Lese-Ansicht

Mort de Sliman Mansour, le peintre qui a donné un visage à la Palestine

Figure majeure de l’art palestinien, Sliman Mansour est mort le 24 août 2026 à Jérusalem, à l’âge de 79 ans. De Jamal al-Mahamel, son célèbre « Chameau des fardeaux », à ses oliviers, ses femmes et ses paysages, il a…

L’article Mort de Sliman Mansour, le peintre qui a donné un visage à la Palestine est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

Drapeau de l’ancienne Rhodésie : sanction disciplinaire contre des soldats français ?

Le ministère des Armées a lancé une procédure contre des militaires ayant posé, au Zimbabwe, avec un symbole associé aux mouvances suprémacistes blanches.   En bref Le ministère des Armées a lancé une procédure contre des militaires français. Des photos…

L’article Drapeau de l’ancienne Rhodésie : sanction disciplinaire contre des soldats français ? est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

Visas Espagne-Algérie : Jusqu’à 25 000 euros, l’enquête s’étend au système des rendez-vous

L’enquête espagnole sur un trafic présumé de visas au consulat d’Espagne à Alger s’élargit désormais au fonctionnement de la chaîne de gestion des rendez-vous, dans laquelle intervient BLS International — le même prestataire qui gère les demandes de visas espagnols en Tunisie. Certaines familles auraient versé jusqu’à 25 000 euros au réseau présumé, tandis que des demandeurs suivant la procédure normale auraient pu être écartés au profit de dossiers plus rémunérateurs.

Ce que révèle l’enquête espagnole

Le Juzgado Central de Instrucción n°3 de l’Audience nationale espagnole instruit l’affaire depuis avril, après l’arrestation de Vicente Moreno, alors responsable administratif du consulat d’Espagne à Alger, et de l’employé algérien Mohamed Boutouchent.

Selon The Objective, qui cite des sources policières et judiciaires, les investigations portent notamment sur des soupçons d’aide à l’immigration irrégulière, d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent.

Certaines familles auraient déboursé jusqu’à 25 000 euros pour obtenir des visas ou des documents permettant l’entrée ou le séjour en Espagne.

Ce montant doit être interprété avec prudence : il correspond aux sommes maximales que certaines familles auraient versées au réseau présumé et non au prix officiel d’un visa ou à un tarif imputé à BLS.

L’enquête s’intéresse également à une question particulièrement sensible : des demandeurs utilisant normalement les procédures auraient-ils été pénalisés au profit de dossiers rapportant de l’argent au réseau présumé ?

Selon les éléments judiciaires rapportés par le média espagnol, du personnel intervenant dans des services administratifs aurait sélectionné des familles ayant effectué les paiements réclamés.

BLS International entre dans le périmètre de l’enquête

L’instruction cherche désormais à déterminer le rôle éventuel d’intervenants appartenant aux entreprises chargées de l’attribution des rendez-vous et de la gestion documentaire.

The Objective rapporte que l’enquête s’intéresse à cette chaîne de traitement, avec notamment des références à des plateformes de type BLS.

BLS International conteste toute implication fautive et rappelle que son rôle porte sur la gestion administrative des demandes, tandis que la décision d’accorder ou de refuser un visa appartient aux autorités consulaires espagnoles.

À ce stade, l’élargissement des investigations ne permet donc pas de conclure à une responsabilité de BLS International. La présomption d’innocence s’applique aux personnes concernées par la procédure.

L’affaire soulève néanmoins une question dépassant désormais le fonctionnement interne du consulat : un système parallèle a-t-il pu prospérer autour de l’accès aux rendez-vous et pénaliser ceux qui empruntaient la procédure régulière ?

Et pour la Tunisie ?

La dimension tunisienne mérite d’être relevée avec prudence.

BLS International intervient également à Tunis dans le traitement administratif des demandes de visas pour l’Espagne. Aucun élément disponible ne permet cependant d’établir un lien entre l’enquête menée en Algérie et les activités tunisiennes de l’entreprise.

Le rapprochement s’arrête donc au prestataire et au fonctionnement externalisé d’une partie de la procédure.

Mais la question du coût et de l’accès aux visas Schengen fait également débat en Tunisie. L’Organisation tunisienne pour l’information du consommateur avait notamment critiqué en mai 2026 le poids des frais de service et les difficultés rencontrées par les demandeurs.

Une initiative législative distincte a également proposé le remboursement de 50 % de certains frais de service en cas de refus.

Ces débats tunisiens ne doivent pas être confondus avec l’enquête judiciaire espagnole menée à Alger. Ils posent néanmoins une question commune : jusqu’où l’externalisation des procédures consulaires peut-elle aller sans renforcer les mécanismes de transparence, de contrôle et de recours pour les demandeurs ?

Lire aussi:

L’article Visas Espagne-Algérie : Jusqu’à 25 000 euros, l’enquête s’étend au système des rendez-vous est apparu en premier sur webdo.

  •  

Marché de l’art : pourquoi les tableaux les plus rares valent des fortunes

Le marché mondial de l’art a profondément changé sous l’effet de l’enrichissement des grandes fortunes. Si l’histoire, la qualité artistique et la réputation d’un peintre restent déterminantes, la rareté, la provenance, la demande des collectionneurs et la capacité financière des acheteurs jouent désormais un rôle majeur dans les prix records, selon une analyse de ‘Al Business’ publiée dimanche 23 août.

Pendant longtemps, la valeur d’une œuvre d’art reposait principalement sur des critères historiques et esthétiques : l’importance de l’artiste, la période de création, la qualité de l’œuvre ou encore sa place dans l’histoire de l’art. Mais le marché a profondément évolué. L’arrivée massive de capitaux privés, notamment ceux des milliardaires, a transformé l’art en un actif recherché à la fois pour sa valeur culturelle, son prestige et son potentiel financier.

Le premier facteur qui explique les montants atteints par certains tableaux est leur extrême rareté. Les œuvres majeures des grands maîtres ne sont pas disponibles en quantité illimitée. Certaines sont conservées dans les musées, d’autres appartiennent depuis plusieurs générations à des collectionneurs privés et ne sont pratiquement jamais proposées sur le marché.

Lorsqu’une œuvre exceptionnelle réapparaît dans une vente aux enchères, elle peut ainsi déclencher une compétition entre plusieurs acheteurs fortunés. Le prix ne correspond donc pas simplement au coût de production du tableau. Il traduit surtout la rareté d’un objet que plusieurs acheteurs souhaitent posséder simultanément.

