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Drame en mer à Zarzis : un seul survivant sur une embarcation de 15 migrants

Le porte-parole officiel de la Direction générale de la Garde nationale, le colonel-major Houssem Eddine Jebabli, a affirmé aujourd’hui, samedi, qu’une enquête judiciaire a été ouverte, avec l’autorisation du ministère public, pour franchissement clandestin des frontières maritimes ayant entraîné mort d’homme, suite au naufrage d’une embarcation de migration irrégulière au large des côtes de Zarzis.

Jebabli a indiqué que les opérations de recherche des personnes disparues se poursuivent, avec la participation des unités maritimes côtières et des unités maritimes flottantes, en coordination avec la marine nationale. Un hélicoptère a par ailleurs été mobilisé pour renforcer les opérations de recherche et de sauvetage.

Pour rappel, une embarcation transportant près de 15 migrants en situation irrégulière, dont l’un originaire de Zarzis et le reste originaires de Ben Guerdane, a fait naufrage à 14 milles marins des côtes de Zarzis. Un seul passager a pu être secouru, après avoir été retrouvé par un navire commercial.

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Afrique du Sud : l’ex-champion du monde Zolani Tete assassiné

La police et le ministre des Sports d’Afrique du Sud ont annoncé que l’ancien champion du monde de boxe Zolani « Last Born » Tete a été tué par balle devant son domicile, dans la province du Cap-Oriental, hier, vendredi 21 août 2026.

Tete (38 ans) était sur le chemin de son domicile, dans la localité de Mdantsane, lorsque deux hommes armés et masqués sont descendus d’une voiture et ont ouvert le feu sur lui. Le ministre des Sports, Gayton McKenzie, a déclaré dans un communiqué : « Je ne spéculerai pas sur l’identité de l’auteur des faits ni sur les motifs de cet acte. » La mort de Tete devrait de nouveau attirer l’attention sur les crimes violents en Afrique du Sud, un pays qui continue d’enregistrer l’un des taux d’homicides les plus élevés au monde, malgré un recul récent de nombreux crimes de ce type.

Une femme (27 ans) qui accompagnait Tete a été touchée par plusieurs balles et a été transportée à l’hôpital. La police a ouvert une enquête, et le mobile de l’attaque reste à ce stade inconnu. Tete avait remporté le titre de champion du monde des poids coq (jeunes) de la Fédération internationale de boxe (IBF) en 2014, après sa victoire face au Japonais Teiru Kinoshita à Kobe. Il avait ensuite décroché le titre de champion du monde dans la même catégorie de poids auprès de l’Organisation mondiale de boxe (WBO). Tete est également connu à l’échelle internationale pour sa victoire par KO en seulement 11 secondes face à son compatriote sud-africain Siboniso Gonya, à Belfast, en novembre 2017 — la conclusion la plus rapide jamais enregistrée pour un combat de titre mondial.

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ENSIT : une bourse complète pour poursuivre un master au Japon

L’École nationale supérieure d’ingénieurs de Tunis (ENSIT) ouvre aux étudiants et aux jeunes diplômés la possibilité de poursuivre un master au Japon avec une bourse d’études complète, dans le cadre des programmes de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA).

Selon une publication de l’école sur sa page officielle Facebook, cette opportunité permet aux bénéficiaires d’intégrer des universités japonaises prestigieuses et de bénéficier d’une formation internationale de haut niveau. Elle offre également l’occasion de découvrir le système scientifique et technologique japonais et d’élargir les réseaux professionnels et académiques à l’échelle internationale.

Les programmes de master couvrent plusieurs domaines, notamment l’ingénierie et les technologies, l’environnement et le changement climatique, l’économie et la gestion, l’éducation et l’enseignement, l’agriculture et le développement rural, la santé publique ainsi que le développement social.

L’ENSIT encourage les étudiants et les diplômés éligibles à se préparer à présenter leur candidature afin de bénéficier de cette opportunité de mobilité internationale et de formation académique au Japon.

Établissement public tunisien d’enseignement supérieur relevant de l’Université de Tunis, l’ENSIT est spécialisée dans la formation d’ingénieurs dans plusieurs domaines techniques et industriels, notamment le génie électrique, le génie mécanique, le génie civil et l’informatique. Elle propose une formation d’ingénieur dans diverses spécialités technologiques et développe des partenariats académiques internationaux permettant notamment aux étudiants de participer à des programmes d’échange et à des formations menant à des doubles diplômes.

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Jeux méditerranéens : le Tunisien Mehrez Boussayene reconduit à la vice-présidence du CIJM

À la veille de l’ouverture de la 20ᵉ édition des Jeux méditerranéens à Tarente, le Comité international a renouvelé son bureau exécutif : l’Italien Francesco Baramotto accède à la présidence, tandis que le Tunisien Mehrez Boussayene conserve son poste de premier vice-président.

L’assemblée générale élective du Comité international des Jeux méditerranéens (CIJM) s’est tenue jeudi 20 août 2026 à Tarente, en Italie, quelques heures avant le coup d’envoi de la 20ᵉ édition des Jeux méditerranéens, fixé au vendredi 21 août dans la même ville.

Au terme de ce scrutin, l’Italien Francesco Baramotto a été porté à la présidence de l’organisation. Mehrez Boussayene, président du Comité national olympique tunisien, a quant à lui été réélu au poste de premier vice-président du CIJM.

Le bureau exécutif ainsi constitué compte également le Français Bernard Amsalem, reconduit deuxième vice-président, et le Grec Iakovos Filippousis, élu secrétaire général.

En parallèle de ce nouveau mandat, Mehrez Boussayene demeure président par intérim du CIJM. Il continuera d’exercer cette fonction jusqu’à la clôture des Jeux de Tarente 2026, avant que le nouveau bureau exécutif ne se réunisse pour la première fois, le 4 septembre prochain.

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Le capital de Poulina Group Holding grimpe à 189 MD

Poulina Group Holding (PGH) va augmenter son capital par incorporation de réserves. Les actionnaires recevront une action gratuite pour vingt actions détenues, avec un détachement des droits fixé au 7 septembre 2026.

L’opération, décidée lors de l’Assemblée Générale Extraordinaire du 3 juin 2026, porte le capital social de la société d’environ 180 millions de dinars à environ 189 millions de dinars. Cette hausse d’environ 9 millions de dinars provient de réserves incorporées au capital.

Concrètement, PGH va créer environ 9 millions de nouvelles actions, d’une valeur nominale d’un dinar chacune. Ces titres seront attribués gratuitement aux actionnaires existants selon une parité d’une action nouvelle pour vingt actions anciennes détenues.

Le 3 août 2026, une seconde Assemblée Générale Extraordinaire a délégué au Conseil d’Administration tous les pouvoirs nécessaires pour fixer le calendrier et les modalités de l’opération. Le même jour, le Conseil d’Administration a fixé au 7 septembre 2026 la date de détachement des droits d’attribution.

À partir de cette date, les actionnaires pourront soit recevoir gratuitement leurs actions nouvelles selon la parité prévue, soit céder leurs droits d’attribution en Bourse. L’exercice de ces droits débutera également le 7 septembre 2026.

Les nouvelles actions porteront jouissance en dividendes dès le 1er janvier 2026 et seront assimilées aux actions anciennes. À compter du 7 septembre 2026, les actions anciennes seront négociées en Bourse droit détaché, tandis que les actions nouvelles et les droits d’attribution seront cotés sur la même ligne que les titres existants. Tunisie Clearing prendra en charge ces nouveaux instruments à la même date.

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Stade olympique d’El Menzah : Nadia Mezni aux commandes d’un chantier

Ingénieure générale de formation, Nadia Mezni hérite d’un dossier miné par les blocages : celui du stade olympique d’El Menzah, dont le premier contrat avait été résilié. Un arrêté du 10 août 2026, publié au Jort du 18 août, la place à la tête de ce projet aux multiples dimensions.

