Quand les grands projets redessinent le Maroc
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C’est devenu un sport national : à chaque période de vacances, les réseaux sociaux en Tunisie sont envahis par des commentaires et des critiques à l’égard des hôtels. Certains sont certes justifiés, d’autres sont pour le moins discutables.
Certains professionnels rappellent que la qualité d’un séjour ne dépend pas uniquement des prestations proposées par l’établissement, mais également du respect des règles de vie collective.
Avant de juger l’hôtel, se regarder soi-même
Le constat est sans détour : le client est en droit d’attendre un service de qualité, mais il est également tenu de respecter les règles de l’établissement et les autres vacanciers.
« Avant de dénigrer, critiquer et évaluer des hôtels de façon subjective et infondée, il va de soi de s’auto-critiquer », estime un responsable d’une chaîne d’hôtels, estimant qu’une partie des difficultés rencontrées tient aussi au comportement de certains clients.
Sans vouloir généraliser, il dénonce des attitudes qu’il qualifie d’« égoïstes, incivilisées, irrespectueuses et arrogantes », allant jusqu’au vandalisme et à l’incivisme. Des comportements qui, selon lui, peuvent transformer le séjour des autres vacanciers et porter atteinte à l’image de l’établissement.
Le respect des règles commence dès l’arrivée
Pour ce professionnel, les devoirs du client commencent dès le check-in. Respecter l’heure d’arrivée prévue, libérer sa chambre à l’heure du départ ou encore éviter les nuisances sonores dans les couloirs et les chambres font partie des règles élémentaires de la vie hôtelière.
Chaises longues, piscine et espaces communs : le partage comme principe
Autre sujet sensible : l’utilisation des espaces communs. Le responsable pointe notamment la pratique consistant à réserver plusieurs transats avec des serviettes dès le matin, sans réellement les occuper.
« Mettez-vous des serviettes de bain sur cinq chaises longues à 8h du matin sans en bénéficier, et deux autres sur la plage en privant les autres de se détendre ? », demande-t-il.
La question de la piscine est également abordée, avec le respect des règles d’hygiène et la nécessité de prendre une douche avant la baignade, y compris pour les enfants.
Les enfants, une responsabilité qui revient aussi aux parents
Dans son réquisitoire, il insiste particulièrement sur la surveillance des enfants dans les espaces communs.
« Surveillez-vous vos enfants ? Ou sont-ils délaissés toute la journée, libres de nuire aux autres résidents en toute impunité ? », écrit-il, regrettant que toute remarque adressée aux parents puisse parfois être mal accueillie.
Le même constat est dressé autour des buffets. Files d’attente non respectées, enfants qui se servent seuls, assiettes trop remplies et gaspillage alimentaire sont autant de comportements que le directeur considère comme incompatibles avec une expérience hôtelière respectueuse des autres.
« Éduquez-vous vos enfants à ne pas gaspiller la nourriture ? Donnez-vous le bon exemple ? », lance-t-il.
Le buffet n’est pas un libre-service sans limites
Le même professionnel s’interroge également sur certaines habitudes plus difficiles à justifier : nourriture emportée du buffet dans des sacs de plage ou serviettes en papier, gaspillage, absence de respect des files d’attente ou encore comportement désordonné autour des points de restauration.
Derrière ces exemples, c’est une certaine conception du « tout compris » : payer pour un séjour ne signifie pas que tout comportement devient acceptable.
« Le client est roi » ne signifie pas « le client peut tout se permettre ».
La relation entre les clients et le personnel constitue un autre volet de son coup de gueule.
« Êtes-vous courtois avec le personnel ? Ou est-ce le client est roi ? Le client est arrogant et impoli ? », questionne-t-il.
Une remarque qui renvoie à un débat récurrent dans l’hôtellerie : jusqu’où doit aller la disponibilité du personnel face à un client qui considère que le paiement de son séjour lui confère tous les droits ?
Pour lui, la qualité du service passe aussi par la qualité de la relation humaine entre ceux qui accueillent et ceux qui sont accueillis.
Des gestes simples qui ont un coût
Le responsable pointe enfin une série de comportements quotidiens qui peuvent sembler anodins mais qui ont, à l’échelle d’un établissement, un coût environnemental, matériel ou financier : laisser la climatisation et les lumières fonctionner inutilement, rentrer mouillé dans les ascenseurs et les espaces communs, ne pas tirer la chasse d’eau dans les toilettes communes, jeter des mégots dans les jardins ou sur la plage.
Il évoque également les objets emportés au moment du départ, allant des produits d’accueil jusqu’aux piles des télécommandes ou au linge de chambre.
Autant de pratiques qui, selon lui, dépassent largement la simple question du comportement individuel.
Une qualité de service qui se construit à deux
Au-delà du ton volontairement provocateur, le message revient finalement à une idée simple : l’expérience hôtelière est une relation à double sens.
Le client a le droit d’exiger une prestation conforme à ce qui lui a été vendu. Mais l’établissement, son personnel et les autres clients ont également droit au respect.
« Quand ce comportement changera, vous n’aurez plus à demander si un hôtel X ou Y est bien, car vous et nous sommes le point de départ d’un service de qualité ! », conclut le directeur.
Une manière de rappeler que derrière les étoiles, les équipements, les buffets et les services proposés, la réussite d’un séjour repose aussi sur une donnée beaucoup moins mesurable : le comportement de chacun.
D.T
Photo d’illustration générée par IA
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Alors que la haute saison estivale bat son plein, les coupures d’électricité à répétition qui frappent le pays tout entier plongent une partie du secteur touristique tunisien dans une situation inédite.
Ces perturbations interviennent au pire moment. Les conséquences se font déjà sentir dans plusieurs régions : les réclamations de clients se multiplient, des demandes de rapatriement sont signalées, tandis que certains tour-opérateurs demandent des explications à leurs partenaires tunisiens.
En parallèle, les avis négatifs publiés sur les principales plateformes de réservation et de notation entraînent une dégradation de la réputation de plusieurs établissements, avec un impact qui pourrait perdurer bien au-delà de la saison actuelle.
Sur le plan opérationnel, les difficultés s’accumulent. Les hôtels qui tentent de louer des groupes électrogènes font face à une forte hausse des coûts, sans pour autant pouvoir garantir une alimentation électrique continue. Les interruptions de courant fragilisent également la chaîne du froid, exposant les établissements à des pertes de denrées alimentaires et à un risque accru de rupture d’approvisionnement, dans la mesure où les fournisseurs sont eux aussi affectés par la crise énergétique.
Cette nouvelle épreuve intervient alors que le secteur touristique n’avait pas encore totalement retrouvé son rythme habituel. Déjà confrontés à un ralentissement des réservations lié aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient et aux répercussions du conflit entre les États-Unis et l’Iran sur les comportements de certains marchés émetteurs, les professionnels voient désormais s’ajouter un facteur de crise supplémentaire susceptible de fragiliser davantage la saison estivale.
