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Italie : avec 626 Tunisiens arrivés par mer, la Tunisie au 8e rang des nationalités

Selon les dernières données du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), arrêtées au 30 juin 2026, 626 personnes parties de Tunisie ont été enregistrées parmi les arrivées maritimes sur les côtes italiennes depuis le début de l’année.

Ces arrivées représentent 4,4 % du total recensé au cours du premier semestre 2026. La Tunisie figure ainsi parmi les principaux pays de départ, derrière le Bangladesh, la Somalie, le Soudan, le Pakistan, l’Algérie, l’Égypte et l’Érythrée. Elle devance notamment le Mali, le Nigeria et la Côte d’Ivoire.

Le Bangladesh arrive largement en tête avec 4 249 arrivées, soit 29,5 % du total. Il est suivi par la Somalie avec 1 644 personnes (11,4 %), le Soudan avec 1 369 (9,5 %) et le Pakistan avec 1 185 (8,2 %). L’Algérie occupe la cinquième position avec 1 106 arrivées, devant l’Égypte, avec 920 personnes.

Des arrivées en baisse à l’échelle italienne

Ces chiffres s’inscrivent toutefois dans un contexte général de recul des arrivées maritimes en Italie. Après le pic enregistré en 2023, avec 157 651 personnes arrivées par la mer, le nombre d’arrivées a fortement diminué pour atteindre 66 617 en 2024, puis 66 316 en 2025, selon les données du HCR.

Cette baisse s’accompagne également d’une diminution du nombre de morts et de disparus en mer. Celui-ci est passé de 1 908 en 2023 à 1 126 en 2025, selon les séries annuelles publiées par le HCR.

Malgré ce recul, la route de la Méditerranée centrale reste l’un des principaux axes migratoires vers l’Europe. La Tunisie conserve, dans ce dispositif, une position particulière, à la fois comme pays de départ pour ses propres ressortissants et comme territoire de transit pour des migrants originaires d’autres pays africains.

La Tunisie au cœur de la route de la Méditerranée centrale

La présence de ressortissants tunisiens parmi les arrivées en Italie s’ajoute ainsi à celle de migrants originaires d’Afrique subsaharienne ayant transité par le territoire tunisien avant de tenter la traversée. Le Soudan, le Mali, la Côte d’Ivoire et la Guinée figurent notamment parmi les nationalités recensées dans les arrivées maritimes en Italie.

Lire aussi : Drame en mer à Zarzis : un seul survivant sur une embarcation de 15 migrants

La route reliant les côtes tunisiennes et libyennes à l’Italie, notamment à Lampedusa et en Sicile, demeure ainsi un axe stratégique des migrations en Méditerranée centrale. Malgré le recul global des flux, les départs depuis la Tunisie continuent d’alimenter les arrivées sur les côtes italiennes.

Le HCR poursuit le suivi de ces mouvements à travers son portail de données opérationnelles, avec des mises à jour régulières sur les arrivées maritimes en Europe ainsi que sur les personnes mortes ou portées disparues en mer.

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Tunisiens, les plus gros mangeurs de pâtes, après les Italiens

Selon les dernières données de l’International Pasta Organisation (IPO), chaque Tunisien consomme en moyenne 17 kilogrammes de pâtes par an. La Tunisie occupe la deuxième place mondiale pour la consommation de pâtes par habitant, derrière l’Italie.

D’après les derniers chiffres de l’International Pasta Organisation (IPO), relayés par le quotidien La Presse, chaque Tunisien consomme en moyenne 17 kilogrammes de pâtes par an, contre 23,3 kilogrammes pour l’Italien. Dans ce classement mondial, la Tunisie devance le Venezuela (13,4 kg par habitant), la Grèce (12,2 kg) et l’Allemagne (10,1 kg).

Cette donnée confirme une position déjà soulignée par l’IPO les années précédentes, témoignant du rôle central des pâtes dans les habitudes alimentaires de notre pays.

À l’échelle mondiale, la production de pâtes a atteint environ 17,6 millions de tonnes, soit près du double des quelque neuf millions de tonnes produites en 2005.

Au cours de la même période, le nombre de pays où la consommation dépasse un kilogramme par habitant et par an a également augmenté, passant de 30 à 52.

Le chiffre concernant la Tunisie ne se limite pas à la consommation intérieure. Selon l’Observatory of Economic Complexity (OEC), la Tunisie a exporté pour environ 52,4 millions de dollars de pâtes en 2024, se classant ainsi au 39e rang mondial des pays exportateurs de ce produit.

La consommation moyenne de 17 kilogrammes par an équivaut, sur le plan purement arithmétique, à environ 1,42 kilogramme par mois et 46,6 grammes par jour et par habitant.

Il s’agit naturellement d’une moyenne statistique ; cela ne signifie pas que chaque Tunisien consomme quotidiennement la même quantité.

