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Éducation : 25 postes d’ingénieurs à pourvoir, les inscriptions ouvrent le 7 septembre

Le ministère de l’Éducation ouvre un concours externe pour recruter 25 ingénieurs principaux relevant du corps commun des ingénieurs des administrations publiques. Deux arrêtés publiés au JORT n°84 du 21 août fixent les spécialités recherchées, les conditions de participation et le calendrier : les inscriptions en ligne se dérouleront du 7 au 17 septembre 2026, tandis que le concours débutera le 6 octobre.

25 postes dans quatre spécialités

Le recrutement cible quatre profils d’ingénieurs. Le génie civil représente l’essentiel des besoins avec 17 postes à pourvoir.

Le ministère prévoit également 4 postes en informatique, 3 en génie électrique et 1 poste en mécanique des fluides. Au total, 25 ingénieurs principaux seront donc recrutés à l’issue du concours.

Cette répartition donne une indication claire sur les compétences recherchées par le ministère, avec une forte demande dans les domaines liés aux infrastructures, mais également dans les secteurs informatique et électrique.

Qui peut participer ?

Le concours est destiné aux candidats remplissant plusieurs conditions. Il faut notamment être titulaire du diplôme national d’ingénieur ou d’un diplôme reconnu équivalent et être inscrit au tableau de l’Ordre des ingénieurs.

La limite d’âge est fixée, en principe, à 40 ans, selon les règles réglementaires applicables au calcul de l’âge pour les concours de recrutement dans la fonction publique.

Les candidats devront donc vérifier leur éligibilité avant de déposer leur dossier, notamment en fonction de leur diplôme et de leur spécialité.

Une sélection en deux étapes

Le concours ne repose pas uniquement sur l’examen administratif des dossiers. La procédure prévoit d’abord une étude des candidatures, avant une seconde phase consacrée à un oral dans la spécialité du candidat.

Cette épreuve orale comprend une présentation de 15 minutes, suivie de 15 minutes de discussion avec le jury. Une particularité est également prévue : le candidat doit effectuer sa présentation dans une langue différente de celle utilisée lors de la discussion.

Les candidats doivent par ailleurs se conformer aux règles fixées pour l’épreuve. L’utilisation de documents ou d’appareils électroniques non autorisés est interdite et toute fraude peut entraîner l’exclusion du concours.

Trois dates à retenir

Pour les candidats intéressés, le calendrier est particulièrement simple :

  • 7 septembre 2026 : ouverture des inscriptions en ligne.
  • 17 septembre 2026 : clôture des inscriptions à distance.
  • 6 octobre 2026 : début du concours, qui se poursuivra les jours suivants.

Les inscriptions ne sont donc pas encore ouvertes : les candidats disposent de quelques jours pour préparer leurs documents avant l’ouverture de la plateforme.

Le portail officiel de candidature devra être consulté dès sa mise en ligne afin de connaître les modalités pratiques de dépôt des dossiers et les éventuelles pièces exigées.

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A quelques jours de la rentrée : les réparations des établissements scolaires sont urgentes

Quand les enfants étaient partis en vacances au mois de juin, ils ne savaient pas qu’ils avaient laissé derrière eux des établissements en piteux état : des murs noircis d’inscriptions malsaines, des pupitres cassés, des vitres brisées, des robinets arrachés, des espaces verts endommagés, des lampes détruites et des cours jonchées de papiers et de saletés. A part ces traces laissées par les débordements et le désordre qui marquent chaque fin d’année scolaire dans tous les établissements et les herbes sauvages qui poussent dans les espaces verts de l’école et sur les terrains de sport. D’où la nécessité de réparer tous ces dégâts matériels afin que nos élèves et nos enseignants retrouvent à la rentrée des conditions normales pour un bon démarrage de la nouvelle année scolaire.
Cela suppose qu’on profite des vacances d’été pour procéder à une opération d’entretien des lieux. Tout l’établissement, meuble et immeuble, devrait être nettoyé et remis à neuf. Pour ce faire, il faut commencer sans délai pour que les travaux d’entretien et de réparation soient prêts à temps, d’autant plus que certains établissements comportent des dizaines de salles de classe, plusieurs laboratoires et bureaux, pas mal de couloirs et d’escaliers ainsi que des cours et des terrains de sport et sans oublier les blocs sanitaires à entretenir. Tout cela exige une équipe d’entretien qui devrait disposer du temps nécessaire pour accomplir cette tâche et pour éviter les travaux de dernière minute qui coïncident avec la rentrée et font que les cours sont dérangés par le bruit agaçant des machines-outils utilisées par les ouvriers pendant les heures d’études.

Travaux d’entretien et de réparation
C’est que la majorité des chefs d’établissements ne pense à ces travaux d’entretien qu’à la dernière semaine qui précède la rentrée, si ce n’est à la rentrée même. De cette façon, rien ne peut se réaliser en temps opportun, c’est-à-dire avant même le démarrage des cours, ce qui peut entraver leur marche normale : imaginez des écoles où l’eau potable fait défaut, pendant les jours des grandes chaleurs de fin septembre ou du début octobre, ou bien des salles de classe dont les vitres ne sont pas encore réparées, ou encore des tableaux non encore repeints !

Les chefs d’établissement sont peut-être incapables d’assurer ce genre de travaux pendant l’été, étant donné qu’il n’y a pas assez de personnel pour les faire, sachant qu’ils sont en congé annuel et qu’ils ne reprennent leur travail qu’à l’approche de la rentrée. «C’est pourquoi les travaux de réparation peuvent traîner jusqu’après la rentrée, nous a expliqué un directeur d’une école primaire, nous faisons de notre mieux pour préparer au moins les salles de classe, le reste se fait par la suite, nous nous estimerons heureux si nous arrivons à tout réparer avant la rentrée. D’ailleurs, ces travaux de réparation ne finissent jamais, il y a toujours quelque chose à réparer durant toute l’année scolaire ; les enfants causent beaucoup de dégâts».

La municipalité doit mettre la main à la pâte
La municipalité devrait mettre la main à la pâte ; elle est sollicitée pour participer à ces travaux de réparation, notamment l’entretien des alentours des établissements : embellissement des lieux, éclairage public, arrachage des végétations indésirables, réparation des clôtures délabrées, aménagement des terrains de sport dévastés par les herbes. Pas mal d’établissements sont exploités pendant les vacances par les colonies de vacances partout dans le pays, ce qui pourrait occasionner davantage de dégâts, surtout au niveau des blocs sanitaires à force d’une utilisation massive au cours de l’été. «Ces blocs sanitaires, nous confie un directeur d’école, deviennent souvent hors d’usage, ayant subi des dégâts considérables à tel point qu’on n’arrive pas à les réparer avant la rentrée, il faudrait avoir recours à des entreprises de plomberie, ce qui prend un certain temps».

Certains directeurs privilégient les travaux qui touchent directement à la sécurité (réparation des fermetures des grilles, réparation de l’appareillage électrique, restauration des plateformes devenues tortueuses ou caillouteuses, retapage des marches des escaliers endommagées, aménagement des préaux, amélioration des vestiaires insalubres, fixation des tableaux…). Certes, la nature des travaux diffère d’un établissement à un autre, cela dépend de l’état des lieux, mais la peinture des murs des salles de classe est une priorité. De toute façon, les directeurs d’établissement scolaires ont du pain sur la planche d’ici la rentrée qui devrait démarrer dans les meilleures conditions possibles.

Hechmi KHALLADI

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ENSIT : une bourse complète pour poursuivre un master au Japon

L’École nationale supérieure d’ingénieurs de Tunis (ENSIT) ouvre aux étudiants et aux jeunes diplômés la possibilité de poursuivre un master au Japon avec une bourse d’études complète, dans le cadre des programmes de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA).

Selon une publication de l’école sur sa page officielle Facebook, cette opportunité permet aux bénéficiaires d’intégrer des universités japonaises prestigieuses et de bénéficier d’une formation internationale de haut niveau. Elle offre également l’occasion de découvrir le système scientifique et technologique japonais et d’élargir les réseaux professionnels et académiques à l’échelle internationale.

Les programmes de master couvrent plusieurs domaines, notamment l’ingénierie et les technologies, l’environnement et le changement climatique, l’économie et la gestion, l’éducation et l’enseignement, l’agriculture et le développement rural, la santé publique ainsi que le développement social.

L’ENSIT encourage les étudiants et les diplômés éligibles à se préparer à présenter leur candidature afin de bénéficier de cette opportunité de mobilité internationale et de formation académique au Japon.

Établissement public tunisien d’enseignement supérieur relevant de l’Université de Tunis, l’ENSIT est spécialisée dans la formation d’ingénieurs dans plusieurs domaines techniques et industriels, notamment le génie électrique, le génie mécanique, le génie civil et l’informatique. Elle propose une formation d’ingénieur dans diverses spécialités technologiques et développe des partenariats académiques internationaux permettant notamment aux étudiants de participer à des programmes d’échange et à des formations menant à des doubles diplômes.

