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Nettoyage des plages : Près de 6 000 m³ de déchets collectés en Tunisie depuis le début de l’été

Le bilan à mi-parcours du programme de nettoyage des plages tunisiennes durant l’été 2026 fait état de près de 6 000 m³ de déchets collectés dans 152 plages, et ce jusqu’à la première semaine du mois d’août.

Selon un communiqué publié mercredi soir par le ministère de l’Environnement, le volume moyen des déchets ramassés est estimé à environ 8 m³ par jour et par plage, avec toutefois d’importantes disparités selon les sites et la fréquentation.

Le plastique et les déchets alimentaires en tête

Parmi les principaux déchets retrouvés sur les plages figurent notamment les matières plastiques, les bouteilles ainsi que les restes alimentaires, qui constituent une part importante des déchets collectés durant la saison estivale.

Le cas de la plage de Raf Raf illustre l’ampleur du problème. Elle enregistre le volume quotidien le plus élevé parmi les plages concernées, avec environ 18 m³ de déchets collectés chaque jour, soit près de 4,5 tonnes.

Cette quantité s’explique notamment par la particularité du dispositif mis en place sur cette plage, où les opérations de nettoyage sont effectuées deux fois par jour, le matin et le soir.

Des campagnes de sensibilisation prévues à partir du 16 août

Au-delà du ramassage des déchets, les autorités souhaitent également renforcer la sensibilisation du public à la préservation du littoral et de l’environnement marin.

Dans ce cadre, l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (APAL), sous la tutelle du ministère de l’Environnement et en partenariat avec l’Agence nationale de gestion des déchets (ANGED) et le WWF Afrique du Nord, organise une série de campagnes sous le slogan : « La plage est à nous tous : une heure… nettoyons-la ! ».

Ces rendez-vous mêleront activités de sensibilisation, actions environnementales et animations destinées aux familles.

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La première campagne est prévue le 16 août à la plage de Gammarth, suivie d’une deuxième le 23 août à la plage de Nabeul, puis d’une troisième le 26 août à la plage de Sousse.

L’objectif affiché est d’impliquer davantage les citoyens dans la propreté des plages et de promouvoir des comportements permettant de réduire les déchets et de préserver durablement le littoral tunisien.

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Pénurie d’eau en bouteille : Plus de 147 000 litres saisis

Plus de 147 000 litres d’eau conditionnée ont été saisis par les services de contrôle du ministère du Commerce et du Développement des exportations, en coordination avec les services de sécurité, depuis la deuxième moitié du mois de juillet et le début du mois d’août 2026.

Selon le ministère, ces opérations, menées quotidiennement dans le secteur des eaux minérales, ont permis de relever plusieurs infractions portant notamment sur la transparence des transactions et le respect des prix. Des procédures légales ont été engagées à l’encontre des contrevenants.

Des contrôles renforcés dans un contexte de pénurie

Ces saisies interviennent alors que le marché tunisien a connu, durant la deuxième moitié du mois de juillet, des tensions sur l’approvisionnement en eau conditionnée. La situation a coïncidé avec la vague de chaleur qui a touché le pays et entraîné une forte hausse de la demande.

La disponibilité de l’eau en bouteille est ainsi devenue un sujet particulièrement sensible durant les périodes de fortes températures, alors que les autorités multiplient les contrôles pour éviter les pratiques spéculatives et les hausses de prix non autorisées.

Les prix : producteurs et distributeurs se renvoient la responsabilité

Cette situation intervient également après les déclarations du président de la Chambre des producteurs de boissons non alcoolisées, Asaad Mezah, qui avait démenti une hausse des prix de l’eau minérale conditionnée au niveau de la production.

Selon lui, les augmentations constatées sur le marché auraient plutôt été appliquées au niveau de la distribution, notamment par certains grossistes et détaillants.

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Il avait appelé les équipes de contrôle du ministère du Commerce à prendre les mesures nécessaires afin de lutter contre les augmentations illégales des prix.

Les nouvelles saisies montrent ainsi que les autorités maintiennent la pression sur les différents maillons de la chaîne de commercialisation, dans un contexte où la demande en eau conditionnée reste particulièrement élevée en raison des températures estivales.

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Éclipse solaire en Tunisie : De la peur de 1999 au spectacle céleste de 2026

Le ciel tunisien offre ce mercredi 12 août 2026 un spectacle astronomique particulier : une éclipse solaire partielle est visible depuis l’ensemble du pays, avec une occultation du Soleil pouvant atteindre près de 60 % selon les régions. Le phénomène intervient en fin de journée, alors que le Soleil se rapproche de l’horizon.

Mais cette éclipse rappelle surtout un autre rendez-vous astronomique qui avait marqué les esprits : celui du 11 août 1999.

En 1999, l’éclipse avait suscité de nombreuses craintes

À l’époque, les éclipses solaires étaient encore entourées de nombreuses croyances et rumeurs. En Tunisie comme ailleurs, le phénomène avait suscité de l’inquiétude chez une partie de la population.

Il faut toutefois éviter de parler d’une « panique générale ». Les témoignages disponibles évoquent plutôt une atmosphère particulière, avec des personnes qui craignaient les conséquences du phénomène, notamment pour les yeux, tandis que certaines rumeurs lui attribuaient des effets inquiétants.

Le contexte était également très particulier : l’éclipse du 11 août 1999 intervenait à quelques mois du passage à l’an 2000, période déjà marquée par de nombreuses prédictions et inquiétudes autour du changement de millénaire.

Le risque pour les yeux, lui, était bien réel : regarder directement le Soleil pendant une éclipse peut provoquer des lésions rétiniennes. La prudence recommandée à l’époque reste donc valable aujourd’hui.

2026 : même phénomène, autre époque

Vingt-sept ans plus tard, le phénomène revient dans le ciel tunisien, mais dans un contexte radicalement différent.

L’éclipse du 12 août 2026 est une éclipse solaire totale à l’échelle de son parcours mondial, mais elle n’est que partielle en Tunisie. La totalité sera notamment observable dans certaines régions situées sur la trajectoire de l’ombre lunaire, tandis que les Tunisiens verront seulement une partie du disque solaire disparaître.

Le spectacle devrait néanmoins être particulièrement intéressant en Tunisie puisque l’éclipse se produit alors que le Soleil est bas sur l’horizon, donnant potentiellement l’impression d’un Soleil en forme de croissant au moment du coucher.

Des rumeurs de 1999 aux réseaux sociaux de 2026

La comparaison est finalement intéressante : en 1999, les inquiétudes circulaient essentiellement par le bouche-à-oreille, la télévision, la radio et la presse. Aujourd’hui, les informations scientifiques sont beaucoup plus accessibles, mais les réseaux sociaux permettent également aux rumeurs de se propager en quelques minutes.

Une chose, en revanche, n’a pas changé : il ne faut jamais regarder directement le Soleil, même pendant une éclipse, sans protection solaire adaptée. Des lunettes de soleil ordinaires ne suffisent pas.

Ce soir, donc, pas de fin du monde annoncée : simplement la Lune qui passera temporairement devant le Soleil.

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Autoroutes : Le gouvernement tranche, pas de privatisation, Tunisie Autoroutes reste aux commandes

Le gouvernement a tranché sur l’avenir de l’exploitation de deux axes majeurs du réseau autoroutier tunisien. Réunie mercredi 12 août 2026 à la Kasbah sous la présidence de Sarra Zaafrani Zenzri, une réunion ministérielle restreinte a décidé de maintenir la société publique Tunisie Autoroutes et de lui accorder de nouvelles concessions pour l’exploitation des autoroutes A1 et A2.

Pour l’A1, qui relie Hammam-Lif à M’saken, une nouvelle convention de concession sera conclue avec Tunisie Autoroutes. L’entreprise conservera ainsi l’exploitation de cet axe stratégique, alors que le devenir de cette concession avait fait l’objet de discussions ces dernières années.

Le même principe sera appliqué à l’A2, reliant Tunis à Jelma. Tunisie Autoroutes sera chargée de son exploitation dès l’achèvement des travaux, avec une mise en service sous le régime du péage directement après la livraison de l’infrastructure.

Accélérer les travaux de l’A2

La cheffe du gouvernement a insisté sur la nécessité d’accélérer l’achèvement de l’autoroute Tunis-Jelma, appelant les entreprises chargées des travaux à mobiliser tous les moyens humains et logistiques nécessaires pour éviter les retards et respecter les délais contractuels.