Le nom du peintre constitue naturellement un autre déterminant essentiel. Une œuvre de Picasso, Van Gogh, Monet, Leonardo da Vinci ou René Magritte bénéficie d’une demande internationale qui dépasse largement le cercle traditionnel des amateurs d’art.

La réputation de l’artiste apporte une forme de garantie : plus son œuvre est reconnue par les historiens de l’art et les institutions culturelles, plus le nombre d’acheteurs potentiels est susceptible d’être important.

Le phénomène est particulièrement visible lors des grandes ventes aux enchères. En novembre 2024, par exemple, « L’Empire des lumières » de René Magritte a été vendu 121 millions de dollars chez Christie’s à New York, après seulement dix minutes d’enchères, établissant un nouveau record pour l’artiste.

La provenance peut faire exploser la valeur

Deux tableaux d’un même artiste et d’une qualité comparable peuvent afficher des prix très différents selon leur provenance. Une œuvre ayant appartenu à une personnalité célèbre, figuré dans une grande collection ou été présentée dans des expositions prestigieuses bénéficie d’une histoire propre. Cette trajectoire contribue à son authenticité et à son prestige.

La provenance joue également un rôle essentiel dans la confiance des acheteurs. Plus l’historique d’une œuvre est documenté, plus les risques liés à son authenticité ou à sa propriété sont réduits.

Le marché des milliardaires

L’un des changements majeurs des dernières décennies réside dans l’arrivée d’acheteurs disposant de fortunes considérables. Pour ces collectionneurs, un tableau exceptionnel peut représenter à la fois un patrimoine, un symbole social et un objet de prestige. Cette concentration de la richesse modifie mécaniquement la formation des prix. Quelques acheteurs disposant de moyens financiers très importants peuvent faire monter les enchères à des niveaux qui auraient été inimaginables quelques décennies plus tôt. Le marché de l’art devient ainsi de plus en plus lié à celui des grandes fortunes mondiales.

L’art contemporain et les chefs-d’œuvre historiques sont également considérés par certains investisseurs comme des actifs permettant de diversifier leur patrimoine. Cependant, contrairement à une action ou à une obligation, une œuvre d’art ne génère généralement pas de revenu régulier. Sa valeur dépend largement de l’évolution du marché, de la réputation de l’artiste et de la demande future. L’investissement comporte donc une part importante d’incertitude.

Les grandes maisons de ventes comme Christie’s ou Sotheby’s jouent également un rôle dans la formation des prix. La mise aux enchères transforme l’achat en compétition publique. Chaque nouvelle offre devient une information sur la valeur que le marché est prêt à attribuer à l’œuvre. Cette dynamique peut provoquer une envolée spectaculaire des prix lorsqu’il ne reste plus que deux ou trois acheteurs déterminés à l’emporter.

Le record de Magritte en constitue une illustration : 121 millions de dollars pour une seule toile, un montant qui témoigne autant de la valeur attribuée à l’artiste que de la puissance financière des collectionneurs présents sur le marché.

Le paradoxe du marché de l’art

Plus une œuvre est rare, plus elle peut être chère. Mais plus elle devient chère, moins elle est accessible au public. Une partie croissante des chefs-d’œuvre appartient ainsi à des collectionneurs privés, des fondations ou des institutions disposant de ressources considérables. Le marché produit donc un paradoxe : la valeur financière croissante des grandes œuvres peut contribuer à leur éloignement du grand public, alors même que leur importance culturelle dépasse largement leur propriétaire.

Au fond, les prix extraordinaires atteints par certains tableaux ne reposent pas sur un seul critère. Ils résultent de la combinaison de plusieurs facteurs : rareté, qualité artistique, réputation, provenance, authenticité, histoire de l’œuvre et concurrence entre acheteurs fortunés. Dans ce marché où l’offre est structurellement limitée, quelques œuvres exceptionnelles peuvent ainsi atteindre des montants qui dépassent largement leur valeur matérielle.

Le prix d’un chef-d’œuvre ne mesure donc pas seulement la beauté d’un tableau : il mesure aussi la rareté d’une histoire, la puissance d’une signature et la fortune de ceux qui veulent en devenir les propriétaires.

L’article Marché de l’art : pourquoi les tableaux les plus rares valent des fortunes est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Gaza : Le piège des soldats musulmans

Ils devaient être plusieurs milliers. Jusqu’à 8000 Indonésiens, auxquels devaient s’ajouter des Marocains, des Kazakhs, des Kosovars ou encore des Albanais. Sur le papier, leur mission est rassurante : stabiliser Gaza, protéger les civils, sécuriser l’aide humanitaire et accompagner le retrait israélien. Mais derrière ces objectifs se cache une question beaucoup plus embarrassante : que feront réellement ces soldats musulmans lorsqu’ils seront sur le terrain ?

L’annonce d’un contingent marocain pouvant atteindre 500 hommes remet aujourd’hui cette question au premier plan. Car si l’envoi de soldats arabes et musulmans à Gaza peut spontanément être perçu comme un engagement en faveur des Palestiniens, le mandat de la Force internationale de stabilisation (ISF) est beaucoup plus complexe.

Cette force n’a pas seulement vocation à s’interposer entre Israéliens et Palestiniens. Elle doit participer à l’établissement d’un nouvel ordre sécuritaire dans la bande de Gaza.

Et c’est précisément là que commence le problème.

8000 Indonésiens qui ne sont jamais partis

Le cas de l’Indonésie est révélateur. Jakarta avait envisagé de fournir entre 5000 et 8000 militaires. Une contribution considérable puisque l’ISF doit théoriquement compter environ 20 000 hommes. Le plus grand pays musulman du monde aurait ainsi pu constituer à lui seul près de 40% de cette force.

Puis tout s’est arrêté.

L’escalade militaire entre Israël, les États-Unis et l’Iran a officiellement conduit Jakarta à suspendre son déploiement. Mais cette décision est intervenue alors qu’une question devenait déjà politiquement sensible en Indonésie : dans quel camp ces militaires se retrouveraient-ils réellement ?

Car l’ISF n’est pas une classique mission de Casques bleus. Elle doit protéger les civils et faciliter l’aide humanitaire, certes. Elle doit aussi accompagner le retrait progressif de l’armée israélienne et permettre à une nouvelle police palestinienne de prendre progressivement le contrôle du territoire. Mais elle doit également contribuer à la démilitarisation de Gaza.

Protéger les Palestiniens… et en désarmer d’autres

C’est tout le paradoxe.

