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On a lu pour vous : Je dois faire du cash, boy d’Ahmed Bouzouaïd : le livre qui raconte les quartiers qui créent

Il y a un discours qu’on répète depuis trente ans sur la banlieue : les dealers, les embrouilles, les gamins paumés. La chanson est connue, elle a été jouée en boucle. En bref Ahmed Bouzouaïd publie « Je dois faire…

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Tunisie | Hausse des prix des logements en Tunisie

Selon l’Institut national de la statistique, l’indice des prix des logements a augmenté de 0,3 % au 4e trimestre 2025 par rapport au 3e trimestre de la même année. Cette évolution et attribuée à une hausse de 1,8 % des prix des maisons et à un recul de 0,3 % des prix des appartements.

La même source a fait état d’une hausse de 5,6 % de l’indice global des prix des logements au 4e trimestre 2025 par rapport à la même période en 2024, sous l’effet d’une augmentation de 5,7 % de l’indice des prix des appartements et de 5,6 % de celui des maisons.

Les ventilations régionales de l’indice des prix des logements ont révélé une hausse de 2,9 % dans le Grand Tunis, ainsi qu’une augmentation de 6,9 ​​% dans la région du Sahel (Sousse, Mahdia et Monastir) et à Nabeul.

I. B.

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Connexion mobile | La Tunisie 3e parmi 7 pays à richesse par habitant comparable

Selon les données collectées par nPerf, une plateforme indépendante de mesure des performances Internet, basée sur l’expérience réelle des utilisateurs, la Tunisie se classe 3e des connexions mobiles, avec 56 696 nPoints, parmi 7 pays à richesse par habitant comparable (entre 3000 et 5000 US $), entre janvier et juillet 2026.

Ce score moyen reflète la performance globale des usages comme le téléchargement de fichiers, l’envoi de contenus ou la navigation web. Le Maroc et le Vietnam, avec respectivement 77 129 nPoints et 75 246 nPoints, devancent la Tunisie dans ce classement.

La Tunisie précède cependant l’Égypte (33 090 nPoints), le Venezuela (29 993 nPoints), l’Angola (22 527 nPoints) et le Sri Lanka (16 752 nPoints).

Les performances varient significativement parmi les pays à richesse par habitant comparable. Le Maroc, en tête, affiche un score supérieur de 20 433 nPoints à celui de la Tunisie. À l’inverse, la Tunisie dépasse le Sri Lanka de 39 944 nPoints, illustrant des différences notables dans l’expérience utilisateur, notamment pour des usages comme le téléchargement de vidéos en haute définition ou la navigation web fluide.

I. B.

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Sociétés communautaires | Mirage ou solution miracle ?

Il est permis de penser que la part du lion des prêts sur l’honneur, sans taux d’intérêts ni garantis ni frais de dossier, instaurés par les dépositions de la loi n°2024-41 du 02 Août 2024 qui a donné lieu au décret d’application n°2026-148  du 23 Juillet 2026 (voir mon article : Le «Mardi noir» à la Bourse de Tunis) et qui prévoit l’attribution d’un crédit à la consommation de 5000 dinars aux ménages, d’un prêt sur l’honneur de 10000 dinars aux promoteurs de petits projets et d’un prêt sur l’honneur de 25000 dinars aux PME et sociétés communautaires, ira en fait à ces dernières, si chères à notre président, et qui n’arrivent pas à décoller malgré un arsenal juridique et des avantages fiscaux très favorables, faute de financement. On peut aussi imaginer que, la mise en place d’un mécanisme de financement de ces sociétés communautaires, sans aucune charge et avec le maximum de facilités et le minimum de bureaucratie, en affectant par la force de la loi 8% des bénéfices réalisés par les banques à la réalisation cet objectif, constitue dans l’esprit de notre président, la motivation principale derrière la publication de ce décret. (Photo : Kaïs Saïed avec les potières de Sejnane, en août 2025).

Dr Sadok Zerelli *

En effet, depuis 2022, les sociétés communautaires occupent une place centrale dans la vision économique du président Kaïs Saïed. Présentées comme un nouveau modèle de développement fondé sur l’économie sociale et solidaire, elles ambitionnent de transformer les citoyens, notamment les jeunes et les habitants des régions marginalisées, en acteurs directs de la création de richesse. Elles reposent sur un principe simple : les membres d’une même communauté s’associent pour exploiter collectivement les ressources locales et partager équitablement les bénéfices.

Cette initiative soulève cependant une question fondamentale : les sociétés communautaires constituent-elles une véritable innovation capable de revitaliser l’économie tunisienne ou ne représentent-elles qu’un mirage économique fondé davantage sur l’idéalisme que sur les réalités du marché ?

