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Eau minérale : L’Algérie dément avoir exporté vers la Tunisie

Alors que des publications largement relayées sur les réseaux sociaux ont affirmé ces derniers jours que d’importantes cargaisons d’eau minérale algérienne avaient été acheminées vers la Tunisie pour faire face aux tensions d’approvisionnement, les producteurs algériens ont apporté un démenti clair.

Le directeur général de l’Association des producteurs algériens de boissons (APAB), Aïssa Zelmati, a affirmé au média algérien TSA qu’il n’existe « aucune exportation officielle » d’eaux minérales algériennes vers la Tunisie.

Cette mise au point intervient après la diffusion de vidéos et de publications présentant des camions supposément chargés d’eau minérale algérienne et destinés au marché tunisien. Certaines publications avaient également évoqué une opération visant à contribuer à couvrir les besoins du marché tunisien, alors que plusieurs régions du pays connaissent encore des difficultés d’approvisionnement en eau conditionnée.

Aucun envoi officiel vers le marché tunisien

Selon Aïssa Zelmati, les informations faisant état d’une exportation d’eau minérale algérienne vers la Tunisie sont fausses. Le responsable de l’APAB a précisé que les producteurs algériens n’avaient pas orienté de cargaisons officielles d’eau minérale vers le marché tunisien au cours de l’été 2026.

Le média algérien Ultra Algérie a également rapporté ce démenti, soulignant que l’Association des producteurs avait tranché la polémique née sur les réseaux sociaux autour d’un supposé approvisionnement de la Tunisie par l’Algérie.

L’Algérie confrontée elle aussi à des difficultés

L’explication avancée par les professionnels algériens est également liée à la situation du marché local. Selon les informations rapportées par les médias algériens, le secteur de l’eau minérale en Algérie a lui-même été confronté à des difficultés de production et d’approvisionnement.

Lire aussi : Eau minérale : Après les pénuries, l’État plafonne les prix

Dans ce contexte, les producteurs algériens affirment ne pas disposer d’un surplus officiellement destiné à l’exportation vers le marché tunisien.

En Tunisie, la pénurie reste bien réelle

Le démenti algérien ne remet toutefois pas en cause les tensions effectivement observées sur le marché tunisien de l’eau conditionnée. Plusieurs régions ont connu ces dernières semaines des difficultés d’approvisionnement, dans un contexte de forte hausse de la consommation estivale et de perturbations ayant affecté certaines unités de production.

Les professionnels tunisiens ont expliqué que la demande exceptionnelle, notamment durant les périodes de canicule, avait contribué à épuiser les stocks disponibles. De son côté, le président de la Chambre nationale des producteurs de boissons non alcoolisées a estimé que la situation devrait progressivement revenir à la normale.

Les informations faisant état de grandes cargaisons d’eau minérale algérienne officiellement importées en Tunisie ne sont pas confirmées. Au contraire, la principale organisation représentant les producteurs algériens de boissons assure qu’aucune exportation officielle n’a été effectuée vers la Tunisie cet été.

Le dossier illustre ainsi une nouvelle fois la nécessité de distinguer les images et affirmations circulant sur les réseaux sociaux des informations confirmées par les acteurs directement concernés.

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Hausse des prix | Jeu de dupes entre l’Etat et les commerçants

L’Etat tunisien croit pouvoir encore administrer l’économie nationale et faire pression sur les prix, lesquels continuent pourtant de flamber. Dans ce jeu de dupes, les pouvoirs publics peuvent continuer à «imposer» par décrets et arrêtés interposés, c’est le marché, in fine, qui dispose… à sa guise et selon ses propres intérêts.

Dans ce contexte, le ministère du Commerce et du Développement des exportations vient d’annoncer la fixation des marges bénéficiaires brutes maximales pour la vente d’eau minérale conditionnée à 15 % au stade de la distribution en gros et à 15 % au stade de la distribution au détail, et ce, à compter de ce mercredi 19 août 2026.

Selon le communiqué du ministère, ces marges bénéficiaires s’appliquent aux prix d’achat nets figurant sur les factures, sous réserve que les prix de vente au public n’excèdent en aucun cas les niveaux suivants : 600 millimes pour la bouteille de 0,5 litre, 800 millimes pour celle de 1 litre, 850 millimes pour celle de 1,5 litre et 950 millimes pour celle de 2 litres.

Le ministère a souligné que tous les intervenants du secteur de la distribution d’eau minérale sont tenus de recourir aux circuits de distribution réglementés, de régulariser leur situation fiscale, de respecter l’obligation de facturation (ainsi que ses conditions légales et mentions obligatoires) et de présenter les factures à la première demande lors de toute opération de contrôle dans les points de vente, les entrepôts et les moyens de transport.

Il a également insisté sur le fait que toute infraction à cette décision sera constatée, poursuivie et sanctionnée conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur.