Cette autoroute doit renforcer la liaison entre Tunis et plusieurs régions de l’intérieur et contribuer au désenclavement territorial.

Un enjeu stratégique pour l’État

Pour Sarra Zaafrani Zenzri, les autoroutes constituent un « service public vital » et un investissement stratégique en raison de leur rôle dans la circulation des personnes et des marchandises et dans la connexion des régions.

Le gouvernement insiste également sur la nécessité d’améliorer la maintenance, la qualité du service et l’efficacité économique du réseau.

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Avec cette décision, l’État confirme donc son choix de conserver Tunisie Autoroutes au cœur de l’exploitation autoroutière. Le principal défi sera désormais de permettre à l’entreprise de gérer efficacement un réseau appelé à s’étendre, tout en garantissant la qualité du service et la pérennité financière de ses activités.

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Des centaines d’amphores : Une épave romaine vieille de 2 100 ans découverte en Sicile

Une épave romaine vieille d’environ 2 100 ans vient d’être découverte au large de la Sicile, dans le canal de Sicile, à proximité de l’une des principales routes maritimes reliant dans l’Antiquité la péninsule italienne à l’Afrique du Nord. Le navire, retrouvé près de Mazara del Vallo, transportait plusieurs centaines d’amphores et pourrait apporter de nouvelles informations sur les échanges commerciaux en Méditerranée à l’époque romaine.

La découverte a été annoncée les 8 et 9 août 2026 par les autorités italiennes. L’épave se trouve à environ trois milles nautiques, soit près de 5,5 kilomètres, au large de Mazara del Vallo, dans l’ouest de la Sicile, à une profondeur de 46 mètres. Elle mesurerait environ 21 mètres de long pour 6 mètres de large.

Des centaines d’amphores encore présentes sur le fond

L’élément le plus spectaculaire de la découverte réside dans la cargaison. Les archéologues ont identifié plusieurs centaines d’amphores, dont une grande partie appartient au type Dressel 1A. Ces grands récipients en céramique étaient notamment utilisés pour transporter du vin.

Deux stocks d’ancre en plomb ainsi qu’une autre structure en plomb ont également été identifiés sur le site. L’état de conservation de l’ensemble laisse espérer que d’autres éléments du navire pourraient encore se trouver sous les amphores et les sédiments.

Les premières estimations situent le naufrage entre le IIe et le Ier siècle avant notre ère. Les chercheurs devront toutefois poursuivre les analyses afin de préciser la datation du navire, l’origine exacte de sa cargaison et sa destination.

Une découverte liée aux pêcheurs

L’épave n’a pas été découverte directement par un pêcheur tunisien, contrairement à certaines premières présentations de l’information. Les autorités italiennes indiquent que l’opération a été déclenchée après un signalement de particuliers, notamment de pêcheurs.

Des plongeurs italiens, Giacomo De Mola et Igor Bisulli, ont ensuite participé à l’identification du site. De Mola a raconté avoir d’abord pensé observer un simple rocher avant de découvrir sous lui une importante concentration d’amphores.

La découverte a ensuite été documentée par le Nucleo Carabinieri Tutela Patrimonio Culturale, la Soprintendenza del Mare de la Région sicilienne et les unités sous-marines des Carabinieri, avec l’utilisation de moyens de surveillance et de caméras sous-marines.

Un site particulièrement intéressant pour comprendre les échanges avec l’Afrique du Nord

La localisation de l’épave donne une dimension particulière à cette découverte pour la Tunisie. Mazara del Vallo se trouve dans l’ouest de la Sicile, face au canal de Sicile. À son point le plus étroit, la distance entre la région de Mazara et le cap Bon est d’environ 144 kilomètres.

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Cette proximité géographique correspondait déjà à une réalité commerciale dans l’Antiquité. La Sicile constituait un carrefour entre l’Italie, l’Afrique du Nord et les autres régions méditerranéennes. Les amphores retrouvées peuvent justement permettre aux archéologues de reconstituer les circuits commerciaux empruntés par les navires il y a plus de deux millénaires.

Plus intéressant encore, certaines analyses préliminaires signalent, en plus des Dressel 1A, la présence de différents types d’amphores, dont des modèles Lamboglia 2 et une amphore d’origine néo-punique. Cette diversité pourrait témoigner de réseaux commerciaux dépassant largement la seule Sicile et impliquant différentes régions de la Méditerranée.

Une épave qui pourrait encore révéler ses secrets

Le ministre italien de la Culture, Alessandro Giuli, a qualifié la découverte de l’une des plus importantes découvertes archéologiques sous-marines réalisées ces dernières années en Italie. Il a souligné que l’épave permettait d’en apprendre davantage sur les hommes, les routes maritimes et les échanges qui faisaient de la Méditerranée un véritable carrefour de civilisations.

Les recherches ne font toutefois que commencer. La Soprintendenza del Mare doit mener de nouvelles opérations de documentation et d’étude afin de déterminer précisément l’histoire du navire, l’origine de sa cargaison, sa destination et l’état de conservation des vestiges.

Cette découverte rappelle surtout que le canal de Sicile, aujourd’hui espace maritime séparant la Tunisie de l’Italie, était déjà il y a plus de 2 000 ans un axe majeur de circulation. Et sous ses eaux pourraient encore se trouver de nombreux témoignages des relations commerciales qui liaient les deux rives de la Méditerranée.

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« La procédure a été simple et rapide », témoigne un commerçant indemnisé par la STEG

Après plusieurs incidents électriques signalés ces dernières semaines, notamment à la suite d’interventions ou de rétablissements du courant, plusieurs citoyens se demandent comment procéder pour obtenir une indemnisation lorsque leurs équipements ou leurs commerces subissent des dommages.

La question du remboursement par la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) suscite également des interrogations, notamment sur les conditions d’acceptation des dossiers, les montants effectivement remboursés et les critères appliqués pour déterminer le niveau de l’indemnisation.

Un témoignage qui montre que la démarche est possible

Le témoignage d’un commerçant de Houmt Souk, à Djerba, apporte un éclairage concret sur la procédure. Selon son récit, une intervention de la STEG sur le réseau électrique a été suivie, lors du rétablissement du courant, d’un incident ayant causé des dommages à plusieurs commerces de la zone.

Le citoyen explique s’être immédiatement rendu à l’agence de la STEG afin de déposer une réclamation. Il a rempli un formulaire et l’a déposé au bureau d’ordre. Quelques heures après avoir signalé le problème, un agent chargé du contrôle s’est rendu dans son commerce pour constater les dégâts.

Après cette constatation, le commerçant a fait réparer les dommages, obtenu une facture auprès de la personne ayant effectué les réparations, puis déposé cette facture auprès de la STEG le 28 juillet 2026.

Quelques jours plus tard, il a été informé que 70 % de la valeur des dommages seraient pris en charge. Il lui restait alors à se présenter auprès de l’administration pour récupérer le document nécessaire et procéder au retrait de l’indemnisation.

Pour ce citoyen, la procédure s’est donc déroulée relativement rapidement, depuis le dépôt de la réclamation jusqu’à la décision d’indemnisation, preuve à l’appui. (Voir les captures sous l’article)

Une procédure qui reste méconnue

Ce témoignage est particulièrement utile alors que de nombreux citoyens ignorent encore vers qui se tourner après des dégâts liés à un incident électrique. La STEG indique officiellement que les réclamations techniques ou commerciales peuvent être déposées auprès de ses guichets, par téléphone auprès du district concerné ou à travers son espace client en ligne. La société demande notamment au client de communiquer sa référence client et de présenter sa dernière facture lorsqu’il se déplace au guichet.

La STEG dispose également d’un Centre national des services à distance, joignable au 71 239 222 pour les demandes de services, renseignements et réclamations. Le numéro vert 80 100 444 est réservé aux situations d’urgence.

Dans le cas de dommages matériels, le témoignage rapporté suggère surtout l’importance de signaler rapidement l’incident, de permettre aux agents de constater les dégâts avant les réparations lorsque cela est possible, puis de conserver les justificatifs des travaux effectués, notamment les factures.

Pourquoi seulement 70 % ?

C’est précisément sur ce point que les interrogations des citoyens demeurent.

Dans le cas rapporté, la STEG a accepté d’indemniser 70 % de la valeur des dommages. Le citoyen lui-même distingue la rapidité de traitement du dossier de la question du taux d’indemnisation, qu’il considère comme relevant de critères spécifiques.