Au-delà des conséquences immédiates, les interrogations sont nombreuses. Combien de temps cette situation durera-t-elle ? Quel sera son coût économique pour les entreprises touristiques ? Quel impact aura-t-elle sur la perception de la destination Tunisie auprès des voyageurs internationaux ? Et surtout, s’agit-il d’un épisode ponctuel ou du début d’un phénomène appelé à se reproduire lors des prochaines saisons estivales ?
Sur le terrain, les professionnels font face à une clientèle de plus en plus difficile à rassurer.
« Nous faisons tout pour essayer de calmer les esprits et de nous excuser auprès de nos clients, mais rien n’y fait. Il faut comprendre que lorsqu’il fait encore 36 °C à 23 heures et qu’il n’y a plus de climatisation dans les chambres, les clients sont hors d’eux, notamment les familles avec de jeunes enfants », témoigne une hôtelière de Hammamet.
« La clientèle est particulièrement remontée contre l’hôtel et ne peut pas admettre que cette situation échappe totalement à notre volonté. Beaucoup considèrent qu’il est de notre responsabilité de disposer d’un groupe électrogène », explique pour sa part le directeur commercial d’un établissement à Monastir.
Or, rappellent les professionnels, la réalité technique est bien plus complexe. Installer des groupes électrogènes de forte puissance représente un investissement considérable, nécessite des espaces adaptés et implique des contraintes d’exploitation importantes.
Dans la plupart des hôtels, les équipements de secours existants — groupes électrogènes ou onduleurs — ont été conçus pour assurer uniquement les fonctions essentielles : un éclairage minimal des espaces stratégiques comme la réception, le maintien des systèmes de sécurité ainsi que l’alimentation des chambres froides afin de préserver la chaîne du froid. Ils ne permettent généralement pas d’assurer le fonctionnement simultané de l’ensemble des installations d’un hôtel, notamment les systèmes de climatisation des centaines de chambres.
Pour les professionnels du secteur, la multiplication des coupures d’électricité dépasse désormais le simple désagrément technique. Elle constitue un véritable enjeu économique, commercial et d’image pour une industrie qui représente l’un des piliers de l’économie tunisienne et dont la compétitivité repose avant tout sur la qualité de l’expérience offerte aux visiteurs.
D.T
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Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) et les recettes touristiques continuent d’alimenter les réserves en devises de la Tunisie. Les dernières données de la Banque centrale de Tunisie (BCT), arrêtées au 20 juin 2026, font état d’une progression des deux indicateurs par rapport à la même période de l’an dernier. Les entrées de...
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Le groupe touristique britannique Jet2 plc s’apprête à reprogrammer la Tunisie à compter de la prochaine saison été 2027 avec 8 vols par semaine.
Après des débuts ratés en 2015, le voyagiste – avec son tour-opérateur Jet2Holidays (N°1 en termes de licences ATOL) et sa compagnie aérienne Jet2.com (N°3 avec une flotte de 130 appareils)- lance un programme de vols vers l’aéroport d’Enfidha-Hammamet à compter du 1er mai et jusqu’au 31 octobre.
Ceux-ci seront opérés à partir de 5 aéroports: Birmingham, East Midlands, Leeds Bradford, Manchester et Londres Stansted. Les réservations sont déjà ouvertes avec 15 propositions d’hôtels entre Sousse et Hammamet.
Une programmation qui s’inscrit très certainement dans la foulée d’une demande manifestement en croissance sur la destination comme en témoignent les résultats de l’exercice 2025 qui avait permis au marché britannique d’atteindre 447.000 visiteurs, en progression de près de 120% si l’on se réfère à l’année 2019 d’avant Covid.
Steve Heapy, directeur général de Jet2, a déclaré au média Travel Weekly que ce lancement répondait directement à la demande des clients et des agences de voyages indépendantes. « Cette nouvelle expansion témoigne de la vigueur de notre activité en pleine croissance. Avec un ensoleillement toute l’année, une culture riche et un excellent rapport qualité-prix, la Tunisie a de quoi satisfaire tout le monde et nous savons à quel point cette destination va rencontrer un immense succès. »
Cité par le même média, Fakhri Khalsi, représentant de l’ONTT pour la Grande-Bretagne, n’a pas manqué de souligner qu’il s’agissait d’un « jalon important » pour la destination. « L’arrivée de Jet2 sur le marché tunisien permettra aux voyageurs britanniques d’accéder encore plus facilement au riche patrimoine culturel de notre pays, à son magnifique littoral, à son authenticité » a-t-il déclaré.

Les vols de de Jet2 vont opérer au départ de 5 aéroports vers Enfidha-Hammamet
Programme des vols:
Birmingham : deux vols par semaine (mercredi et samedi) du 1er mai au 30 octobre
East Midlands : un vol hebdomadaire le samedi du 1er mai au 30 octobre
Leeds Bradford : un vol hebdomadaire le samedi du 1er mai au 30 octobre
Manchester : deux vols par semaine (mardi et vendredi) du 7 mai au 29 octobre
Londres Stansted : deux vols par semaine (mercredi et dimanche) du 2 mai au 31 octobre
Un tour-opérateur le vent en poupe
Jet2 va porter à 70 le nombre de ses destinations qui seront commercialisées en 2027 avec l’introduction de nouvelles destinations comme l’Égypte (en février) et la Tunisie (en mai).
Au cours de l’exercice 2025, il aura transporté 19,77 millions de passagers (tous types de vols confondus) dont 6,6 millions de packages touristiques.
©Destination Tunisie
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Chaque année ou presque, à l’approche de la saison estivale, la Tunisie subit son lot de rumeurs concernant les conditions de voyage des touristes algériens. Certaines relèvent du simple malentendu, d’autres s’avèrent plus fantaisistes, voire parfois mensongères.
La dernière en date concerne une prétendue exclusion des voyageurs terrestres algériens du bénéfice de l’allocation touristique de 750 euros. Une information largement relayée sur les réseaux sociaux, mais qui ne repose à ce jour sur aucun fondement officiel. Dès lors, une question se pose : à qui profitent réellement ces rumeurs ?
Cette information a rapidement suscité des interrogations parmi les voyageurs habitués à partir en vacances en Tunisie en voiture ou par bus en voyages organisés.
Pourtant, après vérification auprès des textes actuellement en vigueur et des communications officielles disponibles, aucune décision de cette nature n’a été annoncée par les autorités algériennes.
L’allocation touristique instaurée par la Banque d’Algérie demeure régie par les dispositions actuellement applicables depuis juillet 2025. Le dispositif prévoit un montant annuel de 750 euros pour les voyageurs algériens majeurs, sous certaines conditions liées notamment à la durée du séjour à l’étranger.
Droit de change : le texte officiel de Bank of Algeria
Contrairement aux affirmations relayées en ligne, les voyages effectués par voie terrestre continuent d’être intégrés au dispositif. Les procédures existantes prévoient même des justificatifs spécifiques adaptés à ce mode de transport, notamment les documents liés au passage frontalier et aux formalités de change.
