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La Goulette : La Kharja de Sidi Chérif aura lieu début septembre

Comme chaque année la procession ( kharja ) de Sidi Chérif aura lieu à la Goulette au début du mois de septembre.

La date de la première journée de la kharja sera le 9 septembre pour un parcours qui se déroulera entre la zaouia de Sidi Chérif et la municipalité de la Goulette.

La kharja se poursuivra ensuite pour les journées du 10 et du 11 septembre.

Selon les traditions locales, la kharja de Sidi Chérif clôture le calendrier des célébrations estivales liées aux principales zaouias de Tunis.

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Procession de la Madone de Trapani à La Goulette

Dimanche 15 août 2026, la foi catholique, l’héritage sicilien et échanges interculturels entre musulmans, chrétiens et juifs ont convergé à La Goulette — banlieue balnéaire de Tunis abritant le quartier de la «Petite Sicile» (Piccola Sicilia) —, à l’occasion de la messe de l’Assomption et de la traditionnelle procession de la Madone de Trapani, l’un des symboles les plus marquants de la présence historique italienne en Tunisie.

Il s’agit d’«une tradition née au sein de la communauté italienne historique de la Petite Sicile, devenue au fil du temps un moment de rencontre entre cultures et identités», note l’ambassade d’Italie à Tunis sur les réseaux sociaux, en qualifiant cette tradition de «témoignage vivant des liens humains et culturels profonds unissant l’Italie et la Tunisie».

La célébration, qui s’est tenue en l’église Saints-Augustin-et-Fidèle, a été présidée par l’archevêque de Tunis, Mgr Nicolas Lhernould, devant une assemblée de plus d’une centaine de personnes, dont beaucoup ont suivi l’office depuis l’extérieur.

À l’issue de la messe, la statue de la Vierge a été portée sur les épaules des fidèles depuis le parvis de l’église, le long d’un court parcours à travers la Petite Sicile, pour s’achever devant la fresque murale dédiée à Claudia Cardinale, qui a grandi à La Goulette.

Dans son homélie, Lhernould a placé le thème de la dignité humaine au cœur de la célébration, c’est-à-dire le droit de chaque individu à être reconnu, à vivre libre de toute violence et dans un environnement sain, en paix et dans le respect du droit international, et même à la liberté de partir ou de rester.

Au-delà de la dimension religieuse, l’Assomption de La Goulette conserve des éléments de coutume qui reflètent l’identité et la mémoire du lieu. Les chroniques rappellent la participation massive des habitants du quartier, les chants et les «youyous» accompagnant la sortie de la statue, ainsi que le fort caractère populaire de l’événement.

Ce sont les Italiens, et plus particulièrement les Siciliens, qui ont introduit et diffusé le culte de la Vierge de Trapani et la messe de l’Assomption de Marie en Tunisie, laquelle comprenait jusqu’en 1962 une procession de la Vierge de Trapani jusqu’à la mer, annonçant la fin de la saison de la baignade.

Pour commémorer les liens toujours forts qui unissent l’Italie et la Tunisie, sur cette bande de terre où vivaient jadis pêcheurs tunisiens et siciliens, une immense fresque dédiée à l’actrice Claudia Cardinale, qui passa son enfance à La Goulette, orne la façade d’un immeuble de la place.

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Malgré une sévère surveillance et des coups de filet successifs : le port de La Goulette demeure le lieu privilégié des «harakas» 

Le port de La Goulette est-il devenu le lieu préféré des prétendants à la migration clandestine vers l’Europe ? D’après ce que rapportent les autorités portuaires, chaque jour permet de découvrir de nouveaux candidats à la migration dont l’aventure prend fin avant son début grâce à la vigilance des agents de douane et de sécurité. Que faut-il encore faire pour éloigner ces jeunes rêveurs de migration vers l’Italie ou la France et entamer leur audace qui dépasse parfois les frontières de la raison ?

C’est un vrai secret de Polichinelle que de révéler que le port de La Goulette, situé dans la banlieue nord de Tunis, constitue un point chaud et stratégique de la migration clandestine en Tunisie en raison de ses liaisons maritimes directes avec l’Europe (notamment l’Italie et la France).

C’est que l’audace de ces prétendants à la migration clandestine dépasse l’ordinaire avec des jeunes qui, poussés par l’espoir d’une vie meilleure ailleurs et le désir de changer de destin, vont jusqu’à s’introduire dans les zones de départ du port pour tenter de se cacher dans les conteneurs, les espaces de chargement des camions de marchandises, voire dans des camionnettes ou des voitures stationnées à proximité des navires, dans l’attente de leur embarquement.

