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BAD : 15 millions de dollars pour les entreprises nord-africaines en forte croissance

Le Groupe de la Banque africaine de développement vient d’approuver un investissement de 15 millions de dollars dans le fonds RMBV North Africa Fund III, confirmant sa volonté d’accompagner les entreprises en forte croissance de la région.

L’opération prend une dimension plus large grâce à un apport de 20 millions de dollars de l’institution italienne de financement du développement, la Cassa Depositi e Prestiti, mobilisé via la Plateforme pour la croissance et la résilience en Afrique (GRAf), un dispositif né du partenariat entre Rome et la BAD dans le cadre du Plan Mattei. Au total, l’enveloppe conjointe atteint donc 35 millions de dollars.

Un fonds ciblé pour les ETI et PME nord-africaines

Née de la transformation d’Abraaj North Africa, RMBV est aujourd’hui une société de gestion indépendante dédiée au capital-investissement, couvrant l’ensemble de la région (Égypte, Tunisie, Maroc, Algérie). Son troisième fonds cible en priorité les entreprises de taille intermédiaire et les PME à forte croissance, avec une attention particulière portée aux secteurs qui touchent concrètement le quotidien des populations locales. L’accompagnement promis va bien au-delà du simple financement et englobe : gestion, stratégie et gouvernance, dans une logique de création d’emplois pérennes à l’échelle régionale.

Impact sur l’entrepreneuriat en Tunisie

Pour les PME et ETI tunisiennes en quête de financement de croissance, ce type de véhicule offre une alternative au crédit bancaire classique, avec un accompagnement stratégique en prime. L’implication croissante d’institutions comme la BAD et la CDP dans la région confirme également l’intérêt des bailleurs internationaux pour l’écosystème entrepreneurial nord-africain, un signal positif pour les porteurs de projets locaux en recherche de partenaires financiers.

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La Tunisie et la Belgique misent sur les investissements pour changer d’échelle

La Tunisie veut attirer davantage d’investissements belges. Le sujet était au cœur de la rencontre, jeudi 20 août, à Tunis, entre le ministre des Affaires étrangères Mohamed Ali Nafti et le nouvel ambassadeur de Belgique en Tunisie, Jan De Pauw.

La demande intervient alors que la présence économique belge est déjà bien installée. Selon les statistiques FIPA 2025 citées par l’ambassade de Belgique en Tunisie, 222 investissements belges sont actuellement recensés dans le pays. Ils représentent plus de 19 200 emplois. La Belgique figure ainsi parmi les principaux investisseurs étrangers en Tunisie en nombre d’entreprises, d’emplois créés et d’investissements directs étrangers.

L’enjeu pour Tunis est désormais de faire progresser cette présence. Lors de l’entretien, Mohamed Ali Nafti a appelé à accroître le volume des investissements belges et à renforcer les échanges dans les secteurs d’intérêt commun. Il a également insisté sur l’importance de multiplier les visites bilatérales de haut niveau pour faire émerger de nouveaux projets. Cette coopération ne se limite pas à l’industrie. Les relations entre les deux pays couvrent également le commerce, l’enseignement supérieur, la culture et le tourisme. Chaque année, la Tunisie accueille autour de 100 000 visiteurs belges.

Le prochain enjeu sera aussi de voir dans quels secteurs cette coopération peut se développer. Une mission économique wallonne est notamment annoncée en Tunisie en décembre 2026 avec un intérêt pour des secteurs comme l’eau, les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, le stockage, les déchets et l’environnement. Cette orientation donne un aperçu des domaines où de nouveaux partenariats pourraient se développer.

La mobilité constitue un autre volet de la discussion. Le ministre tunisien a appelé à renforcer la coopération en matière de mobilité humaine “dans les deux sens”. Derrière cette formule se trouvent notamment les questions liées aux compétences, aux études et aux parcours professionnels entre les deux pays. Selon le communiqué, pour le nouvel ambassadeur belge, l’objectif est désormais d’élargir les domaines de coopération et de faire évoluer les relations bilatérales vers un partenariat qualifié de “stratégique”.

Après plus de 7 décennies de relations diplomatiques, le sujet n’est donc plus seulement de maintenir les liens existants. Pour Tunis, l’enjeu est désormais de convertir une présence belge déjà significative en davantage d’investissements, de projets et d’emplois.