À ce jour, ni la Banque d’Algérie, ni le ministère algérien des Finances, ni aucune autre institution officielle n’ont publié de texte annonçant l’exclusion des voyageurs se rendant en Tunisie par la route.
Le seul point régulièrement rappelé par les autorités concerne la lutte contre les abus et les détournements de l’allocation touristique. Celle-ci demeure strictement personnelle et ne peut être cédée ou utilisée à d’autres fins que celles prévues par la réglementation.
Les professionnels du tourisme recommandent aux voyageurs de se référer exclusivement aux communications émanant des institutions officielles algériennes et des établissements bancaires habilités avant d’organiser leur séjour.
Les réseaux sociaux demeurent un vecteur rapide de diffusion de l’information, mais également de propagation de fausses nouvelles qui peuvent parfois prendre une ampleur importante en quelques heures.
En l’état actuel des choses, rien ne permet d’affirmer que les voyageurs algériens se rendant en Tunisie par la route perdront le bénéfice de l’allocation touristique. Les textes en vigueur demeurent inchangés et les droits des voyageurs terrestres restent pleinement reconnus.
Seule certitude cependant, la décision des autorités algériennes depuis le début 2026 de doubler les taxes pour les véhicules et de restreindre certains moyens de locomotion qui reste en vigueur.
Lire aussi: De nouvelles taxes pour les véhicules algériens entrant en Tunisie
Dans les milieux touristiques, certains observateurs n’hésitent d’ailleurs pas à s’interroger sur l’origine récurrente de ce type de rumeurs. Sans avancer de preuves formelles, plusieurs acteurs du secteur estiment qu’elles pourraient émaner de parties ayant tout intérêt à orienter les vacanciers algériens vers d’autres destinations pour des considérations essentiellement commerciales et mercantiles. Une hypothèse qui revient régulièrement à mesure que s’approche chaque haute saison touristique.
La Tunisie continue donc de figurer parmi les destinations préférées des vacanciers algériens. Au cours de l’année 2025, la barre des 4 millions de visiteurs ayant franchi la frontière avait même été dépassée.
©Destination Tunisie
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Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) et les recettes touristiques continuent de soutenir les équilibres extérieurs du pays. Selon les dernières données publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT), ces deux principales sources de devises ont poursuivi leur progression au cours des premiers mois de 2026, confirmant leur rôle central dans l’alimentation...
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Premières rencontres officielles entre le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, et les deux bureaux récemment élus des deux fédérations professionnelles du tourisme, la Fi2T avec désormais à sa tête Walid Tritar, et la FTAV, présidée par Mohamed Ali Toumi.
Enjeux et constats avec la Fi2T
Avec la Fi2T tout d’abord, l’ordre du jour du 11 juin a porté sur l’examen des propositions des professionnels visant à diversifier l’offre nationale et à s’adapter aux mutations du marché touristique mondial.
Le ministre du Tourisme a souligné la nécessité d’une approche prospective, en pointant du doigt des lacunes à combler, notamment en matière de digitalisation, de réservation électronique et d’expériences touristiques. Il a également insisté sur l’impératif de moderniser le cadre législatif et réglementaire afin de débloquer les investissements et d’assainir le climat des affaires.

Les discussions ont également mis en évidence la nécessité d’exploiter les spécificités régionales via des circuits thématiques. L’objectif est de développer des segments à plus forte valeur ajoutée, à savoir le tourisme culturel, écologique, médical, sportif (dont le golf), d’aventure et alternatif.
De son côté, le président de la Fi2T a confirmé l’engagement de la fédération à travailler conjointement avec le ministère pour structurer ces différentes composantes.
Plan d’action et priorités
À l’issue de la séance, les deux parties ont convenu de se concentrer sur les cinq axes prioritaires suivants :
Planification : Élaboration d’un document de travail compilant les mesures concrètes pour le développement des différents modes de tourisme.
Cadre réglementaire : Révision en cours des textes régissant le tourisme alternatif, afin de lever les freins aux projets situés dans les zones rurales et forestières.
Infrastructures et animation : Soutien à la dynamisation des îles tunisiennes et développement des ports de plaisance pour enrichir le produit national.
Événementiel : Poursuite des préparatifs liés à l’événement « Tunis, capitale du tourisme arabe 2027 » pour optimiser la visibilité de la destination.
Offre touristique : Développement de nouveaux programmes d’animation basés sur des approches actualisées et conformes aux tendances internationales.
Le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, a reçu le lendemain 12 juin le nouveau bureau exécutif élargi de la Fédération Tunisienne des Agences de Voyages et de Tourisme (FTAV), présidé par Mohamed Ali Toumi. La rencontre s’est déroulée en présence des cadres du ministère et du directeur général de l’Office National du Tourisme Tunisien (ONTT).

Positionnement de la destination et qualité des services
Le ministre a ouvert la séance en rappelant les récents indicateurs de la destination tunisienne, notamment sa désignation comme « Capitale du tourisme arabe pour 2027 » et son classement en tant que deuxième meilleure destination de courts séjours sur le marché suisse.

Les membres du nouveau bureau de la FTAV: de droite à gauche: Manel Mehiri, Kamel Zahra, Khouloud Khairi, Aymen Fessi (président FRAV Cap Bon) et Zied Felfoul.
Il a souligné que ces acquis imposent une révision à la hausse de la qualité de l’expérience touristique. L’orientation du ministère vise désormais à soutenir un tourisme haut de gamme, en améliorant l’accueil et l’animation pour cibler des marchés à forte valeur ajoutée, particulièrement dans la perspective des afflux attendus des pays arabes et du Golfe en 2027.
Le président de la FTAV a, pour sa part, réitéré la disposition de la fédération à maintenir un travail participatif avec la tutelle afin de résoudre les blocages professionnels et d’améliorer la compétitivité du secteur.

Walid Zidi (président FRAV Sfax) et Nadaa Ghozzi.
Dossiers prioritaires et axes de travail
La séance de travail a permis de passer en revue plusieurs dossiers opérationnels :
Digitalisation des procédures : Accord sur la nécessité de numériser les réservations et les paiements, avec le projet de création d’une plateforme électronique dédiée aux visas et à la déclaration préalable des excursions touristiques pour accélérer les démarches.
Tourisme intérieur : S’appuyant sur l’affluence enregistrée lors de la première édition du « Salon du marché du voyage tunisien » (les 7 et 8 mai 2026), les deux parties ont insisté sur l’importance de concevoir des offres tarifaires préférentielles pour les familles tunisiennes afin de maintenir l’activité tout au long de l’année et d’ancrer la culture de la réservation anticipée.
Transport touristique : Examen de l’état du parc roulant et des difficultés liées à son renouvellement, en mettant l’accent sur les avantages fiscaux nécessaires pour adapter la flotte de transport aux besoins actuels.
Tourisme saharien et oasien : Identification des problèmes d’accès aux zones sahariennes et nécessité de renforcer le rôle des guides locaux pour améliorer l’encadrement des visiteurs.