Voilà pour la langue de bois officielle servie aux consommateurs via les médias officiels et officieux, sauf que tout le monde sait que l’eau minérale en bouteille est vendue aujourd’hui beaucoup plus cher par les détaillants. Ces derniers profitent de la pénurie actuelle pour marger comme ils l’entendent et imposer leurs prix à eux. Et les consommateurs, contents d’en trouver encore sur le marché, payent sans rechigner. Quant à ces chers contrôleurs du ministère du Commerce, quelqu’un les a-t-il vus passer dans son quartier et sanctionner les contrevenants ? Un jeu de dupes où tout le monde fait semblant mais qui semble convenir à toutes les parties…

I. B.     

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Prix de l’eau : Les producteurs saluent le plafonnement à 850 millimes

Le prix de vente de la bouteille d’eau minérale et d’eau conditionnée fait désormais l’objet d’un plafonnement à 850 millimes, une mesure considérée comme favorable au consommateur par les professionnels du secteur, alors que des dépassements avaient été constatés ces dernières semaines.

Le président de la Chambre syndicale des producteurs de boissons non alcoolisées, Laassad Mezah, a affirmé ce jeudi que la fixation du prix maximum de vente au public à 850 millimes constitue « un acquis » et répond à l’intérêt des consommateurs. Il a notamment relevé que certaines bouteilles étaient récemment proposées à un dinar, voire davantage, dans certains points de vente.

Intervenant sur les ondes de Jawhara FM, Mezah a assuré que les entreprises productrices continuent d’approvisionner régulièrement le marché en eau conditionnée. Il a également écarté tout lien entre l’approvisionnement et la hausse des prix observée dans certains commerces.

Selon lui, les producteurs n’ont formulé aucune demande visant à augmenter les prix de vente, et ce malgré la progression des coûts de production.

Une marge de distribution plafonnée à 15%

Le responsable professionnel a par ailleurs expliqué que la dernière décision du ministère du Commerce prévoit un plafonnement de la marge bénéficiaire de distribution à 15%, aussi bien au niveau du commerce de gros que du commerce de détail.

Cette disposition devrait permettre, dans certains cas, aux consommateurs d’acheter l’eau en bouteille à un prix inférieur au plafond de 850 millimes.

Pas de baisse de la production

Concernant les pénuries persistantes signalées dans plusieurs régions, Laassad Mezah a démenti une baisse du rythme de production par rapport à l’année précédente.

Il a toutefois reconnu l’existence de perturbations ponctuelles et limitées liées aux coupures d’électricité. Pour le reste, il attribue principalement les tensions sur l’approvisionnement à l’épuisement des stocks régulateurs constitués avant le mois de juin, dans un contexte marqué par une hausse exceptionnelle des températures et une augmentation importante de la consommation d’eau.

Lire aussi : Eau minérale : Après les pénuries, l’État plafonne les prix

Le président de la Chambre syndicale a enfin indiqué qu’une coordination quotidienne est assurée avec le ministère du Commerce afin d’orienter les volumes produits et de répartir les quantités disponibles de manière équilibrée entre les différentes régions, avec pour objectif de couvrir les besoins des consommateurs.

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Tunisie – Consommation : les citoyens vivent sur la planète Terre, le ministère du Commerce sur une autre

Le ministère du Commerce et du Développement des exportations a publié plusieurs décisions ayant trait aux produits de consommation courante comme l’eau minérale ou la viande blanche.

Mercredi 19 août est la date d’entrée en vigueur de ces décisions lesquelles fixent la marge de bénéfice des professionnels. C’est ainsi que les professionnels dans la production et la vente de l’eau ont droit à une barge bénéficiaire de 15 millimes par bouteille, que ce soit lors de la vente en gros ou en détail. Ah bon!

 Elle fixe, aussi, le plafond de prix de vente de l’eau minérale au public, à 600 millimes pour la bouteille de 0,5 litre, à 800 millimes pour la bouteille de 1 litre, à 850 millimes pour la bouteille de 1,5 litre et à 950 millimes pour la bouteille de 2 litres.

Le département du Commerce a appelé, à cette occasion, tous les intervenants dans cette filière d’activité, à se conformer aux circuits de distribution organisés, à régulariser leurs situations fiscales, à respecter l’obligation de facturation.

Il s’agit là d’une bonne intention de la part du département du Commerce, mais il nous semble qu’il vit sur une autre planète que la Terre, tant il se trouve à mille lieues de la réalité sur le terrain. D’ailleurs, pour nous démentir si besoin est, nous invitons ses agents à se déguiser en « clients mystères » et aller acheter une bouteille d’eau aux prix fixés plus haut.

