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Maroc : La fuite Jabaroot, arme politique dans la crise de Ceuta

Le 24 août, le collectif de hackers Jabaroot a publié sur Telegram les données de quelque 70.000 personnes présentées comme membres des services de sécurité marocains. La publication n’est pas un simple acte de piratage : elle est explicitement conditionnée à des exigences politiques liées à la crise migratoire de Ceuta. Une enquête du Monde, publiée mercredi 26 août, relance par ailleurs l’hypothèse que d’anciens agents de la DGST, aujourd’hui en Europe, en seraient les auteurs — sans qu’aucune attribution technique publique ne permette à ce stade de trancher.

Une fuite calibrée pour peser sur Ceuta

La publication du 24 août ne surgit pas isolément. Elle intervient un mois après l’afflux migratoire massif du 30 juillet à Ceuta, où environ 60.000 personnes ont franchi la frontière en quelques jours — un épisode inédit par son ampleur, dont le bilan humain reste disputé entre les autorités espagnoles (au moins 75 morts recensés) et des associations qui avancent des chiffres plus élevés, disparitions comprises.

Jabaroot a directement lié sa fuite à cet épisode. Le groupe cible nommément le conseiller royal Fouad Ali El Himma et Abdellatif Hammouchi, qui dirige à la fois la DGST (renseignement intérieur) et la DGSN (sûreté nationale). Il conditionne la divulgation complète de ses fichiers à une série d’exigences : excuses officielles, deuil national pour les victimes de la traversée, ouverture d’une enquête indépendante sur les violences subies par les migrants, report des élections législatives prévues le 23 septembre, et réformes structurelles de la justice et de l’économie. Le groupe présente par ailleurs sa démarche comme un geste tourné vers l’Espagne, dans un contexte de tensions diplomatiques ravivées entre Madrid et Rabat.

Cette dimension change la nature de l’affaire : il ne s’agit plus seulement d’une fuite de données, mais d’un chantage politique assumé, adossé à une menace de divulgations supplémentaires — Jabaroot affirme notamment détenir la liste des agents ayant coordonné le dispositif marocain à Ceuta.

Cinq ex-agents de la DGST, ou une histoire plus ancienne ?

L’ampleur du chiffre de 70.000 mérite d’être immédiatement nuancée. Plusieurs observateurs relèvent que qualifier l’ensemble de ces personnes d’« espions » ou d’agents de renseignement est excessif : la DGSN est une administration policière large, et rien n’établit publiquement quelle proportion des noms diffusés relève effectivement du renseignement intérieur ou extérieur — l’implication de la DGED, dirigée par Yassine Mansouri, n’est notamment pas confirmée à ce stade. Selon El Confidencial, d’anciens membres des services marocains auraient toutefois jugé authentique une partie des documents, un élément qui pèse sur le niveau de preuve sans permettre de le considérer comme établi.

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La Russie prolonge jusqu’en septembre l’interdiction d’exporter du diesel 

La Russie entend prolonger l’interdiction des exportations de diesel jusqu’en septembre en raison des pénuries de carburant persistantes sur le marché intérieur, suite aux attaques de drones ukrainiens sur plusieurs raffineries, rapporte Reuters

La Russie a imposé cette interdiction du 8 au 31 juillet dans le cadre d’un ensemble de mesures plus vaste visant à soutenir le marché intérieur des carburants, puis l’a étendue aux producteurs de carburants jusqu’au 31 août. Elle a également interdit les exportations de diesel vers les pays non producteurs et d’essence jusqu’au 31 janvier 2027, ainsi que celles de kérosène jusqu’à fin novembre 2026…

Le vice-Premier ministre russe, Alexander Novak, a récemment déclaré que le gouvernement n’avait pas encore décidé de lever l’interdiction, affirmant qu’il n’y avait pas de pénurie de gazole sur le marché intérieur, étant donné que plusieurs raffineries ont terminé leurs travaux de réparation et ont repris la fourniture de carburant supplémentaire.

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Vers la relance du réseau ferroviaire libano-syrien 

La Syrie et le Liban ont convenu, le 25 août 2026 à Damas, de relancer leur coopération dans le transport, notamment ferroviaire.

L’accord dépasse la seule question du transport entre les deux pays. Damas et Beyrouth souhaitent inscrire le futur réseau dans une logique de corridor régional, susceptible de faciliter les échanges entre la Méditerranée orientale, la Syrie, l’Irak, la Turquie et les pays du Golfe.

Le projet prévoit notamment d’étudier la liaison entre le port de Tripoli et le réseau ferroviaire syrien via la région d’Al-Aboudiya, puis vers Homs. L’objectif est de faciliter le transport des marchandises, de réduire les coûts logistiques et de renforcer le rôle des infrastructures libanaises dans les échanges régionaux.

La relance ferroviaire reste toutefois un chantier de longue haleine. Les deux gouvernements doivent d’abord déterminer les itinéraires, les points de raccordement, les procédures douanières et les conditions de circulation des trains.

La Syrie dispose encore d’un réseau ferroviaire de 2 552 kilomètres, mais seulement 1 052 kilomètres sont actuellement en exploitation. Une partie importante des infrastructures nécessite donc des travaux de réhabilitation.

Le pays cherche parallèlement à mobiliser des financements internationaux, notamment auprès de la Banque islamique de développement et de la Banque mondiale, afin de soutenir la modernisation de ses infrastructures de transport.