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Budget 2027: quels projets passeront vraiment?

Le gouvernement prépare un budget 2027 qui veut faire davantage de place à l’investissement. Mais le signal le plus intéressant du Conseil ministériel tenu mercredi à La Kasbah n’est pas la liste des secteurs prioritaires. Il se trouve dans la méthode annoncée. En effet, les projets devront être sélectionnés en fonction de leur maturité, de leur faisabilité financière et de leur impact socioéconomique. 

Pour les entreprises et les investisseurs, c’est un point à suivre. Car entre une priorité inscrite dans un document de politique publique et un projet effectivement financé, l’écart peut être important. Le gouvernement semble vouloir réduire cet écart en privilégiant les projets suffisamment préparés pour passer rapidement à l’exécution. Cette orientation concerne d’abord l’investissement public, mais elle peut aussi avoir un effet sur l’investissement privé. Les infrastructures, l’énergie, l’eau ou encore la transformation numérique constituent en effet des conditions nécessaires au développement de nombreuses activités. La question sera donc moins de savoir quels secteurs sont déclarés prioritaires que de voir quels projets seront effectivement retenus et à quel rythme ils seront réalisés. L’énergie constitue l’un des dossiers où cet enjeu est particulièrement visible. En outre, la volatilité des prix des hydrocarbures expose directement les équilibres extérieurs et les coûts de l’économie. Qui plus est, l’accélération de la transition énergétique et le renforcement de la production nationale apparaissent ainsi comme des choix qui dépassent la seule politique énergétique. Ils touchent aussi la compétitivité des entreprises et la prévisibilité de leurs coûts. Même logique pour l’eau et l’agriculture. Le gouvernement veut renforcer la souveraineté alimentaire et hydrique. Pour les acteurs économiques, l’enjeu est très concret: sécuriser les ressources nécessaires à la production et réduire l’exposition aux aléas extérieurs. Les résultats dépendront toutefois des projets qui seront retenus et des moyens qui leur seront consacrés. Le numérique et l’intelligence artificielle figurent également parmi les orientations du prochain budget. Là encore, la question centrale sera celle du passage de l’intention à l’exécution. La dépêche ne précise ni les enveloppes prévues ni les applications ciblées. Il est donc encore trop tôt pour mesurer l’impact de cette priorité sur les entreprises, notamment sur leur accès aux infrastructures numériques ou aux dispositifs d’accompagnement. Le même principe vaut pour les entreprises publiques. Leur réforme et la modernisation de leur gouvernance restent parmi les sujets annoncés. Pour le secteur privé, leur évolution peut avoir des conséquences sur la qualité de certains services, les relations avec les fournisseurs et, plus largement, sur le fonctionnement de plusieurs marchés. Mais les modalités de cette réforme ne sont pas encore précisées. 

Ces choix arrivent dans une économie qui a enregistré une croissance de 2,4% au premier semestre 2026. La reprise agricole, les industries mécaniques et électriques, le tourisme et les investissements directs étrangers ont contribué à cette progression. Le taux de chômage a également reculé à 14,9%, contre 15,3% un an auparavant. Ces chiffres donnent au gouvernement un contexte un peu plus favorable pour préparer 2027. Ils ne signifient pas pour autant que les marges de manœuvre sont larges. L’économie reste exposée au ralentissement mondial, aux tensions géopolitiques et aux fluctuations des prix de l’énergie. C’est pourquoi le projet de budget sera surtout jugé sur ses arbitrages. Les orientations sont désormais posées. Reste à savoir combien de projets pourront être financés, dans quels secteurs et selon quel calendrier.

Pour les entreprises, c’est cette deuxième étape qui sera déterminante. Le projet de loi de finances permettra de voir si les priorités annoncées se traduisent par de nouvelles opportunités d’investissement, des projets publics effectivement lancés ou des moyens supplémentaires accordés aux secteurs considérés comme stratégiques.

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E-commerce : les PME tunisiennes changent d’échelle

Les consultations nationales destinées à préparer la Stratégie nationale du commerce électronique 2027-2031 ont été lancées en juin 2026 à Tunis. Cette démarche réunit des représentants des secteurs public et privé afin de définir les priorités du développement du commerce électronique en Tunisie, notamment en matière de paiement électronique, de protection du consommateur, de confiance dans les transactions numériques et d’évolution du cadre réglementaire.

