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Après l’annulation des poursuites pour « apologie du terrorisme », le Palestinien Ibrahim Burnat ne comprend pas pourquoi la préfecture menace son titre de séjour

Après deux ans et demi de procédure pour « apologie du terrorisme », la cour d’appel de Paris a annulé en avril dernier les poursuites contre Ibrahim Burnat, un Palestinien de 43 ans. Pourtant le 5 août, la préfecture de…

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Chiffre de la semaine : près de 112 000 signatures pour une enquête publique après la mort de Jason Arday

Près de 112 000 personnes ont signé une pétition demandant au Premier ministre britannique Keir Starmer d’ouvrir une enquête publique sur le harcèlement médiatique présumé ayant visé Jason Arday, professeur à Cambridge retrouvé mort le 14 août. En bref Près…

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Discrimination : SOS Racisme dépose huit plaintes contre des plages privées et des boîtes de nuit

Suite à une campagne de testing dans le sud, SOS Racisme annonce porter plainte contre plusieurs plages privées et établissements.   En bref Huit plaintes déposées par SOS Racisme après une campagne de testing. Établissements visés : plages privées et…

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Fidel Castro, l’avocat devenu chef d’État : un centenaire placé sous le signe de la solidarité

« La justice est une si belle chose qu’on ne saurait trop cher l’acheter »

Alain-René Lesage

 À l’occasion du centenaire de la naissance de Fidel Castro, né le 13 août 1926, des avocats, juristes et représentants d’organisations de défense des droits ont marqué cet anniversaire par une rencontre organisée devant Dar Al Mouhami, au boulevard Bab Benat, à Tunis.

Cette initiative a réuni notamment l’Union des avocats arabes (UAA), représentée par son secrétaire général adjoint, Me Béchir Essid, l’Association des avocats et juristes méditerranéens (AJAM), représentée par son président, Me Mohamed Bassar, ainsi que l’association ATTASSIMO, représentée par sa présidente, Ratiba Miladi. Plusieurs avocats et juristes ont également pris part à cette rencontre.

Au-delà de la dimension commémorative, cette initiative a été présentée comme un hommage à une personnalité dont le parcours demeure étroitement lié au droit, à la politique et aux combats de libération nationale.

Avant de devenir le dirigeant emblématique de Cuba, Fidel Castro avait exercé la profession d’avocat. Formé au droit à l’Université de La Havane, il obtient son diplôme en 1950 et commence à exercer comme avocat à La Havane. Il s’intéresse rapidement aux questions politiques et sociales et utilise également sa formation juridique comme un instrument de défense des droits et de dénonciation des injustices qu’il attribue au système politique cubain de l’époque. Son parcours illustre ainsi une trajectoire particulière, celle d’un professionnel du droit qui s’est progressivement engagé dans l’action politique jusqu’à devenir l’une des figures majeures de l’histoire contemporaine de Cuba.

Pour les avocats et juristes réunis à Tunis, cette dimension juridique constitue précisément l’un des éléments permettant de comprendre la portée symbolique de cette commémoration.

L’hommage rendu à Fidel Castro s’inscrit également dans une conception du droit comme moyen de défense des peuples et de lutte contre les formes de domination. Les participants ont notamment souligné son soutien historique à plusieurs causes de libération nationale et aux peuples considérés comme victimes de l’oppression. La question palestinienne occupe, dans ce registre, une place particulière. Fidel Castro avait exprimé à plusieurs reprises son soutien à la cause palestinienne et dénoncé les politiques israéliennes à l’égard des Palestiniens.

Cette position explique en partie la dimension particulière que revêt cette commémoration auprès d’une partie des organisations arabes et méditerranéennes d’avocats.

Pour ces professionnels du droit, la solidarité internationale ne constitue pas uniquement une position politique. Elle peut également être envisagée comme une expression de la défense des principes de justice, de souveraineté des peuples et de respect du droit international.

La présence de l’Union des avocats arabes et de l’Association des avocats et juristes méditerranéens donne à cette initiative une dimension particulière.

En célébrant le centenaire de la naissance de Fidel Castro, les avocats et juristes réunis à Tunis ont donc voulu mettre en lumière moins le chef d’État que l’avocat devenu acteur politique, ainsi que l’idée selon laquelle le droit peut être un instrument de défense des causes collectives. Cette commémoration rappelle surtout que, pour une partie de la communauté juridique arabe et méditerranéenne, la solidarité avec les peuples opprimés et la défense des droits fondamentaux demeurent au cœur d’une certaine conception de la profession d’avocat.