Un soldat indonésien ou marocain pourrait demain sécuriser un convoi humanitaire destiné à des familles palestiniennes. Quelques heures plus tard, il pourrait être appelé à sécuriser des armes récupérées ou à empêcher la reconstitution d’une infrastructure militaire appartenant à une faction palestinienne.

La même force serait donc chargée de protéger les Palestiniens et de participer au désarmement de groupes palestiniens.

La différence est fondamentale. Et elle pourrait devenir explosive dans les opinions publiques musulmanes si les premières images montrant des militaires marocains, indonésiens ou kazakhs confrontés à des Palestiniens venaient à circuler.

D’autant que cette force internationale ne serait pas indépendante des puissances directement impliquées dans le conflit.

Sous commandement américain

L’ISF doit fonctionner sous commandement unifié américain et coordonner ses opérations notamment avec Israël et l’Égypte.

Pour les pays musulmans participants, l’équation devient alors extrêmement délicate.

Ils peuvent considérer qu’ils viennent remplacer progressivement l’armée israélienne, protéger la population et permettre aux Palestiniens de retrouver une administration et une police propres.

C’est probablement la justification politique la plus forte de leur présence.

Mais une autre lecture est possible : celle de soldats musulmans participant à l’application sur le terrain d’un ordre sécuritaire conçu sous leadership américain et dont l’un des objectifs majeurs demeure le désarmement du Hamas et des autres groupes armés.

Entre ces deux lectures existe une frontière extrêmement mince.

Pourquoi le Maroc accepte-t-il ce risque ?

L’annonce concernant les quelque 500 Marocains devient dès lors beaucoup plus intéressante qu’un simple chiffre.

Rabat sait nécessairement combien l’image d’un soldat marocain à Gaza sera politiquement sensible.

La monarchie entretient des relations avec Israël depuis la normalisation de 2020 tout en continuant d’afficher son soutien à la cause palestinienne. Le roi Mohammed VI préside par ailleurs le Comité Al-Qods.

Envoyer des militaires à Gaza permettrait donc au Maroc de montrer qu’il participe directement à la stabilisation et à la reconstruction du territoire palestinien.

Mais cette présence comporte un risque considérable : que ces militaires soient perçus non plus comme des protecteurs, mais comme les exécutants arabes d’un dispositif imposé de l’extérieur.

L’Indonésie semble avoir compris la difficulté. Ses milliers de soldats préparés pour Gaza sont toujours restés chez eux.

Le Maroc paraît aujourd’hui disposé à avancer avec un contingent beaucoup plus limité.

Reste une question essentielle, à laquelle ni les chiffres ni les déclarations diplomatiques ne répondent encore vraiment :

lorsqu’un soldat musulman entrera à Gaza sous l’uniforme de l’ISF, sera-t-il là pour protéger les Palestiniens — ou pour leur imposer le nouvel ordre de l’après-guerre ?

Lire aussi:

L’article Gaza : Le piège des soldats musulmans est apparu en premier sur webdo.

  •  

À Montréal, les mille visages de la culture marocaine

Achevée le 16 août, la 16ᵉ édition du Festival Orientalys a consacré une large place à la culture marocaine. Musique, traditions amazighes, artisanat, costumes et savoir-faire ont permis au public montréalais de découvrir un Maroc pluriel. Une présence qui s’inscrit…

L’article À Montréal, les mille visages de la culture marocaine est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

Allemagne – Automobile : Volkswagen confronté à une crise majeure

Le patron de Volkswagen, Oliver Blume, juge la situation du premier constructeur automobile européen « plus que critique ». Le groupe fait face à une surcapacité de production d’environ 500 000 véhicules par an en Europe, à des coûts élevés en Allemagne et à une concurrence chinoise croissante.

Volkswagen traverse une période particulièrement difficile. Son directeur général, Oliver Blume, estime dimanche 23 août que le constructeur doit accélérer profondément sa transformation pour retrouver sa compétitivité.

Le groupe souffre notamment d’une surcapacité industrielle d’environ 500 000 véhicules par an en Europe, qui pèse directement sur la rentabilité de ses usines. Il envisage également de réduire fortement le nombre de modèles et de simplifier jusqu’à 75 % certaines options et configurations proposées aux clients.

La concurrence chinoise au cœur de la crise

Volkswagen est confronté à une pression croissante des constructeurs chinois, désormais de plus en plus présents sur le marché européen, notamment dans les véhicules électriques. Cette concurrence s’ajoute à la faiblesse des bénéfices réalisés en Chine, à l’augmentation des coûts de main-d’œuvre et de l’énergie en Allemagne ainsi qu’aux droits de douane américains. Le constructeur doit donc réduire ses coûts tout en accélérant le renouvellement de sa gamme et sa transition vers les véhicules électriques…

La restructuration envisagée pourrait entraîner jusqu’à 50 000 suppressions d’emplois… Volkswagen a déjà conclu des accords avec environ 37 000 salariés dans le cadre de son programme de réduction des coûts. Plusieurs sites industriels allemands restent sous pression. Aucun projet définitif de fermeture n’a toutefois été annoncé à ce stade, malgré les inquiétudes croissantes des salariés et des représentants du personnel.

Des coûts supérieurs à ceux des concurrents

Oliver Blume estime que les coûts indirects de Volkswagen sont plus de 30 % supérieurs à ceux de ses concurrents. Cette différence réduit la capacité du groupe à affronter la guerre des prix qui se développe sur le marché automobile mondial. Le groupe doit donc agir simultanément sur ses capacités industrielles, ses coûts, sa gamme de véhicules et son organisation.

Pour Volkswagen, le défi est désormais existentiel : conserver son rang de géant européen de l’automobile tout en rattrapant son retard dans un marché transformé par l’électrification, l’intelligence artificielle et surtout l’offensive des constructeurs chinois.

L’article Allemagne – Automobile : Volkswagen confronté à une crise majeure est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Bayt Mal Al-Qods. La Princesse Lalla Meryem reçoit les enfants maqdessis

Sur ordre du Roi Mohammed VI, la Princesse Lalla Meryem a reçu, le 23 août au Palais des Hôtes Royaux à Rabat, les enfants maqdessis participant à la 17e édition des colonies de vacances organisées par l’Agence Bayt Mal Al-Qods…

L’article Bayt Mal Al-Qods. La Princesse Lalla Meryem reçoit les enfants maqdessis est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

Crise d’Ormuz : Comment l’Algérie récupère une partie du marché énergétique perdu au Moyen-Orient

La crise du détroit d’Ormuz bouleverse les approvisionnements en GPL de l’Inde et offre à l’Algérie une nouvelle fenêtre sur un marché qu’elle avait perdu. Selon trois sources commerciales citées par Reuters, Indian Oil Corporation a finalisé un accord avec Sonatrach pour importer du GPL algérien en 2027. Le contrat pourrait porter sur 45.000 à 55.000 tonnes par mois, soit potentiellement jusqu’à 660.000 tonnes sur l’année.

