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Carburants : Pas de grève ce mardi, une réunion décisive prévue mercredi

Contrairement aux informations circulant sur les réseaux sociaux, aucune grève dans le transport des carburants n’est prévue ce mardi 25 août. L’UGTT dément cette information, alors qu’une réunion syndicale prévue mercredi pourrait déterminer la suite du mouvement.

La rumeur d’une nouvelle perturbation dans l’approvisionnement en carburants s’est propagée lundi soir sur les réseaux sociaux, quelques jours seulement après le mouvement des chauffeurs de camions-citernes qui avait provoqué des difficultés d’approvisionnement dans plusieurs stations-service.

Ghassen Ksibi, chargé de l’information au sein de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a cependant démenti l’existence d’une décision de grève pour ce mardi.

Dans une publication sur sa page Facebook, il indique avoir pris directement contact avec Selim Sehimi, secrétaire général de la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques, ainsi qu’avec Selouan Smiri, secrétaire général adjoint de l’UGTT chargé des relations internationales et arabes.

Tous deux lui ont confirmé que l’information faisant état d’une grève dans le transport des carburants était « incorrecte » et qu’aucune intention de faire grève ce mardi n’existait.

Des négociations toujours en cours

Le démenti ne signifie toutefois pas que le conflit social est réglé.

Selon Ghassen Ksibi, des contacts et des négociations sont actuellement en cours autour de plusieurs revendications des chauffeurs assurant le transport des hydrocarbures.

Parmi les dossiers évoqués figure notamment une prime faisant l’objet d’un accord remontant à 2018, ainsi que la régularisation de la situation relative à la couverture sociale et d’autres questions professionnelles.

Le secteur avait déjà connu une forte tension jeudi dernier lorsqu’un mouvement des chauffeurs de camions-citernes avait perturbé la sortie des carburants depuis la zone pétrolière de Radès. La reprise des livraisons avait ensuite permis un retour progressif à la normale dans les stations-service.

Mercredi, journée décisive

La prochaine étape est désormais fixée à mercredi 26 août.

La Fédération générale du pétrole et des produits chimiques s’est entendue avec les représentants syndicaux pour tenir une réunion destinée à évaluer les avancées obtenues et, notamment, la volonté de la partie administrative de répondre aux revendications des travailleurs.

Si aucune avancée n’est constatée, les syndicats pourraient alors déposer officiellement un préavis de grève, conformément aux procédures en vigueur.

Cette démarche ouvrirait une nouvelle phase de négociations. Ce n’est qu’en cas d’échec de celles-ci qu’une grève pourrait effectivement être organisée.

Ghassen Ksibi appelle ainsi à ne pas relayer les informations non vérifiées susceptibles d’alimenter inquiétude et confusion, alors qu’aucune décision de grève n’a, pour l’heure, été prise.

Pour les automobilistes, aucune nouvelle perturbation liée à un mouvement de grève n’est donc annoncée ce mardi. L’attention se tourne désormais vers la réunion de mercredi et vers l’éventuelle décision des syndicats de déposer — ou non — un préavis de grève.

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Tunisie | Les transporteurs de carburants maintiennent la pression

La Fédération générale du pétrole s’apprête à émettre un préavis de grève dans le secteur du transport d’hydrocarbures dans les prochains jours, pour dénoncer la situation des travailleurs et exiger l’application des procès-verbaux d’accords antérieurs restés lettre morte.

Salwan Smiri, secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a expliqué, samedi 22 août 2026, dans l’émission  ‘‘Houna Tounes’’ sur Diwan FM, que cette décision fait suite à l’annulation d’une réunion de négociation conjointe qui devait réunir toutes les parties prenantes ; cette réunion avait été programmée après l’intervention de la centrale syndicale pour suspendre une grève spontanée menée par les chauffeurs de camions la semaine écoulée et qui s’est traduite par une pénurie de carburants et des longues files d’attente des automobilistes dans les stations-services.

M. Smiri a précisé que les négociations se sont limitées à des réunions parallèles : le ministère de l’Industrie et de l’Énergie, en tant qu’autorité de tutelle, a rencontré les dirigeants des entreprises de transport et de distribution d’hydrocarbures, tandis que la fédération syndicale s’est réunie avec les syndicats de base et les représentants des travailleurs pour formuler leurs revendications. Ces dernières portent essentiellement sur le respect des délais de versement des dus financiers et de délivrance des cartes de soins.

M. Smiri a également indiqué que les discussions entre l’autorité de tutelle et les entreprises se poursuivraient demain, lundi 24 août 2026, afin d’élaborer une solution globale concernant l’ensemble des établissements. Il a enfin souligné que le secteur du transport d’hydrocarbures est détenu à 99 % par le secteur privé et a rappelé que les préavis de grève émis par le passé avaient tous abouti à des solutions à l’amiable lors des réunions, permettant de résoudre les problèmes sans en arriver à une grève effective.

I. B.

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Etude sur l’échec de la réforme économique en Tunisie

Sabina Henneberg, chercheuse au Washington Institute, spécialiste de la Tunisie, vient de publier un ouvrage intitulé ‘‘Why Economic Reform Failed in Tunisia’’ (Pourquoi la réforme économique a échoué en Tunisie), une sorte de bilan de l’action des quatre principaux bailleurs de fonds dans un pays en transition depuis la «révolution» du 14 janvier 2026.