Ce pourcentage soulève toutefois une question plus large : sur quelle base le montant de l’indemnisation est-il calculé et pourquoi un dommage reconnu ne donne-t-il pas nécessairement lieu à une prise en charge intégrale ?

Lire aussi : Coupures d’électricité : 18.294 interventions de la STEG, mais la colère ne retombe pas

Le témoignage ne permet pas, à lui seul, de déterminer les règles générales applicables à tous les dossiers ni d’affirmer que 70 % constitue un taux standard. Il montre en revanche qu’une indemnisation peut effectivement intervenir après examen du dossier et constat des dommages.

La STEG précise par ailleurs que son Bureau des relations avec le citoyen a notamment pour mission de recevoir les réclamations, d’en assurer le traitement en coordination avec les services concernés et d’informer les clients sur les procédures et formalités administratives relatives à ses services.

Que faire en cas de dommages ?

En pratique, un client confronté à des dégâts qu’il estime liés à un incident électrique a donc intérêt à :

  • signaler rapidement l’incident à la STEG ;
  • déposer une réclamation auprès de son district ou via les canaux disponibles ;
  • conserver la référence de sa réclamation et les justificatifs ;
  • permettre, lorsque cela est demandé, le constat des dommages par les services compétents ;
  • conserver les factures et justificatifs relatifs aux réparations ;
  • déposer les pièces demandées pour permettre l’examen du dossier.

La STEG confirme que les réclamations peuvent également être introduites via son espace client et que son dispositif de réclamation web permet de déposer et de suivre une demande.

Un témoignage à prendre en compte

Le cas de ce commerçant de Houmt Souk ne règle évidemment pas la question de l’indemnisation des dommages électriques en Tunisie. Il montre toutefois qu’une démarche auprès de la STEG peut aboutir et que le traitement d’un dossier peut, dans certains cas, être relativement rapide.

Il met surtout en lumière une question qui reste posée par plusieurs citoyens : quels sont exactement les critères utilisés pour déterminer le montant remboursé et dans quelles situations la prise en charge peut-elle être totale ou partielle ?

Une clarification plus détaillée de ces critères permettrait aux usagers de mieux connaître leurs droits et les démarches à effectuer lorsqu’un incident sur le réseau entraîne des dégâts matériels.

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Robotique : La Tunisie décroche la première place à la Coupe du monde ouverte en Chine

La Tunisie s’est une nouvelle fois illustrée sur la scène internationale de la robotique. L’équipe nationale tunisienne de robotique a décroché la première place et remporté une coupe dans l’épreuve de programmation robotique, à l’occasion de sa participation à la Coupe du monde ouverte organisée en Chine.

Selon l’Association tunisienne pour l’avenir des sciences et de la technologie (ATAST), qui encadre la participation tunisienne, les jeunes représentants tunisiens ont réalisé une performance remarquable dans les différentes disciplines de la compétition, avec un total de 45 médailles remportées, entre médailles d’or, d’argent et de bronze.

Cette performance porte la signature de 14 jeunes membres de l’ATAST, qui ont représenté la Tunisie lors de cette compétition internationale. Il s’agit d’Amin Warajini, Kenza Aouni, Mohamed Ali Boulaaras, Fatma Saheli, Maram Ben Sidhom, Oussama Monastiri, Nour Ben Salah, Omar Kilani, Batoul Naqbi, Taha Kahoul, Aziz Gafsi, Iris Bousma, Ayoub Aouin et Yasmine Touil.

Avec ces nouvelles distinctions, le nombre total de médailles remportées par les membres de l’ATAST atteint désormais 695 médailles, souligne l’association.

Une nouvelle consécration dans un palmarès international déjà riche

Cette nouvelle performance s’inscrit dans une série de succès obtenus par de jeunes Tunisiens dans les grandes compétitions internationales de robotique. En 2017, lors du FIRST Global Challenge à Washington, l’équipe tunisienne avait notamment remporté une médaille d’or et une médaille d’argent. La Tunisie avait également obtenu de nouvelles distinctions lors de l’édition 2018 de cette compétition mondiale.

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Plus récemment, en 2025, une équipe tunisienne encadrée par l’ATAST avait décroché la première place ainsi que plusieurs médailles lors de compétitions internationales organisées en Chine. En juillet 2026, l’équipe tunisienne Night Fury s’était également imposée dans une compétition internationale de robotique de combat à Istanbul.

Le nouveau succès obtenu en Chine vient ainsi confirmer la régularité des performances tunisiennes dans ce domaine et la montée en puissance des jeunes talents du pays dans les disciplines liées à la programmation, à la robotique et aux nouvelles technologies.

14 jeunes Tunisiens à l’honneur

Les distinctions obtenues en Chine portent le nom de 14 jeunes membres de l’ATAST : Amin Warajini, Kenza Aouni, Mohamed Ali Boulaaras, Fatma Saheli, Maram Ben Sidhom, Oussama Monastiri, Nour Ben Salah, Omar Kilani, Batoul Naqbi, Taha Kahoul, Aziz Gafsi, Iris Bousma, Ayoub Aouin et Yasmine Touil.

À travers ce nouveau palmarès, l’ATAST souligne l’importance de l’encadrement et de la formation des jeunes dans les domaines scientifiques et technologiques, alors que les compétitions internationales de robotique constituent désormais un important terrain de détection et de valorisation des compétences.

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Terafab : 119 milliards de dollars, 9,3 millions de m²… que prépare Elon Musk ?

Elon Musk veut franchir une nouvelle étape dans sa course à l’intelligence artificielle. Après les voitures électriques, les fusées, les satellites et les robots humanoïdes, son empire technologique se lance désormais dans la fabrication à grande échelle de semi-conducteurs avec Terafab, un projet industriel hors normes porté par Tesla et SpaceX au Texas.

Le projet est désormais bien plus concret qu’une simple annonce. Tesla et SpaceX ont annoncé début août un investissement initial de 16,8 milliards de dollars pour lancer la construction de Terafab dans le comté de Grimes, au Texas, au nord de Houston. À terme, l’investissement pourrait atteindre environ 119 milliards de dollars si l’ensemble des phases prévues est réalisé.

Un projet destiné à produire les puces de l’écosystème Musk

Terafab doit devenir une usine de semi-conducteurs intégrée capable de fabriquer, conditionner et tester différents types de puces avancées. L’objectif est notamment de produire les composants nécessaires aux futurs robots humanoïdes Optimus de Tesla, aux véhicules autonomes et aux infrastructures de calcul de SpaceX.

Cette stratégie répond à un enjeu central pour Musk : disposer de capacités de production de puces suffisantes pour accompagner ses ambitions dans l’intelligence artificielle. Tesla et SpaceX estiment que leurs besoins futurs pourraient dépasser l’équivalent d’un térawatt de capacité de calcul.

Le projet doit également intégrer la production de puces logiques, de mémoire ainsi que des technologies de packaging avancé au sein d’un même complexe. SpaceX s’est par ailleurs associé à Intel pour les capacités de fabrication des semi-conducteurs.

Plus de 9 millions de mètres carrés

L’ampleur annoncée du complexe est à la hauteur des ambitions de Musk. Terafab devrait couvrir plus de 100 millions de pieds carrés, soit environ 9,3 millions de mètres carrés.

Si les dimensions prévues sont respectées, le complexe deviendrait l’un des plus grands bâtiments jamais construits, dépassant très largement le bâtiment actuellement considéré comme le plus vaste au monde.

Le projet doit également générer au moins 3 000 emplois, selon les annonces communiquées par les promoteurs et les autorités texanes.

Où en est réellement Terafab ?

C’est probablement le point le plus important à préciser : Terafab n’est pas encore au stade de la production industrielle à grande échelle.

Le projet est actuellement dans une phase de préparation et de construction initiale. Tesla a déjà commencé des travaux de fondation sur le site de son campus nord de Giga Texas, à Austin, qui constitue une première étape du dispositif. L’installation doit notamment servir au développement et à la préparation des futures générations de puces avant leur production à plus grande échelle.

En parallèle, le site de grande envergure prévu dans le comté de Grimes constitue la future infrastructure industrielle majeure de Terafab. Les autorités locales ont approuvé des dispositifs fiscaux destinés à accompagner le projet et SpaceX a conclu un accord avec le comté concernant le site.