L’Inde revient vers Sonatrach

Ce retour n’est pas anodin. L’Inde avait abandonné quelques années auparavant son contrat à terme avec Sonatrach au profit des fournisseurs du Moyen-Orient. Mais la dégradation de la situation autour du détroit d’Ormuz a changé la donne.

New Delhi a recommencé à importer du GPL algérien dès juin 2026 et devrait en recevoir environ 110.000 tonnes en août, selon les sources commerciales citées par Reuters. Le futur accord marquerait donc le retour d’un approvisionnement régulier plutôt qu’une simple opération ponctuelle.

Ormuz oblige New Delhi à diversifier

Le mécanisme est essentiellement géopolitique. Les perturbations autour du détroit d’Ormuz ont affecté les flux de GPL en provenance du Moyen-Orient, au point de contraindre l’Inde à rationner certains approvisionnements.

Face à ce risque, New Delhi accélère la diversification de ses fournisseurs. L’Algérie bénéficie directement de ce mouvement, tout comme les États-Unis, également appelés à renforcer leur présence sur le marché indien.

L’enjeu dépasse donc largement le contrat entre Indian Oil et Sonatrach : une crise au Moyen-Orient est en train de modifier les routes d’approvisionnement d’un des principaux marchés énergétiques asiatiques.

Le prix renforce l’avantage algérien

L’Algérie dispose par ailleurs d’un argument supplémentaire : ses prix.

Selon une source commerciale citée par Reuters, le GPL algérien est actuellement moins cher que les références contractuelles de Saudi Aramco. Pour août, les prix annoncés sont de 540 dollars la tonne pour le propane et 570 dollars pour le butane, contre respectivement 620 et 640 dollars pour les références saoudiennes.

Pour un acheteur confronté à des difficultés d’approvisionnement et cherchant à sécuriser des volumes importants, cet écart renforce naturellement l’attractivité de l’offre algérienne.

Il ne faut toutefois pas parler d’un remplacement du Moyen-Orient par l’Algérie. L’Inde cherche avant tout à réduire sa dépendance à une seule zone géographique.

Les États-Unis devraient eux aussi prendre une place croissante dans ses importations de GPL, avec une part pouvant atteindre jusqu’à 25 % en 2027, selon Reuters.

Pour Sonatrach, le véritable enjeu est donc de transformer une opportunité née d’une crise en présence durable sur le marché indien.

Lire aussi :

L’article Crise d’Ormuz : Comment l’Algérie récupère une partie du marché énergétique perdu au Moyen-Orient est apparu en premier sur webdo.

  •  

Afrique du Sud : l’ex-champion du monde Zolani Tete assassiné

La police et le ministre des Sports d’Afrique du Sud ont annoncé que l’ancien champion du monde de boxe Zolani « Last Born » Tete a été tué par balle devant son domicile, dans la province du Cap-Oriental, hier, vendredi 21 août 2026.

Tete (38 ans) était sur le chemin de son domicile, dans la localité de Mdantsane, lorsque deux hommes armés et masqués sont descendus d’une voiture et ont ouvert le feu sur lui. Le ministre des Sports, Gayton McKenzie, a déclaré dans un communiqué : « Je ne spéculerai pas sur l’identité de l’auteur des faits ni sur les motifs de cet acte. » La mort de Tete devrait de nouveau attirer l’attention sur les crimes violents en Afrique du Sud, un pays qui continue d’enregistrer l’un des taux d’homicides les plus élevés au monde, malgré un recul récent de nombreux crimes de ce type.

Une femme (27 ans) qui accompagnait Tete a été touchée par plusieurs balles et a été transportée à l’hôpital. La police a ouvert une enquête, et le mobile de l’attaque reste à ce stade inconnu. Tete avait remporté le titre de champion du monde des poids coq (jeunes) de la Fédération internationale de boxe (IBF) en 2014, après sa victoire face au Japonais Teiru Kinoshita à Kobe. Il avait ensuite décroché le titre de champion du monde dans la même catégorie de poids auprès de l’Organisation mondiale de boxe (WBO). Tete est également connu à l’échelle internationale pour sa victoire par KO en seulement 11 secondes face à son compatriote sud-africain Siboniso Gonya, à Belfast, en novembre 2017 — la conclusion la plus rapide jamais enregistrée pour un combat de titre mondial.

L’article Afrique du Sud : l’ex-champion du monde Zolani Tete assassiné est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Libye : Washington salue l’accord de Tunis, Al-Menfi tempère

À peine paraphé à Tunis, l’accord entre représentants de l’Est et de l’Ouest libyens connaît son premier test politique. Alors que Washington y voit une avancée vers des élections nationales, le président du Conseil présidentiel, Mohamed al-Menfi, émet déjà des réserves sur la méthode et la légitimité de certains arrangements.

Cette double réaction illustre la fragilité du compromis obtenu jeudi 20 août dans la capitale tunisienne.

Washington salue une « avancée importante »

Massad Boulos, conseiller principal du président américain pour les affaires arabes et africaines, a salué les progrès réalisés à Tunis concernant les lois électorales et la Haute Commission nationale électorale (HNEC).

Dans une déclaration relayée par Libya Herald, il les présente comme une étape importante vers un processus crédible susceptible de conduire à des élections nationales réussies.

Washington réaffirme également son soutien à l’émergence d’un exécutif unifié. Mais cet objectif appartient à la feuille de route politique plus large soutenue par les Nations unies et ne figure pas dans le texte paraphé à Tunis.

Celui-ci porte sur deux dossiers précis : la formation du conseil de la HNEC et l’amendement du cadre juridique régissant les élections présidentielle et législatives.

Selon la Mission d’appui des Nations unies en Libye (MANUL), les participants doivent poursuivre leurs consultations en Libye afin de définir les modalités d’application de l’accord.

Lire aussi: Libye : Depuis Tunis, appel renouvelé à une solution politique libyo-libyenne

Al-Menfi critique déjà la méthode

À Tripoli, Mohamed al-Menfi s’est montré beaucoup plus réservé.

Dans des déclarations reprises par Anadolu, le président du Conseil présidentiel critique le manque de transparence entourant certains arrangements et insiste sur la nécessité de respecter les références constitutionnelles et les compétences des institutions libyennes.

