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Nouveaux visages, vieilles histoires : Des classiques littéraires de retour à l’écran

Trois classiques littéraires font l’objet de nouvelles adaptations au cinéma. Ils sont portés à l’écran dans des versions revisitées et seront à l’affiche dans nos salles dans les semaines à venir. La Presse — Une adaptation récente du célèbre roman de Victor Hugo sera bientôt dans nos salles. Ce livre paru en 1862 semble ainsi […]

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APAISE-PBF : 5 000 bénéficiaires pour mieux gérer l’eau à Gafsa et Kairouan

Selon un communiqué conjoint de l’UNICEF Tunisie et de la FAO Tunisie, 5 000 personnes devraient bénéficier d’un meilleur accès à l’eau et à l’assainissement dans le cadre du projet APAISE-PBF, mis en œuvre à Gafsa et Kairouan.

Le projet vise à renforcer la gouvernance de l’eau au niveau local, en développant les capacités des acteurs à mieux comprendre les enjeux liés à cette ressource, à prendre des décisions et à agir collectivement. Le ministère de l’Agriculture, la FAO, l’UNICEF et le PNUD unissent ainsi leurs expertises pour placer les communautés locales au cœur des solutions.

Le renforcement des capacités constitue un axe central du projet. 300 femmes rurales et 100 jeunes seront formés à la gestion efficiente de l’eau, tandis que 100 agriculteurs bénéficieront de formations consacrées à des techniques innovantes visant à améliorer l’utilisation des ressources hydriques.

Le projet prévoit également de renforcer les compétences de 50 acteurs locaux en matière de gouvernance participative.

Au-delà des formations, l’objectif est de transformer les connaissances acquises en pratiques concrètes, de favoriser le dialogue entre les différents acteurs et de renforcer les capacités locales à anticiper et à gérer durablement les ressources en eau.

À travers cette démarche, le projet APAISE-PBF entend contribuer à renforcer la résilience des territoires de Gafsa et de Kairouan et à favoriser des solutions durables et équitables en matière de gestion de l’eau. Le projet est consacré à l’amélioration de la gouvernance territoriale pour un accès équitable et une utilisation durable de l’eau dans les deux gouvernorats.

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Un poème pour la route | À quoi bon ?

Notre contributeur, économiste au long parcours, qui a sillonné le globe en long et en large, et dont les articles sur la situation de l’économie tunisienne font souvent le bonheur des lecteurs de Kapitalis, se découvre, à 70 ans passés, une âme de poète. Nous partageons ci-dessous son dernier poème.   

Sadok Zerelli

À quoi bon courir après les heures,

Quand le temps nous poursuit sans se lasser ?

À quoi bon bâtir des demeures,

Que le vent un jour viendra balayer ?

À quoi bon les querelles et les rancunes,

Les ambitions, les honneurs, les vanités,

Quand nous sommes tous, poussière parmi les poussières,

Des voyageurs égarés dans l’immensité ?

Nous naissons sans avoir choisi de naître,

Nous apprenons à marcher, à parler, à aimer,

Puis nous passons notre vie à vouloir être

Quelqu’un que le temps finira par oublier.

Nous sommes de passage,

Quelques battements dans l’immensité,

Une poussière de lumière sur une page

Que l’univers refermera un jour sans pitié

Et pourtant…

Il suffit d’un ciel bleu après la pluie,

D’un camélia qui un matin fleurit,

D’un poème écrit au milieu de la nuit,

Pour qu’on aime la vie.

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À Montréal, les mille visages de la culture marocaine

Achevée le 16 août, la 16ᵉ édition du Festival Orientalys a consacré une large place à la culture marocaine. Musique, traditions amazighes, artisanat, costumes et savoir-faire ont permis au public montréalais de découvrir un Maroc pluriel. Une présence qui s’inscrit…

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Mémoire : Kalthoum Bornaz, dix ans après

Né le 24 août 1945, Kalthoum Bornaz est décédée le 3 septembre 2016 suite à un malheureux accident domestique.