Tripoli veut retrouver un rôle logistique

Pour le Liban, le projet présente un intérêt particulier pour le port de Tripoli. Son raccordement au réseau ferroviaire syrien permettrait de faciliter l’acheminement des marchandises vers l’intérieur de la Syrie et, potentiellement, vers des marchés plus éloignés. Cette perspective pourrait également renforcer la position du port libanais comme point d’entrée méditerranéen d’un corridor commercial régional.

Les autorités des deux pays insistent toutefois sur le caractère progressif du projet. La première étape consiste à réaliser les études techniques et à définir les priorités. La reconstruction des infrastructures viendra ensuite, avant une éventuelle intervention d’investisseurs privés dans l’exploitation des lignes et des services ferroviaires.

En parallèle, les deux pays travaillent à la réhabilitation des routes et des ponts et prévoient la réouverture du poste-frontière d’Al-Arida dans les prochaines semaines, afin d’améliorer immédiatement les échanges terrestres.

La relance du rail apparaît ainsi comme un projet à la fois économique et géopolitique : pour Damas comme pour Beyrouth, il s’agit de reconstruire une infrastructure historique tout en repositionnant leurs territoires sur les futurs corridors commerciaux reliant la Méditerranée au Moyen-Orient.

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Or : léger repli après un sommet de trois mois

Après avoir atteint mardi 25 août 2026 un nouveau sommet, l’or a légèrement reculé ce mercredi, autour de 4 640 dollars l’once. Le repli du pétrole et des rendements obligataires américains a quelque peu réduit les craintes inflationnistes…

Le marché surveille particulièrement l’indice PCE américain, attendu cette semaine, ainsi que l’intervention du président de la Fed, Kevin Warsh, lors du symposium de Jackson Hole. Des chiffres d’inflation moins élevés ou un discours plus accommodant de la Banque centrale pourraient renforcer l’attrait de l’or en réduisant les rendements réels.

De son côté, le reflux du pétrole contribue également à soutenir indirectement l’or. Les cours du brut ont chuté de plus de 2 % ce mercredi, après la reprise des discussions entre l’Iran et Oman sur la réouverture du détroit d’Ormuz, ce qui a atténué les craintes d’un nouveau choc énergétique et inflationniste.

Malgré ce repli, l’environnement reste favorable au métal précieux. L’or avait progressé de plus de 5 % la semaine précédente et d’environ 15 % depuis le début du mois d’août, porté notamment par la demande de valeurs refuges et les incertitudes économiques et financières…

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Chiffre de la semaine : 350 travailleurs humanitaires tués en 2025, selon l’ONU

Le nombre de travailleurs humanitaires tués en 2025 s’élève à 350, dont 186 à Gaza et 71 au Soudan. Ce sont les chiffres du Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires, issus de la base de données…

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Cisjordanie : violence des colons, souffrance psychologique des Palestiniens

En proie au harcèlement des colons extrémistes juifs, les Palestiniens peinent à accéder à des soins psychologiques. Médecins sans frontières dénonce l’inaction des autorités israéliennes.   En bref MSF observe depuis mars une hausse de la part des consultations psychologiques…

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Asie : chute des valeurs énergétiques avec le recul du pétrole

Les valeurs pétrolières et gazières asiatiques ont fortement reculé ce mercredi 26 août, dans le sillage de la baisse des cours du brut. La reprise des discussions entre l’Iran et Oman sur la navigation dans le détroit d’Ormuz alimente l’espoir d’une réouverture progressive de cette voie stratégique…

Les cours du pétrole ont poursuivi leur repli ce mercredi, le Brent reculant de 2,5 % à 86,41 dollars le baril, tandis que le WTI abandonnait 2,4 % à environ 80,42 dollars… Le mouvement est principalement lié aux discussions engagées entre Téhéran et Mascate autour d’un cadre provisoire permettant la navigation dans le détroit d’Ormuz. Le projet évoqué comprendrait notamment un corridor maritime temporaire et une coopération pour le déminage.

L’enjeu est considérable : avant le conflit, le détroit assurait le passage d’environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de GNL. Toute perspective de rétablissement de la navigation réduit donc mécaniquement les craintes de pénurie et exerce une pression à la baisse sur les prix.

Le recul du brut s’est immédiatement répercuté sur les grandes valeurs énergétiques de la région d’Asie. En Australie, Woodside Energy a perdu plus de 4 %, tandis que Santos reculait de près de 2 %. Le sous-indice énergétique du S&P/ASX 200 a abandonné 2,5 %, sa plus forte baisse intrajournalière depuis environ un mois. En Corée du Sud, la pression a été encore plus forte : SK Innovation a chuté de plus de 16 %, tandis que S-Oil a perdu 7 %. Au Japon, Eneos Holdings et Japan Petroleum Exploration ont reculé chacun d’environ 2 %.