Dans cette étude approfondie, Sabina Henneberg retrace les efforts déployés par la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, les États-Unis et l’Union européenne pour soutenir les réformes économiques en Tunisie au cours de la décennie ayant suivi la révolution.

Au cours de la décennie ayant suivi les soulèvements du Printemps arabe de 2011, la Tunisie s’est imposée comme le pays de la région offrant les meilleures perspectives de transition démocratique, fort de réalisations telles qu’une nouvelle Constitution, des élections libres et équitables, ainsi que la mise en place de commissions traitant de la corruption, de la liberté des médias et des droits des femmes. En réponse, les acteurs internationaux ont apporté un soutien politique marqué à ce pays d’Afrique du Nord, assorti d’importantes promesses d’aide financière.

Toutefois, tout en reconnaissant que la réussite politique de la Tunisie devait s’appuyer sur des réformes économiques, ces acteurs ne sont pas parvenus à s’adapter à des évolutions préoccupantes, notamment la résistance au changement du syndicat national, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), aux effets déstabilisateurs du terrorisme et aux ingérences d’acteurs extérieurs, analyse la chercheuse.

Si la porte peut sembler fermée aujourd’hui, alors que le président Kaïs Saïed consolide son pouvoir depuis la proclamation de l’état d’exception, le 25 juillet 2021, l’étude explique comment de futures initiatives pourraient rencontrer un succès accru en s’inscrivant dans une perspective à plus long terme, en conditionnant l’aide à la mise en œuvre de réformes et en privilégiant un dialogue soutenu avec le public tunisien.

I. B.

Lire l’étude en anglais.

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L’UGTT en crise financière : Des locaux régionaux fermés pour impayés de loyer

La crise financière que traverse l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) commence désormais à se traduire concrètement dans le fonctionnement de ses structures régionales et locales. Au Kef, la fermeture des locaux des unions locales de Tajerouine et Dahmani, faute de paiement des loyers pendant plusieurs mois, vient illustrer les difficultés auxquelles fait face la centrale syndicale.

Dans un communiqué destiné à l’opinion syndicale, l’Union régionale du travail du Kef a expliqué que la fermeture des deux locaux intervient en raison de plusieurs mois d’impayés. La décision a été prise par le service chargé des locations au sein de l’UGTT.

L’organisation précise toutefois que la mesure ne concerne pas uniquement Tajerouine et Dahmani. Elle s’inscrit dans une démarche plus large touchant les différentes structures locales de l’UGTT installées dans des locaux loués.

L’Union régionale du travail du Kef a notamment remercié les propriétaires des deux locaux pour leur patience et pour avoir accepté de patienter plusieurs mois sans engager de procédures judiciaires ni procéder à une saisie des équipements de l’organisation.

Face à cette situation, les responsables syndicaux du Kef ont appelé les syndicalistes à contribuer à la recherche de solutions permettant de sortir de cette crise et d’en limiter les conséquences sur l’activité syndicale aux niveaux régional et national.

Une crise financière qui ne date pas d’aujourd’hui

La situation au Kef intervient dans un contexte de difficultés financières plus larges au sein de l’UGTT. La principale centrale syndicale tunisienne a vu ses ressources se contracter après la suspension, par le gouvernement, du mécanisme de prélèvement direct des cotisations syndicales sur les salaires.

Ce mécanisme constituait depuis des années une source de financement régulière pour l’organisation. Sa suspension au début de 2026 a privé l’UGTT d’une partie importante de ses recettes automatiques et l’a contrainte à compter davantage sur le paiement volontaire des cotisations par ses adhérents.

Lire aussi : L’UGTT en mode austérité : Coup de frein sur les primes, la voiture du SG mise en vente

Cette décision est intervenue alors que les relations entre le pouvoir exécutif et la centrale syndicale étaient déjà particulièrement tendues. L’UGTT avait vivement contesté la remise en cause du prélèvement direct, présenté par ses dirigeants comme un mécanisme facilitant le financement de l’activité syndicale.

Des mesures d’austérité au niveau national

La nouvelle direction de l’UGTT, issue du congrès extraordinaire de mars 2026 et dirigée par Salah Eddine Salmi, a elle-même reconnu l’ampleur des difficultés financières.

Dès le mois d’avril, le nouveau bureau exécutif national avait décidé de mettre en place une commission composée d’experts et de syndicalistes afin d’élaborer une stratégie destinée à traiter les difficultés financières de l’organisation. Il avait également décidé de suspendre les indemnités accordées aux membres du bureau exécutif national et annoncé la cession du véhicule mis à la disposition du secrétaire général afin de renforcer les ressources de la centrale.

En juillet, l’UGTT a encore renforcé ses mesures de rationalisation des dépenses. Une note adressée aux unions régionales a notamment indiqué que les recettes provenant des cotisations devaient être affectées en priorité au paiement des salaires des employés de l’organisation.

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L’UGTT dénonce une remise en cause de son indépendance lors de l’hommage à Ahmed Tlili

À l’occasion du 59e anniversaire de la disparition d’Ahmed Tlili, figure historique du syndicalisme tunisien, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a mêlé devoir de mémoire et message politique. Son secrétaire général, Slaheddine Selmi, a estimé que la centrale syndicale traversait aujourd’hui l’une des périodes les plus critiques de son histoire, qu’il a présentée comme...

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