 C’est un nom qui va désormais être associé à l’un des chantiers les plus scrutés de la Tunisie. Nadia Mezni, ingénieure générale, a récemment été désignée « chef de l’unité de gestion par objectifs » du ministère de l’Équipement et de l’Habitat, selon le texte publié au Journal officiel de la République tunisienne (Jort) n°83 du mardi 18 août 2026.

L’arrêté, qui officialise sa nomination, porte la date du 10 août 2026. Il lui confie la responsabilité de plusieurs opérations de réaménagement d’infrastructures sportives : le stade olympique d’El Menzah, la piscine olympique et le palais des sports du même complexe, auxquels s’ajoute le projet de réaménagement du stade olympique de Radès.

Parmi eux, celui du stade olympique d’El Menzah occupe une place à part. Le chantier, marqué par des retards successifs et des blocages répétés, avait déjà vu son premier contrat résilié. Cette nomination intervient alors que le projet cherche à relancer sa réalisation sur des bases renouvelées. A ce stade, Mme Mezni va devoir conjuguer ses fait gestes en chinois!

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Gaza : 94 % des habitants ont besoin d’un abri, alertent l’ONU

Alors que les bombardements et les frappes israéliennes se poursuivent à Gaza, l’ONU et les forces de maintien de la paix alertent : 94 % des 2,1 millions d’habitants du territoire n’ont plus accès à un abri décent.

Des agences onusiennes et des forces de maintien de la paix ont tiré la sonnette d’alarme, vendredi, sur la situation des habitants de la bande de Gaza : 94 % des 2,1 millions de personnes qui y vivent ont besoin d’un abri, tandis que les bombardements et les frappes israéliennes se poursuivent dans le territoire. Lors d’une conférence de presse, le porte-parole des Nations unies Stéphane Dujarric a expliqué que ces conditions compromettent la capacité des habitants à dormir, cuisiner, se laver, conserver de la nourriture et de l’eau, disposer d’un éclairage suffisant, ou encore se protéger de la chaleur et du froid.

Les mêmes sources onusiennes font état de plus de quatre familles sur cinq confrontées à des conditions de vie critiques ou catastrophiques, privées de carburant, d’énergie et de biens domestiques de première nécessité. Près des deux tiers des familles logent sous des tentes ou dans des abris temporaires, des installations conçues pour un usage de courte durée dont l’état se détériore rapidement sous l’effet de conditions météorologiques extrêmes.

« Nous continuons de faire face à des obstacles empêchant la mise en place d’abris plus organisés à Gaza », a indiqué Stéphane Dujarric, précisant que plus de 70 % des familles ont subi des inondations au cours de l’hiver dernier. Il a ajouté : « Nos partenaires humanitaires s’efforcent, à l’approche de la saison froide et pluvieuse, de garantir des abris adaptés pour les familles. »

Le manque de financement et les restrictions israéliennes sur l’entrée des matériaux et équipements figurent parmi les obstacles qui freinent l’acheminement de l’aide. L’ONU et ses partenaires évaluent à 562 millions de dollars les fonds nécessaires pour améliorer les conditions de vie sur place.

Stéphane Dujarric a également fait savoir que le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a reçu des signalements de civils palestiniens tués, blessés ou touchés par d’autres formes de dommages à Gaza, parmi lesquels des enfants, du fait des raids aériens, des bombardements et des tirs israéliens. Il a rappelé que « les civils ne doivent en aucun cas être pris pour cible ni utilisés à des fins militaires ».

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Finances publiques : pourquoi l’Algérie et la Libye échouent là où la Tunisie réussit

73 pays satisfont désormais aux critères américains de transparence budgétaire, contre 67 recalés, dont l’Algérie et la Libye. La Tunisie, elle, intègre le cercle des bons élèves selon le Département d’État américain.

Sur les 140 gouvernements passés au crible par le Département d’État américain dans son Fiscal Transparency Report 2026, publié le 11 août 2026, 73 satisfont aux exigences minimales fixées par Washington en matière de transparence des finances publiques. Les 67 autres n’y répondent pas, même si 14 d’entre eux ont, selon le rapport, accompli des progrès notables pour s’en rapprocher.

La Tunisie compte parmi les pays reconnus conformes. Sur la base des données examinées pour l’année 2025, Washington considère que le pays met suffisamment à disposition du public les principales informations relatives à la gestion de ses ressources publiques. Ce constat ne vaut cependant pas classement : le document américain ne hiérarchise pas les États selon leur degré de transparence, mais vérifie si un socle de critères est atteint. L’évaluation porte sur la publication et l’exhaustivité des documents budgétaires essentiels, leur fiabilité, ainsi que sur la diffusion de données touchant aux dépenses publiques, à la dette, aux marchés publics et, pour certains pays, aux revenus tirés de l’exploitation des ressources naturelles.

À l’échelle du continent africain, une quinzaine de gouvernements figurent dans la catégorie des pays conformes : le Bénin, le Botswana, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Kenya, Maurice, la Mauritanie, le Maroc, la Namibie, l’Afrique du Sud, l’Ouganda, le Rwanda et les Seychelles. Au Maghreb, ce sont la Tunisie, le Maroc et la Mauritanie qui remplissent les critères retenus par Washington pour l’édition 2026.

L’Algérie et la Libye, en revanche, n’entrent pas dans cette catégorie cette année. Concernant l’Algérie, le Département d’État relève des lacunes précises : certaines informations financières ne sont publiées que partiellement, et les données manquent s’agissant de plusieurs entreprises publiques, ce qui restreint, selon le rapport, l’accès du public à une vision complète de la gestion des ressources de l’État.

Ce rapport découle d’une obligation fixée par le Congrès américain, qui charge chaque année le Département d’État d’apprécier les pratiques de transparence budgétaire des pays bénéficiaires de l’aide extérieure des États-Unis. Il ne s’agit ni d’un indice de bonne gouvernance ni d’un palmarès international de la transparence, mais d’un outil visant à vérifier si les citoyens disposent d’une information suffisante sur la collecte et l’utilisation des fonds publics de leur pays. Pour parvenir à ses conclusions, le Département d’État examine si les principaux documents budgétaires sont accessibles au public, suffisamment complets et globalement fiables, en s’appuyant sur les remontées des ambassades et consulats américains, d’autres agences du gouvernement américain, d’organisations internationales et d’acteurs de la société civile.

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Fumeuses ou fumeurs : qui résiste le mieux au sevrage tabagique ?

63,4 % des femmes suivies en clinique de sevrage tabagique à l’hôpital Abderrahman-Mami ont déjà souffert de dépression, contre 36,9 % des hommes : une étude  dévoile l’ampleur des écarts entre les sexes face au tabac.

Des médecins de la Faculté de médecine de Tunis et de l’hôpital Abderrahman-Mami de pneumologie, à Ariana, ont publié dans une revue scientifique reconnue les résultats d’une enquête consacrée aux profils des fumeurs suivis en clinique de sevrage tabagique. Menée entre janvier 2024 et décembre 2025, elle a rassemblé 471 patients : 370 hommes, soit 78,6 % de l’échantillon, et 101 femmes, soit 21,4 %. L’âge moyen était de 47 ans chez les hommes et de 46 ans chez les femmes.

Premier enseignement de ce travail : la santé psychologique diffère nettement selon le sexe. Près des deux tiers des femmes de l’échantillon, soit 63,4 %, avaient déjà connu un épisode dépressif, contre 36,9 % des hommes. Le foyer constitue par ailleurs un lieu d’exposition tabagique plus marqué pour les femmes : 55,6 % d’entre elles y étaient exposées à la fumée, contre 28,3 % des hommes.

D’autres écarts sociaux apparaissent dans les données. Les femmes divorcées représentaient 11,9 % de l’échantillon féminin, un taux nettement supérieur à celui observé chez les hommes, 3,8 %. Le niveau d’études universitaires concernait également une plus grande part des femmes, 42,6 %, contre 37,8 % chez les hommes. La consommation d’alcool associée au tabac suit en revanche une tendance inverse : elle touchait 33,4 % des hommes, contre 17 % des femmes.