Le marché mise sur une détente à Ormuz

Cette nouvelle baisse du pétrole traduit surtout un changement dans les anticipations des investisseurs. Après plusieurs semaines dominées par la crainte d’une perturbation durable des exportations du Golfe, les premiers signes de dialogue autour d’Ormuz font désormais espérer une amélioration des flux. Le marché reste néanmoins particulièrement sensible à l’évolution des négociations entre Washington et Téhéran, qui demeurent dans l’impasse, tandis que les États-Unis poursuivent leur pression économique sur l’Iran…

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Mort de Sliman Mansour, le peintre qui a donné un visage à la Palestine

Figure majeure de l’art palestinien, Sliman Mansour est mort le 24 août 2026 à Jérusalem, à l’âge de 79 ans. De Jamal al-Mahamel, son célèbre « Chameau des fardeaux », à ses oliviers, ses femmes et ses paysages, il a…

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Drapeau de l’ancienne Rhodésie : sanction disciplinaire contre des soldats français ?

Le ministère des Armées a lancé une procédure contre des militaires ayant posé, au Zimbabwe, avec un symbole associé aux mouvances suprémacistes blanches.   En bref Le ministère des Armées a lancé une procédure contre des militaires français. Des photos…

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Visas Espagne-Algérie : Jusqu’à 25 000 euros, l’enquête s’étend au système des rendez-vous

L’enquête espagnole sur un trafic présumé de visas au consulat d’Espagne à Alger s’élargit désormais au fonctionnement de la chaîne de gestion des rendez-vous, dans laquelle intervient BLS International — le même prestataire qui gère les demandes de visas espagnols en Tunisie. Certaines familles auraient versé jusqu’à 25 000 euros au réseau présumé, tandis que des demandeurs suivant la procédure normale auraient pu être écartés au profit de dossiers plus rémunérateurs.

Ce que révèle l’enquête espagnole

Le Juzgado Central de Instrucción n°3 de l’Audience nationale espagnole instruit l’affaire depuis avril, après l’arrestation de Vicente Moreno, alors responsable administratif du consulat d’Espagne à Alger, et de l’employé algérien Mohamed Boutouchent.

Selon The Objective, qui cite des sources policières et judiciaires, les investigations portent notamment sur des soupçons d’aide à l’immigration irrégulière, d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent.

Certaines familles auraient déboursé jusqu’à 25 000 euros pour obtenir des visas ou des documents permettant l’entrée ou le séjour en Espagne.

Ce montant doit être interprété avec prudence : il correspond aux sommes maximales que certaines familles auraient versées au réseau présumé et non au prix officiel d’un visa ou à un tarif imputé à BLS.

L’enquête s’intéresse également à une question particulièrement sensible : des demandeurs utilisant normalement les procédures auraient-ils été pénalisés au profit de dossiers rapportant de l’argent au réseau présumé ?

Selon les éléments judiciaires rapportés par le média espagnol, du personnel intervenant dans des services administratifs aurait sélectionné des familles ayant effectué les paiements réclamés.

BLS International entre dans le périmètre de l’enquête

L’instruction cherche désormais à déterminer le rôle éventuel d’intervenants appartenant aux entreprises chargées de l’attribution des rendez-vous et de la gestion documentaire.

The Objective rapporte que l’enquête s’intéresse à cette chaîne de traitement, avec notamment des références à des plateformes de type BLS.

BLS International conteste toute implication fautive et rappelle que son rôle porte sur la gestion administrative des demandes, tandis que la décision d’accorder ou de refuser un visa appartient aux autorités consulaires espagnoles.

À ce stade, l’élargissement des investigations ne permet donc pas de conclure à une responsabilité de BLS International. La présomption d’innocence s’applique aux personnes concernées par la procédure.

L’affaire soulève néanmoins une question dépassant désormais le fonctionnement interne du consulat : un système parallèle a-t-il pu prospérer autour de l’accès aux rendez-vous et pénaliser ceux qui empruntaient la procédure régulière ?

Et pour la Tunisie ?

La dimension tunisienne mérite d’être relevée avec prudence.

BLS International intervient également à Tunis dans le traitement administratif des demandes de visas pour l’Espagne. Aucun élément disponible ne permet cependant d’établir un lien entre l’enquête menée en Algérie et les activités tunisiennes de l’entreprise.

Le rapprochement s’arrête donc au prestataire et au fonctionnement externalisé d’une partie de la procédure.

Mais la question du coût et de l’accès aux visas Schengen fait également débat en Tunisie. L’Organisation tunisienne pour l’information du consommateur avait notamment critiqué en mai 2026 le poids des frais de service et les difficultés rencontrées par les demandeurs.

Une initiative législative distincte a également proposé le remboursement de 50 % de certains frais de service en cas de refus.

Ces débats tunisiens ne doivent pas être confondus avec l’enquête judiciaire espagnole menée à Alger. Ils posent néanmoins une question commune : jusqu’où l’externalisation des procédures consulaires peut-elle aller sans renforcer les mécanismes de transparence, de contrôle et de recours pour les demandeurs ?

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Marché de l’art : pourquoi les tableaux les plus rares valent des fortunes

Le marché mondial de l’art a profondément changé sous l’effet de l’enrichissement des grandes fortunes. Si l’histoire, la qualité artistique et la réputation d’un peintre restent déterminantes, la rareté, la provenance, la demande des collectionneurs et la capacité financière des acheteurs jouent désormais un rôle majeur dans les prix records, selon une analyse de ‘Al Business’ publiée dimanche 23 août.

Pendant longtemps, la valeur d’une œuvre d’art reposait principalement sur des critères historiques et esthétiques : l’importance de l’artiste, la période de création, la qualité de l’œuvre ou encore sa place dans l’histoire de l’art. Mais le marché a profondément évolué. L’arrivée massive de capitaux privés, notamment ceux des milliardaires, a transformé l’art en un actif recherché à la fois pour sa valeur culturelle, son prestige et son potentiel financier.