Il met notamment en garde contre des décisions concernant les institutions souveraines, dont la HNEC, qui pourraient reposer sur des compétences juridiquement contestables.

Al-Menfi estime que la Libye n’a pas besoin d’arrangements susceptibles de reproduire les divisions existantes ou de devenir un nouveau partage des postes et de l’influence.

Il ne rejette toutefois pas explicitement l’ensemble du processus. Ses réserves portent surtout sur la méthode, sa base juridique et les conditions de mise en œuvre du compromis.

Lire aussi: Libye : Depuis Tunis, appel renouvelé à une solution politique libyo-libyenne

Tunis, point de départ et non point d’arrivée

L’accord de Tunis ne constitue donc pas un règlement de la crise libyenne. Il tente d’abord de lever deux obstacles au processus électoral, bloqué depuis l’échec du scrutin prévu en décembre 2021.

Le contraste entre Washington et Al-Menfi donne surtout un aperçu des difficultés à venir.

Pour les États-Unis, Tunis ouvre une nouvelle voie vers les élections. En Libye, le compromis devra encore convaincre les institutions et les acteurs qui n’ont pas directement participé à sa rédaction.

La Tunisie aura ainsi accueilli une étape diplomatique significative. Mais le véritable test commence désormais en Libye : transformer un compromis sur les règles du jeu électoral en mécanisme suffisamment légitime pour être réellement appliqué.

L’article Libye : Washington salue l’accord de Tunis, Al-Menfi tempère est apparu en premier sur webdo.

  •  

Huile d’olive tunisienne en Espagne : Une percée commerciale qui inquiète Madrid

Portée par une récolte exceptionnelle et des prix compétitifs, l’huile d’olive tunisienne s’impose de plus en plus sur le marché espagnol, devenu son premier débouché. Une progression qui commence à susciter une réaction politique chez les producteurs ibériques, qui réclament des mesures de protection.

Une razzia tunisienne sur les importations espagnoles

Selon les dernières données du ministère espagnol de l’Agriculture (MAPA), citées par l’agence EFE, les importations espagnoles d’huile d’olive en provenance de pays extérieurs à l’Union européenne ont bondi de 83,9 % entre janvier et mai 2026, pour atteindre 73.400 tonnes. Toutes origines confondues, l’Espagne a importé 115.300 tonnes d’huile d’olive sur cette période, soit 27,5 % de plus qu’un an auparavant.

Interrogé par EFE, Rafael Pico, directeur général de l’Association espagnole de l’industrie et du commerce exportateur de l’huile d’olive (Asoliva), explique cette hausse par une production nationale inférieure aux attentes — 1,3 million de tonnes depuis octobre, en recul de 8,5 % — et par des écarts de prix marqués entre producteurs méditerranéens. Il cite explicitement la Tunisie, qui a bénéficié d’une récolte abondante et de prix « sensiblement inférieurs » à ceux pratiqués en Espagne et dans le reste de l’Europe.

Cette envolée intervient alors que la Tunisie vit une campagne d’exportation exceptionnelle. Selon l’ONAGRI, ses ventes à l’étranger ont atteint 368.000 tonnes à fin juillet 2026, en hausse de 55,3 % sur un an. L’Espagne est désormais le premier client de l’huile tunisienne, avec 32,1 % des volumes exportés, devant l’Italie (20 %) et les États-Unis (19,2 %).

Lire aussi: Huile d’olive tunisienne : Les exportations dépassent 4,3 milliards de dinars avec une forte hausse des recettes

Un marché stratégique, mais politiquement sensible

Cette présence tunisienne croissante ne passe pas inaperçue auprès des producteurs espagnols. L’organisation agricole COAG réclame depuis plusieurs semaines l’activation des clauses de sauvegarde prévues par l’accord euro-méditerranéen UE-Tunisie, afin de bloquer les entrées d’huile tunisienne au-delà du contingent préférentiel. Ce contingent autorise chaque année l’entrée sans droits de douane de 56.700 tonnes d’huile tunisienne dans l’Union européenne.

Lire aussi: Huile d’olive tunisienne : Bruxelles refuse d’augmenter les quotas sous pression italienne

Pour la COAG, l’afflux d’huile à bas prix a contribué à l’effondrement des cours payés aux producteurs espagnols : l’huile d’olive extra vierge se négocie aujourd’hui autour de 3,4 euros le litre, contre plus de 4 euros en décembre 2025.

Asoliva défend une lecture différente, estimant que ces importations comblent avant tout le manque de disponibilité locale. L’association rappelle que l’huile importée est soumise aux mêmes contrôles sanitaires et qualitatifs que la production européenne, et dément tout recours aux pesticides sur l’huile tunisienne.

Et pour la Tunisie ?

Pour le secteur oléicole tunisien, l’Espagne représente à la fois une opportunité commerciale majeure et un marché de plus en plus exposé à la pression politique. Près d’un tiers des exportations tunisiennes d’huile d’olive prennent aujourd’hui cette direction — une dépendance qui expose la filière tunisienne aux arbitrages réglementaires européens, comme l’illustre déjà le refus de Bruxelles, plus tôt cette année, d’élargir le contingent tunisien sous la pression des producteurs italiens.

Lire aussi: Huile d’olive : Les agriculteurs andalous pointent du doigt la Tunisie

La question n’est donc plus seulement de savoir combien d’huile la Tunisie peut vendre en Espagne, mais jusqu’où cette progression pourra se poursuivre sans provoquer de nouvelles restrictions commerciales.

L’article Huile d’olive tunisienne en Espagne : Une percée commerciale qui inquiète Madrid est apparu en premier sur webdo.

  •  

Royaume-Uni : alerte à la salmonelle

Les autorités sanitaires britanniques recommandent aux enfants de moins de 5 ans, aux personnes de plus de 65 ans, aux femmes enceintes et aux personnes fragiles d’éviter les œufs peu cuits… Une épidémie nationale de salmonellose a déjà fait un mort et contaminé plus de 200 personnes.

Les autorités sanitaires britanniques renforcent leurs recommandations face à une épidémie de salmonellose jugée inhabituellement importante et en progression rapide. La Food Standards Agency (FSA) appelle les personnes les plus vulnérables à éviter les œufs insuffisamment cuits ou coulants (œufs à la coque, le ‘Mraoueb’ de chez nous) lorsqu’elles mangent à l’extérieur, notamment dans les restaurants, cafés et établissements de vente à emporter…

Le conseiller scientifique en chef de la FSA, Ian Young, a précisé que ces personnes pouvaient continuer à consommer des œufs au restaurant à condition qu’ils soient bien cuits. La recommandation vise donc spécifiquement les œufs coulants ou insuffisamment cuits et les préparations qui en contiennent.