Diplômée de l’Idhec en 1968, cette cinéaste a eu un long parcours de scripte et de monteuse avant de passer à la réalisation avec le court métrage « Couleurs fertiles » en 1984.

Kalthoum Bornaz réalisera ensuite plusieurs autres films courts et deux longs métrages de fiction qui sont « Kesswa, le fil perdu » et le second opus « Chtar Mhaba » respectivement en 1996 et 2008.

Elle fut une grande cinéaste et nous a laissé ces deux films inoubliables. À sa sortie, « Kesswa » avait surpris le public confronté à une jeune mariée lancée dans une dérive urbaine à la recherche d’une salle des fêtes.

Quelques années plus tard, son deuxième long métrage « Chtar Mhaba » posait dès 2008, la question de la parité dans l’héritage à travers les personnages de Sélim et Sélima, deux jumeaux face à leur père.

Kalthoum Bornaz a également réalisé un moyen métrage en 1987. Ce film intitulé « Trois personnages pour un théâtre » est un plaidoyer pour sauver le Théâtre municipal de Tunis alors menacé de démolition.

Paix à son âme dix ans après son tragique accident. Elle reste dans nos mémoires grâce à ses films et aux travaux documentaires de sa sœur aînée Alia Bornaz Baccar.

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Sidi Bou Saïd raconté aux enfants par la voix, la plume et le dessin

Les plus petits auront désormais leur livre pour aller à la découverte de Sidi Bou Saïd grâce à un ouvrage original destiné en priorité aux enfants de 3 à 6 ans.

L’éditeur La Voix du livre vient en effet de publier un ouvrage bilingue (tunisien et français) intitulé « Mima, on va où? A Sidi Bou Saïd ».

Écrit par Emna Mrad, illustré par Dorra Borgi et édité par Zakia Bouassida, cet ouvrage est accompagné d’un livre audio dans les deux langues lu par l’auteure avec une musique originale composée par le flûtiste Mohamed Ben Salha.

L’ouvrage est complété par des bonus ludiques pour jouer, apprendre de nouveaux mots tunisien et français ainsi que la translittération qui permet à ceux qui ne maitrisent pas l’alphabet arabe de lire le tunisien en lettres latines.

L’événement de lancement aura lieu mercredi 26 août à 18h30 à la Librairie Fahrenheit 451 à Carthage Dermech.

Au programme : une lecture dans les deux langues animée par l’auteure qui sera accompagnée par le flûtiste, un coloriage collectif, des dédicaces illustrées et beaucoup de surprises pour les grands et les petits.

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Mouled : 350 tonnes de zgougou produites… mais seulement 95 tonnes collectées !

À l’approche du Mouled et face à la hausse de la demande en zgougou et en fruits secs, le traitement de l’augmentation des prix de ces produits nécessite un suivi de l’ensemble des maillons des circuits de distribution afin d’identifier l’origine des hausses enregistrées et de garantir un prix équitable reflétant les coûts réels et la valeur ajoutée du produit.

C’est ce qu’a déclaré, dimanche, le président de l’Organisation tunisienne d’orientation du consommateur, Lotfi Riahi.

Il a appelé les différents intervenants, du producteur au commerçant, en passant par les autorités de contrôle et les organisations de défense du consommateur, à œuvrer en faveur d’un marché équitable et transparent, permettant au citoyen de célébrer le Mouled sans supporter des prix excessifs.

Lotfi Riahi a souligné que la protection du pouvoir d’achat ne signifie ni lutter contre le commerçant ni exercer une pression sur le producteur. Elle consiste, selon lui, à parvenir à un équilibre entre les intérêts du producteur, du distributeur et du consommateur.

