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Grève ou pas ? L’UGTT tranche : “Aucun mouvement n’est annoncé”

Grève ou pas grève, la vérité doit être dite : aucune grève n’a été annoncée. Ghassen Ksibi, chargé de l’information auprès de l’UGTT, l’a confirmé dans une publication sur les réseaux sociaux.

Il indique avoir été en contact avec Slim Sahimi, secrétaire général de l’Union générale du pétrole et des produits chimiques, ainsi qu’avec Salouane Samiri, secrétaire général adjoint et responsable du département des relations internationales et arabes au sein de l’union.

Selon eux, les rumeurs faisant état d’une grève dans le transport des hydrocarbures prévue demain sont infondées. Des contacts et des négociations sont en cours au sujet d’une prime convenue depuis 2018, ainsi que sur la régularisation de la couverture sociale et d’autres dossiers. Il n’existe, à ce stade, aucune intention de déclencher un mouvement de grève demain.

L’UGTT  a convenu avec les représentants syndicaux de tenir une réunion mercredi prochain afin d’évaluer le sérieux de la partie administrative à faire valoir leurs droits. Si aucun progrès n’est constaté, les syndicats émettront un préavis de grève, conformément à la législation et aux procédures en vigueur. Ce préavis ouvrira la voie à des négociations en vue de trouver des solutions. La grève ne sera envisagée qu’en cas d’échec des pourparlers.

« En conséquence, il convient de ne pas relayer d’informations inexactes ni de céder à la rumeur, source de confusion et d’incertitude, sauf s’il existe des tentatives avérées pour inciter à la grève, ce qui, à mon avis, n’est pas le cas actuellement. », rappelle-t-il. 

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Tunisie-Corée : un accord de 13,5 MDT pour l’agriculture intelligente

Le ministère des Affaires Étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Étranger a abrité, ce lundi, la cérémonie de signature du “ Record of Discussions” relatif au projet « Climate-Smart Agriculture for Enhancing Productivity in Tunisia (ClimAT) », entre le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche et le Bureau de l’Agence coréenne de coopération Internationale (KOICA), en présence de l’ambassadeur de la République de Corée à Tunis, Lee Tae Won.

Un projet de 13,5 millions de dollars sur six ans

Financé par un don du gouvernement coréen à hauteur de 13,5 millions de dollars, le projet ClimAT sera déployé sur une période de six ans (2026-2031) dans les gouvernorats de Tunis, Nabeul, Kairouan et Bizerte, en partenariat avec l’IRESA, l’AVFA et l’Office des Terres Domaniales (OTD)

Dans son allocution, Mohamed Ali Nafti, ministre des Affaires étrangères, a souligné l’importance stratégique de ce projet qui s’inscrit dans le cadre de la coopération technique et financière tuniso-coréenne. Il contribuera à soutenir le secteur agricole à travers :
– L’introduction de techniques modernes de gestion des ressources naturelles
– La gouvernance des ressources en eau via l’installation de systèmes d’irrigation intelligents
– La modernisation de fermes agricoles pilotes dans les gouvernorats ciblés.

Il convient de noter que le projet ClimAT repose sur trois axes majeurs: renforcement des capacités de recherche et développement en matière d’agriculture intelligente adaptée aux changements climatiques ; soutien à l’infrastructure agricole par le déploiement de technologies favorisant la production durable de blé et d’oliviers; organisation de programmes de formation au profit des représentants des structures agricoles concernées.

Mohamed Ali Nafti a salué ce partenariat fructueux entre la Tunisie et la Corée, réaffirmant la volonté tunisienne d’étendre cette coopération à des secteurs prometteurs tels que l’intelligence artificielle, les énergies renouvelables et les technologies de la santé. Il a également mis en avant les atouts qu’offre la Tunisie aux investisseurs coréens : position géographique stratégique, qualité des ressources humaines et ouverture sur les marchés africains et méditerranéens, faisant du pays une plateforme régionale privilégiée pour les entreprises coréennes souhaitant renforcer leur présence en Afrique et en Europe.

Le ministre a enfin souligné la disposition de la Tunisie à développer la coopération triangulaire entre la Tunisie, la Corée et les pays africains, en s’appuyant sur l’expertise tunisienne en matière de développement, de formation et de renforcement des capacités, des objectifs qu’il avait déjà défendus lors de sa participation à la réunion ministérielle Corée-Afrique tenue à Séoul en juin 2026.

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Italie : avec 626 Tunisiens arrivés par mer, la Tunisie au 8e rang des nationalités

Selon les dernières données du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), arrêtées au 30 juin 2026, 626 personnes parties de Tunisie ont été enregistrées parmi les arrivées maritimes sur les côtes italiennes depuis le début de l’année.

Ces arrivées représentent 4,4 % du total recensé au cours du premier semestre 2026. La Tunisie figure ainsi parmi les principaux pays de départ, derrière le Bangladesh, la Somalie, le Soudan, le Pakistan, l’Algérie, l’Égypte et l’Érythrée. Elle devance notamment le Mali, le Nigeria et la Côte d’Ivoire.

Le Bangladesh arrive largement en tête avec 4 249 arrivées, soit 29,5 % du total. Il est suivi par la Somalie avec 1 644 personnes (11,4 %), le Soudan avec 1 369 (9,5 %) et le Pakistan avec 1 185 (8,2 %). L’Algérie occupe la cinquième position avec 1 106 arrivées, devant l’Égypte, avec 920 personnes.

Des arrivées en baisse à l’échelle italienne

Ces chiffres s’inscrivent toutefois dans un contexte général de recul des arrivées maritimes en Italie. Après le pic enregistré en 2023, avec 157 651 personnes arrivées par la mer, le nombre d’arrivées a fortement diminué pour atteindre 66 617 en 2024, puis 66 316 en 2025, selon les données du HCR.

Cette baisse s’accompagne également d’une diminution du nombre de morts et de disparus en mer. Celui-ci est passé de 1 908 en 2023 à 1 126 en 2025, selon les séries annuelles publiées par le HCR.

Malgré ce recul, la route de la Méditerranée centrale reste l’un des principaux axes migratoires vers l’Europe. La Tunisie conserve, dans ce dispositif, une position particulière, à la fois comme pays de départ pour ses propres ressortissants et comme territoire de transit pour des migrants originaires d’autres pays africains.

La Tunisie au cœur de la route de la Méditerranée centrale

La présence de ressortissants tunisiens parmi les arrivées en Italie s’ajoute ainsi à celle de migrants originaires d’Afrique subsaharienne ayant transité par le territoire tunisien avant de tenter la traversée. Le Soudan, le Mali, la Côte d’Ivoire et la Guinée figurent notamment parmi les nationalités recensées dans les arrivées maritimes en Italie.

