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Aram Belhadj : le plafonnement des prix de l’eau minérale risque d’aggraver le marché parallèle

L’économiste Aram Belhadj estime que la décision de plafonner les prix de l’eau minérale en bouteille intervient sur le dernier maillon de la chaîne de valeur, celui de la distribution et de la fixation des prix, alors que le véritable problème se situe, selon lui, en amont, au niveau de la production.

Dans une publication, il considère que cette décision illustre un mode d’intervention classique de la politique économique tunisienne, fondé principalement sur des décisions administratives rapides, au lieu de s’orienter vers des solutions permettant de traiter le problème de manière structurelle.

Un risque d’aggravation du marché parallèle

Selon Aram Belhadj, le plafonnement des prix pourrait, dans le contexte actuel de pénurie persistante d’eau minérale conditionnée, contribuer à renforcer le marché parallèle en Tunisie.

Il estime que cette mesure risque également de créer un décalage entre les prix fixés par les autorités de tutelle et les prix effectivement appliqués aux consommateurs lors de la vente.

Pour l’économiste, le traitement du problème devrait ainsi davantage porter sur les difficultés liées à la production, plutôt que de se limiter à une intervention sur la distribution et les prix.

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Hausse des prix | Jeu de dupes entre l’Etat et les commerçants

L’Etat tunisien croit pouvoir encore administrer l’économie nationale et faire pression sur les prix, lesquels continuent pourtant de flamber. Dans ce jeu de dupes, les pouvoirs publics peuvent continuer à «imposer» par décrets et arrêtés interposés, c’est le marché, in fine, qui dispose… à sa guise et selon ses propres intérêts.

Dans ce contexte, le ministère du Commerce et du Développement des exportations vient d’annoncer la fixation des marges bénéficiaires brutes maximales pour la vente d’eau minérale conditionnée à 15 % au stade de la distribution en gros et à 15 % au stade de la distribution au détail, et ce, à compter de ce mercredi 19 août 2026.

Selon le communiqué du ministère, ces marges bénéficiaires s’appliquent aux prix d’achat nets figurant sur les factures, sous réserve que les prix de vente au public n’excèdent en aucun cas les niveaux suivants : 600 millimes pour la bouteille de 0,5 litre, 800 millimes pour celle de 1 litre, 850 millimes pour celle de 1,5 litre et 950 millimes pour celle de 2 litres.

Le ministère a souligné que tous les intervenants du secteur de la distribution d’eau minérale sont tenus de recourir aux circuits de distribution réglementés, de régulariser leur situation fiscale, de respecter l’obligation de facturation (ainsi que ses conditions légales et mentions obligatoires) et de présenter les factures à la première demande lors de toute opération de contrôle dans les points de vente, les entrepôts et les moyens de transport.

Il a également insisté sur le fait que toute infraction à cette décision sera constatée, poursuivie et sanctionnée conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur.

Voilà pour la langue de bois officielle servie aux consommateurs via les médias officiels et officieux, sauf que tout le monde sait que l’eau minérale en bouteille est vendue aujourd’hui beaucoup plus cher par les détaillants. Ces derniers profitent de la pénurie actuelle pour marger comme ils l’entendent et imposer leurs prix à eux. Et les consommateurs, contents d’en trouver encore sur le marché, payent sans rechigner. Quant à ces chers contrôleurs du ministère du Commerce, quelqu’un les a-t-il vus passer dans son quartier et sanctionner les contrevenants ? Un jeu de dupes où tout le monde fait semblant mais qui semble convenir à toutes les parties…

I. B.     

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Prix de l’eau : Les producteurs saluent le plafonnement à 850 millimes

Le prix de vente de la bouteille d’eau minérale et d’eau conditionnée fait désormais l’objet d’un plafonnement à 850 millimes, une mesure considérée comme favorable au consommateur par les professionnels du secteur, alors que des dépassements avaient été constatés ces dernières semaines.

Le président de la Chambre syndicale des producteurs de boissons non alcoolisées, Laassad Mezah, a affirmé ce jeudi que la fixation du prix maximum de vente au public à 850 millimes constitue « un acquis » et répond à l’intérêt des consommateurs. Il a notamment relevé que certaines bouteilles étaient récemment proposées à un dinar, voire davantage, dans certains points de vente.