Le prix final dépend de toute la chaîne

Le président de l’organisation a expliqué que le prix final du zgougou et des fruits secs ne dépend pas uniquement du coût de production. Il est également influencé par les différentes étapes que traverse le produit, de la production, la collecte et le regroupement au stockage et au transport, puis à la vente en gros, à la distribution et à la vente au détail.

Les marges bénéficiaires ainsi que l’évolution de l’offre et de la demande interviennent également dans la formation du prix final.

Selon lui, la multiplicité des maillons de distribution peut accentuer l’écart entre le prix à la source et celui payé par le consommateur. Il préconise ainsi un suivi des prix à chaque étape, ainsi que la détermination du coût réel et de la marge bénéficiaire appliquée à chaque maillon.

Cette démarche doit permettre, a-t-il précisé, de distinguer les hausses justifiées par les coûts des augmentations qui ne le sont pas.

Zgougou : 350 tonnes de production contre 95 tonnes collectées

Concernant le zgougou, Lotfi Riahi a indiqué que la production est estimée à environ 350 tonnes, alors que quelque 95 tonnes seulement sont collectées.

Cet écart entre les quantités disponibles et les volumes collectés nécessite, selon lui, un suivi accru de la part des services de l’administration des forêts, afin d’identifier les raisons de cette situation et ses répercussions sur les prix.

Extrait des fruits du pin d’Alep, le zgougou est un produit local à valeur alimentaire et patrimoniale. Son prix au consommateur est toutefois influencé, outre les coûts de production, de collecte et de transformation, par les frais de stockage et de transport, le nombre d’intermédiaires et les marges bénéficiaires, ainsi que par la spéculation et l’évolution de l’offre et de la demande à l’approche du Mouled.

Fruits secs : une chaîne qui pèse sur le prix final

Le président de l’Organisation tunisienne d’orientation du consommateur a également insisté sur la nécessité de distinguer une hausse réelle du coût de production d’une augmentation injustifiée résultant de l’exploitation commerciale de l’occasion du Mouled.

Le consommateur ne doit pas, selon lui, supporter seul le poids de la hausse des prix lorsque celle-ci n’est pas proportionnelle à l’évolution des coûts réels et de la valeur ajoutée du produit.

S’agissant des fruits secs produits localement, Lotfi Riahi a souligné que l’existence d’une production tunisienne ne signifie pas nécessairement que le produit arrive au consommateur à un prix abordable.

Le prix final se forme à travers une succession d’étapes, du producteur ou agriculteur à la collecte, au stockage, au transport, à la vente en gros, à la distribution et, enfin, à la vente au détail.

Chaque maillon peut ajouter un coût et une marge bénéficiaire, ce qui peut entraîner un écart important entre le prix à la source et le prix final, sans que cet écart soit toujours expliqué par les coûts réels ou la valeur ajoutée.

Lotfi Riahi a ainsi appelé à renforcer la transparence dans la formation des prix et à expliquer les écarts enregistrés tout au long des circuits de distribution.

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6e édition du Festival international des vidéos de sensibilisation : Ouverture sur l’intelligence artificielle

« De l’image de sensibilisation à la construction d’une conscience… et de la création humaine aux horizons de l’intelligence artificielle » : c’est sous ce long slogan que se tiendra, du 28 au 30 août à Sousse, la 6e édition du Festival international des vidéos de sensibilisation (Fivs). La Presse — Le comité directeur du festival international […]

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Kairouan – Bab Souika : Les derviches tourneurs de Konya célèbrent le Mouled

Venus de Turquie, vingt et un artistes ont fait entendre les sonorités de la musique soufie turque avant de laisser place au sema, ce rituel associé aux derviches tourneurs. Une rencontre qui, au-delà du spectacle, faisait dialoguer deux villes dont les mémoires spirituelles se sont construites autour de traditions profondément ancrées dans l’histoire de l’islam. […]

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Doc House : 3300 dinars pour les jeunes cinéastes

Le projet « Tatwir » est de retour pour sa 4ème édition. Portée par Doc House, cette initiative propose un programme visant à guider les participant.e.s à travers les différentes phases de développement de leurs projets de longs métrages de films documentaires.

