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Tunisie–Inde: la CONECT mise sur un partenariat durable pour stimuler les investissements

Les relations économiques entre la Tunisie et l’Inde ont  évolué au cours des dernières années. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte de renforcement des liens bilatéraux, donnant un nouvel élan à la coopération économique entre les deux pays.

Les échanges tuniso-indiens portent sur plusieurs secteurs clés, notamment la fintech, les technologies de l’information et l’ingénierie logicielle. Les entreprises indiennes peuvent ainsi s’appuyer sur les compétences et le talent tunisiens pour développer et renforcer leurs activités.

C’est dans ce contexte qu’a été lancé un conseil d’affaires permanent réunissant les deux organisations patronales tunisiennes et indiennes. Cette nouvelle structure vise à consolider les relations économiques entre la Tunisie et l’Inde, à faciliter le rapprochement entre les entreprises et à favoriser l’émergence de projets d’investissement communs.

À travers la création de ce conseil d’affaires qui vient d’être signé jeudi 20 août 2026 à Tunis, les deux pays entendent inscrire leur coopération dans la durée. Au-delà de l’augmentation des échanges commerciaux, l’enjeu consiste désormais à transformer les opportunités identifiées dans les secteurs du numérique, de l’agriculture, de l’industrie et des services en projets concrets.

Pour la Tunisie, il s’agit également de se positionner comme une plateforme d’accès aux marchés africains et européens. De son côté, l’Inde pourrait renforcer sa présence dans la région grâce à des partenariats avec les entreprises tunisiennes et à une coopération élargie dans des secteurs à forte valeur ajoutée.

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Contrôle économique: déjà plus de 3 800 infractions relevées en août

Les services de contrôle économique ont relevé 3 826 infractions économiques et saisi d’importantes quantités de produits, dont plus de 186 000 litres d’eau minérale, durant la période allant du 1er au 18 août 2026.

Selon des données fournies jeudi 20 août par le ministère du Commerce et du Développement des exportations, les infractions constatées se répartissent en 823 infractions relatives aux dépassements de prix et aux pratiques de spéculation, 2 186 infractions relatives à la transparence des transactions, 12 infractions de détournement de produits subventionnés et 805 autres infractions touchant à la qualité, la métrologie et d’autres secteurs économiques.

Selon la même source, les opérations de contrôle ont ciblé les produits agricoles et de la pêche frais avec 1 544 infractions, les denrées alimentaires  avec 1 510 infractions, les boulangeries, restaurants et cafés avec 217 infractions, ainsi que les produits industriels divers avec 555 infractions.

Dans le secteur de l’eau minérale, 291 infractions liées aux dépassements tarifaires et aux pratiques spéculatives ont été enregistrées, dans le cadre  des opérations de contrôle visant à lutter contre les pratiques illicites contre la concurrence loyale et à protéger les consommateurs.

Concernant les saisies réalisées au cours de la même période, elles portent notamment sur 45 tonnes de dérivés de céréales subventionnés, 127 tonnes de fruits et légumes, une tonne de sucre, 1 347 kg de viande blanche, 7 200 œufs et 186 543 litres d’eau minérale. Les services de contrôle ont également confisqué près de 12 tonnes de fourrages, 1 729 cahiers scolaires et 21 536 paquets de tabac.

Avec TAP

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Dr Devyani Khobragade: « élargir les secteurs de coopération »

La Tunisie et l’Inde souhaitent franchir une nouvelle étape dans leur coopération économique. À travers le renforcement des échanges et la diversification des partenariats, les deux pays cherchent à stimuler l’investissement dans plusieurs secteurs stratégiques. 

Les échanges tuniso-indiens portent sur plusieurs secteurs clés, notamment la fintech, les technologies de l’information et l’ingénierie logicielle. Les entreprises indiennes peuvent ainsi s’appuyer sur les compétences et le talent des ingénieurs tunisiens afin de développer et de renforcer leurs activités.

Organisé par la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT), en collaboration avec la Confédération des industries indiennes (CII), l’ambassade d’Inde en Tunisie et plusieurs structures tunisiennes officielles, le forum constitue une occasion importante de consolider les relations économiques entre les deux pays.

Des secteurs complémentaires

Peu avant le coup d’envoi du forum, nous avons rencontré l’ambassadrice de l’Inde en Tunisie, Dr Devyani Khobragade. Interrogée sur les échanges entre les deux pays et leur impact sur les économies respectives, elle a déclaré: «  Comme je l’ai indiqué précédemment, nos deux pays disposent de nombreux secteurs d’activité complémentaires. Nous bénéficions également, de part et d’autre, de ressources humaines hautement qualifiées et de personnes talentueuses. Nous devons mieux les valoriser.Nous avons aussi des opportunités dans des secteurs traditionnels tels que les phosphates, le tourisme et l’agriculture. Toutefois, nous devons mettre en place les mécanismes nécessaires. Nous essayons notamment de négocier un accord commercial préférentiel entre les deux pays, afin de réduire les droits de douane applicables aux différents produits et secteurs tunisiens et indiens. Cela devrait contribuer à accroître les échanges commerciaux entre la Tunisie et l’Inde. ». 

Poursuivant son propos, l’ambassadrice de l’Inde en Tunisie a ajouté : « Nous œuvrons également à la conclusion d’un traité bilatéral d’investissement entre les deux pays. Celui-ci devrait favoriser les investissements dans les deux sens et ouvrir la voie à une coopération dans différents secteurs, notamment les technologies, l’intelligence artificielle et bien d’autres domaines. »

La délégation de la Confédération des industries indiennes, la CII, comprend des représentants de plusieurs secteurs, notamment l’industrie minière, les technologies de l’information et de la communication, la fintech ainsi que les technologies agricoles.

