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Masse monétaire : Tunisie, le paradoxe du cash !  

30,040 milliards de dinars : c’est le montant des billets et monnaies en circulation en Tunisie au 21 août 2026, selon la Banque Centrale de Tunisie. Un an plus tôt, à la même date, ce chiffre plafonnait à 25,902 milliards, soit une hausse de 4,138 milliards en douze mois (16%).

Il faut dire que cette trajectoire ne date pas d’hier : les 20 milliards n’avaient été dépassés qu’en toute fin 2023, avant que l’encours ne grimpe à 22,594 milliards fin 2024, puis à 26,876 milliards fin 2025. Et la cadence s’intensifie d’année en année : la progression annuelle du cash en circulation est passée d’environ 8% sur 2023-2024 à près de 19% sur 2024-2025.

Une accumulation qui n’a rien d’un simple réflexe saisonnier

La BCT explique cette hausse par les dépenses liées aux périodes fortes de l’année ; Ramadan, fêtes religieuses, rentrée scolaire, saison estivale. Mais la tendance de fond tient surtout à trois décisions publiques récentes : le durcissement des règles encadrant le chèque depuis février 2025, une nouvelle obligation de facturation électronique instaurée par la loi de finances 2026, et surtout un article de cette même loi qui a fait sauter le plafond encadrant les grosses transactions en liquide dans des secteurs comme l’immobilier ou l’automobile. Résultat paradoxal : l’État pousse vers le numérique tout en rendant les transactions avec du cash de plus en plus accessible. Autre indicateur frappant : ce stock de billets dépasse aujourd’hui d’un cinquième environ le montant total des réserves de change du pays.

Impact sur l’entrepreneuriat

Cette thésaurisation massive prive mécaniquement le système bancaire de dépôts transformables en crédit, un frein direct pour le financement des PME et des projets d’investissement ; elle rappelle aussi, pour les entrepreneurs évoluant dans l’immobilier ou l’automobile, l’urgence de sécuriser leurs transactions face à une économie où le cash reprend clairement du terrain.

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La Tunisie disposée à faciliter les investissements et projets tuniso-indiens, affirme le ministre de l’Économie

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafid, a affirmé, jeudi, la disposition de son département à fournir le soutien et les conseils nécessaires pour faciliter la réalisation d’investissements et de projets tuniso-indiens, et ce, lors d’une entrevue avec une délégation d’hommes d’affaires et d’industriels indiens.
D’après un communiqué, publié par le ministère de l’Economie, la délégation indienne effectue, actuellement, une visite en Tunisie à l’occasion de la tenue du Forum d’affaires tuniso-indien , lequel est organisé à l’initiative de l’ambassade de l’Inde en Tunisie en collaboration avec la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT).
Abdelhafidh a salué, à cette occasion, l’initiative conjointe d’organiser ce forum, qui offrirait aux participants l’opportunité d’explorer le potentiel et les perspectives d’investissement en Tunisie, notamment, dans les secteurs porteurs et à forte valeur ajoutée.
De leur côté, les membres de la délégation indienne ont fait part de l’intérêt porté à la Tunisie, laquelle se présente comme une plateforme stratégique et un site important pour le développement des affaires.

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Tunisie. Vu sur les réseaux : les prêts « sur l’honneur » font réagir les Tunisiens

Une loi récemment entrée en application en Tunisie suscite déjà de vives réactions, notamment sur les réseaux sociaux. Taxé d’angélisme, le texte impose aux banques privées de consacrer une part de leurs profits — fixée à 8 % — au…

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Tunisie : la digitalisation de l’administration à l’épreuve des promesses

La Tunisie veut accélérer sa transformation numérique. Réunis à la Kasbah, la cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzri et plusieurs ministres ont dressé l’état d’avancement des grands projets de digitalisation de l’administration, avec une promesse ambitieuse : rapprocher les services…

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Taxis électriques: la prime de 10 000 dinars ouverte jusqu’au 18 septembre

Les chauffeurs de taxi individuel souhaitant passer à la voiture électrique ont encore quelques semaines pour déposer leur candidature à une aide financière de 10 000 dinars. L’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) fixe au 18 septembre 2026 à 16h00 la date limite pour bénéficier de cette subvention.

Cette aide s’inscrit dans le cadre du programme visant à accélérer l’adoption de la mobilité électrique en Tunisie. Le dispositif cible spécifiquement l’acquisition de voitures électriques destinées aux taxis individuels. Pour les professionnels du transport, l’enjeu est concret: réduire le coût d’acquisition d’un véhicule électrique tout en préparant une activité moins dépendante des carburants conventionnels.

Le programme est financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM). Sa mise en œuvre en Tunisie est assurée conjointement par l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI/UNIDO), l’ANME et le ministère de l’Environnement.

Les candidats doivent respecter les conditions prévues dans l’appel à candidatures. Le dossier doit être déposé avant le 18 septembre à 16h00, délai fixé par l’ANME.

Les conditions détaillées et les modalités de candidature sont disponibles dans le communiqué publié par l’ANME.