Selon la feuille de route actuellement rapportée, l’installation initiale doit progresser vers l’installation des équipements au cours du second semestre 2026. Les premières productions expérimentales de puces AI5 sont visées pour la fin de 2026, tandis que les premières puces issues de cette nouvelle infrastructure sont attendues en 2027.

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La construction et l’expansion à grande échelle du complexe de Grimes County sont, elles, prévues dans une phase ultérieure, à partir de 2028. L’objectif final annoncé est d’atteindre une capacité correspondant à environ un térawatt de matériel informatique destiné à l’IA par an à l’horizon 2030. Ces échéances restent toutefois des objectifs et non des résultats déjà acquis.

Pourquoi Musk veut fabriquer ses propres puces

Pour Tesla comme pour SpaceX, l’enjeu est stratégique. Les ambitions du groupe dans l’intelligence artificielle nécessitent des volumes considérables de processeurs spécialisés.

Tesla veut notamment développer ses systèmes de conduite autonome et ses robots Optimus, tandis que SpaceX prévoit de renforcer ses capacités de calcul liées à ses futurs projets spatiaux. La dépendance aux fabricants de puces existants pourrait donc devenir un facteur limitant.

Terafab vise ainsi à intégrer davantage de maillons de la chaîne technologique sous le contrôle de l’écosystème Musk.

Un pari industriel gigantesque

Le projet reste néanmoins extrêmement ambitieux. Passer d’une installation de recherche et de petites séries à une capacité industrielle capable de produire des volumes massifs de semi-conducteurs constitue un défi technologique et financier majeur.

La taille du complexe, les besoins considérables en eau et en énergie d’une usine de semi-conducteurs ainsi que l’accès aux équipements de fabrication les plus avancés représentent autant de défis à relever.

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La fin de l’été approche… Le ministère de la Santé prépare sa riposte contre la canicule

Alors que la saison estivale entre dans sa dernière phase, le ministère de la Santé entend maintenir un niveau élevé de vigilance face aux épisodes de fortes chaleurs. Une séance de travail consacrée au suivi de la mise en œuvre du plan national multisectoriel de lutte contre les vagues de chaleur s’est tenue mardi 11 août 2026, sous la présidence du ministre de la Santé, Dr Mustapha Ferjani.

La réunion a rassemblé les différents ministères et structures concernés afin d’évaluer le niveau de préparation et de renforcer la coordination face aux risques liés aux températures élevées, particulièrement pour les personnes les plus vulnérables.

Mise en place d’un système d’alerte

Parmi les principales mesures retenues figure la mise en place d’un système d’alerte précoce basé sur les prévisions de l’Institut national de la météorologie. Celui-ci doit permettre d’anticiper les épisodes de forte chaleur et de déclencher, en temps utile, les mécanismes de préparation et d’intervention.

Le ministère prévoit également de renforcer la préparation au niveau régional et la coordination permanente entre les services de santé, la Protection civile et les autres intervenants. L’objectif est notamment d’assurer une réponse rapide en cas d’augmentation des consultations ou des interventions liées aux températures élevées.

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Une attention particulière sera par ailleurs accordée aux travailleurs exposés à la chaleur et au rayonnement solaire. Les mesures de médecine du travail seront renforcées afin de mieux prévenir les risques professionnels liés aux fortes températures.

Sur le plan sanitaire, les établissements de santé sont appelés à maintenir leur niveau de préparation et à actualiser les protocoles de prise en charge des personnes présentant des complications liées à la chaleur.

Campagnes d’information et de sensibilisation

Enfin, le ministère compte poursuivre les campagnes d’information et de sensibilisation destinées au grand public. Une attention particulière sera accordée aux personnes âgées, aux enfants ainsi qu’aux autres catégories considérées comme particulièrement vulnérables lors des épisodes de fortes chaleurs.

À travers ces mesures, les autorités sanitaires cherchent ainsi à maintenir la vigilance jusqu’à la fin de l’été, alors que les températures élevées peuvent encore constituer un risque pour la santé publique, notamment en cas de prolongation des épisodes caniculaires.

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Ukraine : Tunis réaffirme son soutien aux efforts pour mettre fin à la guerre

Le ministre tunisien des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, s’est entretenu mardi 11 août 2026 par téléphone avec son homologue ukrainien, Andrii Sybiha. Les deux responsables ont examiné l’état des relations bilatérales entre la Tunisie et l’Ukraine ainsi que les moyens de renforcer leur coopération.

Les échanges interviennent alors que les deux pays s’apprêtent à franchir le cap des 35 années de relations diplomatiques. Tunis et Kiev ont notamment insisté sur la nécessité de poursuivre leurs efforts pour développer les échanges commerciaux et consolider les relations économiques.

Le secteur agricole principal axe

Le secteur agricole figure parmi les principaux domaines identifiés pour approfondir cette coopération. Les deux ministres ont souligné l’importance de développer davantage les échanges dans ce secteur, dans le cadre des intérêts communs des deux pays.

La coopération universitaire a également été au cœur de l’entretien. Les deux parties ont notamment évoqué la situation des étudiants tunisiens poursuivant leurs études en Ukraine et la nécessité de leur permettre de continuer leur parcours universitaire dans les meilleures conditions possibles.

Lire aussi : Houthis contre Aramco, Ukraine contre un navire iranien : Le conflit s’étend sur deux fronts maritimes

Les deux responsables ont par ailleurs insisté sur l’importance de renforcer le cadre juridique régissant les relations entre Tunis et Kiev, afin de créer un environnement plus favorable au développement de la coopération bilatérale et à son élargissement à de nouveaux domaines.

Efforts visant à mettre fin à la guerre en Ukraine

Sur le plan international, Mohamed Ali Nafti a réaffirmé la position de la Tunisie en faveur des efforts visant à mettre fin à la guerre en Ukraine. Il a plaidé pour une solution fondée sur les principes de la légalité internationale et de la Charte des Nations unies, ainsi que sur le dialogue politique comme moyen de parvenir à une issue au conflit.

Cet échange téléphonique intervient ainsi dans un contexte où la Tunisie entend maintenir ses relations avec Kiev tout en privilégiant, sur le dossier de la guerre, une approche fondée sur le dialogue et le respect du droit international.

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Libye : Que se passe-t-il à Zawiya, cette ville stratégique à quelques heures de la Tunisie ?

À une centaine de kilomètres de la frontière tunisienne, la ville libyenne de Zawiya est de nouveau au cœur des tensions sécuritaires. Depuis plusieurs jours, des attaques de drones visant son important complexe pétrolier se multiplient, faisant peser des risques sur les infrastructures énergétiques et l’approvisionnement en carburant dans l’ouest de la Libye.

Située à environ 40 kilomètres à l’ouest de Tripoli, Zawiya abrite la plus grande raffinerie actuellement en activité en Libye, avec une capacité de traitement d’environ 120.000 barils par jour. Le complexe constitue également un maillon essentiel du dispositif énergétique libyen.

Une série d’attaques de drones

Le complexe pétrolier de Zawiya a été la cible de plusieurs attaques de drones depuis le week-end dernier. L’une des frappes a directement touché un réservoir contenant environ 4,5 millions de litres d’essence, provoquant un important incendie et l’effondrement du réservoir.

Un autre réservoir a également été endommagé lors des attaques. Les autorités libyennes n’ont, à ce stade, fait état d’aucune victime, tandis que les équipes de secours ont travaillé pour contenir les incendies et empêcher leur propagation aux autres installations du site.

La National Oil Corporation (NOC), compagnie pétrolière nationale libyenne, a placé le secteur en état d’alerte maximale et averti que la poursuite des attaques pourrait l’amener à déclarer un cas de « force majeure » et à suspendre les opérations dans le complexe.

Pourquoi Zawiya est-elle stratégique ?

L’importance de Zawiya dépasse largement les limites de la ville. Sa raffinerie joue un rôle majeur dans l’approvisionnement du marché libyen en carburants et est reliée au champ pétrolier de Sharara, l’un des principaux champs producteurs du pays.

Les attaques ont déjà entraîné un arrêt partiel des opérations dans le dépôt pétrolier de Zawiya et une interruption temporaire de l’approvisionnement de plusieurs stations-service dans l’ouest du pays. La compagnie Brega Petroleum Marketing a toutefois indiqué que la situation générale de l’approvisionnement restait pour le moment stable, grâce aux stocks disponibles dans le dépôt de Tripoli et à l’arrivée de cargaisons supplémentaires.

