Coup de cœur. Sarab, mirage musical en vue
L’article Coup de cœur. Sarab, mirage musical en vue est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.
L’article Coup de cœur. Sarab, mirage musical en vue est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.
L’article Royaume-Uni: traversées de la Manche et demandes d’asile en baisse sur un an est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.
Après deux mois sous le régime de la séance unique estivale, synonyme de farniente et de chute de la productivité, l’horaire d’hiver sera rétabli à partir du mardi 1er septembre 2026 pour les agents de l’État, des collectivités locales et des établissements publics à caractère administratif. Dans l’espoir que la productivité remonte la pente ne fut-ce que légèrement.
C’est ce qu’a annoncé la Présidence du gouvernement dans un communiqué publié ce vendredi 28 août 2026, en précisant que l’horaire administratif pour les journées de lundi, mardi, mercredi et jeudi est réparti en deux séances : la première s’étend de 8h30 à 12h30, tandis que la seconde débute à 13h30 et se poursuit jusqu’à 17h30.
Le communiqué précise aussi que les horaires de travail du vendredi débutent à 8 heures du matin et se prolongent jusqu’à 13 heures pour la séance du matin, tandis que la séance de l’après-midi reprend à 14h30 pour se poursuivre jusqu’à 17h30.
I. B.
L’article Administration | Retour à la double séance à partir du mardi 1er septembre est apparu en premier sur Kapitalis.
Le ministère de l’Agriculture a lancé jeudi 27 août une étude approfondie en vue de l’installation d’une centrale photovoltaïque flottante pilote au barrage de Sidi El Barrak, dans le gouvernorat de Béja. Le projet vise à produire de l’électricité tout en réduisant l’évaporation de l’eau stockée. Les résultats de cette expérience doivent permettre d’évaluer la possibilité de reproduire le dispositif sur d’autres ouvrages hydrauliques tunisiens.
Le solaire flottant consiste à installer des panneaux photovoltaïques sur la surface d’une retenue d’eau. Dans le cas de Sidi El Barrak, l’intérêt recherché est double : exploiter une surface déjà disponible pour produire de l’électricité et contribuer à limiter les pertes d’eau liées à l’évaporation.
Ce double objectif donne au projet une dimension particulière dans un contexte marqué à la fois par les besoins croissants en électricité et par la pression exercée sur les ressources hydriques.
Le choix du barrage de Sidi El Barrak constitue le nouvel élément du programme. L’étude doit notamment examiner les caractéristiques techniques et hydrauliques du site ainsi que les aspects environnementaux et économiques liés à l’installation d’un dispositif photovoltaïque flottant.
L’objectif est d’obtenir suffisamment de données pour mesurer la faisabilité et les performances d’une telle solution dans les conditions tunisiennes.
À ce stade, il ne s’agit toutefois pas de l’annonce de la construction d’une centrale photovoltaïque flottante.
Le ministère a lancé une étude approfondie portant sur un site pilote. Les conclusions devront notamment permettre de déterminer la pertinence du dispositif, son rendement énergétique, son impact sur l’évaporation ainsi que ses éventuelles contraintes environnementales et hydrauliques.
Une généralisation à d’autres barrages ne pourra donc être envisagée qu’après l’évaluation de cette première expérience.
Cette étude s’inscrit dans le programme de recherche et d’innovation TECH-EAU, lancé en juillet et consacré notamment à l’amélioration de la gestion des ressources hydriques et à l’utilisation de solutions technologiques adaptées.
Avec le choix de Sidi El Barrak, le programme franchit désormais une étape plus concrète : l’expérimentation d’une technologie capable de répondre simultanément à deux enjeux stratégiques pour la Tunisie, la sécurisation de l’eau et le développement de la production électrique renouvelable.
Lire aussi :
L’article Tunisie : Une étude pilote de solaire flottant lancée au barrage de Sidi El Barrak est apparu en premier sur webdo.
Il a initié et financé le nouveau gouvernement d’Ali Chaath qui administre Gaza, conseille la Maison-Blanche et fournit une partie des aides fournies aux personnes déplacées. Les dirigeants du Hamas coopèrent avec lui mais ils n’oublient pas que son objectif ultime est de les destituer. Lui, c’est le très décrié Mohammed Dahlan, ancien chef des Forces de sécurité préventive (liées à l’OLP) dans la bande de Gaza et exilé à Abou Dhabi depuis bientôt deux décennies. Un homme de l’ombre, très soluble dans l’argent et dont les liens avec les Israéliens sont un secret de polichinelle.
Imed Bahri
Jacky Hugi a consacré une enquête au rôle actuel de Dahlan intitulée «Entre Kushner et le Hamas: comment Mohammed Dahlan reconstruit son pouvoir à Gaza?», publiée dans le journal israélien Maariv.
«Voici Mohammed Dahlan de retour sur le devant de la scène, comme s’il était sorti de nulle part. Ce vétéran de la politique palestinienne est devenu l’une des figures les plus influentes des initiatives internationales concernant la bande de Gaza», c’est par ces mots que Jacky Hugi a commencé son enquête. Ce n’est pas l’Autorité palestinienne, mais Dahlan lui-même, exclu du Fatah, qui a été présent dans tous les événements importants concernant Gaza au cours de l’année écoulée : de l’aide alimentaire à l’accord de cessez-le-feu et au projet de reconstruction mené par la Maison-Blanche, a-t-il écrit.
La plupart de ses actions se déroulent discrètement et ne font donc pas la une des journaux mais une chose est sûre, lorsqu’il veut se faire un nom, il sait parfaitement comment s’y prendre.
Dahlan a conseillé les Américains tout au long de cette période, depuis le début de la guerre jusqu’à aujourd’hui. Ses conseils ont notamment porté sur la manière de communiquer avec le Hamas. Il a également mis en place un réseau de fidèles et d’agents dans toute la bande de Gaza, ce qui lui permet de sonder l’opinion publique sur l’ensemble du territoire.