Elle compte également des entreprises spécialisées dans l’ingénierie, l’approvisionnement et la construction routière, les infrastructures et les matériaux de construction destinés à l’exportation. Une grande diversité d’entreprises est donc représentée à l’occasion de ce forum. 

Promouvoir le leadership féminin

Interrogée sur les possibilités de coopération entre la Tunisie et l’Inde en matière de leadership féminin, l’ambassadrice a souligné l’importance de cette question pour les deux pays. Tout en déclarant: « Le leadership féminin est très important pour des pays comme l’Inde et la Tunisie, qui disposent d’un niveau d’éducation élevé chez les femmes. Je suis très heureuse de constater que la Tunisie se classe au deuxième rang dans le domaine de la formation des femmes dans les disciplines STEM, c’est-à-dire les sciences, les technologies, l’ingénierie et les mathématiques. »

C’est également un plaisir pour moi de me trouver dans un pays qui accorde une grande importance à l’énergie féminine et au principe du féminin divin. Nous devons donc faire fructifier ces complémentarités. J’ai l’intention de mettre en relation les délégations de femmes entrepreneures venues d’Inde avec les associations de femmes entrepreneures en Tunisie. »

Et de poursuivre: «  Des échanges ont déjà eu lieu par le passé avec des chambres de commerce et d’industrie regroupant des femmes entrepreneures, mais nous devons encore renforcer cette coopération. J’espère également voir davantage d’associations tunisiennes de femmes entrepreneures représentées ici aujourd’hui. » 

Ainsi, au-delà des échanges commerciaux, la coopération tuniso-indienne entend s’étendre à de nouveaux domaines, notamment les technologies, l’investissement, l’agriculture et l’entrepreneuriat féminin. Le renforcement des partenariats entre les deux pays devrait permettre de transformer les complémentarités existantes en projets concrets et durables.

 

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Aslan Berjeb: « Il faut booster les échanges tuniso-indiens »

Les relations économiques entre la Tunisie et l’Inde ont connu une évolution remarquable au cours des dernières années. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte de renforcement des liens bilatéraux, donnant un nouvel élan à la coopération économique entre les deux pays.

Les échanges tuniso-indiens portent sur plusieurs secteurs clés, notamment la fintech, les technologies de l’information et l’ingénierie logicielle. Les entreprises indiennes peuvent ainsi tirer parti des compétences et du talent des ingénieurs tunisiens afin de développer et de renforcer leurs activités.

Organisé par la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT), en collaboration avec la Confédération des industries indiennes (CII), l’ambassade d’Inde en Tunisie et plusieurs structures tunisiennes officielles, le forum constitue une occasion importante de consolider les relations économiques entre les deux pays. À cette occasion, le président de la CONECT Aslan Berjeb  a annoncé que le forum bilatéral se tiendra régulièrement, tous les six mois, alternativement en Tunisie et en Inde.

Quel rôle l’économie jouera-t-elle dans le renforcement des échanges entre les deux pays ? Quels sont les projets concrets envisagés pour stimuler l’investissement bilatéral ?

Diversifier les échanges

À l’occasion du coup d’envoi du Tunisia-India Business Forum, Aslan Berjeb, président de la CONECT, est revenu sur l’importance de diversifier les échanges entre la Tunisie et l’Inde.

 » La Tunisie entend, bien entendu, consolider ses relations historiques avec l’Union européenne ainsi qu’avec les pays frères et amis. Toutefois, elle souhaite également s’ouvrir à d’autres destinations, parmi lesquelles figure naturellement l’Inde », a-t-il déclaré.

Il a rappelé que l’Inde est  « une puissance économique, numérique et industrielle »,   soulignant que la CONECT avait organisé cet événement en partenariat avec le CII, présenté comme l’une des principales organisations patronales et industrielles indiennes.

 » Il s’agit d’une véritable opportunité pour booster les relations tuniso-indiennes. Si l’on considère la moitié pleine du verre, ces relations peuvent être qualifiées de prometteuses, même si elles restent encore limitées. Avec des échanges commerciaux estimés à 521 millions de dollars, l’objectif est d’atteindre plusieurs milliards de dollars dans les prochaines années. C’est notre premier défi  » a-t-il expliqué.

Le deuxième défi consiste, selon lui, à diversifier les secteurs de coopération. « L’Inde est une puissance dans de nombreux domaines. Les entreprises indiennes sont déjà présentes en Tunisie à travers trois ou quatre investissements, ce qui reste peu. Cependant, il existe également des partenariats qui ne nécessitent pas nécessairement d’investissements directs », a-t-il précisé.

Des secteurs à fort potentiel

Aslan Berjeb a indiqué que plusieurs secteurs offrent des opportunités de coopération entre les deux pays, notamment l’agriculture, le dessalement de l’eau de mer et l’irrigation intelligente.

« Il existe également des perspectives importantes dans les technologies de l’information et de la communication, le numérique et l’intelligence artificielle. Une entreprise indienne implantée à Sfax et inaugurée l’année dernière emploie déjà plus de 800 ingénieurs. C’est un chiffre important « , a-t-il souligné.

D’autres secteurs présentent également un potentiel considérable, notamment l’industrie automobile et le textile. « Il s’agit donc d’une multitude de secteurs. Je pense que c’est la première étape pour stimuler les investissements et donner un nouvel élan à la coopération économique », a-t-il ajouté.

Le président de la CONECT a, par ailleurs, insisté sur l’importance de la création d’un conseil d’affaires tuniso-indien permanent.