Omra : Nécessité d’une meilleure coordination entre les différents intervenants pour garantir le bon déroulement de la saison du petit pèlerinage.
Circuits régionaux : Promotion des parcours touristiques intégrant les villages artisanaux pour valoriser le patrimoine local et assurer une meilleure répartition des revenus touristiques sur les différentes régions.
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Porté par l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) et financé par la Confédération suisse, le programme a confirmé le rôle stratégique des produits du terroir dans le développement régional, la création d’emplois et la diversification de l’offre touristique tunisienne.
La clôture officielle du programme a été marquée par une rencontre organisée à Tunis en présence des partenaires institutionnels, des représentants des secteurs public et privé ainsi que des acteurs des filières concernées. L’événement a permis de revenir sur les principaux résultats du projet et sur les perspectives d’avenir d’un secteur désormais considéré comme un véritable moteur économique territorial.

Cérémonie officielle de clôture du projet.
3,74 millions d’euros de budget
S’inscrivant dans la continuité de la première phase du programme menée entre 2013 et 2019, PAMPAT 2 a bénéficié d’un budget de 3,74 millions d’euros pour la période 2020-2026. Cette nouvelle étape a permis de consolider les acquis précédents tout en élargissant le champ d’intervention à de nouvelles filières telles que les dérivés de dattes, les tomates séchées et les grenades, tout en poursuivant parallèlement l’accompagnement de la filière figue de Barbarie.
Le programme a été déployé notamment dans les régions de Kairouan, Nabeul et Testour avec pour objectif d’améliorer la qualité, la productivité et la conformité des produits tout en facilitant leur accès aux marchés internationaux. PAMPAT 2 a également encouragé l’entrepreneuriat, l’innovation, la diversification des produits ainsi que la promotion des indications géographiques et des labels de qualité.
250 entreprises et 1 000 agriculteurs bénéficiaires
Les résultats enregistrés entre 2020 et 2026 illustrent l’ampleur de l’impact du projet. Plus de 250 entreprises et 1 000 agriculteurs ont bénéficié d’un accompagnement direct. Le programme a favorisé le lancement de 566 nouveaux produits sur les marchés et la création de 3 600 emplois, dont près de 90 % occupés par des femmes. Par ailleurs, 58 nouvelles entreprises ont vu le jour grâce au programme, tandis que les exportations des filières soutenues ont progressé de 194 %. Les investissements réalisés par les entreprises accompagnées ont approché les 9 millions d’euros.
Pour le ministère de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines, le programme a contribué à transformer des filières traditionnelles en secteurs innovants et compétitifs. Les responsables du projet ont notamment souligné l’émergence d’un tissu de PME agroalimentaires davantage tournées vers l’exportation et capables de valoriser les ressources locales tout en renforçant l’attractivité économique des régions.
Tourisme, gastronomie, culture et artisanat
Au-delà de la dimension agricole et industrielle, PAMPAT 2 a également misé sur l’intégration du tourisme, de la gastronomie, de la culture et de l’artisanat dans une logique de développement territorial durable. Une stratégie nationale de valorisation des produits du terroir a ainsi été élaborée et expérimentée dans plusieurs régions pilotes.
Le programme a notamment contribué à promouvoir des produits emblématiques comme l’huile d’olive, la rose ou encore l’eau de fleur d’oranger, tout en favorisant l’émergence de nouvelles expériences touristiques immersives autour du patrimoine local.
En collaboration avec le ministère du Tourisme et plusieurs agences de voyages, le projet a permis depuis 2022 d’accompagner 383 bénéficiaires issus de différents secteurs et de soutenir 52 opérateurs proposant de nouvelles offres touristiques. Près de 11 000 visiteurs ont ainsi bénéficié de ces circuits et expériences inspirés du terroir tunisien.
Routes thématiques
Cette approche répondait à l’évolution des attentes des voyageurs internationaux, de plus en plus en quête d’expériences authentiques, culturelles et humaines. Les routes thématiques développées dans des régions comme Nabeul et Kairouan ont ainsi contribué à renforcer l’attractivité touristique locale en rapprochant les visiteurs des artisans, producteurs et créateurs.
Le projet a également encouragé des passerelles inédites entre artisanat et terroir à travers l’initiative « Artiterroir », un concours valorisant les créations artisanales inspirées des produits du terroir. Cette démarche visait à faire émerger un véritable art de vivre tunisien associant patrimoine, savoir-faire et identité régionale.
Parallèlement, le Concours Tunisien des Produits du Terroir a joué un rôle moteur dans cette dynamique. Sa cinquième édition organisée en 2025 a enregistré 539 produits en compétition et permis de décerner 165 médailles à 119 entreprises, dont près des trois quarts étaient dirigées par des femmes. Selon les organisateurs, les produits récompensés ont enregistré des hausses de ventes allant de 30 à 50 %.
À travers cette approche intégrée, PAMPAT 2 a posé les bases d’un nouveau modèle de développement territorial fondé sur la valorisation durable des richesses régionales et du savoir-faire tunisien, avec l’ambition de répliquer cette expérience dans d’autres régions du pays.
D.T
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C’est un changement dans la continuité. La Fédération Interprofessionnelle du Tourisme Tunisien (Fi2T), structure syndicale patronale née il y a une décennie, a renouvelé son comité directeur. Houssem Ben Azouz a effet passé le relais le 9 mai 2026 à Walid Tritar.
La nouvelle équipe dirigeante se compose comme suit :
-Président : Walid Tritar
-Vice-présidents : Shahla Kekhia et Marouen Noureddine
-Trésorière : Kaouther Meddeb
-Secrétaire général : Hassen Haddar
Le nouveau président a présenté sa feuille de route pour la période de son mandat 2026-2029. Elle porte sur au moins 5 points. D’abord le renforcement de la présence dans les instances décisionnelles, puis le développement d’une communication digitale, ensuite la réorganisation des groupements existants par spécialisation des métiers, également la création d’une marketplace B2B et un hub de formation et enfin le développement d’un axe intitulé Excellence Santé (en rapport avec le tourisme médical, les soins thermaux, etc.).
Une fédération qui pèse
Pendant dix ans, Houssem Ben Azouz, aux différentes fonctions qu’il aura occupées, aura réussi à structurer cette organisation professionnelle devenue aujourd’hui un interlocuteur reconnu dans le paysage touristique tunisien.
Son principal mérite aura été d’avoir fédéré autour d’une même entité différents métiers et acteurs du tourisme, avec une attention particulière portée aux hébergements alternatifs et en a fait l’une des causes principales qui ont été défendues.
On se souvient que l’histoire de la Fi2T avait commencé au sein de la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (Conect) en tant que groupement professionnel, avant de prendre son indépendance en tant que structure à part entière.