Il y a environ cinq ans, il a fondé le parti Courant démocratique national, dont les représentants sont très actifs dans la bande de Gaza et ont été impliqués dans des échanges avec les services de renseignement égyptiens concernant un cessez-le-feu.
Depuis sa résidence à Abou Dhabi, Dahlan a mis en place un système d’aide alimentaire et matérielle aux populations déplacées, financé par ses propres fonds et par le gouvernement des Émirats arabes unis.
L’économie de Gaza est quasiment paralysée, avec un taux de chômage dépassant les 80%. De ce fait, les besoins fondamentaux de la population dépendent actuellement en grande partie des dons.
Parmi les entités et les pays qui soutiennent l’acheminement de nourriture et de produits de première nécessité à la population de Gaza figurent le Qatar, la Jordanie, les Nations Unies, des associations turques et même certains pays de l’UE. Cependant, Dahlan et les Émirats les ont tous surpassés et certainement pas pour des raisons liées uniquement à la charité.
Ensemble, Dahlan et les fonds gouvernementaux d’Abou Dhabi ont investi plus d’un milliard de dollars dans la bande de Gaza depuis le début du conflit. Et ce n’est sans doute pas par simple philanthropie.
Aujourd’hui, grâce à ses relations et à ses activités dans la bande de Gaza, Dahlan est considéré par beaucoup comme la figure politique la plus influente parmi les différentes factions qui gèrent actuellement la situation.
Il bénéficie d’une ligne de communication directe avec Jared Kushner, conseiller et gendre de Trump. Il entretient également des liens étroits avec le président égyptien Abdel Fattah Sissi depuis des années, en plus de ses contacts avec les services de renseignement égyptiens.
Dahlan n’a pas non plus rompu ses relations avec les dirigeants israéliens. Selon l’enquête de Maariv, presque tous les hauts responsables israéliens qui se sont rendus à Abou Dhabi au cours de la dernière décennie l’ont rencontré secrètement.
Cette semaine, Dahlan a envoyé ses hommes au Caire pour rencontrer des dirigeants du Hamas et d’autres factions palestiniennes. Le sujet de discussion portait sur la coordination des positions pour les mois à venir, jusqu’à la proclamation des résultats des élections israéliennes.
Chacun s’accorde à dire que le plan en quinze points proposé par les Américains a peu de chances d’être mis en œuvre rapidement en raison de l’opposition israélienne.
De nombreux points nécessitent une coordination entre les différentes parties. La bande de Gaza est actuellement une zone d’intense activité politique, militaire et internationale.
Les premiers soldats marocains sont arrivés dans la bande ces derniers jours et ont commencé à prendre position. Le projet de reconstruction est également en cours et, cette semaine, grâce aux pressions exercées par Jared Kushner lors de sa rencontre avec Benjamin Netanyahu, Israël a autorisé pour la première fois l’entrée de bulldozers pour déblayer les décombres.
Au Caire, le gouvernement technocratique palestinien d’Ali Chaath attend le feu vert pour entrer dans la bande. Israël continue d’empêcher son entrée en raison du refus du Hamas de rendre les armes.
Parallèlement, Israël et le Hamas continuent d’échanger des tirs, l’armée israélienne attaquant et tuant presque quotidiennement des chefs de la branche armée du Hamas
Dimanche dernier a marqué une nouvelle étape politique importante. Jared Kushner a rencontré Khalil al-Hayya, chef du bureau politique du Hamas.
Depuis le début du conflit, des responsables américains ont rencontré des dirigeants du Hamas mais une rencontre de cette ampleur est sans précédent. Le plus haut responsable du Hamas face à face avec le plus haut envoyé du président américain!
Tout cela se déroule alors que les États-Unis considèrent le Hamas, dans son intégralité, comme une organisation terroriste en vertu de leur législation.
Mohammed Dahlan, âgé de 64 ans, est né et a grandi à Khan Younis. Il a bâti sa fortune considérable en fournissant des services de conseil en sécurité aux gouvernements, se spécialisant dans la protection des personnes et des infrastructures étatiques.
Il a acquis son expérience dans sa jeunesse auprès des Soviétiques, lorsqu’il était officier au sein du Fatah. Durant la Première Intifada, il fut expulsé vers la Jordanie, puis s’installa en Tunisie où il rejoignit la direction palestinienne.
Après les accords d’Oslo, il retourna dans la bande de Gaza et devint un proche collaborateur de Yasser Arafat. Ce dernier le nomma à la tête du Service de sécurité préventive de la bande de Gaza et il devint par la suite ministre de l’Intérieur de l’Autorité palestinienne.
Les dirigeants du Hamas et du Jihad islamique, ainsi que leurs branches armées, figuraient parmi ses principales cibles sécuritaires. Il entreprit alors une répression féroce contre eux, œuvrant à déjouer les attaques contre les Israéliens.
Cependant, un profond désaccord éclata rapidement entre Dahlan et Arafat, Dahlan jugeant le style administratif d’Arafat obsolète et la promotion de personnes non qualifiées à des postes clés.
Lorsque la bande de Gaza tomba aux mains du Hamas en 2007, Dahlan se trouvait à Ramallah et n’occupait aucune fonction officielle. Il demeura néanmoins l’artisan de la doctrine de sécurité de l’Autorité palestinienne à Gaza.
Dahlan s’installa en Jordanie puis à Abou Dhabi où il commença à se constituer une base populaire en soutenant les Palestiniens indépendamment de l’Autorité palestinienne. Il se distingua notamment par le financement de colis alimentaires pour les personnes démunies dans les camps de réfugiés. Mahmoud Abbas, alias Abou Mazen, considéra cela comme une activité subversive contre son autorité et tenta de l’arrêter. Au plus fort de leur conflit, il exclut Dahlan du Fatah.