« L’élément le plus important aujourd’hui n’est pas uniquement la tenue de cet événement. C’est aussi le conseil d’affaires que la CONECT va signer avec ses partenaires du CII. Il s’agira d’une structure permanente de collaboration, d’investissement et d’échange, qui permettra d’établir une relation durable et mutuellement bénéfique entre les deux parties », a-t-il affirmé.

Un mécanisme de rapprochement durable

Interrogé par L’Économiste Maghrébin sur les mécanismes qui pourraient être mis en place dans le cadre de ce conseil d’affaires, Aslan Berjeb a expliqué que les deux organisations patronales auront pour mission d’identifier les secteurs nécessitant un rapprochement entre les entreprises.

« Les deux organisations patronales se réuniront régulièrement et mobiliseront leurs ressources afin d’identifier les secteurs qui ont besoin d’un véritable “matchmaking” entre les entreprises tunisiennes et indiennes. Des rencontres B2B sont organisées cet après-midi, mais cette dynamique se poursuivra également dans le cadre du conseil d’affaires, car celui-ci s’inscrit dans la durée »,  a-t-il déclaré.

Et d’ajouter : « Un événement permet certes d’échanger des cartes de visite et de nouer de premiers contacts. Toutefois, le conseil d’affaires constitue une plateforme durable, destinée à assurer un suivi régulier et à transformer ces contacts en projets concrets. »

La Tunisie, une plateforme régionale

S’agissant de l’attractivité de la Tunisie auprès des investisseurs indiens, Aslan Berjeb a estimé que la première étape consistait à mieux se connaître.

« Nous devons d’abord apprendre à nous connaître. Nos mentalités professionnelles sont radicalement différentes. Nous devons comprendre nos méthodes de travail respectives. Jusqu’à présent, nous étions principalement tournés vers l’Europe, les États-Unis et le Moyen-Orient, et, dans une moindre mesure, vers l’Afrique. L’Inde représente donc un nouvel environnement, avec une approche et une culture des affaires différentes », a-t-il expliqué.

En conclusion, Aslan Berjeb  a insisté sur la nécessité de mieux comprendre les partenaires indiens et de valoriser les atouts de la Tunisie. Tout en ajoutant:   » Il faut booster les échanges tuniso-indiens ».

 » Les partenaires indiens sont très humbles. Nous échangeons avec de véritables géants économiques qui font preuve d’une grande humilité. Il est donc essentiel de comprendre leur manière de travailler et de savoir leur présenter la Tunisie comme une plateforme non seulement vers l’Afrique, mais aussi vers l’Europe. Ils en sont conscients. Je pense que nous pouvons réaliser de très belles choses avec eux. « 

 

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Etude sur l’échec de la réforme économique en Tunisie

Sabina Henneberg, chercheuse au Washington Institute, spécialiste de la Tunisie, vient de publier un ouvrage intitulé ‘‘Why Economic Reform Failed in Tunisia’’ (Pourquoi la réforme économique a échoué en Tunisie), une sorte de bilan de l’action des quatre principaux bailleurs de fonds dans un pays en transition depuis la «révolution» du 14 janvier 2026.

Dans cette étude approfondie, Sabina Henneberg retrace les efforts déployés par la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, les États-Unis et l’Union européenne pour soutenir les réformes économiques en Tunisie au cours de la décennie ayant suivi la révolution.

Au cours de la décennie ayant suivi les soulèvements du Printemps arabe de 2011, la Tunisie s’est imposée comme le pays de la région offrant les meilleures perspectives de transition démocratique, fort de réalisations telles qu’une nouvelle Constitution, des élections libres et équitables, ainsi que la mise en place de commissions traitant de la corruption, de la liberté des médias et des droits des femmes. En réponse, les acteurs internationaux ont apporté un soutien politique marqué à ce pays d’Afrique du Nord, assorti d’importantes promesses d’aide financière.

Toutefois, tout en reconnaissant que la réussite politique de la Tunisie devait s’appuyer sur des réformes économiques, ces acteurs ne sont pas parvenus à s’adapter à des évolutions préoccupantes, notamment la résistance au changement du syndicat national, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), aux effets déstabilisateurs du terrorisme et aux ingérences d’acteurs extérieurs, analyse la chercheuse.

Si la porte peut sembler fermée aujourd’hui, alors que le président Kaïs Saïed consolide son pouvoir depuis la proclamation de l’état d’exception, le 25 juillet 2021, l’étude explique comment de futures initiatives pourraient rencontrer un succès accru en s’inscrivant dans une perspective à plus long terme, en conditionnant l’aide à la mise en œuvre de réformes et en privilégiant un dialogue soutenu avec le public tunisien.

I. B.

Lire l’étude en anglais.

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La crise de l’eau minérale en bouteille perdure en Tunisie

La pénurie d’eau minérale en bouteille, apparue dans la seconde moitié du mois de juillet, se prolonge en Tunisie où elle reste visible dans de nombreux supermarchés et points de vente, malgré les annonces répétées d’un retour à la normale qui tarde à se concrétiser. Les assurances données ces dernières semaines par ls responsables du secteur ont été à maintes reprises démenties par la réalité du terrain.

Selon la Chambre syndicale nationale des producteurs de boissons non alcoolisées relevant de l’Utica, la centrale patronale, les difficultés sont principalement liées à la forte hausse de la demande provoquée par les températures élevées, qui a épuisé une grande partie des stocks de réserve. À cela se sont ajoutées des coupures d’électricité à répétition, entraînant des ralentissements et des arrêts sur certaines lignes d’embouteillage. Les 31 unités présentes dans le pays fonctionnent actuellement à pleine capacité, rapporte-t-on.

Les producteurs rejettent l’hypothèse d’une pénurie orchestrée par l’industrie, tandis que les autorités ont intensifié les contrôles visant le stockage anormal et les hausses de prix irrégulières.