Sur le plan de la dépendance, mesurée par le test de Fagerström, le score moyen s’établissait à 6,47 chez les hommes et à 5,98 chez les femmes, ces dernières ayant par ailleurs multiplié davantage les tentatives d’arrêt par le passé. Les antécédents médicaux, eux, se répartissaient de façon comparable entre les deux sexes : 58,1 % chez les hommes et 55,4 % chez les femmes.

Pour être inclus dans l’étude, les patients devaient avoir effectué au moins trois consultations de suivi au sein de la clinique de sevrage tabagique. Les chercheurs y ont recueilli des informations sociodémographiques, l’historique du tabagisme, les antécédents médicaux et psychologiques, ainsi que le degré de préparation à l’arrêt.

Au terme de cette analyse, les auteurs relèvent des différences significatives entre hommes et femmes fréquentant les cliniques de sevrage, portant notamment sur les facteurs psychologiques et sociaux, l’exposition tabagique au domicile et la consommation d’alcool. Ils insistent sur la nécessité de tenir compte des spécificités propres à chaque sexe, ainsi que des facteurs sociaux et psychologiques associés, dans les stratégies de sevrage tabagique.

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UNESCO IITE : Mohamed Jomni prend la présidence du Conseil d’administration

 Mohamed Jomni, directeur du Département des technologies de l’information et de la communication de l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (ALECSO), a été élu jeudi 20 août 2026 président du Conseil d’administration de l’Institut de l’UNESCO pour les technologies de l’information dans l’éducation (UNESCO IITE).

L’élection s’est tenue à Pékin, à l’occasion de la 26e session du Conseil d’administration. Elle intervient alors que l’intelligence artificielle et les technologies numériques occupent une place croissante dans les politiques éducatives et transforment les pratiques d’enseignement et d’apprentissage.

Réunis dans la capitale chinoise, les membres du Conseil ont notamment examiné les activités de l’Institut, sa situation financière et ses orientations futures. Ils ont également discuté de la mise en œuvre de sa stratégie à moyen terme pour la période 2026-2029.

À la suite de son élection, Mohamed Jomni a indiqué vouloir privilégier le travail collectif avec les membres du Conseil, la direction et les équipes de l’Institut, ainsi qu’avec l’UNESCO, les États membres et les différents partenaires.

L’intelligence artificielle figure parmi les principaux enjeux auxquels le nouveau président entend accorder une attention particulière. Il considère qu’elle doit servir à renforcer les capacités des enseignants et à élargir les possibilités offertes aux apprenants, plutôt qu’à se substituer à l’enseignant.

Mohamed Jomni a également insisté sur la nécessité de garantir un accès plus équitable aux technologies numériques dans l’éducation. Selon lui, la transformation numérique ne doit pas accentuer les écarts entre les pays, les régions et les différentes catégories sociales.

Sa présidence s’inscrira notamment dans la mise en œuvre de la stratégie 2026-2029 de l’UNESCO IITE, dans un contexte marqué par l’essor rapide de l’intelligence artificielle et par les débats sur son utilisation dans les systèmes éducatifs.

 

 

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Prêt d’honneur – Abderrazak Houas : « le plafond de 25 000 dinars « très faible » pour les PME »

Aucune PME n’aurait, à ce jour, bénéficié des prêts accordés sur déclaration sur l’honneur, tandis que plusieurs banques refusent encore d’accepter les demandes déposées à cet effet, a déclaré jeudi  20 août 2026 Abderrazak Houas, porte-parole officiel de l’Association tunisienne des petites et moyennes entreprises.

Dans une déclaration à L’Economiste Maghrébin, il a appelé la BCT  à renforcer son dispositif de contrôle et à appliquer des sanctions afin d’accélérer la mise en œuvre du décret publié au Journal officiel, relatif à l’octroi de financements de faible montant, sans intérêts et sur déclaration sur l’honneur, destinés aux petites et moyennes entreprises ainsi qu’aux particuliers.

Ces financements sont compris entre 5 000 et 25 000 dinars. Notre interlocuteur a par ailleurs estimé que le plafond de 25 000 dinars fixé pour les petites et moyennes entreprises demeurait très insuffisant au regard de leurs besoins, notamment en raison de la hausse des prix des matières premières et des marchandises.

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Contestation sociale en Tunisie : l’eau et l’électricité au cœur de 60 % des mouvements en juillet

Avec 1 101 mouvements recensés en juillet, la contestation sociale atteint un record pour ce mois depuis dix ans. Les coupures d’eau et d’électricité concentrent à elles seules plus de 60 % des mobilisations.

Le nombre de mouvements de protestation recensés en Tunisie a atteint 1 101 en juillet 2026, selon le rapport mensuel de l’Observatoire social tunisien relevant du Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES). Ce niveau constitue un record pour un mois de juillet au cours des dix dernières années.

La progression est également marquée par rapport aux mois précédents. Avec 867 mouvements en juin, la hausse atteint 27 % en un mois. Elle s’élève à 168 % par rapport aux 411 mouvements enregistrés en mai et à 83 % comparativement à avril.

Pour l’Observatoire, cette évolution prolonge l’accélération de la contestation constatée durant le deuxième trimestre. La dynamique observée en juin s’est ainsi poursuivie et amplifiée en juillet, qui devient le mois ayant enregistré le plus grand nombre de mouvements sociaux depuis le début de l’année.

Le profil des revendications constitue l’un des principaux changements relevés dans le rapport. Alors que les mobilisations sociales tendent habituellement à ralentir pendant la période estivale, les difficultés d’accès aux services essentiels ont occupé une place prépondérante en juillet.

Les coupures d’eau et d’électricité concentrent à elles seules la majorité des mouvements sociaux recensés en juillet. Les protestations liées à l’eau potable ont donné lieu à 373 mobilisations, contre 305 pour les interruptions d’électricité. Ces deux motifs totalisent ainsi 678 mouvements, soit plus de 60 % de l’ensemble des 1 101 mobilisations enregistrées durant le mois.

Les questions relatives à l’emploi et aux conditions de travail demeurent présentes, avec 210 mouvements. Leur poids dans l’ensemble de la contestation apparaît toutefois inférieur à celui des revendications directement liées aux conditions de vie et aux services publics. L’Observatoire décrit ainsi un déplacement des mobilisations, historiquement marquées par les revendications professionnelles, vers des demandes portant davantage sur les services essentiels et la vie quotidienne.

Les 24 gouvernorats tunisiens ont connu des mouvements de protestation au cours du mois, avec des écarts importants selon les régions. Tunis arrive en première position avec 166 mouvements. Kairouan et Monastir en comptent chacun 67, devant la Manouba avec 59. Tozeur et Nabeul enregistrent pour leur part 50 mouvements chacune.

Mahdia et Sidi Bouzid totalisent chacune 48 mobilisations. Viennent ensuite Le Kef avec 43 mouvements, Sfax avec 42 et Bizerte avec 40. Gafsa en compte 38, tandis que Sousse et Kébili en enregistrent chacune 37.

Cette répartition fait de Tunis le principal espace de contestation en nombre de mouvements. Le rapport fait également état de difficultés locales touchant notamment l’eau, les infrastructures, l’emploi et l’environnement.

La composition des participants constitue un autre élément notable du bilan de juillet. Les habitants ont pris part à 746 mouvements, soit près des deux tiers du total. Ils sont suivis par les militants, présents dans 85 mobilisations, les diplômés au chômage avec 75 mouvements et les ouvriers avec 50.

Les fonctionnaires ont participé à 39 mouvements, les syndicats à 35 et les chauffeurs de transport privé à 28. Le rapport mentionne également la participation d’agriculteurs, de commerçants, de médecins, de journalistes et d’avocats.

Selon l’Observatoire, cette répartition témoigne d’un élargissement de la mobilisation au-delà des cadres syndicaux et professionnels traditionnels. Les habitants occupent désormais une place centrale dans des actions portant principalement sur des difficultés affectant directement leur quotidien.

Les réseaux sociaux et les médias ont parallèlement accompagné cette dynamique. Ils ont servi de relais à environ 670 mouvements, soit plus de la moitié des mobilisations recensées en juillet.