Aujourd’hui, en l’absence d’un leader palestinien charismatique, Dahlan représente pour les Américains et les Israéliens un interlocuteur de premier plan. Il est à leurs yeux relativement jeune, modéré, laïc et très éloigné de l’appareil pléthorique de l’Autorité palestinienne. Politiquement, il est perçu comme modéré, pragmatique et indépendant mais aussi comme un homme politique avisé et difficile à gérer.
Le partenariat actuel entre Dahlan et le Hamas pourrait être trompeur. À ce stade, le Hamas avait désespérément besoin de lui pour défendre sa position face aux Américains. Et c’est précisément ce qui s’est produit. Dahlan a été l’un des principaux facteurs ayant conduit la Maison-Blanche à privilégier la reconstruction de Gaza plutôt que de poursuivre ses efforts pour éliminer le Hamas. Cependant, pour le mouvement, Dahlan demeure un adversaire politique. Nul ne peut prédire l’évolution de la situation et il pourrait redevenir un ennemi du Hamas. Les dirigeants du mouvement se souviennent encore très bien des dures années 1990, lorsque Dahlan agissait comme le shérif de Gaza, les traquant sans relâche.
Outre ses autres responsabilités, Dahlan a obtenu avec succès le financement nécessaire à la création de la nouvelle force de police palestinienne. Dans sa phase initiale, cette force devrait compter deux mille officiers en uniforme, tous originaires de la bande de Gaza, déjà recrutés, certains ayant reçu une formation en Égypte et en Jordanie. Cette force est destinée à remplacer la police du Hamas. Sa mission principale sera le maintien de l’ordre public mais elle sera également chargée de récupérer les armes du Hamas et de protéger les membres du mouvement contre les représailles.
Si le Hamas ainsi que les milices armées par Israël pour combattre le Hamas étaient désarmés, cette force de police deviendrait la seule force de sécurité restante dans la bande de Gaza. Cependant, cette force serait loyale à celui qui la paie, à savoir Mohammed Dahlan.
Le rapport indique que le Hamas est pleinement conscient des implications de ce plan, Dahlan est en train de bâtir sa propre force privée sur les ruines de l’appareil dirigeant du mouvement.
Tant qu’il continuera à faire avancer le projet de reconstruction et à envoyer des centaines de millions de dollars d’équipements et de vivres, il bénéficiera du soutien du Hamas mais le moment décisif surviendra lorsqu’il commencera à «recouvrer sa dette» et à étendre son influence sur la bande de Gaza par le biais de la police. À ce moment-là, le Hamas tentera probablement de l’entraver. Jacky Hugi conclut par une affirmation frappante : «Tant qu’ils sont en vie !», ce qui sous-entend que l’élimination physique des membres du Hamas même s’ils ont accepté le plan international et le nouveau gouvernement technocratique n’est pas définitivement exclue par les ennemis du mouvement.
Ce qui est certain pour le moment c’est que Mohammed Dahlan a réussi deux choses, redevenir un protagoniste de premier plan à Gaza ce qui était impensable il y a encore quelques années et en même temps, il a pris sa revanche sur l’OLP et Abou Mazen qui sont complètement exclus du dossier de Gaza.
L’article Gaza | Mohammed Dahlan tire les ficelles depuis Abou Dhabi est apparu en premier sur Kapitalis.
L’article Deauville : censure d’une photo de Gaza, la polémique enfle est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.
Le monde traverse de grandes intempéries socio-économiques. Tous les observateurs s’accordent à dire qu’une transition vers un nouvel ordre mondial s’opère. Un processus irréversible qui semble hélas dominé par la guerre, l’injustice et le chaos s’est mis en place. Bien que tous les pays soient affectés à des degrés divers, les Tunisiens sont légitimement en droit de chercher les moyens d’intégrer cette mutation avec le minimum de désagréments. Pour y parvenir, il convient de faire un état des lieux sans complaisance.
Med-Dahmani Fathallah *

La Tunisie fait face à une crise structurelle profonde, née de l’interconnexion de trois cercles vicieux :
– le piège de la rente administrative et économique : la Tunisie souffre d’une économie duale. D’un côté s’impose un secteur privé corporatiste, protégé par des barrières à l’entrée et une bureaucratie asphyxiante ; de l’autre subsiste un secteur informel massif qui absorbe une jeunesse marginalisée. L’État-providence historique, jadis vecteur de mobilité sociale par l’éducation, est devenu budgétairement insoutenable ;
– l’épuisement du contrat social post-indépendance : la promesse d’ascension sociale par le diplôme est rompue, générant un chômage structurel massif chez les jeunes diplômés (de 25 % à 38 % selon les catégories). Il en résulte une fuite dramatique des cerveaux et une érosion de la confiance envers l’ensemble des institutions (partis, syndicats, justice, corporations, associations) ;
– le choc géopolitique et environnemental mondial : dépendante des importations d’énergie et de céréales, la Tunisie subit de plein fouet la fragmentation du commerce international, le resserrement financier mondial et la crise climatique (les sécheresses récurrentes frappant de plein fouet l’agriculture). À cela s’ajoutent des pressions extérieures étouffantes visant à forcer le pays à s’aligner sur l’une ou l’autre des puissances rivales.
Face à l’inflation, à l’effondrement du pouvoir d’achat et à l’incertitude du quotidien, des tentations collectives surgissent fréquemment : le repli, la colère stérile et la confrontation. Pourtant, la sociologie des crises nous enseigne qu’aucun pays ne s’est jamais redressé par le chaos. Toute refondation durable exige deux préalables absolus : la sagesse collective et la non-violence méthodique, fondements de la résilience.
La violence, qu’elle soit physique, verbale ou institutionnelle détruit le capital social, effraie l’investissement et dégrade le tissu communautaire. Les révolutions sociales dépourvues de projet économique rationnel mènent invariablement à des récessions plus sévères. La sagesse consiste à reconnaître que les solutions miracles venues d’ailleurs ou dictées par des slogans partisans conduisent inévitablement à d’amers échecs.