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Rentrée scolaire : un nouveau salon dédié aux élèves et aux familles

Le siège de l’UTICA à Tunis accueillera du 2 au 5 septembre 2026, la première édition du salon éducatif « Back to School », un rendez-vous destiné aux élèves, aux parents et aux professionnels de l’éducation.

Pendant quatre jours, les familles pourront découvrir, en un seul lieu, une large offre pour préparer la rentrée : fournitures scolaires, livres, jeux éducatifs, solutions d’e-learning, technologies, accessoires, alimentation saine, mobilier et décoration pour enfants, ainsi que des marques lifestyle tunisiennes.

Le salon proposera également des panels et ateliers consacrés à des sujets qui concernent directement les élèves et leurs parents : violence scolaire, école de demain et numérique, lecture et créativité, orientation scolaire, employabilité des jeunes et bien-être à l’école.

L’objectif est de permettre aux familles de découvrir de nouvelles solutions, comparer les offres et mieux préparer la rentrée, tout en favorisant les échanges autour des défis de l’éducation.

Mohamed Sahbi RAMMAH

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Les mathématiques, une priorité nationale pour construire la Tunisie de demain

 Par Mourad Bellassoued*

À l’heure où l’intelligence artificielle bouleverse les modèles économiques, où les technologies quantiques ouvrent de nouveaux horizons et où les données deviennent une ressource stratégique, une certitude s’impose : la puissance des nations se mesure désormais autant à leur capacité à produire de la connaissance qu’à leurs ressources naturelles ou à leur puissance industrielle. Au cœur de cette nouvelle géographie du pouvoir se trouvent les mathématiques.

Longtemps considérées comme une discipline scolaire exigeante, parfois même intimidante, elles sont aujourd’hui le langage universel de l’innovation. Derrière chaque algorithme d’intelligence artificielle, chaque système de cybersécurité, chaque avancée en médecine de précision, chaque modèle climatique ou chaque technologie financière se cachent des décennies de recherche mathématique.

Le véritable enjeu pour la Tunisie n’est donc plus uniquement d’améliorer les résultats des élèves en mathématiques. Il est plus ambitieux : voulons-nous être un pays qui utilise les technologies conçues ailleurs ou une nation capable de participer à leur conception, à leur développement et à leur maîtrise ?

La réponse à cette question se construit d’abord dans nos écoles.

Les mathématiques, un choix stratégique

Faire des mathématiques une priorité nationale ne signifie pas accorder davantage d’importance à une discipline qu’à une autre. C’est reconnaître leur rôle structurant dans l’ensemble de notre système de développement.

Les pays qui dominent aujourd’hui les secteurs de l’intelligence artificielle, des semi-conducteurs, de la santé numérique ou des technologies de rupture ont compris une réalité simple : la première richesse d’une nation est son capital humain.

Former un jeune capable de raisonner, de modéliser, d’interpréter des données ou de résoudre des problèmes complexes constitue un investissement dont les bénéfices dépassent largement le cadre de l’école. Ces compétences irriguent l’ensemble de l’économie, de l’industrie à l’agriculture, de la santé à la finance, de l’énergie à l’administration publique.

Les mathématiques ne forment pas uniquement des ingénieurs ou des chercheurs. Elles développent l’esprit critique, la rigueur intellectuelle, la créativité et la capacité à décider dans un environnement de plus en plus complexe.

Mais cette ambition ne peut être réduite aux seules applications immédiates des mathématiques. Elle repose également sur la recherche fondamentale, dont la vocation première est d’élargir les frontières de la connaissance.

La recherche fondamentale naît souvent d’une question simple, parfois même déroutante. Elle ne concerne pas seulement les mathématiques ou les sciences exactes, mais l’ensemble des disciplines. Qui aurait imaginé que des chercheurs consacreraient plusieurs années à répondre à cette interrogation : les abeilles savent-elles compter ? Les résultats ont pourtant révélé qu’elles sont capables de compter jusqu’à cinq, d’effectuer des additions et des soustractions élémentaires, et même de maîtriser la notion de zéro. Ce qui peut sembler anecdotique illustre en réalité la véritable nature de la recherche fondamentale : explorer l’inconnu, repousser les frontières de la connaissance et ouvrir la voie à des innovations souvent impossibles à anticiper.

C’est précisément cette capacité à investir dans la connaissance, y compris lorsque ses applications ne sont pas immédiatement visibles, qui a permis aux grandes avancées scientifiques et technologiques de transformer aujourd’hui nos sociétés.

 

Une force sur laquelle la Tunisie peut s’appuyer

Contrairement à une idée parfois répandue, la Tunisie ne part pas de zéro. Elle dispose d’un capital scientifique et humain de premier ordre, construit au fil de plusieurs décennies d’investissement dans l’enseignement supérieur et la recherche.

Cette force se manifeste d’abord dans la recherche scientifique. Le pays compte aujourd’hui plus de 22.000 chercheurs en équivalent temps plein, dont près de 12.000 doctorants, et affiche une densité de plus de 1.600 chercheurs par million d’habitants, l’une des plus élevées d’Afrique. Avec 839 publications scientifiques par million d’habitants, la Tunisie figure parmi les pays africains les plus performants en matière de production scientifique, tandis que près de 60% de ses publications paraissent dans des revues internationales classées dans les deux premiers quartiles (Q1 et Q2), attestant de leur qualité et de leur visibilité.

Les mathématiques occupent une place de choix dans cette dynamique. En 2025, la Tunisie a publié près de 10.600 articles scientifiques indexés dans Scopus, dont près de 2.000 concernent les mathématiques et leurs interactions avec d’autres disciplines. Plus de 550 de ces travaux ont été publiés dans des revues figurant parmi les 25% les plus influentes au monde (Q1). Cette excellence repose également sur un réseau d’une trentaine de laboratoires spécialisés en mathématiques et en mathématiques appliquées, répartis dans plusieurs universités et fortement intégrés aux réseaux internationaux de recherche.

Cette dynamique trouve son origine bien en amont, dans le système éducatif. Les universités et les grandes écoles tunisiennes forment depuis des décennies des générations de mathématiciens, de scientifiques et d’ingénieurs dont les compétences sont reconnues tant en Tunisie qu’à l’international. Au niveau du secondaire, le taux de réussite au baccalauréat dans la section Mathématiques est passé de 70% en 2018 à 84,4% en 2025, témoignant du niveau des élèves qui choisissent cette filière. Cette réussite repose sur l’engagement quotidien de près de 8.500 enseignants de mathématiques exerçant dans les collèges et les lycées, véritables artisans de la formation des compétences scientifiques du pays.

Ces indicateurs montrent que la Tunisie possède déjà les ressources humaines, les compétences et les infrastructures nécessaires pour faire des mathématiques un levier majeur de développement. Le véritable enjeu n’est donc pas de construire un nouvel écosystème, mais de mieux valoriser celui qui existe, de renforcer les liens entre l’école, l’université, la recherche et le monde socio-économique, et de faire des mathématiques l’un des piliers d’une stratégie nationale d’innovation, de souveraineté technologique et de compétitivité.

Cette ambition est à notre portée. Elle suppose une vision de long terme et une volonté collective de transformer un potentiel reconnu en un véritable avantage stratégique pour la Tunisie.

 

Repenser l’enseignement des mathématiques

Le débat sur les mathématiques se résume trop souvent à une question de niveau, de programmes ou encore au nombre d’élèves qui choisissent la section mathématique au lycée. Or ces indicateurs, bien qu’importants, ne reflètent qu’une partie des enjeux.

Le véritable enjeu est ailleurs.

Dans un monde où les outils numériques exécutent de plus en plus efficacement les tâches répétitives, la valeur ajoutée humaine résidera dans la capacité à comprendre, à raisonner, à créer et à innover.

L’enseignement des mathématiques doit évoluer pour répondre à cette réalité. Sans renoncer à la rigueur qui en constitue la force, il doit accorder une place plus importante à la résolution de problèmes, à la modélisation, à l’analyse de données, à la pensée algorithmique et à l’interdisciplinarité.

Il ne s’agit plus seulement d’apprendre des méthodes, mais de comprendre pourquoi elles fonctionnent et comment les mobiliser dans des situations nouvelles.

Comme le rappelait Henri Poincaré : «C’est par la logique que nous prouvons, mais c’est par l’intuition que nous découvrons». Cette phrase résume à elle seule l’ambition d’un enseignement moderne des mathématiques : transmettre la rigueur tout en cultivant la créativité.

 

Les enseignants, au cœur de la transformation

Aucun système éducatif ne dépasse durablement la qualité de ses enseignants.

Toutes les expériences internationales convergent vers ce point. Les pays qui obtiennent les meilleurs résultats sont ceux qui investissent d’abord dans la sélection, la formation et l’accompagnement de leurs enseignants.