Lire aussi : Drame en mer à Zarzis : un seul survivant sur une embarcation de 15 migrants

La route reliant les côtes tunisiennes et libyennes à l’Italie, notamment à Lampedusa et en Sicile, demeure ainsi un axe stratégique des migrations en Méditerranée centrale. Malgré le recul global des flux, les départs depuis la Tunisie continuent d’alimenter les arrivées sur les côtes italiennes.

Le HCR poursuit le suivi de ces mouvements à travers son portail de données opérationnelles, avec des mises à jour régulières sur les arrivées maritimes en Europe ainsi que sur les personnes mortes ou portées disparues en mer.

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Le zgougou, star du Mouled… et cauchemar du budget familial

Chaque année, les familles tunisiennes célèbrent le Mouled selon leurs moyens et leurs priorités. Si cette fête, qui commémore la naissance du Prophète Mohamed, demeure profondément ancrée dans les traditions, son organisation a évolué sous l’effet de la hausse des prix et de la dégradation du pouvoir d’achat. Entre consommation, dépenses et attachement aux coutumes, les Tunisiens continuent-ils à célébrer le Mouled comme autrefois ? Reportage.

Une tradition familiale toujours vivante

Pour une bonne partie des citoyens, la célébration du Mouled dépend avant tout des moyens financiers de chaque famille. Saoussen K., graphiste, résume : « Tout dépend des priorités et de mon budget. J’achète en fonction de ce que je peux me permettre. Je respecte la tradition, car elle nous permet aussi de préserver les liens familiaux. Cette année, j’ai pris 500 grammes de pâte de zgougou à 29 dinars, et environ 40 dinars de fruits secs : poudre d’amandes, noisettes, pistaches… Cela dit, j’ai pris l’habitude de cette flambée des prix. On vit avec. On achète une petite quantité, mais on garde la tradition. »

Même constat pour Latifa, qui tient à perpétuer cette coutume malgré la hausse des prix : « Je célèbre le Mouled comme d’habitude, en famille. C’est une occasion de partager un moment de convivialité et de rappeler nos traditions liées à la naissance du Prophète. Les prix sont certes élevés et j’ai l’impression qu’ils augmentent d’une année à l’autre, mais le zgougou et l’assida restent incontournables. »

 

Lire aussi: Zgougou, de produit traditionnel à un luxe inaccessible

 

Pour Nihel.D le Mouled représente également une occasion de préserver le patrimoine familial et culturel : « C’est un moment convivial qui permet de faire vivre nos coutumes afin qu’elles ne disparaissent pas. Dans certaines familles, on organise même des concours de la meilleure assida. Mais le plus important reste ce retour aux sources et ces échanges entre les membres de la famille ». 

Des recettes qui évoluent

La tradition ne disparaît pas, mais les recettes et les habitudes changent. Chaque famille célèbre le Mouled à sa façon. Certains préparent l’assida au zgougou, tandis que d’autres restent fidèles à l’ancienne recette, l’assida blanche. Aujourd’hui, les recettes se sont diversifiées : on ajoute des noisettes, des pistaches et d’autres fruits secs, voir même assida aux cacahuètes. Cela dit, qui dit Mouled dit aussi assida traditionnelle. On garde les traditions et on ne change pas nos habitudes. Cette journée est aussi une occasion de revoir la famille et les amis. 

Le prix du zgougou suscite la colère

Pour certaines familles, cependant, les dépenses liées au Mouled sont devenues difficiles à supporter, mais l’assida blanche reste une alternative. Car pour de nombreuses familles, l’assida blanche apparaît ainsi comme une alternative économique au zgougou. Préparée à base de semoule ou de farine, elle permet de respecter la tradition tout en limitant les dépenses.

Les témoignages recueillis montrent que les Tunisiens ne renoncent pas nécessairement au Mouled, mais qu’ils adaptent sa célébration à leurs moyens. Pour certains, le boycott du zgougou ne figure pas dans leur vocabulaire. Pour d’autres, l’assida blanche permet de préserver la tradition sans alourdir le budget familial.

 

Lire également : ODC : appel au boycott du « Zgougou »

 

Selon un communiqué de l’Organisation de défense du consommateur, le prix du zgougou pique toujours dans plusieurs gouvernorats, en lien avec la cherté de la vie.

Au-delà des dépenses, le Mouled reste avant tout une fête familiale. Il offre aux proches l’occasion de se retrouver, de partager un plat traditionnel et de transmettre un héritage culturel aux nouvelles générations. Dans plusieurs familles, des concours de la meilleure assida sont même organisés, rappelant que la convivialité demeure au cœur de cette célébration.

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Tunisie – Une allocation chômage de 500 dinars à partir de 2027? Père Noël en plein été !

Une publication virale affirme que la Tunisie versera, à partir de 2027, une allocation chômage de 500 dinars à toute personne sans emploi. Vérification faite auprès des communications officielles du gouvernement, en particulier du ministère des Affaires sociales, cette information n’est pas confirmée.

Examiné lors d’un Conseil ministériel restreint en janvier 2025, affirme la publication, ce dispositif ciblerait principalement les travailleurs ayant involontairement perdu leur emploi. Il pourrait prévoir, sous certaines conditions, une indemnité compensatoire, une couverture sanitaire, des allocations en espèces ainsi qu’un accompagnement destiné à favoriser la formation et la réinsertion professionnelle.

Cela dit, un tel projet ne constitue donc pas une allocation universelle destinée à tous les chômeurs. Il s’agit d’un mécanisme d’assurance soumis à des critères d’éligibilité et à des procédures précises.

Par ailleurs, le Conseil ministériel consacré au projet de budget économique pour 2027, réuni le 19 août 2026, a évoqué la situation de l’emploi et la baisse du taux de chômage à 14,9%, sans annoncer la création d’une allocation chômage de 500 dinars.

En somme, la Tunisie prépare bien un régime d’assurance contre la perte d’emploi, mais aucune source officielle ne confirme le versement automatique de 500 dinars à chaque chômeur à partir de 2027.

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Formation professionnelle : plus de 41 000 candidats au rendez-vous de la rentrée

À l’approche de la rentrée de la formation professionnelle 2026-2027, l’Agence tunisienne de la formation professionnelle (ATFP) intensifie ses préparatifs pour assurer l’accueil des apprenants dans les meilleures conditions.

Les dernières dispositions en vue de la rentrée et le niveau de préparation des différents établissements de formation ont été au cœur d’une réunion de travail tenue samedi dernier entre le directeur général de l’ATFP, les directeurs des établissements régionaux, réunis à distance, et les directeurs centraux, présents en personne.

Dans un communiqué, l’ATFP a indiqué que les inscriptions aux sessions de septembre et de novembre 2026 restent ouvertes sur son site officiel dans plusieurs spécialités. Elle invite ainsi les candidats souhaitant intégrer les différents parcours de formation à déposer leurs demandes afin de bénéficier des opportunités disponibles dans les différentes régions du pays.