La situation demeure particulièrement délicate dans les zones connaissant une forte affluence estivale. Dans le gouvernorat de Nabeul, les autorités ont ordonné mercredi 19 août 2026 la mise sur le marché d’un supplément d’environ 36 000 bouteilles pour pallier les difficultés d’approvisionnement.

Le retour à la normale, initialement prévu sous quelques jours, continue donc de se faire attendre, alors que les producteurs et le ministère du Commerce tentent de rééquilibrer la distribution entre les différents gouvernorats.

La spéculation, si elle existe, elle est à chercher du côté de certains détaillants de quartiers qui échappent à la vigilance – si vigilance il y a – des contrôleurs économiques. Peu nombreux et, surtout, peu efficaces.

I. B.  

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UNESCO IITE : Mohamed Jomni prend la présidence du Conseil d’administration

 Mohamed Jomni, directeur du Département des technologies de l’information et de la communication de l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (ALECSO), a été élu jeudi 20 août 2026 président du Conseil d’administration de l’Institut de l’UNESCO pour les technologies de l’information dans l’éducation (UNESCO IITE).

L’élection s’est tenue à Pékin, à l’occasion de la 26e session du Conseil d’administration. Elle intervient alors que l’intelligence artificielle et les technologies numériques occupent une place croissante dans les politiques éducatives et transforment les pratiques d’enseignement et d’apprentissage.

Réunis dans la capitale chinoise, les membres du Conseil ont notamment examiné les activités de l’Institut, sa situation financière et ses orientations futures. Ils ont également discuté de la mise en œuvre de sa stratégie à moyen terme pour la période 2026-2029.

À la suite de son élection, Mohamed Jomni a indiqué vouloir privilégier le travail collectif avec les membres du Conseil, la direction et les équipes de l’Institut, ainsi qu’avec l’UNESCO, les États membres et les différents partenaires.

L’intelligence artificielle figure parmi les principaux enjeux auxquels le nouveau président entend accorder une attention particulière. Il considère qu’elle doit servir à renforcer les capacités des enseignants et à élargir les possibilités offertes aux apprenants, plutôt qu’à se substituer à l’enseignant.

Mohamed Jomni a également insisté sur la nécessité de garantir un accès plus équitable aux technologies numériques dans l’éducation. Selon lui, la transformation numérique ne doit pas accentuer les écarts entre les pays, les régions et les différentes catégories sociales.

Sa présidence s’inscrira notamment dans la mise en œuvre de la stratégie 2026-2029 de l’UNESCO IITE, dans un contexte marqué par l’essor rapide de l’intelligence artificielle et par les débats sur son utilisation dans les systèmes éducatifs.

 

 

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Tunisie. Vu sur les réseaux : les prêts « sur l’honneur » font réagir les Tunisiens

Une loi récemment entrée en application en Tunisie suscite déjà de vives réactions, notamment sur les réseaux sociaux. Taxé d’angélisme, le texte impose aux banques privées de consacrer une part de leurs profits — fixée à 8 % — au…

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Hausse des prix | Jeu de dupes entre l’Etat et les commerçants

L’Etat tunisien croit pouvoir encore administrer l’économie nationale et faire pression sur les prix, lesquels continuent pourtant de flamber. Dans ce jeu de dupes, les pouvoirs publics peuvent continuer à «imposer» par décrets et arrêtés interposés, c’est le marché, in fine, qui dispose… à sa guise et selon ses propres intérêts.

Dans ce contexte, le ministère du Commerce et du Développement des exportations vient d’annoncer la fixation des marges bénéficiaires brutes maximales pour la vente d’eau minérale conditionnée à 15 % au stade de la distribution en gros et à 15 % au stade de la distribution au détail, et ce, à compter de ce mercredi 19 août 2026.

Selon le communiqué du ministère, ces marges bénéficiaires s’appliquent aux prix d’achat nets figurant sur les factures, sous réserve que les prix de vente au public n’excèdent en aucun cas les niveaux suivants : 600 millimes pour la bouteille de 0,5 litre, 800 millimes pour celle de 1 litre, 850 millimes pour celle de 1,5 litre et 950 millimes pour celle de 2 litres.

Le ministère a souligné que tous les intervenants du secteur de la distribution d’eau minérale sont tenus de recourir aux circuits de distribution réglementés, de régulariser leur situation fiscale, de respecter l’obligation de facturation (ainsi que ses conditions légales et mentions obligatoires) et de présenter les factures à la première demande lors de toute opération de contrôle dans les points de vente, les entrepôts et les moyens de transport.

Il a également insisté sur le fait que toute infraction à cette décision sera constatée, poursuivie et sanctionnée conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur.

Voilà pour la langue de bois officielle servie aux consommateurs via les médias officiels et officieux, sauf que tout le monde sait que l’eau minérale en bouteille est vendue aujourd’hui beaucoup plus cher par les détaillants. Ces derniers profitent de la pénurie actuelle pour marger comme ils l’entendent et imposer leurs prix à eux. Et les consommateurs, contents d’en trouver encore sur le marché, payent sans rechigner. Quant à ces chers contrôleurs du ministère du Commerce, quelqu’un les a-t-il vus passer dans son quartier et sanctionner les contrevenants ? Un jeu de dupes où tout le monde fait semblant mais qui semble convenir à toutes les parties…

I. B.     

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Prêt d’honneur – Abderrazak Houas : « le plafond de 25 000 dinars « très faible » pour les PME »

Aucune PME n’aurait, à ce jour, bénéficié des prêts accordés sur déclaration sur l’honneur, tandis que plusieurs banques refusent encore d’accepter les demandes déposées à cet effet, a déclaré jeudi  20 août 2026 Abderrazak Houas, porte-parole officiel de l’Association tunisienne des petites et moyennes entreprises.