La Tunisie dispose de professionnels compétents et profondément engagés. Leur donner les moyens d’actualiser leurs pratiques, de bénéficier des avancées de la recherche en didactique, d’échanger leurs expériences et d’intégrer pleinement les outils numériques constitue sans doute l’investissement le plus rentable pour améliorer durablement la qualité de notre système éducatif.

Former, accompagner et soutenir les enseignants tout au long de leur carrière constitue l’une des conditions essentielles pour réussir toute transformation durable de l’enseignement des mathématiques.

 

Faire des mathématiques une grande cause nationale

Les défis auxquels notre pays est confronté dépassent largement le cadre de l’école. Ils concernent notre capacité à bâtir une économie fondée sur la connaissance, à renforcer notre souveraineté technologique et à créer des emplois à forte valeur ajoutée.

C’est pourquoi la Tunisie gagnerait à se doter d’une véritable stratégie nationale pour les mathématiques, mobilisant l’ensemble des parties prenantes autour d’une vision commune.

Cette stratégie devrait poursuivre une ambition claire : construire un continuum entre l’école, l’université, la recherche, l’innovation et le développement économique. Elle devrait renforcer les apprentissages fondamentaux dès le primaire, moderniser les programmes, intégrer davantage les sciences des données et la pensée algorithmique, investir dans la formation des enseignants, accompagner les élèves à fort potentiel, réduire les inégalités territoriales et rapprocher la recherche en mathématiques des besoins du monde socio-économique.

Au-delà de la réussite scolaire, il s’agit de préparer la Tunisie aux défis scientifiques, technologiques et économiques des prochaines décennies.

Faire des mathématiques une priorité nationale n’est ni un luxe académique ni une réforme parmi d’autres. C’est un choix stratégique pour préparer les compétences dont dépendra la prospérité du pays, renforcer notre souveraineté scientifique et offrir aux nouvelles générations les moyens d’inventer la Tunisie de demain.

Le temps des diagnostics est derrière nous. Celui de l’action doit commencer.

 

* Professeur Universitaire – Chef de Cabinet du MESRS, Chef de Programme Recherche Scientifique, MESRS

 

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Ridha Zahrouni (Président de l’Association tunisienne des parents des élèves) : intégrer harmonieusement les activités extrascolaires au rythme scolaire de l’enfant

L’organisation des rythmes scolaires obéit plus à des impératifs idéologiques, économiques, sociétaux et politiques qu’à une finalité de développement et d’épanouissement de l’enfant ou de l’adolescent. Ainsi, par exemple, l’âge de scolarisation, l’organisation de la journée, et de la semaine, de l’élève ou le calendrier des vacances peuvent être dictés par des considérations économiques ou civilisationnelles d’un pays. On continue à parler hypocritement, ou par ignorance, de l’intérêt de l’élève tout en le soumettant à des journées épuisables improductives intellectuellement, à un calendrier annuel aberrant, tout aussi improductif, ou à un programme tellement chargé qu’il se verra souvent obligé de fréquenter des cours de soutien ou de recourir à des cours particuliers pour arriver à obtenir les résultats qu’attendent de lui ses parents

Depuis le dialogue national sur l’éducation de 2015, au cours duquel le temps scolaire a été mis en cause, tous les ministres chargés de ce portefeuille  ont promis, parmi tant d’autres engagements restés vains, d’alléger cette charge. Il faut d’abord reconnaître que nos élèves, dès leur plus jeune âge, sont tellement sollicités par leurs obligations scolaires qu’ils vivent au rythme exclusif de l’école, avec des années scolaires qui semblent désormais durer douze mois au lieu de neuf. Ils se trouvent ainsi privés d’un temps social précieux et indispensable pour pratiquer des activités culturelles, sportives ou de loisir, ou tout simplement pour se reposer. Ce temps social est pourtant nécessaire à leur épanouissement, car il leur permet de grandir sereinement et à leur propre rythme.

Le Temps.news : Quel est le temps scolaire, le rythme scolaire et le crédit horaire ?

Ridha Zahrouni : Le temps scolaire correspond à la quantité totale d’heures ou de jours passés à l’école ; c’est la durée brute du travail. Le rythme scolaire, quant à lui, représente l’organisation de ce temps. C’est-à-dire la façon dont on répartit les heures de cours, les pauses et les vacances dans la journée, la semaine ou l’année, afin de respecter les capacités de l’enfant et de prévenir sa fatigue.La Tunisie impose, semble-t-il, l’un des rythmes scolaires les plus intensifs au monde, se plaçant largement au-dessus des standards internationaux. D’après les données de l’OCDE, le volume d’apprentissage hebdomadaire en Tunisie dépasse les 54 heures par semaine (cours, devoirs et cours particuliers inclus), contre un maximum de 40 heures dans les pays de l’OCDE. Les élèves tunisiens subissent plus de 1 000 heures obligatoires dans le cycle primaire et 1 100 heures dans le secondaire, contre une moyenne de 804 heures pour le primaire et 909 heures pour le secondaire au sein de l’OCDE. De plus, notre système éducatif concentre ces heures sur seulement une moyenne de 190 jours répartis sur 33 semaines, alors que la moyenne de l’OCDE est de 180 jours étalée sur 38 semaines.Le verdict est sans appel : les enfants de ces pays ont une charge de travail moindre et réussissent pourtant, tandis que les nôtres doivent pâtir pour s’en sortir. Et pour cause, notre système éducatif s’effondre de plus en plus et chaque année depuis la réforme de 1991, et les seules ressources de l’école publique ne garantissent plus la réussite. Pour ceux qui doutent de ce constat ou souhaitent approfondir cette analyse, il suffit de consulter la base de données mondiale de l’OCDE sur les politiques éducatives. Les rapports sont publics et le verdict y est écrit noir sur blanc.Dès lors, lorsqu’un ministre annonce solennellement qu’il va alléger le temps scolaire, j’émets toujours des réserves. Je ne doute pas de la sincérité de ses intentions, mais plutôt de sa capacité réelle à tenir ses promesses. Car quelle que soit sa volonté de réformer ce temps, il ne dispose d’aucun levier pratique, fiable et efficace pour le bien de l’ensemble du système. De quel temps parle-t-il, et pour quel cycle d’enseignement ? Rappelons que chaque cycle prépare au suivant, et que chaque année scolaire jette les bases de la suivante.Il convient de définir dans ce cadre ce qu’est le crédit horaire accordé à chaque matière selon son importance. C’est l’ensemble de ces crédits qui permet, in fine, de déterminer le temps scolaire de chaque cycle.

Comment pouvons-nous alléger le temps scolaire pour nos élèves ?

Techniquement, pour résoudre ce problème nous pouvons agir sur trois leviers : l’annulation pure et simple d’une matière jugée obsolète ou inutile au stade concerné, la réduction de son volume horaire, ou enfin la révision du rythme scolaire en augmentant le nombre de semaines de l’année scolaire. A ma connaissance, il n’y a pas de quatrième levier. Pour le système éducatif tunisien, c’est une opportunité : nous devons effectivement agir sur ces trois leviers. Toutefois, cela ne peut se faire sans une expertise approfondie. Il nous faut préalablement définir avec précision les objectifs de notre école : quels citoyens et citoyennes souhaitons-nous former ? Vers quelles spécialités le système doit-il mener ? Quels sont les niveaux de compétences attendus et les résultats à atteindre ? Autant de questions fondamentales auxquelles il faut répondre avant d’agir. C’est là tout l’enjeu de la réforme globale de notre système éducatif, une transition aussi nécessaire qu’urgente, tant attendue et réclamée.

Allons-nous croiser les bras jusqu’à ce que les commissions soient désignées, se réunissent et nous pondent leur projet de réforme ?

Pas du tout. J’ai toujours insisté sur deux axes de travail, à la fois complémentaires et faciles à mettre en œuvre. Il suffit juste d’un peu de bon sens et d’une vraie volonté de changement.Le premier axe concerne la phase primaire qui représente, pour moi, le socle de tout l’édifice scolaire et professionnel. Il suffit d’alléger les cours pour ne garder que l’essentiel, c’est-à-dire ce qui est en rapport direct avec l’amélioration des capacités de nos enfants en lecture, en écriture et en calcul. Beaucoup de matières n’ont plus lieu d’être ; elles imposent des recherches et des charges scolaires inutiles assumées par les parents, sans aucune utilité réelle pour l’élève. Réduire le temps scolaire d’au moins 10 % pour les élèves des quatre premières années de l’enseignement primaire, tout en s’assurant du passage mérité d’une année à une autre pour un maximum de nos enfants, serait considéré comme le vrai démarrage de la réforme du système éducatif tunisien. C’est très possible, pour ne pas dire nécessaire, et ce serait surtout une vraie bouffée d’air pour notre école publique.Ensuite, on peut  et pour moi, on doit  augmenter le nombre de semaines pour faire passer l’année scolaire de 33 semaines actuellement à 36 ou 37 semaines, et pourquoi pas plus. Dans certains pays européens, l’année de cours dure parfois jusqu’à 40 semaines. Un tel allongement permettrait d’augmenter de 10 % au moins les ressources de l’enseignement en termes de personnel et de salles de cours. Ce gain de temps équivaudrait mécaniquement à l’apport de 16 000 nouveaux enseignants et à la construction de 600 établissements scolaires supplémentaires. Une telle mesure aurait pour conséquence directe l’allègement de la charge de travail pour l’enseignant, la baisse du nombre d’heures de cours quotidiennes pour l’élève, et la réduction de l’encombrement dans les classes.Si cette réforme des premières années de la phase primaire aboutit et que l’allongement de l’année scolaire est imposé, c’est que notre école publique aura pris la bonne voie pour redevenir une école de qualité, gratuite, et un ascenseur social garantissant les mêmes chances pour tous les enfants du pays, en tout lieu et en tout temps. Ce succès permettrait aux responsables et aux spécialistes de disposer du temps nécessaire pour la mise en œuvre globale de ce projet, mais également de dégager les moyens publics et privés afin d’engager des politiques de discrimination positive envers les familles en difficulté et les régions défavorisées.