Au-delà de cette initiative, une question se pose aux dirigeants d’entreprise : comment transformer le commerce électronique en véritable levier de croissance ? Pour les petites et moyennes entreprises, le digital ne constitue plus uniquement un canal de vente supplémentaire, mais un moyen de toucher de nouveaux clients, de valoriser leur offre et d’élargir leur présence sur le marché.

Le commerce électronique exige une véritable stratégie

Le développement du commerce électronique repose notamment sur des solutions de paiement adaptées, un environnement de confiance pour les transactions numériques et un cadre favorable à la protection du consommateur. Ces axes figurent parmi les priorités identifiées dans les travaux préparatoires de la future stratégie nationale.

Parallèlement, un programme porté par la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT), le Centre du commerce international et la Chambre de commerce et d’industrie de Tunis prévoit d’accompagner 84 petites et moyennes entreprises tunisiennes dans le développement de leurs activités de commerce électronique et d’exportation numérique.

Une opportunité pour les entreprises tunisiennes

Le commerce électronique offre aujourd’hui des perspectives de développement à de nombreuses entreprises, qu’elles évoluent dans l’artisanat, le commerce, les services, l’agroalimentaire ou les industries créatives. Pour les dirigeants, l’enjeu est désormais d’intégrer durablement les outils numériques dans leur stratégie afin de renforcer leur compétitivité et d’accéder à de nouveaux débouchés.

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PME tunisiennes: l’Afrique, prochain marché de croissance?

Le programme Qawafel, destiné à accompagner les PME et startups tunisiennes dans leur développement sur les marchés africains, illustre la volonté de renforcer l’internationalisation des entreprises tunisiennes. Ce dispositif vise à aider les entrepreneurs à identifier de nouvelles opportunités commerciales sur le continent et à structurer leur démarche d’exportation.

Pour les dirigeants de PME, l’enjeu ne consiste plus seulement à vendre à l’étranger, mais à construire une stratégie adaptée à chaque marché. L’accès aux pays africains nécessite une connaissance des besoins locaux, la recherche de partenaires fiables et une capacité à ajuster son offre aux spécificités économiques de chaque territoire.

L’export africain demande une stratégie de long terme

Les entreprises qui souhaitent se développer en Afrique doivent intégrer plusieurs paramètres: choix des marchés prioritaires, organisation logistique, réglementation, financement et accompagnement commercial.

Certains secteurs disposent d’un potentiel particulier, notamment l’agroalimentaire, les services, l’industrie, le numérique, la santé ou encore les solutions destinées aux entreprises. Une étude présentée dans le cadre de Qawafel a identifié un potentiel d’exportation inexploité estimé à 2,28 milliards de dollars vers 36 pays africains, notamment dans les machines électriques, le textile, l’agroalimentaire et les pièces automobiles.

De nouvelles opportunités pour les entreprises tunisiennes

Pour les PME tunisiennes, les marchés africains peuvent représenter un relais de développement, à condition d’adopter une approche structurée. L’objectif est de passer d’une logique d’export ponctuel à une véritable stratégie commerciale internationale.

Le développement de partenariats locaux, l’adaptation des produits et la connaissance des marchés ciblés seront des facteurs déterminants pour les entreprises souhaitant transformer ces opportunités en croissance durable.

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PME: transformer l’accès au capital en véritable moteur de croissance

Le financement des entreprises tunisiennes évolue progressivement vers de nouveaux modèles. Le 24 juillet 2026, l’Association tunisienne des investisseurs en capital (ATIC), en partenariat avec Wiki Startup, a organisé une session d’information consacrée aux mécanismes de levée de fonds et aux attentes des investisseurs. Cette rencontre visait à mieux préparer les entrepreneurs aux spécificités du capital-investissement et aux étapes nécessaires pour accéder à ce type de financement.

Cette initiative reflète une évolution des besoins des entreprises tunisiennes. Pour les PME et les jeunes entreprises innovantes, le recours aux fonds propres constitue une alternative complémentaire au financement bancaire classique, notamment lorsqu’il s’agit de financer une phase d’accélération, de développer une nouvelle activité ou de conquérir de nouveaux marchés.