Une vision du tourisme au-delà du balnéaire
Au fil des années, la fédération a porté un discours alternatif sur le tourisme tunisien, plaidant pour une diversification du produit national. « Il n’y a pas que le balnéaire », rappelle-t-on souvent au sein de la structure qui ne manque pas une occasion de souligner la nécessité de valoriser également le tourisme durable, culturel et rural, autant de segments capables d’apporter une réelle valeur ajoutée au secteur.
Ce message a progressivement trouvé un écho auprès des autorités et des professionnels. La Fi2T revendique ainsi un rôle actif dans la reconnaissance des hébergements alternatifs, mais également dans le rapprochement entre les secteurs du tourisme et de l’agriculture, notamment autour du dossier des gîtes ruraux.
Parmi les projets imminents figure d’ailleurs le lancement d’une plateforme dédiée aux hébergements alternatifs, annoncée comme bientôt opérationnelle.
Une fédération participative appelée à se renforcer
Lors de l’Assemblée générale et élective qui s’est déroulée hier, les membres ont insisté sur la nécessité d’activer davantage les groupements et les commissions internes afin de renforcer le fonctionnement participatif de la fédération.
Toutefois, plusieurs défis demeurent. Avec quelque 350 adhérents, la Fi2T admet encore disposer d’une base insuffisante au regard des enjeux du secteur. « Il faut que les adhérents aient un véritable intérêt à adhérer afin d’élargir davantage la fédération », a-t-on souligné durant les échanges.
Les responsables reconnaissent également que les moyens financiers restent limités, le budget de la structure ne permettant pas toujours de mener toutes les actions souhaitées.
©Destination Tunisie
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Dans le cadre de sa stratégie de développement sur les marchés de l’Amérique Latine, le voyagiste Gold Experiences, en partenariat avec l’ONTT, a orchestré du 10 au 18 avril 2026 un éductour exclusif à destination du marché mexicain, réunissant un groupe sélect de 7 professionnels du tourisme, parmi lesquels des tour-opérateurs et agents de voyage spécialisés.
Pensé comme une véritable immersion sensorielle et professionnelle, ce voyage d’étude avait pour ambition de révéler toute la richesse et la diversité de la destination Tunisie, tout en posant les bases d’un développement commercial durable sur ce marché à fort potentiel.
Dès leur arrivée à Tunis, les participants ont été accueillis dans un cadre raffiné, au Four Seasons Tunis, symbole de l’hôtellerie haut de gamme du pays. Cette première escale a donné le ton d’un programme alliant élégance, authenticité et excellence opérationnelle.
La découverte de la capitale s’est articulée autour de la médina de Tunis, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, véritable labyrinthe d’histoire et de traditions, avant de se prolonger vers Sidi Bou Saïd, dont les nuances de bleu et de blanc, sublimées par la lumière méditerranéenne, continuent de fasciner les voyageurs du monde entier.
Le voyage a ensuite plongé au cœur de l’histoire millénaire de la Tunisie, avec la visite du Musée National du Bardo et de l’antique Carthage, offrant aux participants une lecture vivante des grandes civilisations qui ont façonné le pays.


Sur le site archéologique de Carthage.
Cap ensuite sur le Sahel, où Sousse et Monastir ont dévoilé leurs trésors patrimoniaux et leur dynamisme touristique. Entre médinas classées, monuments emblématiques et infrastructures hôtelières de qualité, cette étape a permis d’apprécier l’équilibre entre héritage culturel et modernité.
L’expérience a pris une dimension spectaculaire en direction du sud tunisien. De l’imposant amphithéâtre d’El Jem aux paysages singuliers de Matmata et ses habitations troglodytes, les participants ont progressivement basculé dans un univers minéral et hors du temps.
À Douz, porte du désert, la magie du Sahara a pleinement opéré. Entre dunes dorées et lumière changeante, cette immersion saharienne a offert des moments forts, révélant un potentiel émotionnel particulièrement adapté aux attentes du marché mexicain en quête d’expériences authentiques et différenciantes.
La traversée du Chott El Jerid, étendue saline aux reflets irréels, a marqué l’un des temps forts du programme, avant l’arrivée à Tozeur, oasis emblématique où nature et culture dialoguent harmonieusement. Les paysages désertiques, ponctués d’oasis de montagne et de sites mythiques, ont renforcé l’image d’une destination plurielle et surprenante.

Sur le chemin du retour, Kairouan, haut lieu de spiritualité et quatrième ville sainte de l’Islam, a offert une parenthèse empreinte de sérénité et d’authenticité, enrichie par la découverte du savoir-faire artisanal local. Le voyage s’est conclu en douceur à Hammamet, station balnéaire iconique, où les participants ont pu apprécier une offre hôtelière premium en formule tout inclus, ainsi qu’une expérience œnologique dans le Cap Bon, mettant en lumière un terroir encore méconnu et pourtant remarquable.
Au-delà de la qualité du programme et des prestations, cet éductour s’est distingué par la précision de son organisation, la pertinence des inspections hôtelières et la cohérence de son positionnement, en parfaite adéquation avec les attentes du marché mexicain.
À l’issue de cette expérience, les participants ont unanimement salué la richesse de la destination et exprimé un intérêt concret pour son intégration dans leurs portefeuilles. Cet éductour marque ainsi une étape structurante dans le développement de la Tunisie sur le marché mexicain, avec des perspectives prometteuses en matière de formation, de promotion et de croissance des vente.

36 agents de voyages brésiliens en éductour avec Gold Experiences
Gold Experiences fait visiter la Tunisie à un groupe de T.O brésiliens
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La Commission du tourisme, de la culture, des services et de l’artisanat à l’ARP (Assemblée des représentants du peuple) a tenu hier une séance consacrée à l’audition des représentants de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH) et de la Fédération tunisienne des restaurants touristiques (FTRT). Cette réunion avait pour objectif d’examiner les préoccupations du secteur touristique et de recueillir leurs avis sur deux propositions de loi relatives respectivement à l’organisation de la profession de guide touristique et à la mise en place d’un système national de tourisme social.
Hôtels: baisse de la capacité d’accueil
Les représentants de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie, conduits par leur présidente Dora Milad, accompagnée des membres du bureau exécutif, Jalel Henchiri et Tahar Zahar, ont présenté un exposé sur les principales difficultés du secteur touristique. Ils ont indiqué que la capacité d’accueil est passée de 235 000 à 175 000 lits, suite à la fermeture de 164 hôtels, soit environ 30 % des établissements classés, tout en mettant en garde contre une aggravation de la situation en raison du contexte sécuritaire régional.
Ils ont également souligné que le secteur hôtelier, à l’instar des autres activités touristiques, souffre de problèmes structurels tels que le chevauchement des rôles et le manque de coordination entre les différents intervenants. La qualité des services est en baisse ont-ils indiqué, principalement en raison du manque de main-d’œuvre qualifiée et de l’émigration d’une partie de celle-ci, conséquence d’un décalage entre le système de formation et les besoins du marché.