Pour répondre objectivement à cette question, je vais adopter, comme à mon habitude, une approche d’ordre universitaire, loin de toute considération de politique politicienne de soutien ou d’opposition au président Saïed.

Un arsenal juridique très favorable

Les sociétés communautaires en Tunisie reposent principalement sur les textes législatifs suivants :

1. Le décret-loi n° 2022-15 du 20 mars 2022 relatif aux sociétés communautaires. Il s’agit du texte fondateur qui définit les objectifs des sociétés communautaires, leurs modalités de création, leur organisation et leur gouvernance et les droits et obligations des associés. 

2. Le décret présidentiel n° 2022-498 du 19 mai 2022, qui approuve les statuts-types des sociétés communautaires locales et régionales. Il fournit un modèle officiel de statuts que les fondateurs doivent adapter lors de la création de leur société. 

3. Le décret-loi n° 2025-3 du 2 octobre 2025, qui a modifié plusieurs dispositions du décret-loi de 2022. Il a notamment revu la classification des sociétés communautaires, leur composition et certaines règles de fonctionnement afin de faciliter leur développement. 

À ces textes s’ajoutent plusieurs arrêtés ministériels et circulaires publiés en 2025 et 2026, ainsi que la création d’un Secrétariat d’Etat chargé de la promotion des sociétés communautaires.

Un projet porteur d’espoir

Le principal mérite de ce modèle est de replacer le citoyen au cœur du développement économique. Contrairement à l’entreprise privée classique, où le profit constitue l’objectif principal, la société communautaire poursuit également des objectifs sociaux : création d’emplois, réduction des inégalités régionales, valorisation des ressources locales et renforcement de la solidarité.

Dans plusieurs régions de l’intérieur, où le chômage dépasse largement la moyenne nationale, ce modèle peut contribuer à mobiliser une main-d’œuvre souvent inactive. L’agriculture, la pêche, l’artisanat, les énergies renouvelables ou encore le tourisme écologique offrent des domaines où ces structures pourraient développer une véritable valeur ajoutée.

Par ailleurs, les sociétés communautaires favorisent un sentiment d’appartenance et de responsabilité collective. Les bénéfices demeurent sur le territoire et peuvent être réinvestis dans le développement local plutôt que d’être transférés vers les grands centres urbains.

Les limites d’un modèle ambitieux

Malgré ses intentions louables, la réussite des sociétés communautaires dépend de plusieurs conditions qui demeurent aujourd’hui incertaines.

Le premier obstacle concerne le financement. La plupart des communautés disposent de peu de capitaux propres. Sans accès durable au crédit, à l’investissement ou aux garanties bancaires, de nombreux projets risquent de rester à l’état d’idée. On peut dire ou au moins espérer qu’avec la publication du décret n°2026-148 le 3 août dernier, cette difficulté va être surmontée. Mais, malheureusement, elle est loin d’être la seule.

En effet, le deuxième défi et non des moindres est celui de la gouvernance. Une entreprise collective exige une gestion transparente, des compétences en comptabilité, en marketing, en droit et en management. Certes, parmi les promoteurs de ces sociétés communautaires, on peut s’attendre à un grand nombre de diplômes de l’enseignement supérieur et chômeurs depuis de longues durées, mais peut-on se rappeler les connaissances acquises sur les bancs de l’université après 10 ou 15 ans de chômage ? Personnellement j’en doute fort

Le troisième obstacle réside dans la compétitivité. Une entreprise, quelle que soit sa forme juridique, doit vendre ses produits ou ses services sur un marché concurrentiel. Les sociétés communautaires devront donc répondre aux exigences de qualité, de productivité, d’innovation et de rentabilité qui s’imposent à toutes les entreprises.

Enfin, l’environnement économique tunisien demeure marqué par une croissance faible, une inflation persistante, des difficultés d’accès au financement et une bureaucratie parfois décourageante. Ces contraintes touchent autant les sociétés communautaires que les entreprises privées.

Des réalisations en deçà des espérances

Les chiffres disponibles invitent à la prudence. En mars 2025, environ 160 sociétés communautaires avaient été créées, dont 77 % étaient des sociétés locales orientées principalement vers l’agriculture. Quelques mois plus tard, en août 2025, leur nombre atteignait 255, mais seulement 55 étaient effectivement entrées en activité, soit environ 22 % du total. Le nombre de participants est toutefois passé de 4 000 à 16 550 en moins d’un an, ce qui témoigne d’un intérêt croissant pour cette formule.