                            Kamel Bouaouina

 

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Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement : du pain sur la planche

Enfin un grand projet éducatif vient de naître : le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement. Ce projet tant attendu par les Tunisiens a fait l’objet de plusieurs réunions à l’échelle ministérielle dans les dernières années et il constituait l’une des grandes recommandations sollicitées dans la consultation électronique relative au système éducatif, organisée il y a plus de deux ans. C’est donc une nécessité que d’avoir un tel Conseil pour le grand rôle qu’il peut jouer dans les réformes éducatives et dans l’amélioration de l’éducation en Tunisie. D’ailleurs, ce Conseil existe dans pas mal de pays (France, Canada, Maroc…). 

Aujourd’hui, une fois le Conseil est mis en place et que ses membres sont déjà désignés, il doit immédiatement se mettre à l’œuvre sans plus tarder, vu la situation actuelle de notre système éducatif qui suscite plus que jamais des réformes éducatives radicales dans toutes les étapes de l’enseignement (primaire, secondaire, supérieur), mais aussi dans la recherche scientifique et technologique ainsi que la formation professionnelle et les perspectives de l’emploi.

Quel rôle dévolu au CSEE

Il est à rappeler cependant que le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, tout en gardant une marge de liberté dans son fonctionnement, demeure indépendant du ministère et du gouvernement dans son travail et dans sa pensée, ayant une autorité morale représentative du secteur susceptible de conseiller, d’éclairer et de surveiller.

Le Conseil serait ainsi plus en mesure d’apporter des points de vue neufs sur la politique scolaire, des suggestions hardies, une vue d’ensemble et, au besoin, les critiques qui s’imposent. Devant les exigences de l’enseignement moderne, qui réclame de l’imagination, de la recherche et des innovations, ce Conseil est aujourd’hui indispensable, plus que jamais. C’est au Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement que reviendra surtout la responsabilité de maintenir le système d’enseignement en contact avec l’évolution de la société et celle d’indiquer les changements à opérer et d’inspirer des plans à long terme. A l’heure où notre système éducatif est devenu vétuste, représentant plusieurs lacunes et dysfonctionnements qu’il faut corriger, l’existence d’un Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement n’est pas seulement nécessaire, mais elle serait d’un apport considérable pour notre éducation et pour notre école du futur.

D’autres acteurs éducatifs doivent y participer

La participation de toutes les parties concernées par l’éducation (syndicats, corps enseignant, associations des parents d’élèves, pédagogues et spécialistes en éducation) s’avère nécessaire aux mesures à prendre par le Conseil. C’est qu’il est nécessaire d’avoir l’avis de tous les acteurs au préalable. En effet, selon l’article 4 du décret-loi portant organisation du Conseil supérieur de l’éducation, la commission supérieure du Conseil est composée des ministres de l’Education, de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées, de la Jeunesse et des Sports, des Affaires religieuses et des Affaires culturelles. Certains appellent même à l’implication des parents dans les décisions prises par le Conseil en matière d’éducation. Le nouveau Conseil a tenu sa séance inaugurale le lundi 17 août courant, marquant le début officiel de ses travaux. Cette instance est d’une importance capitale pour le développement et la réforme adéquate du système éducatif tunisien. Elle s’inscrit dans une dynamique visant à renforcer la gouvernance et la qualité de l’éducation en Tunisie. Dès lors, elle se lance dans un chantier à grands projets éducatifs pour mettre l’école tunisienne sur de nouveaux rails.  Espérons que grâce à ce Conseil, l’éducation en Tunisie connaîtra des jours meilleurs et que l’école tunisienne sera au diapason des nouvelles politiques éducatives adaptées dans plusieurs pays du monde.

Hechmi KHALLADI



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Education et savoir : pour que l’Ecole affine le goût et nourrisse le sentiment national 

 Par Kamel ZAIEM

Le monde du savoir, de l’éducation et de l’enseignement a vécu une journée particulière, avant-hier lundi, avec la cérémonie de la Journée du savoir, présidée par le Chef de l’Etat, et surtout  par la visite présidentielle au siège du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement qui a tenu, à l’occasion, sa première séance de travail. Une double activité qui met en exergue le souci constant du Président de la République d’assurer aux jeunes le meilleur niveau d’enseignement possible et le plus haut degré d’éducation.

Le Président de la République, Kaïs Saïed, a présidé, lundi, 17 août courant, au palais de Carthage, la cérémonie de la Journée du savoir, au titre de l’année scolaire et universitaire écoulée, en présence de la Cheffe du gouvernement, des membres du gouvernement, des hauts cadres de l’État et des lauréats accompagnés de leurs familles. Une cérémonie au cours de laquelle ont été honorés les élèves, étudiants et chercheurs distingués dans les domaines de l’éducation, de l’enseignement et de la recherche scientifique.

Dans son allocution devant les lauréats, le Chef de l’État a rappelé la portée symbolique de cette journée, soulignant que le savoir doit profiter à l’ensemble de la communauté nationale. Il a adressé ses félicitations aux lauréats, à leurs familles et au corps enseignant, évoquant les réformes éducatives engagées depuis le XIXe siècle et réaffirmant la volonté de poursuivre ce processus selon les aspirations du peuple tunisien.

La cérémonie a été une excellente occasion pour entendre le Président rappeler ses principes et sa vision dans ce domaine. Ainsi, il a plaidé pour un système éducatif national, démocratique et universel, estimant que l’obligation scolaire ne peut se limiter à seize ans. Des projets éducatifs ambitieux seront annoncés dès que les conditions de leur réussite seront réunies, a-t-il encore ajouté.

Le Chef de l’Etat a par ailleurs appelé à transformer l’école en espace culturel vivant, constitué de clubs de cinéma, de théâtre, de calligraphie, pour affiner le goût public et nourrir le sentiment national.

Evoquant la montée en puissance du fléau de la drogue, qui préoccupe tout le monde, surtout les parents, le président de la République a réclamé des plages horaires de sensibilisation aux dangers de ce phénomène dans les écoles et à travers les médias publics, pointant des réseaux de corruption et des relais mercenaires financés de l’intérieur comme de l’extérieur, qui cherchent à tout prix à déstabiliser la société.

Par ailleurs, le Président Saïed a fermement rejeté, comme il l’a toujours crié haut, toute réforme éducative imposée de l’extérieur, dénonçant à ce titre des ingérences passées qui ont largement altéré le caractère national de l’enseignement.  «Non aux diktats venant de l’étranger. Notre enseignement, nous le choisissons comme le veut le peuple tunisien», a-t-il martelé.

Evoquant les infrastructures scolaires, le Chef de l’Etat a dénoncé les carences architecturales et l’absence d’espaces culturels dans de nombreux établissements.

Un conseil de haute importance

Le même jour, marqué par une détermination inébranlable de l’Etat à accorder la plus haute importance à l’enseignement comme à l’éducation, a vu le Président de la République se rendre en personne au siège du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement (CSEE), situé à l’avenue de la Liberté à Tunis, pour tenir une réunion de travail avec les membres de cette instance, nouvellement constituée et dont les membres et le secrétaire général viennent d’être fraîchement nommés.

À cette occasion, Kaïs Saïed a donné ses instructions en faveur d’un enseignement «national, démocratique, émanant de la volonté du peuple tunisien», insistant sur la nécessité d’assurer un encadrement approprié aux élèves et aux étudiants dans les différents domaines.

Rappelant que l’enseignement constitue un «droit fondamental garanti par l’État», le Président de la République a appelé à améliorer les conditions d’apprentissage et à mettre à la disposition des élèves et des étudiants les moyens nécessaires à leur réussite. Il a notamment cité le transport scolaire, les services de santé ainsi que les outils et supports pédagogiques, en veillant à leur disponibilité dans les différentes régions du pays.

Le Chef de l’État a ainsi mis l’accent sur la nécessité de garantir les conditions permettant aux jeunes Tunisiens d’accéder à un enseignement de qualité, indépendamment de leur région ou de leur milieu social.