Intervenant sur les ondes de Jawhara FM, Mezah a assuré que les entreprises productrices continuent d’approvisionner régulièrement le marché en eau conditionnée. Il a également écarté tout lien entre l’approvisionnement et la hausse des prix observée dans certains commerces.

Selon lui, les producteurs n’ont formulé aucune demande visant à augmenter les prix de vente, et ce malgré la progression des coûts de production.

Une marge de distribution plafonnée à 15%

Le responsable professionnel a par ailleurs expliqué que la dernière décision du ministère du Commerce prévoit un plafonnement de la marge bénéficiaire de distribution à 15%, aussi bien au niveau du commerce de gros que du commerce de détail.

Cette disposition devrait permettre, dans certains cas, aux consommateurs d’acheter l’eau en bouteille à un prix inférieur au plafond de 850 millimes.

Pas de baisse de la production

Concernant les pénuries persistantes signalées dans plusieurs régions, Laassad Mezah a démenti une baisse du rythme de production par rapport à l’année précédente.

Il a toutefois reconnu l’existence de perturbations ponctuelles et limitées liées aux coupures d’électricité. Pour le reste, il attribue principalement les tensions sur l’approvisionnement à l’épuisement des stocks régulateurs constitués avant le mois de juin, dans un contexte marqué par une hausse exceptionnelle des températures et une augmentation importante de la consommation d’eau.

Lire aussi : Eau minérale : Après les pénuries, l’État plafonne les prix

Le président de la Chambre syndicale a enfin indiqué qu’une coordination quotidienne est assurée avec le ministère du Commerce afin d’orienter les volumes produits et de répartir les quantités disponibles de manière équilibrée entre les différentes régions, avec pour objectif de couvrir les besoins des consommateurs.

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Poulet : Le prix plafond passe à 8,950 DT le kilo

Le prix maximum du poulet prêt à cuire passe à 8,950 DT le kilogramme au détail, contre 8,500 DT auparavant. Le ministère du Commerce et du Développement des exportations a fixé cette nouvelle grille à compter du 19 août et jusqu’à fin septembre 2026.

450 millimes de plus au détail

La décision fixe trois prix maximums : 5,300 DT/kg pour le poulet vif, 7,900 DT/kg pour le poulet prêt à cuire à la sortie des abattoirs et 8,950 DT/kg pour sa vente au détail.

Le changement est surtout visible pour le consommateur. Le plafond de 8,500 DT/kg appliqué précédemment est relevé de 450 millimes, soit une augmentation d’environ 5,3 %.

À la sortie des abattoirs, le plafond passe également de 7,500 DT/kg, niveau fixé en mars 2026, à 7,900 DT/kg, soit 400 millimes supplémentaires.

Il ne s’agit donc pas d’une première intervention sur les prix du poulet. En novembre 2024, le ministère du Commerce avait déjà annoncé un prix maximal de 5,300 DT/kg pour le poulet vivant et rappelé un plafond de 8,500 DT/kg au consommateur.

Lire aussi : Tunisie : Plafonnement des prix de la volaille à partir du 9 mars

Une grille temporaire jusqu’à fin septembre

La nouvelle décision ne porte pas uniquement sur les prix. Elle impose aux différents intervenants de la filière d’assurer un approvisionnement régulier du marché et de respecter les circuits légaux de distribution.

Les professionnels doivent notamment fournir le marché en quantités habituelles de poulet prêt à cuire et maintenir des proportions raisonnables pour la commercialisation sous forme de poulet découpé.

Les transporteurs devront également pouvoir présenter, lors des contrôles routiers, les documents justifiant leur qualité ainsi que la légalité de la détention des quantités transportées.

La nouvelle grille entre en vigueur le 19 août et restera applicable jusqu’à la fin du mois de septembre 2026.