Ces chiffres traduisent un paradoxe. D’un côté, l’adhésion populaire progresse ; de l’autre, la majorité des sociétés créées restent au stade administratif. Cette situation montre que créer une entreprise est une chose, la rendre économiquement viable en est une autre.

Une solution miracle ?

Pour revenir au titre de cet article, qualifier les sociétés communautaires de «solution miracle» serait excessif. Aucun modèle économique, à lui seul, ne peut résoudre les problèmes structurels de la Tunisie : faible croissance, chômage élevé, endettement public, déficit commercial, faiblesse de l’investissement et perte de compétitivité.

Les sociétés communautaires peuvent constituer un outil parmi d’autres, mais elles ne remplaceront ni les investissements privés, ni les investissements étrangers, ni les réformes de l’administration, de la justice, de l’éducation ou de la fiscalité.

Leur succès dépendra également de leur capacité à attirer des compétences, à développer des partenariats avec les banques, les universités et les collectivités locales, ainsi qu’à intégrer les nouvelles technologies.

Conclusion : les sociétés communautaires représentent une idée séduisante, porteuse d’une vision plus inclusive du développement. Elles traduisent une volonté de réduire les fractures territoriales et de redonner aux citoyens un rôle actif dans la création de richesse.

Cependant, entre l’idéal et la réalité, l’écart demeure considérable. Sans financement suffisant, sans compétences de gestion, sans environnement économique favorable et sans mécanismes rigoureux de gouvernance, elles risquent de devenir des structures symboliques plus que de véritables moteurs de croissance.

La véritable question n’est donc pas de savoir si les sociétés communautaires sont un mirage ou une solution miracle. Elle est de déterminer si la Tunisie sera capable de réunir les conditions économiques, institutionnelles et humaines nécessaires pour transformer une idée généreuse en réussite durable.

L’avenir de ce modèle dépendra donc moins des textes juridiques que de sa capacité à créer des entreprises rentables, innovantes et bien gérées. Si ces conditions sont réunies, les sociétés communautaires pourront devenir un instrument utile du développement régional. Dans le cas contraire, elles risquent d’alimenter une nouvelle vague de désillusions et de déceptions, dans un pays qui en a déjà connu beaucoup et dont la population est, le moins qu’on puisse dire, à bout de ses nerfs, comme le montrent les manifestations publiques de ces dernières semaines.

* Economiste et consultant international.

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Les voitures électriques gagnent du terrain en Tunisie  

A l’instar des évolutions du secteur à travers le monde, le marché automobile tunisien connaît une transformation rapide : les véhicules propulsés — partiellement ou totalement — à l’électricité ont représenté, entre le 1er janvier et le 31 juillet 2026, plus de 12 % du total des immatriculations, contre 5 % sur la même période en 2025. Mais leurs utilisateurs font face à un défi majeur : le manque de bornes de recharge.  

Le marché des véhicules électriques et hybrides en Tunisie a connu une croissance remarquable, portée principalement par une demande accrue pour les technologies rechargeables.

Les véhicules hybrides rechargeables (PHEV) ont enregistré une hausse spectaculaire de 522 %, atteignant 2 177 unités, tandis que les immatriculations de véhicules entièrement électriques (VE) ont progressé de 525 % pour s’établir à 1 543 unités. Parallèlement, les véhicules hybrides classiques (HEV) ont affiché une augmentation plus modeste, de l’ordre de 13 %.

Les chiffres indiquent que les constructeurs chinois commencent à inonder le marché tunisien : ils ont représenté, durant la période considérée, près de 60 % des immatriculations de véhicules électriques en Tunisie.

Cet essor de l’adoption de ces véhicules est porté par des incitations fiscales, une gamme de modèles plus étendue et une sensibilisation croissante aux nouvelles technologies de motorisation.

Toutefois, le secteur fait face à plusieurs défis — notamment en ce qui concerne la qualité des infrastructures et leur adéquation avec les exigences de ces véhicules — ainsi qu’à la nécessité d’étendre le réseau de bornes de recharge, d’améliorer le service après-vente, de former des techniciens et d’élaborer une stratégie globale pour l’approvisionnement et la gestion des batteries.

Le secteur vise à atteindre un volume de ventes de 2 000 véhicules électriques d’ici la fin de l’année en cours, s’inscrivant ainsi dans la volonté de l’État de soutenir la transition vers des modes de transport plus économes en énergie et plus respectueux de l’environnement, comme l’a indiqué Ibrahim Debbache, président de la Chambre des concessionnaires et constructeurs automobiles, cité par Mosaïque FM.

