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Réforme de l’éducation : Le Conseil supérieur, dès lundi, dans sa phase opérationnelle

Le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement tiendra, lundi 17 août 2026, sa séance inaugurale, marquant le début de la mise en place effective de cette instance appelée à jouer un rôle central dans la réflexion et l’orientation des politiques éducatives en Tunisie.

Cette séance intervient quelques jours après la publication au Journal officiel de la République tunisienne des textes fixant la nouvelle composition de l’instance. L’ordonnance n°203 de 2026, datée du 12 août, a officialisé la nomination de sept membres de la haute instance du Conseil : Tijani Gmati, Youssef Ben Othmane, Chiraz Stambouli, Rim Aribi, Kamel Hneid, Mohamed Habib Alani et Mohamed Seifallah Ben Abderrazak.

Dans le même mouvement institutionnel, l’ordonnance n°204 de 2026 a chargé l’ancien ministre de l’Éducation Mohamed Ali Boughediri des fonctions de secrétaire général du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement.

Une instance au cœur de la réforme du système éducatif

La création et l’organisation du Conseil s’inscrivent dans le processus de réforme globale du système éducatif tunisien. Le texte portant organisation du Conseil définit notamment sa composition, ses attributions et ses modalités de fonctionnement. L’objectif est de disposer d’une instance institutionnelle dédiée aux grandes orientations en matière d’éducation et d’enseignement.

La mise en place du Conseil intervient également dans un contexte où plusieurs dossiers structurels du secteur restent au centre des débats, notamment la réforme du système éducatif, les conditions de travail des enseignants, l’intégration des enseignants suppléants et la modernisation de l’école tunisienne.

Lire aussi : Conseil supérieur de l’Education : L’ancien ministre Mohamed Ali Boughdiri nommé secrétaire général

En janvier 2025, l’intégration des enseignants et professeurs suppléants avait notamment été présentée par la présidence comme une étape avant une réforme plus globale de l’éducation, dans l’attente de la mise en place effective du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement.

Mohamed Ali Boughediri revient au premier plan

La nomination de Mohamed Ali Boughediri constitue l’un des éléments les plus remarqués de cette nouvelle étape. Ancien ministre de l’Éducation, il avait été nommé à la tête du ministère en janvier 2023 et a quitté ses fonctions en avril 2024, lorsque le président de la République a décidé de le remplacer par Salwa Abassi.

Durant son passage au ministère, Boughediri avait notamment été associé aux discussions autour de la réforme du système éducatif, à la consultation nationale sur l’éducation ainsi qu’à plusieurs dossiers liés aux enseignants et aux examens nationaux.

Son retour dans le dispositif institutionnel consacré à la réforme de l’éducation lui confère ainsi une position importante dans la phase de lancement du Conseil : il sera chargé de ses fonctions de secrétaire général tandis que les sept membres nouvellement désignés composent sa haute instance.

Une nouvelle étape après plusieurs années de préparation

La séance inaugurale du 17 août constitue donc une étape importante dans un processus engagé depuis plusieurs années. La Constitution de 2022 avait consacré le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement comme une instance constitutionnelle, avant que son cadre d’organisation ne soit précisé par les textes réglementaires.

Avec la nomination de ses membres et de son secrétaire général, puis la tenue de sa première séance, le Conseil passe désormais de la phase de construction juridique à celle de son fonctionnement effectif.

Les prochaines étapes seront particulièrement suivies, notamment en ce qui concerne les priorités qui seront retenues par la nouvelle instance et la manière dont ses travaux s’articuleront avec les politiques conduites par le ministère de l’Éducation.

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Conseil supérieur de l’Education : L’ancien ministre Mohamed Ali Boughdiri nommé secrétaire général

L’ancien ministre de l’Éducation, Mohamed Ali Boughdiri, a été chargé des fonctions de secrétaire général du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement. Sa nomination, publiée ce vendredi 14 août au Journal officiel de la République tunisienne, intervient à quelques jours de la séance inaugurale de cette nouvelle institution, appelée à jouer un rôle central dans l’évaluation et la réforme des politiques éducatives et de formation en Tunisie.

Mohamed Ali Boughdiri, du syndicalisme à la gouvernance de l’éducation

Cette nomination marque une nouvelle étape dans le parcours de Mohamed Ali Boughdiri, figure issue du mouvement syndical et ancien responsable de l’UGTT.

Avant son entrée au gouvernement, il avait notamment occupé les fonctions de secrétaire général de l’Union régionale du travail de Ben Arous, puis de secrétaire général adjoint de l’UGTT chargé du secteur privé. Son parcours l’avait ensuite conduit au ministère de l’Éducation, dont il avait pris la tête en janvier 2023.

Il avait occupé ce portefeuille pendant plus d’un an, jusqu’à son départ du gouvernement en avril 2024. Son retour dans le domaine de l’éducation, cette fois au sein du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, lui permet ainsi de retrouver un secteur qu’il connaît déjà de l’intérieur.

Une nomination officialisée au Journal officiel

Mohamed Ali Boughdiri a été nommé secrétaire général en vertu du décret n°2026-203 du 12 août 2026, relatif à la nomination des membres de la Haute Instance du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement.

Le même décret désigne également Tijani Gmati, Youssef Ben Othmen, Chiraz Stanbouli, Rim Aribi, Kamel Hnid, Mohamed Habib Allani et Mohamed Seifallah Ben Abderrazak comme membres de la Haute Instance.

Ces nominations s’inscrivent dans le processus de finalisation de la composition du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, institué par le décret n°2 de 2024 du 16 septembre 2024, à la suite de la consultation nationale consacrée à la réforme du système éducatif.

Une institution appelée à repenser l’ensemble du système

Le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement ne se limite pas à l’enseignement scolaire. Ses missions couvrent un champ beaucoup plus large, allant de l’éducation à l’enseignement supérieur, en passant par la recherche scientifique, la formation professionnelle et les politiques liées à l’emploi.

L’institution est notamment appelée à évaluer les différents systèmes existants et à contribuer à l’élaboration de réformes dans des secteurs considérés comme stratégiques pour l’avenir du pays.

Son organisation administrative et financière avait déjà été fixée par le décret n°246 de 2025 du 8 mai 2025. Avec la désignation de ses membres et de son secrétaire général, le Conseil entre désormais dans une phase concrète de mise en place.

Une séance inaugurale prévue lundi

Un autre décret, le n°2026-205 du 12 août 2026, prévoit la convocation des membres du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement pour sa séance inaugurale, prévue le lundi 17 août 2026.

Cette première réunion devrait ainsi marquer le véritable démarrage des travaux de cette institution, alors que les questions liées à la réforme de l’école, à l’enseignement supérieur, à la formation et à l’adéquation entre les cursus et le marché de l’emploi restent au cœur des défis du pays.

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