Divorce : quand les lenteurs judiciaires retardent la mise à jour de l’état civil

La notification des jugements de divorce aux services de l’état civil constitue une étape essentielle pour permettre aux personnes concernées de faire officiellement actualiser leur situation matrimoniale. En droit tunisien, cette formalité ne repose toutefois pas sur les ex-époux, elle relève de la procédure judiciaire et de la transmission officielle du jugement par le greffe du tribunal à l’officier de l’état civil compétent.

Cette règle, qui vise notamment à garantir la fiabilité des registres de l’état civil, peut cependant produire des conséquences particulièrement pénalisantes lorsque la rédaction ou la transmission des décisions judiciaires intervient avec retard.

Après le prononcé définitif d’un divorce, les anciens époux ne sont pas censés se rendre eux-mêmes à la municipalité avec une copie du jugement afin de demander la modification de leur état civil. La procédure prévoit une transmission officielle de la décision judiciaire à l’officier de l’état civil du lieu où le mariage a été célébré. Le greffe du tribunal joue ainsi un rôle déterminant dans cette chaîne administrative et judiciaire.

Selon les règles régissant l’état civil, le greffier doit transmettre l’extrait ou le dispositif du jugement de divorce à l’officier de l’état civil dans le délai prévu par la réglementation, notamment après l’expiration des délais de recours.

Cette formalité permet à la municipalité de procéder à la transcription du divorce dans les registres et d’assurer ensuite la mise à jour des actes d’état civil concernés.

Une fois la décision officiellement transmise et transcrite, le divorce fait l’objet d’une mention marginale sur l’acte de naissance des ex-conjoints.

Cette mention constitue un élément essentiel de la situation juridique de la personne. Elle permet notamment aux administrations et aux officiers de l’état civil de vérifier que l’intéressé n’est plus engagé dans le mariage précédemment contracté.

En pratique, cette mise à jour revêt une importance particulière lorsqu’une personne souhaite contracter un nouveau mariage.

Tant que le divorce n’est pas régulièrement transcrit dans les registres d’état civil et que la situation matrimoniale n’apparaît pas comme étant actualisée sur les documents administratifs requis, des difficultés peuvent se poser lors de la constitution du dossier de mariage.

Le problème apparaît lorsque le jugement est bien prononcé, mais que sa rédaction intervient tardivement. Dans certaines juridictions, le volume important des affaires, conjugué au manque de personnel judiciaire, peut entraîner des retards dans la rédaction des décisions. Or, sans jugement rédigé et formalisé, la chaîne de transmission vers les services de l’état civil ne peut fonctionner normalement. Il en résulte une situation paradoxale : une personne peut être juridiquement divorcée à la suite d’une décision devenue définitive, tout en continuant, sur certains documents administratifs, à apparaître dans une situation matrimoniale qui n’a pas encore été actualisée.

Ce décalage entre la réalité judiciaire et sa traduction administrative peut avoir des conséquences très concrètes.

Des personnes divorcées peuvent ainsi se retrouver dans l’impossibilité de finaliser leur nouveau mariage à la date initialement prévue, simplement parce que la décision de divorce n’a pas encore été transmise à l’état civil.

Des dates de mariage peuvent être reportées, des démarches administratives suspendues et des projets familiaux retardés, alors même que le divorce a déjà été prononcé.

Pour les intéressés, il s’agit d’une difficulté qui dépasse largement une simple question administrative. Le retard peut entraîner des conséquences personnelles, familiales et parfois financières, notamment lorsque des réservations ou des engagements ont déjà été pris pour la célébration du nouveau mariage.

Cette situation soulève une question plus générale sur la modernisation du fonctionnement de la justice et de l’état civil.

À l’heure de la transformation numérique de l’administration, il paraît difficilement concevable que la transmission d’une décision judiciaire définitive vers une municipalité puisse dépendre exclusivement d’un circuit matériel et de délais de rédaction qui s’allongent parfois considérablement.