L’agence rappelle également que les apprenants de deuxième année doivent finaliser leur réinscription via la plateforme numérique, une démarche indispensable pour poursuivre leur formation au cours de la nouvelle année. Les concernés sont appelés à effectuer au préalable leur inscription sur la plateforme, avant de passer au paiement électronique et d’accomplir les autres formalités administratives et pédagogiques.

À ce jour, 41 608 candidats se sont inscrits à distance, selon l’ATFP. L’agence estime que ce chiffre témoigne de l’intérêt porté à la formation professionnelle et de la confiance croissante accordée aux services et aux opportunités proposés par l’établissement.

Lors de la réunion, le directeur général de l’ATFP, Elyes Cherif, a appelé à maintenir la mobilisation sur le terrain et à renforcer la coordination au cours des prochaines semaines afin de finaliser l’ensemble des préparatifs et de garantir un démarrage de l’année de formation 2026-2027 dans les meilleures conditions.

Il a notamment insisté sur l’achèvement des interventions liées aux infrastructures, aux équipements et aux services destinés aux apprenants. L’objectif est de garantir un environnement de formation adapté et sécurisé, répondant à leurs attentes, tout en accordant une attention particulière à l’état extérieur des établissements, à leurs espaces et à leur environnement immédiat, précise l’ATFP.

Le directeur général a également appelé les différents intervenants à poursuivre leurs efforts au cours des prochaines semaines et à achever les préparatifs dans les délais impartis. Il a exhorté les responsables à renforcer la vigilance et le suivi quotidien sur le terrain afin de régler les dossiers en suspens et de garantir des conditions d’accueil optimales dès le premier jour de la rentrée.

Une attention particulière devra par ailleurs être accordée à l’accélération des travaux de maintenance et d’aménagement des établissements de formation, ainsi qu’au suivi de l’avancement des projets d’aménagement et d’équipement des internats et des restaurants. La préparation des salles de formation, des ateliers et des équipements devra également être vérifiée, avec pour objectif de remédier aux éventuelles insuffisances avant le démarrage de la nouvelle année de formation.

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Quand la pénurie met en péril la cohésion sociale

En plein été, les Tunisiens se retrouvent  pris entre des eaux du robinet troubles, jaunâtres, impropres à la consommation, et une absence totale d’eau minérale dans les espaces commerciaux, sans oublier les coupures récurrentes d’électricité, une situation catastrophique ayant créé un terrain fertile aux prix exorbitants qui épuisent les revenus des citoyens. Une  souffrance qui met en péril les valeurs de la société. 

L’expert en économie, Ridha Chkoundali, a multiplié les analyses en août 2026 sur les dysfonctionnements structurels de l’économie du pays . 

Ridha ChkoundaliDans son post, Ridha Chkoundali met en garde contre une lecture superficielle des indicateurs officiels (croissance de 2,29% au T2 2026, chômage en baisse, tourisme résilient, etc.). Pour lui, ce chiffre global masque une distorsion structurelle : la croissance repose surtout sur l’agriculture, l’hôtellerie-restauration et quelques secteurs, sans refléter une amélioration de l’économie productive ni du niveau de vie réel.

Evoquant la question relative à la hausse des prix des médicaments, Ridha Chkoundali estime que cette  hausse  qui atteint parfois +200% à +500% sur certains produits n’est pas qu’un problème tarifaire. Elle révèle une crise de gouvernance touchant la Pharmacie centrale, la CNAM, les hôpitaux publics, le financement du système de santé et les équilibres macroéconomiques.  Ainsi il appelle à une réforme structurelle : meilleure gouvernance de la Pharmacie centrale, renforcement des stocks stratégiques, soutien à l’industrie pharmaceutique locale et aux génériques, révision d) Bourse, banques et signal d’alerte pour l’économie réelle.

Par ailleurs, sur le plan  financier, Ridha Chkoundali considère la turbulence boursière de fin juillet 2026 (chute du Tunindex, suspension de cotation) comme un signal de danger : la hausse précédente reposait largement sur les banques, pas sur l’économie productive. Il craint une transmission des difficultés du marché financier vers l’économie réelle et le secteur bancaire. 

Pour Ridha Chkoundali, la solution n’est pas seulement  » plus de contrôles » ou « plus de répression contre l’accaparement », mais une réforme structurelle : meilleure gouvernance des entreprises publiques, stocks stratégiques, soutien à la production locale, révision des mécanismes de financement et de remboursement, et surtout un choix politique en faveur du rassemblement et de l’inclusion plutôt que de l’exclusion.

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Départ massif des avocats tunisiens vers la France : voici les vrais chiffres

L’Ordre national des avocats de Tunisie (ONAT) dément catégoriquement la rumeur selon laquelle que 250 avocats tunisiens auraient déjà émigré vers la France. Dans une déclaration à L’Économiste Maghrébin, son secrétaire général, Me Laroussi Zguir, qualifie ce chiffre de totalement impossible et de pure fiction. Selon lui, un tel effectif annuel de départs n’a probablement jamais été atteint dans toute l’histoire du barreau tunisien.

Les chiffres réels, précise-t-il, sont bien en deçà des rumeurs. D’après les statistiques de l’ONAT, le nombre d’avocats qui sollicitent l’institution chaque année pour entamer les démarches d’expatriation ne dépasse pas vingt voire vingt-cinq confrères, et se situe parfois en deçà. Me Zguir met cette proportion en perspective avec la démographie professionnelle du pays, la Tunisie comptant plusieurs milliers d’avocats inscrits au barreau, et déplore que certains médias publient des chiffres sensationnalistes sans remonter à la source officielle qu’est l’Ordre national des avocats de Tunisie, seul détenteur des statistiques réelles.

Il rappelle par ailleurs que ce désir de réorientation de carrière vers l’étranger est un phénomène classique, observé chaque année depuis plusieurs décennies.

Un protocole légal strict, encadré par l’article 100…

Me Zguir insiste sur un point fondamental : aucun avocat tunisien ne peut s’installer et exercer en France de manière improvisée. Ce parcours n’est pas régi par le CAPA (pour Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat), mais par un cadre réglementaire français extrêmement strict — l’examen prévu par l’article 100 de la loi française relative à l’accès des étrangers à la profession d’avocat.

Pour postuler à cet examen, le candidat doit présenter un dossier rigoureux comprenant plusieurs documents officiels délivrés par l’ONAT. Pièce maîtresse de ce dossier, une lettre du Bâtonnier de Tunisie détaille le parcours professionnel complet de l’avocat et précise, de manière transparente, ses antécédents, notamment s’il a fait l’objet d’un conseil de discipline ou de sanctions. Loin d’être une simple formalité administrative, cette correspondance est adressée directement par le Bâtonnier tunisien à son homologue du barreau d’accueil en France.

Une fois le dossier validé, les candidats passent des épreuves sélectives portant notamment sur la déontologie et l’éthique professionnelle, la procédure civile, la procédure pénale, ainsi que d’autres matières connexes, évaluées par une commission d’examen dédiée. Ce n’est qu’après leur réussite que les lauréats récupèrent leurs documents définitifs auprès de l’ONAT pour s’expatrier de manière régulière et légale.