Le premier facteur qui explique les montants atteints par certains tableaux est leur extrême rareté. Les œuvres majeures des grands maîtres ne sont pas disponibles en quantité illimitée. Certaines sont conservées dans les musées, d’autres appartiennent depuis plusieurs générations à des collectionneurs privés et ne sont pratiquement jamais proposées sur le marché.

Lorsqu’une œuvre exceptionnelle réapparaît dans une vente aux enchères, elle peut ainsi déclencher une compétition entre plusieurs acheteurs fortunés. Le prix ne correspond donc pas simplement au coût de production du tableau. Il traduit surtout la rareté d’un objet que plusieurs acheteurs souhaitent posséder simultanément.

Le nom du peintre constitue naturellement un autre déterminant essentiel. Une œuvre de Picasso, Van Gogh, Monet, Leonardo da Vinci ou René Magritte bénéficie d’une demande internationale qui dépasse largement le cercle traditionnel des amateurs d’art.

La réputation de l’artiste apporte une forme de garantie : plus son œuvre est reconnue par les historiens de l’art et les institutions culturelles, plus le nombre d’acheteurs potentiels est susceptible d’être important.

Le phénomène est particulièrement visible lors des grandes ventes aux enchères. En novembre 2024, par exemple, « L’Empire des lumières » de René Magritte a été vendu 121 millions de dollars chez Christie’s à New York, après seulement dix minutes d’enchères, établissant un nouveau record pour l’artiste.

La provenance peut faire exploser la valeur

Deux tableaux d’un même artiste et d’une qualité comparable peuvent afficher des prix très différents selon leur provenance. Une œuvre ayant appartenu à une personnalité célèbre, figuré dans une grande collection ou été présentée dans des expositions prestigieuses bénéficie d’une histoire propre. Cette trajectoire contribue à son authenticité et à son prestige.

La provenance joue également un rôle essentiel dans la confiance des acheteurs. Plus l’historique d’une œuvre est documenté, plus les risques liés à son authenticité ou à sa propriété sont réduits.

Le marché des milliardaires

L’un des changements majeurs des dernières décennies réside dans l’arrivée d’acheteurs disposant de fortunes considérables. Pour ces collectionneurs, un tableau exceptionnel peut représenter à la fois un patrimoine, un symbole social et un objet de prestige. Cette concentration de la richesse modifie mécaniquement la formation des prix. Quelques acheteurs disposant de moyens financiers très importants peuvent faire monter les enchères à des niveaux qui auraient été inimaginables quelques décennies plus tôt. Le marché de l’art devient ainsi de plus en plus lié à celui des grandes fortunes mondiales.

L’art contemporain et les chefs-d’œuvre historiques sont également considérés par certains investisseurs comme des actifs permettant de diversifier leur patrimoine. Cependant, contrairement à une action ou à une obligation, une œuvre d’art ne génère généralement pas de revenu régulier. Sa valeur dépend largement de l’évolution du marché, de la réputation de l’artiste et de la demande future. L’investissement comporte donc une part importante d’incertitude.

Les grandes maisons de ventes comme Christie’s ou Sotheby’s jouent également un rôle dans la formation des prix. La mise aux enchères transforme l’achat en compétition publique. Chaque nouvelle offre devient une information sur la valeur que le marché est prêt à attribuer à l’œuvre. Cette dynamique peut provoquer une envolée spectaculaire des prix lorsqu’il ne reste plus que deux ou trois acheteurs déterminés à l’emporter.

Le record de Magritte en constitue une illustration : 121 millions de dollars pour une seule toile, un montant qui témoigne autant de la valeur attribuée à l’artiste que de la puissance financière des collectionneurs présents sur le marché.

Le paradoxe du marché de l’art

Plus une œuvre est rare, plus elle peut être chère. Mais plus elle devient chère, moins elle est accessible au public. Une partie croissante des chefs-d’œuvre appartient ainsi à des collectionneurs privés, des fondations ou des institutions disposant de ressources considérables. Le marché produit donc un paradoxe : la valeur financière croissante des grandes œuvres peut contribuer à leur éloignement du grand public, alors même que leur importance culturelle dépasse largement leur propriétaire.

Au fond, les prix extraordinaires atteints par certains tableaux ne reposent pas sur un seul critère. Ils résultent de la combinaison de plusieurs facteurs : rareté, qualité artistique, réputation, provenance, authenticité, histoire de l’œuvre et concurrence entre acheteurs fortunés. Dans ce marché où l’offre est structurellement limitée, quelques œuvres exceptionnelles peuvent ainsi atteindre des montants qui dépassent largement leur valeur matérielle.

Le prix d’un chef-d’œuvre ne mesure donc pas seulement la beauté d’un tableau : il mesure aussi la rareté d’une histoire, la puissance d’une signature et la fortune de ceux qui veulent en devenir les propriétaires.