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Eau minérale : Après les pénuries, l’État plafonne les prix

La Tunisie impose à partir de ce mercredi 19 août 2026 des prix maximaux pour la vente au public de l’eau minérale conditionnée. Une décision qui intervient dans un contexte marqué ces dernières semaines par des tensions sur l’approvisionnement et plusieurs opérations de contrôle ayant mis au jour des quantités importantes de bouteilles stockées hors des circuits normaux de commercialisation.

Des prix maximaux selon le format

Selon la décision annoncée par le ministère du Commerce et du Développement des exportations, les prix de vente au public ne devront pas dépasser :

  • 600 millimes pour la bouteille de 0,5 litre ;
  • 800 millimes pour la bouteille de 1 litre ;
  • 850 millimes pour la bouteille de 1,5 litre ;
  • 950 millimes pour la bouteille de 2 litres.

Le dispositif ne porte pas uniquement sur le prix payé par le consommateur. Les marges commerciales sont également encadrées, avec un maximum fixé à 15 % au stade du commerce de gros et à 15 % au stade du détail.

L’objectif est ainsi d’agir sur l’ensemble de la chaîne de distribution et de limiter les hausses de prix dans une période où la demande en eau conditionnée reste particulièrement élevée.

Une décision après plusieurs semaines de tensions

Cette intervention intervient alors que le marché tunisien de l’eau minérale connaît des tensions récurrentes durant la période estivale.

Webdo avait notamment rapporté début août la saisie de 23.600 litres d’eau minérale dissimulés dans les entrepôts de deux grossistes. L’opération avait été menée dans le cadre des contrôles visant les pratiques de rétention de marchandises et les perturbations des circuits de distribution.

Ces contrôles avaient illustré un paradoxe devenu particulièrement visible cet été : alors que certains commerces faisaient face à des difficultés d’approvisionnement, des quantités importantes pouvaient parallèlement être retrouvées dans des entrepôts.

Lire aussi: Eau minérale : 23 600 litres cachés chez deux grossistes, les tensions persistent

Le contrôle de l’application devient déterminant

Avec le plafonnement décidé à partir du 19 août, la question se déplace désormais vers son application effective dans les commerces.

L’encadrement simultané des marges des grossistes et des détaillants vise notamment à empêcher que les tensions sur l’offre ne se traduisent par des écarts importants entre les prix pratiqués selon les points de vente.

Dans un marché particulièrement sollicité pendant les fortes chaleurs, l’efficacité de la mesure dépendra donc largement des contrôles effectués sur les circuits de distribution et du respect des nouveaux plafonds par les différents intervenants.

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Le « zgougou » se raréfie en Tunisie : Les incendies et le climat font grimper les prix

Le « zgougou », nom tunisien donné aux graines du pin d’Alep, se fait plus rare sur le marché tunisien. La baisse de la production, liée notamment aux incendies ayant ravagé des superficies forestières, aux perturbations climatiques et à la diminution du nombre de personnes disposées à effectuer la récolte, contribue à maintenir les prix à des niveaux élevés.

Dans une déclaration à Jawhara FM, le membre du bureau exécutif de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP), Tarek Mekhzoumi, a confirmé un recul de la production de graines de pin d’Alep. Selon lui, les incendies qui ont touché d’importantes superficies forestières au cours de l’année écoulée ont directement affecté les zones productrices.

Une récolte particulièrement dépendante du climat

La campagne de récolte du « zgougou » s’étend généralement de décembre à avril. Or, les conditions météorologiques enregistrées durant la dernière saison, particulièrement dans le Nord-Ouest, ont réduit le nombre de jours durant lesquels les familles pouvaient travailler en forêt.

À cette contrainte climatique s’ajoute l’impact plus structurel du changement climatique sur les forêts de pin d’Alep. Les sécheresses, les épisodes météorologiques extrêmes et les incendies répétés fragilisent progressivement les écosystèmes forestiers et peuvent affecter la disponibilité du produit.

Les données disponibles montrent l’importance économique de cette ressource. En 2024, les forêts de pin d’Alep couvraient environ 360.000 hectares en Tunisie, soit près de la moitié de la superficie forestière nationale, même si seule une partie de ces espaces est effectivement exploitée chaque année.