Une mission titanesque

Aujourd’hui que sa structure vient d’être constituée et que sa séance inaugurale a eu lieu en présence du Chef de l’Etat, on peut certifier que le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement est déjà entré dans une nouvelle phase de fonctionnement, après la mise en place progressive de son cadre juridique, administratif et financier.

Il y a lieu de rappeler que le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement a été organisé par le décret n°2 du 16 septembre 2024. Il s’agit d’une institution constitutionnelle dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie financière.

Sa mission est transversale. Le Conseil est chargé d’émettre des avis sur les grandes orientations nationales concernant notamment l’éducation, l’enseignement, la recherche scientifique, la formation professionnelle et les perspectives d’emploi.

Le dispositif prévu lors de sa création associe plusieurs secteurs directement concernés par les questions éducatives, parmi lesquelles l’éducation, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, la formation professionnelle et l’emploi, l’enfance, la jeunesse et les sports, les affaires religieuses ainsi que la culture.

Toutefois, il ne se substitue pas aux ministères concernés. Sa vocation est plutôt de permettre une approche globale de politiques qui touchent à la fois l’école, l’université, la formation, l’emploi, l’enfance, la jeunesse et la culture.

Les sept nominations annoncées à la Haute instance ne représentent sûrement pas, à elles seules, l’ensemble de l’architecture du Conseil. Cette composition illustre, toutefois, la logique retenue : appréhender l’éducation au-delà du seul parcours scolaire et établir des passerelles avec la formation, l’université, l’emploi et les autres politiques publiques qui accompagnent les jeunes Tunisiens.

Ce qui est encore plus édifiant, c’est le choix du secrétaire général du CSEE, celui qui aura à tout coordonner au sein de cette structure. C’est Mohamed Ali Boughdiri qui vient d’être nommé secrétaire général. Il s’agit d’un ancien ministre de l’Éducation qui dispose d’une connaissance directe du fonctionnement du système éducatif tunisien.

Le secrétariat général joue un rôle central dans l’organisation quotidienne du Conseil. Il intervient notamment dans la préparation et le suivi des réunions, la coordination entre les différentes structures ainsi que dans la gestion administrative et financière de l’institution.

D’autres experts à l’affût

Le dispositif du Conseil ne repose pas uniquement sur sa Haute instance. Son organisation prévoit également une instance d’experts composée de 14 membres, disposant notamment d’une expérience professionnelle importante dans les domaines concernés, ainsi qu’une instance d’évaluation de neuf membres.

L’instance d’experts a notamment vocation à préparer des études relatives aux politiques, programmes et plans publics entrant dans le champ de compétence du Conseil et à formuler, le cas échéant, des propositions.

La Haute instance est ensuite appelée à examiner les avis, études, rapports et recommandations qui lui sont soumis.

Cette organisation vise ainsi à associer expertise sectorielle, évaluation et réflexion sur les grandes orientations du système éducatif.

Cette journée particulière a permis de lancer les travaux d’une institution appelée à intervenir en amont des grandes orientations relatives à l’éducation et à l’enseignement.

Avec cette première réunion, le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement entre ainsi dans une nouvelle phase de son installation. Ses travaux permettront de réunir autour des grandes questions éducatives des compétences issues de plusieurs secteurs et de renforcer une approche transversale allant de l’école à l’université, en passant par la formation professionnelle et l’emploi.

Les prochaines réunions, que les citoyens et les différentes composantes de la société civile vont suivre avec la plus grande attention, permettront de préciser les priorités et le programme de travail de cette institution constitutionnelle. C’est dire qu’il aura à relever les défis et les enjeux de ce secteur vital.



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Sections préparatoires : Les inscriptions en ligne ouvertes pour les enfants nés en 2021

Les inscriptions à distance aux sections préparatoires pour l’année scolaire 2026-2027 ont débuté ce mardi 18 août 2026 à midi. Cette opération concerne les enfants nés en 2021 et s’adresse aux familles souhaitant inscrire leurs enfants dans les écoles primaires publiques ou privées, les jardins d’enfants ainsi que les kouttabs. Les parents disposent jusqu’au vendredi 28 août pour effectuer les démarches en ligne sur la plateforme officielle du ministère de l’Éducation.

Une procédure entièrement à distance

Selon un communiqué conjoint des ministères de l’Éducation, de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées, et des Affaires religieuses, les inscriptions sont ouvertes depuis ce mardi à 12 heures.

Les parents ou tuteurs concernés doivent effectuer l’inscription à travers la plateforme viescolaire.education.tn, dédiée aux services de la vie scolaire du ministère de l’Éducation.

L’opération se poursuivra jusqu’au 28 août 2026, date limite fixée pour l’enregistrement des enfants concernés.

Plusieurs structures d’accueil concernées

Le dispositif ne se limite pas aux seules écoles primaires. Les enfants nés en 2021 peuvent être inscrits dans les écoles primaires publiques et privées, mais également dans les jardins d’enfants et les kouttabs proposant des sections préparatoires.

Cette organisation vise à faciliter l’accès des enfants à cette étape préscolaire et à permettre aux familles d’accomplir les formalités sans avoir à se déplacer auprès des établissements.

Une étape avant l’entrée à l’école

Les sections préparatoires constituent une étape importante dans le parcours éducatif de l’enfant. Elles permettent notamment de préparer progressivement les enfants à leur future intégration dans l’enseignement primaire, à travers des activités éducatives adaptées à leur âge.

Avec l’ouverture anticipée des inscriptions en ligne, les autorités misent également sur la simplification des démarches administratives et sur une meilleure organisation des affectations pour la prochaine année scolaire.

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Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement :  le décor est planté

Instance constitutionnelle chargée d’émettre des avis sur les grands plans nationaux concernant l’éducation, l’enseignement, la recherche scientifique, la formation professionnelle et l’emploi, le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement a enfin vu le jour. En effet, trois décrets présidentiels relatifs à cette instance ont été publiés dans le Journal officiel de la République tunisienne (JORT) du vendredi 14 août 2026. Ces trois textes viennent ainsi marquer une nouvelle étape dans la mise en place effective de cette instance, en précisant sa composition, son organisation administrative ainsi que le calendrier de lancement de ses travaux.

Ainsi, le décret n° 203 de 2026, daté du 12 août 2026, porte sur la nomination des sept membres de la Haute Instance du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement. Selon le décret, il s’agit de Tijani Gammati, Youssef Ben Othman, Chiraz Stambouli, Rim Aribi, Kamel Hnid, Mohamed Habib Allani et Mohamed Seifallah Ben Abderrazak.

Par ailleurs, le décret n° 204 de 2026 porte sur la nomination de Mohamed Ali Boughediri au poste de secrétaire général du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement.

Dans le même prolongement, le décret n° 205 de 2026 vient compléter ce dispositif institutionnel en fixant la date de la première réunion du Conseil. Le texte prévoit ainsi que les membres du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement sont convoqués pour tenir leur séance inaugurale le lundi 17 août 2026.

 

Une organisation administrative et financière définie depuis 2025 

À ce titre, il convient de rappeler que le cadre réglementaire encadrant le fonctionnement du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement avait déjà été précisé en 2025. 

En effet, le décret n° 2025-246 du 8 mai 2025 a fixé l’organisation administrative et financière du Conseil. Composé de deux chapitres, ce texte définit, d’une part, l’organisation administrative du Conseil et, d’autre part, les modalités de sa gestion financière.

Dans son premier chapitre consacré à l’organisation administrative, le décret prévoit que la gestion du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement est assurée par un secrétaire général. Celui-ci est notamment chargé de préparer les réunions des différentes instances du Conseil et de ses commissions, ainsi que d’assurer la rédaction et la conservation des procès-verbaux de leurs séances et délibérations.

Il lui revient également d’assurer la coordination entre les différentes structures du Conseil et le suivi de leurs activités, ainsi que de superviser l’élaboration du rapport annuel de l’institution. À ces missions s’ajoutent la préparation du projet de budget annuel et le suivi de son exécution, ainsi que la gestion des affaires administratives et financières du Conseil.

Sur le plan organisationnel, le décret précise par ailleurs que le secrétariat général est structuré en directions, sous-directions et services. Le président du Conseil est chargé de déterminer les emplois fonctionnels au sein de l’institution, tandis que les agents sont soumis aux dispositions de la loi n° 83-112 du 12 décembre 1983 portant statut général des personnels de l’État, des collectivités locales et des établissements publics à caractère administratif.

Le deuxième chapitre est, pour sa part, consacré à l’organisation financière du Conseil. Le texte désigne le président du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement comme ordonnateur.

S’agissant des ressources, elles comprennent notamment la dotation inscrite au budget de l’État, ainsi que toute autre ressource que le Conseil est autorisé à recevoir conformément aux dispositions du Code de la comptabilité publique.

Le décret précise également la nature des dépenses de l’institution. Celles-ci couvrent notamment les dépenses de fonctionnement, les dépenses liées à la rémunération des membres du Conseil, ainsi que toute autre dépense nécessaire à l’accomplissement de ses missions.