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Gaza : Le piège des soldats musulmans

Ils devaient être plusieurs milliers. Jusqu’à 8000 Indonésiens, auxquels devaient s’ajouter des Marocains, des Kazakhs, des Kosovars ou encore des Albanais. Sur le papier, leur mission est rassurante : stabiliser Gaza, protéger les civils, sécuriser l’aide humanitaire et accompagner le retrait israélien. Mais derrière ces objectifs se cache une question beaucoup plus embarrassante : que feront réellement ces soldats musulmans lorsqu’ils seront sur le terrain ?

L’annonce d’un contingent marocain pouvant atteindre 500 hommes remet aujourd’hui cette question au premier plan. Car si l’envoi de soldats arabes et musulmans à Gaza peut spontanément être perçu comme un engagement en faveur des Palestiniens, le mandat de la Force internationale de stabilisation (ISF) est beaucoup plus complexe.

Cette force n’a pas seulement vocation à s’interposer entre Israéliens et Palestiniens. Elle doit participer à l’établissement d’un nouvel ordre sécuritaire dans la bande de Gaza.

Et c’est précisément là que commence le problème.

8000 Indonésiens qui ne sont jamais partis

Le cas de l’Indonésie est révélateur. Jakarta avait envisagé de fournir entre 5000 et 8000 militaires. Une contribution considérable puisque l’ISF doit théoriquement compter environ 20 000 hommes. Le plus grand pays musulman du monde aurait ainsi pu constituer à lui seul près de 40% de cette force.

Puis tout s’est arrêté.

L’escalade militaire entre Israël, les États-Unis et l’Iran a officiellement conduit Jakarta à suspendre son déploiement. Mais cette décision est intervenue alors qu’une question devenait déjà politiquement sensible en Indonésie : dans quel camp ces militaires se retrouveraient-ils réellement ?

Car l’ISF n’est pas une classique mission de Casques bleus. Elle doit protéger les civils et faciliter l’aide humanitaire, certes. Elle doit aussi accompagner le retrait progressif de l’armée israélienne et permettre à une nouvelle police palestinienne de prendre progressivement le contrôle du territoire. Mais elle doit également contribuer à la démilitarisation de Gaza.

Protéger les Palestiniens… et en désarmer d’autres

C’est tout le paradoxe.

Un soldat indonésien ou marocain pourrait demain sécuriser un convoi humanitaire destiné à des familles palestiniennes. Quelques heures plus tard, il pourrait être appelé à sécuriser des armes récupérées ou à empêcher la reconstitution d’une infrastructure militaire appartenant à une faction palestinienne.

La même force serait donc chargée de protéger les Palestiniens et de participer au désarmement de groupes palestiniens.

La différence est fondamentale. Et elle pourrait devenir explosive dans les opinions publiques musulmanes si les premières images montrant des militaires marocains, indonésiens ou kazakhs confrontés à des Palestiniens venaient à circuler.

D’autant que cette force internationale ne serait pas indépendante des puissances directement impliquées dans le conflit.

Sous commandement américain

L’ISF doit fonctionner sous commandement unifié américain et coordonner ses opérations notamment avec Israël et l’Égypte.

Pour les pays musulmans participants, l’équation devient alors extrêmement délicate.

Ils peuvent considérer qu’ils viennent remplacer progressivement l’armée israélienne, protéger la population et permettre aux Palestiniens de retrouver une administration et une police propres.

C’est probablement la justification politique la plus forte de leur présence.

Mais une autre lecture est possible : celle de soldats musulmans participant à l’application sur le terrain d’un ordre sécuritaire conçu sous leadership américain et dont l’un des objectifs majeurs demeure le désarmement du Hamas et des autres groupes armés.

Entre ces deux lectures existe une frontière extrêmement mince.

Pourquoi le Maroc accepte-t-il ce risque ?

L’annonce concernant les quelque 500 Marocains devient dès lors beaucoup plus intéressante qu’un simple chiffre.

Rabat sait nécessairement combien l’image d’un soldat marocain à Gaza sera politiquement sensible.

La monarchie entretient des relations avec Israël depuis la normalisation de 2020 tout en continuant d’afficher son soutien à la cause palestinienne. Le roi Mohammed VI préside par ailleurs le Comité Al-Qods.

Envoyer des militaires à Gaza permettrait donc au Maroc de montrer qu’il participe directement à la stabilisation et à la reconstruction du territoire palestinien.

Mais cette présence comporte un risque considérable : que ces militaires soient perçus non plus comme des protecteurs, mais comme les exécutants arabes d’un dispositif imposé de l’extérieur.

L’Indonésie semble avoir compris la difficulté. Ses milliers de soldats préparés pour Gaza sont toujours restés chez eux.

Le Maroc paraît aujourd’hui disposé à avancer avec un contingent beaucoup plus limité.

Reste une question essentielle, à laquelle ni les chiffres ni les déclarations diplomatiques ne répondent encore vraiment :

lorsqu’un soldat musulman entrera à Gaza sous l’uniforme de l’ISF, sera-t-il là pour protéger les Palestiniens — ou pour leur imposer le nouvel ordre de l’après-guerre ?

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À Montréal, les mille visages de la culture marocaine

Achevée le 16 août, la 16ᵉ édition du Festival Orientalys a consacré une large place à la culture marocaine. Musique, traditions amazighes, artisanat, costumes et savoir-faire ont permis au public montréalais de découvrir un Maroc pluriel. Une présence qui s’inscrit…

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Allemagne – Automobile : Volkswagen confronté à une crise majeure

Le patron de Volkswagen, Oliver Blume, juge la situation du premier constructeur automobile européen « plus que critique ». Le groupe fait face à une surcapacité de production d’environ 500 000 véhicules par an en Europe, à des coûts élevés en Allemagne et à une concurrence chinoise croissante.