Cette initiative se déroulera selon les étapes suivantes :

  • Une résidence d’écriture du 28 septembre au 3 octobre 2026
  • Une phase d’écriture & de développement
  • La réalisation d’une démo
  • La rencontre avec des structures d’appui

Une bourse individuelle de 3300 dinars sera allouée à chaque projet sélectionné.

Le dernier délai de soumission des candidatures est fixé au 31/08/2026. « Tatwir  » est un projet de Doc House, soutenu par IMS ( International Media Support ).

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Le poème du dimanche | ‘‘Le bruit du galop’’ de Hervé Carn

Né en 1949 à Fumay (Ardennes) de parents bretons, Hervé Carn vit à Plancoët (Côtes-d’Armor, Bretagne). Il est poète, essayiste et enseignant.

Docteur en littérature française, professeur agrégé de lettres modernes. Auteur de neuf romans, il a publié une dizaine de livres de poésie, Le Bruit du galop, Folle Avoine, 2019, des essais, Bernard Noël, « Poètes d’Aujourd’hui », Seghers, 1986 ; Au pays d’Aimé Césaire, Diabase, 2004. Ami de Georges Perros, il a codirigé le numéro de la revue Europe qui lui a été consacré ainsi qu’un Eloge, Georges Perros, La vie est partout, La Part Commune, 2023, récompensé en 2024 par le Prix Yves Cosson de l’Académie de Bretagne et des Pays de Loire.

Tahar Bekri

Celle qui te suivait

Si proche de tes pas

Avait enfin trouvé en toi

Le baume qui endort

Dans ce pays qui t’aime

Malgré tes gestes durs

Il est toujours en toi

Cette trace fine nette

Que fit son regard

Déposé sur la nuque

Dans l’attention appliquée

D’un soleil réduit au trait

Qui te fend et te fonde

En une manière nouvelle

De prendre congé du temps

Au plus près des embellies

De son ombre habitée

*

Mais le bleu que tu tiens

Entre tes doigts d’ombre

Sort du plus lointain

Pays de ton âme

De tes sens de ton énergie

Que dure est la fin

D’une vivante carapace

Qu’enserre en tremblant

Le souffle du vent chaud

Gagné par la fièvre

Ou les rauques cavalcades

Des cils ombragés des pores

Enneigés par la moisissure

Des pluies et des pleurs

Déposés sur les doigts

Par la fleur effeuillée

Des lèvres entrouvertes

*

La coulée de lave

Souille tes lèvres

Ramène du plus profond

Tes émois tes désirs

On mange le temps dis-tu

Ou on le ronge

Mais ton corps avance

Quand même sous l’élan

Du premier pas

Comme ta langue

Est emportée par le mot

Qui vint se caler

De ta bouche à la remorque

De ton souffle de ton cri

Poussé par le geste brutal

D’une chute dans la nuit

De la perte et du chagrin

*

Souvent en nage

Vers le songe qui menace

Ton corps saigne dis-tu

Ton corps gît dans la glace

Des draps mouillés

Tu renonces à vivre

Tu laisses aller tes membres

Qui cognent contre le mur

Dans un dernier ahan

Dans un dernier élan

Que tu aimerais léger

Pareil dans les nuées

Au vide sans image

Aucune sinon une trace

Ephémère et vive

Blessante et claire

Pour donner à la terre

Des frissons de regret

Ed/ Folle Avoine, 2019. (Remerciements à l’auteur)

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Festival de Médenine : le concert de Saber Rebaï reporté au 2 septembre après le naufrage d’une embarcation