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Une fermeture prolongée du complexe pourrait donc avoir des conséquences bien plus importantes sur l’approvisionnement en carburant et sur le secteur pétrolier libyen.

Une ville déjà habituée aux affrontements

Les violences actuelles ne constituent pas un épisode isolé. Zawiya est depuis plusieurs années l’un des principaux foyers de tensions dans l’ouest de la Libye, région marquée par la présence de groupes armés rivaux et par la fragmentation du pouvoir sécuritaire.

Des affrontements entre groupes armés ont régulièrement éclaté autour de la ville et de ses infrastructures pétrolières. En décembre dernier, des combats entre acteurs sécuritaires locaux avaient notamment provoqué la fermeture temporaire de la route côtière et fait plusieurs victimes.

La proximité de Zawiya avec Tripoli et avec la route reliant la capitale à la frontière tunisienne lui confère par ailleurs une importance stratégique particulière.

Une nouvelle escalade aux conséquences régionales

Ce qui inquiète aujourd’hui les autorités libyennes est surtout la répétition des frappes contre une infrastructure aussi sensible. La NOC considère que ces attaques menacent non seulement les installations et leurs employés, mais également les populations et les infrastructures environnantes.

Le Premier ministre du gouvernement basé à Tripoli, Abdelhamid Dbeibah, a dénoncé les frappes comme un acte « grave et organisé » et évoqué une riposte. Pour l’heure, aucune partie n’a officiellement revendiqué les attaques.

Pour la Tunisie, la situation mérite une attention particulière en raison de la proximité géographique de Zawiya avec le territoire tunisien et de son emplacement sur l’axe côtier reliant l’ouest libyen à la frontière. Une dégradation durable de la situation sécuritaire pourrait également affecter les mouvements de personnes et de marchandises ainsi que les flux routiers entre les deux pays.

À ce stade, toutefois, les autorités libyennes assurent que l’approvisionnement national en carburant reste stable et que l’incendie principal a été maîtrisé. Le principal enjeu est désormais de savoir si les attaques vont se poursuivre et si elles finiront par contraindre la Libye à interrompre les activités de l’un de ses principaux pôles pétroliers.

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Gabès : Les militants répondent à Kaïs Saïed et réclament le démantèlement de toutes les unités

Le débat autour de l’avenir du complexe chimique de Gabès se poursuit après la visite effectuée par le président de la République, Kaïs Saïed, dans la région de Chott Essalem. Les militants engagés dans la lutte contre la pollution contestent notamment l’idée selon laquelle seules les unités devenues obsolètes devraient être démantelées, estimant que l’ensemble des installations du complexe présente aujourd’hui un problème environnemental.

Intervenant mardi 11 août 2026 sur les ondes de la Radio nationale, le militant de la campagne « Stop Pollution », Kheireddine Dbaya, a affirmé que toutes les unités du Groupe chimique tunisien à Gabès sont polluantes et ne respectent pas les normes environnementales, en s’appuyant, selon lui, sur les données officielles disponibles.

« Toutes les unités sont polluées et non conformes aux normes environnementales », a-t-il déclaré, soulignant que le complexe, créé dans les années 1970 avec une technologie datant des années 1950, serait aujourd’hui dans un état de vétusté avancé.

Les militants contestent l’idée d’un maintien des unités réparées

Cette position intervient suite aux déclarations du président de la République lors de sa visite à Gabès. Kaïs Saïed avait indiqué que les unités jugées non conformes et devenues inutilisables seraient démantelées, tandis que celles ayant fait l’objet de réparations et ne générant plus d’émissions polluantes pourraient continuer à fonctionner. Une approche que les militants de Gabès ne semblent pas partager.

Kheireddine Dbaya estime en effet que le problème ne se limite pas à certaines installations défectueuses. Selon lui, même en l’absence de panne ou de dysfonctionnement technique, les émissions de gaz chimiques provenant des unités peuvent dépasser très largement les seuils autorisés.

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Il affirme que ces dépassements peuvent atteindre 40 à 50 fois les normes nationales et, dans certains cas, jusqu’à 300 fois les seuils fixés, avec des conséquences directes sur les habitants, notamment des épisodes d’étouffement.

« Le démantèlement doit être immédiat »

Pour le militant, les données techniques et les études réalisées sur le complexe plaident en faveur d’un démantèlement global des unités industrielles concernées.

Il estime ainsi que le démantèlement ne devrait pas être limité aux installations considérées comme obsolètes, mais s’inscrire dans une feuille de route urgente permettant de sortir progressivement de la situation actuelle.

« Il n’y aura pas de recul » sur cette revendication, a-t-il affirmé, réitérant la demande des militants de voir les unités du complexe chimique démantelées.

Au-delà de la question industrielle, le dossier reste ainsi au cœur des préoccupations environnementales et sanitaires à Gabès. La principale divergence porte désormais sur la méthode : maintenir certaines unités après réparation et contrôle de leurs émissions, comme l’a évoqué le président de la République, ou engager un démantèlement beaucoup plus large, comme le réclament les militants.

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Dinar tunisien : Stabilité relative face aux principales devises

Le dinar tunisien évolue depuis le début de juillet 2026 dans une relative stabilité face aux principales devises étrangères, avec toutefois des variations différentes selon les monnaies. La comparaison des cours enregistrés avec ceux de la même période de 2025 met notamment en évidence une légère évolution du dinar face à l’euro et au dollar américain, selon les données publiées par la Banque centrale de Tunisie.

Face à l’euro, le dinar affiche une légère appréciation sur un an. Le cours de la monnaie européenne se situait autour de 3,41 dinars au début de juillet 2025, contre environ 3,35 dinars au début de juillet 2026.

Après avoir progressé au cours du mois de juillet et durant les premiers jours d’août, l’euro s’établissait autour de 3,38 dinars le 11 août 2026, contre environ 3,36 dinars à la même date en 2025. Cette évolution correspond à une hausse d’environ 0,5 % du cours de l’euro sur un an, traduisant une variation limitée du dinar face à la monnaie européenne.

Le dollar évolue davantage

La situation est légèrement différente pour le dollar américain. Celui-ci s’échangeait autour de 2,90 dinars le 11 août 2025, contre environ 2,93 dinars à la même date en 2026.

Cette évolution représente une hausse d’environ 1,3 % du cours du dollar en dinars et traduit ainsi une légère dépréciation du dinar tunisien face à la monnaie américaine.

Le comportement du dinar face à la livre sterling et au franc suisse est, pour sa part, différent, les deux monnaies étant également influencées par les évolutions des marchés internationaux des changes et par les décisions des principales banques centrales.

Quel impact sur l’économie tunisienne ?

Même limitées, les variations du taux de change revêtent une importance particulière pour l’économie tunisienne. Une dépréciation du dinar face aux principales devises peut notamment renchérir le coût des importations, en particulier celles libellées en dollars, comme une partie des achats énergétiques et des matières premières.

À l’inverse, un dinar moins cher peut contribuer à améliorer la compétitivité-prix des exportations tunisiennes sur les marchés internationaux. L’évolution du taux de change intervient également dans la valeur en dinars des recettes touristiques et des transferts effectués par les Tunisiens résidant à l’étranger.

La comparaison annuelle permet ainsi de mieux apprécier la tendance du dinar que les seules fluctuations quotidiennes. À la date du 11 août 2026, les données disponibles font apparaître une évolution globalement contenue de la monnaie tunisienne, avec une légère appréciation face à certaines devises et un recul limité face à d’autres.

Plusieurs facteurs à surveiller

L’évolution du dinar au cours des prochains mois dépendra notamment de la dynamique des marchés internationaux, de l’évolution de l’inflation en Tunisie, du niveau des importations et des exportations, ainsi que de la situation des réserves en devises.

Les recettes touristiques et les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger constituent également des facteurs importants pour l’approvisionnement du marché en devises.

Lire aussi : La Tunisie engrange 8,43 milliards de dinars de devises grâce aux TRE et au tourisme

À ces éléments s’ajoutent les évolutions géopolitiques, notamment les tensions au Moyen-Orient, susceptibles d’influencer les prix de l’énergie et, par conséquent, les besoins de la Tunisie en devises.

Dans ce contexte, les chiffres enregistrés jusqu’au 11 août 2026 ne traduisent pas un mouvement marqué du dinar, mais plutôt une relative stabilité accompagnée de variations modérées selon les principales monnaies étrangères.