Malgré des indicateurs positifs, M. Debbache a souligné que le marché tunisien du véhicule électrique en est encore à ses balbutiements et ne représente qu’une part limitée du marché automobile global. Le développement du réseau de bornes de recharge, l’optimisation des coûts ainsi que l’amélioration des services de maintenance et de soutien technique constituent les défis majeurs à relever pour garantir l’essor durable du secteur dans les années à venir, a-t-il expliqué.

Les données de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) indiquent que le coût de l’utilisation d’un véhicule électrique sur 100 kilomètres s’élève à environ 6 dinars tunisiens, contre près de 16 dinars pour un véhicule comparable équipé d’un moteur à combustion interne.

Cet écart de coût d’utilisation incite aussi bien les professionnels — notamment les chauffeurs de taxi — que les particuliers à envisager l’achat de véhicules électriques. Cette tendance est renforcée par la diversité des marques présentes sur le marché tunisien et par leurs tarifs compétitifs, répondant aux besoins des familles comme des particuliers tout en séduisant les passionnés d’automobile.

Cette évolution s’inscrit dans un contexte de tendances mondiales croissantes en faveur de la mobilité durable et du recours aux énergies propres, ouvrant ainsi de nouveaux horizons au marché tunisien pour suivre le rythme des transformations à l’œuvre dans l’industrie automobile mondiale.

I. B.

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Tunisie | Pas de lueur au bout du tunnel pour les diplômés chômeurs

Alors que les chiffres officiels révèlent une aggravation de la crise du chômage chez les diplômés universitaires, les différentes coordinations des chômeurs en Tunisie, notamment l’Union des diplômés chômeurs (UDC), multiplient les mouvements de protestation pour faire pression sur l’exécutif en vue d’accélérer la mise en œuvre de la loi n° 18 de 2025, relative au recrutement exceptionnel des personnes au chômage depuis plus de dix ans.

Latif Belhedi

Ces mouvements surviennent dans un contexte de tensions croissantes entre les syndicats de diplômés et les autorités de sécurité, tensions exacerbées par des décisions visant à restreindre les manifestations, prévues sur les plans aussi bien national que régional. Ces restrictions suscitent un vif mécontentement parmi les organisateurs qui font valoir qu’elles sont en totale contradiction avec les slogans officiels prônant la défense des droits, au moment où leurs droits fondamentaux au travail, à la dignité et à l’expression leur sont refusés.

Politique de temporisation et d’ajournement

Ces restrictions des libertés violent la Constitution, disent-ils, estimant que «la liberté d’expression et de réunion ne constitue ni une faveur accordée par les autorités, ni un privilège octroyé ou révoqué au gré de leur volonté. Il s’agit au contraire de droits constitutionnels dont l’exercice ne saurait être soumis à un calendrier dicté par les autorités.»

Ces restrictions, ajoutent-ils, touchent au cœur même du droit des chômeurs à exprimer leurs préoccupations et à contester les atermoiements persistants dans la mise en œuvre d’une loi adoptée il y a plusieurs mois.

Les organisations des diplômés chômeurs tiennent le pouvoir exécutif pour seul responsable du blocage continu de l’application de la loi, ainsi que de toute conséquence découlant de cette politique de temporisation et d’ajournement.

Loi n° 18 et chiffres alarmants du chômage

Il convient de noter que la loi n° 18 de 2025, publiée au Journal officiel le 22 décembre 2025, prévoit des dispositions exceptionnelles pour le recrutement dans le secteur public de diplômés universitaires au chômage depuis plus de dix ans.

Bien que plusieurs mois se soient écoulés depuis sa promulgation, les personnes concernées attendent toujours sa mise en œuvre effective.

Par ailleurs, le retard dans l’élaboration et la publication des décrets d’application nécessaires, ainsi que dans le lancement de la plateforme numérique destinée à la réception et à la modification des candidatures, perdure en dépit des assurances officielles répétées quant à l’engagement de l’État à rendre cette loi opérationnelle.

Cette situation survient à un moment délicat. Elle coïncide avec la publication, par l’Institut national de la statistique, des chiffres relatifs à l’emploi et au chômage pour le premier trimestre 2026. Ces données font état d’une hausse significative de 1,7 % du taux de chômage chez les diplômés universitaires, lequel atteint désormais 24,2 %, contre 22,5 % au dernier trimestre 2025. Les statistiques révèlent également un écart important entre les sexes, avec un taux de chômage de 14,2 % pour les hommes contre 32 % pour les femmes.

En conséquence, la colère de l’opinion publique s’est intensifiée et les appels à une intensification de la contestation pour exiger un emploi immédiat se sont multipliés, dans un contexte de difficultés financières et budgétaires, de hausse de l’inflation, d’augmentation des prix et de baisse du pouvoir d’achat des citoyens.