Dans une déclaration à L’Economiste Maghrébin, il a appelé la BCT  à renforcer son dispositif de contrôle et à appliquer des sanctions afin d’accélérer la mise en œuvre du décret publié au Journal officiel, relatif à l’octroi de financements de faible montant, sans intérêts et sur déclaration sur l’honneur, destinés aux petites et moyennes entreprises ainsi qu’aux particuliers.

Ces financements sont compris entre 5 000 et 25 000 dinars. Notre interlocuteur a par ailleurs estimé que le plafond de 25 000 dinars fixé pour les petites et moyennes entreprises demeurait très insuffisant au regard de leurs besoins, notamment en raison de la hausse des prix des matières premières et des marchandises.

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Hydrocarbures : la grève surprise à Radès fait-elle planer un risque de pénurie

Encore une fois, c’est la routine qui dérape. Ce jeudi 20 août, des chauffeurs de camions-citernes ont bloqué sans préavis la zone pétrolière de Radès, paralysant net la distribution d’hydrocarbures vers les stations-service. Un scénario que le pays connaît trop bien pour s’en étonner encore. Et c’est bien là le problème.

Les revendications, elles, n’ont rien de nouveau : conditions de travail dégradées, accords sectoriels sur les majorations salariales signés mais jamais réellement appliqués. Autrement dit, un contentieux social que tout le monde connaît, que personne n’a réglé, et qui finit invariablement par exploser sous forme de blocage sauvage plutôt que de dialogue anticipé.

Le plus inquiétant n’est pas tant la grève elle-même que la fragilité structurelle qu’elle révèle. Il suffit de quelques heures d’arrêt sur ce maillon unique de la chaîne logistique pour faire planer le spectre de la pénurie sur l’ensemble du territoire. Un secteur aussi stratégique ne devrait pas dépendre d’un équilibre aussi précaire, où le moindre mouvement social suffit à mettre le pays sous tension.

Quant aux autorités, on peut dire que leur gestion relève davantage du pompier que du stratège : le ministère des Affaires sociales intervient a posteriori, dans l’urgence, pour éteindre des feux qu’il aurait d’ailleurs pu anticiper. Cette méthode a déjà montré ses limites en 2024, lors d’une grève de plusieurs jours qui avait durement perturbé l’approvisionnement. Rien n’indique, en 2026, qu’une leçon en ait été tirée.

Pour l’instant, les camions restent à l’arrêt à Radès, selon plusieurs médias de la place, et la seule certitude est l’incertitude : combien de temps durera le blocage, et faudra-t-il, une fois de plus, attendre que les stations-service commencent à sécher pour qu’une solution soit trouvée dans la précipitation ?

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Conseil supérieur de l’éducation | Entre expertise pédagogique et efficience macroéconomique

Le débat relancé ces derniers jours sur la gouvernance de l’école — opposant la légitimité des choix populaires à l’exigence d’une expertise à long terme — pose la bonne question, mais s’arrête au milieu du gué. Oui, les grandes nations éducatives ont sanctuarisé leur école contre les fluctuations politiques au profit des experts. Mais en Tunisie, le Conseil supérieur de l’éducation ne doit pas être une simple académie de réflexion pédagogique : il doit s’imposer comme une instance d’ingénierie macroéconomique et de souveraineté nationale.

Abdelwaheb Ben Moussa *

Face à l’érosion continue du modèle éducatif public, la réponse ne peut plus être purement administrative ou incantatoire. Pour restaurer la confiance et stopper la fuite des cerveaux, le Conseil supérieur de l’éducation doit articuler son action autour de trois ruptures stratégiques majeures.

Le premier rôle macroéconomique de cette instance est de traiter l’impact direct du déclin de l’école publique sur le budget des ménages. L’explosion du recours aux cours particuliers et au secteur privé constitue une véritable taxe de défaillance qui asphyxie la classe moyenne tunisienne.

Mobiliser l’ingénierie financière pour la modernisation des infrastructures

En sanctuarisant la qualité des enseignements au sein même de l’école publique, l’institution agit directement comme un bouclier de pouvoir d’achat. Chaque dinar économisé par les familles sur le soutien scolaire informel est un dinar restitué à la consommation et à l’épargne nationale.

On ne peut exiger des performances de premier plan mondial avec des infrastructures obsolètes. Attendre les seuls arbitrages du budget de l’État pour rénover l’école est une impasse financière.

Le Conseil supérieur de l’éducation doit devenir le catalyseur de nouveaux modèles de financement public-privé. En s’appuyant sur des mécanismes d’obligations à impact social, l’écosystème financier national peut être associé au financement de la numérisation et de la mise à niveau des établissements, en conditionnant l’investissement à des indicateurs mesurables de réussite.

L’intelligence artificielle et l’alignement sur les métiers de souveraineté

L’expertise prônée par les modèles les plus performants repose sur une capacité d’anticipation des compétences de demain. L’école publique doit rompre avec la reproduction des programmes du passé pour intégrer massivement les outils de l’intelligence artificielle et des sciences de la donnée dès le secondaire.

Il s’agit de transformer l’école publique en une usine à talents capables de porter la souveraineté numérique de la Tunisie, tout en créant un écosystème d’excellence capable de retenir nos ingénieurs et nos compétences sur le sol national.

La question n’est donc plus seulement de savoir qui décide du système éducatif, mais vers quel modèle de société nous orientons nos ressources. Le Conseil supérieur de l’éducation dispose d’une opportunité historique : dépasser le corporatisme pour devenir l’architecte du renouvellement du capital humain tunisien.

