au directeur des conflits du travail et de la promotion des relations professionnelles, au président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), au président de la Chambre nationale du transport de matières dangereuses (relevant de l’Utica) et aux représentants légaux des entreprises de transport de marchandises et d’hydrocarbures, précise encore le préavis de grève.

Si, donc, d’ici le 23 mai, rien ne serait fait pour régler ce problème, c’est que personne, parmi tous ces responsables, ne se soucie de soulager les Tunisiens des maux qui les accablent.

I. B.  

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La conciergerie qui veille sur les maisons des  « immigrés » au Maghreb

Une maison fermée pendant des mois, un jardin qu’on ne voit plus, une fuite dont personne ne s’aperçoit : pour les familles maghrébines installées en France, posséder une maison au pays peut aussi être une source d’inquiétude. C’est à ce…

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Tunisie – Un vaste mouvement de promotion de magistrats

Un vaste mouvement de promotion concerne les magistrats de l’ordre judiciaire. Au total, 127 magistrats accèdent à un grade supérieur, en vertu du décret n°2026-209 du 21 août 2026, publié au Journal officiel de la République tunisienne (Jort) n° 85, paru mercredi 26 août 2026. Ces promotions prendront effet à compter du 16 septembre 2026.

Le décret porte sur deux catégories de magistrats : 54 magistrats sont promus du deuxième au troisième grade, tandis que 73 passent du premier au deuxième grade.

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Transport des carburants : l’UGTT annonce une grève les 23 et 24 septembre

Le département du secteur privé de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a émis, jeudi, un préavis de grève dans le secteur du transport des carburants pour les 23 et 24 septembre 2026 qui sera menée par les travailleurs des entreprises de transport des carburants sur leurs lieux de travail à travers tous le territoire national, sur fond de revendications professionnelles.

Selon le préavis de grève, cette décision fait suite à la réunion des représentants des travailleurs du transport des carburants, tenue mercredi 26 août au siège de l’UGTT, consacrée à l’examen  des « conditions professionnelles et sociales qui se sont détériorées en raison du non-respect des accords conclus précédemment par les différentes parties administratives et leur manquement aux obligations fondamentales et légales, notamment la couverture sociale auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale et l’application de l’accord conclu le 2 mai 2019 », malgré les tentatives de conciliation menées par l’UGTT.

La centrale syndicale a appelé les partenaires sociaux à intervenir d’urgence pour trouver des solutions appropriées afin d’éviter la grève de deux jours en septembre 2026.

Il convient de rappeler que le secrétaire général de la fédération générale du pétrole et des produits chimiques Slim Sehimi, avait affirmé hier, mercredi, qu’aucune négociation n’a eu lieu avec l’autorité de tutelle, notant que les ministères de l’énergie, des mines et des affaires sociales n’ont pas encore contacté la fédération pour débattre des différentes problématiques et trouver des solutions.

Les principales revendications des transporteurs de carburants concernent la mise en œuvre de ce qui a été convenu au cours de la réunion de 2018, notamment la régularisation des contributions sociales au profit de la caisse nationale de sécurité sociale.

Les transporteurs de carburants avaient observé, jeudi dernier, une grève soudaine, ce qui a entraîné des perturbations dans l’approvisionnement de plusieurs stations-service, avant de lever la grève le même soir et de reprendre leurs activités.

 

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