Volkswagen traverse une période particulièrement difficile. Son directeur général, Oliver Blume, estime dimanche 23 août que le constructeur doit accélérer profondément sa transformation pour retrouver sa compétitivité.

Le groupe souffre notamment d’une surcapacité industrielle d’environ 500 000 véhicules par an en Europe, qui pèse directement sur la rentabilité de ses usines. Il envisage également de réduire fortement le nombre de modèles et de simplifier jusqu’à 75 % certaines options et configurations proposées aux clients.

La concurrence chinoise au cœur de la crise

Volkswagen est confronté à une pression croissante des constructeurs chinois, désormais de plus en plus présents sur le marché européen, notamment dans les véhicules électriques. Cette concurrence s’ajoute à la faiblesse des bénéfices réalisés en Chine, à l’augmentation des coûts de main-d’œuvre et de l’énergie en Allemagne ainsi qu’aux droits de douane américains. Le constructeur doit donc réduire ses coûts tout en accélérant le renouvellement de sa gamme et sa transition vers les véhicules électriques…

La restructuration envisagée pourrait entraîner jusqu’à 50 000 suppressions d’emplois… Volkswagen a déjà conclu des accords avec environ 37 000 salariés dans le cadre de son programme de réduction des coûts. Plusieurs sites industriels allemands restent sous pression. Aucun projet définitif de fermeture n’a toutefois été annoncé à ce stade, malgré les inquiétudes croissantes des salariés et des représentants du personnel.

Des coûts supérieurs à ceux des concurrents

Oliver Blume estime que les coûts indirects de Volkswagen sont plus de 30 % supérieurs à ceux de ses concurrents. Cette différence réduit la capacité du groupe à affronter la guerre des prix qui se développe sur le marché automobile mondial. Le groupe doit donc agir simultanément sur ses capacités industrielles, ses coûts, sa gamme de véhicules et son organisation.

Pour Volkswagen, le défi est désormais existentiel : conserver son rang de géant européen de l’automobile tout en rattrapant son retard dans un marché transformé par l’électrification, l’intelligence artificielle et surtout l’offensive des constructeurs chinois.

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Bayt Mal Al-Qods. La Princesse Lalla Meryem reçoit les enfants maqdessis

Sur ordre du Roi Mohammed VI, la Princesse Lalla Meryem a reçu, le 23 août au Palais des Hôtes Royaux à Rabat, les enfants maqdessis participant à la 17e édition des colonies de vacances organisées par l’Agence Bayt Mal Al-Qods…

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Crise d’Ormuz : Comment l’Algérie récupère une partie du marché énergétique perdu au Moyen-Orient

La crise du détroit d’Ormuz bouleverse les approvisionnements en GPL de l’Inde et offre à l’Algérie une nouvelle fenêtre sur un marché qu’elle avait perdu. Selon trois sources commerciales citées par Reuters, Indian Oil Corporation a finalisé un accord avec Sonatrach pour importer du GPL algérien en 2027. Le contrat pourrait porter sur 45.000 à 55.000 tonnes par mois, soit potentiellement jusqu’à 660.000 tonnes sur l’année.

L’Inde revient vers Sonatrach

Ce retour n’est pas anodin. L’Inde avait abandonné quelques années auparavant son contrat à terme avec Sonatrach au profit des fournisseurs du Moyen-Orient. Mais la dégradation de la situation autour du détroit d’Ormuz a changé la donne.

New Delhi a recommencé à importer du GPL algérien dès juin 2026 et devrait en recevoir environ 110.000 tonnes en août, selon les sources commerciales citées par Reuters. Le futur accord marquerait donc le retour d’un approvisionnement régulier plutôt qu’une simple opération ponctuelle.

Ormuz oblige New Delhi à diversifier

Le mécanisme est essentiellement géopolitique. Les perturbations autour du détroit d’Ormuz ont affecté les flux de GPL en provenance du Moyen-Orient, au point de contraindre l’Inde à rationner certains approvisionnements.

Face à ce risque, New Delhi accélère la diversification de ses fournisseurs. L’Algérie bénéficie directement de ce mouvement, tout comme les États-Unis, également appelés à renforcer leur présence sur le marché indien.

L’enjeu dépasse donc largement le contrat entre Indian Oil et Sonatrach : une crise au Moyen-Orient est en train de modifier les routes d’approvisionnement d’un des principaux marchés énergétiques asiatiques.

Le prix renforce l’avantage algérien

L’Algérie dispose par ailleurs d’un argument supplémentaire : ses prix.

Selon une source commerciale citée par Reuters, le GPL algérien est actuellement moins cher que les références contractuelles de Saudi Aramco. Pour août, les prix annoncés sont de 540 dollars la tonne pour le propane et 570 dollars pour le butane, contre respectivement 620 et 640 dollars pour les références saoudiennes.

Pour un acheteur confronté à des difficultés d’approvisionnement et cherchant à sécuriser des volumes importants, cet écart renforce naturellement l’attractivité de l’offre algérienne.

Il ne faut toutefois pas parler d’un remplacement du Moyen-Orient par l’Algérie. L’Inde cherche avant tout à réduire sa dépendance à une seule zone géographique.