Pour surmonter ces intempéries, l’effort doit devenir horizontal : il s’agit de mobiliser le pouvoir d’agir des citoyens à travers des actions concrètes, pacifiques et structurantes.
Nous avons identifié quatre leviers citoyens pour l’action :
– basculer de la culture de la rente vers celle de l’initiative : pendant des décennies, le modèle tunisien a habitué le citoyen à tout attendre de l’État. Aujourd’hui, l’État n’en a plus les moyens financiers ;
– s’orienter vers le micro-entrepreneuriat et les coopératives : plutôt que de viser l’emploi public, la jeunesse doit s’organiser en coopératives agiles, ciblant les secteurs d’avenir : agriculture durable, économie circulaire, traitement de l’eau et le numérique en intégrant l’IA comme technologie incontournable ;
– mettre le cap sur la simplification citoyenne : les communautés locales peuvent instaurer des réseaux d’entraide pour contourner les lourdeurs administratives, notamment en mutualisant l’outillage agricole ou en organisant des circuits courts entre producteurs et consommateurs ;
– réinventer le lien communautaire et la solidarité locale : la force historique de la Tunisie réside dans la solidité de son tissu familial et social. Face à la crise, ce réseau doit se structurer de manière novatrice :
– s’orienter vers les tontines d’investissement et la micro-épargne : structurer des fonds de solidarité de quartier afin de financer des micro-projets locaux, sans dépendre de taux bancaires prohibitifs ;
– miser sur l’économie du partage : généraliser l’entraide pour la garde d’enfants, le covoiturage et le soutien scolaire gratuit, garantissant ainsi le niveau éducatif des enfants issus de milieux défavorisés ;
– réorienter la diaspora vers l’investissement d’impact : la communauté tunisienne à l’étranger transfère chaque année des devises essentielles à la subsistance des familles. Toutefois, cet appui ne doit plus se limiter à la simple consommation et s’orienter vers des investissements rentables. La diaspora peut structurer des fonds d’investissement à impact social pour soutenir directement les startups et PME dans les régions de l’intérieur (investisseurs citoyens et «business angels») ;
– transférer les compétences : organiser des programmes de mentorat à distance pour former les jeunes aux compétences les plus recherchées sur le marché international.
Bien naviguer à travers les intempéries sociales exige une transformation des comportements individuels au quotidien.
Consommation locale et raisonnée : privilégier les produits nationaux pour limiter la fuite des devises et soutenir l’agriculture comme l’artisanat locaux.
Sobriété énergétique et gestion de l’eau : face aux défis climatiques, l’adoption de gestes civiques rigoureux pour la préservation des ressources constitue un acte de patriotisme économique direct.
Il convient de souligner que plusieurs de ces recommandations font déjà l’objet d’initiatives sur le terrain. Il importe de les soutenir et de les auditer régulièrement afin d’en assurer la pérennité.
L’État doit demeurer le socle indéfectible de cet édifice. Son rôle consiste à moderniser les infrastructures et, surtout, à abroger les lois obsolètes tout en promulguant un cadre légal incitatif pour stimuler l’effort citoyen.
En soi, la tempête actuelle n’est ni une fatalité, ni une sentence de souffrances infinies. Elle constitue le signal brutal qu’un modèle épuisé doit céder la place à une société de responsabilité.
En plaçant la retenue, le travail collaboratif et la non-violence au cœur de leur démarche, les Tunisiens ont l’opportunité de prouver que la véritable souveraineté d’un peuple ne réside pas dans la rhétorique politique, mais dans sa capacité à se prendre en charge avec dignité et solidarité.
* Universitaire.
Note de l’auteur : En tant qu’universitaire retraité, mon analyse est affranchie de toute posture partisane ou idéologique. Mon unique objectif est d’examiner rigoureusement les dynamiques de la crise tunisienne afin de proposer un cadre citoyen et pragmatique.
L’article La Tunisie face aux intempéries socio-économiques est apparu en premier sur Kapitalis.
L’échange, confirmé par l’ambassade américaine à Tunis, s’inscrit dans une logique de coopération sécuritaire. Il doit permettre à la Tunisie de mieux faire face à des menaces communes, comme le trafic de stupéfiants, la criminalité transfrontalière ou le terrorisme. Les officiers tunisiens ont ainsi pu observer la gestion des académies de police et les mécanismes de contrôle de la qualité des formations.
Ces enseignements devraient profiter directement à l’Académie de police des sciences sécuritaires, construite avec le soutien des États-Unis. L’objectif est de former des spécialistes opérationnels capables de répondre aux priorités partagées par les deux pays.
L’ambassadeur américain, originaire du Michigan et très attaché à ses racines, a qualifié ce partenariat d’« étape importante » dans une relation bilatérale qui dure depuis près de 230 ans. Selon lui, ce rapprochement entre la police de son État d’origine et la police nationale tunisienne illustre la profondeur de l’amitié entre les deux nations.
L’article Coopération sécuritaire : des policiers tunisiens en formation dans le Michigan est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
L’Ordre national des avocats de Tunisie (Onat) a publié, jeudi 27 août 2026, ce communiqué que nous traduisons ci-dessous de l’arabe émanant du Conseil des anciens bâtonniers et relatif à la situation du bâtonnier Chawki Tabib, placé en détention le 14 avril 2026, après s’être présenté devant le juge d’instruction près le pôle judiciaire économique et financier à Tunis.
À l’invitation du bâtonnier Boubaker Bethabet, le Conseil des anciens bâtonniers a délibéré, ce jour du 27 août 2026, sur la situation du bâtonnier Chawki Tabib. Ce dernier a entamé une grève de la faim pour protester contre les restrictions auxquelles il est soumis en détention, marquées par le refus de satisfaire aux droits les plus élémentaires garantis aux personnes détenues par la constitution et la loi. À cette occasion, le Conseil :
– réaffirme sa position de soutien au bâtonnier Chawki Tabib, adoptée dès le moment de son arrestation ;
– réitère l’exigence que soient garanties les conditions d’un procès équitable et que le bâtonnier Chawki Tabib soit remis en liberté afin de pouvoir assurer sa propre défense devant une justice indépendante.