Le capital-investissement devient un outil de croissance

Contrairement à un financement basé uniquement sur l’endettement, l’ouverture du capital permet aux entreprises d’obtenir des ressources financières tout en bénéficiant de l’accompagnement d’investisseurs spécialisés.

En Tunisie, plusieurs mécanismes ont été développés ces dernières années pour renforcer l’accès des entreprises innovantes aux fonds propres. Le programme Startup Invest, porté par Smart Capital, s’inscrit dans cette dynamique en facilitant l’intervention de fonds d’investissement auprès des startups tunisiennes.

L’objectif n’est pas seulement d’apporter des capitaux, mais également d’aider les entreprises à structurer leur développement. Les investisseurs accordent une attention particulière à la solidité du modèle économique, à la capacité de croissance et à la vision stratégique des dirigeants.

Préparer les entreprises à changer d’échelle

La levée de fonds représente aujourd’hui un enjeu stratégique pour les entreprises qui souhaitent accélérer leur développement. Elle peut permettre de renforcer les équipes, investir dans l’innovation, améliorer la capacité de production ou développer une présence sur de nouveaux marchés.

Les initiatives menées par les acteurs du capital-investissement cherchent justement à rapprocher entrepreneurs et investisseurs afin de faciliter la compréhension des attentes de chacun.

Pour la Tunisie, le développement d’un écosystème de financement plus diversifié constitue un levier important pour accompagner l’émergence d’entreprises capables de se développer au-delà du marché local.

L’enjeu est désormais de transformer l’accès au capital en véritable moteur de croissance pour les PME tunisiennes et de favoriser l’apparition d’acteurs économiques plus compétitifs à l’échelle régionale et internationale.

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Bourse de Tunis qui tire le marché et qui recule?

Poulina Group Holding, les banques et plusieurs grandes capitalisations ont été les principaux moteurs de l’activité des sociétés cotées au premier semestre 2026. Derrière la forte progression de la Bourse de Tunis, avec un Tunindex en hausse de 47,69%, ce sont surtout les grandes entreprises qui continuent de soutenir la dynamique du marché.

Avec plus de 2,1 milliards de dinars de revenus, Poulina Group Holding reste la première société du Tunindex20 en termes d’activité. Le groupe affiche une progression de 7,9% par rapport au premier semestre 2025. D’autres grands acteurs enregistrent également une évolution positive, à l’image d’One Tech Holding (+5,7%), de SAH (+5,5%) ou encore de SFBT (+6%). Ces performances confirment le poids des grandes capitalisations dans l’économie cotée.

Le secteur financier demeure l’autre pilier du marché. Les banques cotées affichent un produit net bancaire global de 3,8 milliards de dinars, en hausse de 4,9%. Certaines institutions enregistrent des progressions significatives, notamment Amen Bank (+17,7%), la Banque de Tunisie (+11,8%) et Wifak International Bank (+19,9%). Les assurances suivent également une tendance favorable, avec une croissance de 9,8% des primes émises, portée notamment par BH Assurance.

Au-delà des grandes entreprises, les performances restent toutefois très différentes selon les secteurs. Les télécommunications enregistrent la plus forte progression des revenus (+23,3%), tandis que l’agroalimentaire poursuit une évolution positive grâce aux principaux groupes du secteur. À l’inverse, plusieurs activités industrielles rencontrent davantage de difficultés.

La chimie constitue le principal point de fragilité du semestre, avec une baisse de 33,6% des revenus, entraînant le recul des matériaux de base (-21,4%). Le secteur automobile connaît également un ralentissement, avec une baisse de 5,5% du chiffre d’affaires des concessionnaires cotés, hors UADH. Certaines valeurs affichent ainsi des résultats en retrait, notamment STB (-10,5%), TPR (-11,2%) ou Carthage Cement (-5,7%).

Au total, les sociétés cotées ont généré 12,7 milliards de dinars de revenus au premier semestre 2026, soit une progression de 4,2% sur un an. Parmi les 71 entreprises ayant publié leurs indicateurs, 46 ont amélioré leur activité. Les vingt principales sociétés du Tunindex20 concentrent toutefois l’essentiel de cette performance, avec 67% du revenu global.