Tout ceci pour dire que le nombre de 250 avocats tunisiens quittent chaque année la Tunisie pour aller exercer en France est loin de correspondre à la réalité.

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FTDES : à Zarzis, quand l’absence d’horizon pousse les jeunes à risquer leur vie en mer

Le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) exprime sa pleine solidarité avec les familles des victimes et des personnes portées disparues, ainsi qu’avec les habitants de Ben Guerdane et de Zarzis, à la suite du naufrage d’une embarcation survenu à environ 14 kilomètres des côtes de Zarzis.

Dans un communiqué, le Forum dénonce, par ailleurs, l’absence d’informations précises et actualisées concernant l’évolution des opérations de recherche et de sauvetage, rappelant le droit des familles et de l’opinion publique à obtenir des informations claires et régulières sur la situation.

Selon les dernières données disponibles, l’embarcation transportait plus de 15 personnes, dont la majorité seraient originaires de Ben Guerdane, ainsi qu’un jeune homme de Zarzis. Un seul jeune homme a pu être secouru, tandis que 11 corps ont été repêchés et transférés à l’hôpital régional de Zarzis.

Les opérations de recherche se poursuivent afin de retrouver les autres personnes portées disparues. Elles mobilisent les unités de la sûreté maritime ainsi que plusieurs marins et pêcheurs qui participent aux opérations de recherche et de sauvetage.

Le FTDES affirme également soutenir les habitants dans leurs mobilisations et protestations réclamant que toute la lumière soit faite sur cette tragédie, que les informations soient communiquées et que les responsabilités soient établies. Le Forum salue, dans le même temps, les efforts des marins, des pêcheurs et des différents intervenants engagés dans les opérations de recherche et de sauvetage.

Pour le Forum, cette nouvelle tragédie, comme les précédentes, ne peut être dissociée des causes sociales, économiques et politiques profondes du phénomène migratoire. La marginalisation, l’absence de perspectives et l’impasse des possibilités d’une vie digne constituent, selon le FTDES, des facteurs qui poussent davantage de jeunes à risquer leur vie en mer à la recherche d’un avenir meilleur.

Face à cette nouvelle tragédie, le Forum appelle à poursuivre les opérations de recherche et de sauvetage avec tous les moyens disponibles, à garantir aux familles et à l’opinion publique un accès à des informations précises et actualisées et à faire toute la lumière sur les circonstances du naufrage afin de déterminer les responsabilités.

Le FTDES appelle également à s’attaquer aux causes profondes qui poussent les jeunes à migrer et à mettre leur vie en danger, à travers des politiques sociales et économiques garantissant le droit à l’emploi et à une vie digne, l’égalité des chances et de véritables perspectives d’avenir pour la jeunesse.

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Aram Belhadj : le plafonnement des prix de l’eau minérale risque d’aggraver le marché parallèle

L’économiste Aram Belhadj estime que la décision de plafonner les prix de l’eau minérale en bouteille intervient sur le dernier maillon de la chaîne de valeur, celui de la distribution et de la fixation des prix, alors que le véritable problème se situe, selon lui, en amont, au niveau de la production.

Dans une publication, il considère que cette décision illustre un mode d’intervention classique de la politique économique tunisienne, fondé principalement sur des décisions administratives rapides, au lieu de s’orienter vers des solutions permettant de traiter le problème de manière structurelle.

Un risque d’aggravation du marché parallèle

Selon Aram Belhadj, le plafonnement des prix pourrait, dans le contexte actuel de pénurie persistante d’eau minérale conditionnée, contribuer à renforcer le marché parallèle en Tunisie.

Il estime que cette mesure risque également de créer un décalage entre les prix fixés par les autorités de tutelle et les prix effectivement appliqués aux consommateurs lors de la vente.

Pour l’économiste, le traitement du problème devrait ainsi davantage porter sur les difficultés liées à la production, plutôt que de se limiter à une intervention sur la distribution et les prix.

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Météo : sirocco, forte chaleur et températures jusqu’à 47°C ce lundi

La Tunisie connaît, ce lundi 24 août 2026, une nouvelle journée marquée par une forte chaleur. Les températures restent nettement supérieures aux normales saisonnières, avec des maximales pouvant atteindre 47°C dans plusieurs régions et l’apparition du sirocco (ch’hili).

Le temps sera chaud et peu nuageux sur la plupart des régions en matinée. Les nuages deviendront progressivement plus abondants dans l’après-midi sur les régions ouest du Nord et du Centre, avec l’apparition de cellules orageuses accompagnées de pluies et de chutes locales de grêle. Ces phénomènes pourront ensuite concerner certaines régions de l’Est.

Les températures maximales varieront entre 37 et 42°C sur les zones côtières et les hauteurs, et entre 43 et 47°C dans le reste du pays, avec apparition du ch’hili.

Jusqu’à 10°C au-dessus des normales

Selon une note de suivi publiée par l’Institut national de la météorologie (INM), cette hausse marquée des températures, amorcée dimanche 23 août, se poursuit lundi 24 et mardi 25 août. Les températures dépasseront les normales saisonnières de 6 à 10°C.

Les maximales atteindront ainsi 42 à 47°C dans la plupart des régions, avec apparition du ch’hili, contre 37 à 41°C dans les régions côtières et les hauteurs.

L’INM prévoit par ailleurs que les températures resteront élevées dans la majorité des régions, avec la persistance du ch’hili, jusqu’à la fin de la semaine prochaine.

Des vents plus forts et un risque orageux

Les vents souffleront de secteur Est, faibles à modérés, avant de se renforcer relativement dans l’après-midi près des côtes et dans le Sud. Ils pourront également se renforcer lors du passage des cellules orageuses, avec des rafales dépassant 70 km/h.

La mer sera peu agitée, avant de devenir progressivement agitée en fin de journée sur les côtes nord.

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Mouled : 350 tonnes de zgougou produites… mais seulement 95 tonnes collectées !

À l’approche du Mouled et face à la hausse de la demande en zgougou et en fruits secs, le traitement de l’augmentation des prix de ces produits nécessite un suivi de l’ensemble des maillons des circuits de distribution afin d’identifier l’origine des hausses enregistrées et de garantir un prix équitable reflétant les coûts réels et la valeur ajoutée du produit.

C’est ce qu’a déclaré, dimanche, le président de l’Organisation tunisienne d’orientation du consommateur, Lotfi Riahi.

Il a appelé les différents intervenants, du producteur au commerçant, en passant par les autorités de contrôle et les organisations de défense du consommateur, à œuvrer en faveur d’un marché équitable et transparent, permettant au citoyen de célébrer le Mouled sans supporter des prix excessifs.