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Le ministère du Commerce fixe les marges bénéficiaires et les prix de vente de l’eau minérale

Le ministère du Commerce et du Développement des Exportations vient de publier une décision fixant les marges de bénéfices maximales pour les revendeurs de bouteilles d’eau minérale.
Cette décision dont une copie est parvenue à l’Agence TAP, entre en vigueur, à partir de ce mercredi, tout en fixant la marge de bénéfice à 15 millimes par bouteille, que ce soit lors de la vente en gros ou en détail.
Elle fixe, aussi, le plafond de prix de vente de l’eau minérale au public, à 600 millimes pour la bouteille de 0,5 litre, à 800 millimes pour la bouteille de 1 litre, à 850 millimes pour la bouteille de 1,5 litre et à 950 millimes pour la bouteille de 2 litres.
Le département du Commerce a appelé, à cette occasion, tous les intervenants dans cette filière d’activité, à se conformer aux circuits de distribution organisés, à régulariser leurs situations fiscales, à respecter l’obligation de facturation.

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Eau minérale : Après les pénuries, l’État plafonne les prix

La Tunisie impose à partir de ce mercredi 19 août 2026 des prix maximaux pour la vente au public de l’eau minérale conditionnée. Une décision qui intervient dans un contexte marqué ces dernières semaines par des tensions sur l’approvisionnement et plusieurs opérations de contrôle ayant mis au jour des quantités importantes de bouteilles stockées hors des circuits normaux de commercialisation.

Des prix maximaux selon le format

Selon la décision annoncée par le ministère du Commerce et du Développement des exportations, les prix de vente au public ne devront pas dépasser :

  • 600 millimes pour la bouteille de 0,5 litre ;
  • 800 millimes pour la bouteille de 1 litre ;
  • 850 millimes pour la bouteille de 1,5 litre ;
  • 950 millimes pour la bouteille de 2 litres.

Le dispositif ne porte pas uniquement sur le prix payé par le consommateur. Les marges commerciales sont également encadrées, avec un maximum fixé à 15 % au stade du commerce de gros et à 15 % au stade du détail.

L’objectif est ainsi d’agir sur l’ensemble de la chaîne de distribution et de limiter les hausses de prix dans une période où la demande en eau conditionnée reste particulièrement élevée.

Une décision après plusieurs semaines de tensions

Cette intervention intervient alors que le marché tunisien de l’eau minérale connaît des tensions récurrentes durant la période estivale.

Webdo avait notamment rapporté début août la saisie de 23.600 litres d’eau minérale dissimulés dans les entrepôts de deux grossistes. L’opération avait été menée dans le cadre des contrôles visant les pratiques de rétention de marchandises et les perturbations des circuits de distribution.

Ces contrôles avaient illustré un paradoxe devenu particulièrement visible cet été : alors que certains commerces faisaient face à des difficultés d’approvisionnement, des quantités importantes pouvaient parallèlement être retrouvées dans des entrepôts.

Lire aussi: Eau minérale : 23 600 litres cachés chez deux grossistes, les tensions persistent

Le contrôle de l’application devient déterminant

Avec le plafonnement décidé à partir du 19 août, la question se déplace désormais vers son application effective dans les commerces.

L’encadrement simultané des marges des grossistes et des détaillants vise notamment à empêcher que les tensions sur l’offre ne se traduisent par des écarts importants entre les prix pratiqués selon les points de vente.

Dans un marché particulièrement sollicité pendant les fortes chaleurs, l’efficacité de la mesure dépendra donc largement des contrôles effectués sur les circuits de distribution et du respect des nouveaux plafonds par les différents intervenants.

Lire aussi:

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Une nouvelle crise s’installe : la grande ruée vers l’eau 

Depuis près de trois semaines, l’eau embouteillée se fait de plus en plus rare sur le marché dans une période de grande chaleur persistante. Une situation paradoxale que vit le citoyen tunisien tout essoufflé et en sueur, ne sachant plus à quel saint se vouer, étant donné qu’il doit «batailler» pour obtenir un peu d’eau à boire pour étancher sa soif devenue continuelle dans de pareilles circonstances exceptionnelles.

C’est une crise inattendue, puisqu’elle ne s’est peut-être jamais produite en pareille période estivale. Là où il ne fallait pas qu’elle ait lieu. Dans les grandes surfaces, les rayons d’eau minérale et de source sont pratiquement vides, ayant été «dévalisés» par les consommateurs assoiffés depuis belle lurette. Il en est de même chez les épiciers et chez les boutiques de vente de fruits secs et de tabac où l’eau minérale a tari. Et s’il y a un ou deux débits qui amènent de l’eau en bouteille, même en petit format, c’est la ruée vers l’or, pardon, vers l’eau qui a lieu. Tout le stock s’épuisera en quelques minutes. Et faut-il signaler que le prix de vente au public de ces petites bouteilles à 50 ou à 30 centilitres a augmenté d’un cran, feignant d’atteindre celui d’une bouteille d’un litre et demi d’eau dans les grandes surfaces, hors temps de crise. Les spéculateurs naissent de la crise qu’ils auraient eux-mêmes inventée, dirions-nous sans pour autant avoir de preuves tangibles pour argumenter notre propos. 

A qui profite la crise ?