En outre, afin d’assurer le suivi et la régularité des opérations financières, le texte prévoit qu’un comptable public est nommé auprès du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, conformément aux dispositions du Code de la comptabilité publique.

Ainsi, le décret de mai 2025 avait déjà posé les fondations administratives et financières du Conseil. Les trois nouveaux textes publiés en août 2026 viennent désormais compléter ce dispositif en permettant de concrétiser son installation, à travers la nomination de ses membres, la désignation de son secrétaire général et la convocation de sa séance inaugurale.

Nouha MAINSI



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Journée du Savoir : le président Saïed célèbre les lauréats et défend une éducation démocratique

Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé, lundi, 17 août courant, au palais de Carthage, la cérémonie de la journée du Savoir, au cours de laquelle il a honoré les élèves, étudiants et chercheurs distingués dans les domaines de l’éducation, de l’enseignement et de la recherche scientifique.

Le chef de l’État s’est ensuite rendu au siège du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, avenue de la Liberté à Tunis, pour tenir une réunion de travail avec ses membres, selon un communiqué de la présidence de la République.

A ce titre, il a donné ses instructions en faveur d’un enseignement « national, démocratique, émanant de la volonté du peuple tunisien », appelant à offrir un encadrement approprié aux élèves et aux étudiants dans tous les domaines.

Tout en rappelant que l’enseignement est un « droit fondamental garanti par l’État », le président Saïed a exigé l’amélioration des conditions d’apprentissage et la fourniture des moyens nécessaires, dont notamment, le transport scolaire, la santé, les outils et supports pédagogiques dans les différentes régions du pays.

Le chef de l’Etat s’est ensuite rendu avenue de la Liberté où il a échangé avec des citoyens.

Il a, à cette occasion, souligné que les solutions aux problèmes et aux obstacles auxquels fait face le pays doivent être « des solutions collectives », affirmant que la Tunisie, forte de sa jeunesse et de ses potentialités, est capable de rayonner à travers le monde.

 

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Kaïs Saïed propose une sensibilisation antidrogue en début de cours et des clubs culturels

À l’occasion de la Journée du savoir, célébrée lundi 17 août 2026 au palais de Carthage, Kaïs Saïed a développé une vision de l’école qui dépasse la réforme des programmes et des conditions matérielles d’apprentissage. Le président de la République a notamment proposé de sensibiliser régulièrement les élèves aux dangers des drogues et d’ouvrir davantage les établissements aux activités culturelles.

Quelques minutes consacrées aux dangers des drogues

Dans son discours prononcé lors de la cérémonie, Kaïs Saïed est revenu sur ce qu’il présente comme une « guerre contre les drogues ». Il a évoqué la possibilité de consacrer quelques minutes au début des cours pour informer les élèves des risques qui menacent la jeunesse.

Le chef de l’État a ainsi avancé une piste destinée à renforcer la prévention contre les drogues en milieu scolaire. Sans entrer dans les modalités de sa mise en œuvre, il a suggéré que ces moments de sensibilisation permettent d’informer les élèves sur les substances en circulation et leurs conséquences sanitaires et sociales.

Il a également appelé les médias nationaux à diffuser des contenus consacrés aux dangers des différentes drogues circulant dans la société tunisienne. Selon lui, ceux qui auraient cherché à « faire exploser l’État » auraient également voulu « faire exploser la société ».

Cinéma, théâtre et activités artistiques à l’école

Cette prévention s’inscrit dans une conception plus large de l’établissement scolaire. Kaïs Saïed estime que celui-ci ne doit pas se limiter à la transmission des cours et à l’acquisition des connaissances.

Il a plaidé pour la création de clubs culturels consacrés notamment au cinéma, au théâtre et aux différentes formes d’expression artistique. Ces activités devraient, selon lui, contribuer à l’acquisition des connaissances, à l’élévation du goût et à la consolidation de l’esprit national.

Le président a aussi évoqué les arts de la calligraphie et regretté que certains élèves et étudiants remplacent désormais des lettres arabes par des chiffres ou des symboles dans leurs échanges numériques.

Une réforme éloignée des calculs politiques

Kaïs Saïed a parallèlement rappelé le lancement des travaux du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, présenté comme une institution constitutionnelle appelée à préparer la réforme du secteur.

Cette réforme devra, selon lui, reposer sur des critères objectifs, répondre aux choix des Tunisiens et rester à l’écart des « tiraillements politiques ». Il a également critiqué certaines réformes antérieures qui n’auraient pas été « innocentes » et rejeté toute orientation éducative imposée depuis l’étranger.

« Notre enseignement, nous le choisissons comme le choisit le peuple tunisien », a-t-il affirmé, en défendant un système national, démocratique et accessible à tous sur un pied d’égalité.

Transport, santé et architecture scolaire

Le chef de l’État a enfin insisté sur les conditions concrètes de la réussite : transport, santé, accompagnement social, orientation, fournitures scolaires et entretien des établissements.

Il a aussi abordé l’architecture des écoles, en citant l’aération, l’éclairage et la nécessité de prévoir des espaces adaptés aux activités culturelles. La Présidence a, de son côté, indiqué que Kaïs Saïed avait demandé aux membres du Conseil supérieur de travailler intensivement à l’élaboration d’un enseignement « national et démocratique » issu de la volonté du peuple tunisien.

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Conseil supérieur de l’Education : Kaïs Saïed au siège de la nouvelle instance

Le président de la République, Kaïs Saïed, s’est rendu lundi 17 août au siège du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, à Tunis, à l’occasion de la séance inaugurale de cette nouvelle instance. Cette étape marque le début effectif des activités d’un Conseil appelé à intervenir sur les grandes orientations du système éducatif, de la recherche scientifique et de la formation professionnelle.

Une nouvelle instance entre en fonction

Kaïs Saïed a pris connaissance, lors de cette visite, des modalités de fonctionnement du Conseil ainsi que des conditions dans lesquelles ses activités commencent.

La mise en place de cette instance intervient après l’achèvement des procédures relatives à sa composition. Un décret présidentiel daté du 12 août 2026, publié au Journal officiel de la République tunisienne (JORT), a officialisé la nomination des membres de la Haute instance du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement.

Mohamed Ali Boughdiri a, pour sa part, été nommé secrétaire général du Conseil.

Le chef de l’État avait appelé les membres de cette nouvelle structure à tenir leur première réunion ce lundi, donnant ainsi le coup d’envoi officiel de ses travaux.

Réformer l’école, l’enseignement et la formation

Le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement est appelé à jouer un rôle dans l’évaluation et la réforme des grandes questions liées au système éducatif tunisien.

Son champ d’intervention dépasse toutefois le seul enseignement scolaire. Il englobe également l’éducation, l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et la formation professionnelle.

Cette approche vise à inscrire les différentes composantes du système dans une réflexion commune, alors que la Tunisie fait face à plusieurs défis en matière de qualité de l’enseignement, d’adéquation des formations avec les besoins du marché du travail et de valorisation de la recherche.

La nouvelle instance devra ainsi contribuer à l’élaboration d’une vision de long terme pour un secteur qui reste au cœur des enjeux sociaux et économiques du pays.

Une visite qui se poursuit dans les rues de Tunis

Après sa visite au siège du Conseil, Kaïs Saïed s’est rendu dans le quartier de Lafayette, à Tunis, où il a rencontré plusieurs citoyens.

Le président de la République a échangé avec eux et écouté leurs préoccupations, réaffirmant à cette occasion son attachement à rester à l’écoute des attentes de la population et à suivre directement sa situation.

La journée aura ainsi été marquée par deux séquences distinctes : d’une part, le lancement institutionnel des travaux du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement ; d’autre part, un contact direct avec des citoyens dans la capitale.

Pour la nouvelle instance, l’enjeu commence désormais au-delà de son installation officielle : il s’agira de transformer ses missions en orientations concrètes susceptibles de répondre aux difficultés persistantes du système éducatif tunisien.

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Bayt Mal Al‑Qods : 17ᵉ colonie de vacances pour des enfants maqdessis

Cent enfants maqdessis et marocains bénéficient cet été des activités de l’école d’été de l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, organisée au profit d’enfants palestiniens et marocains dans le cadre de la 17ᵉ édition des colonies de vacances des enfants d’Al-Qods.…

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Réforme de l’éducation : Le Conseil supérieur, dès lundi, dans sa phase opérationnelle

Le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement tiendra, lundi 17 août 2026, sa séance inaugurale, marquant le début de la mise en place effective de cette instance appelée à jouer un rôle central dans la réflexion et l’orientation des politiques éducatives en Tunisie.

Cette séance intervient quelques jours après la publication au Journal officiel de la République tunisienne des textes fixant la nouvelle composition de l’instance. L’ordonnance n°203 de 2026, datée du 12 août, a officialisé la nomination de sept membres de la haute instance du Conseil : Tijani Gmati, Youssef Ben Othmane, Chiraz Stambouli, Rim Aribi, Kamel Hneid, Mohamed Habib Alani et Mohamed Seifallah Ben Abderrazak.