Lotfi Riahi a souligné que la protection du pouvoir d’achat ne signifie ni lutter contre le commerçant ni exercer une pression sur le producteur. Elle consiste, selon lui, à parvenir à un équilibre entre les intérêts du producteur, du distributeur et du consommateur.

Le prix final dépend de toute la chaîne

Le président de l’organisation a expliqué que le prix final du zgougou et des fruits secs ne dépend pas uniquement du coût de production. Il est également influencé par les différentes étapes que traverse le produit, de la production, la collecte et le regroupement au stockage et au transport, puis à la vente en gros, à la distribution et à la vente au détail.

Les marges bénéficiaires ainsi que l’évolution de l’offre et de la demande interviennent également dans la formation du prix final.

Selon lui, la multiplicité des maillons de distribution peut accentuer l’écart entre le prix à la source et celui payé par le consommateur. Il préconise ainsi un suivi des prix à chaque étape, ainsi que la détermination du coût réel et de la marge bénéficiaire appliquée à chaque maillon.

Cette démarche doit permettre, a-t-il précisé, de distinguer les hausses justifiées par les coûts des augmentations qui ne le sont pas.

Zgougou : 350 tonnes de production contre 95 tonnes collectées

Concernant le zgougou, Lotfi Riahi a indiqué que la production est estimée à environ 350 tonnes, alors que quelque 95 tonnes seulement sont collectées.

Cet écart entre les quantités disponibles et les volumes collectés nécessite, selon lui, un suivi accru de la part des services de l’administration des forêts, afin d’identifier les raisons de cette situation et ses répercussions sur les prix.

Extrait des fruits du pin d’Alep, le zgougou est un produit local à valeur alimentaire et patrimoniale. Son prix au consommateur est toutefois influencé, outre les coûts de production, de collecte et de transformation, par les frais de stockage et de transport, le nombre d’intermédiaires et les marges bénéficiaires, ainsi que par la spéculation et l’évolution de l’offre et de la demande à l’approche du Mouled.

Fruits secs : une chaîne qui pèse sur le prix final

Le président de l’Organisation tunisienne d’orientation du consommateur a également insisté sur la nécessité de distinguer une hausse réelle du coût de production d’une augmentation injustifiée résultant de l’exploitation commerciale de l’occasion du Mouled.

Le consommateur ne doit pas, selon lui, supporter seul le poids de la hausse des prix lorsque celle-ci n’est pas proportionnelle à l’évolution des coûts réels et de la valeur ajoutée du produit.

S’agissant des fruits secs produits localement, Lotfi Riahi a souligné que l’existence d’une production tunisienne ne signifie pas nécessairement que le produit arrive au consommateur à un prix abordable.

Le prix final se forme à travers une succession d’étapes, du producteur ou agriculteur à la collecte, au stockage, au transport, à la vente en gros, à la distribution et, enfin, à la vente au détail.

Chaque maillon peut ajouter un coût et une marge bénéficiaire, ce qui peut entraîner un écart important entre le prix à la source et le prix final, sans que cet écart soit toujours expliqué par les coûts réels ou la valeur ajoutée.

Lotfi Riahi a ainsi appelé à renforcer la transparence dans la formation des prix et à expliquer les écarts enregistrés tout au long des circuits de distribution.

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Décès d’Abderrahmane Tlili, figure de l’administration et de la politique tunisienne

L’ancien secrétaire général du parti de l’Union démocratique unioniste (UDU), Abderrahmane Tlili, est décédé dimanche 23 août 2026 à l’âge de 83 ans.

Fils du célèbre dirigeant syndical Ahmed Tlili, il a marqué la scène publique tunisienne par son parcours politique à la tête de l’UDU, un parti d’orientation nationaliste, mais aussi par ses hautes responsabilités administratives avant la Révolution. Il a notamment dirigé l’Office national de l’huile ainsi que l’Office de l’aviation civile et des aéroports (OACA).

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Perturbations climatiques : stratégie intégrée et prévoyance, la panacée

Comme c’est le cas chaque année, l’ombre d’un automne pluvieux en Tunisie plane et suscite les mêmes interrogations, dont essentiellement celle relative aux préparatifs pour empêcher les éventuelles complications et les grands dangers en l’absence, malheureusement, d’infrastructure nécessaire ou à cause des retards au niveau de l’entame des travaux indispensables. Et c’est pour éviter de telles défaillances que la Cheffe du gouvernement a réuni un conseil ministériel, avant-hier jeudi, pour tout mettre à l’œuvre afin de prévenir et de négocier la saison des intempéries dans les meilleures conditions, conformément aux directives du Président de la République, Kaïs Saïed.

La Cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé, ce jeudi 20 août 2026 au Palais du gouvernement à la Kasbah, un conseil ministériel restreint consacré à l’examen de l’état d’avancement des plans d’action et des programmes préventifs mis en place en prévision de la saison des pluies, ainsi qu’aux mesures destinées à prévenir les perturbations climatiques et à faire face à leurs répercussions durant les prochaines saisons d’automne et d’hiver.

Et là, il faut dire que le choix du thème tombe à pic alors que le pays vit encore sous l’emprise de la canicule, car il ne faut pas attendre le dernier moment pour agir ou prendre des décisions qui s’avèreraient inutiles et infructueuses car dépassées par les événements.

À l’ouverture des travaux du conseil, la Cheffe du gouvernement a souligné que la préparation à la saison des pluies nécessite l’adoption d’une approche stratégique intégrée fondée sur l’anticipation, la planification, la préparation opérationnelle et l’intervention précoce, conformément aux orientations du Président de la République, Kaïs Saïed.

Elle a également insisté sur l’importance de moderniser les infrastructures, de renforcer les mesures de prévention et d’assurer une maintenance régulière et continue, parallèlement au suivi, à l’alerte précoce, aux inspections sur le terrain et à une coordination efficace entre les différentes structures concernées aux niveaux central, régional et local.

La Cheffe du gouvernement a, en outre, appelé à relever le niveau de préparation et de vigilance, au regard des prévisions météorologiques et des perturbations ainsi que des précipitations susceptibles de marquer la prochaine période. Une situation qui impose, selon elle, de parachever l’ensemble des mesures préventives, notamment dans les zones et les points les plus exposés aux risques d’inondation.

Elle a par ailleurs souligné que les défis climatiques actuels imposent de faire face à des phénomènes météorologiques plus intenses et plus instables, ce qui nécessite de développer le système de prévention des risques et de renforcer la capacité de l’État à anticiper et à intervenir rapidement afin de limiter les répercussions.

Des recommandations à fructifier au plus vite

En somme, ce conseil a permis de définir les actions et les interventions nécessaires et de présenter les recommandations essentielles, dont notamment :

– Accélérer le rythme de réalisation des différents travaux préventifs et les achever avant le pic de la saison des pluies, tout en assurant leur suivi continu par l’ensemble des structures concernées aux niveaux central, régional et local. A ce niveau, le conseil a appelé à effectuer des inspections de terrain précises dans les zones et au niveau des infrastructures prioritaires, à intervenir immédiatement pour remédier aux insuffisances constatées et à vérifier l’état de préparation de tous les équipements, engins et moyens d’intervention.