Les profiteurs-veinards savent-ils s’organiser et garantir à eux seuls un pactole alléchant aux dépens du consommateur ordinaire ? Ce dernier se trouve, et de toute évidence, dans l’obligation de payer à tout prix son eau minérale à boire, sa source de vie. Cette eau, aujourd’hui tant convoitée, ne coule plus de source. Elle a changé de système de fonctionnement. Elle semble couler en goutte à goutte, étant donné le manque d’eau existant. Après la crise de la souffrance en eau potable due aux coupures d’eau qui a intéressé le pays depuis quelques semaines, voilà que l’eau minérale lui emboîte le pas, créant un grand problème qui aurait pu être évité et qui semble perdurer. Un commerce juteux pour ceux qui en profitent et un véritable supplice pour tous les citoyens qui, parfois, se trouvent dans l’obligation d’être en file indienne  pour pouvoir acheter une ou deux bouteilles d’eau. Et parfois, le consommateur est contraint de prendre des boissons gazeuses, à défaut d’eau manquante. Serait-ce là une grande ruée ou une bataille de l’eau en ces jours de chaleur insurmontable qui est venue s’abattre sur le citoyen lambda ? 

Lotfi BEN KHELIFA



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Tunisie : Bientôt la fin de la « course » aux bouteilles ?

Le marché de l’eau minérale devrait connaître une amélioration de l’approvisionnement dans les prochains jours. La vice-présidente de l’Organisation de défense du consommateur, Thouraya Tabassi, a affirmé mardi 18 août 2026 que la production des eaux minérales avait retrouvé son rythme normal, après les perturbations et les pénuries enregistrées récemment.

Intervenant sur Radio Jeunes, elle a indiqué que les producteurs avaient confirmé à l’organisation le retour à un rythme normal de production. Cette évolution devrait progressivement se traduire par une amélioration de l’approvisionnement dans les points de vente au cours des prochains jours.

Appel à éviter la « course » aux bouteilles

Face aux tensions observées ces dernières semaines, Thouraya Tabassi a appelé les consommateurs à adopter un comportement responsable et à éviter la constitution de stocks.

Elle a notamment recommandé aux citoyens d’acheter uniquement les quantités correspondant à leurs besoins, estimant que la ruée vers les bouteilles peut contribuer à accentuer temporairement les tensions sur le marché.

La responsable de l’Organisation de défense du consommateur a également appelé les citoyens à signaler les éventuels dépassements, notamment les pratiques consistant à stocker ou dissimuler des quantités importantes d’eau minérale.

Une crise liée à des perturbations d’approvisionnement

Cette annonce intervient après une période de tension sur le marché tunisien de l’eau conditionnée. Plusieurs régions avaient connu des difficultés d’approvisionnement, avec une disponibilité réduite de certaines marques dans les commerces et les grandes surfaces.

Cette situation avait suscité des inquiétudes, particulièrement dans un contexte estival marqué par les fortes températures et une consommation accrue d’eau.

Les difficultés ne résultaient toutefois pas uniquement d’une hausse de la demande. Le secteur avait également été confronté à des perturbations liées à la disponibilité des emballages en plastique, notamment après les tensions enregistrées sur le marché de la résine PET, matière première utilisée pour fabriquer les bouteilles.

Lire aussi : Eau minérale : La pénurie révèle un marché où les intermédiaires se multiplient

Le retour annoncé à un rythme normal de production devrait donc permettre une amélioration progressive de la situation. L’Organisation de défense du consommateur appelle néanmoins à maintenir la vigilance afin d’éviter les comportements de stockage et les pratiques susceptibles d’aggraver les tensions.

Si la reprise de la production se confirme, les consommateurs devraient ainsi commencer à constater une amélioration de la disponibilité de l’eau minérale dans les points de vente au cours des prochains jours.

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Eau minérale : La pénurie révèle un marché où les intermédiaires se multiplient

La pénurie d’eau conditionnée pourrait commencer à se résorber dans une dizaine de jours, selon Nabil Ayadi, président de la Chambre nationale des commerçants de produits alimentaires en gros. Mais derrière cette promesse de retour à la normale se dessine une autre réalité, moins visible pour le consommateur : le circuit de distribution de l’eau en bouteille a changé. À côté du producteur, du grossiste et du détaillant, de grands dépôts spécialisés dans la vente en gros se sont imposés comme de nouveaux intermédiaires.

De l’usine au consommateur, un maillon supplémentaire

Le marché de l’eau conditionnée fonctionnait traditionnellement selon une chaîne relativement lisible : producteur, grossiste, détaillant. Un modèle classique dans lequel chaque acteur occupait une fonction clairement identifiée dans l’acheminement du produit jusqu’au consommateur.

Selon Nabil Ayadi, cette organisation a toutefois évolué avec l’apparition de grands dépôts spécialisés dans la vente en gros d’eau, a-t-il souligné hier dans une intervention sur les ondes de Mosaique fm.