La numérisation de la chaîne judiciaire pourrait apporter une réponse efficace. Une fois le jugement définitif établi, sa transmission électronique sécurisée au service de l’état civil pourrait permettre une actualisation beaucoup plus rapide des registres. Un système interconnecté entre tribunaux et municipalités réduirait également les risques d’erreur, les pertes de documents et les délais liés aux transmissions physiques. Une telle évolution nécessiterait naturellement des garanties en matière de sécurité informatique, de protection des données personnelles et d’authentification des décisions judiciaires.

La question de la notification des divorces met également en lumière un problème plus profond : la rédaction des jugements. Prononcer une décision ne suffit pas. Pour qu’elle produise pleinement ses effets dans l’ordre administratif et qu’elle permette aux justiciables d’exercer leurs droits, elle doit être rédigée dans un délai raisonnable et suivre l’ensemble des procédures nécessaires à son exécution.

Le manque de magistrats, de greffiers ou de personnel administratif ne devrait pas avoir pour conséquence de prolonger indéfiniment les effets pratiques d’une décision judiciaire.

Le justiciable ne devrait pas être pénalisé par les difficultés internes de fonctionnement de l’institution judiciaire.

La solution passe donc par une approche globale : renforcer les moyens humains des juridictions, améliorer les méthodes de gestion des dossiers, accélérer la rédaction des décisions et développer l’interconnexion numérique entre les tribunaux et les services de l’état civil. La mise en place d’un système permettant de suivre électroniquement le parcours d’un jugement et de son prononcé à sa transmission et à sa transcription, pourrait constituer une avancée importante.

Elle permettrait également au justiciable de connaître l’état d’avancement de la procédure sans avoir à multiplier les déplacements auprès du tribunal ou de la municipalité. Le droit doit produire ses effets dans des délais raisonnables. La question est finalement celle de l’effectivité du droit.

Une personne dont le divorce est devenu définitif doit pouvoir bénéficier, dans un délai raisonnable, de la pleine reconnaissance administrative de sa nouvelle situation.

Le numérique ne doit plus être considéré comme un simple outil de modernisation, mais comme un moyen de garantir l’effectivité des droits des justiciables. Lorsqu’une personne divorcée doit reporter son remariage parce qu’un jugement déjà rendu tarde à être rédigé ou transmis, c’est toute la chaîne judiciaire et administrative qui montre ses limites. L’enjeu n’est donc pas seulement d’accélérer une formalité, mais de faire en sorte que la décision de justice puisse produire, sans retard injustifié, les effets juridiques auxquels le citoyen a droit.

Convention de partenariat : rapprocher l’université du monde professionnel

Les conventions de partenariat conclues entre les institutions universitaires et les organisations professionnelles constituent aujourd’hui un instrument privilégié pour rapprocher la formation académique des réalités du monde du travail. Dans le domaine juridique en particulier, cette coopération revêt une importance particulière, dans la mesure où la formation des futurs professionnels ne peut se limiter à l’acquisition de connaissances théoriques. Elle doit également permettre aux étudiants de découvrir les pratiques professionnelles, les exigences déontologiques et les réalités concrètes de l’exercice du droit.

C’est dans cette perspective qu’une convention de partenariat a été signée entre le Barreau régional de Sfax et l’École supérieure privée d’études administratives et commerciales de Sfax. Cet accord entend instaurer un cadre de coopération durable entre les deux institutions et favoriser une meilleure articulation entre l’enseignement supérieur, la pratique professionnelle et les exigences du marché de l’emploi.

La convention vise principalement à développer les échanges entre le monde académique et le milieu professionnel, en mettant à la disposition des étudiants les compétences et l’expérience des praticiens du droit.

Elle prévoit ainsi le développement d’actions communes dans plusieurs domaines, notamment la formation, le mentorat académique et professionnel, l’organisation de rencontres spécialisées ainsi que l’accompagnement des étudiants dans leur parcours vers la vie active.

Cette coopération doit permettre de créer un véritable espace d’échange entre enseignants, chercheurs, avocats et étudiants. Les premiers pourront bénéficier de l’expérience pratique des professionnels, tandis que les praticiens auront l’occasion de partager leurs préoccupations et leurs besoins en matière de formation avec le milieu universitaire.

Cette complémentarité apparaît d’autant plus nécessaire que le droit est aujourd’hui confronté à des transformations rapides. Les réformes législatives successives, la digitalisation de la justice et de l’administration, le développement de nouvelles formes d’activité économique ainsi que l’apparition de nouveaux contentieux imposent aux futurs juristes une capacité d’adaptation permanente.