– Classer les points noirs, les zones et les infrastructures exposés aux inondations selon leur degré de priorité et élaborer des plans d’intervention clairs. Le conseil a également appelé à accélérer la mise à jour des plans de prévention et de gestion des catastrophes ainsi que l’organisation des secours aux niveaux central, régional et local, afin d’en garantir la cohérence et la complémentarité, tout en actualisant les bases de données relatives aux «points bleus».

– Renforcer les systèmes de surveillance, de mesure, d’alerte précoce et de communication, et garantir la rapidité de l’échange et de l’analyse des données afin de permettre la prise de décisions en temps opportun. Il a aussi recommandé d’intensifier la coordination et l’échange d’informations entre les différentes structures publiques concernées.

– Mettre en place un mécanisme de suivi périodique de l’application des mesures adoptées afin de garantir le traitement rapide des insuffisances constatées, tout en renforçant la coordination entre les différents ministères, les structures publiques concernées ainsi que les autorités régionales et locales.

Mobilisation au niveau des gouvernorats et des municipalités

Ce que le conseil ministériel a mis en relief et tout ce qui a été recommandé ne serviront à rien sans un sérieux suivi à tous les niveaux. Car ce qui a été décidé ne peut être entrepris qu’à travers l’action des municipalités et des programmes d’intervention dans chaque gouvernorat.

Car, pour réussir une telle œuvre, il va falloir agir vite pour ne pas perdre du temps et assurer tout ce qui est nécessaire pour entamer les travaux et y aller jusqu’au bout. Les municipalités, en manque de ressources parfois, préparent un programme d’action mais n’arrivent pas à l’achever, faute de finances. C’est la raison pour laquelle chaque gouvernorat doit intervenir pour doter les municipalités du budget nécessaire sans trop tarder pour pouvoir entamer les travaux avant l’arrivée de la saison des pluies.

C’est dire que lorsque la volonté de bien faire est au rendez-vous, tout devient plus facile. On peut citer, là, l’exemple du gouvernorat de Tunis qui a vite fait de se préparer à ce qu’il doit faire pour faire face aux intempéries du début de la saison automnale.

Ainsi, le gouverneur de Tunis a réuni, avant-hier jeudi, juste après le conseil ministériel, la Commission régionale de prévention et de lutte contre les catastrophes et d’organisation des secours pour débattre de l’état d’avancement des préparatifs, en prévision de la saison des pluies, et du renforcement des mesures de prévention face aux risques liés aux intempéries, selon une publication du gouvernorat sur les réseaux sociaux.

Plusieurs décisions ont été ainsi arrêtées, notamment l’accélération des opérations de curage et de nettoyage des oueds, des bouches des égouts, des canaux d’évacuation des eaux pluviales et des ouvrages hydrauliques. Ces interventions seront assurées par les services de l’assainissement, le Commissariat régional au développement agricole (CRDA), les services de l’Équipement, les municipalités concernées et la Direction de l’hydraulique urbaine.

Les municipalités ont spécialement été appelées à intensifier les opérations de balayage et de collecte des déchets et des détritus, avant les premières précipitations, afin de prévenir l’obstruction des réseaux d’évacuation des eaux pluviales.

La commission a, par ailleurs, recommandé aux délégués de réunir les sous-commissions locales de prévention et d’actualiser l’inventaire des moyens humains et logistiques disponibles. Des visites de terrain seront, également, organisées afin d’identifier les points noirs, de contrôler les interventions prévues et d’assurer la coordination entre les différents intervenants publics.

La police municipale régionale a, de son côté, été chargée de coordonner avec les services municipaux les opérations d’enlèvement des décombres et des déchets de chantier abandonnés sur les trottoirs, avec un renforcement des sanctions contre les comportements portant atteinte à l’environnement.

La commission a décidé, aussi, de mettre à jour le plan régional de prévention et de lutte contre les catastrophes ainsi que le «Plan bleu» consacré aux inondations. Des exercices de simulation conjoints avec les services de la Protection civile seront organisés, afin d’évaluer le niveau de préparation et l’efficacité des mécanismes d’intervention.

Il a, en outre, été convenu d’actualiser le stock stratégique de denrées alimentaires, de matelas et de couvertures, destiné aux personnes susceptibles d’en avoir besoin en cas de catastrophe, ainsi que d’organiser des réunions périodiques pour suivre la mise en œuvre des recommandations.

À l’ouverture de la séance, le gouverneur de Tunis a insisté sur la nécessité de redoubler d’efforts et de faire preuve de rigueur et d’efficacité dans le suivi des préparatifs. Il a, également, présenté les principales composantes du plan régional de prévention et de lutte contre les catastrophes, ainsi que les responsabilités de chaque intervenant, tant durant la phase de préparation que lors des interventions.

La réunion a rassemblé les délégués, des représentants des services sécuritaires, militaires et de la Protection civile, les représentants des municipalités et des différentes structures concernées, ainsi que des représentants de l’Union tunisienne de solidarité sociale (UTSS) et les responsables du dossier au sein du gouvernorat.

Nous souhaitons voir les autres gouvernorats agir avec la même célérité pour que ce travail colossal se déroule dans les délais et avec une parfaite synchronisation. Aujourd’hui, le citoyen a le droit d’exiger de telles interventions pour espérer passer un hiver plus sécurisé et moins menaçant. Le Président de la République en a parlé à maintes reprises, le gouvernement en est conscient et la balle reste, à présent, dans le camp des municipalités et des services techniques concernés pour passer à l’action et mener une telle opération à bon port.

Kamel ZAIEM

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Pénurie d’eau embouteillée : visite surprise de Kaïs Saïed dans une usine à Oueslatia

Le président de la République Kaïs Saïed a effectué, dans la nuit du samedi 22 août 2026, une visite surprise à Oueslatia (Kairouan), où il s’est rendu dans un complexe de production d’eau minérale, sans qu’aucun détail ne soit communiqué sur les échanges ou décisions prises.

Ce déplacement intervient dans un contexte de pénurie prolongée d’eau embouteillée en Tunisie, marquée par des difficultés d’approvisionnement, des coupures d’électricité et une forte hausse de la demande liée à la chaleur.

 

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Drame en mer à Zarzis : un seul survivant sur une embarcation de 15 migrants

Le porte-parole officiel de la Direction générale de la Garde nationale, le colonel-major Houssem Eddine Jebabli, a affirmé aujourd’hui, samedi, qu’une enquête judiciaire a été ouverte, avec l’autorisation du ministère public, pour franchissement clandestin des frontières maritimes ayant entraîné mort d’homme, suite au naufrage d’une embarcation de migration irrégulière au large des côtes de Zarzis.