Le concert de l’artiste Saber Rebaï, initialement programmé ce samedi 22 août dans le cadre de la 46e édition du Festival culturel international de Médenine, a été reporté au 2 septembre 2026, date prévue pour la soirée de clôture de l’événement. Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux du festival, l’Association a annoncé cette […]

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XXe session des Journées du Théâtre Universitaire de Monastir : Le miroir et ses fissures

Toute manifestation culturelle est un texte, un corps-texte. Elle s’écrit avec des corps, des espaces, des budgets, des silences obscurs et des négligences sous l’éclat du jour, autant qu’avec des mises en scène et des textes dramaturgiques. Tout ce qui s’y révèle n’est que le reflet de ce qui constitue la mentalité d’un peuple et […]

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Mes Humeurs : La frontière, cette ligne de fuite

La Presse — Une Humeur récente basée sur l’ouvrage de Leila Slimani (Le pays des autres) traitait des frontières, il a suffi d’une image ou plutôt des images pour que le sujet nous revienne en forme de boomerang.  Ces images datent du jeudi 30 et le vendredi 31 du mois de juillet. En moins de […]

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Majda Roumi à Carthage : Rien n’altère l’admiration du public

Il y a des spectacles de musique qu’on voit avec les yeux, et d’autres qu’on voit avec le cœur, et surtout à travers les souvenirs. Majda Roumi a été parmi nous pour un concert grandiose, le 19 août dernier, à la clôture de la 60e édition du Festival international de Carthage. C’est une soirée de […]

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Kaouther Ben Hania dénonce un « écran de fumée » dans l’affaire Hind Rajab

L’armée sioniste a annoncé mercredi dernier, pour la première fois, que ses forces avaient ouvert le feu sur le véhicule à bord duquel se trouvait la fillette palestinienne Hind Rajab (5 ans) dans la ville de Gaza en janvier 2024, annonçant l’ouverture d’une enquête criminelle sur cet incident. La réalisatrice tuniso-française Kaouther Ben Hania, auteure […]

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10e édition de la Mouldeya : la médina de Tunis vibre au rythme du Stambali

L’Association de la culture et de l’art du Stambali déploie un programme d’animation exceptionnel sur un calendrier étendu de 3 jours à l’occasion du Mouled fêté cette année le mardi 25 aout 2026. Malgré des contraintes budgétaires persistantes, ce festival de rue accueillera une confrérie soufie de Turquie et mobilisera des troupes venues de toutes […]

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Hind Rajab | L’aveu tardif d’Israël et la colère de Kaouther Ben Hania

Plus de deux ans après la mort de Hind Rajab, l’armée israélienne reconnaît que ses soldats ont tiré sur la voiture où se trouvait la fillette palestinienne de cinq ans. Un aveu tardif qui pulvérise la version officielle avancée après le drame et que la réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania qualifie d’«écran de fumée».

Djamal Guettala

Il y a des voix que les démentis ne parviennent pas à faire taire. Celle de Hind Rajab en fait partie.

En janvier 2024, la fillette palestinienne de cinq ans se retrouve prisonnière d’une voiture à Gaza, après que plusieurs membres de sa famille ont été tués. Elle appelle le Croissant-Rouge palestinien. Sa voix tremble. Elle demande qu’on vienne la chercher. Autour d’elle, les tirs continuent.

Deux ambulanciers sont envoyés à sa rencontre. Ils seront eux aussi tués.

Pendant plus de deux ans, l’armée israélienne a nié que ses soldats se trouvaient dans le secteur au moment du drame. Aujourd’hui, elle reconnaît finalement que ses troupes ont bien ouvert le feu sur le véhicule et annonce l’ouverture d’une enquête pénale.

Une version officielle qui se fissure

Cette reconnaissance intervient après une longue bataille autour de la vérité.

Dès les premières semaines, plusieurs enquêtes indépendantes avaient mis en doute la version israélienne. Images satellites, analyses acoustiques, données géographiques et examen de la scène ont permis de reconstituer les mouvements militaires autour du véhicule.