Sur le terrain, les formes d’action ont été diverses. Le rapport recense notamment 124 rassemblements et 95 sit-in, ainsi qu’une centaine d’actions comprenant des barrages routiers, des manifestations de colère ou encore des brûlages de pneus. À cela s’ajoutent 41 grèves, 39 ports de brassards rouges, 11 grèves de la faim et 11 appels au secours.

Les institutions publiques demeurent, malgré cette diversification des acteurs et des modes d’action, au centre des revendications. Les ministères, les délégations, les municipalités, les gouvernorats et les établissements publics, notamment ceux intervenant dans les secteurs de l’eau et de l’électricité, figurent parmi les principales cibles. La présidence du gouvernement et la présidence de la République sont également concernées par les demandes formulées lors des mobilisations.

Sur un autre volet, l’Observatoire social tunisien a recensé quatre cas de suicide ou de tentative de suicide en juillet, contre sept en juin. Les cas documentés ont été enregistrés dans les gouvernorats de Kairouan, Sousse et Gafsa.

Le rapport précise que certaines informations faisant état de sept suicides à Kairouan durant le mois de juillet n’ont pas été retenues dans les statistiques, les sources disponibles ne répondant pas aux critères de documentation de l’Observatoire. Les quatre cas comptabilisés concernent trois hommes et une femme, tous issus de la population active.

Le rapport consacre également une partie à la violence. Les faits documentés couvrent notamment des agressions, des vols, des actes d’intimidation, du harcèlement sexuel ainsi que des violences associées aux mouvements de protestation.

Le Grand Tunis et les régions côtières concentrent le plus grand nombre de faits recensés. La rue constitue le principal lieu de survenue des violences, devant le domicile. Les prisons et les centres de détention arrivent en troisième position.

L’Observatoire relève par ailleurs des niveaux de surpopulation carcérale pouvant dépasser 200 % dans certains établissements, dans un contexte marqué par les fortes chaleurs enregistrées en juillet.

Parmi les auteurs identifiés dans les cas recensés, les hommes représentent 82,05 %, contre 15,38 % pour les femmes. Les violences physiques, financières ainsi que structurelles ou organisées représentent, à elles seules, 64,1 % des cas documentés.

Avec 1 101 mouvements en juillet, la contestation sociale atteint ainsi son niveau le plus élevé pour un mois de juillet depuis 2016. La mobilisation est principalement portée par les habitants et se concentre notamment sur l’accès à l’eau et à l’électricité, tandis que les revendications liées à l’emploi et aux conditions de travail restent importantes.

Le rapport de l’Observatoire social tunisien fait également apparaître une forte utilisation des réseaux sociaux et des médias comme relais des mouvements. La poursuite de cette dynamique au cours des prochains mois reste toutefois à déterminer.

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Place de Tunis : Indicateurs au plus haut, mais les IPO restent sous tension

Un vent d’optimisme souffle sur la place financière tunisienne en cet été 2026. Selon une étude de la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis (BVMT) rendue publique le 19 août 2026, l’amélioration des indicateurs macroéconomiques et boursiers crée un contexte propice à la relance des affaires. L’étude est intitulée « Dynamique des IPO à l’échelle mondiale et en Tunisie ».

Les chiffres de la Banque centrale de Tunisie confirment cette dynamique avec un encours de liquidité en circulation dépassant 29,8 milliards de dinars au 4 août 2026. Cette situation s’accompagne d’une baisse progressive des taux d’intérêt et d’un ralentissement de l’inflation, tombée à 5,1 % en juillet contre 5,3 % en juin.

Sur les marchés, l’euphorie se confirme de manière spectaculaire. Le Tunindex enregistre une hausse impressionnante de 44,92 % au 17 août 2026. Dans le même temps, les montants échangés sur les titres de capital ont bondi de 105 % sur un an pour atteindre 2,532 milliards de dinars, contre 1,233 milliard un an auparavant. Cette reprise du marché secondaire masque toutefois un enjeu structurel majeur : le renouvellement de la cote.

Entre 2008 et 2025, la Bourse de Tunis a enregistré 41 introductions pour 1,451 milliard de dinars levés. Si le solde net reste positif avec 25 sociétés supplémentaires en 18 ans, le rythme s’est effondré passant d’un sommet en 2012-2013 à une seule opération par an dès 2017, avant un coup d’arrêt total en 2023 et 2024. Malgré la reprise impulsée par BNA Assurances en 2025, la Bourse de Tunis prévient : l’embellie conjoncturelle ne suffira pas. Pour redynamiser les introductions, la place doit impérativement diversifier ses secteurs, renforcer sa liquidité et inciter une plus grande participation des investisseurs institutionnels.

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Ethiopian Airlines, RAM : le duel des flottes qui redessine le ciel africain

Les compagnies aériennes africaines devraient réceptionner plus de 1 200 nouveaux appareils entre 2025 et 2044, selon Boeing. Ethiopian Airlines domine le classement avec 163 avions, tandis que Royal Air Maroc affiche la plus forte progression (+19,30%).

La flotte cumulée des compagnies aériennes africaines devrait passer à 1 680 appareils à l’horizon 2044, contre environ la moitié aujourd’hui, selon le rapport « Commercial Market Outlook » de Boeing publié en décembre 2025. Plus de 1 200 avions neufs seront livrés sur la période, tandis que de nombreux appareils vieillissants seront retirés du service. Cette expansion répond à une demande de voyages qui devrait croître de 6% entre 2025 et 2044, portée par la croissance démographique, l’urbanisation, l’essor du tourisme, l’expansion de la classe moyenne et la connectivité accrue attendue avec le futur Marché unique du transport aérien africain (Mutaa).

Majoritairement publics, ces investissements bénéficient du soutien des États, qui y voient des retombées sur le tourisme, le commerce, les corridors logistiques et la création d’emplois (pilotes, techniciens, agents de cabine), ainsi que le développement de centres de maintenance (MRO). Boeing et Airbus peinent toutefois à suivre la cadence des commandes mondiales, un défi que les grands transporteurs africains contournent grâce à des alliances historiques avec les avionneurs et au leasing longue durée.

Le classement des grandes flottes africaines

Selon les données de Planespotters (appareils en service directement exploités, hors filiales) :

  1. Ethiopian Airlines — 163 appareils, contre 144 un an plus tôt (+13,20%), avec 4 avions supplémentaires en cours de livraison. Flotte parmi les plus jeunes du continent (9,4 ans en moyenne). Dans le cadre de son plan « Vision 2040 », la compagnie vise 303 appareils, 243 destinations, un chiffre d’affaires de 29 milliards de dollars et 64 millions de passagers (contre 145 appareils, 144 destinations, 7,6 milliards de dollars et 19 millions de passagers en 2024-2025). Un nouvel aéroport est en construction à Bishoftu, à 40 km d’Addis-Abeba (4 pistes, capacité de 270 avions).
  2. Airlink (Afrique du Sud, privée) — 72 appareils, contre 70 un an plus tôt. Flotte vieillissante (18,1 ans en moyenne).
  3. EgyptAir — 69 appareils, contre 71 un an plus tôt, après la cession en juin 2026 de 12 Airbus A220-300 (acquis en février 2024) au loueur Azorra. La compagnie a commandé 34 nouveaux appareils (Airbus A350-900, Boeing 737-8 MAX) pour atteindre 125 avions d’ici 2030. Âge moyen : 10,2 ans (3ᵉ flotte la plus jeune du continent parmi les compagnies d’au moins 20 appareils).
  4. Royal Air Maroc — 68 appareils au 13 août 2026, contre 57 un an plus tôt (+19,30%, la plus forte progression du top 5). Un appareil supplémentaire est en cours de réception. Âge moyen : 12 ans. Objectif : 200 appareils, 143 destinations, 31,6 millions de passagers d’ici 2037, dans le cadre du contrat-programme signé avec l’État en juillet 2023. « Le plan de développement de Royal Air Maroc prévoit l’intégration de 10 à 15 avions par an en moyenne », a déclaré à Le360 Oussama El Farisi, Head of Engineering de RAM. Nouvelles destinations ouvertes : Pékin, Toronto, São Paulo, Los Angeles, Saint-Pétersbourg, Manchester, N’Djamena. Le Maroc est devenu la première destination touristique d’Afrique devant l’Égypte ; un nouveau terminal à l’aéroport Mohammed V portera sa capacité à 45 millions de passagers/an d’ici 2029.
  5. Air Algérie — 64 appareils, après l’acquisition de 10 nouveaux avions. Âge moyen : 16,3 ans.
  6. Air Cairo (filiale low-cost d’EgyptAir) — 39 appareils, contre 35 un an plus tôt (+4 appareils). Dessert 88 destinations en Afrique, au Moyen-Orient et en Europe.
  7. FlySafair (Afrique du Sud, privée) — 38 appareils.
  8. Kenya Airways (publique) — 34 appareils.
  9. Air Peace (Nigeria, privée) — 33 appareils.
  10. TAAG (Angola, publique) — 33 appareils.