– soutient les revendications du bâtonnier Chawki Tabib en tant que personne détenue ; des demandes restées sans réponse sous des prétextes fallacieux et bureaucratiques, ce qui s’apparente à une restriction des droits ainsi qu’à des manœuvres dilatoires injustifiées ;
– exige le respect des droits de la défense, la levée des restrictions imposées et la garantie du droit du bâtonnier Chawki Tabib à recevoir des soins médicaux, d’autant plus que les médecins de l’administration pénitentiaire ont donné leur feu vert à cet égard ;
– saluent le soutien apporté aux avocats par les organisations régionales et internationales, ainsi que la solidarité manifestée par leurs confrères et consœurs envers lui et les instances représentatives ;
– soutiennent également toutes les actions entreprises par le Conseil de l’Ordre national des avocats pour faire aboutir ces revendications ;
– exhortent le bâtonnier Chawki Tabib à mettre fin à sa grève de la faim, craignant pour sa santé, notamment en raison de la perte de poids rapide et des problèmes oculaires qu’il présente ;
– considèrent que ce communiqué, tout en s’adressant au bâtonnier Chawki Tabib, exprime également leur solidarité avec tous les avocats confrontés aux mêmes restrictions ; et s’adresse aussi à l’ensemble des avocats, en Tunisie et dans le monde entier, pour les appeler à poursuivre la lutte et à contribuer à la consécration des droits de la défense ainsi qu’à l’amélioration des conditions de détention.
Signataires :
Bâtonnier Abdeljalil Bouraoui
Bâtonnier Béchir Essid
Bâtonnier Abdessattar Ben Moussa
Bâtonnier Mohamed Fadhel Mahfoudh
Bâtonnier Ameur Meherzi
Bâtonnier Hatem Mziou
Bâtonnier Boubaker Bethabet.
L’article Tunisie | Le Conseil des bâtonniers appelle à libérer Me Chawki Tabib est apparu en premier sur Kapitalis.
L’état de santé d’Abir Moussi suscite des inquiétudes après son transfert en urgence vers un hôpital, jeudi 27 août 2026, à la suite d’une visite de son avocat à la prison de Bulla Regia. Dans une publication diffusée sur Facebook, Hatem Chelly rapporte avoir constaté chez la présidente du Parti destourien libre (PDL) des douleurs généralisées, des difficultés à respirer ainsi qu’un important état d’épuisement physique. Il qualifie sa situation de « critique ». Selon l’avocat, Abir Moussi se trouve par ailleurs dans des conditions de détention particulièrement difficiles. M. Chelly cite notamment les températures élevées régnant dans l’établissement, ainsi que l’absence de ventilation et de climatisation.
L’avocat tunisien affirme également que sa consœur demandait depuis plusieurs jours à pouvoir consulter un médecin, sans que cette requête n’ait, selon lui, été prise en compte. D’après son témoignage, les agents de l’établissement pénitentiaire n’ont décidé de son transfert à l’hôpital que jeudi, après avoir constaté que son état était particulièrement préoccupant.
L’avocat précise qu’Abir Moussi a été conduite en urgence vers l’hôpital après leur rencontre. Il convient de rappeler que la présidente du PDL avait été interpellée le 3 octobre 2023 alors qu’elle se trouvait au bureau d’ordre de la présidence de la République afin d’y déposer des recours contre des décrets présidentiels.
En mars 2026, la chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis l’avait condamnée, dans cette affaire, à dix ans de réclusion. La peine comprend neuf ans pour « tentative de porter atteinte à la forme de l’État, d’inciter les habitants à s’attaquer les uns aux autres avec des armes et de semer le trouble sur le territoire tunisien », six mois pour « traitement de données personnelles sans l’autorisation de leur titulaire », ainsi que six mois pour « entrave à la liberté du travail ». Aucun détail officiel n’a, à ce stade, été communiqué concernant l’état de santé d’Abir Moussi ou les examens médicaux auxquels elle aurait été soumise.
L’article État de santé d’Abir Moussi jugé « critique » par son avocat est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
L’article La pseudo-liste d’espions de Jabaroot, un coup d’épée dans l’eau est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.
Par Zouhaïr BEN AMOR (Universitaire)
Pendant des siècles, la consultation médicale a reposé sur une relation presque sacrée entre deux êtres humains : un patient qui confie sa souffrance et un médecin qui écoute, observe, analyse et décide. Le cabinet médical était un espace où la parole, le regard et l’expérience du praticien occupaient une place centrale. Aujourd’hui, une nouvelle présence s’installe progressivement dans cette relation : l’intelligence artificielle. Invisible mais puissante, elle accompagne désormais le médecin dans son raisonnement, l’aide à interpréter des données complexes, à détecter certaines anomalies et à proposer des pistes thérapeutiques.
Cette transformation ne signifie pas que la machine remplace le médecin. Elle introduit plutôt une nouvelle forme de collaboration où l’intelligence humaine s’appuie sur une intelligence numérique capable de traiter en quelques secondes des volumes considérables d’informations. Le médecin du XXIᵉ siècle pourrait ainsi devenir un professionnel augmenté, capable de combiner son expérience clinique, son intuition et les capacités analytiques des systèmes intelligents.
Mais cette révolution médicale soulève aussi de nombreuses interrogations. Une consultation assistée par l’intelligence artificielle représente-t-elle un progrès absolu ? Peut-elle améliorer la qualité des soins sans fragiliser la dimension humaine de la médecine ? Jusqu’où peut-on confier une partie du raisonnement médical à des algorithmes ? Ces questions dépassent la simple technologie : elles concernent notre vision même de la santé et de la relation entre l’homme et la machine.