Les membres de la Commission tourisme à l’ARP: Mohamed Yahiaoui, président Hamadi Laachari Ghilani, vice-président, Aymen Boughdiri, rapporteur, en présence des membres Salah Sayadi, Badis Belhaj Ali et Mohamed Hédi Allani.
L’aérien pointé du doigt
À cela s’ajoute la faiblesse du transport aérien national, confronté à une crise structurelle affectant l’économie et l’image de la destination tunisienne.
Ils ont appelé notamment à renforcer les infrastructures de transport aérien, à faciliter l’accès au marché pour les compagnies aériennes, même à titre exceptionnel, à accélérer la digitalisation des services touristiques, à améliorer l’accès au financement et à rehausser l’esthétique des zones touristiques.
Lors des échanges, les intervenants ont insisté sur la nécessité de diversifier l’offre touristique, soulignant que le modèle basé uniquement sur le tourisme balnéaire et saisonnier n’est plus viable face à la concurrence accrue et à la baisse du pouvoir d’achat sur les marchés traditionnels. Ils ont plaidé pour le développement du tourisme alternatif, notamment le tourisme des seniors, en forte croissance à l’échelle mondiale.
Favoriser l’innovation et la diversité
En réponse aux observations des députés, les représentants de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie ont insisté sur la nécessité d’un cadre juridique global, élaboré de manière participative entre les pouvoirs exécutif et législatif, favorisant la diversité, l’innovation et l’intégration dans l’environnement naturel et culturel.
Concernant la proposition de loi relative à la mise en place d’un système national de tourisme social, les représentants des deux fédérations ont estimé que le texte, dans sa version actuelle, est peu applicable et soulève plusieurs problèmes pratiques et juridiques. Selon eux, il risque d’aggraver la crise du secteur, de décourager l’investissement, tant national qu’étranger, et de réduire les recettes en devises.

Questions de choix et de liberté
Ils ont également critiqué l’obligation faite aux établissements touristiques privés de consacrer près d’un tiers de leur capacité à une catégorie sociale spécifique, estimant qu’elle contrevient aux principes fondamentaux du droit tunisien, tels que la liberté contractuelle et la liberté d’investissement, ainsi qu’aux règles de concurrence et de fixation des prix.
Ils ont proposé que l’adhésion au système de tourisme social soit volontaire, en contrepartie d’incitations financières et fiscales, tout en appelant à développer des alternatives, notamment en réhabilitant les hôtels fermés et en aménageant des plages et espaces publics adaptés aux familles.
La FTRT pointe l’arsenal juridique
Le président de la Fédération, Habib Ben Moussa, a estimé pour sa part face aux parlementaires que la crise du secteur résulte essentiellement d’un arsenal législatif contraignant, datant pour l’essentiel des années 1980 et ne répondant plus aux standards internationaux de compétitivité.
Il a ajouté que la multiplicité et la dispersion des textes juridiques et réglementaires constituent un frein à son développement, tout comme la multiplicité des organes de contrôle, en l’absence de coordination entre eux.

La délégation de restaurateurs à l’ARP conduite par le président de la FTRT, Habib Ben Moussa, avec Ali Tahri, Haroun Trimech, Mohamed Mahdaoui et Mohamed Haouas.
Le secteur est en effet soumis à des contrôles parallèles de plusieurs ministères (Tourisme, Intérieur, Finances, Santé, Commerce), ce qui disperse les efforts d’investissement et engendre parfois des contradictions dans l’application des conditions.
Révision du cadre législatif
Il a également évoqué la longueur et la complexité des procédures administratives, soulignant que l’obtention des autorisations nécessaires à la création d’un restaurant touristique peut prendre plusieurs années, gelant les investissements à la phase de création et alourdissant les charges financières des investisseurs.
Il a appelé à une révision et une unification du cadre juridique du secteur, en adéquation avec l’évolution du tourisme mondial, ainsi qu’à une révision du régime fiscal applicable aux restaurants classés, soumis à des contraintes strictes, alors que se développent en parallèle des établissements non classés opérant sans les mêmes obligations fiscales.
Action et encadrement
Lors du débat, les députés ont reconnu que les difficultés du secteur ne doivent pas occulter certaines insuffisances, appelant les structures professionnelles à renforcer la formation et l’encadrement, ainsi qu’à jouer un rôle plus actif dans la promotion de la destination tunisienne, notamment à travers la valorisation du patrimoine culinaire. Ils ont également relevé qu’un nombre important de restaurants ne répond pas aux normes, ce qui nuit à l’image de la Tunisie face aux destinations concurrentes.
Les intervenants ont proposé l’élaboration d’un texte législatif unifié intégrant automatiquement l’autorisation de vente de boissons dans le certificat de classification touristique, ainsi que la révision du système de pension complète afin de dynamiser l’activité économique en dehors des hôtels.
En conclusion, les membres de la commission ont réaffirmé leur engagement à accélérer les réformes nécessaires dans les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration touristique, à travers des propositions concrètes visant à moderniser le cadre législatif et à lever les obstacles entravant l’activité des professionnels.
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Comment vulgariser le tourisme alternatif en Tunisie ? Partant du constat évident qu’il s’agit d’un gisement touristique à fort potentiel, la Fédération Interprofessionnelle du Tourisme Tunisien (Fi2T) veut amorcer un rapprochement porteur de sens entre les hébergements de charme et les agences de voyages classiques spécialisées dans l’organisation de circuits et excursions.
L’objectif étant de structurer l’offre alternative pour l’intégrer durablement dans les circuits de distribution traditionnels d’une part et lever d’autre part les verrous réglementaires qui freinent encore l’essor du secteur.
Un déficit d’information malgré une offre d’excellence
La destination peut s’enorgueillir de disposer désormais d’un parc particulièrement riche et diversifié d’hébergements alternatifs.
Des maisons d’hôtes en bord de mer ou au cœur des médinas et des villes aux gîtes ruraux nichés dans les montagnes, ces structures ne se contentent plus d’offrir un toit pour les visiteurs de passage ; elles vendent une immersion.
Ateliers de poterie, démonstrations culinaires ou récolte de miel : l’expérience est au cœur du produit.
Pourtant, un décalage persiste. Si les agences de voyages sont en quête perpétuelle de renouvellement pour leurs portefeuilles clients, elles se heurtent à un déficit d’information du segment.
D’où la nouvelle orientation qui a été lancée hier à Tunis dans le cadre d’une action intitulée Tunisia Slow Travel. « Il s’agit d’une initiative destinée à renforcer les relations commerciales entre acteurs pour connaître les structures agréées et leurs capacités », explique Ahmed Oubaia, président du groupement des agences de voyages au sein de la Fi2T.
L’urgence des nouveaux cahiers des charges
Le principal frein à cette synergie reste d’ordre administratif. Pour intégrer une étape « alternative » dans un circuit, les agences doivent obtenir des visas préalables, souvent impossibles à obtenir pour des sites non encore homologués. Cette zone grise juridique place de nombreuses unités dans une situation d’illégalité involontaire.