I. B.

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Transmed | Du mythe de la «jugulaire» à la réalité des chiffres

En réponse à l’article intitulé «La Tunisie goulot énergétique de l’Europe et jugulaire de l’Algérie», et afin d’apporter ma contribution sur les enjeux énergétiques et stratégiques régionaux, j’ai tenu à proposer une analyse rigoureuse et documentée. Face aux postures alarmistes et aux contresens techniques qui cherchent à altérer la perception des relations entre nos deux pays, cette contribution s’attache à déconstruire les chiffres avec méthode, tout en réaffirmant la profondeur des liens fraternels et institutionnels qui unissent l’Algérie et la Tunisie.

Dr Abderrahmane Cherfouh *

En instrumentalisant la peur pour se tailler un costume de sauveur, Elyes Kasri accumule les contresens techniques, les contrevérités économiques et les manipulations politiques. Une remise au point méthodique s’impose.

1. L’illusion du corridor unique : l’Algérie, puissance multi-vectorielle

L’affirmation selon laquelle l’Europe et l’Algérie dépendraient de manière absolue du sol tunisien pour assurer leurs flux gaziers relève d’une méconnaissance des réalités industrielles. L’Algérie n’est nullement tributaire d’un réseau terrestre unique. Grâce au gazoduc Medgaz, qui la relie directement à l’Espagne sans passer par aucun pays tiers, et à ses méga-complexes de liquéfaction de Skikda et d’Arzew, elle dispose d’un accès maritime direct aux marchés mondiaux. Sa flotte de méthaniers navigue librement en Méditerranée et vers l’Atlantique, s’affranchissant de toute contrainte de transit.

Loin d’être une chimère ou un projet théorique, la dimension stratégique du Gazoduc Transsaharien (TSGP) est aujourd’hui une réalité opérationnelle. Les accords trilatéraux définitifs ayant été signés entre l’Algérie, le Niger et le Nigeria, et les travaux de chantier étant officiellement engagés sur le terrain, ce mégaprojet continental consacre définitivement l’Algérie comme le hub énergétique incontournable reliant l’Afrique subsaharienne à l’Europe.

2. Confusion entre exportations et production globale :

Pour bâtir sa théorie d’un rapport de force asymétrique, l’auteur opère un glissement chiffré trompeur. Il évoque un volume d’exportation de 52 milliards de mètres cubes (bcm) comme s’il s’agissait de la totalité de la ressource algérienne. C’est omettre que la production brute de l’Algérie oscille en réalité entre 100 et 135 milliards de mètres cubes par an. Plus de la moitié de cette ressource est consommée localement — alimentant 99 % de l’électricité algérienne — ou réinjectée dans les gisements pour en optimiser le rendement.

Surtout, s’agissant du TransMed : la redevance de transit en nature (5,25 %) perçue par Tunis couvre entre 60 % et 66 % de la consommation nationale tunisienne de gaz naturel. Parler de «serrer la jugulaire» ou menacer ce flux ne provoquerait pas la ruine d’Alger, mais la coupure immédiate du réseau électrique tunisien. L’interdépendance énergétique n’est pas une arme d’oppression : elle est le socle d’une sécurité partagée.

3. Un arbitrage industriel classique, non une «guerre psychologique»

Qualifier les études relatives au gazoduc sous-marin Galsi (vers la Sardaigne) d’«agression» ou de «guerre psychologique» destinée à faire capituler la Tunisie relève d’une rhétorique victimaire. Dans le secteur des hydrocarbures, la recherche de routes alternatives constitue la norme de gestion des risques pour un État qui investit 60 milliards de dollars afin de porter sa production à 200 milliards de m³. La faisabilité des conduites en eaux profondes est éprouvée — comme le prouve le Medgaz —, et attribuer des intentions machiavéliques à des études de planification industrielle traduit une déconnexion inquiétante avec la réalité des marchés.

4. Une menace pour la signature diplomatique de la Tunisie

Inviter les négociateurs tunisiens à exiger unilatéralement une hausse de la redevance (à 8 ou 10 %) en facturant la «protection militaire» des conduites terrestres repose sur une confusion juridique grave. La sécurisation des infrastructures sur son territoire relève de la souveraineté et de la sécurité nationale de la Tunisie, non d’un service marchand facturable à un tiers. Prôner la remise en cause des traités sous le ton de la sommation entacherait la signature de l’État tunisien auprès de ses partenaires internationaux et européens — à commencer par l’Italie —, pour qui la sécurité juridique des contrats est non négociable.

5. Démasquer les entrepreneurs de la discorde

Derrière l’usage d’un vocabulaire d’une rare violence («tenir par la jugulaire»«capitulation») se cache la véritable intention : saborder les relations fraternelles et historiques entre deux pays frères. Les entrepreneurs de la discorde, en rupture d’influence, tentent de sacrifier l’intérêt supérieur des deux peuples.

En cherchant à substituer au principe sacré du «Khawa-Khawa» (fraternité) la logique destructrice d’une «Adawa-Adawa» (animosité), ils offensent l’Histoire et la dignité de la diplomatie.

Les relations entre l’Algérie et la Tunisie ne se jouent pas dans une arène où l’un doit être lésé pour que l’autre triomphe. Elles reposent sur une solidarité organique, éprouvée par les épreuves de l’Histoire, un respect strict des souverainetés et une communauté de destin qu’aucun messianisme de circonstance ne saura altérer.