Jebabli a indiqué que les opérations de recherche des personnes disparues se poursuivent, avec la participation des unités maritimes côtières et des unités maritimes flottantes, en coordination avec la marine nationale. Un hélicoptère a par ailleurs été mobilisé pour renforcer les opérations de recherche et de sauvetage.

Pour rappel, une embarcation transportant près de 15 migrants en situation irrégulière, dont l’un originaire de Zarzis et le reste originaires de Ben Guerdane, a fait naufrage à 14 milles marins des côtes de Zarzis. Un seul passager a pu être secouru, après avoir été retrouvé par un navire commercial.

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ENSIT : une bourse complète pour poursuivre un master au Japon

L’École nationale supérieure d’ingénieurs de Tunis (ENSIT) ouvre aux étudiants et aux jeunes diplômés la possibilité de poursuivre un master au Japon avec une bourse d’études complète, dans le cadre des programmes de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA).

Selon une publication de l’école sur sa page officielle Facebook, cette opportunité permet aux bénéficiaires d’intégrer des universités japonaises prestigieuses et de bénéficier d’une formation internationale de haut niveau. Elle offre également l’occasion de découvrir le système scientifique et technologique japonais et d’élargir les réseaux professionnels et académiques à l’échelle internationale.

Les programmes de master couvrent plusieurs domaines, notamment l’ingénierie et les technologies, l’environnement et le changement climatique, l’économie et la gestion, l’éducation et l’enseignement, l’agriculture et le développement rural, la santé publique ainsi que le développement social.

L’ENSIT encourage les étudiants et les diplômés éligibles à se préparer à présenter leur candidature afin de bénéficier de cette opportunité de mobilité internationale et de formation académique au Japon.

Établissement public tunisien d’enseignement supérieur relevant de l’Université de Tunis, l’ENSIT est spécialisée dans la formation d’ingénieurs dans plusieurs domaines techniques et industriels, notamment le génie électrique, le génie mécanique, le génie civil et l’informatique. Elle propose une formation d’ingénieur dans diverses spécialités technologiques et développe des partenariats académiques internationaux permettant notamment aux étudiants de participer à des programmes d’échange et à des formations menant à des doubles diplômes.

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Faouzi Abderrahmane : « La baisse du chômage est un trompe-l’œil »

Alors que le taux de chômage s’est légèrement replié à 14,9 % selon les dernières statistiques de l’INS, cette baisse traduit-elle une véritable amélioration de la situation de l’emploi ou demeure-t-elle statistiquement marginale ? Éléments de réponse avec Faouzi Abderrahmane, ancien ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle.

Ancien ministre de l’Emploi, Faouzi Abderrahmane appelle à relativiser cette baisse du taux de chômage annoncée par l’Institut national de la statistique (INS), passé de 15% à 14,9%. Car selon lui, « passer de 15% à 14,9%, cela peut tout simplement relever de la marge d’erreur inhérente aux statistiques de l’INS », estime-t-il. Et de rappeler que les données de l’INS sont publiées trimestriellement, soulignant l’importance particulière des statistiques du deuxième trimestre, généralement publiées en juillet. « La meilleure statistique est celle de mai, car l’échantillon y est plus important que durant les premier, troisième et quatrième trimestres. Les données du deuxième trimestre sont donc les plus fiables, notamment parce qu’elles permettent de disposer de chiffres régionaux », explique-t-il.

Pour l’ancien ministre, l’analyse de la situation de l’emploi ne doit pas se limiter à un indicateur conjoncturel. Elle doit prendre en considération l’ensemble des facteurs économiques, sociaux et institutionnels qui influencent le marché du travail.
 » Les moteurs de l’emploi sont au nombre de trois : le secteur public, le secteur privé et l’initiative individuelle. C’est le cas dans tous les pays du monde », affirme-t-il. Il précise que le secteur privé comprend différentes formes d’activité, allant de l’économie réelle à l’économie sociale et solidaire. Or, selon lui, ces trois moteurs sont aujourd’hui grippés en Tunisie. « Ils ne sont pas bloqués uniquement aujourd’hui. Ils le sont depuis plusieurs années, et les gouvernements successifs ne sont pas parvenus à débloquer la situation »,  déplore-t-il.

Faouzi Abderrahmane considère que le chômage constitue le « réceptacle » des dysfonctionnements de l’ensemble des politiques publiques. Les difficultés liées à l’éducation, au développement régional, à l’investissement, à l’initiative privée, aux équilibres budgétaires ou encore aux investissements publics se répercutent directement sur l’emploi. « Il ne faut donc pas regarder l’emploi uniquement à travers les statistiques. Il faut également analyser tous les indicateurs qui l’entourent et qui expliquent la situation actuelle du marché du travail « , insiste-t-il.

Coupures d’eau et d’électricité : un symptôme de crise de gouvernance

L’ancien ministre établit également un lien entre les difficultés du marché de l’emploi et la dégradation des services publics, notamment les coupures récurrentes d’eau et d’électricité. « Ces perturbations sont devenues récurrentes. Elles traduisent l’incapacité du pouvoir exécutif à gérer le quotidien des citoyens », affirme-t-il.

Il critique une gouvernance qu’il juge trop marquée par une approche administrative. Selon lui, la présence de hauts cadres de l’administration à la tête de l’exécutif ne garantit pas nécessairement une capacité à conduire des politiques publiques adaptées aux réalités du pays. « L’administration produit parfois des décisions incohérentes, déconnectées de la réalité. Elle ne peut pas, à elle seule, gérer les affaires du pays »,  estime-t-il.

Évoquant le Plan quinquennal transmis par le gouvernement au Parlement, Faouzi Abderrahmane déplore l’absence, selon lui, d’un véritable débat politique. « Le texte a été adopté tel quel, sans modifications substantielles ni discussion de fond. Ce plan est davantage le produit de l’administration que celui d’une vision politique », déplore-t-il. Cette absence de vision stratégique, estime l’ancien ministre, expliquerait en partie les difficultés persistantes dans la gestion des affaires publiques, ainsi que l’incapacité à impulser une dynamique durable de création d’emplois.

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Mobilisation à Tunis sur fond de crise sociale

Jeudi 20 août 2026, plusieurs organisations de la société civile ont manifesté à Tunis pour dénoncer la dégradation des services publics, laquelle dégradation a pour nom, entre autres, coupures d’eau et d’électricité, pénuries de médicaments.

Organisée à l’appel de « Nafas », un mouvement citoyen civil indépendant, la marche a réuni un nombre important de participants, lesquels réclamaient des solutions concrètes à la crise économique et sociale. Ils demandent aussi la préservation des libertés publiques, des droits politiques et des acquis sociaux.

Plusieurs responsables politiques et acteurs de la société civile ont livré leur analyse sur place. C’est le cas de Faouzi Abderrahmane, ancien ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, qui est revenu sur les slogans et le contexte politique : « La dernière fois, les slogans n’étaient pas uniquement ceux de l’organisation. Les jeunes ont scandé leurs propres slogans, qui ont même dépassé ceux de l’organisation ».