Par ailleurs, et malgré l’accélération du phénomène de la fuite des compétences, le nombre de diplômés chômeurs continue d’augmenter, dans un contexte caractérisé par une décélération de l’investissement, public et privé, et une faible croissance économique.

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Malgré sa fragilité financière, Tunisie Autoroutes obtient la gestion des autoroutes A1 et A2

Le gouvernement tunisien a décidé de confier la gestion de l’autoroute A1 (tronçon Hammam Lif-Sousse) et de l’autoroute A2 (entre Tunis et Jelma) à la société publique Tunisie Autoroutes, par le biais de nouveaux contrats de concession. Cette décision a été prise le mercredi 12 août 2026 lors d’un conseil ministériel restreint présidée par la Première ministre Sarra Zaafrani Zenzeri au palais de la Kasbah, consacrée aux modalités de gestion de ces deux tronçons autoroutiers.

Selon la présidence du gouvernement, cette mesure vise à garantir la continuité d’un service jugé stratégique, tout en maintenant le contrôle de l’État et en valorisant les investissements réalisés dans le secteur des infrastructures.

Le réseau autoroutier opérationnel de la Tunisie s’étend sur un total de 743 kilomètres, dont 567 kilomètres sont actuellement des tronçons à péage gérés par la société Tunisie Autoroutes.

Plus précisément, la concession du tronçon de 141,5 kilomètres de l’autoroute A1, reliant Hammam Lif à Sousse, est actuellement détenue par cette société et doit arriver à échéance fin 2028. Pour ce segment, le Conseil ministériel a décidé de maintenir Tunisie Autoroutes et de signer un nouveau contrat de concession, évitant ainsi tout changement d’opérateur au terme de l’accord actuel.

Une attention particulière est portée à la nouvelle autoroute A2 Tunis-Jelma, longue de 186 kilomètres ; actuellement en construction, sa livraison est prévue pour 2027.

Le gouvernement a décidé d’en confier la gestion à Tunisie Autoroutes via une nouvelle concession, permettant ainsi la mise en service du système de péage dès l’achèvement des travaux.

L’autoroute A2 traverse les gouvernorats de Ben Arous, Zaghouan, Kairouan et Sidi Bouzid et constitue la plus longue autoroute jamais construite en Tunisie en une seule phase. Le projet est divisé en huit lots, pour un coût total d’environ 1,7 milliard de dinars.

Ce projet est jugé stratégique pour renforcer les liaisons entre la capitale et les régions de l’intérieur, désenclaver certaines zones et faciliter la circulation des personnes et des marchandises, tout en favorisant le développement économique régional.

Une vision intégrée préservant le service public

Lors de la réunion de mercredi, Salah Zouari, ministre de l’Équipement et de l’Habitat, également chargé du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie — a présenté les conclusions d’une étude portant sur diverses options de concession pour la gestion des deux tronçons. Ces options ont été évaluées sous les angles juridique, économique, financier et social, selon une approche qui, de l’avis du Chef du gouvernement, doit aller au-delà de la simple attribution d’une concession. Mme Zaafrani Zenzeri a souligné «la nécessité d’adopter une vision intégrée préservant le service public, limitant le coût des interventions financées par l’État, assurant un équilibre entre les impératifs financiers et économiques et les considérations sociales, et garantissant l’entretien ainsi que le bon fonctionnement de l’infrastructure».

Le choix de confier la gestion à la société Tunisie Autoroutes s’explique également par le fait que cette entreprise assure depuis longtemps l’exploitation et la maintenance du réseau autoroutier tunisien ; selon le gouvernement, elle dispose de l’expertise technique, des équipements et des systèmes opérationnels nécessaires pour garantir la continuité du service.

Cette décision intervient alors que les autorités cherchent à achever rapidement l’autoroute ‘A2, considérée comme l’un des projets d’infrastructure majeurs actuellement en cours dans le pays.

Par conséquent, la cheffe du gouvernement a exhorté les entreprises chargées des travaux à «mobiliser toutes les ressources humaines et logistiques disponibles afin d’accélérer le rythme de construction, de rattraper les éventuels retards et de respecter les délais contractuels».

Lors de la réunion, Zaafrani Zenzeri a qualifié le réseau autoroutier de «service public vital et d’investissement stratégique de l’État», soulignant «son rôle dans le désenclavement des régions, le soutien à la mobilité des personnes et des marchandises, ainsi que la promotion du développement économique et social».