* Médecin, Canada.

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La Tunisie, goulot énergétique de l’Europe et jugulaire de l’Algérie

L’agitation cyclique autour du Galsi Pipeline, le projet de gazoduc sous-marin algéro-italien censé contourner la Tunisie par la Sardaigne, est l’arme maîtresse d’une guerre psychologique menée contre la Tunisie qui traverse une crise énergétique passagère. Elle vise à persuader l’opinion publique tunisienne que le pays est remplaçable et susceptible d’être soumis à «la sanction énergétique» quitte à «vivre dans le noir» afin de donner un alibi suffisant aux adeptes de la capitulation contractuelle. La présente analyse vise à déconstruire ce narratif de l’effacement par les faits, en démontrant que la Tunisie dispose, au contraire, d’un levier d’interdépendance majeure pour exiger un rééquilibrage global de ses partenariats. (Carte : Principaux gisements d’hydrocarbures au Maghreb et pipelines transméditerranéens).  

Elyes Kasri *

1. La valeur stratégique décuplée du TransMed face aux crises mondiales

Le rôle de pivot énergétique de la Tunisie n’est plus seulement régional, il est devenu névralgique à l’échelle mondiale. La convergence de trois crises géopolitiques majeures a décuplé la valeur stratégique du réseau terrestre trans-tunisien (TransMed) pour l’ensemble du continent européen :

– l’onde de choc de la guerre en Ukraine : la rupture historique et définitive des approvisionnements en gaz russe a privé l’Europe de sa principale source d’énergie fossile. Dans cette quête absolue de diversification, l’Afrique du Nord, et particulièrement l’axe Algérie-Tunisie-Italie, est devenue l’alternative immédiate la plus fiable pour sécuriser l’Europe du Sud et le cœur industriel de l’Union européenne;

– la paralysie des détroits de Bab el-Mandeb et d’Ormuz : les tensions militaires dans le golfe d’Aden et le golfe Persique ont gravement compromis la sécurité des routes maritimes globales. Le transit du gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance du Qatar et d’autres fournisseurs du Golfe par méthaniers est soumis à des goulots d’étranglement permanents, à des détours maritimes pharaoniques (via le Cap de Bonne-Espérance) et à une explosion des coûts d’assurance ;

– le TransMed comme sanctuaire d’approvisionnement : face à l’insécurité des détroits et à la fin du gaz russe, le TransMed s’impose comme une infrastructure géographiquement immunisée contre les crises du Moyen-Orient. Ce pipeline terrestre offre un flux continu, direct et insensible aux blocus maritimes, propulsant le sol tunisien au rang de corridor de sécurité absolue pour la survie énergétique de l’Europe.

2. La centralité du TransMed dans l’économie algérienne :

L’examen des indicateurs macroéconomiques sectoriels démontre la dépendance de l’Algérie envers ce réseau terrestre trans-tunisien, faisant du gazoduc Enrico Mattei (TransMed) le véritable poumon financier du régime d’Alger :

– le poids des hydrocarbures dans les recettes algériennes : les hydrocarbures représentent 93 % à 95 % des recettes d’exportation de l’Algérie et alimentent le budget de l’État algérien à hauteur de plus de 60 % via la fiscalité pétrolière ;

– la part du TransMed dans les exportations de gaz algérien : selon les bilans énergétiques compilés, l’Algérie exporte environ 52 milliards de mètres cubes (bcm) de gaz naturel par an. Le TransMed en achemine à lui seul entre 22 et 25 bcm directement vers l’Italie, soit près de 45 % à 50 % de la totalité des exportations gazières algériennes, et plus de 70 % de son gaz acheminé par pipeline;

– valorisation financière pour Alger : au cours moyen du gaz sur le marché européen (TTF), le flux transitant par le sol tunisien génère pour l’Algérie des revenus directs estimés entre 10 et 12 milliards de dollars par an. Une interruption ou une réduction structurelle de ce flux provoquerait un choc budgétaire immédiat et ingérable pour la paix sociale algérienne suffisamment fragile et menacée par un Hirak qui couve sous les cendres.

3. L’irréalisme technique et le péril sécuritaire du Galsi :

Selon les données techniques validées par les registres officiels du Global Energy Monitor (mis à jour en juillet 2024), le projet Galsi est une impossibilité industrielle et financière à court et moyen terme:

– profondeur abyssale : le tracé maritime (565 km de section offshore) impose une pose de conduites à une profondeur record de 2 885 mètres sous la mer Méditerranée, ce qui représente une complexité d’ingénierie exceptionnelle;

– capacité limitée : le Galsi a été configuré pour un débit maximal de 8 milliards de m³ par an. Il ne pourrait donc absorber qu’un quart du flux du TransMed (capacité de 32 milliards de m³), rendant tout contournement total physiquement impossible ;

– impasse financière et réglementaire : estimé initialement à 3 milliards de dollars, sa réévaluation dépasse aujourd’hui 5 à 6 milliards de dollars. Dans le cadre du Green Deal de l’Union Européenne et du gel des financements fossiles lourds par les institutions bancaires internationales, sa levée de fonds est irréalisable, maintenant le projet au statut officiel de projet «mis de côté» (shelved), comme le confirme l’étude technique de l’Eurasia Review ;