Un métier pénible qui attire de moins en moins

La baisse de l’offre ne s’explique toutefois pas uniquement par les incendies. Tarek Mekhzoumi évoque également un désintérêt croissant des familles pour cette activité, particulièrement éprouvante.

La récolte et l’extraction des graines reposent encore largement sur des méthodes traditionnelles et nécessitent un important effort physique. Selon des déclarations rapportées par Diwan FM, l’extraction peut notamment s’effectuer dans des conditions de chaleur particulièrement difficiles, tandis que l’absence de mécanisation moderne complique davantage le travail.

Lire aussi : Kasserine : 2,48 millions de dollars pour restaurer les forêts de pin d’Alep

Cette pénibilité pose ainsi une question économique plus large : alors que la demande augmente, la main-d’œuvre disponible pour récolter le produit tend à se réduire.

Du produit forestier à un ingrédient de l’industrie agroalimentaire

Autre facteur expliquant la pression sur les prix : le « zgougou » n’est plus consommé uniquement comme ingrédient de la traditionnelle « assida zgougou », préparée notamment à l’occasion du Mouled.

Selon Mekhzoumi, le produit est désormais utilisé tout au long de l’année par l’industrie agroalimentaire, notamment dans la fabrication de yaourts, de pâtisseries et d’autres produits transformés. Cette diversification des usages a mécaniquement élargi la demande.

La filière s’est ainsi progressivement transformée : les familles qui récoltent le produit peuvent le vendre directement ou céder leur récolte à des grossistes, lesquels l’acheminent ensuite vers les commerces, les grandes surfaces et les entreprises de transformation.

Jusqu’à 50 dinars le kilo

Dans ce contexte de recul de l’offre et de progression de la demande, le prix du « zgougou » se situe actuellement entre 48 et 50 dinars le kilogramme, voire davantage selon les régions, d’après Tarek Mekhzoumi.

Une autre déclaration récente du même responsable situe également le prix autour de 50 dinars, avec des écarts pouvant atteindre environ 56 dinars selon la distance de transport et les coûts d’acheminement vers les autres gouvernorats.

Le phénomène n’est pas nouveau. En 2025, le prix du kilogramme oscillait déjà autour de 44 à 50 dinars dans certaines zones, tandis que la production était affectée par les incendies ayant touché notamment des forêts de Siliana.

Le « zgougou » tunisien se retrouve donc au croisement de plusieurs enjeux : changement climatique, protection des forêts, conditions de travail des récolteurs et transformation de la demande alimentaire. Une évolution qui pourrait continuer à peser sur les prix si la production forestière et les conditions de récolte ne parviennent pas à suivre l’augmentation de la demande.

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Oeufs : Quand le prix payé dépasse largement le coût de production

Le prix de l’œuf, qui peut atteindre 326 millimes l’unité, suscite de vives interrogations au regard des chiffres avancés par les professionnels du secteur. Selon Ibrahim Nefzaoui, président de la Chambre nationale des commerçants de volailles et de viandes blanches, le coût de production ne dépasse pas 205 millimes, tandis que la marge bénéficiaire sur le marché formel est estimée à 15 millimes par œuf. L’écart entre ces données et le prix payé par le consommateur atteint ainsi plus de 100 millimes par unité, un différentiel que le responsable juge injustifié.

205 millimes pour produire, 326 millimes pour acheter

Les chiffres permettent de mesurer l’ampleur du décalage. Si le coût de production d’un œuf est fixé à 205 millimes et que la marge commerciale habituelle est de 15 millimes, son prix sur le marché formel devrait théoriquement se situer autour de 220 millimes.

Or, dans certains circuits, l’œuf est vendu jusqu’à 326 millimes. Cela représente un écart de 106 millimes par rapport au niveau obtenu en additionnant le coût de production et la marge annoncée.

Autrement dit, le prix final peut être supérieur de près de 48 % au niveau de référence de 220 millimes. C’est précisément dans cet écart que réside, selon Ibrahim Nefzaoui, le caractère difficilement justifiable de la hausse.

Une baisse de production qui n’explique pas tout

Le secteur connaît certes un recul de la production. Celle-ci aurait diminué de 7 %, avec une prévision de 162 millions d’œufs pour le mois d’août.