Le contraste est désormais saisissant : ce que l’armée niait hier, elle le reconnaît aujourd’hui.

Mais cette admission ne répond pas à la question centrale. Elle ne dit pas pourquoi une voiture occupée par des civils a été prise pour cible. Elle ne dit pas non plus pourquoi la présence de soldats israéliens avait été initialement niée.

Elle ouvre donc un nouveau chapitre plutôt qu’elle ne referme celui de Hind Rajab.

La voix qui est devenue une preuve

L’histoire de Hind Rajab a franchi les frontières de Gaza grâce à un document aussi fragile que terrible : l’enregistrement de son appel aux secours.

Une enfant de cinq ans qui demande de l’aide. Une enfant qui attend une ambulance. Une enfant qui entend les tirs et comprend qu’elle est en danger.

Cette voix est devenue le cœur du film ‘‘La Voix de Hind Rajab’’ de la réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania.

Présenté à la Mostra de Venise en 2025, le film a transformé ce drame en une œuvre cinématographique et politique qui interroge la disparition des civils dans les récits de guerre.

Kaouther Ben Hania dénonce «un écran de fumée»

L’annonce israélienne n’a pas convaincu la réalisatrice. Kaouther Ben Hania dénonce «un écran de fumée», considérant que les éléments permettant de comprendre ce qui s’est passé étaient disponibles depuis longtemps.

Son interrogation est simple et vertigineuse : pourquoi cette reconnaissance intervient-elle seulement maintenant ? Et surtout, que signifie une enquête militaire menée après des années de dénégations ?

La cinéaste refuse que l’affaire soit réduite à un communiqué annonçant une procédure interne. Derrière cette affaire se trouve une enfant dont la voix avait déjà raconté, presque minute par minute, ce qui se déroulait autour d’elle.

Une enquête ne suffit pas

La famille de Hind Rajab et des organisations de défense des droits humains réclament une enquête indépendante. Elles mettent en doute la capacité d’une procédure interne à établir pleinement les responsabilités. Car la question n’est plus seulement de savoir si les soldats israéliens ont tiré. L’armée vient de le reconnaître. Il faut désormais déterminer les circonstances exactes des tirs, les règles d’engagement appliquées, les éventuels ordres reçus et les responsabilités individuelles et hiérarchiques.

Le cas de Hind Rajab est devenu un symbole parce que sa voix a survécu à la mort. Elle est devenue une trace que les versions officielles successives n’ont pas réussi à effacer.

L’aveu israélien constitue donc un tournant. Mais il ne saurait être confondu avec la justice.

Deux ans après, l’armée reconnaît les tirs. Kaouther Ben Hania y voit un «écran de fumée». Entre les deux se trouve l’essentiel : la vérité complète sur ce qui s’est passé et la question, toujours ouverte, de savoir qui devra répondre de la mort d’une enfant de cinq ans et des secouristes venus la sauver.

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La Goulette : La Kharja de Sidi Chérif aura lieu début septembre

Comme chaque année la procession ( kharja ) de Sidi Chérif aura lieu à la Goulette au début du mois de septembre.

La date de la première journée de la kharja sera le 9 septembre pour un parcours qui se déroulera entre la zaouia de Sidi Chérif et la municipalité de la Goulette.

La kharja se poursuivra ensuite pour les journées du 10 et du 11 septembre.

Selon les traditions locales, la kharja de Sidi Chérif clôture le calendrier des célébrations estivales liées aux principales zaouias de Tunis.

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Mostafa Derkaoui, une autre idée du cinéma marocain

Le cinéma marocain perd l’un de ses grands pionniers. Mostafa Derkaoui s’est éteint jeudi 20 août, à l’âge de 82 ans. Réalisateur, scénariste et producteur, il laisse une œuvre singulière, libre et profondément ancrée dans la société marocaine. De «…

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