D’autres compagnies — Asky Airlines, RwandAir, Air Côte d’Ivoire, Air Sénégal — cherchent à renforcer leur position, laissant présager une intensification de la concurrence pour le contrôle du ciel africain.

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Startups MENA : la dette explose, le capital-risque marque le pas

Avec 172,6 millions de dollars levés en juillet, les startups du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord affichent une progression de 16 % sur un mois, selon la plateforme Wamda. Une embellie toutefois trompeuse : la dette a représenté 56 % de ces financements, contre seulement 2 % un an plus tôt.

Une hausse en trompe-l’œil. C’est ce que révèlent les derniers chiffres publiés par la plateforme Wamda sur le financement des startups au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA). En juillet, 45 opérations ont permis de lever 172,6 millions de dollars dans la région, un montant en progression de 16 % par rapport aux 149 millions de dollars enregistrés en juin. Le rebond reste cependant loin d’effacer le recul observé sur un an, la baisse atteignant 78 % par rapport à juillet de l’année précédente.

Derrière cette reprise mensuelle se cache une dynamique plus fragile qu’il n’y paraît. Selon Wamda, la progression des montants levés tient avant tout au recours croissant à l’endettement, les investissements en fonds propres demeurant, eux, à un niveau modéré. La part de la dette dans le financement total de la région a ainsi bondi à 56 % en juillet, contre seulement 11,5 % le mois précédent et à peine 2 % un an auparavant.

L’Arabie saoudite retrouve la première place

Sur le plan géographique, l’Arabie saoudite a repris la tête du classement régional, une position qu’elle n’occupait plus depuis le début de l’année. Les startups saoudiennes ont levé 106,6 millions de dollars à travers 16 opérations, soit près de 62 % de l’ensemble des financements captés dans la région au cours du mois.

Les Émirats arabes unis suivent avec le même nombre de transactions — 16 — mais un montant moindre, à 46,6 millions de dollars. À eux seuls, ces deux pays du Golfe concentrent environ 89 % des capitaux levés en juillet, ne laissant qu’un peu plus de 19 millions de dollars à répartir entre tous les autres marchés de la région.

La Syrie complète le podium, en devançant l’Égypte : trois startups syriennes ont mobilisé conjointement 10,16 millions de dollars. L’Égypte, pourtant habituée aux premières places régionales, n’a rassemblé que 7,25 millions de dollars sur huit opérations. Le Maroc arrive cinquième avec 2 millions de dollars levés lors d’une seule transaction, tandis que le Qatar ne compte qu’une opération, estimée à 100 000 dollars. Quant à la Tunisie, elle n’apparaît dans aucune opération de financement recensée par Wamda pour le mois de juillet, une absence qui confirme les difficultés du marché tunisien à retrouver les niveaux observés ailleurs dans la région.

Le commerce électronique en tête, la fintech la plus active

Côté secteurs, le commerce électronique arrive largement en tête, captant 55 % des montants levés en juillet. Cette suprématie s’explique toutefois davantage par un petit nombre de transactions de grande envergure que par une dynamique partagée par l’ensemble du secteur.

La GovTech occupe la deuxième place, portée notamment par la levée de 15 millions de dollars réalisée par Whiteshield, spécialisée dans les solutions technologiques destinées aux gouvernements et institutions publiques. Les super-applications complètent le trio de tête : deux startups, l’une syrienne et l’autre marocaine, ont réuni à elles seules 12 millions de dollars.

En nombre d’opérations, c’est toutefois la fintech qui reste le secteur le plus actif, avec neuf transactions totalisant 10,9 millions de dollars, malgré des montants unitaires plus modestes. La proptech n’est pas loin derrière, avec huit opérations ayant permis de lever 11,9 millions de dollars.

Enfin, Wamda souligne qu’aucune méga-transaction ni aucun tour de table à un stade avancé n’a été enregistré en juillet, l’essentiel de l’activité étant resté concentré sur les levées de fonds en phase initiale.

 

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Gisement Zarat : après 34 ans d’hibernation, l’heure du réveil?

Trente-quatre ans après sa mise au jour dans le golfe de Gabès, le gisement de Zarat n’a toujours pas été mis en production. La société mixte tuniso-libyenne Joint Oil ouvre un nouveau round d’appel d’offres, avec un calendrier s’étalant de septembre 2026 à avril 2027, pour tenter de trouver le partenaire capable de le développer.

Un gisement découvert en 1992 mais jamais exploité : c’est ce dossier que la Tunisie tente à nouveau de faire avancer. Zarat, situé au large du golfe de Gabès, fait l’objet d’un nouvel appel d’offres porté par Joint Oil, qui espère cette fois convaincre un opérateur de franchir le pas vers la production commerciale.

Plusieurs forages menés sur le site ont confirmé la présence d’hydrocarbures, avec un potentiel mixte, à la fois gazier et pétrolier. Il ne s’agit donc pas d’une zone vierge de toute exploration, mais d’une découverte dont la valorisation reste, plus de trente ans après, à concrétiser. Les données techniques disponibles évoquent, dans un scénario médian, environ 0,4 trillion de pieds cubes de gaz récupérable, auxquels s’ajoutent 50 millions de barils de liquides.

L’emplacement du gisement pourrait jouer en sa faveur : sa proximité avec les ports et infrastructures de Sfax et de Zarzis est présentée comme un atout pour faciliter un futur développement, ainsi que le traitement et l’évacuation de la production. Pour la Tunisie, mettre Zarat en production permettrait de mieux valoriser ses ressources offshore et de conforter sa production nationale d’hydrocarbures, à un moment où celle-ci recule tandis que la dépendance du pays aux importations énergétiques s’accroît. Le développement de cette découverte pourrait, dans ce contexte, alléger la pression pesant sur la balance énergétique nationale.

Un second volet consacré à l’exploration du Joint Oil Block

L’appel d’offres ne se limite pas à Zarat. Il porte également sur l’exploration du Joint Oil Block, un périmètre offshore d’environ 3.000 km² implanté dans le bassin de Gabès-Tripoli, en Méditerranée centrale, à des profondeurs d’eau comprises entre 80 et 120 mètres. Cette zone se situe dans l’espace maritime partagé entre la Tunisie et la Libye, au cœur du bassin pélagien. Sa localisation, à proximité de plusieurs actifs pétroliers et gaziers déjà en exploitation dans les deux pays, en constitue l’un des principaux arguments de vente auprès des investisseurs potentiels.

Le permis correspondant à ce bloc a été attribué en 1989. Il couvre une superficie d’environ 3.055 km², sur la marge méridionale de la Méditerranée centrale, à quelque 120 kilomètres au sud-est de Sfax et 150 kilomètres au nord-ouest de Tripoli, avec des profondeurs d’eau pouvant atteindre 120 mètres. Les campagnes d’exploration menées au fil des décennies ont permis de constituer une base de données géologique et sismique conséquente, comprenant 6.500 kilomètres de relevés sismiques 2D, 1.900 km² de données 3D, ainsi que plusieurs puits forés.