Ce changement peut sembler technique. Il ne l’est pas nécessairement. Dans un marché soumis à une forte demande, la manière dont les volumes circulent entre les différents intermédiaires devient aussi importante que la quantité produite.

L’eau peut donc être disponible quelque part dans la chaîne sans pour autant se retrouver au bon moment dans les commerces où les consommateurs la recherchent.

Une pénurie qui ne se mesure pas seulement à la production

C’est là que se situe l’un des enseignements de la crise actuelle. Une rupture constatée chez le détaillant ne signifie pas automatiquement que les usines ne produisent pas suffisamment.

Entre la production et la vente finale interviennent désormais plusieurs niveaux de distribution, dont les pratiques commerciales peuvent influencer la circulation des stocks.

Il serait toutefois excessif d’en conclure que les grands dépôts sont responsables de la pénurie. Les informations disponibles ne permettent pas de l’établir. Leur apparition constitue plutôt un nouvel élément à prendre en compte pour comprendre le fonctionnement du marché.

La question devient alors celle de la fluidité du circuit : combien de temps faut-il à une bouteille pour passer de l’usine au commerce ? Combien d’intermédiaires interviennent ? Et surtout, comment les volumes disponibles sont-ils répartis lorsque la demande dépasse les capacités habituelles d’approvisionnement ?

Dix jours pour vérifier si le marché peut respirer

Dans ce contexte, l’échéance annoncée par Nabil Ayadi mérite d’être suivie de près. Le responsable professionnel estime que l’approvisionnement pourrait retrouver son rythme normal dans environ dix jours.

Cette prévision constituera un premier test grandeur nature. Si les rayons se remplissent progressivement, la tension actuelle pourrait n’être qu’un épisode lié à une conjoncture exceptionnelle et à des difficultés temporaires d’approvisionnement.

Si, au contraire, les ruptures persistent malgré une amélioration de l’offre, l’organisation du circuit de distribution devra être examinée de plus près.

Le vrai sujet : qui contrôle la circulation de l’eau ?

La crise actuelle pose ainsi une question qui dépasse la simple disponibilité du produit. Dans un marché où les intermédiaires se multiplient, la disponibilité physique de l’eau ne garantit pas nécessairement sa disponibilité commerciale.

Pour le consommateur, cette distinction est invisible : une bouteille absente du rayon reste une bouteille introuvable, qu’elle manque à l’usine, au grossiste ou au détaillant.

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Pourquoi les bouteilles d’eau minérale manquent-elles ? Les producteurs s’expliquent

La Chambre syndicale nationale des producteurs de boissons non alcoolisées a expliqué les tensions observées ces derniers jours dans l’approvisionnement en eaux minérales conditionnées dans certaines régions du pays. Selon elle, ces difficultés sont principalement liées à la hausse exceptionnelle des températures, qui a entraîné une augmentation rapide et importante de la demande.

Dans un communiqué explicatif, la Chambre syndicale indique que la consommation a, à certaines périodes, dépassé les niveaux habituellement enregistrés durant la saison estivale. Cette hausse a entraîné une consommation importante des stocks de réserve constitués par les producteurs en prévision du pic de demande.

À cette pression sur la demande se sont ajoutées des coupures et perturbations répétées de l’électricité dans plusieurs régions. Ces interruptions ont affecté le fonctionnement normal de certaines unités de production, provoquant, dans certains cas, l’arrêt de lignes de production et des pannes d’équipements industriels. Des interventions techniques, des opérations de maintenance et des redémarrages ont ainsi été nécessaires avant le retour progressif au rythme habituel de production.

31 unités mobilisées à pleine capacité

Face à cette situation exceptionnelle, les 31 unités de production d’eau minérale réparties à travers le pays fonctionnent à leurs capacités maximales afin d’assurer un approvisionnement continu du marché, notamment à travers la mise à disposition directe de la production quotidienne.

Parallèlement, les unités affectées par les perturbations sont progressivement remises à leur rythme normal. La Chambre syndicale assure que les producteurs maintiennent leur engagement en faveur du respect des normes de qualité et de sécurité sanitaire.

Elle dément, par ailleurs, toute volonté de la part de ses adhérents de provoquer une pénurie, de retenir les produits du marché ou de se livrer à une quelconque forme de spéculation.

Un marché concurrentiel

La Chambre rappelle que le secteur tunisien des eaux minérales conditionnées compte 31 usines, réparties dans différentes régions du pays. Il se caractérise par la diversité des entreprises et des marques ainsi que par un niveau élevé de concurrence.

Aucune entreprise ou aucun groupe d’entreprises ne détient plus de 25 % du marché, souligne-t-elle, estimant que cette configuration exclut toute situation de domination permettant à un seul acteur de contrôler les quantités disponibles ou le rythme d’approvisionnement du marché.

La Chambre syndicale précise également que la coordination se poursuit entre les producteurs, le ministère du Commerce et du Développement des exportations ainsi que les différents services concernés, afin de garantir la régularité de l’approvisionnement et de parvenir à une répartition optimale des quantités disponibles entre les différentes régions.