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Phosphate : Washington veut sécuriser ses approvisionnements au Maghreb

Longtemps considéré comme une simple matière première agricole, le phosphate est désormais traité par Washington comme un véritable enjeu stratégique de sécurité économique et alimentaire. Depuis son inscription, en novembre 2025, sur la liste américaine des minerais critiques, les États-Unis…

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Tunisie. Eau minérale : une pénurie qui s’alimente d’elle-même ?

Dans les grandes surfaces comme chez les petits commerçants, trouver une bouteille d’eau minérale est devenu, cet été, une course contre la montre, tandis que les quantités sont rationnées et que le pack d’eau voit son prix multiplié par deux…

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Produits forestiers : ce nouveau document que les exportateurs tunisiens doivent désormais présenter

Les entreprises tunisiennes qui exportent des produits forestiers doivent désormais ajouter une nouvelle pièce à leur dossier : une attestation d’origine et de stock délivrée par les services compétents de la Direction générale des forêts (DGF). La mesure a été annoncée dans un communiqué conjoint de la Direction générale de la santé végétale et du contrôle des intrants agricoles et de la DGF, adressé aux exportateurs. Concrètement, l’attestation doit permettre d’identifier précisément la marchandise exportée. Elle doit notamment mentionner la quantité concernée ainsi que le numéro de la facture d’exportation.

Le document ne reste pas au stade administratif. Il doit être présenté aux contrôleurs de la santé végétale aux points de passage, au moment du contrôle documentaire des cargaisons de produits forestiers destinées à l’étranger. Pour l’exportateur, cela signifie qu’une cargaison ne peut plus être préparée uniquement autour des documents commerciaux habituels : l’origine et la disponibilité du stock doivent également être documentées auprès des services forestiers.

 

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Tunisie. Statut du freelance, PayPal, prélèvements… 5 choses à savoir sur la nouvelle proposition de loi

Une nouvelle proposition de loi pourrait changer le quotidien de milliers de freelances tunisiens travaillant avec des clients étrangers. Déposée par une dizaine de députés au Parlement sous le numéro 36/2026, l’initiative entend encadrer juridiquement le travail indépendant et faciliter…

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En deux ans, cette startup a rapporté 3,5 fois la mise à son investisseur

Deux ans seulement après son investissement dans BirdNest, Beltone Venture Capital (BVC) encaisse une première victoire. Le fonds égyptien a annoncé avoir réalisé une sortie partielle de la startup, avec un retour sur investissement de 3,5 fois le capital engagé (3,5x MOIC) et un taux de rentabilité interne (TRI) de 80 %, tout en conservant une participation dans l’entreprise. Une opération qui témoigne de la montée en maturité de l’écosystème des startups en Égypte, où les investisseurs commencent à concrétiser leurs gains sans pour autant quitter les entreprises les plus prometteuses.

La transaction a été réalisée à la fois sur la participation directe de Beltone Venture Capital dans BirdNest et sur celle détenue via un fonds commun avec Citadel International Holdings, basé aux Émirats arabes unis. En choisissant de ne céder qu’une partie de ses actions, le fonds récupère des liquidités pour les redistribuer à ses investisseurs tout en restant exposé au potentiel futur de la startup.

Si cette opération est particulièrement remarquable, c’est parce que BirdNest a considérablement changé d’échelle depuis l’entrée de Beltone à son capital. Selon l’entreprise, ses revenus en dollars ont été multipliés par plus de dix en deux ans, tandis qu’elle est parvenue à atteindre la rentabilité, une étape encore rare parmi les startups technologiques de la région. BirdNest développe une plateforme technologique dédiée au secteur de l’hospitalité, permettant aux propriétaires et opérateurs de gérer leurs biens et d’améliorer l’expérience des voyageurs.

Pour les investisseurs, ce type d’opération est devenu un indicateur beaucoup plus significatif qu’une simple levée de fonds. Les montants levés montrent qu’une startup attire des capitaux, mais ce sont les exits qui démontrent qu’elle crée réellement de la valeur. En réalisant une sortie avec un multiple de 3,5x après seulement deux ans, Beltone Venture Capital envoie un signal fort : les startups égyptiennes peuvent désormais offrir des rendements élevés tout en poursuivant leur croissance.

Le fait que le fonds reste actionnaire est également révélateur. Il traduit la conviction que BirdNest n’a pas encore atteint son plein potentiel et qu’elle peut continuer à se développer, notamment grâce à l’extension de sa plateforme technologique et à l’amélioration de son offre dans le secteur de l’hospitalité.

Au-delà de BirdNest, cette opération illustre l’évolution du capital-risque en Égypte. Après plusieurs années marquées par une multiplication des investissements dans les jeunes entreprises, les premiers retours financiers significatifs commencent à apparaître. Pour les entrepreneurs, c’est un signal encourageant : bâtir une entreprise rentable peut non seulement attirer des investisseurs, mais aussi générer des sorties créatrices de valeur pour l’ensemble de l’écosystème.

 
 

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