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Tunisie | Le TGV Bizerte-Ben Guerdane verra-t-il, un jour, le jour ?

A défaut de pouvoir inaugurer de vraies infrastructures qui améliorent la vie des gens ou, tout au moins, allègent leurs souffrances quotidiennes, les autorités tunisiennes se contentent d’annoncer des plans, des stratégies ou des projets dont on sait pertinemment qu’ils ne seront réalisés que dans vingt ou trente ans ou ne seront jamais réalisés. Les effets d’annonce leur tiennent lieu de… bilan.

Dans ce contexte, la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT), qui fait face à de lourdes difficultés financières et a du mal à faire circuler convenablement ses vieux trains, a annoncé avoir lancé la phase de faisabilité du corridor ferroviaire nord-sud, pompeusement appelé TGV Bizerte-Ben Guerdane, et des liaisons avec l’Algérie et la Libye.

Cette «première étape concrète» vers la réalisation d’un grand corridor ferroviaire à hautes performances destiné à relier Bizerte, à l’extrême nord du pays, à Ben Guerdane, dans le sud-est, près de la frontière libyenne, selon les termes utilisés par les médias, consiste en la publication d’un avis de présélection de cabinets d’études spécialisés pour la première phase du projet de «corridor ferroviaire Nord-Sud».

On n’en est clairement encore qu’au stade préliminaire de ce projet présenté comme le futur «TGV tunisien», annoncé par le président de la République Kaïs Saïed, lors de sa campagne pour les présidentielles de 2019.

La SNCFT entend donc sélectionner des entreprises et des groupements tunisiens et internationaux spécialisés dans le secteur ferroviaire pour leur confier l’étude de faisabilité ainsi que les premières études d’ingénierie de ce projet.

La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 24 septembre à 11 heures, l’ouverture publique des offres devant avoir lieu quinze minutes plus tard.

Le projet s’inscrit dans le cadre des grandes infrastructures stratégiques prévues par le Plan de développement tunisien 2026-2030. L’axe devrait relier Bizerte à Ben Guerdane en desservant les principaux pôles urbains, ports, centres de fret et zones logistiques du pays, avec pour objectif de renforcer les liaisons entre le nord et le sud et d’accroître le rôle du rail dans le transport de marchandises. Une dimension régionale est également envisagée. Vers l’ouest, une connexion avec le réseau algérien en direction d’Annaba est à l’étude via l’axe Tabarka-Nefza-Mateur-Jdeida. Au sud, le corridor pourrait être prolongé jusqu’au poste-frontière de Ras Jedir, à la frontière libyenne, en passant par Mareth et Médenine, avec une bifurcation vers le port de Zarzis.

À terme, ce projet pourrait constituer l’un des principaux axes ferroviaires pour passagers et marchandises du Maghreb.

Cependant, le tracé définitif, les caractéristiques techniques, les coûts et la viabilité économique restent encore à définir : le lancement des travaux n’a pas été décidé et dépendra des résultats des études qui viennent de faire l’objet d’un appel d’offres.

Reste une question : quand les Tunisiens verront-ils la concrétisation et l’inauguration de ce projet ? Dans vingt ou trente ans ? Ou jamais ?

Quand on sait que les premières études relatives au port en eau profondes d’Enfidha remontent aux années 1990 et que, près de trente ans après, ce projet est encore dans les cartons, on est en droit d’esquisser un sourire de scepticisme face aux vaines agitations de ces ronds de cuir de l’administration publique, des incompétents notoires qui croient pouvoir nous berner avec des effets d’annonce qui n’engagent que ceux qui y croient.

I. B.

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Migration irrégulière : les recherches se poursuivent après le naufrage d’une embarcation

Le porte-parole de la direction générale de la Garde nationale Houssem Eddine Jebabli a indiqué, samedi,  qu’un rescapé a été secouru après le naufrage d’une embarcation de migrants irréguliers et que les recherches des personnes disparues en mer se poursuivent.

Dans une déclaration à l’agence TAP, la même source a précisé que les opérations menées par les unités de la Garde maritime de Zarzis a reçu un appel vendredi, vers 21h00, d’un navire marchand signalant que son équipage a secouru une personne en mer.

Le rescapé a été ramené à terre où il a reçu les premiers soins.

Ce dernier a affirmé avoir pris le large clandestinement le mercredi 19 août 2026 avec 14 personnes originaires de Ben Guerdane et une personne originaire de Zarzis. L’embarcation, à environ 14 milles nautiques des côtes, a commencé à prendre l’eau, ce qui a provoqué son naufrage.

Il a également confié que 11 personnes à bord portaient des gilets de sauvetage.

Le porte-parole de la Garde nationale a indiqué Jabali a confirmé qu’une enquête judiciaire a été ouverte concernant le franchissement illégal des frontières maritimes ayant entraîné la mort.

Il a ajouté que le plan national de secours et d’assistance a été activé et que les opérations de recherche et de ratissage se poursuivent avec la participation des unités côtières et navales, en coordination avec la marine. De plus, un hélicoptère avait été déployé pour appuyer les opérations de recherche et de sauvetage.

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Migration : Deux morts et douze disparus après le naufrage au large de Zarzis

Mise à jour – 23 août 2026

Le bilan du naufrage d’une embarcation partie du sud tunisien à destination de l’Italie s’est alourdi. Deux corps ont été repêchés et un seul survivant est désormais confirmé, tandis que douze personnes restent portées disparues.

Ces nouveaux éléments actualisent les premières informations publiées samedi, qui faisaient état de treize disparus et de deux rescapés.

Deux corps repêchés

Le porte-parole de la Garde nationale, Houssem Eddine Jebabli, a indiqué que les opérations de recherche avaient permis de récupérer deux corps. Les dépouilles ont été transférées vers un établissement hospitalier de l’île de Djerba.

Selon les informations communiquées à la TAP et rapportées également par Associated Press, une quinzaine de personnes se trouvaient à bord de l’embarcation.

Le bateau avait pris la mer jeudi depuis le sud-est tunisien. Ses occupants tentaient de rejoindre les côtes italiennes lorsqu’ils ont fait naufrage.

Le bilan communiqué depuis par les autorités permet désormais de préciser les circonstances du drame.

Un seul survivant désormais confirmé

Un seul survivant est à ce stade officiellement confirmé. Il a été retrouvé en mer par un navire commercial alors qu’il portait un gilet de sauvetage.

Son témoignage a notamment permis d’établir qu’environ quinze personnes avaient pris place à bord de l’embarcation.

À la suite de ce sauvetage, les autorités tunisiennes ont renforcé le dispositif destiné à retrouver les autres occupants. Un hélicoptère ainsi que des unités de la Garde maritime ont été mobilisés pour participer aux recherches.

Les opérations se poursuivent et le bilan reste susceptible d’évoluer.

Douze personnes toujours portées disparues

Sur la base des informations actuellement disponibles — une quinzaine de personnes à bord, deux corps retrouvés et un survivant — environ douze personnes restent portées disparues.

Ce chiffre demeure toutefois provisoire tant que le nombre exact de personnes ayant embarqué n’a pas été définitivement établi par les autorités.

Le drame ravive le souvenir du naufrage qui avait profondément marqué Zarzis en 2022. Une embarcation transportant 18 personnes avait alors disparu en mer. L’affaire avait provoqué une importante mobilisation des familles et une controverse autour des opérations de recherche et de l’identification de certaines victimes.

Pour le nouveau naufrage, les recherches se poursuivent au large du sud-est tunisien. La priorité reste de retrouver les personnes encore portées disparues et d’établir un bilan définitif.

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