Plus de 200 personnes contaminées

L’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) a déclaré une « épidémie nationale de salmonellose ». Entre le 11 août 2025 et le 1er août 2026, 207 cas ont été recensés et une personne est décédée. Les autorités soupçonnent un lien avec des aliments préparés à partir d’œufs importés, même si les investigations se poursuivent afin d’identifier précisément la source de la contamination.

L’ampleur et la vitesse de progression de l’épidémie ont conduit les autorités à renforcer les appels à la prudence, notamment auprès des groupes les plus fragiles…

L’article Royaume-Uni : alerte à la salmonelle est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

L’OTAN s’invite dans la présidentielle française 2027

À l’approche de la présidentielle française de 2027, l’OTAN se prépare à un scénario jusqu’ici difficilement envisageable : l’élection d’un président souhaitant réduire fortement, voire rompre, l’engagement de la France dans l’Alliance. Marine Le Pen veut sortir du commandement militaire intégré, tandis que Jean-Luc Mélenchon défend un retrait de l’OTAN.

La prochaine présidentielle française pourrait devenir un rendez-vous majeur pour l’avenir de l’OTAN. Selon l’analyse publiée par Politico le 19 août, l’Alliance s’inquiète désormais de la possibilité qu’un changement de majorité à Paris entraîne une profonde remise en cause de l’engagement militaire français.

L’enjeu est d’autant plus important que cette perspective intervient au moment où les États-Unis réduisent progressivement leur présence militaire en Europe et où les Européens cherchent à renforcer leur autonomie en matière de défense.

Le Pen et Mélenchon, deux scénarios de rupture

Les deux principales hypothèses évoquées présentent toutefois des degrés de rupture différents. Marine Le Pen souhaite retirer la France du commandement militaire intégré de l’OTAN, sans nécessairement quitter l’Alliance elle-même. Cette position rappelle la décision prise par Charles de Gaulle en 1966, lorsque la France avait quitté le commandement intégré tout en restant membre de l’organisation.

Jean-Luc Mélenchon défend une position beaucoup plus radicale : il souhaite que la France quitte l’OTAN. Son projet remettrait donc en cause l’appartenance même de la deuxième puissance militaire européenne à l’Alliance.

Pour l’OTAN, les conséquences seraient concrètes. La France dispose de capacités militaires importantes, notamment en matière de renseignement, de forces navales, de projection et de dissuasion nucléaire. Paris participe également au dispositif de défense du flanc Est. Le déploiement français en Roumanie, notamment, constitue l’un des éléments de la présence militaire de l’Alliance dans cette région. Un retrait ou une réduction de cet engagement obligerait l’OTAN à réorganiser une partie de ses plans opérationnels.

Le problème ne serait donc pas uniquement politique. Il concernerait aussi les structures de commandement, la planification militaire et la disponibilité des forces françaises pour les opérations de l’Alliance.

Que deviendrait l’influence française ?

Une sortie du commandement intégré aurait également une conséquence institutionnelle majeure : la France perdrait une partie de son influence directe sur les décisions militaires de l’OTAN.

Selon l’analyse relayée autour de l’article de Politico, le désengagement de la France pourrait accélérer le déplacement du centre de gravité militaire européen vers l’Allemagne et la Pologne, alors que Paris joue traditionnellement un rôle moteur dans les discussions sur l’autonomie stratégique européenne.

Le paradoxe serait considérable : vouloir récupérer une plus grande souveraineté militaire pourrait conduire la France à perdre une partie de son poids dans les décisions collectives de défense.

Une question nucléaire

La dimension nucléaire rend le scénario encore plus sensible. La France possède la seule force de dissuasion nucléaire indépendante de l’Europe occidentale en dehors du Royaume-Uni — qui est lui-même membre de l’OTAN — et conserve une capacité militaire autonome particulièrement importante.

Un changement de doctrine à Paris ne signifierait pas nécessairement la disparition de la dissuasion française, mais il compliquerait les équilibres stratégiques européens et les discussions sur la protection du continent…

La France défend depuis longtemps l’idée d’une autonomie stratégique européenne. Mais une présidence française hostile à l’OTAN pourrait paradoxalement affaiblir la construction d’une défense européenne commune en créant une nouvelle fracture entre les États favorables au maintien d’un lien étroit avec Washington et ceux souhaitant une plus grande indépendance stratégique…

Pour l’Alliance, l’objectif est désormais de se préparer à toutes les éventualités. Un départ français du commandement intégré serait sans précédent dans le contexte stratégique actuel ; un retrait complet de l’OTAN constituerait une rupture encore plus profonde. La présidentielle française de 2027 pourrait ainsi devenir l’un des principaux tests de cohésion de l’Alliance atlantique.

L’article L’OTAN s’invite dans la présidentielle française 2027 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Italie/Albanie : un accord migratoire incompatible avec le droit européen ?

Un rapport d’Amnesty International révèle des atteintes aux droits des demandeurs d’asile dans le cadre de l’accord entre l’Italie et l’Albanie. L’ONG fustige l’externalisation de la gestion migratoire.     En bref L’Italie et l’Albanie ont conclu un accord prévoyant…

L’article Italie/Albanie : un accord migratoire incompatible avec le droit européen ? est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

Tunisie-Inde | Cap sur 1 milliard de dollars d’échanges d’ici 2030

La Tunisie et l’Inde affichent leur volonté de donner une nouvelle dimension à leur partenariat économique et commercial. Du 18 au 20 août 2026, Conect International, en collaboration avec l’ambassade de l’Inde à Tunis et la Confederation of Indian Industry (CII), a contribué à l’organisation d’un programme économique et institutionnel réunissant responsables publics, organisations patronales, institutions et opérateurs économiques des deux pays.

Lotfi Sahli

Cette mission a abouti à la tenue de l’India-Tunisia Joint Business Forum & B2B Meetings, organisé au Sheraton Tunis, le jeudi 20 août 2026. La rencontre a réuni notamment Aslan Berjeb, président de la Conect, Dr. Devyani Uttam Khobragade, ambassadrice de l’Inde en Tunisie, Najmeddine Lakhal, directeur général ‘Asie’ au ministère des Affaires Étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, de Gaurav Dhingra, chef de la délégation économique indienne et Ceo d’Axieva, Jalel Tebib, directeur général de Fipa-Tunisia, ainsi que Mourad Ben Hassine, PDG du Cepex.