Dans le même mouvement institutionnel, l’ordonnance n°204 de 2026 a chargé l’ancien ministre de l’Éducation Mohamed Ali Boughediri des fonctions de secrétaire général du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement.

Une instance au cœur de la réforme du système éducatif

La création et l’organisation du Conseil s’inscrivent dans le processus de réforme globale du système éducatif tunisien. Le texte portant organisation du Conseil définit notamment sa composition, ses attributions et ses modalités de fonctionnement. L’objectif est de disposer d’une instance institutionnelle dédiée aux grandes orientations en matière d’éducation et d’enseignement.

La mise en place du Conseil intervient également dans un contexte où plusieurs dossiers structurels du secteur restent au centre des débats, notamment la réforme du système éducatif, les conditions de travail des enseignants, l’intégration des enseignants suppléants et la modernisation de l’école tunisienne.

Lire aussi : Conseil supérieur de l’Education : L’ancien ministre Mohamed Ali Boughdiri nommé secrétaire général

En janvier 2025, l’intégration des enseignants et professeurs suppléants avait notamment été présentée par la présidence comme une étape avant une réforme plus globale de l’éducation, dans l’attente de la mise en place effective du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement.

Mohamed Ali Boughediri revient au premier plan

La nomination de Mohamed Ali Boughediri constitue l’un des éléments les plus remarqués de cette nouvelle étape. Ancien ministre de l’Éducation, il avait été nommé à la tête du ministère en janvier 2023 et a quitté ses fonctions en avril 2024, lorsque le président de la République a décidé de le remplacer par Salwa Abassi.

Durant son passage au ministère, Boughediri avait notamment été associé aux discussions autour de la réforme du système éducatif, à la consultation nationale sur l’éducation ainsi qu’à plusieurs dossiers liés aux enseignants et aux examens nationaux.

Son retour dans le dispositif institutionnel consacré à la réforme de l’éducation lui confère ainsi une position importante dans la phase de lancement du Conseil : il sera chargé de ses fonctions de secrétaire général tandis que les sept membres nouvellement désignés composent sa haute instance.

Une nouvelle étape après plusieurs années de préparation

La séance inaugurale du 17 août constitue donc une étape importante dans un processus engagé depuis plusieurs années. La Constitution de 2022 avait consacré le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement comme une instance constitutionnelle, avant que son cadre d’organisation ne soit précisé par les textes réglementaires.

Avec la nomination de ses membres et de son secrétaire général, puis la tenue de sa première séance, le Conseil passe désormais de la phase de construction juridique à celle de son fonctionnement effectif.

Les prochaines étapes seront particulièrement suivies, notamment en ce qui concerne les priorités qui seront retenues par la nouvelle instance et la manière dont ses travaux s’articuleront avec les politiques conduites par le ministère de l’Éducation.

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TRIBUNE – Conseil supérieur de l’éducation : de l’affichage constitutionnel à la gouvernance macroéconomique du capital humain

L’installation officielle du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement (CSEE), matérialisée par la publication au JORT de la composition de son Instance supérieure et la tenue de sa session inaugurale, parachève la mise en place d’un organe prévu par l’article 135 de la Constitution de 2022. Dans un contexte macroéconomique marqué par de fortes contraintes budgétaires et un modèle de croissance en quête de souffle, cette décision ne saurait être appréhendée comme un simple réaménagement administratif.

 

Toute la question est désormais de savoir si cette nouvelle instance saura s’imposer comme un véritable directoire de pilotage stratégique ou si elle viendra grossir le rang des structures consultatives sans prise sur le réel. Pour éviter l’écueil de la coquille vide, le CSEE doit opérer un changement de paradigme majeur : passer d’une gestion administrative des flux scolaires à une gouvernance macroéconomique et prospective du capital humain.

 

La dépréciation du capital humain : un risque systémique pour la croissance

En matière de finances publiques, la trajectoire du secteur éducatif a trop longtemps été traitée sous le seul angle de la dépense de fonctionnement et de la résorption de la masse salariale. Or, l’analyse des rendements factoriels montre que le capital humain tunisien subit une dépréciation accélérée, créant trois goulots d’étranglement majeurs pour l’économie :

Un déficit de rendement de l’investissement public : En dépit des ressources budgétaires mobilisées, l’inefficience des cycles de formation se traduit par un décalage croissant entre le coût de formation par élève/étudiant et les gains de productivité observés dans l’économie réelle.

Un décalage structurel sur le marché du travail : L’inadéquation quantitative et qualitative entre l’offre de diplômés et les besoins des secteurs à haute valeur ajoutée (finance, technologies de l’information, ingénierie, transition énergétique) entretient un chômage structurel tout en bridant la compétitivité des entreprises.

Une fuite des compétences assimilable à une fuite de capitaux : L’émigration massive des cadres, ingénieurs et professionnels de santé constitue un transfert net de valeur vers les économies développées, réduisant le rendement de l’effort fiscal national et affaiblissant le potentiel de croissance à long terme.

 

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Vers une gouvernance par la donnée et l’efficience allocative

Pour agir comme un levier de transformation économique, le CSEE doit structurer ses travaux autour de mécanismes rigoureux de pilotage et d’incitations :

Un pilotage par les données et des KPI d’employabilité : Le Conseil doit introduire des indicateurs chiffrés pour mesurer la performance des filières : taux d’insertion professionnelle à 12 et 24 mois, niveau d’alignement avec les besoins du tissu productif et évaluation continue de la qualité de l’enseignement.

L’alignement stratégique avec le tissu industriel et financier : La gouvernance du capital humain ne peut se faire en vase clos. Le CSEE doit formaliser un cadre de concertation permanente avec les acteurs économiques, le secteur bancaire et les entreprises technologiques afin d’orienter les investissements pédagogiques vers les compétences du XXIe siècle (digitalisation, intelligence artificielle, ingénierie normative).

La sanctuarisation technologique face aux arbitrages de court terme : Pour préserver la valeur de la signature éducative tunisienne, l’instance doit prémunir le système des surenchères corporatistes et centrer la priorité sur la modernisation des infrastructures numériques, la révision de l’ingénierie des programmes et le développement de la culture d’entreprise.

 

L’éducation comme pilier de la souveraineté économique

À l’heure où la Tunisie s’attache à moderniser ses structures productives, à désamorcer les logiques de rente et à consolider sa souveraineté financière, la valorisation du capital humain constitue le facteur d’ajustement le plus déterminant. Sans un réservoir de compétences adapté aux exigences de la compétition internationale, aucune politique industrielle ou stratégie de numérisation ne pourra atteindre sa masse critique.

La séance inaugurale du Conseil supérieur de l’éducation offre l’opportunité d’installer une véritable doctrine d’efficience. Il appartient à cette nouvelle instance de dépasser la dimension protocolaire pour transformer une exigence constitutionnelle en une stratégie d’impact économique durable.

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Rentrée scolaire 2026-2027 : 67 MD d’aides pour soutenir les familles pauvres et à revenu limité

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, a présidé vendredi 14 août 2026, au Palais du gouvernement à la Kasbah, un conseil ministériel restreint consacré aux préparatifs de la rentrée scolaire, universitaire et de la formation professionnelle 2026-2027.

La réunion a permis d’évaluer le niveau de préparation des différents ministères concernés et de passer en revue les mesures nécessaires pour assurer une rentrée dans de bonnes conditions.

Les ministres de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de l’Intérieur, de la Santé, du Transport, des Affaires sociales, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, des Technologies de la communication, de l’Équipement et de l’Habitat, des Affaires religieuses, du Commerce et du Développement des exportations, ainsi que de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées, ont présenté les mesures prises dans leurs secteurs respectifs.

67 millions de dinars supplémentaires pour les aides sociales

Parmi les principales décisions annoncées figure l’allocation d’un crédit supplémentaire de 67 millions de dinars au programme d’aides sociales à l’occasion de la rentrée scolaire et universitaire 2026-2027.

Cette enveloppe vise à soutenir les familles pauvres et à revenu limité, dans le cadre du rôle social de l’État, de la consolidation de la justice sociale et du principe d’égalité des chances.

Des aides financières et en nature seront ainsi accordées afin de permettre aux élèves de disposer des fournitures scolaires essentielles. La gratuité du transport sera également assurée pour les bénéficiaires concernés.

Le programme prévoit par ailleurs des actions de prévention et d’intégration sociale, ainsi qu’un dispositif d’éducation tout au long de la vie consacré à l’éducation sociale et à l’intégration scolaire. Des centres de défense sociale seront notamment mis en place pour accompagner les jeunes ayant abandonné leur scolarité.

Réduire la surcharge des classes

Le gouvernement entend également agir sur la surcharge des classes à travers une meilleure répartition des élèves entre les établissements et le renforcement des extensions et des nouvelles constructions jugées nécessaires.