Pour y arriver, ces jeunes usent de pratiques différentes selon les circonstances et de formes bien distinctes :

– L’intrusion dans l’enceinte portuaire : les candidats à l’exil tentent d’escalader les clôtures ou de franchir le périmètre de sécurité pour s’introduire dans le port de commerce ou de passagers.

– Le ciblage des navires : l’objectif principal est de se faufiler à bord des navires de commerce, des cargos ou des ferries en partance pour l’Europe. Les migrants tentent de se cacher dans les structures des navires, les cales ou les remorques de camions.

– La dissimulation dans des véhicules : les autorités interceptent régulièrement des personnes (parfois mineures) cachées dans des coffres ou des compartiments aménagés de voitures de particuliers embarquant sur les ferries.

Des gamins parmi les prétendants 

Ce qui est encore plus surprenant, c’est que le nombre de mineurs parmi ces «harakas» est en constante progression. Les interceptions menées par la Direction générale de la sûreté nationale révèlent une proportion importante de mineurs et d’adolescents (parfois âgés de 13 à 17 ans) originaires de divers gouvernorats tunisiens.

Ainsi, il y a toujours de très jeunes prétendants qui tentent, quasiment chaque jour, ou nuit, de se faufiler parmi les véhicules et les marchandises, jouant au chat et à la souris avec les policiers et les agents des douanes. Leur détermination est souvent manifeste, tout comme leur volonté de saisir la moindre occasion pour monter clandestinement à bord des bateaux. Dans certains cas, les agents se retrouvent face à des gamins de douze ou treize ans, ce qui interpelle et renvoie à plusieurs interrogations.

Qu’on le veuille ou pas, nous nous retrouvons face à des jeunes dont la détermination cache souvent une réalité beaucoup plus amère : une jeunesse qui rêve d’un avenir autrement radieux ailleurs et qui aspire à une vie meilleure en Europe. Certes, la réalité est autre car dan la rive nord de la Méditerranée, ce n’est guère le paradis sur terre, mais il va falloir les convaincre et leur prouver qu’ils ont tort de se laisser attirer par de telles aventures qui tournent souvent, et malheureusement, au drame.

C’est que cette audace peut rapidement se transformer en une aventure aux conséquences dramatiques. En essayant de se dissimuler dans des espaces confinés, des conteneurs ou sous des véhicules, ces jeunes s’exposent à l’arrestation, à l’enfermement, au manque d’air, aux chutes, aux blessures et, dans les cas les plus graves, à des accidents pouvant mettre leur vie en danger.

Pis encore, le phénomène constitue également un véritable problème de sécurité, aussi bien pour les voyageurs, les chauffeurs et les transporteurs que pour les jeunes eux-mêmes. La présence clandestine de jeunes qui essayent de se dissimuler dans des véhicules ou des cargaisons peut en effet provoquer des situations dangereuses et imprévisibles au moment des contrôles, des manœuvres ou de l’embarquement.

Renforcer le contrôle et les campagnes de sensibilisation

Face à cette situation, le renforcement de la surveillance et des contrôles aux abords du port de La Goulette et de ses différents accès apparaît nécessaire, ce qui est fait avec beaucoup de sérieux et de métier par les autorités sécuritaires sur place. A cet effet, les contrôles douaniers et les patrouilles de la police des frontières s’intensifient en coordination permanente avec le ministère public afin de sécuriser les terminaux et les zones d’embarquement.

En parallèle, les unités de la police des frontières et de la Garde nationale mènent des opérations continues aux abords immédiats du complexe portuaire. Ces interventions conduisent régulièrement à la mise en échec de tentatives d’exode, impliquant parfois des mineurs qui sont ensuite pris en charge par les structures de protection sociale.

Toutefois, la seule réponse sécuritaire ne saurait suffire car elle constitue une des actions qu’il va falloir développer pour tenter de mettre fin à l’ampleur de ce phénomène ou, du moins, l’atténuer. Il est tout aussi important de sensibiliser ces jeunes aux dangers réels auxquels ils s’exposent et de responsabiliser davantage les parents, afin d’éviter que des enfants et des adolescents ne se retrouvent livrés à eux-mêmes dans une quête aussi périlleuse et qui, pour la plupart de ces candidats à la migration clandestine, ne mène à rien.

Kamel ZAIEM

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Saison estivale 2026 : 240 traversées pour le retour des TRE

Le retour estival des Tunisiens résidents à l’étranger s’annonce soutenu, avec une hausse des arrivées et un important dispositif maritime déployé entre l’Europe et la Tunisie.

Avec le lancement de la saison estivale, le 15 juin, le transport maritime retrouve une place centrale à l’occasion du retour des Tunisiens résidents à l’étranger (TRE).