L’un des principaux objectifs affichés est de porter les échanges commerciaux bilatéraux à un milliard de dollars à l’horizon 2030, contre environ 500 millions de dollars prévus fin 2026. Pour y parvenir, les participants souhaitent accélérer les rencontres B2B et transformer les contacts entre entreprises en contrats commerciaux, investissements, partenariats industriels et joint-ventures.

Le point d’orgue de cet événement a été la signature de l’acte fondateur du Tunisia-India Joint Business Forum. Cette nouvelle plateforme vise à pérenniser les liens entre les acteurs économiques des deux pays, à fluidifier les contacts et à stimuler l’émergence de projets inédits

La coopération existante offre déjà des exemples encourageants. Le développement de KPIT, acteur technologique indien présent en Tunisie dans les domaines de l’ingénierie, des technologies automobiles et de la mobilité, illustre notamment l’attractivité du pays en matière de talents, d’innovation et de services à forte valeur ajoutée. L’expérience de Tifert, active dans la transformation du phosphate, constitue également une référence industrielle importante dans les relations tuniso-indiennes.

Au-delà des rencontres institutionnelles, la réussite de cette dynamique se mesurera désormais à ses résultats : contrats, investissements, joint-ventures, transferts de technologie et nouveaux projets.

La mise en place de rencontres économiques régulières entre la Tunisie et l’Inde pourrait également assurer un meilleur suivi des engagements et inscrire cette coopération dans la durée.

Les rencontres B2B organisées durant cette mission ont mis en lumière de nouvelles perspectives dans des domaines clés tels que le numérique, l’automobile, la pharmacie, l’agroalimentaire, le textile, les énergies renouvelables et l’audiovisuel.

Interrogé sur la concrétisation de l’Acte de fondation du Tunisia–India Joint Business Forum, M. Berjeb a souligné que le marché indien représente un potentiel considérable. Au-delà de la consolidation de la présence tunisienne en Europe, le renforcement des relations avec l’Inde pourrait ouvrir de nouvelles perspectives et diversifier les débouchés pour les entreprises tunisiennes. Il a toutefois insisté sur la nécessité d’orienter cette coopération vers un véritable transfert de technologies et de savoir-faire, afin de créer davantage de valeur et de favoriser le développement des entreprises tunisiennes.

De son côté, M. Tebib a estimé que cette coopération permettrait non seulement à la Tunisie de diversifier ses marchés, mais également de renforcer son rôle de passerelle entre l’Inde et l’Afrique, en s’appuyant notamment sur les accords commerciaux et les opportunités offertes par les marchés africains.

L’article Tunisie-Inde | Cap sur 1 milliard de dollars d’échanges d’ici 2030 est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Qatar : Jusqu’à 1500 opportunités d’emploi envisagées pour les compétences tunisiennes

Le marché de l’emploi qatari pourrait offrir de nouvelles perspectives aux compétences tunisiennes. L’Institut américain international de formation et de développement au Qatar ambitionne, à terme, de proposer près de 1500 contrats de travail dans plusieurs spécialités, allant de la cybersécurité à l’intelligence artificielle, en passant par le tourisme, l’hôtellerie et l’aviation.

C’est ce qu’a indiqué le commissaire général de l’Institut, Kamel Ahmed Henchiri, en marge d’une journée portes ouvertes consacrée aux opportunités de formation et aux contrats de travail au Qatar. L’événement a été organisé par le Centre américain de formation et de développement au Qatar, en collaboration avec l’organisation patronale tunisienne.

Selon Kamel Ahmed Henchiri, l’objectif à long terme est de diversifier les opportunités professionnelles proposées aux Tunisiens et d’atteindre environ 1 500 contrats dans plusieurs domaines. Parmi les secteurs ciblés figurent notamment la cybersécurité, la sécurité touristique, l’intelligence artificielle, l’hôtellerie, l’aviation et la plongée.

Une première promotion de 60 candidats

Dans une première phase, l’Institut prévoit toutefois de sélectionner 60 personnes qui bénéficieront d’une formation avant leur recrutement au Qatar. Les premiers contrats concerneront principalement les domaines de l’intermédiation, du commerce international et de l’intermédiation immobilière, en partenariat avec des entreprises qataries.

Les candidats retenus devraient bénéficier d’une formation pratique ainsi que de mécanismes d’accompagnement sous forme de bourses et de commissions liées aux contrats, selon les précisions fournies par le responsable de l’Institut.

Lire aussi : La diaspora rapporte près d’un dinar sur sept du budget de l’État

« Nous avons une confiance totale dans la capacité des compétences tunisiennes à faire leurs preuves sur le marché qatari », a souligné Kamel Ahmed Hanchiri, mettant en avant le niveau de qualification et le potentiel des candidats tunisiens dans un marché du travail jugé compétitif.

Des critères de sélection précis

L’accès à ces opportunités est toutefois soumis à plusieurs conditions. Les candidats doivent être âgés de 20 à 45 ans et être titulaires d’un diplôme universitaire ou d’une qualification issue d’un centre de formation professionnelle, à partir du niveau de technicien professionnel.

Un niveau intermédiaire en langue anglaise est également exigé, compte tenu des exigences du marché de l’emploi au Qatar et de la nature internationale des secteurs concernés.

Cette initiative pourrait ainsi ouvrir de nouvelles perspectives de mobilité professionnelle pour les jeunes diplômés et les techniciens tunisiens, alors que la recherche d’opportunités d’emploi à l’étranger demeure une option privilégiée par de nombreux candidats.

L’article Qatar : Jusqu’à 1500 opportunités d’emploi envisagées pour les compétences tunisiennes est apparu en premier sur webdo.

  •  

La France inscrit le droit à l’aide à mourir dans la loi : Un tournant historique pour la fin de vie

La loi relative au droit à l’aide à mourir, définitivement adoptée par le Parlement francais le 15 juillet dernier et validée par le Conseil constitutionnel le 14 août, est désormais entrée dans l’ordre juridique français après sa promulgation et sa publication au Journal officiel.

Cette évolution marque l’aboutissement de plusieurs années de débats politiques, médicaux, éthiques et sociétaux. Pour la première fois, la législation française reconnaît un droit permettant, dans des circonstances strictement définies, à un patient de demander à recourir à une substance létale afin de mettre fin à ses souffrances.

Un droit réservé à des situations médicales précises

L’aide à mourir n’est toutefois pas un droit général permettant à toute personne de choisir librement de mettre fin à ses jours. La loi fixe cinq conditions cumulatives pour pouvoir y accéder.