Selon lui, « les gens sont excédés par la situation actuelle. Ils estiment que les choses ne peuvent pas rester comme elles sont. Il faut un changement ». Il ajoute que « ce pouvoir politique s’est isolé de ses propres institutions, du gouvernement et du parlement. Cet isolement isole aussi le pays par rapport à son environnement régional et international. Nous perdons beaucoup d’occasions sur le plan socio-économique ».

Blocage socio-économique et absence de dialogue

Et l’ancien d’estimer que « le pays est bloqué sur le plan socio-économique. Il n’y a pas d’investissements ». Évoquant le système des entreprises communautaires, il juge qu’« il ne représente rien » et qu’« il n’est pas capable de créer de la richesse. C’est une économie de la pauvreté, pas une économie de création de richesse ».

Il note aussi qu’« à aucun moment dans l’histoire du pays, on n’est arrivé à une situation où il y a aussi peu de discussion. Même lors des grandes crises, il y a toujours eu des communications  et dialogue », ajoute-t-il.

Foued Mouakhar:  » Privilégier l’intérêt national »

Foued Mouakhar, dirigeant du PDL, rappelle son appel à « privilégier l’intérêt national ». « Nous voulons contribuer à élever la parole de vérité. Nous avons des causes communes : le système républicain, les droits, les libertés, l’État de droit, les institutions, la justice, la séparation et l’indépendance des pouvoirs. Quiconque va dans ce sens, nous marchons avec lui », déclare-t-il.

Pour lui, « l’important est que ces milliers de voix s’expriment et parviennent jusqu’au pouvoir ». « Si le pouvoir dit : “Faites ce que vous voulez, et faisons ce que nous voulons”, cela n’est pas de la démocratie. C’est une neutralisation de la démocratie. Nous ne pouvons pas étouffer les voix. Chacun est libre d’exprimer son opinion. C’est cela le plus important », affirme-t-il.

Nafaâ Laribi: « Les choses vont de mal en pire »

De son côté, Nafaa Laribi, membre du comité de défense d’Abir Moussi, note que c’est la troisième mobilisation après juin et le 25 juillet 2026. « On a encore plus de coupures d’électricité, encore plus de pénuries d’eau. La mise en bouteille de l’eau minérale et des eaux de source est en difficulté. On fait face à une pénurie d’essence et de carburant. Les choses vont de mal en pire », observe-t-il.

Interrogé sur l’impact de la manifestation, il répond : « La société civile et l’opposition sont présentes. L’essentiel est d’être toujours là, de faire pression, de lever haut nos principes et nos revendications, et de ne pas laisser le terrain vide ».

Houssem Hami, coordinateur de la coalition Soumoud, estime que « les Tunisiens tiennent bon ». « Ils ont lancé un message clair : assez de l’injustice, de l’échec et de l’absurde dans la gestion des affaires publiques », dit-il.

« Jeunesse, femmes, régions disent non à l’injustice et non à l’échec. Les citoyens sont épuisés par les coupures d’eau et d’électricité, par le manque de médicaments et par la hausse des prix. C’est la situation elle-même qui les pousse à descendre dans la rue », précise-t-il.

Et de conclure : « Nous avons proposé de nous rassembler autour du minimum commun : la citoyenneté. Les citoyens ont répondu, ainsi que les partis politiques et les organisations de la société civile. Nous sommes sur la bonne voie pour obtenir un changement réel dans la vie quotidienne et au niveau des droits et des libertés. La situation en Tunisie est la pire depuis des décennies : dégradation sociale, régression des libertés. C’est pourquoi nous nous réunissons pour définir les moyens d’agir et exiger un changement »

Eau, électricité, médicaments, coût de la vie, libertés : la mobilisation de jeudi met en lumière un ensemble de dossiers qui structurent, cet été, le mécontentement d’une partie de la société tunisienne. 

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Fumeuses ou fumeurs : qui résiste le mieux au sevrage tabagique ?

63,4 % des femmes suivies en clinique de sevrage tabagique à l’hôpital Abderrahman-Mami ont déjà souffert de dépression, contre 36,9 % des hommes : une étude  dévoile l’ampleur des écarts entre les sexes face au tabac.

Des médecins de la Faculté de médecine de Tunis et de l’hôpital Abderrahman-Mami de pneumologie, à Ariana, ont publié dans une revue scientifique reconnue les résultats d’une enquête consacrée aux profils des fumeurs suivis en clinique de sevrage tabagique. Menée entre janvier 2024 et décembre 2025, elle a rassemblé 471 patients : 370 hommes, soit 78,6 % de l’échantillon, et 101 femmes, soit 21,4 %. L’âge moyen était de 47 ans chez les hommes et de 46 ans chez les femmes.

Premier enseignement de ce travail : la santé psychologique diffère nettement selon le sexe. Près des deux tiers des femmes de l’échantillon, soit 63,4 %, avaient déjà connu un épisode dépressif, contre 36,9 % des hommes. Le foyer constitue par ailleurs un lieu d’exposition tabagique plus marqué pour les femmes : 55,6 % d’entre elles y étaient exposées à la fumée, contre 28,3 % des hommes.

D’autres écarts sociaux apparaissent dans les données. Les femmes divorcées représentaient 11,9 % de l’échantillon féminin, un taux nettement supérieur à celui observé chez les hommes, 3,8 %. Le niveau d’études universitaires concernait également une plus grande part des femmes, 42,6 %, contre 37,8 % chez les hommes. La consommation d’alcool associée au tabac suit en revanche une tendance inverse : elle touchait 33,4 % des hommes, contre 17 % des femmes.

Sur le plan de la dépendance, mesurée par le test de Fagerström, le score moyen s’établissait à 6,47 chez les hommes et à 5,98 chez les femmes, ces dernières ayant par ailleurs multiplié davantage les tentatives d’arrêt par le passé. Les antécédents médicaux, eux, se répartissaient de façon comparable entre les deux sexes : 58,1 % chez les hommes et 55,4 % chez les femmes.

Pour être inclus dans l’étude, les patients devaient avoir effectué au moins trois consultations de suivi au sein de la clinique de sevrage tabagique. Les chercheurs y ont recueilli des informations sociodémographiques, l’historique du tabagisme, les antécédents médicaux et psychologiques, ainsi que le degré de préparation à l’arrêt.

Au terme de cette analyse, les auteurs relèvent des différences significatives entre hommes et femmes fréquentant les cliniques de sevrage, portant notamment sur les facteurs psychologiques et sociaux, l’exposition tabagique au domicile et la consommation d’alcool. Ils insistent sur la nécessité de tenir compte des spécificités propres à chaque sexe, ainsi que des facteurs sociaux et psychologiques associés, dans les stratégies de sevrage tabagique.

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