* Ingénieur informatique, cadre de banque.

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L’Allemagne face à une vague de faillites sans précédent

L’économie allemande traverse «sa crise la plus profonde de l’après-guerre», a averti mardi 18 août 2026 la première fédération industrielle du pays, reprochant au gouvernement son inaction malgré une quatrième année consécutive de production industrielle en chute.

Habib Glenza, à Lodz.  

Longtemps considérée comme le modèle économique à suivre, l’Allemagne traverse aujourd’hui une crise d’une ampleur rarement observée depuis la Seconde Guerre mondiale. En 2025, plus de 17 600 entreprises ont déposé le bilan, un niveau inédit depuis plus de deux décennies, avec une accélération marquée ces derniers mois. Derrière ces chiffres, une réalité brutale : près de 48 entreprises ferment chaque jour. Ce phénomène ne concerne pas uniquement les petites structures, mais touche également des géants industriels, révélant un affaiblissement global du tissu économique. 

Le moteur économique de l’Europe en train de lâcher

Contrairement à un krach boursier brutal, la crise actuelle en Allemagne s’installe progressivement, rendant son impact encore plus dangereux. Les faillites augmentent mois après mois, affectant tous les secteurs clés, de l’industrie lourde à la construction. Ce caractère diffus empêche une réaction rapide des marchés et des gouvernements, laissant le temps aux déséquilibres de s’ancrer durablement.

Cette lente érosion du tissu économique est particulièrement préoccupante car elle pourrait contaminer l’ensemble de la zone euro. Dans ce climat d’incertitude prolongée, diversifier ses investissements devient vital, et l’achat d’or représente une valeur refuge fiable face aux crises systémiques qui s’installent dans la durée.

Le modèle allemand repose en grande partie sur le fameux «Mittelstand», un réseau dense de PME familiales, souvent très spécialisées et leaders mondiaux. Ces entreprises représentent plus de 99 % du tissu économique et emploient des millions de personnes. Pourtant, ce pilier historique montre aujourd’hui des signes de faiblesse inquiétants. La hausse des coûts, la baisse de la demande et les contraintes réglementaires pèsent lourdement sur leur rentabilité. Lorsque ce cœur industriel ralentit, c’est toute l’économie qui vacille. 

L’une des causes profondes : la rupture avec le gaz russe

Les sanctions de l’Union européenne (UE) contre la Russie, notamment la rupture avec le gaz russe bon marché. En boycottant l’achat du gaz russe, les politiciens de l’UE, en particulier les Allemands, les Anglais, et les Français, ont cru mettre à plat l’économie russe. Aujourd’hui, les sanctions imposées à la Russie se sont retournées contre toutes les économies des pays de l’UE, en particulier contre celle de l’Allemagne qui entraînera dans sa chute les autres économies de l’Europe          

Par ailleurs, la crise actuelle résulte d’une accumulation de facteurs structurels. La flambée des prix de l’énergie, notamment après la rupture avec le gaz russe, a multiplié les coûts de production. À cela s’ajoute la hausse rapide des taux d’intérêt, qui freine les investissements et alourdit le coût du crédit. La transition énergétique, bien que nécessaire, impose également des dépenses considérables aux entreprises. Enfin, le ralentissement du commerce mondial et le retour du protectionnisme, à l’instigation des Etats-Unis de Donald Trump, compliquent les exportations, pilier du modèle allemand. Face à ce cocktail toxique, il devient indispensable d’adopter une stratégie patrimoniale défensive, en intégrant par exemple l’or comme actif de protection contre les turbulences économiques

Ce que traverse l’Allemagne dépasse largement une simple récession conjoncturelle. Il s’agit d’une transformation structurelle profonde de son modèle économique. L’industrie, historiquement basée sur une énergie abondante et bon marché, doit désormais se réinventer dans un environnement plus contraignant et compétitif.

Parallèlement, le pays accuse un retard dans la digitalisation et les technologies émergentes comme l’intelligence artificielle. Cette double transition, énergétique et technologique, s’annonce longue, coûteuse et incertaine. Dans ce contexte, sécuriser une partie de son patrimoine avec de l’or tangible constitue une décision prudente et stratégique.

2026 : une année charnière aux perspectives incertaines             

Les prévisions économiques pour 2026 restent prudentes, avec une croissance faible et des faillites qui devraient continuer à augmenter, bien que plus lentement. Le pic de la crise pourrait être proche, mais ses effets s’inscriront dans la durée. De nombreuses entreprises envisagent déjà de délocaliser leur production vers des zones où les coûts sont plus compétitifs, notamment aux États-Unis ou en Europe de l’Est. Cette recomposition industrielle aura des conséquences majeures sur l’emploi et la stabilité économique du continent européen. 

Investir en Allemagne en 2026 nécessite une approche sélective et stratégique. Miser sur l’ensemble du marché peut s’avérer risqué, notamment en raison de l’exposition à des secteurs en difficulté comme l’automobile ou la chimie. En revanche, certaines niches, notamment dans les technologies industrielles avancées ou l’efficacité énergétique, peuvent encore offrir des opportunités intéressantes à long terme.

Toutefois, dans un environnement aussi incertain, il est essentiel de diversifier ses placements et de ne pas dépendre uniquement des marchés financiers traditionnels. 

La situation actuelle en Allemagne agit comme un signal d’alerte pour l’ensemble de l’économie européenne. Ce qui était autrefois un modèle de stabilité devient aujourd’hui un terrain d’incertitudes. Entre transition énergétique, mutation industrielle et tensions géopolitiques, les défis sont nombreux et les solutions encore floues. Pour les investisseurs, l’heure n’est plus à l’improvisation mais à la prudence et à l’anticipation. 