Le demandeur doit être majeur, de nationalité française ou résider en France de manière stable et régulière. Il doit également souffrir d’une affection grave et incurable engageant son pronostic vital, à un stade avancé ou terminal.

La personne doit, en outre, présenter une souffrance physique ou psychologique constante, réfractaire aux traitements ou considérée comme insupportable par elle-même. Enfin, elle doit être capable d’exprimer une volonté libre et éclairée.

L’auto-administration comme principe

Le nouveau dispositif repose en priorité sur l’auto-administration du produit létal par le patient lui-même. Lorsque son état physique ne lui permet pas d’effectuer ce geste, l’administration pourra être réalisée par un médecin ou un infirmier, selon les conditions prévues par la loi.

Avant toute décision, la demande doit faire l’objet d’une évaluation médicale et d’une procédure collégiale. Un délai de réflexion est également prévu avant la réalisation de l’acte, tandis que la personne conserve la possibilité de revenir sur sa décision.

Le Conseil constitutionnel apporte trois précisions

La dernière grande étape avant l’entrée en vigueur de la loi s’est jouée devant le Conseil constitutionnel. Saisi par plusieurs autorités et groupes parlementaires, celui-ci a jugé le texte conforme à la Constitution, tout en formulant trois réserves d’interprétation.

Les Sages ont notamment précisé les garanties applicables aux majeurs protégés. Ils ont également étendu la clause de conscience aux pharmaciens, qui peuvent refuser de participer à la préparation de la substance létale.

Lire aussi : En Tunisie, le business discret de la mort

Le Conseil constitutionnel a aussi reconnu, sous certaines conditions, la possibilité pour des établissements privés, notamment confessionnels, de ne pas autoriser la réalisation d’une aide à mourir dans leurs locaux.

Une réforme qui continue de diviser

Malgré son adoption définitive, la réforme reste profondément controversée en France. Ses défenseurs y voient une avancée majeure de l’autonomie individuelle et de la liberté de choisir sa fin de vie face à des souffrances devenues insupportables.

Ses opposants, notamment dans une partie du monde médical, religieux et associatif, redoutent en revanche les conséquences de cette évolution pour les personnes les plus vulnérables et soulignent la nécessité de garantir, parallèlement, un accès effectif aux soins palliatifs.

L’adoption de cette loi constitue ainsi moins la fin du débat que le début d’une nouvelle phase : celle de sa mise en œuvre concrète et de l’évaluation de ses conséquences sur le système de santé français et sur l’accompagnement de la fin de vie.

Avec cette législation, la France rejoint désormais les pays ayant mis en place, sous différentes formes et avec des règles propres à chaque système juridique, des mécanismes autorisant une assistance médicalisée à mourir.

L’article La France inscrit le droit à l’aide à mourir dans la loi : Un tournant historique pour la fin de vie est apparu en premier sur webdo.

  •  

Chiffre de la semaine : près de 112 000 signatures pour une enquête publique après la mort de Jason Arday

Près de 112 000 personnes ont signé une pétition demandant au Premier ministre britannique Keir Starmer d’ouvrir une enquête publique sur le harcèlement médiatique présumé ayant visé Jason Arday, professeur à Cambridge retrouvé mort le 14 août. En bref Près…

L’article Chiffre de la semaine : près de 112 000 signatures pour une enquête publique après la mort de Jason Arday est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

Libye : Tunis au cœur d’un nouveau round pour débloquer le processus électoral

Tunis accueillera jeudi 20 août une nouvelle réunion du mécanisme libyen « 4+4 », sous l’égide des Nations unies. Cette huitième session intervient après plusieurs avancées techniques sur le processus électoral, mais sans règlement politique permettant encore de transformer ces compromis en élections nationales. À travers ce nouveau round, l’enjeu est donc moins de faire dialoguer les protagonistes que de vérifier si le dialogue peut enfin produire des décisions applicables.

Un mécanisme pour contourner le blocage

Annoncée par Hanna Tetteh, représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU pour la Libye, la réunion réunira les huit membres du format « 4+4 ».

Ce mécanisme rassemble deux représentants de la Chambre des représentants, deux du Haut Conseil d’État, deux du Gouvernement d’unité nationale et deux représentants du commandement militaire de l’Est. Il a été conçu comme un cadre restreint destiné à traiter certains des blocages qui empêchent la progression du processus politique.

Son intérêt tient précisément à son format : réunir autour d’une même table des acteurs issus des principales structures rivales, alors que le dialogue politique plus large peine à produire un compromis définitif.

Des compromis, mais toujours pas de scrutin

Les réunions précédentes ont permis des avancées, notamment sur certains aspects du cadre électoral. Début août, le comité est également parvenu à un accord sur un mécanisme de désignation du président de la Haute Commission nationale électorale.

Mais ces avancées techniques ne doivent pas masquer la réalité politique : la Libye n’a toujours pas réussi à créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections nationales acceptées par les principales parties. C’est là que se situe le véritable défi de la réunion de jeudi.

Le problème libyen n’est plus l’absence de mécanismes de dialogue. Les formats se multiplient, les discussions se poursuivent et certains compromis sont trouvés. Le verrou se situe désormais dans la capacité des institutions et des forces rivales à accepter des règles communes et à renoncer à une partie de leurs intérêts propres.

Le temps presse

Devant le Conseil de sécurité, Hanna Tetteh a également alerté sur la fragilisation des infrastructures et la dégradation des services publics, notamment dans le secteur de l’électricité.

Ce constat rappelle que l’impasse politique n’est pas une question abstraite réservée aux institutions. Elle a des conséquences directes sur le fonctionnement de l’État et sur la vie quotidienne des Libyens.

La multiplication des difficultés économiques et sociales renforce ainsi la pression sur les acteurs politiques. Mais elle souligne également le risque d’un nouveau cycle de discussions sans débouché concret.

Tunis, plus qu’un lieu de réunion

La tenue de cette nouvelle session dans la capitale tunisienne confirme le rôle que Tunis continue de jouer comme espace de médiation et de dialogue dans le dossier libyen.

Mais le véritable indicateur de réussite ne sera pas le nombre de réunions organisées ni même l’annonce de nouveaux compromis.

Il sera de savoir si le « 4+4 » peut contribuer à franchir le dernier obstacle : passer du compromis technique à l’accord politique susceptible d’ouvrir réellement la voie aux élections.

Pour l’ONU comme pour les Libyens, c’est désormais là que se joue la crédibilité de ce processus.

Lire aussi :

L’article Libye : Tunis au cœur d’un nouveau round pour débloquer le processus électoral est apparu en premier sur webdo.

  •  
❌