Une situation financière globalement fragile et structurellement déficitaire

Il convient de préciser, ici, que la situation financière de la société Tunisie Autoroutes est globalement fragile et structurellement déficitaire, marquée par un lourd endettement lié au financement des infrastructures et une forte dépendance vis-à-vis du soutien de l’État.

Pour financer la construction du réseau routier national, la société a massivement recouru à des emprunts auprès de bailleurs de fonds internationaux (Fades, BAD, BEI, Jica) et sa dette globale consolidée a dépassé les 1,8 milliard de dinars.

En raison d’un résultat d’exploitation structurellement faible face au coût de la maintenance et aux charges d’intérêts, la société accumule des exercices négatifs (les pertes cumulées atteignaient déjà 176,1 millions de dinars lors des derniers audits complets rendus publics).

Face à l’incapacité de la société à honorer seule ses traites internationales avec ses recettes de péage, l’État intervient directement en tant que garant. À titre d’exemple, le budget étatique a dû allouer 200 millions de dinars uniquement pour payer les échéances de la dette de l’entreprise.

Malgré cette fragilité financière, l’avenir opérationnel de la société est sécurisé à moyen terme par des décisions politiques fortes, notamment le maintien du monopole et non-privatisation, conformément  à la doctrine prônée par le président de la république Kaïs Saïed, qui est catégoriquement opposée à toute forme de privatisation, même partielle, des entreprises publique dont l’écrasante majorité sont déficitaires, sinon au bord de la faillite.

I. B.

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Lancement du Prix Cracknell pour l’environnement en Tunisie

Enda a annoncé le lancement officiel de la première édition du Prix Michael Philip Cracknell pour l’Environnement, un prix national destiné à soutenir et valoriser les initiatives contribuant à la protection de l’environnement et au développement durable en Tunisie.

Lancé le jour anniversaire du décès de l’activiste écologique tuniso-britannique (4 juillet 2024), ce prix rend hommage à la mémoire du cofondateur d’Enda, qui a consacré une grande partie de son engagement à promouvoir un développement respectueux des populations et de leur environnement.

Ce Prix, qui ambitionne de devenir un rendez-vous annuel de référence au service des initiatives environnementales à fort impact est ouvert aux associations, organisations de la société civile, collectifs citoyens, clubs environnementaux, structures académiques, centres de recherche, startups et entrepreneurs portant des projets innovants répondant aux principaux défis environnementaux de la Tunisie : gestion durable des ressources naturelles, lutte contre la pollution, économie circulaire, adaptation au changement climatique, préservation de la biodiversité, amélioration du cadre de vie ou encore sensibilisation environnementale.

Cette première édition est dotée d’une enveloppe globale de 100 000 DT, répartie comme suit :

– Grand Prix Michael Philip Cracknell pour l’Environnement : 50 000 DT ;

– Deuxième Prix : 30 000 DT ;

– Troisième Prix : 20 000 DT.

Les projets seront examinés par un jury composé de personnalités reconnues dans les domaines de l’environnement, du développement durable et de l’innovation. Le jury sera présidé par Samir Meddeb, qui veillera, aux côtés des autres membres, à garantir un processus de sélection fondé sur la transparence, l’excellence et l’impact des projets.

Les candidatures doivent être déposées en ligne via le formulaire disponible à cette adresse mail.

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Tunisie | Des pistes pour dépasser une crise électrique prolongée

La Tunisie intensifie ses efforts pour stabiliser son réseau électrique grâce à une combinaison de modernisations d’urgence et d’investissements à long terme dans les énergies renouvelables. Le pays cherche ainsi à surmonter une crise énergétique qui perturbe l’approvisionnement en électricité depuis le début de l’été.

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg), soutenue par l’État, déploie de nouvelles infrastructures à haute tension et met en œuvre des politiques visant à développer l’énergie solaire, à promouvoir la production d’hydrogène vert et à réduire la dépendance aux énergies fossiles importées. Ces mesures s’inscrivent dans la stratégie globale de la Tunisie pour améliorer sa sécurité énergétique, renforcer la résilience de son réseau et accélérer sa transition vers un système électrique plus durable.

La dernière intervention vise à renforcer le réseau national de transport d’électricité.

D’abord, rétablir la stabilité du réseau électrique

Selon Steg, un nouveau transformateur de 360 ​​mégavoltampères (MVA) devrait être mis en service au poste à haute tension de Mornaguia, et un second transformateur de 400 MVA devrait suivre peu après. Fabriqués en Chine, ces transformateurs sont conçus pour augmenter la capacité de transport, améliorer la distribution d’électricité et soulager un réseau vieillissant qui a peiné à faire face à une demande record durant l’un des étés les plus chauds qu’ait connus le pays ces dernières années.