Au total, 240 traversées de car-ferries sont programmées pour la saison 2026 par l’ensemble des compagnies maritimes vers la Goulettze : 50 au départ de Palerme, 44 depuis Gênes et Marseille, 17 depuis Civitavecchia et 3 vers Zarzis.

La Compagnie tunisienne de navigation (CTN) assurera à elle seule 149 traversées grâce aux navires Tanit et Carthage, avec une capacité prévisionnelle de 433 400 passagers et 126 600 véhicules.

En 2025, 1 405 417 TRE étaient rentrés en Tunisie, représentant 12,4 % de l’ensemble des arrivées de non-résidents.

Une dynamique qui semble se confirmer cette année, les entrées de TRE affichant, au 30 avril 2026, une progression de 2,8 % par rapport à la même période de 2025.

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La Goulette 2026 : combien rapportent réellement les croisières

210.000 croisiéristes ont accosté au port de la Goulette depuis le début de l’année 2026. Un chiffre qui confirme l’attractivité de l’escale.

Ils sont visibles à plusieurs kilomètres à la ronde. Dès qu’ils jettent l’ancre, c’est toute une ruche qui se met en place. Au port de la Goulette, chaque arrivée de navire s’accompagne d’une dynamique intense où s’activent guides, bus, taxis, commerçants et autres opérateurs.

Deux acteurs majeurs

Actuellement, le port enregistre deux escales régulières par semaine, opérées notamment par les compagnies Costa Croisières et MSC Croisières, représentant environ 9 000 passagers hebdomadaires. Des négociations sont par ailleurs en cours pour l’ajout de deux escales régulières supplémentaires par semaine.

Cette tendance s’inscrit dans une progression plus large du trafic : le nombre de passagers est ainsi passé d’environ 56 000 en 2022 à une projection de près de 500 000 d’ici là fin 2026.

Recettes en devises

« Sur la base d’une hypothèse prudente — 80 % des passagers débarquant avec une dépense moyenne de 50 euros par personne — les recettes générées atteindraient près de 360 000 euros par semaine, soit plus de 18 millions d’euros par an en devises », commente Sami Debbiche, directeur général de Goulette Shipping Cruise (GSC), la société qui gère le village touristique et le port des croisières de la Goulette.

À ces montants, s’ajoutent d’autres sources de revenus, notamment les taxes passagers, les frais de stationnement des navires et les services portuaires. Autant de flux financiers qui profitent à la fois à l’autorité portuaire et au terminal de croisière, renforçant ainsi l’apport global de cette activité à l’économie nationale, souligne encore le responsable.

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Les estimations pour l’année 2026 portent sur 500.000 croisiéristes débarquant au terminal Goulette Shipping Cruises.

Stratégie promotionnelle

Au-delà des chiffres, les autorités multiplient les initiatives pour consolider cette dynamique. La direction du terminal de croisière de La Goulette mène, en coordination avec les acteurs institutionnels — dont le ministère du Tourisme — une stratégie active de promotion de la destination. Celle-ci repose notamment sur des contacts directs avec les compagnies internationales et une présence régulière dans les salons professionnels dédiés au secteur.

Lors d’une rencontre tenue le 25 mars 2026, le ministre du Tourisme, Sofiene Tekaya, a échangé avec des responsables du secteur, dont Silvio Loiodice, directeur des croisières chez Costa.

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De droite à gauche: Sofiene Tekaya (ministre du Tourisme), Slim Ben Jabballah (réceptif des compagnies MSC et Costa) et Silvio Loiodice, directeur des croisières chez Costa.

Ce dernier a confirmé l’intérêt croissant pour la Tunisie dans les itinéraires maritimes, indiquant qu’en moyenne 6 600 passagers arrivent par escale, dont près de 90 % participent à des excursions vers des sites culturels et touristiques, avec une attention particulière portée aux produits de l’artisanat local.

Perspectives 2027

Dans cette perspective, la compagnie prévoit d’intensifier sa programmation vers la Tunisie à partir de 2027, invoquant notamment la stabilité sécuritaire du pays et la diversité de son offre touristique. Les autorités tunisiennes considèrent désormais le tourisme de croisière comme un levier stratégique de diversification.

L’objectif affiché est double : renforcer l’attractivité des ports, améliorer leur capacité d’accueil et hisser la qualité des services, tout en valorisant une offre culturelle à forte valeur ajoutée.

Dans ce contexte, la montée en puissance des escales à La Goulette apparaît comme l’un des indicateurs les plus tangibles du repositionnement progressif de la Tunisie sur la carte des grandes destinations méditerranéennes de croisière.

©Destination Tunisie

 

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