Drame d’El Mourouj : la protection de l’enfant au cœur de l’urgence

Un drame familial particulièrement grave s’est produit lundi 10 août 2026 à El Mourouj 1, dans le gouvernorat de Ben Arous. Un père a été interpellé après avoir jeté ses deux fillettes depuis le balcon de son appartement situé au troisième étage. Le nourrisson de six mois a succombé à ses blessures, tandis que sa sœur, âgée de trois ans, a été grièvement blessée et hospitalisée dans un état critique.

Les secours de la Protection civile sont rapidement intervenus et ont transporté les deux enfants vers un établissement hospitalier. Le père a été interpellé par les agents du poste de la sûreté nationale d’El Mourouj. Une enquête judiciaire a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes du drame et les motivations ayant conduit aux faits.

À ce stade, il convient de rester prudent sur la qualification juridique et les responsabilités pénales qui devront être établies par l’enquête et, le cas échéant, par la justice. La présomption d’innocence demeure naturellement applicable.

Au-delà de ce drame, cette affaire remet en lumière la question des violences intrafamiliales et de la protection des enfants.

Les violences commises dans le cadre familial peuvent prendre des formes multiples : agressions physiques, violences psychologiques, menaces, humiliations, négligence ou exploitation. Elles demeurent souvent difficiles à détecter parce qu’elles se déroulent dans l’espace privé et que les enfants, en raison de leur âge et de leur dépendance, ne sont pas toujours en mesure de dénoncer les situations qu’ils subissent.

La famille doit constituer le premier espace de protection de l’enfant. Lorsque cet environnement devient au contraire une source de danger, les institutions publiques doivent pouvoir intervenir rapidement.

La Tunisie dispose d’un cadre juridique destiné à lutter contre les violences et à protéger les victimes. La loi organique n°2017-58 du 11 août 2017 relative à l’élimination de la violence à l’égard des femmes a notamment renforcé les mécanismes de prévention, de protection et de prise en charge.

La protection de l’enfant repose également sur les dispositions spécifiques du droit tunisien et sur l’intervention des structures chargées de l’enfance.

Mais l’existence des textes ne suffit pas. Leur efficacité dépend de la capacité des institutions à détecter rapidement les situations à risque et à intervenir avant que la violence ne dégénère.

L’un des principaux défis consiste donc à renforcer la prévention. Les services sociaux, les établissements scolaires, les structures sanitaires, les autorités judiciaires et les services de sécurité doivent pouvoir échanger efficacement les informations lorsqu’un enfant est identifié comme étant en danger.

La prise en charge doit également être globale : protection immédiate, accompagnement social, soutien psychologique et, lorsque les faits le justifient, intervention judiciaire.

Le drame d’El Mourouj rappelle ainsi que la lutte contre les violences intrafamiliales ne peut être limitée à la sanction pénale. Il faut agir avant que le drame ne survienne.

La protection de l’enfant constitue une responsabilité collective. Elle incombe à l’État, aux institutions, aux familles, mais également à la société tout entière. Lorsqu’un enfant est en danger, le silence ou l’indifférence peuvent avoir des conséquences irréversibles.

Le droit doit donc être non seulement un instrument de sanction, mais surtout un moyen de prévention et de protection. Car lorsqu’il s’agit de protéger un enfant, intervenir trop tard signifie souvent qu’il est déjà trop tard.

Au-delà de l’émotion provoquée par le drame d’El Mourouj, cette affaire rappelle une exigence fondamentale : aucun enfant ne devrait être laissé sans protection lorsqu’il se trouve en situation de danger, y compris lorsque ce danger se trouve au sein même de sa famille. Le droit doit protéger l’enfant avant qu’il ne soit trop tard. La responsabilité de l’État est d’assurer l’efficacité des mécanismes de signalement et d’intervention ; celle de la société est de ne pas fermer les yeux sur les violences qui se déroulent dans l’espace privé. Car protéger l’enfant n’est pas seulement une obligation juridique, c’est une responsabilité collective et un impératif de dignité humaine.