Cette baisse peut contribuer à exercer une pression sur le marché. Mais, pour le président de la Chambre nationale des commerçants de volailles et de viandes blanches, elle ne suffit pas à expliquer à elle seule le niveau atteint par les prix, a-t-il expliqué aujourd’hui sur les ondes de Mosaique fm.

Le véritable problème se situerait plutôt dans le fonctionnement du marché et dans l’importance des circuits échappant au contrôle formel.

100 millions d’œufs hors du circuit formel

Ibrahim Nefzaoui avance un chiffre qui éclaire, selon lui, les tensions actuelles : 100 millions d’œufs seraient écoulés chaque mois en dehors du circuit formel.

Cette masse considérable d’œufs, commercialisée en marge des circuits officiellement organisés, réduit la transparence sur la formation des prix et complique le contrôle des marges pratiquées entre la production et le consommateur.

C’est dans cette zone moins régulée que se trouverait une partie de l’explication de la flambée observée. Car si le coût de production reste inférieur à 205 millimes et que la marge annoncée sur le marché formel est de 15 millimes, la hausse jusqu’à 326 millimes ne peut être comprise sans s’interroger sur les intermédiaires et les circuits de commercialisation.

Le consommateur paie le prix d’un marché déséquilibré

Le paradoxe est donc frappant : alors que la production nationale continue d’assurer un volume de 162 millions d’unités en août, le consommateur peut se retrouver à payer son œuf bien au-delà du prix théorique résultant du coût de production et de la marge déclarée.

Pour Ibrahim Nefzaoui, la question dépasse ainsi la seule baisse de 7 % de la production. Elle renvoie à la nécessité de remettre de l’ordre dans les circuits de distribution et de limiter les distorsions qui permettent à une partie du marché d’échapper aux mécanismes formels de fixation des prix.

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Tunisie | Hausse des prix des logements en Tunisie

Selon l’Institut national de la statistique, l’indice des prix des logements a augmenté de 0,3 % au 4e trimestre 2025 par rapport au 3e trimestre de la même année. Cette évolution et attribuée à une hausse de 1,8 % des prix des maisons et à un recul de 0,3 % des prix des appartements.

La même source a fait état d’une hausse de 5,6 % de l’indice global des prix des logements au 4e trimestre 2025 par rapport à la même période en 2024, sous l’effet d’une augmentation de 5,7 % de l’indice des prix des appartements et de 5,6 % de celui des maisons.

Les ventilations régionales de l’indice des prix des logements ont révélé une hausse de 2,9 % dans le Grand Tunis, ainsi qu’une augmentation de 6,9 ​​% dans la région du Sahel (Sousse, Mahdia et Monastir) et à Nabeul.

I. B.

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La Tunisie lance son premier classement des entreprises les plus performantes sur le plan énergétique

Comment distinguer une entreprise réellement performante sur le plan énergétique d’une autre qui se contente d’afficher de bonnes intentions ? C’est à cette question que veut répondre le Grand Prix de la Performance Énergétique (GPPE), officiellement lancé lundi 29 juin 2026. Présenté comme une première en Tunisie, ce nouveau dispositif entend mesurer, comparer et récompenser...

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Médicaments hors de prix, remboursements tardifs : Chkoundali alerte sur une santé à crédit

Prix jugés excessifs, remboursements tardifs de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), pénuries persistantes et disparition des facilités de paiement après la réforme des chèques : le professeur universitaire en économie Ridha Chkoundali estime que l’accès aux soins devient de plus en plus difficile pour de nombreux Tunisiens. Dans un post Facebook daté du jeudi...

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Or : après des records historiques, les prix amorcent une baisse

Après avoir atteint des niveaux record ces derniers mois, le marché de l’or semble amorcer un retournement de tendance. Hatem Ben Youssef, président de la Chambre syndicale des bijoutiers, a affirmé, vendredi 12 juin 2026, dans une interview téléphonique accordée le jour même à Jihene Miled dans l’émission Sbeh Ennes sur Mosaïque FM, que les...