Appel à éviter le stockage excessif

Selon la Chambre, les tensions actuelles restent conjoncturelles, tandis que l’ensemble du secteur est mobilisé pour rétablir l’approvisionnement normal dans les meilleurs délais.

Elle appelle ainsi les différents intervenants dans les circuits de distribution à faciliter l’acheminement des produits jusqu’aux consommateurs et à éviter tout stockage inhabituel.

Les consommateurs sont, de leur côté, invités à maintenir un rythme d’achat normal, correspondant à leurs besoins réels. Une telle démarche contribuerait, selon la Chambre syndicale, à réduire la pression momentanée exercée sur le marché.

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Eau minérale : Les Tunisiens en consomment trois fois plus en dix ans

La consommation d’eau minérale a fortement progressé en Tunisie au cours de la dernière décennie, au point d’atteindre un niveau largement supérieur à la moyenne mondiale. Selon une étude récemment publiée par l’Observatoire tunisien de l’eau, chaque Tunisien consommait en moyenne 225 litres d’eau minérale en 2020, contre 87 litres en 2010. Cette évolution pèse directement sur le budget des ménages, alors que le secteur connaît parallèlement un recul marqué de l’investissement.

De 87 à 225 litres par personne

Les chiffres de l’étude illustrent une progression spectaculaire de la consommation.

En 2010, la consommation annuelle moyenne par habitant ne dépassait pas 87 litres. Dix ans plus tard, elle atteignait 225 litres, soit environ 2,6 fois plus.

Le niveau enregistré en Tunisie apparaît particulièrement élevé à l’échelle internationale. La consommation mondiale moyenne d’eau minérale était estimée à environ 40 litres par personne et par an, selon l’étude.

Cette évolution traduit notamment la place croissante prise par l’eau embouteillée dans les habitudes quotidiennes des Tunisiens.

Une dépense qui pèse sur le pouvoir d’achat

Cette hausse de la consommation a également une conséquence directe sur les dépenses des ménages.

Selon l’étude, l’achat quotidien d’eau minérale représente environ 700 millimes par personne et par jour. Rapportée aux revenus des catégories populaires et moyennes prises en compte dans l’analyse, cette dépense représenterait environ un cinquième du revenu quotidien.

L’eau en bouteille, longtemps perçue comme un produit de consommation courante, constitue ainsi une charge non négligeable pour les ménages qui y ont recours quotidiennement.

La progression de la consommation ne peut donc pas être lue uniquement comme un changement d’habitudes : elle traduit également l’importance croissante de l’eau embouteillée dans les dépenses quotidiennes.

Pourquoi les Tunisiens préfèrent-ils l’eau en bouteille ?

Cette forte progression de la consommation d’eau minérale s’explique aussi par la perception qu’ont de nombreux Tunisiens de la qualité de l’eau du robinet. Si l’eau distribuée par la SONEDE est, en principe, soumise à des traitements et à des contrôles destinés à la rendre potable, son goût peut varier sensiblement selon les régions.

Une teneur élevée en sels minéraux, la présence de chlore utilisée pour la désinfection ou encore l’état des réseaux et des réservoirs domestiques peuvent altérer ses qualités gustatives et pousser les consommateurs à privilégier l’eau en bouteille.

Cette préférence est également renforcée par le stress hydrique que connaît la Tunisie. La baisse des ressources disponibles et la pression exercée sur les réseaux alimentent les inquiétudes des consommateurs, même lorsque l’eau distribuée reste conforme aux normes de potabilité.

L’explosion de la consommation d’eau minérale ne traduit donc pas uniquement une évolution des habitudes : elle révèle aussi une confiance inégale dans l’eau du robinet, devenue pour de nombreux ménages une dépense quotidienne presque incontournable.

Un secteur qui investit moins

L’étude relève parallèlement une évolution préoccupante du côté de l’investissement dans le secteur.

Les volumes d’investissement mentionnés dans l’étude auraient fortement diminué entre 2011 et 2020, passant de 12 000 tonnes à 82 tonnes. En valeur, ils seraient passés de 4,5 millions de dollars à 0,93 million de dollars sur la même période.

Cette contraction contraste avec la progression spectaculaire de la demande intérieure. La Tunisie se retrouve ainsi face à un paradoxe : les consommateurs achètent toujours davantage d’eau minérale, tandis que l’investissement dans le secteur recule fortement.

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Pénurie d’eau minérale en Tunisie : la canicule accusée, les coupures d’électricité oubliées!

La Tunisie connaît depuis plusieurs jours des tensions d’approvisionnement en eau minérale conditionnée dans plusieurs régions du pays. Face à l’inquiétude des consommateurs, la Chambre syndicale nationale de l’industrie des boissons non alcoolisées, dans un communiqué, monte au créneau pour expliquer et rassurer.