Ahmed NEMLAGHI

 

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Antonino Urru : la mort mystérieuse d’un ancien militaire italien dans une prison tunisienne

La mort d’Antonino Urru, retrouvé sans vie à la mi-août dans sa cellule de la prison civile de Mornag, ouvre une affaire aussi sensible qu’énigmatique entre la Tunisie et l’Italie. Portrait d’un personnage sulfureux au passé haut en couleurs. Âgé…

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« Sales arabes », « babouins » : un retraité condamné au Puy‑en‑Velay

Ce sexagénaire écope de 15 mois de prison avec sursis. Il était poursuivi pour des injures racistes envers des enfants en les menaçant avec une carabine.   En bref 15 mois de prison avec sursis probatoire pour injures racistes. Obligation…

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Fergie Chambers : Interpol met en lumière les accusations américaines

L’affaire Fergie Chambers franchit une nouvelle étape avec la révélation du contenu de la notice rouge d’Interpol le concernant. Arrêté le 10 juillet à Ibiza à la demande des autorités américaines, l’héritier et mécène du Club Africain est toujours détenu en Espagne, dans l’attente de la suite de la procédure d’extradition. Selon le quotidien espagnol El País, qui affirme avoir consulté la notice, le document permet surtout de préciser les faits que Washington lui reproche.

Trois chefs d’accusation au cœur du dossier

D’après El País, la notice rouge mentionne trois chefs d’accusation : blanchiment d’argent, émeute et complot en vue de provoquer une émeute. Le journal précise que ce dernier chef ne correspond pas exactement à une infraction autonome dans le droit espagnol.

Ces accusations s’inscrivent dans une procédure américaine dont l’acte d’accusation demeure sous scellés. Selon les éléments rapportés par plusieurs médias, Chambers risque jusqu’à 30 ans de prison s’il était reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés aux États-Unis.

Il convient toutefois de rappeler que Chambers n’est pas condamné. Les faits évoqués correspondent aux accusations formulées par les autorités américaines et doivent être distingués d’une culpabilité judiciairement établie.

Les 7,5 millions de dollars transférés en Tunisie

L’un des éléments les plus sensibles du dossier concerne la Tunisie. La notice évoquée par El País fait état d’un transfert de 7,5 millions de dollars vers la Tunisie, considéré comme suspect par les autorités américaines dans le cadre de l’accusation de blanchiment.

Ce montant donne une nouvelle dimension aux interrogations entourant les activités financières de Chambers en Tunisie, où il résidait et où il s’était notamment impliqué dans le Club Africain.

Mais l’interprétation de ces transferts est précisément au cœur du désaccord entre l’accusation et la défense.

Interrogée par El País, l’épouse de Chambers, Stella Schnabel, affirme que les fonds transférés en Tunisie n’étaient pas destinés à un investissement, mais notamment au règlement de dettes et au paiement des salaires des joueurs du Club Africain.

Cette version rejoint le rôle financier joué par Chambers auprès du club tunisien, qu’il a soutenu durant la période de crise financière et administrative traversée par le CA. Son implication avait notamment contribué à faire de l’investisseur américain une figure centrale de l’environnement du club.

Pour autant, il serait prématuré d’établir un lien direct entre les sommes transférées et une quelconque infraction : ce que les autorités américaines considèrent comme suspect relève encore de l’accusation, et non d’une décision de justice définitive.

Gaza, le Hamas et la défense de Chambers

La notice évoquerait également un soutien financier à des organisations présentes à Gaza et susceptibles, selon les autorités américaines, d’avoir des liens avec le Hamas. Cette dimension explique en partie pourquoi le dossier dépasse largement la seule question du blanchiment d’argent.

La défense de Chambers conteste les accusations et soutient que les poursuites constituent une forme de persécution politique liée à son engagement en faveur de la cause palestinienne. Ses avocats, dirigés par l’ancien juge espagnol Baltasar Garzón, défendent cette ligne devant les juridictions espagnoles.

Selon eux, l’homme d’affaires aurait consacré environ un million de dollars à des projets et causes humanitaires à Gaza dont 550.000 dollars au Middle East Children’s Alliance, 370.000 dollars au Sameer Project, 300.000 dollars au People’s Health Movement, 200.000 dollars au fonds pour les enfants de Ghasan Abu Sittah et 100.000 dollars au Zaynab Project.

L’Espagne doit désormais poursuivre l’examen de la demande américaine d’extradition. La justice espagnole devra d’abord se prononcer dans le cadre de la procédure, avant qu’une éventuelle décision finale ne revienne au gouvernement espagnol.