L’objectif immédiat est de rétablir une plus grande stabilité du réseau électrique national après plusieurs semaines de tensions d’approvisionnement liées à la forte demande en systèmes de refroidissement durant les vagues de chaleur prolongées.

Selon les autorités énergétiques, la capacité supplémentaire des transformateurs améliorera la flexibilité opérationnelle tout en réduisant le risque de surcharges sur les sections clés du réseau de transport.

Si les améliorations apportées aux infrastructures offrent un soulagement important à court terme, les analystes soulignent que les difficultés rencontrées par la Tunisie dans le secteur de l’électricité dépassent largement les simples fluctuations saisonnières de la demande.

Selon les évaluations du secteur énergétique, des années de hausse de la consommation d’électricité, de baisse de la production nationale d’hydrocarbures, de vieillissement des infrastructures de réseau et de dépendance croissante au gaz naturel importé d’Algérie ont mis en évidence des faiblesses structurelles au sein du système énergétique du pays.

Le gaz naturel demeure la principale source d’électricité en Tunisie, ce qui rend le secteur de plus en plus vulnérable à la volatilité des prix internationaux de l’énergie, aux perturbations de l’approvisionnement et aux fluctuations des taux de change.

Ces difficultés ont renforcé la détermination du gouvernement à diversifier la production d’électricité en investissant davantage dans les énergies renouvelables et dans des infrastructures de transport modernes.

Selon les plans gouvernementaux, les énergies renouvelables devraient représenter environ 35 % de la production d’électricité tunisienne dans les années à venir. La réalisation de cet objectif nécessitera des investissements substantiels dans des projets de centrales solaires à grande échelle, la modernisation du réseau et des technologies de stockage complémentaires capables de supporter une part plus importante de la production intermittente d’énergies renouvelables.

Un environnement d’investissement plus favorable

Pour l’Afrique, l’expérience tunisienne illustre l’un des défis les plus urgents de la transition énergétique sur le continent. De nombreux pays africains doivent faire face simultanément à une demande d’électricité en forte croissance, au vieillissement de leurs infrastructures et à des pressions climatiques croissantes, tout en s’efforçant de réduire leur dépendance aux énergies fossiles importées. Le renforcement des réseaux électriques est donc devenu aussi important que l’augmentation des capacités de production, d’autant plus que les projets d’énergies renouvelables continuent de se développer sur tout le continent.

Selon la Banque africaine de développement, l’insuffisance des infrastructures de transport et de distribution demeure l’un des principaux obstacles à l’intégration des énergies renouvelables sur de nombreux marchés africains. Les engorgements du réseau retardent fréquemment la mise en service des projets, réduisent l’efficacité du système et limitent la capacité des services publics à absorber une production supplémentaire d’énergie renouvelable.

Consciente de ces contraintes, la stratégie énergétique tunisienne associe le renforcement des infrastructures à des réformes politiques plus larges visant à attirer les investissements nationaux et internationaux. Les autorités s’efforcent de créer un environnement d’investissement plus favorable grâce à des contrats d’achat d’électricité à long terme et à des mesures réglementaires destinées à accélérer le déploiement des énergies renouvelables tout en encourageant la participation du secteur privé.

Le gouvernement encourage également l’autoproduction d’électricité par les ménages, les entreprises et les installations industrielles. Le développement de la production décentralisée pourrait réduire la pression sur le réseau national lors des pics de consommation, tout en permettant aux consommateurs de diminuer leurs factures d’électricité et de contribuer directement à la résilience énergétique du pays.

Pari sur le développement de l’hydrogène vert

L’hydrogène vert s’impose comme un élément stratégique supplémentaire des ambitions énergétiques à long terme de la Tunisie. Bénéficiant d’un ensoleillement abondant et de sa proximité géographique avec l’Europe, la Tunisie se positionne comme un producteur et exportateur potentiel d’hydrogène renouvelable pour les marchés méditerranéen et européen. Plusieurs accords de coopération internationale ont déjà été conclus afin d’explorer les opportunités d’investissement dans la production d’hydrogène, les infrastructures d’exportation et le développement des énergies renouvelables associées.

D’après les observateurs du secteur, le développement réussi d’une filière hydrogène vert pourrait diversifier l’économie tunisienne, attirer les investissements étrangers et renforcer le rôle du pays au sein des chaînes de valeur internationales émergentes des énergies propres. Cependant, la réalisation de ces ambitions nécessitera des investissements substantiels dans la production d’électricité renouvelable, les infrastructures de transport, les systèmes de gestion de l’eau et la logistique d’exportation.