Un calendrier détaillé jusqu’en 2027

Joint Oil vient de dévoiler les nouvelles échéances de la procédure. Le processus s’ouvrira le 7 septembre 2026 et restera accessible jusqu’au 31 décembre de la même année. Les sociétés candidates auront ensuite jusqu’au 8 janvier 2027 pour déposer leurs propositions. L’annonce des candidats sélectionnés est prévue pour le 26 février 2027, avant des attributions formelles attendues au plus tard le 30 avril 2027.

Ce nouvel appel d’offres sera mis en avant lors de deux rendez-vous internationaux : à Londres, le 9 septembre, à l’occasion d’une réunion du Mediterranean, Middle East & Africa Scout Group, puis les 29 et 30 septembre, dans le cadre du World Energy Summit.

Joint Oil, un partenariat né d’un accord tuniso-libyen de 1988

L’opérateur à la manœuvre, Joint Oil Exploration, Exploitation and Petroleum Services Company, résulte d’un accord bilatéral signé entre la Tunisie et la Libye en 1988. Son capital est réparti à parts égales entre l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) et la société libyenne OLA Energy Holdings. Instituée le 8 août 1988 par une convention entre les deux États, la société a ensuite été entérinée par la loi tunisienne n°89-10 du 1er février 1989.

Depuis sa création, Joint Oil concentre son activité sur l’exploration des ressources situées dans cette zone offshore à cheval entre les eaux tunisiennes et libyennes — un cadre dans lequel s’inscrivent aujourd’hui les deux volets de ce nouvel appel d’offres, entre relance d’une découverte ancienne et poursuite de l’exploration régionale.

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Concert d’Elissa à Carthage : l’ambassadeur libanais salue une reine… qui n’a peut-être jamais existé

Un moment surprenant s’est produit sur la scène du Festival international de Carthage, lors du concert d’Elissa, le 15 août. La chanteuse libanaise porte le même nom que notre illustre Elissa, la princesse tyrienne à laquelle la tradition attribue la fondation de Carthage. Alors qu’elle se produisait à guichets fermés devant un théâtre annoncé comme rempli au-delà même de sa capacité, l’ambassadeur du Liban à Tunis a pris la parole. Il a ainsi salué le « retour de la reine à Carthage ».

Cette intervention n’a pas manqué d’interpeller plusieurs observateurs. Mais laissons la déclaration de l’ambassadeur de côté : il ne s’agit pas ici de la qualifier, mais de revenir sur une question beaucoup plus ancienne et autrement plus fascinante : Didon était-elle une réalité historique ou un personnage de légende ? Une interrogation qui traverse les siècles et que cet événement contemporain remet soudainement au premier plan.

Didon et Énée : une histoire d’amour mythique inventée par Virgile

La première est Didon, l’amante d’Énée, rendue célèbre par Virgile au Ier siècle avant notre ère. Dans l’Énéide, le poète raconte comment Énée, après la chute de Troie, arrive à Carthage, devient l’amant de Didon, puis l’abandonne sur ordre des dieux. Didon se donne alors la mort. Cette histoire est une construction littéraire : les auteurs antiques savaient déjà qu’Énée et Didon ne pouvaient pas avoir vécu à la même époque, plusieurs siècles séparant la guerre de Troie de la fondation de Carthage. Virgile a volontairement ignoré cette impossibilité chronologique pour donner une dimension tragique à l’opposition entre Rome et Carthage. Sur ce point, le consensus est clair : la rencontre entre Énée et Didon relève de la fiction poétique de Virgile.

Mais cela ne signifie pas que Didon elle-même soit une invention. Il existe une seconde tradition, plus ancienne, consacrée à Elissa, princesse de Tyr et fondatrice de Carthage. C’est cette Elissa qui constitue le véritable sujet du débat historique.

Des sources anciennes convergentes : Elissa, princesse de Tyr, au cœur des récits historiques

La première mention connue du récit fondateur remonte à Timée de Tauroménion, historien grec du IVe-IIIe siècle av. J.-C., qui fixe la fondation de Carthage en 814 avant notre ère. Dans son récit, Elissa est la sœur de Pygmalion, roi de Tyr. Après que son frère a assassiné son mari Sychée, elle fuit avec ses partisans et fonde Carthage sur les côtes d’Afrique du Nord. Ce récit est repris par Trogue Pompée (Ier s. av. J.-C.), connu par l’abrégé de Justin (IIIe s. apr. J.-C.).

À ces traditions s’ajoute une source d’une nature différente : au Ier siècle, l’historien juif Flavius Josèphe cite, dans Contre Apion, les annales des rois de Tyr compilées par Ménandre d’Éphèse. Cette chronique dynastique indique qu’au cours de la septième année du règne de Pygmalion, sa sœur s’enfuit et fonda Carthage en Libye.

Ces traditions ne sont pas identiques dans tous leurs détails, mais elles présentent un élément commun : le souvenir d’une femme issue de Tyr associée à la fondation de Carthage. Cette convergence conduit des spécialistes comme Dexter Hoyos à estimer très probable qu’un noyau historique se cache derrière la légende. Cela ne signifie pas que tous les détails, comme la ruse de la peau de bœuf ou le suicide, soient authentiques, mais qu’une personne réelle a pu être à l’origine d’une tradition ensuite enjolivée.

Ce que dit l’archéologie : entre datations incertaines et indices fragiles

À ce jour, aucune trace de peuplement sur le site de Carthage antérieure au dernier quart du VIIIe siècle av. J.-C. n’a été mise au jour, ce qui pose un problème pour la date traditionnelle de 814. Deux hypothèses sont possibles : soit cette date est erronée, soit les fouilles n’ont pas encore atteint les niveaux les plus anciens. Des travaux publiés en 2007 indiquent que la couche phénicienne la plus ancienne pourrait être datée entre 900 et 750 av. J.-C., une fourchette compatible avec la chronologie des annales de Ménandre, qui situe les événements vers 870 av. J.-C.

Un pendentif en or portant une inscription mentionnant Pygmalion a été découvert dans une nécropole carthaginoise, mais son contexte archéologique est largement postérieur à l’époque supposée, ce qui rend son interprétation complexe. Il ne constitue donc pas une preuve incontestable.

Surtout, aucune inscription phénicienne contemporaine, rédigée par les Carthaginois eux-mêmes, ne mentionne une fondatrice appelée Didon ou Elissa. Cette absence ne permet pas de conclure que le personnage n’a jamais existé, mais elle empêche les historiens de transformer une probabilité en certitude.

Alors, mythe ou réalité ? Les historiens partagés entre légende et histoire

La réponse dépend de ce que l’on appelle « Didon ». Si l’on parle de Didon et Énée, la réponse est claire : leur histoire appartient à la littérature. Si l’on parle d’Elissa, la princesse de Tyr, la réponse est nuancée. Plusieurs sources anciennes indépendantes convergent, ce qui rend probable l’existence d’un noyau historique. Mais aucune preuve archéologique directe ne permet aujourd’hui d’affirmer qu’Elissa a réellement existé.

Comme dans le cas de Romulus à Rome, le récit fondateur de Carthage a probablement été enrichi par la tradition. Mais il pourrait conserver, au cœur de la légende, le souvenir d’un événement réel et peut-être celui d’une femme qui a vraiment existé. Entre la reine tragique de Virgile et la princesse phénicienne des traditions anciennes, l’histoire n’a pas encore définitivement tranché. Le débat reste ouvert, et chaque nouvelle découverte archéologique pourrait un jour faire basculer la balance.

 

 

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Marbre tunisien : Anis Ben Saïd alerte sur une double pression fiscale

Contrôles fiscaux rétroactifs sur dix ans, taxe à l’exportation représentant jusqu’à 60 % du prix de vente : le secteur tunisien du marbre traverse une zone de turbulences qui, selon le conseiller fiscal et enseignant universitaire Anis Ben Saïd, pourrait précipiter la fermeture de nombreuses unités et la perte de près de 50 000 emplois…

Dans une déclaration à L’Economiste Maghrébin, Anis Ben Saïd réclame une intervention législative urgente pour éviter, selon lui, l’effondrement de ce secteur industriel : carrières à l’arrêt, redressements fiscaux impossibles à honorer, exportations en chute libre. À l’origine de cette alerte, une décision de la Direction générale des impôts (DGI), qui aurait entrepris depuis le début de l’année 2026 une vague de contrôles destinés à réclamer aux opérateurs du secteur le droit de consommation sur le marbre. Ce prélèvement, prévu par la loi 88-62, s’applique aussi bien à l’importation qu’à la production locale, sur la base de la Nomenclature Générale des Prix. Ses taux sont loin d’être négligeables : 10 % pour l’extraction, 25 % pour les produits semi-finis et jusqu’à 50 % pour les produits finis.