La révélation de la notice rouge apporte donc des éléments nouveaux sur le dossier. Mais elle ne tranche pas la question essentielle : les faits reprochés à Fergie Chambers relèvent-ils d’activités criminelles, comme l’affirment les autorités américaines, ou d’activités philanthropiques et politiques, comme le soutient sa défense ? La procédure d’extradition devra précisément permettre de clarifier cette confrontation.

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Mauritanie : Une affaire d’esclavage présumé se retourne contre trois militants de l’IRA

Trois militants de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) ont été condamnés, le 13 août 2026, à quatre ans de prison ferme en Mauritanie. Au cœur de cette affaire sensible : le signalement d’un cas présumé d’esclavage impliquant une fillette de 11 ans à Nouakchott, une dénonciation que la justice a finalement considérée comme infondée, tandis que les militants affirment être poursuivis pour avoir voulu révéler une situation de servitude.

Une affaire née d’un signalement à Nouakchott

L’affaire remonte au début du mois de février. Des membres de l’IRA avaient alors rendu publiques des accusations concernant Nouha Mohamed, une fillette haratine de 11 ans qui, selon eux, aurait été maintenue dans une situation de servitude domestique par un couple à Nouakchott.

Les autorités avaient ouvert une enquête sur ces accusations. Les personnes soupçonnées avaient été entendues puis relâchées. Dans les jours qui ont suivi, plusieurs militants de l’IRA ainsi que deux lanceuses d’alerte avaient à leur tour été arrêtés et poursuivis.

Dans un communiqué publié le 6 mars, la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) avait dénoncé des arrestations et des poursuites qu’elle estimait directement liées à la dénonciation de ce cas présumé d’esclavage. L’organisation avait notamment fait état de poursuites pour « diffusion de fausses informations » et « association de malfaiteurs ».

La justice retient la « fausse dénonciation »

Le verdict rendu le 13 août marque une nouvelle étape dans ce dossier. Trois militants de l’IRA ont été condamnés à quatre ans de prison ferme, notamment pour « fausse dénonciation », selon les comptes rendus de presse consacrés au jugement.

La position des autorités judiciaires mauritaniennes est claire : le cas d’esclavage signalé par les militants n’a pas été établi. C’est précisément sur ce point que repose toute la complexité de l’affaire.

Pour l’IRA et son président, Biram Dah Abeid, l’interprétation est tout autre. Le mouvement considère que les condamnés sont sanctionnés après avoir dénoncé une situation qu’ils estimaient relever de l’esclavage.

Deux lectures irréconciliables se font ainsi face : celle d’une justice estimant qu’une accusation grave n’a pas été démontrée et celle de militants abolitionnistes qui dénoncent une criminalisation de leur action.

L’esclavage, une question toujours sensible en Mauritanie

Cette affaire intervient dans un pays où l’esclavage a été officiellement aboli en 1981 et où il a ensuite été renforcé dans l’arsenal pénal, notamment par une loi de 2015 qui le qualifie de crime contre l’humanité.

Pour autant, plusieurs organisations internationales continuent de documenter la persistance de pratiques assimilées à l’esclavage, affectant notamment des membres de la communauté haratine. La FIDH souligne également un contexte de pressions récurrentes contre les défenseurs des droits humains engagés dans la lutte contre ces pratiques, particulièrement les membres de l’IRA.

L’organisation rappelle que plusieurs militants et lanceurs d’alerte ayant dénoncé des faits présumés d’esclavage ont, au fil des années, fait l’objet d’arrestations ou de poursuites judiciaires.

Quand le dénonciateur devient l’accusé

Au-delà du seul cas de ces trois militants, l’affaire pose une question plus large : comment protéger le signalement de possibles violations graves des droits humains sans pour autant soustraire les accusations à l’examen de la justice ?

Car le jugement ne permet pas d’affirmer que les trois militants ont été condamnés simplement « pour avoir dénoncé l’esclavage ». La justice mauritanienne considère précisément que le signalement était infondé.

Mais leurs soutiens, eux, y voient le risque inverse : celui de voir des militants ou des lanceurs d’alerte exposés à de lourdes peines lorsqu’une dénonciation, même formulée de bonne foi, n’aboutit pas à la reconnaissance judiciaire des faits allégués.