Nebil Sinaoui, président du Groupement professionnel des hébergements alternatifs à la Fi2T, ne cache pas les enjeux : « Les hébergements alternatifs peuvent apporter des résultats exceptionnels aux opérateurs traditionnels. Au-delà des difficultés, il faut résister pour relever les défis ». Le salut viendra sans aucun doute de la publication, attendue avec impatience par toute la profession, des nouveaux cahiers des charges qui seraient actuellement au niveau de la Présidence du Gouvernement.

Nebil Sinaoui (au micro) et Houssen Ben Azouz lors de l’ouverture de la rencontre nationale BtoB avec les agences de voyage.
Une plateforme vitrine
Pour pallier le manque de visibilité, la fédération passe à l’offensive numérique. Dans une quinzaine de jours, une plateforme internet regroupant l’ensemble de l’offre (maisons, gîtes et tables d’hôtes) sera mise en ligne. Soutenu par le projet Bioted et le ministère de l’Agriculture, cet outil est présenté par Marwen Noureddine comme le futur hub de référence du secteur.
Houssem Ben Azouz, président de la Fi2T, précise la feuille de route : « Dans une première étape, il s’agira d’un site vitrine, avec pour ambition future d’y intégrer les transactions (réservation et paiement) ».
Sortir du « mass market »
Le constat des experts de terrain est sans appel. Amel Jaiet, propriétaire de Dar Jebel et consultante auprès de la Fi2T, pointe l’obsolescence de certains modèles : « Nos circuits sont les mêmes, pourtant la Tunisie et les touristes ont changé. Le nouveau voyageur ne veut plus seulement voir, il veut vivre et se connecter ».

Amel Jaiet lors du workshop de Networking a proposé de « designer des expériences, ouvrir une académie de la maison d’hôtes ou encore créer une banque d’expériences partagées.»
Dans la foulée, elle alerte également sur une sous-valorisation flagrante du produit tunisien. À titre de comparaison, elle évoque l’exemple d’une excursion vendue 20 DT à Tozeur qui se négocie l’équivalent de 170 DT à Dubaï. « Des marqueurs de notre ADN nous échappent », prévient-elle, citant des pays comme le Maroc ou le Portugal qui ont su faire évoluer leur récit touristique au cours de la dernière décennie notamment.
En voulant se rapprocher des agences de voyages, les acteurs de l’alternatif, à travers leur syndicat patronal, espèrent créer un contrepoids suffisant pour inciter les autorités à libérer le secteur de ses contraintes institutionnelles. L’enjeu est clair : transformer le potentiel en produit, et le produit en croissance pérenne.
©Destination Tunisie
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Passée la phase d’hébétement et d’attentisme provoquée par la conjonction d’un contexte géopolitique explosif au Moyen-Orient et d’un calendrier marqué par le Ramadan, le tourisme tunisien ne peut plus se permettre d’observer. Le temps de la contemplation doit céder la place à celui de l’action.
Car les signaux s’accumulent et convergent: les amalgames, bien connus du secteur, refont surface sur certains marchés émetteurs, alimentant un climat de défiance. Dans ce contexte, le silence et le déni constituent des facteurs aggravants. L’expérience l’a démontré : en matière touristique, l’absence de discours est souvent interprétée comme un aveu de fragilité.
Les premières remontées de terrain sont préoccupantes. Les niveaux de réservation enregistrés sur plusieurs marchés affichent un net recul par rapport à la même période de l’an dernier. On parle même de certaines annulations. Cette tendance, si elle se confirme, pourrait annoncer une saison estivale sous tension. Le climat anxiogène qui prévaut actuellement agit comme un puissant inhibiteur de la décision de voyage, particulièrement sur les destinations perçues, à tort ou à raison, comme exposées à des risques régionaux.
À cette incertitude s’ajoute une contrainte économique majeure : la hausse des prix de l’énergie. La flambée du baril de pétrole aura mécaniquement un impact sur le transport aérien, avec des répercussions attendues sur les tarifs des billets et des affrètements. Une telle évolution risque d’éroder davantage la compétitivité-prix qui constitue l’atout majeur de la destination tunisienne.
Dans ce contexte, le risque est réel de voir la Tunisie subir, une fois encore, les conséquences d’événements exogènes, comme ce fut le cas lors de la guerre du Golfe en 1991 ou après les attentats du 11 septembre 2001. Ces précédents doivent servir de rappel : l’inaction ou les réponses tardives se paient durablement.
Plus préoccupant encore, les arbitrages des clientèles européennes pourraient se faire au détriment de la Tunisie. En période d’incertitude, les flux touristiques ont tendance à se replier vers des valeurs refuges. Les grandes destinations balnéaires du sud de l’Europe, notamment Espagne et Grèce, disposent d’un avantage comparatif en termes de perception de sécurité et de proximité. Positionnées sur un segment similaire, elles pourraient capter une partie des reports de clientèle au détriment de la Tunisie.
Face à cette situation, la mise en place urgente d’un dispositif de veille et de pilotage de crise apparaît indispensable. Un comité dédié, capable d’analyser en temps réel les évolutions de la demande et d’ajuster les réponses, permettrait d’éviter une dégradation incontrôlée de la saison.
La stratégie à adopter doit également évoluer en profondeur. Il ne s’agit plus uniquement de promouvoir une destination, mais de rassurer, de démontrer et de créer un lien de proximité avec les marchés. Le tourisme, dans le contexte actuel, ne vend plus seulement un produit ou une expérience : il vend avant tout une tranquillité d’esprit.
Cela implique des actions immédiates et ciblées : renforcer la communication de réassurance, mobiliser les prescripteurs de voyage, intensifier la présence sur les marchés prioritaires et clarifier le positionnement de la destination. Les moyens qui existent doivent être engagés sans délai. Et plus si nécessaire.
Sur le plan du transport aérien, des mesures d’accompagnement devront également être envisagées pour préserver l’accessibilité de la destination, quitte à dépasser certains cadres habituels. L’enjeu est d’éviter une rupture de compétitivité qui serait difficilement rattrapable à court terme. Tourisme et Transport doivent donc converger vers une stratégie unique et concertée.
En revanche, une ligne rouge doit être clairement posée : celle du bradage dans l’hôtellerie. Recourir à une baisse massive des prix pour compenser un déficit de demande serait une erreur stratégique. L’histoire du tourisme tunisien a toujours montrer que ces pratiques fragilisent durablement la valeur de la destination et enferment le secteur dans une logique de dépendance dont il est difficile de sortir.
La saison 2026 se joue dès maintenant. L’anticipation, la réactivité et la cohérence des actions seront déterminantes. À défaut, le secteur pourrait se retrouver, une fois encore, en position de subir, contraint de gérer l’urgence plutôt que de maîtriser sa trajectoire.
Hédi HAMDI
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Lors de la séance su mercredi 11 mars 2026, une parlementaire a proposé une initiative relative à l’organisation de l’exploitation des appartements et logements meublés.