Une nouvelle alliée pour le diagnostic médical
L’une des applications les plus prometteuses de l’intelligence artificielle en médecine concerne l’aide au diagnostic. Le médecin doit souvent prendre une décision à partir d’un ensemble complexe d’éléments : symptômes décrits par le patient, résultats biologiques, images médicales, antécédents familiaux et évolution de la maladie. Cette accumulation d’informations peut parfois rendre l’analyse difficile, même pour un spécialiste expérimenté.
L’intelligence artificielle possède une capacité remarquable à analyser rapidement des milliers de données médicales et à identifier des correspondances invisibles à l’œil humain. Dans certains domaines comme la radiologie, elle peut détecter des anomalies sur des images médicales avec une grande précision et attirer l’attention du médecin sur des zones nécessitant une analyse approfondie.
Cette assistance peut permettre un diagnostic plus précoce de certaines maladies, notamment les cancers, les maladies cardiovasculaires ou les pathologies rares. Elle offre également une possibilité importante dans les régions où l’accès aux spécialistes est limité. Un médecin généraliste pourrait bénéficier d’un outil capable de l’orienter vers des hypothèses diagnostiques plus précises et de réduire ainsi les risques d’erreurs.
Cependant, il faut comprendre que l’intelligence artificielle ne possède ni conscience médicale ni expérience humaine. Elle reconnaît des modèles, compare des données et calcule des probabilités, mais elle ne ressent pas la souffrance d’un patient, ne comprend pas toujours son contexte social ou psychologique et ne peut remplacer le jugement humain.
Le médecin augmenté, une médecine plus efficace mais toujours humaine
L’arrivée de l’intelligence artificielle transforme progressivement le rôle du médecin. Celui-ci ne sera peut-être plus seulement celui qui cherche une information ou établit seul un diagnostic, mais celui qui interprète, explique et accompagne. La valeur du médecin ne disparaît pas, elle évolue.
Une machine peut suggérer plusieurs traitements possibles, mais seul le médecin connaît réellement son patient dans sa globalité. Deux personnes atteintes de la même maladie peuvent avoir des situations totalement différentes : âge, mode de vie, contraintes familiales, préférences personnelles ou capacité à supporter certains traitements. La médecine ne se résume pas à appliquer une formule mathématique, elle est aussi une science humaine.
La consultation médicale assistée par l’intelligence artificielle pourrait même renforcer la relation entre le médecin et le patient. En automatisant certaines tâches administratives, en facilitant la rédaction des dossiers médicaux ou en accélérant l’analyse des examens, elle pourrait libérer davantage de temps pour l’écoute et le dialogue. Le médecin pourrait consacrer moins d’énergie aux procédures techniques et davantage à ce qui constitue l’essence de son métier : comprendre l’être humain derrière la maladie.
Cette évolution exige toutefois une nouvelle formation des professionnels de santé. Le médecin de demain devra comprendre les principes de fonctionnement des outils numériques, connaître leurs limites et savoir quand leur faire confiance ou, au contraire, remettre en question leurs recommandations.
Les dangers d’une médecine trop dépendante des algorithmes
Comme toute grande innovation, l’intelligence artificielle médicale comporte des risques. Le premier concerne la dépendance excessive à la technologie. Si un médecin suit systématiquement la recommandation d’un système informatique sans exercer son propre jugement, la médecine risque de perdre une partie de son esprit critique.
Les algorithmes ne sont pas neutres. Ils sont conçus à partir de données collectées dans certaines populations et peuvent parfois reproduire des erreurs ou des biais présents dans ces données. Un système entraîné principalement sur des patients d’un continent ou d’un groupe particulier peut être moins performant dans d’autres contextes. La qualité des données utilisées devient donc une question essentielle.
La protection des informations médicales constitue également un défi majeur. Les dossiers de santé contiennent des données extrêmement sensibles sur les individus. Leur utilisation par des systèmes d’intelligence artificielle nécessite des garanties fortes concernant la confidentialité, la sécurité et le respect de la vie privée.
Une autre question fondamentale concerne la responsabilité. Si une intelligence artificielle propose une recommandation erronée qui entraîne une mauvaise décision médicale, qui est responsable ? Le médecin ? Le concepteur du logiciel ? L’établissement de santé ? Ces questions juridiques et éthiques devront trouver des réponses claires avant une utilisation généralisée de ces technologies.
Vers une médecine où l’homme et la machine collaborent
L’avenir de la médecine ne sera probablement pas celui d’un remplacement du médecin par une machine, mais celui d’une coopération intelligente entre deux formes de savoir. L’intelligence artificielle possède la puissance du calcul, la rapidité d’analyse et la capacité de mémoriser une quantité immense d’informations. Le médecin possède l’empathie, l’expérience, la compréhension humaine et la capacité de prendre en compte la complexité d’une vie.
Cette complémentarité pourrait ouvrir une nouvelle époque médicale. La médecine pourrait devenir plus personnalisée, plus préventive et plus précise. Au lieu d’attendre l’apparition des maladies, les systèmes intelligents pourraient aider à identifier les risques avant qu’ils ne deviennent visibles, permettant ainsi une approche davantage orientée vers la prévention.
Mais cette révolution doit rester guidée par une idée essentielle : la technologie doit servir l’homme et non l’inverse. La santé n’est pas seulement une accumulation de données biologiques, elle concerne une personne avec ses émotions, ses inquiétudes et son histoire. Une consultation réussie ne dépend pas uniquement de la précision d’un diagnostic, mais aussi de la confiance qui unit le patient à celui qui le soigne.
L’intelligence artificielle représente donc une chance exceptionnelle pour améliorer la médecine, à condition de l’intégrer avec prudence et responsabilité. Le médecin de demain ne sera pas celui qui aura été remplacé par une machine, mais celui qui saura utiliser cette nouvelle intelligence pour devenir encore plus humain.