La crise énergétique actuelle met également en lumière l’interaction croissante entre le changement climatique et les infrastructures énergétiques en Afrique du Nord. La hausse des températures et la multiplication des vagues de chaleur entraînent une demande d’électricité record, notamment en raison du recours accru à la climatisation dans les centres urbains. Parallèlement, le changement climatique exerce une pression supplémentaire sur les ressources en eau nécessaires à la production d’électricité conventionnelle et à d’autres infrastructures essentielles.

Le renforcement des infrastructures électriques constitue donc non seulement un objectif de politique énergétique, mais aussi une mesure d’adaptation au changement climatique permettant d’améliorer la résilience face à la fréquence accrue des phénomènes météorologiques extrêmes. Des réseaux de transport modernes, des sources d’énergie diversifiées et une production d’énergie renouvelable décentralisée peuvent réduire la vulnérabilité aux futures coupures d’électricité, tout en garantissant un accès plus fiable à l’électricité pour les ménages et les entreprises.

Pour la Tunisie, un approvisionnement fiable en électricité demeure essentiel à la compétitivité économique, à la productivité industrielle et à la confiance des investisseurs. Les industries manufacturières, les infrastructures touristiques, les établissements de santé et les services numériques dépendent tous d’une alimentation électrique stable pour assurer leur fonctionnement et soutenir la croissance économique. Des interruptions d’approvisionnement répétées risquent d’accroître les coûts d’exploitation et de freiner les efforts de relance économique.

Partout en Afrique, des défis similaires en matière d’infrastructures continuent de façonner les politiques énergétiques nationales. Les gouvernements reconnaissent de plus en plus que la réalisation de l’accès universel à l’énergie et l’accélération de l’industrialisation nécessiteront des stratégies d’investissement intégrées qui renforcent simultanément la production, le transport, la distribution et la résilience du système.

Les dernières interventions tunisiennes représentent donc bien plus qu’une simple réponse d’urgence aux pénuries saisonnières d’électricité. Elles s’inscrivent dans un effort plus vaste de modernisation du secteur énergétique du pays, de réduction des vulnérabilités structurelles et de création d’un système électrique capable de soutenir le développement économique à long terme tout en respectant les engagements climatiques nationaux. Si elle est mise en œuvre efficacement, la combinaison d’une infrastructure de réseau renforcée, du développement des énergies renouvelables et de la production d’hydrogène vert pourrait améliorer la sécurité énergétique, réduire la dépendance aux combustibles importés et positionner la Tunisie de manière plus compétitive au sein de l’économie mondiale des énergies propres en pleine mutation.

D’après African Sustainbility Matters

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Repéré au Maroc par un professeur américain, formé aux États-Unis où il a participé à des projets de recherche pour la NASA, puis chercheur chez Orange, Salim Mounir Alaoui a construit un parcours qui l’a conduit parmi les pionniers de…

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Marhaba 2026 : plus de 2,7 millions de MRE déjà accueillis

Le nombre de Marocains résidant à l’étranger (MRE) ayant rejoint le territoire national depuis le lancement de l’opération « Marhaba » s’élève à 2.741.570 personnes, soit une hausse de 0,45 % par rapport à la même période de l’année précédente,…

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Le réinvestissement anticipé, un levier pour réduire l’impôt

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Le ministre de l’Économie mise sur une croissance au-delà de 4%

Dans un contexte économique encore marqué par des tensions sur les prix et une inflation persistante qui continue de peser sur le pouvoir d’achat, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a cherché à projeter une perspective plus expansive de la trajectoire économique nationale, misant sur un potentiel de croissance jugé supérieur...

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Plan de développement 2026-2030 : Issam Chouchen met en doute sa faisabilité face aux contraintes financières

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Plan de développement 2026-2030 : Moez Soussi salue l’ambition mais s’interroge sur les moyens

Invité d’Express FM mardi 23 juin 2026, l’économiste Moez Soussi a livré une première lecture du projet de Plan de développement 2026-2030. Si l’universitaire a reconnu l’importance du travail réalisé et la richesse du contenu, il a exprimé également plusieurs réserves, notamment sur le mode de financement des investissements, la place accordée au secteur privé...

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Inflation — Ridha Chkoundali : une famille tunisienne a besoin d’au moins 5500 dinars par mois pour vivre dignement

Malgré un taux d’inflation qui demeure relativement stable, les signaux envoyés par l’économie tunisienne restent préoccupants. Invité à commenter les dernières données publiées par l’Institut national de la statistique (INS), l’économiste et universitaire Ridha Chkoundali a alerté, mardi 9 juin 2026, sur un changement de tendance de l’inflation, ainsi que sur les risques liés aux...

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