C’est dans cet espace, particulièrement sensible, que se situe désormais cette affaire : entre la nécessité de vérifier les accusations et celle de préserver la capacité des organisations de défense des droits humains à alerter sur des situations qu’elles jugent préoccupantes.

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Aulnay : la justice valide la décision du préfet de fermer la mosquée de Chanteloup

Le tribunal administratif de Montreuil a validé la fermeture pour six mois de cet établissement que le préfet accuse de promouvoir des « actes de terrorisme ». En bref Le tribunal administratif de Montreuil valide la fermeture de la mosquée…

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Mort de Maurice Buttin, l’avocat infatigable de l’affaire Ben Barka

Maître Maurice Buttin aura permis de laisser ouvert le dossier Ben Barka au tribunal de Paris. Cela dure depuis la disparition du leader nationaliste marocain en 1965. Au cœur de l’affaire Ben Barka, figure centrale de l’un des plus grands…

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Fin de cavale pour le serial cambrioleur de Khaznadar

Les agents du district de la sûreté nationale de Khaznadar ont réussi à arrêter un dangereux individu spécialisé dans les braquages et les cambriolages de commerces et de logements résidentiels dans la région.

Selon une source citée ce samedi 8 août 2026 par Mosaïque FM, l’interpellation du suspect a été effectuée lors d’une embuscade tendue par les forces de l’ordre, après avoir identifié son mode opératoire ciblant systématiquement les propriétés privées pour y dérober de l’argent, des équipements électroniques et divers objets de valeur.

Les premiers éléments de l’enquête indiquent que le prévenu est au moins impliqué dans plus de 20 opérations de vol avec effraction, ajoute la même source, en affirmant que le Parquet a ordonné sa mise en détention, en attendant sa comparution devant la justice.

Y. N.

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Paris : 34 masculinistes convoqués devant la justice

Ils sont tous des utilisateurs d’un canal Telegram. Ils sont convoqués entre le 18 novembre et le 6 janvier devant le tribunal de Paris. En bref 34 utilisateurs d’un canal Telegram masculiniste sont convoqués devant le tribunal de Paris. 45…

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La Flèche : enquête après des tags néo-nazis en Sarthe

Des croix gammées ont été découvertes sur les murs de la sous-préfecture sarthoise à La Flèche, ville conquise par le Rassemblement national en mars dernier. En bref Une dizaine de tags représentant des croix gammées et des croix celtiques ont…

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Mulhouse : un militant condamné à 3 mois avec sursis pour un salut nazi

À Mulhouse, un militant de 28 ans, ancien colistier de Reconquête aux dernières municipales, a été condamné à trois mois de prison avec sursis pour « apologie de crime ou délit » après un geste jugé comme un salut nazi.…

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Cette décision de justice espagnole qui fait chavirer la « digue migratoire » de l’Europe

Après la crise provoquée par l’afflux de dizaines de milliers de personnes vers le préside occupé de Sebta, au cours de laquelle des migrants ont perdu la vie, les autorités marocaines ont vivement réagi aux allégations formulées par l’Espagne. En…

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Ain : la justice saisie après des chants racistes lors d’une féria

« Et on s’en fout, on n’aime pas les bougnoules. » Ces propos racistes ont été entonnés pendant la féria de Marboz, le week-end dernier. Le préfet de l’Ain a saisi la justice. En bref Une vidéo montrant des chants…

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Quatorze ans après la mort de leur fils Mounir en Australie, la famille Saad réclame une enquête publique

Quatorze ans après la mort de Mounir Saad, un Franco-Algérien de 22 ans décédé en Australie, sa famille réclame l’ouverture d’une enquête publique afin d’éclaircir les circonstances de son décès. En bref Mounir Saad est décédé à Melbourne le 11…

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Aulnay-sous-Bois : une mosquée fermée pour apologie du terrorisme

La préfecture de Seine-Saint-Denis a annoncé la fermeture pour six mois de la mosquée de Chanteloup à Aulnay-sous-Bois. Elle accuse cet établissement d’« incitation à la violence » et d’« apologie d’actes de terrorisme ». En bref La préfecture de…

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Le Secours islamique porte plainte contre Marine Hamelet

Le Secours islamique France a déposé une plainte pour « diffamation publique » contre la députée RN du Tarn-et-Garonne, Marine Hamelet, au début du mois devant le tribunal judiciaire de Paris. En bref Le Secours islamique France a porté plainte…

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