Le problème, souligne Anis Ben Saïd, c’est que cette exigence entre en contradiction directe avec une position prise en 2005 par la Direction générale des études et de la législation fiscale (DGELF), qui exonérait alors explicitement la production locale de cette taxe. Sur la foi de cette interprétation officielle, les professionnels du secteur et leurs conseils fiscaux n’ont jamais collecté ce droit auprès des consommateurs pendant près de deux décennies.

Résultat : les entreprises se retrouvent aujourd’hui sous le coup de redressements portant sur dix années de défaut de déclaration, pour des montants qu’elles jugent impossibles à assumer. Anis Ben Saïd illustre l’ampleur du problème par un exemple concret : une société réalisant 5 millions de dinars de chiffre d’affaires se voit réclamer 2,5 millions de dinars par l’administration fiscale, soit la moitié de son revenu brut.

Une taxe à l’exportation qui étrangle les carrières

À cette charge s’ajoute une seconde contrainte, instaurée par l’article 26 de la loi de finances 2023 : une taxe à l’exportation frappant le marbre en bloc. Fixée initialement à 250 dinars la tonne, elle a été ramenée à 200 dinars en 2024, un allègement jugé insuffisant par l’expert, qui rappelle que ce montant équivaut à environ 60 % du prix de vente, la tonne de marbre s’écoulant à l’export autour de 100 euros seulement.

Cette pression tarifaire a entraîné un effondrement des volumes exportés, en particulier pour le marbre de Thala, et contraint plusieurs carrières à cesser leur activité, la vente sur le marché local n’étant plus suffisamment rentable pour compenser. La crise que traverse par ailleurs le secteur immobilier n’arrange rien à la situation : la baisse du pouvoir d’achat des ménages pousse les promoteurs à réduire leurs commandes, ce qui pèse directement sur la demande intérieure.

Conséquence paradoxale de cet ensemble de contraintes : le marbre importé devient plus compétitif que la production nationale. Un renversement qui, selon Anis Ben Saïd, risque à terme de faire de la Tunisie un simple pays importateur de marbre, au détriment de son propre tissu industriel.

Les pistes avancées pour la loi de finances 2027

Pour enrayer cette dynamique, le conseiller fiscal défend plusieurs mesures qu’il souhaite voir inscrites dans le prochain projet de loi de finances. La première consiste en une exonération rétroactive portant sur les dix dernières années – une demande également portée par les professionnels du secteur -, qui font valoir que l’État n’a jamais réclamé ce droit de consommation depuis l’entrée en vigueur de la loi, il y a 38 ans.

La seconde proposition concerne le mode de calcul de la taxe elle-même. Anis Ben Saïd suggère d’abandonner le système actuel de taux proportionnels au profit de montants fixes, indexés à la surface, de l’ordre d’un ou deux dinars par mètre carré, par exemple.

Des échanges ont d’ores et déjà eu lieu à ce sujet avec les ministères de l’Industrie et des Finances, ainsi qu’avec plusieurs députés. Anis Ben Saïd appelle désormais les autorités concernées à se saisir pleinement du dossier, afin de préserver, selon ses termes, la valeur ajoutée et les emplois que représente ce secteur pour l’économie tunisienne.

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Kérosène : la facture de Tunisair s’envole au deuxième trimestre 2026

Presque deux fois plus cher qu’un an plus tôt : c’est la hausse du prix moyen de la tonne de Jet A-1 supportée par Tunisair entre avril et juin 2026, tandis que le trafic passagers recule légèrement sur le trimestre, mais progresse sur l’ensemble du semestre, et que la ponctualité, elle, s’améliore nettement.

Un an. Deux prix. Le coût moyen de la tonne de kérosène Jet A-1 a presque doublé chez Tunisair au deuxième trimestre 2026. En cause : une flambée des cours du Brent, amplifiée par un élargissement marqué du crack spread, l’écart entre le prix du pétrole brut et celui du carburant aviation. Sur l’ensemble du premier semestre, la facture pétrolière grimpe à 242 millions de dinars (MD), en hausse de 46,7 %, tirée par un bond de 93 % des seules dépenses en carburant (164 MD contre 85 MD un an plus tôt).

656 248 passagers ont volé avec la compagnie entre avril et juin, soit 1 % de moins qu’à la même période de 2025. Un repli que Tunisair attribue au déclenchement du conflit dans la région du Golfe, selon ses indicateurs d’activité. Sur l’ensemble du premier semestre 2026, la tendance est toutefois positive : la compagnie a transporté 1 196 899 passagers, contre 1 155 997 un an plus tôt, soit une progression de 3,5 %. Les revenus du transport de passagers suivent cette dynamique, atteignant 724,7 MD contre 708,8 MD (+2,2 %), pour une recette moyenne stable, autour de 605 dinars par passager.

Cette performance se traduit aussi par un renforcement de la position concurrentielle de la compagnie : sa part de marché s’établit à 22,3 % sur l’ensemble du semestre (contre 21,8 % un an plus tôt), et à 20,5 % sur le seul deuxième trimestre.

Les chiffres d’exploitation du trimestre suivent une tendance plus baissière. Le taux de remplissage kilométrique tombe à 71,6 %, contre 75,2 % un an plus tôt. Le coefficient de chargement recule à peine, de 62,7 % à 62,4 %. Seule la recette moyenne résiste, restant stable sur un an.

Cette contre-performance trimestrielle masque cependant de réels gains d’efficacité opérationnelle sur le semestre. Exploitant une flotte stable de 19 appareils (7 en propriété, 3 en leasing financier, 9 en location longue durée), Tunisair a fait passer l’utilisation quotidienne de ses avions de 7,50 à 9,42 heures par jour. Résultat : les heures de vol assurées avec sa propre flotte ont augmenté de 10,5 % sur le semestre (+16 % au deuxième trimestre), permettant de réduire de 46,5 % le recours, coûteux, aux affrètements extérieurs.

Côté ponctualité, la progression est nette. 39 % des vols étaient à l’heure au deuxième trimestre 2025 ; ils sont désormais 54 %, portant le taux de ponctualité à 47 % sur l’ensemble du semestre. Un motif de satisfaction qui s’accompagne d’une politique de rationalisation des coûts : les effectifs ont été ramenés à 2 465 employés au 30 juin 2026, contre 2 721 un an plus tôt (-9,4 %), et les loyers d’avions ont reculé de 7,7 % sur le semestre, à 84 MD. Les charges d’entretien et de réparation, elles, ont fortement augmenté (60 MD contre 15 MD un an plus tôt), pour garantir la disponibilité et la fiabilité technique de la flotte.

Ce redressement opérationnel contraste avec la trajectoire financière du groupe. Si les liquidités se sont nettement renforcées, à 153 MD au 30 juin 2026 contre 90 MD un an auparavant (+70 %), l’endettement global continue lui aussi de grimper, à 728 MD (+22,5 %), alourdi par de nouveaux crédits bancaires souscrits fin 2025 puis au début de 2026 pour financer le programme d’entretien et le besoin en fonds de roulement.

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13 Août – Khaled Dabbabi : « Le CSP a besoin d’une refonte réelle et courageuse »

Considéré depuis 1956 comme la « Constitution sociale » de la Tunisie, le Code du statut personnel (CSP) a longtemps fait figure de texte avant-gardiste. Mais entre inégalités successorales, dot et statut de chef de famille réservé à l’époux, ses limites sont aujourd’hui pointées du doigt. Khaled Dabbabi, enseignant-chercheur en droit public et en sciences politiques, dresse un constat sans concession et plaide pour un véritable code de la famille. Entretien.