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Gabès : Kaïs Saïed annonce le démantèlement des unités devenues obsolètes

Le dossier environnemental de Gabès revient au premier plan. En visite dans la ville et notamment dans la zone de Chott Essalem, où sont implantées plusieurs unités relevant du Groupe chimique tunisien, le président de la République Kaïs Saïed a annoncé de nouvelles orientations concernant l’avenir de ces installations, avec comme priorité affichée : mettre fin aux émissions polluantes et redonner à la région un air sain.

Sur place, le chef de l’État a indiqué que les unités devenues obsolètes et jugées non conformes seraient démantelées. En revanche, celles qui ont fait l’objet de travaux de réparation et qui ne génèrent plus d’émissions polluantes devraient continuer à fonctionner.

Une approche en deux temps

Kaïs Saïed a expliqué que l’action des autorités devait, dans un premier temps, se concentrer sur les solutions urgentes afin de répondre aux problèmes les plus immédiats. Cette première étape concerne notamment les installations dont le fonctionnement est à l’origine de nuisances environnementales. « Le démantèlement total de toutes les unités prendra des années », a néanmoins affirmé le président.

Le président a toutefois insisté sur la nécessité de ne pas limiter l’intervention à des mesures ponctuelles. Selon lui, une solution « radicale et définitive » au problème environnemental de Gabès a été étudiée sous différents angles.

L’objectif affiché est ainsi de traiter le problème à sa source, tout en tenant compte des différentes dimensions du dossier, notamment environnementales, industrielles et sociales.

« Redonner l’air pur à Gabès »

La question des émissions constitue depuis des années l’un des principaux sujets de préoccupation des habitants de Gabès, en particulier dans les zones proches du complexe chimique.

Au cours de sa visite, Kaïs Saïed a rencontré plusieurs citoyens venus lui faire part des conséquences du dégradation de la situation environnementale sur leur quotidien. Les témoignages recueillis sur place ont notamment porté sur les nuisances liées à la pollution et leurs répercussions sur la qualité de vie des habitants.

Lire aussi : Gabès : Sept mois après le rapport sur la pollution, Kaïs Saïed retourne sur le terrain

Face à ces préoccupations, le président de la République a réaffirmé la nécessité de mettre un terme aux émissions et de « redonner l’air pur à Gabès ».

Un dossier qui dépasse Gabès

Le chef de l’État a également élargi le débat à l’ensemble du pays, estimant que plusieurs régions tunisiennes connaissent elles aussi des situations environnementales préoccupantes.

Pour Kaïs Saïed, la réponse ne peut donc pas se limiter à Gabès et doit s’inscrire dans une approche globale de traitement des problèmes environnementaux à travers le pays.

À Gabès, cette nouvelle prise de position pose toutefois une question centrale : comment concilier la nécessité de protéger la population et l’environnement avec le maintien de l’activité industrielle et des emplois liés au complexe chimique ?

Entre démantèlement des unités jugées obsolètes, maintien des installations rénovées et recherche d’une solution définitive, le gouvernement est désormais appelé à traduire les annonces présidentielles en mesures concrètes. Pour les habitants de Gabès, l’enjeu dépasse largement celui de la modernisation d’un complexe industriel : il s’agit de savoir si la ville pourra enfin tourner la page de plusieurs décennies de préoccupations environnementales.

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Syrie : Bachar al-Assad condamné à mort par contumace pour crimes contre l’humanité

L’ancien président syrien Bachar al-Assad a été condamné ce mardi 11 août 2026 à la peine de mort par un tribunal syrien siégeant à Damas. Le verdict, rendu par contumace, constitue une étape judiciaire majeure dans le traitement des crimes attribués à l’ancien régime syrien durant les années de guerre.

Bachar al-Assad, qui a quitté la Syrie après la chute de son régime en décembre 2024 et vit depuis en Russie, n’était pas présent à l’audience. La justice syrienne l’a reconnu coupable de crimes commis pendant les quatorze années de conflit, notamment de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre.

Le verdict concerne également son frère Maher al-Assad, ainsi qu’Atef Najib, ancien responsable de la sécurité politique dans la province de Deraa. Ce dernier, qui était présent au tribunal, a également été condamné à la peine capitale. Najib avait notamment été associé à la répression menée à Deraa au début du soulèvement syrien en 2011, épisode qui avait contribué au déclenchement de la guerre.

Un procès emblématique après la chute du régime

Cette condamnation intervient dans le cadre d’un processus judiciaire engagé par les nouvelles autorités syriennes contre plusieurs responsables de l’ancien régime. Le procès de Bachar al-Assad s’était ouvert à Damas en avril 2026, en son absence, alors qu’il se trouve toujours en Russie.

La procédure intervient dans un contexte marqué par les demandes de justice de nombreuses victimes et familles de victimes du conflit syrien. La guerre, déclenchée après la répression des manifestations de 2011, a fait environ 500 000 morts selon les estimations reprises par plusieurs sources.

Au-delà de la condamnation individuelle de l’ancien président, le procès représente donc un enjeu majeur pour la justice transitionnelle en Syrie. Il s’agit pour les nouvelles autorités de faire juger les principaux responsables de l’ancien appareil d’État et de répondre aux accusations portant sur des exactions commises pendant le conflit.

Une condamnation qui reste difficile à exécuter

La principale question est désormais celle de l’exécution du jugement. Bachar al-Assad se trouve actuellement en Russie, où il a trouvé refuge après la chute de son régime. Sa condamnation ayant été prononcée par contumace, son exécution ne pourrait être mise en œuvre tant qu’il ne se trouve pas sous le contrôle des autorités syriennes.

Lire aussi : Moscou : Al-Assad a démissionné et a quitté le pays

Le verdict revêt ainsi une portée davantage judiciaire et politique qu’immédiatement pratique. Il marque la volonté des nouvelles autorités de rompre avec l’impunité dont ont longtemps bénéficié les principaux responsables de l’ancien régime, mais son application dépendrait notamment de l’évolution des relations entre Damas et Moscou.

La condamnation de Bachar al-Assad constitue en tout cas un tournant symbolique dans l’histoire récente de la Syrie : quelques années après avoir dirigé le pays, l’ancien président est désormais officiellement condamné par la justice syrienne à la peine capitale pour les crimes commis sous son régime.

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Eaux usées traitées en Tunisie : Seulement 22 % réutilisées, un potentiel encore largement inexploité

Face à l’aggravation du stress hydrique et à la pression croissante exercée sur les ressources en eau, la Tunisie cherche à développer de nouvelles sources d’approvisionnement. Parmi les pistes identifiées figure la réutilisation des eaux usées traitées, dont le potentiel demeure pourtant largement sous-exploité.

La Tunisie produit actuellement près de 300 millions de mètres cubes d’eaux usées traitées par an, grâce à un réseau important de stations d’épuration réparties dans plusieurs régions du pays. Pourtant, seule une partie limitée de cette ressource est aujourd’hui réutilisée.

Intervenant lundi 10 août 2026 sur les ondes de la Radio nationale, la chercheuse à l’Institut national de recherches en génie rural, eau et forêts, spécialiste des eaux traitées, Olfa Mahjoub, a indiqué que le taux de réutilisation des eaux traitées en Tunisie ne dépasse actuellement pas 22 %.

Plus préoccupant encore, seulement 4 % de ces eaux sont destinées à l’agriculture. Un niveau qui illustre l’écart entre les volumes disponibles et leur utilisation effective, alors que le secteur agricole demeure l’un des principaux consommateurs de ressources hydriques dans le pays.

Une ressource appelée à prendre une place plus importante

Le développement de la réutilisation des eaux traitées apparaît comme l’un des leviers possibles pour réduire la pression exercée sur les ressources conventionnelles, notamment les eaux de surface et les nappes phréatiques.

L’enjeu n’est toutefois pas uniquement d’augmenter les volumes réutilisés, mais également de diversifier les usages. Selon Olfa Mahjoub, des travaux sont actuellement menés avec les centres de recherche afin de parvenir à produire différentes qualités d’eaux traitées, adaptées à plusieurs utilisations.

Cette approche permettrait de dépasser le modèle actuel, largement centré sur l’irrigation agricole, et d’envisager progressivement d’autres usages en fonction du niveau de traitement et des normes sanitaires et environnementales applicables.

La diversification pourrait ainsi constituer une nouvelle étape dans la politique tunisienne de gestion de l’eau, à condition de garantir une qualité adaptée à chaque usage et un contrôle rigoureux de la ressource.