L’objectif est d’améliorer les conditions d’enseignement et de parvenir à un meilleur équilibre entre les établissements éducatifs.

Des programmes anticipatifs sont également prévus pour renforcer les flottes de transport scolaire et universitaire, améliorer la programmation des trajets et accroître la capacité de réponse aux besoins des élèves et des étudiants.

La sécurité routière fera l’objet d’une attention particulière, avec un renforcement de la présence sécuritaire aux abords des établissements et sur les axes routiers qui y sont liés, afin d’assurer la sécurité des élèves, étudiants, stagiaires et personnels éducatifs et de formation.

Vers une école davantage numérisée

La numérisation des services scolaires sera poursuivie, notamment à travers le système informatique de la vie scolaire, « viescolaire.education.tn », ainsi que les services d’inscription à distance.

Le gouvernement prévoit de poursuivre le développement de cette plateforme, d’élargir son utilisation et de l’exploiter davantage pour améliorer la gouvernance des établissements scolaires, simplifier les procédures et assurer un meilleur suivi du parcours scolaire.

Les activités culturelles, de jeunesse et sportives seront également renforcées. Elles sont considérées comme essentielles au développement de la personnalité de l’apprenant, à la consolidation des valeurs de citoyenneté et de responsabilité, ainsi qu’au développement de la créativité et de l’esprit d’initiative.

Dans ce cadre, le gouvernement appelle également à renforcer l’ouverture des établissements éducatifs sur les espaces culturels, de jeunesse et sportifs.

Santé scolaire et inclusion

La santé scolaire figure également parmi les priorités, avec le renforcement des services de dépistage, de vaccination, de premiers secours, d’accompagnement sanitaire et psychologique, ainsi que des actions de sensibilisation et de prévention.

Le conseil ministériel a par ailleurs insisté sur le renforcement de la vie scolaire, notamment à travers le développement de l’éducation inclusive et la prévention de la violence et des phénomènes émergents dans le milieu scolaire.

Les programmes d’intégration scolaire en faveur des personnes en situation de handicap, ainsi que des élèves confrontés à des difficultés ou à des troubles de l’apprentissage, seront également soutenus.

La formation professionnelle comme passerelle vers l’emploi

La place de la formation professionnelle au sein du système national d’éducation et de formation devra, elle aussi, être renforcée.

L’objectif est de consolider son rôle de véritable passerelle vers l’emploi, en améliorant la qualité de la formation et en adaptant les spécialités aux besoins de l’économie et du marché du travail.

Le renforcement des stages pratiques et le développement des compétences doivent permettre d’élargir les perspectives offertes aux jeunes et de consacrer davantage le principe de l’apprentissage tout au long de la vie.

Hébergement, restauration et services universitaires

Le gouvernement a également appelé à accélérer la finalisation des préparatifs liés à l’hébergement, à la restauration et au transport, tout en développant les différents services scolaires et universitaires.

L’ambition affichée est de garantir une vie universitaire favorisant le développement des compétences personnelles des étudiants et constituant un environnement propice à la créativité.

Les bourses scolaires et universitaires ainsi que les aides sociales devront être attribuées à leurs bénéficiaires. Les activités culturelles, scientifiques et sportives seront également soutenues, avec un renforcement des infrastructures qui leur sont dédiées.

La prise en charge sanitaire et psychologique des élèves, étudiants et stagiaires fera également l’objet d’un suivi renforcé.

Manuels scolaires : disponibilité et lutte contre la spéculation

Enfin, le conseil a insisté sur la nécessité d’assurer la disponibilité des manuels scolaires et des cahiers subventionnés dans les délais et en quantités suffisantes.

Les circuits de distribution devront être mieux maîtrisés afin de prévenir la spéculation et les pratiques de monopole, tout en tenant compte du pouvoir d’achat des familles.

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Tunisie – Éducation : un ex-ministre limogé sans explication, de retour aux commandes

Trois décrets publiés au Jort installent le nouveau Conseil supérieur de l’éducation, dont la séance inaugurale se tiendra lundi 17 août 2026. Mais c’est la nomination de son secrétaire général qui interroge : Mohamed Ali Boughdiri, limogé du ministère de l’Éducation en 2024 sans la moindre justification, y fait un retour remarqué.

En effet, le décret présidentiel n°2026-204 du 12 août 2026 confie à Mohamed Ali Boughdiri le secrétariat général du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement. Un choix qui ne manque pas d’interpeller : l’homme avait été évincé du ministère de l’Éducation le 1er avril 2024, après seulement un peu plus d’un an en poste, sans qu’aucune explication officielle ne soit donnée par la présidence. Un limogeage aussi brutal qu’inexpliqué, remplacé au pied levé par Salwa El Abassi. Deux ans plus tard, le voilà réinstallé, donc, au cœur du dispositif éducatif national, sans qu’aucun bilan ni aucune clarification sur les raisons de son départ n’ait jamais été fourni.

Lire aussi: Mohamed Ali Boughdiri démis de ses fonctions et remplacé par Salwa El Abassi

Deux autres décrets accompagnent cette mise en place. Le n°2026-203 nomme les sept membres de la Haute Instance du Conseil que voici : Tijani Gmati, Youssef Ben Othmen, Chiraz Stanbouli, Rim Aribi, Kamel Hnid, Mohamed Habib Allani et Mohamed Seifallah Ben Abderrazak. Quant au décret n°2026-205, il fixe la date de la séance inaugurale.

Reste une question que ce retour ne fait que raviver : comment justifier la réintégration, à un poste stratégique pour l’avenir du système éducatif tunisien, d’un responsable dont l’éviction n’a jamais été expliquée ? L’opacité qui entourait son départ semble aujourd’hui se prolonger dans les conditions de son retour.

En tout cas, certains ne manqueront pas de dire que Mohamed Ali Boughdiri était parti pour mieux revenir… dans la partie.

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Conseil supérieur de l’Education : L’ancien ministre Mohamed Ali Boughdiri nommé secrétaire général

L’ancien ministre de l’Éducation, Mohamed Ali Boughdiri, a été chargé des fonctions de secrétaire général du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement. Sa nomination, publiée ce vendredi 14 août au Journal officiel de la République tunisienne, intervient à quelques jours de la séance inaugurale de cette nouvelle institution, appelée à jouer un rôle central dans l’évaluation et la réforme des politiques éducatives et de formation en Tunisie.

Mohamed Ali Boughdiri, du syndicalisme à la gouvernance de l’éducation

Cette nomination marque une nouvelle étape dans le parcours de Mohamed Ali Boughdiri, figure issue du mouvement syndical et ancien responsable de l’UGTT.

Avant son entrée au gouvernement, il avait notamment occupé les fonctions de secrétaire général de l’Union régionale du travail de Ben Arous, puis de secrétaire général adjoint de l’UGTT chargé du secteur privé. Son parcours l’avait ensuite conduit au ministère de l’Éducation, dont il avait pris la tête en janvier 2023.

Il avait occupé ce portefeuille pendant plus d’un an, jusqu’à son départ du gouvernement en avril 2024. Son retour dans le domaine de l’éducation, cette fois au sein du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, lui permet ainsi de retrouver un secteur qu’il connaît déjà de l’intérieur.

Une nomination officialisée au Journal officiel

Mohamed Ali Boughdiri a été nommé secrétaire général en vertu du décret n°2026-203 du 12 août 2026, relatif à la nomination des membres de la Haute Instance du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement.

Le même décret désigne également Tijani Gmati, Youssef Ben Othmen, Chiraz Stanbouli, Rim Aribi, Kamel Hnid, Mohamed Habib Allani et Mohamed Seifallah Ben Abderrazak comme membres de la Haute Instance.

Ces nominations s’inscrivent dans le processus de finalisation de la composition du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, institué par le décret n°2 de 2024 du 16 septembre 2024, à la suite de la consultation nationale consacrée à la réforme du système éducatif.

Une institution appelée à repenser l’ensemble du système

Le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement ne se limite pas à l’enseignement scolaire. Ses missions couvrent un champ beaucoup plus large, allant de l’éducation à l’enseignement supérieur, en passant par la recherche scientifique, la formation professionnelle et les politiques liées à l’emploi.

L’institution est notamment appelée à évaluer les différents systèmes existants et à contribuer à l’élaboration de réformes dans des secteurs considérés comme stratégiques pour l’avenir du pays.

Son organisation administrative et financière avait déjà été fixée par le décret n°246 de 2025 du 8 mai 2025. Avec la désignation de ses membres et de son secrétaire général, le Conseil entre désormais dans une phase concrète de mise en place.

Une séance inaugurale prévue lundi

Un autre décret, le n°2026-205 du 12 août 2026, prévoit la convocation des membres du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement pour sa séance inaugurale, prévue le lundi 17 août 2026.

Cette première réunion devrait ainsi marquer le véritable démarrage des travaux de cette institution, alors que les questions liées à la réforme de l’école, à l’enseignement supérieur, à la formation et à l’adéquation entre les cursus et le marché de l’emploi restent au cœur des défis du pays.

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