Celle-ci a expliqué que la proposition de loi vise à lutter contre la hausse excessive des loyers des appartements meublés, notamment dans les zones touristiques, ainsi que contre l’absence de déclaration de ces locations aux autorités compétentes.
Cette situation entraîne à la fois une charge supplémentaire pour les citoyens et une perte de recettes fiscales importantes pour l’État. Elle a proposé de soumettre la location de logements et d’appartements meublés à un cahier des charges strict approuvé par arrêté du ministre chargé du tourisme, ainsi que d’obliger tout bailleur à conclure un contrat écrit et à tenir un registre numéroté et visé par l’administration fiscale, dans lequel seraient inscrites les recettes, les dépenses et les contrats conclus avec tous leurs détails.
Au cours du débat, les membres de la commission ont souligné la nécessité de ne pas confondre l’hébergement dans des unités touristiques et hôtelières structurées, soumises à une réglementation spécifique, avec la location de logements et d’appartements appartenant à des particuliers, qui relève des règles de location prévues par le droit civil et échappe par nature à la compétence du ministère du Tourisme, sauf dans le cas où le logement est exploité de manière régulière à des fins d’hébergement touristique. Ils ont proposé, à cet égard, de revoir le contenu de cette initiative.
À l’issue de la séance, la commission a décidé d’organiser plusieurs auditions avec les différentes parties concernées afin d’améliorer les textes présentés et d’approfondir leur examen dans le cadre d’une coopération et d’une complémentarité entre les fonctions exécutive et législative.
Des députés proposent de revoir la réglementation pour les guides touristiques
Des élus au parlement veulent instaurer un système national de tourisme social
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La Commission du tourisme, de la culture, des services et de l’artisanat a tenu une séance aujourd’hui consacrée à l’audition des porteurs de plusieurs initiatives législatives. Parmi elles, une proposition de mise en place d’un système national de tourisme social.
Les concernés ont expliqué que la hausse des prix des appartements et des chambres d’hôtel dans les zones touristiques a contribué au recul des indicateurs du tourisme intérieur, devenu difficilement accessible pour les personnes à revenus faibles ou moyens. Ils estiment donc nécessaire d’intervenir pour obliger les établissements touristiques à assumer leur responsabilité sociale, notamment en consacrant une partie de leurs services à ces catégories.
Lors du débat, les députés ont estimé que, malgré la dimension sociale et humaine évidente de la proposition de loi, son adoption se heurterait à plusieurs obstacles juridiques et pratiques. Ils ont notamment jugé irréaliste et excessif d’imposer aux établissements touristiques privés de réserver au moins 30 % de leur capacité d’hébergement et de services aux catégories défavorisées et à revenus limités.
Ils ont souligné que le tourisme social, en tant qu’expérience nouvelle dans le pays, devrait être introduit progressivement avec une évaluation régulière de ses résultats. Dans ce cadre, ils ont proposé que l’adhésion au programme de tourisme social soit volontaire, en contrepartie d’incitations financières et fiscales pour les établissements concernés.
En réponse aux interventions des députés, les représentants des initiateurs ont précisé que le taux de 30 % n’est qu’une proposition susceptible d’être révisée par la commission, tout comme les dispositions techniques du projet, qui devraient néanmoins comporter un minimum d’obligations pour garantir son application.
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Déployé sur 142 hectares, dont plus de 30 hectares de plans d’eau, le projet vise à requalifier une zone marginalisée et sous-exploitée, en intégrant habitat, activités économiques, tourisme, services et espaces naturels de manière cohérente. Il ne s’agit ni d’un simple aménagement, ni d’un geste isolé, mais d’une vision structurée de la ville de demain, respectueuse de l’identité culturelle et environnementale de Mahdia, et favorisant l’attractivité économique, la création d’emplois et la qualité de vie des habitants.
Sabkhet Ben Ghayadha se positionne comme un projet urbain exemplaire, fruit d’un dialogue entre citoyens, professionnels et institutions, et porteur d’une ambition collective de modernité, de durabilité et de cohésion sociale.
Porté par le groupement international MAP / ARLYNK / PwC, le projet Sabkhet Ben Ghayadha bénéficie d’une expertise complémentaire et d’un partenariat solide avec l’État tunisien, représenté par le ministère de l’Équipement et de l’Habitat, et l’Instance Générale de Partenariat Public-Privé (IGPPP).
La convention structurante signée en novembre 2025 a réuni les acteurs institutionnels et privés autour d’un objectif commun : sélectionner un partenaire stratégique chargé de la mise en œuvre du projet. Cette démarche garantit rigueur, transparence et cohérence avec les priorités de développement régional et national.
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La journée du 14 janvier 2026 marquera une étape décisive dans la première phase opérationnelle du projet Sabkhet Ben Ghayadha, avec la tenue d’une conférence de presse au siège de Nechaa Mahdia et d’ateliers participatifs réunissant habitants, élus, professionnels et institutions publiques. L’événement mettra en lumière l’importance de la participation citoyenne et des engagements institutionnels dans la co-construction d’un projet urbain exemplaire.
La journée débutera dès le matin avec la mini-conférence “Art & Identité”, explorant les liens entre créativité locale et identité territoriale. Elle se poursuivra par une réunion d’information grand public, offrant aux habitants l’opportunité d’échanger directement avec les porteurs du projet sur les choix urbains et paysagers, ainsi que sur les enjeux de développement régional et environnemental.
L’atelier “Supports de consultation”, organisé en parallèle, permettra de préparer les documents de concertation et de recueillir les contributions citoyennes, avant la conférence de presse officielle à 11h30, moment central de la journée. Il s’agit en fait d’une série d’ateliers de concertation destinés à recueillir l’avis des citoyens, des élus, des professionnels et de la société civile sur les choix urbains, techniques et paysagers à venir.
L’après-midi sera marqué par une mini-conférence sur le développement régional, situant le projet Sabkhet Ben Ghayadha dans une vision territoriale nationale, et par une rencontre officielle au Complexe des jeunes de Mahdia, où autorités locales, députés et représentants institutionnels devraient réaffirmer leur engagement pour le succès du projet.
La journée sera achevée par un atelier de restauration des contributions, consolidant les apports des citoyens et des professionnels et posant les bases du récit collectif du projet.
Cette journée clé s’inscrit dans une dynamique plus large initiée les 12 et 13 janvier. La première journée sera consacrée à une conférence sur l’histoire de Mahdia, rappelant ses racines méditerranéennes et fatimides et posant les fondations d’une réflexion sur le développement régional et les grands projets structurants, en intégrant les enjeux environnementaux et climatiques. Le lancement du concours d’idées mobilisera la créativité des citoyens pour définir l’identité visuelle du projet. Le 13 janvier permettra aussi la tenue d’ateliers de storytelling, visites de site, analyse du concours d’idées 2021 et workshops créatifs, donnant aux professionnels, élus et habitants l’occasion de s’exprimer sur les choix urbains et paysagers et garantissant une démarche de co-construction.
Une application « Mahdia Guide » pour ne rien rater de la région
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