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Saison été 2026: déjà en mauvaise santé, Tunisair et la CTN face à de nouveaux sacrifices

À l’approche de la saison estivale 2026, le gouvernement a décidé d’une série de mesures destinées à faciliter le retour des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE). Tunisair et la CTN, en tant que transporteurs publics, vont devoir supporter les coûts de cette politique sociale.

Tunisair et la Compagnie Tunisienne de Navigation (CTN) une nouvelle fois dos au mur cet été. Les deux transporteurs publics ont en effet été « appelés » par le gouvernement le 25 avril 2026 à consentir d’importants efforts tarifaires à destination des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) cet été.

Mais derrière l’affichage social et politique, la question de la soutenabilité économique de ces décisions se pose avec acuité.

Une politique tarifaire volontariste

Pour la saison été 2026, Tunisair est invitée à réserver un volume significatif de sièges à des tarifs préférentiels sur les lignes reliant la Tunisie aux principaux pays de résidence des TRE.

À cela s’ajoutent des avantages sur les bagages, la suppression des frais de modification ou d’annulation, la réduction des frais de service et même un prolongement de la période de voyage jusqu’à septembre.

La compagnie devra également renforcer ses offres promotionnelles d’early booking, et proposer des tarifs spécifiques pour les étudiants tout au long de l’année.

La CTN également impliquée

De son côté, la CTN est appelée à appliquer des réductions substantielles sur les billets, y compris pour les véhicules.

Des tarifs réduits sont à prévoir sur les lignes Marseille et Gênes, avec une attention particulière portée aux familles, notamment celles composées de quatre personnes avec véhicule. La mise en place de facilités de paiement et de grilles tarifaires différenciées en haute saison devra compléter ce dispositif.

Des entreprises publiques sous pression

Si ces mesures répondent à un objectif social légitime — soutenir le pouvoir d’achat des TRE et encourager leur retour — elles interviennent dans un contexte financier particulièrement préoccupant pour les deux transporteurs publics.

La situation de Tunisair est depuis plusieurs années qualifiée de critique. Endettement élevé, flotte vieillissante, retards chroniques : la compagnie peine à retrouver un équilibre, au point que certains observateurs n’hésitent plus à parler d’une entreprise en situation quasi-agonisante. Dans ce contexte, imposer des tarifs réduits, assortis d’avantages commerciaux supplémentaires, revient à rogner davantage sur des marges déjà très limitées et accentuer la précarité financière.

Lire aussi: Tunisair : le ministre du Transport parle d’un héritage lourd et promet un redressement accéléré.

La Compagnie Tunisienne de Navigation, bien que dans une situation légèrement moins médiatisée, n’échappe pas non plus aux difficultés structurelles. Coûts d’exploitation élevés, dépendance saisonnière et concurrence accrue pèsent sur ses performances.

Le paradoxe de la haute saison

Traditionnellement, la période estivale constitue pour ces deux entreprises une bouffée d’oxygène financière. C’est durant la haute saison qu’elles réalisent l’essentiel de leurs recettes, permettant de compenser les pertes accumulées durant les mois creux. Or, en instaurant des réductions massives précisément sur cette période stratégique, le gouvernement prend le risque de fragiliser davantage leur équilibre.

À cela s’ajoute un facteur aggravant : la volatilité des prix du kérosène, qui pourrait renchérir significativement les coûts d’exploitation du transport aérien. Dans un tel contexte, toute baisse de revenus unitaires devient encore plus difficile à absorber.

Une approche centrée sur le prix, au détriment de la qualité ?

Autre point d’interrogation : l’absence, dans ces annonces, de mesures concrètes visant à améliorer l’expérience globale des voyageurs. Ni Tunisair ni la Compagnie Tunisienne de Navigation ne semblent concernées par des engagements relatifs à la qualité de service dans les aéroports et les ports qui relèvent certes d’autres opérateurs (en l’occurrence OACA et OMMP) lesquels auraient dû également être impliqués dans la démarche.

Les problématiques récurrentes — délais d’attente, gestion des flux, lenteur de livraison des bagages — restent pourtant au cœur des critiques formulées par les usagers, notamment les TRE lors de leur retour estival et notamment sur l’aéroport Tunis-Carthage. En l’absence d’améliorations sur ces aspects, la baisse des tarifs pourrait apparaître comme une réponse partielle, voire insuffisante.