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L’huile d’olive sauve la balance alimentaire tunisienne

La Tunisie affiche un excédent commercial alimentaire de 1 006,6 millions de dinars sur les sept premiers mois de 2026, contre 823,8 millions à la même période l’an dernier, soit une progression de 22,2 %, selon les chiffres publiés par l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI). Le pays exporte donc nettement plus de produits alimentaires qu’il n’en importe, avec un taux de couverture de 121,5 %.

Le moteur de cette performance est clairement identifié : les exportations d’huile d’olive ont bondi de 43,4 %, compensant largement la hausse des importations de céréales (+20,9 %). Un résultat d’autant plus remarquable que le prix moyen à l’export de l’huile d’olive a légèrement reculé, à 12,47 DT/kg, soit -3 % par rapport à 2025. C’est donc le volume exporté qui a tiré les recettes vers le haut.

Du côté des importations céréalières, la facture a été allégée par la baisse des prix mondiaux : -13,5 % pour le blé dur, -6 % pour le blé tendre, -3 % pour le maïs. Seul l’orge a vu son prix progresser, de 3,4 %, explique l’observatoire.

Au-delà de leur poids propre — 14 % des exportations totales et 8,4 % des importations — les produits alimentaires jouent un rôle d’amortisseur pour l’économie tunisienne : l’excédent alimentaire a contribué à compenser le déficit commercial global à hauteur de 6,7 %.

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Tunisie – Consommation : les citoyens vivent sur la planète Terre, le ministère du Commerce sur une autre

Le ministère du Commerce et du Développement des exportations a publié plusieurs décisions ayant trait aux produits de consommation courante comme l’eau minérale ou la viande blanche.

Mercredi 19 août est la date d’entrée en vigueur de ces décisions lesquelles fixent la marge de bénéfice des professionnels. C’est ainsi que les professionnels dans la production et la vente de l’eau ont droit à une barge bénéficiaire de 15 millimes par bouteille, que ce soit lors de la vente en gros ou en détail. Ah bon!

 Elle fixe, aussi, le plafond de prix de vente de l’eau minérale au public, à 600 millimes pour la bouteille de 0,5 litre, à 800 millimes pour la bouteille de 1 litre, à 850 millimes pour la bouteille de 1,5 litre et à 950 millimes pour la bouteille de 2 litres.

Le département du Commerce a appelé, à cette occasion, tous les intervenants dans cette filière d’activité, à se conformer aux circuits de distribution organisés, à régulariser leurs situations fiscales, à respecter l’obligation de facturation.

Il s’agit là d’une bonne intention de la part du département du Commerce, mais il nous semble qu’il vit sur une autre planète que la Terre, tant il se trouve à mille lieues de la réalité sur le terrain. D’ailleurs, pour nous démentir si besoin est, nous invitons ses agents à se déguiser en « clients mystères » et aller acheter une bouteille d’eau aux prix fixés plus haut.

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Prix plafonnés sur la volaille : qui obéit vraiment ?

Le ministre du Commerce et du Développement des exportations affirme avoir fixé le prix de vente de certaines variétés de produits avicoles. Cette décision entre en vigueur à partir de ce mercredi 19 août et s’étalera jusqu’au 19 septembre 2026.

Selon ladite décision, le prix maximal de poulet vivant ne doit pas dépasser les 5 300 millimes/ kg, alors que celui de poulet prêt à cuire a été fixé à 7 900 millimes/ kg, en ce qui concerne la vente dans les abattoirs et à 8 950 millimes/ kg pour ce qui est de la vente destinée au grand public, rapporte la TAP.

filière avicole
Photo : filieres-avicoles.com/

En outre, la décision impose à tous les intervenants d’assurer la régularité de l’approvisionnement du marché en ces produits, et de respecter la traçabilité légale des circuits de distribution. Ils sont parallèlement invités à respecter des proportions raisonnables pour la commercialisation du poulet découpé.

Maintenant, est-ce que cette décision sera respectée? Rien n’est moins sûr, quand on sait que les agents de de contrôle du ministère du Commerce ont du mal à faire respecter les décisions du département. Donc en tant que consommateurs, ne vous leurrer pas, les prix de la viande blanche au mieux resteront élevés, au pire ils augmenteront. Observez-les durant les prochains jours: jeudi, vendredi et samedi.

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Dessalement en Tunisie : la fuite en avant coûteuse d’une politique de l’eau à bout de souffle

La Tunisie mise désormais beaucoup sur le dessalement pour échapper au stress hydrique. Sur le papier, l’ambition impressionne tout en étant louable : porter la part du dessalement dans l’eau potable de 8,5 % aujourd’hui à 35 % à l’horizon 2030. Dans les faits, c’est surtout l’aveu d’un système à bout de course, incapable de gérer autrement une ressource conventionnelle en chute libre.

Le problème, c’est le prix. Produire un mètre cube d’eau dessalée coûte environ 3,5 dinars à Sfax, Sousse ou Gabès – un montant que peu d’États peuvent se permettre de répercuter sur le citoyen sans subvention massive. Le projet de Sfax, financé par le Japon, avoisine à lui seul 780 millions de dinars. Autant de fonds empruntés ou offerts par des bailleurs extérieurs, qui interrogent sur la soutenabilité budgétaire réelle de cette stratégie une fois les financements internationaux taris.

Ensuite, il y a l’énergie. Le dessalement est un processus gourmand en électricité, dans un pays qui importe déjà une bonne partie de ses hydrocarbures. Miser sur cette technologie sans accélérer en parallèle les énergies renouvelables revient à déplacer le problème hydrique vers une dépendance énergétique tout aussi fragile.