La véritable révolution médicale ne sera pas la victoire de l’intelligence artificielle sur l’intelligence humaine, mais la rencontre harmonieuse entre deux capacités différentes au service d’un même objectif : mieux comprendre, mieux soigner et mieux accompagner l’être humain.
L’article L’intelligence artificielle entre dans le cabinet médical : quand le médecin n’est plus seul est apparu en premier sur Le Temps News.
Le collectif de défense de Me Abir Moussi a annoncé qu’au cours de la visite rendue par Me Hatem Chelli à la prison civile de Bulla Regia (dans le gouvernorat de Jendouba), où la présidente du Parti destourien libre (PDL) est incarcérée, ce dernier a constaté chez la pionnière politique un état d’épuisement physique et de fatigue intense, diverses douleurs, des difficultés respiratoires ainsi que des souffrances dues aux températures record de ces derniers jours.
A la suite de cette visite, Me Abir Moussi a été transférée à l’hôpital, a indiqué son collectif de défense, dans un communiqué publié ce jeudi soir, 27 août 2026, ajoutant qu’il suit la situation de près afin de communiquer ultérieurement tous les détails sur l’évolution de l’état de Me Moussi.
Mme Moussi est incarcérée depuis le 3 octobre 2023. Elle est poursuivie dans plusieurs affaires en lien avec ses activités politiques. Ses avocats ont souvent dénoncé ses conditions de détention, notamment une privation de soins et la violation de ses droits.
I. B.
L’article Tunisie | Selon ses avocats, Abir Moussi hospitalisée est apparu en premier sur Kapitalis.
Une telle déclaration, en raison de sa portée nationale, relève en principe du bureau exécutif de la centrale syndicale plutôt que d’une structure régionale.
Le communiqué détaille plusieurs difficultés concrètes : coupures répétées d’eau et d’électricité, inflation, pénuries de produits de première nécessité, et absence de régulation face à la spéculation et aux monopoles. Il alerte également sur le désespoir croissant de la jeunesse, que le blocage des perspectives pousse, selon lui, vers l’émigration irrégulière, citant à cet égard les drames survenus à Ben Guerdane et à Zarzis.
Sur le plan politique, l’organisation dénonce une gestion unilatérale et l’absence de concertation avec l’UGTT. Elle reproche aussi au gouvernement de recourir régulièrement à la rhétorique du complot et aux accusations de trahison pour justifier les problèmes économiques du pays, une approche qu’elle juge populiste, qui cache mal la réalité des crises…
Le bureau régional de Sfax réaffirme sa détermination à assumer ses responsabilités syndicales dans le contexte actuel, prévenant qu’il refusera que la population supporte seule les conséquences de la crise économique et de l’impasse politique.

L’article Dialogue social en panne : l’UGTT Sfax accuse ! est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
L’article Mal-logement : pour le préfet de Police, les associations entretiendraient le sans-abrisme est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.
L’article La conciergerie qui veille sur les maisons des « immigrés » au Maghreb est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.
Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé, mercredi, au palais de Carthage, une réunion à laquelle ont pris part la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, le ministre de l’Équipement et de l’habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari et le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh.
La réunion s’est déroulée également en présence des PDG de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) et de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE).
D’emblée, le chef de l’État a abordé le phénomène des coupures d’eau et d’électricité qui frappent actuellement plusieurs régions du pays, soulignant suivre la situation en continu et saluant les efforts déployés par les agents de ces deux entreprises, lit-on dans un communiqué de la présidence de la République.
Il a dans ce contexte refusé de considérer la récurrence des incidents survenus récemment dans plusieurs secteurs et régions comme étant de « simples faits isolés ».
Il a à ce propos révélé que les enquêtes ont établi que les coupures d’eau et d’électricité dans de plusieurs régions du pays n’étaient pas le résultat de « pannes ordinaires », mais plutôt « d’actes de sabotage délibérément planifiés » dans le dessein d’attiser les tensions, de propager mensonges et rumeurs, et de priver les citoyens de leur droit à accéder aux services les plus élémentaires.
Par ailleurs, le chef de l’État a affirmé que « les ennemis de la patrie et leurs alliés sont désormais démasqués », soulignant que que tant que le front intérieur demeure compact et que la conscience citoyenne reste élevée malgré toutes les tentatives de déstabilisation, « ces plans criminels seront voués à l’échec, quelle qu’en soit l’origine ».
Tout en rappelant que « le peuple tunisien n’a plus besoin aujourd’hui de « simples communiqués » mais plutôt « d’actes », le chef de l’Etat a estimé qu’il y a des moments dans la vie des nations et des peuples où il est plus que jamais nécessaire de faire le tri.
Ces moments, a-t-il conclu, sont décisifs et « fondateurs d’une histoire nouvelle ».
L’article Coupures d’eau et d’électricité : le président Saïed évoque une opération de déstabilisation est apparu en premier sur Le Temps News.
Le marché européen du diesel connaît une tension croissante. Les difficultés d’approvisionnement poussent les négociants à rechercher de nouvelles sources, y compris auprès de fournisseurs jusqu’ici peu présents sur le marché européen. Cette situation intervient alors que les exportations russes de diesel restent fortement limitées…
Dans ce contexte, des cargaisons de diesel mexicain sont désormais destinées à l’Europe, selon un rapport de Reuters publié le 26 août, une situation qui n’avait plus été observée depuis environ sept ans. Cette évolution illustre la profondeur des tensions sur le marché des distillats. L’Europe ne cherche plus seulement à remplacer les volumes russes, elle doit également compenser une offre mondiale plus tendue et une concurrence accrue entre les différents marchés importateurs.