Objectif : dépasser 80 % de réutilisation à l’horizon 2050

Les ambitions affichées sont particulièrement importantes. Les efforts en cours visent à porter le taux de réutilisation des eaux traitées à plus de 80 % à l’horizon 2050.

Dans le même temps, la production annuelle devrait dépasser 560 millions de mètres cubes à cette échéance, contre environ 300 millions actuellement.

Lire aussi : Hammamet : Des eaux usées se déversent en pleine plage sous les yeux des estivants

Ces projections témoignent de l’importance que pourrait prendre cette ressource dans la stratégie hydrique tunisienne au cours des prochaines décennies.

L’augmentation des volumes produits devra cependant s’accompagner d’un développement des infrastructures permettant leur stockage, leur transport et leur utilisation. Sans réseaux adaptés et sans débouchés clairement définis, une partie de ces volumes pourrait continuer à rester inutilisée malgré leur disponibilité.

Un cadre juridique à revoir

Le développement de la réutilisation des eaux traitées pose également la question du cadre réglementaire qui encadre actuellement leurs usages.

Selon la chercheuse, un travail est en cours pour réviser le cadre juridique relatif aux eaux traitées et à leurs différentes utilisations.

Cette révision apparaît déterminante dans un contexte où la Tunisie cherche à multiplier les solutions face à la raréfaction de l’eau. Elle devra notamment permettre de définir plus clairement les conditions d’utilisation des différentes qualités d’eaux traitées, tout en garantissant la protection de la santé publique et de l’environnement.

Le défi : transformer une contrainte en ressource

Au-delà des chiffres, le faible taux actuel de réutilisation révèle surtout un important potentiel inexploité. Produire 300 millions de mètres cubes d’eaux traitées par an mais n’en réutiliser qu’une partie signifie qu’une ressource susceptible de contribuer à la sécurité hydrique reste encore largement en dehors des circuits de consommation.

Dans un pays confronté à plusieurs années de sécheresse, à la baisse des réserves des barrages et à la pression croissante sur les nappes souterraines, la réutilisation des eaux usées traitées pourrait progressivement devenir un élément central de la politique nationale de l’eau.

L’objectif fixé à l’horizon 2050 est donc double : augmenter considérablement les volumes d’eaux traitées disponibles et surtout créer les conditions permettant de les valoriser dans plusieurs secteurs.

Le passage de 22 % à plus de 80 % de réutilisation constituerait ainsi un changement majeur de modèle, faisant des eaux usées traitées non plus seulement un déchet à épurer, mais une ressource à valoriser dans le cadre d’une gestion plus circulaire de l’eau en Tunisie.

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Éclipse solaire partielle : Demain, un spectacle exceptionnel visible depuis la Tunisie

La Tunisie s’apprête à vivre, demain mercredi 12 août 2026, un rendez-vous astronomique particulièrement rare. Une éclipse totale du Soleil traversera plusieurs régions du monde, notamment le nord du Groenland, l’Islande, l’Espagne ainsi que certaines zones du bassin méditerranéen. En Tunisie, le phénomène sera visible sous la forme d’une éclipse partielle au moment du coucher du Soleil.

Selon les données communiquées par la Cité des Sciences à Tunis, la Lune pourra masquer jusqu’à 59,3 % du disque solaire au maximum de l’éclipse. Le phénomène débutera en Tunisie à 18h40, alors que le Soleil se trouvera encore à environ 6 degrés au-dessus de l’horizon.

Le maximum de l’éclipse est attendu vers 19h11, au moment où le Soleil sera presque couché. À cette étape, près de 60 % de sa surface apparente sera occultée par la Lune. Le coucher du Soleil interviendra vers 19h19 alors que l’astre sera encore en phase d’éclipse. La fin complète du phénomène interviendra après le coucher du Soleil, ce qui classe l’événement, en Tunisie, parmi les éclipses dites « sous l’horizon ».

Pour permettre au public de profiter au maximum de ce phénomène, la Cité des Sciences organise une soirée astronomique spéciale à Sidi Mechreg, dans la délégation de Sejnane, au gouvernorat de Bizerte. Le site a été choisi notamment pour son horizon occidental largement dégagé sur la Méditerranée, offrant des conditions particulièrement favorables pour observer le coucher du Soleil éclipsé.

Une soirée consacrée à l’astronomie

Le programme débutera à 18h30 par l’observation de l’éclipse partielle à l’aide de télescopes équipés de filtres solaires spécifiques. Les participants pourront suivre les différentes étapes du phénomène, depuis son début à 18h40 jusqu’au coucher du Soleil à 19h19.

Lire aussi : Une éclipse solaire historique le 8 avril 2024

Une conférence scientifique consacrée à « L’éclipse partielle du Soleil du 12 août 2026 » est ensuite prévue de 19h30 à 20h. Elle permettra notamment d’expliquer le mécanisme des éclipses solaires, les conditions particulières d’observation de celle du 12 août en Tunisie ainsi que les prochains phénomènes astronomiques attendus au cours des prochaines années.

La soirée se poursuivra de 20h à 21h avec une séance d’observation du ciel nocturne. Le public pourra notamment observer Vénus, certains objets du ciel profond et découvrir les principales constellations et étoiles visibles dans le ciel d’été.

Attention aux risques pour les yeux

La Cité des Sciences rappelle toutefois que l’observation directe du Soleil sans protection adaptée peut provoquer des lésions graves et permanentes aux yeux. Il est donc indispensable d’utiliser des lunettes spécialement certifiées pour l’observation des éclipses solaires ou des instruments équipés de filtres solaires conçus à cet effet.

La manifestation, prévue mercredi 12 août à Sidi Mechreg – Sejnane, est ouverte au public, aux familles, aux passionnés d’astronomie ainsi qu’aux élèves et étudiants. Elle permettra de découvrir un phénomène céleste exceptionnel dans un cadre particulièrement propice à son observation.

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Tourisme tunisien : Que révèle la multiplication d’articles critiques dans la presse algérienne ?

La Tunisie reste l’une des destinations étrangères les plus prisées des Algériens, mais son image fait actuellement l’objet d’une série de publications particulièrement critiques dans plusieurs médias algériens en ligne. Depuis le début de l’été 2026, plusieurs articles insistent sur les difficultés de la destination tunisienne, la concurrence de l’Égypte et de la Turquie ou encore une supposée baisse de son attractivité, outre des articles sur les coupures d’électricité et la pénurie de l’eau minérale.

La multiplication de ces contenus interpelle, d’autant que la Tunisie demeure un marché touristique majeur pour les voyageurs algériens.

L’un des exemples les plus explicites est un article publié le 20 juin par le média Algérie Patriotique sous le titre particulièrement évocateur : « Quand la Turquie ouvre grand ses portes aux Algériens : la Tunisie paie le prix de ses erreurs ». Le papier oppose directement l’offre touristique turque à celle de la Tunisie et présente les évolutions des habitudes de voyage des Algériens comme la conséquence des « erreurs » tunisiennes.

Le titre, à lui seul, marque une rupture avec une approche strictement factuelle de la concurrence touristique régionale. Il installe l’idée d’une perte d’attractivité de la Tunisie au profit de la Turquie.

L’Égypte présentée comme la nouvelle rivale

Quelques semaines plus tard, le média spécialisé Visas & Voyages Algérie publiait, le 17 juillet, un article intitulé : « Vacances all inclusive : l’Égypte dépasse la Tunisie chez les Algériens, la Turquie trop chère ».

L’article affirme que les habitudes de voyage des Algériens évoluent et met en avant la progression de l’Égypte sur le marché touristique algérien, tout en comparant les prestations proposées par les trois destinations.

Le 9 août, le même média est revenu à la charge avec un nouveau titre : « Touristes algériens : une nouvelle destination vient concurrencer la Tunisie », consacré une nouvelle fois à la progression de l’Égypte. Le média présente cette dernière comme un marché régional de plus en plus attractif pour les touristes algériens, traditionnellement nombreux à choisir la Tunisie.

Dans cette même veine, Visas & Voyages Algérie a consacré un article à la pénurie d’eau minérale rencontrée en Tunisie durant l’été, sous un titre particulièrement alarmiste : « Pénurie d’eau minérale en Tunisie : énième galère pour les touristes cet été ». Le choix du terme « énième galère » ne se limite pas à rendre compte d’une difficulté ponctuelle : il inscrit cet épisode dans une succession supposée de problèmes auxquels seraient confrontés les touristes en Tunisie.