Enfin, la mise en perspective donne le vertige : même avec un potentiel national dépassant 1,5 million de m3/jour d’ici 2030, la Tunisie ne représenterait qu’environ 1% du dessalement produit en Méditerranée, et moins de 0,25% de la capacité mondiale. Un effort colossal à l’échelle du pays, mais dérisoire face à l’ampleur du défi climatique régional.

Le dessalement n’est pas une mauvaise idée en soi – c’est une réponse nécessaire à une urgence réelle. Mais présenté comme solution miracle, sans débat sur son coût, sa facture énergétique et sa dépendance aux financements étrangers, il ressemble surtout à un pansement onéreux sur une gestion de l’eau qui peine à se réformer en profondeur.

Par conséquent, il serait judicieux d’accélérer les énergies renouvelables qui peuvent rapidement opérationnelles et rentables. Mais cela dit, la STEG doit accéder de céder un peu de ses « prérogatives ».

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Avec 1.9 Mrd de dinars, la Tunisie séduit les investisseurs…vraiment?

La Tunisie poursuit son redressement en matière d’attractivité auprès des investisseurs étrangers. Selon les données publiées ce mercredi 19 août 2026 par l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA), les investissements internationaux réalisés au cours du premier semestre 2026 ont atteint 1 929,5 millions de dinars, enregistrant une progression de 11,5% par rapport à la même période de 2025 et de 41,7% par rapport au premier semestre 2024.

Les investissements directs étrangers (IDE) ont représenté l’essentiel de ces flux, avec 1 911,8 millions de dinars. Ils se sont concentrés principalement dans les industries manufacturières, qui ont capté 72% des investissements, suivies par le secteur de l’énergie avec 19%, les services avec 7,7% et l’agriculture avec 1,3%.

Autre indicateur révélateur du regain de confiance des investisseurs : les investissements de portefeuille ont progressé de 81,3% sur un an, pour atteindre 17,7 millions de dinars.

Ces performances confirment le retour progressif de la Tunisie parmi les destinations privilégiées pour l’investissement international, notamment dans les secteurs à forte valeur ajoutée.

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Place de Tunis : Indicateurs au plus haut, mais les IPO restent sous tension

Un vent d’optimisme souffle sur la place financière tunisienne en cet été 2026. Selon une étude de la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis (BVMT) rendue publique le 19 août 2026, l’amélioration des indicateurs macroéconomiques et boursiers crée un contexte propice à la relance des affaires. L’étude est intitulée « Dynamique des IPO à l’échelle mondiale et en Tunisie ».

Les chiffres de la Banque centrale de Tunisie confirment cette dynamique avec un encours de liquidité en circulation dépassant 29,8 milliards de dinars au 4 août 2026. Cette situation s’accompagne d’une baisse progressive des taux d’intérêt et d’un ralentissement de l’inflation, tombée à 5,1 % en juillet contre 5,3 % en juin.

Sur les marchés, l’euphorie se confirme de manière spectaculaire. Le Tunindex enregistre une hausse impressionnante de 44,92 % au 17 août 2026. Dans le même temps, les montants échangés sur les titres de capital ont bondi de 105 % sur un an pour atteindre 2,532 milliards de dinars, contre 1,233 milliard un an auparavant. Cette reprise du marché secondaire masque toutefois un enjeu structurel majeur : le renouvellement de la cote.

Entre 2008 et 2025, la Bourse de Tunis a enregistré 41 introductions pour 1,451 milliard de dinars levés. Si le solde net reste positif avec 25 sociétés supplémentaires en 18 ans, le rythme s’est effondré passant d’un sommet en 2012-2013 à une seule opération par an dès 2017, avant un coup d’arrêt total en 2023 et 2024. Malgré la reprise impulsée par BNA Assurances en 2025, la Bourse de Tunis prévient : l’embellie conjoncturelle ne suffira pas. Pour redynamiser les introductions, la place doit impérativement diversifier ses secteurs, renforcer sa liquidité et inciter une plus grande participation des investisseurs institutionnels.

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Tunisie | Jusqu’à 3 ans de prison pour les contrevenants aux réglementations sur les plaques d’immatriculation

La législation tunisienne prévoit des sanctions à l’encontre des conducteurs de véhicules ne respectant pas la réglementation relative aux plaques d’immatriculation pouvant aller jusqu’à trois ans de prison en plus de sanctions financières.

C’est ce qu’a indiqué Haithem Chaabani, chef de la section de la sécurité routière de la région du centre-ouest, dans une déclaration à Diwan FM, ce mercredi 19 août 2026, en expliquant que l’article 88 du Code de la route stipule une peine d’emprisonnement allant de six mois à trois ans et/ou une amende de 500 à 3 000 dinars pour quiconque :

* conduit un véhicule dépourvu de plaques d’immatriculation (ou auquel il manque une plaque, si le véhicule doit en comporter deux) ;

* masque délibérément la plaque d’immatriculation, totalement ou partiellement ;

* conduit un véhicule muni d’une plaque d’immatriculation qui ne lui appartient pas.

Chaabani a ajouté qu’il existe aussi des sanctions financières concernant les plaques d’immatriculation non conformes aux spécifications techniques homologuées :

* une amende de 40 dinars est infligée si la police des caractères, la couleur ou l’emplacement ne sont pas conformes aux spécifications techniques établies par la loi tunisienne ;

* une amende de 20 dinars est applicable à une remorque dont les plaques d’immatriculation ne sont pas conformes aux normes relatives à la couleur, aux dimensions ou à l’emplacement, ou si la plaque d’immatriculation ne bénéficie pas d’un éclairage suffisant pour permettre la lecture du numéro la nuit.

I. B.

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