– le fardeau critique de la vulnérabilité sous-marine : au-delà des barrières financières, l’impératif de sécurité internationale condamne les alternatives purement offshores ;

– le précédent Nord Stream 1 et 2 : le sabotage spectaculaire des gazoducs Nord Stream en mer Baltique (septembre 2022) a définitivement démontré la vulnérabilité intrinsèque des infrastructures sous-marines profondes face aux attaques asymétriques, au terrorisme d’État ou aux actes de guerre hybride. En haute mer, la surveillance constante et la protection physique de milliers de kilomètres de conduites immergées sont matériellement impossibles ;

– l’avantage du tracé terrestre tunisien : face à ce péril sous-marin, le corridor trans-tunisien offre une résilience stratégique inégalée, soulignée dans l’étude sectorielle de l’Observatoire Méditerranéen de l’Énergie. Un tracé terrestre permet un accès immédiat pour la maintenance, une surveillance continue par satellite et par patrouilles, ainsi qu’un contrôle souverain permanent, garantissant à Rome et à Alger une continuité de flux qu’aucune conduite immergée ne peut promettre.

4. Argumentaire pour une réévaluation à la hausse des redevances de transit :

Le taux actuel de la redevance tunisienne (5,25 %, prélevé majoritairement en nature) est obsolète et dérisoire. La Tunisie est légitimement en position d’exiger une réévaluation substantielle (objectif : 8 % à 10 %) :

– le coût de la sécurisation : la Tunisie assure à ses frais exclusifs la protection militaire et technologique de 400 km de conduites terrestres et de stations de compression critiques (Cap Bon). Ce service de sécurité environnementale et industrielle, qui protège l’approvisionnement européen contre les risques de déstabilisation, devrait être intégré dans le coût du transit ;

– l’indexation sur la prime de substitution : si l’Algérie devait substituer le TransMed par du transport de GNL par voie marine pour livrer l’Italie, le coût de l’infrastructure portuaire et maritime augmenterait le coût de livraison de 25 % à 30 %. La redevance tunisienne actuelle est donc une décote majeure et une concession exorbitante accordée par la Tunisie à Alger ;

– valorisation budgétaire actuelle : les recettes de cette redevance sont passées à plus de 1,8 milliard de dinars tunisiens (TND) par an. Ce gaz couvre entre 60 % et 66 % des besoins de consommation en gaz naturel de la Tunisie, ce qui prouve la valeur critique de cet actif dans notre équilibre énergétique national.

5- Pour une diplomatie de l’interdépendance active et équitablement profitable

Céder à la panique face à l’alternative Galsi relève d’une asymétrie psychologique savamment entretenue par des officines étrangères à travers la cinquième colonne de la «khawakhawanomanie» ambiante, et non d’une contrainte technique réelle.

La Tunisie détient une carte maîtresse mondiale : la sécurité, la viabilité et la supériorité stratégique terrestre de l’autoroute énergétique tunisienne vers l’Europe dans un monde marqué par la fermeture des détroits et les crises climatiques.

La Tunisie est incontestablement le verrou énergétique d’une Europe qui paie au prix fort le boycott du gaz russe et l’instabilité qui prévaut, sans perspective de stabilisation à court et à moyen termes, dans les détroits d’Ormuz et Bab El Mandeb.

Elle tient également le régime algérien par la jugulaire, car en dépit de toutes les fanfaronnades, ce régime se trouve confronté à une population frustrée et prête à en découdre ne pourra pas se passer à moyen et même à long terme du Transmed et des recettes financières et des garanties sécuritaires offertes par le transit par la Tunisie plus qu’aucun autre itinéraire.

Il appartient aux négociateurs tunisiens d’exploiter ce nœud vital pour redresser les torts asymétriques hérités de l’histoire — qu’il s’agisse des redevances énergétiques, de la spoliation de l’Albien ou du développement de nos infrastructures critiques de transport et de logistique — et arracher un accord digne, global et protecteur des intérêts supérieurs de la Nation.

Le célèbre philosophe allemand Emmanuel Kant (1724-1804) a bien dit que «la liberté est le droit de ne pas être soumis à la fatalité extérieure».

* Ancien ambassadeur.

Note de la rédaction : On a dû réduire cet article de près de la moitié de son volume, tout en l’allégeant de son appareil critique (références, sources, etc.)

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Italie/Albanie : un accord migratoire incompatible avec le droit européen ?