Le diagnostic officiel est simple : une chaleur exceptionnelle a provoqué une demande inhabituelle, épuisant les stocks de sécurité des producteurs. Les 31 unités de production réparties sur le territoire tournent désormais à plein régime pour rétablir l’approvisionnement. Aucune spéculation, aucune rétention de marchandise, assure la Chambre – et la structure du marché lui donne un argument : aucun acteur ne détient plus de 25 % de parts de marché, écartant toute position dominante.

Soit. Mais le communiqué glisse un peu vite sur le deuxième facteur : les coupures d’électricité récurrentes qui ont contraint plusieurs unités de production à l’arrêt, parfois plusieurs jours, nécessitant des interventions techniques avant tout redémarrage. La chaleur fait vendre plus d’eau, certes. Mais ce sont bien les pannes électriques qui ont cassé la chaîne de production, un problème structurel que la Chambre qualifie pudiquement de « circonstances exceptionnelles ».

La ficelle est un peu grosse. En plein été tunisien, les coupures d’électricité ne sont ni exceptionnelles ni imprévisibles. Elles sont chroniques. Et si les producteurs d’eau minérale ont été pris de court, c’est moins par la canicule que par un réseau électrique défaillant auquel personne – ni les industriels ni les pouvoirs publics – n’a apporté de réponse durable.

La Chambre appelle les distributeurs à éviter tout stockage inhabituel et les consommateurs à « maintenir un rythme d’achat normal ». Un conseil de bon sens, mais qui revient, implicitement, à demander aux citoyens de s’adapter aux défaillances du système plutôt qu’à exiger que le système fonctionne.

Les tensions devraient se résorber, promet la filière. Jusqu’à la prochaine canicule.

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Tunisie. Eau minérale : une pénurie qui s’alimente d’elle-même ?

Dans les grandes surfaces comme chez les petits commerçants, trouver une bouteille d’eau minérale est devenu, cet été, une course contre la montre, tandis que les quantités sont rationnées et que le pack d’eau voit son prix multiplié par deux…

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Pénurie d’eau minérale : retour progressif à la normale, mais gare à la surconsommation

 Normalement, la pénurie d’eau embouteillée est sur le point d’être dépassée. Après plusieurs semaines de perturbations dans l’approvisionnement, la situation devrait progressivement revenir à la normale même si certaines pratiques de consommation pourraient fort bien la compliquer. 

Le président de la Chambre des producteurs de boissons non alcoolisées, Lassâad Mezzah, a annoncé, ces derniers jours, que la distribution a quasiment repris un rythme habituel à partir de la semaine passée. Il a précisé que cette pénurie était principalement due à deux facteurs : la vague de chaleur exceptionnelle qui a fortement stimulé la demande en eau embouteillée et les coupures d’électricité ayant affecté plusieurs unités de production, provoquant des arrêts temporaires des chaînes de fabrication.

Selon lui, les sites de production ont retrouvé progressivement leur capacité de fonctionnement, ce qui permettra un réapprovisionnement progressif des commerces en bouteilles d’eau minérale pour toutes les marques connues sur le marché.

Cette annonce, du reste rassurante, intervient après plusieurs semaines de tension sur le marché, durant lesquelles de nombreux consommateurs ont signalé des rayons vides et des difficultés à trouver certaines marques, aussi bien dans les grandes surfaces que dans les commerces de proximité. Une pénurie qui est tombée au mauvais moment, en pleine canicule et en période estivale avec une très forte hausse de la demande.

La canicule exceptionnelle enregistrée cet été a entraîné une hausse importante de la consommation d’eau minérale. Dans le même temps, les délestages électriques survenus dans plusieurs régions du pays ont perturbé l’activité des usines, réduisant les volumes de production et ralentissant les livraisons. Cette double pression sur l’offre et la demande a favorisé des achats de précaution et des comportements de stockage chez certains consommateurs, accentuant ainsi les difficultés d’approvisionnement. Il s’agit d’un réflexe bien connu chez le consommateur tunisien qui, à l’annonce d’une pénurie d’un quelconque produit de consommation, même s’il s’agit parfois de rumeur, se rue sur les points de vente pour faire son stock et changer sa demeure en dépôt.

Les citoyens, appelés à une consommation responsable

Face à cette situation, Lassâad Mezzah a invité les citoyens à adopter une consommation responsable et à éviter les achats excessifs. Selon lui, la reprise quasi normale de la production permettra de rétablir l’équilibre entre l’offre et la demande, rendant inutile le stockage de grandes quantités d’eau minérale.

A présent, tout va bien avec une reprise d’activité dans les usines de production parfois supérieure à ce qu’elle était il y a quelques semaines. C’est dire que si aucune nouvelle perturbation majeure ne vient affecter les unités de production, l’approvisionnement retrouvera son rythme normal dans les prochains jours, mettant progressivement fin aux tensions observées sur le marché.