Les États-Unis devraient eux aussi prendre une place croissante dans ses importations de GPL, avec une part pouvant atteindre jusqu’à 25 % en 2027, selon Reuters.

Pour Sonatrach, le véritable enjeu est donc de transformer une opportunité née d’une crise en présence durable sur le marché indien.

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Afrique du Sud : l’ex-champion du monde Zolani Tete assassiné

La police et le ministre des Sports d’Afrique du Sud ont annoncé que l’ancien champion du monde de boxe Zolani « Last Born » Tete a été tué par balle devant son domicile, dans la province du Cap-Oriental, hier, vendredi 21 août 2026.

Tete (38 ans) était sur le chemin de son domicile, dans la localité de Mdantsane, lorsque deux hommes armés et masqués sont descendus d’une voiture et ont ouvert le feu sur lui. Le ministre des Sports, Gayton McKenzie, a déclaré dans un communiqué : « Je ne spéculerai pas sur l’identité de l’auteur des faits ni sur les motifs de cet acte. » La mort de Tete devrait de nouveau attirer l’attention sur les crimes violents en Afrique du Sud, un pays qui continue d’enregistrer l’un des taux d’homicides les plus élevés au monde, malgré un recul récent de nombreux crimes de ce type.

Une femme (27 ans) qui accompagnait Tete a été touchée par plusieurs balles et a été transportée à l’hôpital. La police a ouvert une enquête, et le mobile de l’attaque reste à ce stade inconnu. Tete avait remporté le titre de champion du monde des poids coq (jeunes) de la Fédération internationale de boxe (IBF) en 2014, après sa victoire face au Japonais Teiru Kinoshita à Kobe. Il avait ensuite décroché le titre de champion du monde dans la même catégorie de poids auprès de l’Organisation mondiale de boxe (WBO). Tete est également connu à l’échelle internationale pour sa victoire par KO en seulement 11 secondes face à son compatriote sud-africain Siboniso Gonya, à Belfast, en novembre 2017 — la conclusion la plus rapide jamais enregistrée pour un combat de titre mondial.

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Libye : Washington salue l’accord de Tunis, Al-Menfi tempère

À peine paraphé à Tunis, l’accord entre représentants de l’Est et de l’Ouest libyens connaît son premier test politique. Alors que Washington y voit une avancée vers des élections nationales, le président du Conseil présidentiel, Mohamed al-Menfi, émet déjà des réserves sur la méthode et la légitimité de certains arrangements.

Cette double réaction illustre la fragilité du compromis obtenu jeudi 20 août dans la capitale tunisienne.

Washington salue une « avancée importante »

Massad Boulos, conseiller principal du président américain pour les affaires arabes et africaines, a salué les progrès réalisés à Tunis concernant les lois électorales et la Haute Commission nationale électorale (HNEC).

Dans une déclaration relayée par Libya Herald, il les présente comme une étape importante vers un processus crédible susceptible de conduire à des élections nationales réussies.

Washington réaffirme également son soutien à l’émergence d’un exécutif unifié. Mais cet objectif appartient à la feuille de route politique plus large soutenue par les Nations unies et ne figure pas dans le texte paraphé à Tunis.

Celui-ci porte sur deux dossiers précis : la formation du conseil de la HNEC et l’amendement du cadre juridique régissant les élections présidentielle et législatives.

Selon la Mission d’appui des Nations unies en Libye (MANUL), les participants doivent poursuivre leurs consultations en Libye afin de définir les modalités d’application de l’accord.

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Al-Menfi critique déjà la méthode

À Tripoli, Mohamed al-Menfi s’est montré beaucoup plus réservé.

Dans des déclarations reprises par Anadolu, le président du Conseil présidentiel critique le manque de transparence entourant certains arrangements et insiste sur la nécessité de respecter les références constitutionnelles et les compétences des institutions libyennes.

Il met notamment en garde contre des décisions concernant les institutions souveraines, dont la HNEC, qui pourraient reposer sur des compétences juridiquement contestables.

Al-Menfi estime que la Libye n’a pas besoin d’arrangements susceptibles de reproduire les divisions existantes ou de devenir un nouveau partage des postes et de l’influence.

Il ne rejette toutefois pas explicitement l’ensemble du processus. Ses réserves portent surtout sur la méthode, sa base juridique et les conditions de mise en œuvre du compromis.

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Tunis, point de départ et non point d’arrivée

L’accord de Tunis ne constitue donc pas un règlement de la crise libyenne. Il tente d’abord de lever deux obstacles au processus électoral, bloqué depuis l’échec du scrutin prévu en décembre 2021.

Le contraste entre Washington et Al-Menfi donne surtout un aperçu des difficultés à venir.

Pour les États-Unis, Tunis ouvre une nouvelle voie vers les élections. En Libye, le compromis devra encore convaincre les institutions et les acteurs qui n’ont pas directement participé à sa rédaction.

La Tunisie aura ainsi accueilli une étape diplomatique significative. Mais le véritable test commence désormais en Libye : transformer un compromis sur les règles du jeu électoral en mécanisme suffisamment légitime pour être réellement appliqué.