Un rapport d’Amnesty International révèle des atteintes aux droits des demandeurs d’asile dans le cadre de l’accord entre l’Italie et l’Albanie. L’ONG fustige l’externalisation de la gestion migratoire.     En bref L’Italie et l’Albanie ont conclu un accord prévoyant…

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L’Italie veut changer sa relation avec l’Afrique par la culture

Avec le nouveau Prix Mattei pour la coopération culturelle, Rome veut faire de la création, du patrimoine et de la formation de nouveaux instruments de rapprochement avec l’Afrique. Le Maroc figure déjà parmi les partenaires de cette stratégie qui entend…

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Antonino Urru : la mort mystérieuse d’un ancien militaire italien dans une prison tunisienne

La mort d’Antonino Urru, retrouvé sans vie à la mi-août dans sa cellule de la prison civile de Mornag, ouvre une affaire aussi sensible qu’énigmatique entre la Tunisie et l’Italie. Portrait d’un personnage sulfureux au passé haut en couleurs. Âgé…

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Décès d’un ancien agent de renseignement italien dans une prison tunisienne

Selon Mosaïque, citant  l’agence de presse italienne Agenzia Nova, le décès d’Antonino Urru, ancien officier de l’armée et agent de renseignement italien, est survenu le vendredi 14 août 2026 à la prison de Mornag, quelques jours seulement après son arrestation en Tunisie en vertu d’un mandat d’arrêt international. Les circonstances de sa mort n’ont pas encore été divulguées..

Ce militaire italien à la retraite, âgé de 78 ans, avait été arrêté en Tunisie une dizaine de jours avant sa mort, suite à un mandat d’arrêt émis par la justice italienne après une précédente condamnation pour fraude fiscale.

L’agence de presse a confirmé qu’aucune déclaration officielle n’avait encore été faite par les autorités tunisiennes et italiennes concernant les circonstances exactes du décès, lesquelles ont été confirmées par des sources diplomatiques.

Antonino Urro s’était installé en Tunisie il y a quelques années, loin des projecteurs de sa ville natale, Oristano, en Sardaigne, et des affaires judiciaires qui le poursuivaient depuis longtemps.

L’affaire de fraude fiscale dont il fait l’objet, intentée à son encontre par les autorités italiennes, remonte à une enquête ouverte il y a plus de 15 ans par la police financière d’Oristano. Cette enquête a mis au jour un réseau complexe de sociétés écrans et d’agences immobilières destiné à dissimuler des flux financiers.

L’enquête de l’époque a prouvé qu’il avait éludé le paiement de sommes estimées à 815 000 € (soit environ 2,7 millions de dinars tunisiens).

Les poursuites judiciaires ne se sont pas arrêtées là ; son nom a également été associé à d’autres affaires de corruption présumée en matière d’urbanisme et d’infractions aux permis de construire dans sa ville natale.

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Procession de la Madone de Trapani à La Goulette

Dimanche 15 août 2026, la foi catholique, l’héritage sicilien et échanges interculturels entre musulmans, chrétiens et juifs ont convergé à La Goulette — banlieue balnéaire de Tunis abritant le quartier de la «Petite Sicile» (Piccola Sicilia) —, à l’occasion de la messe de l’Assomption et de la traditionnelle procession de la Madone de Trapani, l’un des symboles les plus marquants de la présence historique italienne en Tunisie.

Il s’agit d’«une tradition née au sein de la communauté italienne historique de la Petite Sicile, devenue au fil du temps un moment de rencontre entre cultures et identités», note l’ambassade d’Italie à Tunis sur les réseaux sociaux, en qualifiant cette tradition de «témoignage vivant des liens humains et culturels profonds unissant l’Italie et la Tunisie».

La célébration, qui s’est tenue en l’église Saints-Augustin-et-Fidèle, a été présidée par l’archevêque de Tunis, Mgr Nicolas Lhernould, devant une assemblée de plus d’une centaine de personnes, dont beaucoup ont suivi l’office depuis l’extérieur.

À l’issue de la messe, la statue de la Vierge a été portée sur les épaules des fidèles depuis le parvis de l’église, le long d’un court parcours à travers la Petite Sicile, pour s’achever devant la fresque murale dédiée à Claudia Cardinale, qui a grandi à La Goulette.

Dans son homélie, Lhernould a placé le thème de la dignité humaine au cœur de la célébration, c’est-à-dire le droit de chaque individu à être reconnu, à vivre libre de toute violence et dans un environnement sain, en paix et dans le respect du droit international, et même à la liberté de partir ou de rester.

Au-delà de la dimension religieuse, l’Assomption de La Goulette conserve des éléments de coutume qui reflètent l’identité et la mémoire du lieu. Les chroniques rappellent la participation massive des habitants du quartier, les chants et les «youyous» accompagnant la sortie de la statue, ainsi que le fort caractère populaire de l’événement.

Ce sont les Italiens, et plus particulièrement les Siciliens, qui ont introduit et diffusé le culte de la Vierge de Trapani et la messe de l’Assomption de Marie en Tunisie, laquelle comprenait jusqu’en 1962 une procession de la Vierge de Trapani jusqu’à la mer, annonçant la fin de la saison de la baignade.

Pour commémorer les liens toujours forts qui unissent l’Italie et la Tunisie, sur cette bande de terre où vivaient jadis pêcheurs tunisiens et siciliens, une immense fresque dédiée à l’actrice Claudia Cardinale, qui passa son enfance à La Goulette, orne la façade d’un immeuble de la place.