Attention, les prix n’ont pas changé

D’autre part, Lassâad Mezzah a tenu à préciser que les producteurs d’eau minérale en bouteilles n’ont pas établi de nouveaux prix au niveau de la production. Ce sont les distributeurs et les commerçants de gros et de détail qui tiennent à profiter de cette pénurie pour enregistrer encore plus de gains de manière illicite en imposant une augmentation des prix que le consommateur est tenu à payer pour s’offrir ses besoins en eau minérale.

Pour sa part, Lotfi Riahi, le président de l’Organisation Tunisienne de Défense du Consommateur (ODC), est également intervenu pour dénoncer ces pratiques illégales, appelant les services de contrôle économique à sévir face à de tels actes de spéculation.

Dans ce même chapitre de prix, la vice-présidente de l’ODC, Thouraya Tebassi, a indiqué que l’organisation avait reçu plusieurs plaintes de citoyens faisant état d’une faible disponibilité de l’eau minérale dans les commerces, accompagnée, dans certains cas, d’une augmentation des prix. Elle a notamment dénoncé les pratiques de certains spéculateurs et intermédiaires qui pourraient profiter des tensions actuelles sur le marché pour augmenter les prix. Selon elle, les difficultés d’approvisionnement ne sauraient justifier des hausses infondées au détriment des consommateurs. Ainsi, l’ODC recommande aux citoyens de privilégier les points de vente légaux et organisés, tout en vérifiant attentivement les prix affichés et réellement appliqués. En cas de hausse jugée abusive, les consommateurs sont invités à signaler les faits auprès de l’ODC ou des services de contrôle économique.

La lutte contre les spéculateurs continue

A propos de spéculation, il y a lieu de rappeler que les équipes de contrôle économique s’activent depuis quelques semaines à déjouer les plans des spéculateurs qui continuent de stocker de l’eau minérale même après le retour annoncé à une production normale. La dernière opération a eu lieu dans la délégation d’El Mida, dans le gouvernorat de Nabeul, où elles ont saisi, samedi dernier, 8.832 bouteilles d’eau minérale lors d’opérations de contrôle menées avec la participation des unités de la Garde municipale. Parmi les quantités saisies, 5.928 bouteilles ont été découvertes dans un dépôt de vente de matériaux de construction, ce qui confirme les intentions malveillantes de ces spéculateurs, «prompts» à mettre ces stocks «à l’abri» pour les écouler en temps opportun avec le prix qu’ils imposent. D’ailleurs, la directrice régionale du commerce à Nabeul a tenu à préciser que les bouteilles découvertes dans le dépôt de matériaux de construction avaient été dissimulées dans le but de pratiquer la rétention de marchandises et la spéculation, et de provoquer une pénurie du produit sur le marché.

C’est dire qu’avec ce retour à la normale, les citoyens se doivent de consommer l’eau minérale de façon ordinaire car l’offre a quasiment retrouvé son niveau normal et il n’y a pas de raison pour s’approvisionner de manière abusive au risque de créer de nouvelles pénuries.

Kamel ZAIEM

 

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Pénurie d’eau en bouteille : Plus de 147 000 litres saisis

Plus de 147 000 litres d’eau conditionnée ont été saisis par les services de contrôle du ministère du Commerce et du Développement des exportations, en coordination avec les services de sécurité, depuis la deuxième moitié du mois de juillet et le début du mois d’août 2026.

Selon le ministère, ces opérations, menées quotidiennement dans le secteur des eaux minérales, ont permis de relever plusieurs infractions portant notamment sur la transparence des transactions et le respect des prix. Des procédures légales ont été engagées à l’encontre des contrevenants.

Des contrôles renforcés dans un contexte de pénurie

Ces saisies interviennent alors que le marché tunisien a connu, durant la deuxième moitié du mois de juillet, des tensions sur l’approvisionnement en eau conditionnée. La situation a coïncidé avec la vague de chaleur qui a touché le pays et entraîné une forte hausse de la demande.

La disponibilité de l’eau en bouteille est ainsi devenue un sujet particulièrement sensible durant les périodes de fortes températures, alors que les autorités multiplient les contrôles pour éviter les pratiques spéculatives et les hausses de prix non autorisées.

Les prix : producteurs et distributeurs se renvoient la responsabilité

Cette situation intervient également après les déclarations du président de la Chambre des producteurs de boissons non alcoolisées, Asaad Mezah, qui avait démenti une hausse des prix de l’eau minérale conditionnée au niveau de la production.

Selon lui, les augmentations constatées sur le marché auraient plutôt été appliquées au niveau de la distribution, notamment par certains grossistes et détaillants.

Lire aussi : Eau minérale : Quand certains profitent de la pénurie pour augmenter les prix

Il avait appelé les équipes de contrôle du ministère du Commerce à prendre les mesures nécessaires afin de lutter contre les augmentations illégales des prix.

Les nouvelles saisies montrent ainsi que les autorités maintiennent la pression sur les différents maillons de la chaîne de commercialisation, dans un contexte où la demande en eau conditionnée reste particulièrement élevée en raison des températures estivales.

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