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Huile d’olive tunisienne en Espagne : Une percée commerciale qui inquiète Madrid

Portée par une récolte exceptionnelle et des prix compétitifs, l’huile d’olive tunisienne s’impose de plus en plus sur le marché espagnol, devenu son premier débouché. Une progression qui commence à susciter une réaction politique chez les producteurs ibériques, qui réclament des mesures de protection.

Une razzia tunisienne sur les importations espagnoles

Selon les dernières données du ministère espagnol de l’Agriculture (MAPA), citées par l’agence EFE, les importations espagnoles d’huile d’olive en provenance de pays extérieurs à l’Union européenne ont bondi de 83,9 % entre janvier et mai 2026, pour atteindre 73.400 tonnes. Toutes origines confondues, l’Espagne a importé 115.300 tonnes d’huile d’olive sur cette période, soit 27,5 % de plus qu’un an auparavant.

Interrogé par EFE, Rafael Pico, directeur général de l’Association espagnole de l’industrie et du commerce exportateur de l’huile d’olive (Asoliva), explique cette hausse par une production nationale inférieure aux attentes — 1,3 million de tonnes depuis octobre, en recul de 8,5 % — et par des écarts de prix marqués entre producteurs méditerranéens. Il cite explicitement la Tunisie, qui a bénéficié d’une récolte abondante et de prix « sensiblement inférieurs » à ceux pratiqués en Espagne et dans le reste de l’Europe.

Cette envolée intervient alors que la Tunisie vit une campagne d’exportation exceptionnelle. Selon l’ONAGRI, ses ventes à l’étranger ont atteint 368.000 tonnes à fin juillet 2026, en hausse de 55,3 % sur un an. L’Espagne est désormais le premier client de l’huile tunisienne, avec 32,1 % des volumes exportés, devant l’Italie (20 %) et les États-Unis (19,2 %).

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Un marché stratégique, mais politiquement sensible

Cette présence tunisienne croissante ne passe pas inaperçue auprès des producteurs espagnols. L’organisation agricole COAG réclame depuis plusieurs semaines l’activation des clauses de sauvegarde prévues par l’accord euro-méditerranéen UE-Tunisie, afin de bloquer les entrées d’huile tunisienne au-delà du contingent préférentiel. Ce contingent autorise chaque année l’entrée sans droits de douane de 56.700 tonnes d’huile tunisienne dans l’Union européenne.

Lire aussi: Huile d’olive tunisienne : Bruxelles refuse d’augmenter les quotas sous pression italienne

Pour la COAG, l’afflux d’huile à bas prix a contribué à l’effondrement des cours payés aux producteurs espagnols : l’huile d’olive extra vierge se négocie aujourd’hui autour de 3,4 euros le litre, contre plus de 4 euros en décembre 2025.

Asoliva défend une lecture différente, estimant que ces importations comblent avant tout le manque de disponibilité locale. L’association rappelle que l’huile importée est soumise aux mêmes contrôles sanitaires et qualitatifs que la production européenne, et dément tout recours aux pesticides sur l’huile tunisienne.

Et pour la Tunisie ?

Pour le secteur oléicole tunisien, l’Espagne représente à la fois une opportunité commerciale majeure et un marché de plus en plus exposé à la pression politique. Près d’un tiers des exportations tunisiennes d’huile d’olive prennent aujourd’hui cette direction — une dépendance qui expose la filière tunisienne aux arbitrages réglementaires européens, comme l’illustre déjà le refus de Bruxelles, plus tôt cette année, d’élargir le contingent tunisien sous la pression des producteurs italiens.

Lire aussi: Huile d’olive : Les agriculteurs andalous pointent du doigt la Tunisie

La question n’est donc plus seulement de savoir combien d’huile la Tunisie peut vendre en Espagne, mais jusqu’où cette progression pourra se poursuivre sans provoquer de nouvelles restrictions commerciales.

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Royaume-Uni : alerte à la salmonelle

Les autorités sanitaires britanniques recommandent aux enfants de moins de 5 ans, aux personnes de plus de 65 ans, aux femmes enceintes et aux personnes fragiles d’éviter les œufs peu cuits… Une épidémie nationale de salmonellose a déjà fait un mort et contaminé plus de 200 personnes.

Les autorités sanitaires britanniques renforcent leurs recommandations face à une épidémie de salmonellose jugée inhabituellement importante et en progression rapide. La Food Standards Agency (FSA) appelle les personnes les plus vulnérables à éviter les œufs insuffisamment cuits ou coulants (œufs à la coque, le ‘Mraoueb’ de chez nous) lorsqu’elles mangent à l’extérieur, notamment dans les restaurants, cafés et établissements de vente à emporter…

Le conseiller scientifique en chef de la FSA, Ian Young, a précisé que ces personnes pouvaient continuer à consommer des œufs au restaurant à condition qu’ils soient bien cuits. La recommandation vise donc spécifiquement les œufs coulants ou insuffisamment cuits et les préparations qui en contiennent.

Plus de 200 personnes contaminées

L’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) a déclaré une « épidémie nationale de salmonellose ». Entre le 11 août 2025 et le 1er août 2026, 207 cas ont été recensés et une personne est décédée. Les autorités soupçonnent un lien avec des aliments préparés à partir d’œufs importés, même si les investigations se poursuivent afin d’identifier précisément la source de la contamination.

L’ampleur et la vitesse de progression de l’épidémie ont conduit les autorités à renforcer les appels à la prudence, notamment auprès des groupes les plus fragiles…

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