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Prison de Mornag : Décès inexpliqué d’un ancien militaire italien détenu en Tunisie

Un ressortissant italien de 78 ans, ancien sous-officier de l’armée ayant également exercé dans le renseignement, a été retrouvé mort dans sa cellule à la prison de Mornag. L’information, révélée par le quotidien italien La Nuova Sardegna et reprise en Tunisie par Mosaïque FM, n’a encore fait l’objet d’aucune explication officielle sur les causes du décès.

Antonino Urru, originaire d’Oristano, en Sardaigne, a été retrouvé sans vie vendredi 14 août 2026 dans sa cellule. Son décès aurait été confirmé dans les milieux diplomatiques, selon la presse italienne.

Aucune communication des autorités tunisiennes ou italiennes n’avait toutefois précisé, lundi matin, les circonstances exactes de sa mort. Aucun résultat d’examen médico-légal n’a également été rendu public.

Arrêté en vertu d’un mandat international

Ancien maréchal de l’armée italienne, Antonino Urru aurait exercé certaines fonctions au sein des services de renseignement pendant sa carrière militaire. Cet élément biographique n’apparaît toutefois pas lié aux raisons de son arrestation en Tunisie.

L’homme avait été interpellé une dizaine de jours avant son décès en exécution d’un mandat d’arrêt international délivré par la justice italienne. Installé depuis plusieurs années en Tunisie, il faisait l’objet d’une condamnation définitive dans une affaire de fraude fiscale.

Selon La Nuova Sardegna, la procédure portait sur des opérations immobilières et un montage de sociétés destiné à dissimuler certains mouvements financiers. Le montant de l’évasion fiscale contestée avait été évalué à environ 815.000 euros.

Son nom avait également été cité dans d’autres procédures relatives à des projets immobiliers à Oristano. Dans l’une de ces affaires portant sur de présumées infractions urbanistiques, il avait cependant été acquitté en 2014, le tribunal ayant conclu que les faits reprochés n’étaient pas constitués.

Une extradition qui n’aura pas lieu

Après son arrestation, Antonino Urru avait été placé en détention à la prison de Mornag dans l’attente de la suite de la procédure et d’une possible remise aux autorités italiennes. Son décès est intervenu quelques jours seulement après son incarcération.

À ce stade, aucun élément public ne permet d’établir s’il est mort de causes naturelles, à la suite d’un problème de santé ou dans d’autres circonstances. Aucune trace de violence n’a été officiellement signalée, mais les autorités n’ont pas davantage communiqué sur les premières constatations médicales.

La clarification des causes de sa mort dépend désormais des examens médico-légaux et des éventuelles investigations ordonnées en Tunisie. En l’absence de conclusions officielles, le caractère inexpliqué du décès ne permet pas, à lui seul, de retenir l’hypothèse d’un acte criminel.

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L’Italie consolide sa position de 1er fournisseur européen de la Tunisie

L’Italie s’impose donc comme le principal fournisseur de la Tunisie au sein de l’Union européenne (UE) et réduit l’écart structurel avec la Chine.

Au cours des sept premiers mois de 2026, l’Italie demeure le premier fournisseur européen de la Tunisie et le classe au deuxième sur le plan mondial derrière la Chine, avec un écart qui s’est réduit 206 millions de dinars (environ 61 millions d’euros).

Les échanges commerciaux entre l’Italie et la Tunisie ont atteint 13,67 milliards de dinars (environ 4,03 milliards d’euros) entre janvier et juillet, enregistrant une hausse de 12,4 % par rapport à la même période en 2025, selon les données de l’Institut national de la statistique (INS) de Tunisie.

Cette hausse est principalement portée par les ventes des produits importés d’Italie sur le marché tunisien, dont la valeur a atteint 6,66 milliards de dinars (environ 1,97 milliard d’euros), soit une augmentation de 16,6 % sur un an.

Au cours de la même période, les exportations tunisiennes vers l’Italie ont progressé de 8,7 %, s’élevant à environ 7,01 milliards de dinars (2,07 milliards d’euros).

Ces rythmes de croissance divergents modifient également la balance commerciale bilatérale. La Tunisie conserve un excédent commercial vis-à-vis de l’Italie d’environ 347 millions de dinars (102 millions d’euros), mais cet excédent a plus que diminué de moitié par rapport aux 733 millions de dinars (environ 216 millions d’euros) enregistrés au cours des sept premiers mois de 2025.

Les chiffres témoignent ainsi d’un rééquilibrage progressif des échanges en faveur de l’Italie, qui occupe désormais une place prépondérante parmi les fournisseurs de la Tunisie.

Sur les sept premiers mois de l’année, les produits chinois sont restés en tête des ventes sur le marché tunisien, avec une valeur d’environ 6,87 milliards de dinars, suivie par l’Italie (6,66 milliards) et la France (environ 6,36 milliards).

L’Italie s’impose donc comme le principal fournisseur de la Tunisie au sein de l’Union européenne (UE) et réduit l’écart avec la Chine.

Ce renforcement de la position italienne en Tunisie s’inscrit dans un contexte plus large où l’UE demeure le premier partenaire commercial de la Tunisie.