Ces résultats montrent une reprise qui reste concentrée autour de quelques grandes entreprises et secteurs. La forte progression de la Bourse reflète ainsi l’attractivité retrouvée de certaines valeurs, mais aussi les écarts persistants entre les activités qui profitent de la dynamique actuelle et celles qui cherchent encore à retrouver leur rythme de croissance.

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La Bourse de Tunis accélère, mais la reprise reste inégale

La Bourse de Tunis termine le premier semestre 2026 sur une forte progression. Le Tunindex a gagné 47,7% depuis le début de l’année, une performance largement supérieure à celle enregistrée durant la même période en 2025 (+16,31%). Cette dynamique traduit un regain d’intérêt des investisseurs pour les valeurs cotées, notamment les grandes capitalisations.

Derrière cette envolée boursière, l’activité des sociétés cotées évolue toutefois à un rythme plus modéré. Le revenu global des entreprises a atteint 12,7 milliards de dinars à fin juin 2026, en hausse de 4,2% sur un an. Parmi les 71 sociétés ayant publié leurs indicateurs, 46 ont enregistré une amélioration de leurs revenus. Les vingt principales valeurs du Tunindex20 concentrent à elles seules 67% du revenu global, avec une progression de 4,4%, confirmant le poids des grandes entreprises dans la dynamique du marché.

Le secteur financier reste le principal moteur de cette évolution. Les 29 sociétés financières cotées ont généré plus de 5,2 milliards de dinars de revenus, en hausse de 6%. Les banques affichent une progression de leur produit net bancaire de 5%, tandis que les assurances enregistrent une croissance plus marquée de 9,8%. Cette solidité explique en partie la performance des indices sectoriels, avec une hausse de plus de 55% pour l’indice des banques.

D’autres secteurs affichent également une évolution positive. L’agroalimentaire poursuit sa progression, porté par les grands groupes du secteur, tandis que la grande distribution améliore ses performances. Poulina Group Holding, BIAT, Délice Holding ou encore One Tech figurent parmi les sociétés qui contribuent le plus au volume d’activité du marché.

Mais cette reprise reste contrastée. Certains secteurs industriels connaissent un recul important. Les matériaux de base enregistrent une baisse de 21,4% de leurs revenus, principalement sous l’effet de la contraction de la chimie (-34%). Le secteur automobile affiche également un repli, pénalisé par la baisse de l’activité de plusieurs concessionnaires.

Ainsi, le premier semestre 2026 montre un marché financier dynamique, porté par les valeurs financières et les grandes entreprises cotées. Toutefois, l’écart entre la forte progression des indices boursiers et la croissance plus limitée des revenus rappelle que la hausse de la Bourse repose aussi sur les anticipations des investisseurs et pas uniquement sur les performances opérationnelles des entreprises.

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Retards de paiement : la FTAPME presse l’État de régler les créances des PME

La Fédération tunisienne des artisans et petites et moyennes entreprises (FTAPME) hausse une nouvelle fois le ton. Dans un communiqué publié lundi 29 juin 2026, elle dénonce la persistance des retards de paiement de plusieurs entreprises et établissements publics envers leurs fournisseurs, malgré l’exécution des prestations et le respect des procédures contractuelles. L’organisation estime que...

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PME : Mehdi Barbouch dénonce une « asphyxie » fiscale et la concurrence du marché parallèle

La pression fiscale, la contrebande, les retards de paiement de l’État et les difficultés d’accès au financement menacent la survie d’une partie croissante des petites et moyennes entreprises tunisiennes. C’est le constat dressé par le président de la Fédération tunisienne des artisans et petites et moyennes entreprises (FTAPME), Mehdi Barbouch, qui a alerté sur la...

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« Citoyen superviseur » : la FTAPME veut faire des citoyens les contrôleurs de l’administration

La Fédération tunisienne des artisans et des petites et moyennes entreprises (FTAPME) appelle à la mise en place d’une plateforme numérique et d’une application mobile baptisées « Citoyen superviseur ». Dans un communiqué publié dimanche 14 juin 2026, l’organisation estime que cet outil permettrait aux citoyens, aux artisans et aux chefs d’entreprise de signaler les...

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