Depuis 2011, plusieurs voix, notamment des juristes, des acteurs de la société civile et des militants, revendiquent une réforme du CSP. Quelles réformes demandent-ils précisément et pourquoi sont-elles jugées nécessaires ?

Le CSP revêt une importance capitale dans l’histoire institutionnelle de l’État tunisien. Il a été adopté puis promulgué en 1956, c’est-à-dire trois ans avant la promulgation de la Constitution de 1959. C’est la raison pour laquelle que le CSP est considéré comme la « Constitution sociale » de la Tunisie.
Dans son contexte historique, le CSP peut être considéré comme un texte avant-gardiste (certains spécialistes l’ont qualifié de véritable « révolution par le droit »). Il a apporté avec lui des mesures innovantes et avant-gardistes pour l’époque et pour l’aire culturelle et civilisationnelle arabo-musulmane, telles que l’abolition de la répudiation et l’exigence du divorce judiciaire, l’exigence d’un âge minimum pour le mariage, l’abolition de la tutelle du père et, surtout, l’interdiction de la polygamie et sa pénalisation.
Par la suite, et par touches successives, ce socle initial a été consolidé par d’autres mesures. Et ce, aussi bien par des textes externes au CSP, telle la loi 58-27 du 4 mars 1958 relative à la tutelle publique, à la tutelle officieuse et à l’adoption, ou la loi 98-75 du 28 octobre 1998 relative à l’attribution d’un nom patronymique aux enfants abandonnés ou de filiation inconnue; que par la révision du CSP lui-même, dans le but de l’adapter davantage à l’évolution de la famille tunisienne. On peut citer, dans ce contexte, la loi 93-74 du 12 juillet 1993, qui a supprimé le devoir d’obéissance incombant à l’épouse.

Mais alors…?

Pourtant, et malgré tous ces efforts, le CSP a besoin d’une refonte réelle et courageuse pour qu’il rime réellement avec le vécu de la famille tunisienne du XXIe siècle, et pour qu’il devienne enfin compatible et conforme aux dispositions constitutionnelles et internationales dûment ratifiées par l’État tunisien en matière d’égalité devant la loi et de non-discrimination.

Le CSP souffre encore de plusieurs lacunes, insuffisances et inégalités devenues anachroniques. On peut citer à cet égard l’inégalité successorale, le maintien du statut de chef exclusif de famille au profit de l’époux-père, ou la pérennisation de la dot en tant que condition substantielle du contrat de mariage, etc.

En effet, le CSP souffre encore de plusieurs lacunes, insuffisances et inégalités devenues anachroniques. On peut citer à cet égard l’inégalité successorale, le maintien du statut de chef exclusif de famille au profit de l’époux-père, ou la pérennisation de la dot en tant que condition substantielle du contrat de mariage, etc.
Personnellement, je considère que le CSP était un bon code, mais pas aussi révolutionnaire, même pour son époque : on aurait pu et dû mieux faire. Il reste un code d’inspiration purement musulmane, présenté comme une relecture moderne du droit musulman classique.
Même dans son style et sa rédaction, ce texte s’apparente davantage à un recueil de fiqh (مدونة فقهية) qu’à un véritable code de droit positif étatique. Même sa dénomination pose problème : le terme « statut personnel » n’est pas un terme juridique ; il est issu du jargon du fiqh et du droit musulman classique.

Personnellement, je considère que le CSP était un bon code, mais pas aussi révolutionnaire, même pour son époque : on aurait pu et dû mieux faire. Il reste un code d’inspiration purement musulmane, présenté comme une relecture moderne du droit musulman classique.

Ce référentiel religieux a malheureusement toujours enfermé la question de la famille tunisienne dans un débat purement identitaire et religieux. Alors qu’il s’agit en réalité d’une question de droit objectif, de droits subjectifs, de citoyenneté, d’égalité et de constitutionnalité.
La famille tunisienne mérite désormais un véritable code de la famille, et non un code du statut personnel, qui opère une rupture courageuse, totale et radicale avec cet héritage identitaire archaïque, et au sein duquel toute famille tunisienne, musulmane ou non, puisse s’intégrer. Un code qui oriente enfin le débat vers son champ sémantique naturel, celui des droits et de la légalité constitutionnelle.

Le Parlement, dans sa configuration actuelle, est-il en mesure d’examiner, de débattre et d’adopter des réformes aussi avant-gardistes ?

On sait tous que le Parlement actuel n’est qu’une simple chambre d’enregistrement, au sein d’un régime et d’un système politiques largement inégalitaires qui profitent au chef de l’État et chef de l’exécutif. On a pu observer la très faible qualité du fonctionnement de cette institution. Elle est très mal partie, voire structurellement incapable d’assumer une mission aussi délicate.
Pire encore, on a vu et entendu certains députés inciter au retour de la polygamie et légitimer le viol des femmes. Comme disent les Français : « Qui souffre d’un manque ne peut guère l’offrir ». On ne peut pas demander à ce Parlement, faible, effrité et conservateur, de penser à des réformes aussi audacieuses.

La société tunisienne serait-elle prête à accepter une telle réforme si elle était adoptée, notamment face aux éventuelles résistances des milieux conservateurs ?

Contrairement à ce que l’on croit, la société tunisienne est une société largement conservatrice, qui envisage presque tout sous l’angle de l’identité et de la religion. Certains députés qui se disent de gauche sont contre l’égalité. Certains responsables politiques qui se disent laïcs tiennent des propos radicalement contraires à la laïcité et à la modernité.
La magistrature est également conservatrice ; sa jurisprudence, notamment judiciaire, reste marquée par une tendance largement conservatrice, en particulier en matière de droits et de libertés. Le même constat vaut pour l’administration, et même pour certains universitaires : que dire alors du citoyen ordinaire ?
Toutefois, l’égalité, la modernité et la démocratie ne doivent jamais attendre le changement de cette mentalité dominante. Parfois, pour pouvoir avancer et opérer la rupture épistémologique souhaitée, il faut savoir choquer, ne pas se contenter des perceptions et mentalités dominantes, et aller au-delà pour proposer un nouveau modèle sociétal, moderne, en phase avec le XXIe siècle. Si la mentalité dominante est en retard et reste figée dans des idéaux que l’humanité a dépassés, l’État doit, lui, vivre dans le présent et raisonner pour l’avenir.
René Descartes disait : « Pour atteindre la vérité, il faut une fois dans sa vie se défaire de toutes les opinions qu’on a reçues, et reconstruire tout à nouveau ». L’État tunisien est appelé ici à être, à la fois, audacieux et cartésien.

Comment sensibiliser l’opinion publique à l’importance d’une réforme en profondeur du Code du statut personnel ? Un débat sociétal préalable est-il indispensable pour parvenir à un consensus ?

Une loi efficiente et efficace est toujours une loi intériorisée par les citoyens.  On peut rédiger les plus beaux textes : ils resteront lettre morte s’ils ne reflètent pas un certain crédo politique et sociétal ancré dans la société, et une certaine maturité civilisationnelle enracinée.

La citoyenneté, la culture du respect du droit, le civisme et l’égalité doivent être inculqués dès l’école, le collège et le lycée. Il est trop tard pour devenir un citoyen démocrate à l’âge de vingt ans. La démocratie s’apprend bien avant et notre système éducatif reste lacunaire, voire stérile, sur ce point.

J’ai dit que l’État ne doit jamais attendre le changement des mentalités ; mais, au-delà du volet juridique, il doit lui-même œuvrer à ce changement des perceptions archaïques et les éradiquer par d’autres moyens, non juridiques cette fois. C’est-à-dire par une stratégie claire visant une refonte totale et une véritable révolution de notre système éducatif, l’un des maillons les plus faibles du passé comme du présent.
La citoyenneté, la culture du respect du droit, le civisme et l’égalité doivent être inculqués dès l’école, le collège et le lycée. Il est trop tard pour devenir un citoyen démocrate à l’âge de vingt ans. La démocratie s’apprend bien avant, et notre système éducatif reste lacunaire, voire stérile, sur ce point.
Notre système fait sortir des sujets et non des citoyens.

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