Au cours des sept premiers mois de 2026, 70,4 % des exportations tunisiennes étaient destinées à l’UE-27, pour une valeur de 28,63 milliards de dinars, tandis que 45,3 % des importations — totalisant 25,16 milliards — provenaient de l’UE.

Les importations tunisiennes en provenance d’Italie ont augmenté de 16,6 %, contre une hausse de 18,4 % pour celles venant de France. L’Italie occupe également une place de premier plan pour les exportations tunisiennes. L’agence ICE classe l’Italie comme la deuxième destination des marchandises tunisiennes et le deuxième fournisseur de la Tunisie ; une position que les données de 2026 viennent consolider, notamment en ce qui concerne les ventes italiennes.

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Tunisie | Essor des résidences médicalisées pour des séniors européens

Piscines, jardins, chambres avec vue sur la mer, soins infirmiers et personnel francophone. La Tunisie connaît une multiplication des résidences médicalisées pour personnes âgées ; au-delà de la clientèle locale, ces établissements visent de plus en plus les retraités européens, et notamment les Français.

Cette tendance est particulièrement marquée à Tunis, Hammamet, Sousse, Monastir, Djerba et Sfax, où certains établissements proposent un modèle hybride — à mi-chemin entre la maison de retraite et le complexe de villégiature — alliant soins médicaux 24 heures sur 24 et prestations hôtelières haut de gamme.

Les tarifs affichés varient généralement de 1 200 à 4 000 euros par mois, selon l’établissement et le niveau de dépendance du résident. L’avantage financier par rapport à la France peut être considérable, surtout dans le secteur privé, où les tarifs des Ehpad français dépassent souvent 3 000 euros par mois — et peuvent être bien plus élevés dans les grandes villes. En Italie également, les coûts de structures d’accueil similaires peuvent atteindre 3 000 euros par mois.

L’attractivité de la Tunisie repose sur des coûts de main-d’œuvre plus faibles, la disponibilité de personnel médical francophone, un climat méditerranéen et la proximité avec l’Europe.

Toutefois, les établissements tunisiens ne sont pas automatiquement comparables aux Ehpad français, qui sont soumis à des réglementations spécifiques ainsi qu’à des normes sanitaires et de soins rigoureuses.

Cette augmentation de l’offre coïncide également avec une évolution démographique nationale.

Selon l’Institut national de la statistique, les personnes âgées de plus de soixante ans représentent désormais environ 17 % de la population en Tunisie, un chiffre qui devrait avoisiner les 20 % d’ici 2030. Bien qu’il n’existe pas actuellement de données officielles récentes confirmant une véritable «explosion» du nombre de résidences privées, le marché est manifestement en pleine expansion et se tourne de plus en plus vers l’international. Pour les familles européennes, cependant, le prix n’est pas le seul critère : la qualité réelle des soins, la continuité des traitements, la couverture par l’assurance maladie, le contrôle des établissements et la proximité avec la famille demeurent des facteurs déterminants.

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Italie | Une politique migratoire qui enferme, maltraite et tue

Le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT) a exprimé, dans un communiqué publié le 13 août 2026, sa profonde indignation après la mort de Lassoued Dhoui, ressortissant tunisien né le 14 janvier 1996, décédé le 10 août 2026 au Centre de permanence pour les rapatriements (CPR) de Palazzo San Gervasio, en Italie (Photo). Tout en adressant ses condoléances à la famille de la victime, l’association tunisienne basée en France exige «vérité, justice et établissement des responsabilités.»

Lassoued avait été placé dans ce CPR quelques jours avant son décès et présentait, selon les premières informations, des fragilités psychiques. Une question s’impose : comment une personne vulnérable a-t-elle pu être maintenue en rétention sans que sa santé et sa sécurité soient garanties ?

Cette mort survient dans un centre déjà visé par de graves dénonciations. Une enquête judiciaire a notamment porté sur des mauvais traitements et l’administration de psychotropes, dont du Rivotril. Une inspection de décembre 2025 signalait encore des déficiences dans la prise en charge médicale et psychiatrique, un recours massif aux psychotropes, ainsi que des insuffisances concernant les évaluations psychiatriques et la prévention du risque suicidaire.

Toute la lumière doit être faite sur l’état de santé de Lassoued, les examens réalisés, les médicaments éventuellement administrés et les raisons de son maintien en rétention.

Wissem, Ezzedine, Rabii, Lassoued : combien encore ?

Cette mort n’est pas isolée. Wissem Ben Abdellatif, 26 ans, est mort en 2021 après son passage par un CPR. Ezzedine Anani, 44 ans, est mort dans un CPR en 2022. Rabii Farhat est décédé en 2025 en prison après un passage par un CPR.

À chaque mort, quelques réactions, puis le silence. Nous refusons cette banalisation : les migrant·es ne sont pas des statistiques d’expulsion, mais des êtres humains titulaires de droits.

Où sont les autorités tunisiennes ?

Le silence des autorités tunisiennes est particulièrement préoccupant. Quand ont-elles été informées ? Quelles démarches ont-elles entreprises auprès de l’Italie ? La famille a-t-elle été informée et accompagnée ? Ont-elles demandé les résultats de l’autopsie et de l’enquête ?