Le marché européen subit également les conséquences de la réorientation des flux énergétiques. Les importations de carburéacteur ont fortement augmenté afin de compenser la diminution des approvisionnements en provenance du Moyen-Orient, tandis que les volumes de diesel restent plus difficiles à sécuriser…
L’article Pénurie de diesel en Europe profite au Mexique est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
«L’Hôpital numérique a permis, durant sa première année de fonctionnement, la réalisation de 120.000 examens d’imagerie médicale à distance dans 26 établissements hospitaliers», a révélé le ministère de la Santé.
Dans un communiqué, le ministère a précisé que ce dispositif a également permis d’assurer 334 consultations et 22 expertises médicales à distance, couvrant sept spécialités médicales et 17 gouvernorats.
Au-delà du nombre d’actes réalisés, le ministère de la Santé a souligné le niveau élevé de satisfaction des bénéficiaires, avec un taux de 92% concernant les consultations médicales à distance. Le communiqué a, en outre, indiqué que seuls 5% des cas pris en charge ont nécessité une hospitalisation.
Par ailleurs, le ministère de la Santé a mis en avant les résultats de la plateforme «Njda.tn», lancée le 12 août 2025. Cette plateforme permet de détecter précocement les infarctus du myocarde et d’alerter instantanément les équipes médicales, favorisant ainsi une intervention rapide, essentielle pour sauver des vies et limiter les complications.
«Depuis son lancement, Njda.tn a permis d’assurer le suivi de plus de 4.000 cas d’infarctus aigu du myocarde», a indiqué le ministère.
En outre, le ministère a affirmé que la première prise en charge à distance d’un accident vasculaire cérébral (AVC) a été réalisée depuis Médenine.
«Le patient a été évalué à distance par une équipe médicale spécialisée et a pu bénéficier du traitement en moins d’une heure», a affirmé le ministère.
Vers un renforcement du partenariat tuniso-allemand
Dans le cadre de la dynamique engagée pour accélérer la transformation numérique du secteur de la santé, le ministère de la Santé entend renforcer ses partenariats internationaux afin de tirer pleinement parti des nouvelles technologies, notamment la télémédecine et l’intelligence artificielle.
À ce sujet, une séance de travail tuniso-allemande consacrée à la santé numérique et à l’intelligence artificielle s’est tenue le 12 août 2026.
Le ministère de la Santé a indiqué que la rencontre a notamment porté sur les projets communs et les perspectives d’élargissement du partenariat, en particulier dans les domaines de la numérisation de la santé, de la télémédecine, de l’intelligence artificielle et de l’innovation.
Par ailleurs, les avancées réalisées dans le cadre de l’Hôpital numérique ont également été évoquées, ainsi qu’un certain nombre de projets visant à rapprocher les services de santé des citoyens, à faciliter leur accès aux soins et à améliorer la qualité de leur prise en charge.
27,3 millions d’euros pour moderniser le système de santé et développer la télémédecine
Dans cette perspective, il convient de rappeler que l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a approuvé, en février 2026, un projet de loi portant approbation de la convention de prêt conclue entre la République tunisienne et l’Agence française de développement (AFD), en vue de contribuer au financement du programme de soutien à la santé électronique «E-Santé».
Ce programme bénéficie d’un financement de 27,3 millions d’euros, destiné à accompagner le déploiement de la santé numérique en Tunisie et à accélérer la modernisation du système de santé.
Le programme «E-Santé» ambitionne de moderniser en profondeur le système d’information sanitaire, avec pour objectif d’améliorer la prise en charge des patients et de renforcer la qualité des services proposés par les établissements hospitaliers publics. Plus largement, il s’inscrit dans une dynamique de réforme, de modernisation et de transformation numérique du secteur de la santé.
Concrètement, le programme repose sur trois axes majeurs. Le premier porte sur la modernisation et la sécurisation des systèmes d’information des établissements de santé, avec leur déploiement dans 24 hôpitaux universitaires.
Le deuxième axe concerne le soutien au développement et à la mise en œuvre de cinq initiatives régionales de télémédecine, couvrant le Nord, le Centre et le Sud du pays. Cette composante vise notamment à réduire les disparités régionales en matière d’accès aux soins spécialisés et à rapprocher l’expertise médicale des patients, quelle que soit leur région de résidence.
Le troisième axe prévoit un renforcement des capacités institutionnelles dans le domaine de la santé électronique, afin d’accompagner durablement la transformation numérique du système de santé et de consolider les acquis du programme.
Nouha MAINSI
L’article Hôpital numérique, un an après : un bilan satisfaisant est apparu en premier sur Le Temps News.
Ils étaient cinq autour du président de la République, Kaïs Saïed, mercredi 26 août, pour évoquer « les coupures d’eau et d’électricité qui touchent plusieurs régions du pays depuis plusieurs semaines ». Ils, ce sont la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, le ministre chargé de l’Énergie Salah Zouari, le ministre de l’Agriculture et des Ressources hydrauliques, Ezzeddine Ben Cheikh, ainsi que les dirigeants généraux de la STEG et de la SONEDE.
À cette occasion, le chef de l’État a, une fois de plus, a estimé que ces coupures sont essentiellement dues à « un complot » et non d’une défaillance structurelle. En effet, un communiqué de la présidence indique que des « enquêtes » ont établi que ces coupures ne relèvent pas de « simples pannes » mais d’« actes de sabotage délibérément planifiés ». Aucun élément concret : ni auteur identifié, ni mode opératoire, ni preuve matérielle, n’a toutefois été rendu public pour étayer cette affirmation. Le schéma rhétorique est désormais familier : un problème concret et documenté (vétusté des réseaux, sous-investissement chronique dans la STEG et la SONEDE, stress hydrique) est requalifié en menace occulte orchestrée par des « ennemis de la patrie et leurs alliés », sans que ces derniers ne soient jamais nommés.
Ceci étant, et compte tenu des conséquences de ces manquements sur l’économie et les gens, le président de la République a affirmé que « le peuple tunisien n’a plus besoin de simples communiqués » mais « d’actes »…
L’article Coupures d’eau et d’électricité : sabotage ou vétusté des équipements ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.