Entre impératif social et réalité économique

Les mesures arrêtés en conseil ministériel au niveau de la présidence du gouvernement s’appuient certes sur un impératif social mais ne répond à aucune logique de viabilité économique. Si elles répondent à une attente forte de la diaspora tunisienne, elles soulèvent des interrogations légitimes quant à leur impact sur ces deux entreprises publiques déjà fragilisées.

À court terme, l’effet d’annonce et la dimension symbolique sont indéniables. Mais à moyen terme, sans stratégie de redressement structurel ni amélioration tangible de la qualité de service, le risque est réel de voir ces décisions accentuer les difficultés de deux piliers du transport national, au moment même où ils devraient consolider leurs ressources.

©Destination Tunisie

*Illustration générée par l’IA

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Flambée des tarifs des musées : la Fi2T dénonce une décision “extrêmement préjudiciable”

La Fédération Interprofessionnelle du Tourisme Tunisien (Fi2T) est montée au créneau après la publication, le 31 mars 2026 au Journal Officiel, d’une décision actant la révision des droits d’entrée aux sites culturels relevant de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle.

C’est une annonce qui a provoqué « stupéfaction » et incompréhension au sein des professionnels du secteur. La hausse brutale des tarifs d’entrée aux musées et sites archéologiques en Tunisie, annoncée le 31 mars pour une application à compter du 1er avril, a provoqué l’ire des agences de voyages spécialisées dans l’organisation des excursions et circuits impliquant des visites culturelles et pour cause.

 À titre d’exemple, le tarif d’accès au Musée national du Bardo a été majoré de 130 % pour les visiteurs étrangers, tandis que d’autres sites ont enregistré des augmentations avoisinant les 70 %.

La méthode pointée du doigt

Dans un communiqué, la Fi2T reconnaît sans détour la légitimité d’une réévaluation tarifaire; elle rappelle indéniablement que « la valorisation de notre patrimoine doit s’accompagner d’une mise à jour des prix ». L’organisation patronale souligne que les tarifs tunisiens restaient, jusqu’ici, « modestes comparés à ceux pratiqués dans d’autres pays ».

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Sur les réseaux sociaux, des photos publiées montrant clairement que la hausse a également pris de court les musées et sites relevant du ministère de la Culture n’ayant même pas eu le temps d’imprimer les nouveaux tarifs.

Mais au-delà du principe, c’est la méthode qui a fait réagir. « Là où le bât blesse, c’est la promptitude de la décision, l’application immédiate, sans préavis ni concertation avec la profession », déplore la Fédération.

Les conséquences pourraient être lourdes pour les agences de voyage spécialisées dans le tourisme réceptif. Car selon la même source, « les effets qui en découlent sont extrêmement préjudiciables » et pourraient engendrer « des pertes estimées à plusieurs milliers de dinars pour l’année en cours » pour certaines structures.

Tarifs déjà négociés

En cause : les engagements contractuels liant les agences tunisiennes à leurs partenaires internationaux. Les forfaits touristiques étant négociés et signés à l’année, toute modification tarifaire en cours d’exercice ne peut être répercutée ni sur les tour-opérateurs étrangers ni sur les clients finaux.

Résultat : « pour l’année 2026, cette augmentation tarifaire ne sera pas prise en charge par le tour-opérateur étranger et encore moins par le client final (…), c’est l’agence de voyage tunisienne qui supportera toute cette charge impromptue », précise encore la Fi2T.

Une situation jugée d’autant plus paradoxale que le tourisme culturel constitue un levier stratégique pour la destination Tunisie. Dans un ton particulièrement ironique, la Fi2T conclut : « Belle manière d’encourager les opérateurs du tourisme culturel !!! Quel gâchis ».

Face à cette décision unilatérale, la profession appelle implicitement à une meilleure concertation entre les pouvoirs publics et les acteurs du secteur, afin d’éviter que des mesures de valorisation du patrimoine ne se traduisent, à court terme, par un affaiblissement de la chaîne touristique.

D.T

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