Il est inadmissible que des journalistes et militant·es aient dû lancer des appels sur les réseaux sociaux pour retrouver la famille de Lassoued. La faible couverture médiatique tunisienne interroge également sur l’autocensure et l’affaiblissement du journalisme indépendant. Le silence institutionnel et médiatique contribue à banaliser ces morts.

Jusqu’à 18 mois de rétention

Nous dénonçons également l’allongement de la rétention administrative en Italie, qui peut désormais atteindre, dans certaines conditions, 18 mois. Une telle privation de liberté, sans condamnation pénale, peut avoir des conséquences dévastatrices, notamment pour les personnes psychiquement vulnérables.

La responsabilité est d’abord italienne : Lassoued était privé de liberté sous le contrôle de l’État italien, qui avait l’obligation de protéger sa vie et sa santé. Elle est aussi européenne : les politiques de l’UE renforcent la rétention, les expulsions et l’externalisation des frontières.

Enfin, depuis le mémorandum UE-Tunisie de juillet 2023, les autorités tunisiennes coopèrent étroitement avec cette politique. La Tunisie ne peut faciliter les expulsions et rester silencieuse lorsque ses ressortissants meurent dans les structures de rétention.

Nous demandons

– une enquête indépendante et transparente et l’établissement de toutes les responsabilités ;

– toute la lumière sur l’état psychique, les soins et les traitements reçus par Lassoued ;

– des explications sur les suites données aux alertes concernant Palazzo San Gervasio ;

– une assistance consulaire et juridique effective à sa famille ;

– l’abandon de l’allongement de la rétention administrative pouvant atteindre 18 mois et, plus largement, une refonte profonde des politiques migratoires italiennes et européennes fondées sur l’enfermement, l’expulsion et l’externalisation du contrôle des frontières vers des pays tiers.

Communiqué.

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Commerce : L’Italie talonne désormais la Chine parmi les fournisseurs de la Tunisie

L’Italie n’est plus qu’à 206 millions de dinars de la Chine dans le classement des pays qui vendent le plus de marchandises à la Tunisie. Ce rapprochement rapide profite aux exportateurs italiens et réduit de plus de moitié l’excédent commercial tunisien dans les échanges entre les deux pays.

L’évolution ressort du tableau « Balance par pays » publié par l’Institut national de la statistique avec sa note sur le commerce extérieur de juillet 2026. Elle a été relevée jeudi par l’agence italienne ANSAmed.

Un écart fortement réduit avec la Chine

Entre janvier et juillet 2026, les importations tunisiennes en provenance de Chine ont atteint environ 6,87 milliards de dinars. Celles provenant d’Italie se sont élevées à 6,66 milliards, contre 6,36 milliards pour la France.

La Chine reste donc le premier fournisseur de la Tunisie, devant l’Italie et la France. Ce classement existait déjà en 2025. La nouveauté réside dans la réduction de l’écart entre Pékin et Rome : il est passé d’environ 815 millions de dinars durant les sept premiers mois de 2025 à seulement 206 millions cette année.

Les ventes italiennes à la Tunisie ont progressé de 16,6% sur un an, tandis que les importations depuis la Chine n’ont augmenté que de 5,2%. L’Italie confirme ainsi sa position de premier fournisseur de la Tunisie au sein de l’Union européenne et se rapproche de la première place mondiale.

Lire aussi: Tunisie–Chine : +8% d’échanges commerciaux en 2024, mais seulement 2% à l’export

La Tunisie conserve un léger excédent

Les échanges fonctionnent dans les deux sens. La Tunisie a importé pour 6,66 milliards de dinars de marchandises italiennes, mais elle a parallèlement exporté vers l’Italie pour environ 7,01 milliards.

La balance bilatérale reste donc favorable à la Tunisie, avec un excédent proche de 347 millions de dinars. Autrement dit, la Tunisie continue de vendre légèrement plus à l’Italie qu’elle ne lui achète.

Cet avantage s’érode toutefois rapidement. Il atteignait environ 733 millions de dinars durant les sept premiers mois de 2025. Il a donc été divisé par plus de deux en un an, car les ventes italiennes progressent beaucoup plus vite que les exportations tunisiennes vers l’Italie, en hausse de 8,7%.

Au total, les échanges entre les deux pays ont atteint 13,67 milliards de dinars, soit environ quatre milliards d’euros, en progression de 12,4%.

Lire aussi: Tunisie–Italie : Une reprise des échanges qui confirme un modèle inchangé

La France demeure le premier client

Ce classement ne signifie pas que la Chine est devenue le premier partenaire de la Tunisie dans tous les domaines. Elle est son premier fournisseur, mais achète relativement peu de produits tunisiens.

La France demeure, quant à elle, le premier marché des exportations tunisiennes. L’Italie occupe également une place majeure comme débouché : les échanges avec Rome restent plus équilibrés que ceux avec Pékin.

Cette progression italienne intervient alors que le déficit commercial global de la Tunisie s’est aggravé, passant de 11,90 à 14,96 milliards de dinars entre les sept premiers mois de 2025 et ceux de 2026.

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