Cette succession d’articles contribue à installer une même narration : celle d’une Tunisie qui serait progressivement rattrapée, voire dépassée, par ses concurrentes régionales.

Les Français aussi seraient en train de délaisser la Tunisie

Autre angle utilisé par Visas & Voyages Algérie : la clientèle française. Le 7 juillet, le média publiait ainsi un article titré « Tunisie : les réservations des Français en baisse pour les vacances d’été ». Le contenu souligne que la Tunisie reste une destination importante pour les touristes français, tout en mettant l’accent sur une baisse de son attractivité au début de la saison estivale 2026.

Pris isolément, ce type d’article relève naturellement de l’actualité touristique. Mais mis en parallèle avec les publications consacrées à la concurrence de l’Égypte et de la Turquie sur le marché algérien, il participe à une image éditoriale globalement moins favorable à la destination tunisienne.

Une tendance qui n’est pourtant pas partagée par tous les médias algériens

Il serait toutefois trompeur de présenter la presse algérienne comme unanimement hostile à la Tunisie.

Le média TSA Algérie a récemment publié un article beaucoup plus favorable intitulé « Tunisie : l’arrivée massive des touristes algériens dope l’économie ». L’article évoque notamment une hausse de 24,31 % des arrivées de touristes algériens dans la région de Jendouba et souligne l’impact économique de cette clientèle sur les régions frontalières tunisiennes.

Plus récemment, Algerie360 a également consacré un article à Yasmine Hammamet, présenté comme une destination attractive pour les familles algériennes, mettant en avant ses infrastructures touristiques et son offre hôtelière.

Une bataille pour le touriste algérien

Au-delà de la question d’une éventuelle « campagne », ces publications révèlent surtout une réalité : le touriste algérien est devenu un marché stratégique pour plusieurs destinations méditerranéennes et moyen-orientales.

La Turquie cherche à renforcer son attractivité, l’Égypte développe son offre all inclusive et l’Algérie elle-même cherche à retenir davantage ses touristes sur son marché intérieur. La Tunisie se retrouve donc au cœur d’une compétition régionale de plus en plus intense.

Cette compétition explique probablement en partie la multiplication des comparaisons dans la presse algérienne. Mais certains titres vont plus loin que la simple comparaison commerciale, notamment lorsque la responsabilité de la Tunisie est directement mise en cause, comme dans le cas d’Algérie Patriotique et de son titre sur les « erreurs » tunisiennes.

Une image médiatique à mettre en perspective

Le paradoxe est que la réalité des flux touristiques ne correspond pas nécessairement au récit d’un désamour massif.

La Tunisie continue d’attirer un nombre considérable de visiteurs algériens. TSA rapportait déjà fin 2025 une forte progression des arrivées algériennes dans les régions frontalières tunisiennes, tandis que les liaisons terrestres, ferroviaires et routières entre les deux pays continuent de faciliter les déplacements.

Lire aussi : Tourisme : Le réveil de l’Algérie face à l’attentisme tunisien

Il existe donc un décalage entre deux réalités : d’un côté, une concurrence touristique qui s’intensifie réellement ; de l’autre, une narration médiatique qui peut donner l’impression d’un recul beaucoup plus spectaculaire de la destination tunisienne.

À ce stade, rien ne permet d’affirmer qu’une campagne concertée aurait été organisée contre la Tunisie. En revanche, la succession, au cours de l’été 2026, de titres mettant en avant les « erreurs » tunisiennes, la concurrence de l’Égypte et de la Turquie et une prétendue perte d’attractivité auprès des Français et des Algériens constitue une tendance éditoriale qui mérite d’être observée.

Pour la Tunisie, l’enjeu dépasse ainsi la seule saison touristique : il concerne également son image auprès de son principal marché régional et sa capacité à répondre à une concurrence de plus en plus agressive sur le terrain de l’offre, des prix et de la qualité des services.

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États-Unis : Plus de 175 mille visas annulés sous Trump, les Nord-africains dans le viseur

La politique migratoire de Donald Trump franchit un nouveau cap. Le département d’État américain a annoncé lundi avoir annulé plus de 175 000 visas depuis le retour du président républicain à la Maison-Blanche, dans le cadre d’un vaste durcissement du contrôle de l’immigration et de l’accès au territoire américain.

Selon le département d’État, les annulations concernent principalement des étrangers accusés d’avoir enfreint les conditions de leur visa, commis des infractions, fraudé le système migratoire, appelé à la violence contre des Américains ou représenté une menace pour la sécurité nationale. Les autorités américaines indiquent que la majorité des révocations sont intervenues après des interactions avec les forces de l’ordre, notamment dans des affaires d’agression, de conduite sous l’influence de l’alcool, de vol ou encore de stupéfiants.

Washington affirme également avoir ciblé des dossiers beaucoup plus sensibles, notamment des personnes poursuivies pour viol, agression sexuelle, enlèvement ou traite des êtres humains.

Plus de 100 visas annulés en Afrique du Nord

L’un des éléments les plus remarqués dans l’annonce américaine concerne l’Afrique du Nord. Le département d’État indique qu’une ambassade américaine de la région a annulé plus de 100 visas de parents considérés comme pratiquant le « birth tourism », c’est-à-dire des voyages aux États-Unis dont l’objectif principal serait de donner naissance afin que l’enfant puisse obtenir la citoyenneté américaine.

Cette opération s’inscrit dans une offensive plus large contre les réseaux soupçonnés d’organiser le « birth tourism ». En juin, le département d’État avait déjà annoncé avoir démantelé plusieurs réseaux internationaux et avoir utilisé l’analyse de données et le croisement d’informations pour identifier des demandeurs soupçonnés d’avoir détourné le système de visas.

Une politique qui dépasse largement le seul « birth tourism »

L’annonce des 175 000 révocations intervient alors que l’administration Trump a multiplié les mesures visant à rendre l’accès aux États-Unis plus difficile.

Depuis janvier 2026, Washington a notamment suspendu la délivrance de visas d’immigration pour les ressortissants de 75 pays, une liste qui comprend plusieurs pays nord-africains, dont l’Algérie, l’Égypte, la Libye, le Maroc et la Tunisie. Cette mesure concerne les visas d’immigration et ne signifie pas une interdiction générale des voyages touristiques aux États-Unis.

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La Tunisie est par ailleurs directement concernée par une autre mesure : depuis avril, les ressortissants tunisiens demandant certains visas de visite peuvent être soumis à une caution pouvant atteindre 15 000 dollars, remboursable sous certaines conditions. Le dispositif vise officiellement à lutter contre les dépassements de séjour et l’immigration irrégulière.

Quelles conséquences pour les Tunisiens ?

Pour la Tunisie, l’évolution de la politique américaine pourrait surtout se traduire par un durcissement du filtrage consulaire. Les demandeurs de visa peuvent être confrontés à un examen plus attentif de leurs ressources, de leur projet de voyage, de leur historique migratoire et, plus largement, de leur conformité aux conditions du visa.

Cette évolution est particulièrement sensible pour les Tunisiens alors que le pays figure parmi ceux concernés par le mécanisme de caution pour les visas de visite. Pour les voyageurs ordinaires, le coût financier potentiel constitue déjà une barrière importante ; pour les étudiants, les familles et les personnes ayant des projets professionnels ou touristiques, le renforcement du contrôle peut également accroître l’incertitude autour de l’obtention du visa.

Le durcissement américain intervient aussi dans un contexte où Washington renforce le contrôle des réseaux sociaux dans ses procédures de sélection et de contrôle des visas. L’administration Trump affirme vouloir identifier plus rapidement les personnes susceptibles de violer les lois américaines ou de représenter une menace pour la sécurité nationale.

Un signal pour les candidats à l’immigration

Au-delà des chiffres, les plus de 175 000 révocations illustrent un changement de philosophie : l’administration Trump entend considérer le visa non comme un acquis durable, mais comme un privilège pouvant être retiré lorsque les autorités estiment que ses conditions ont été violées.

Cette politique pourrait avoir des effets indirects importants en Afrique du Nord, notamment sur les personnes qui envisagent les États-Unis pour leurs études, leurs affaires, le tourisme ou l’installation familiale. Pour la Tunisie, déjà concernée par plusieurs mesures américaines de contrôle migratoire en 2026, l’évolution américaine constitue donc un nouveau facteur de vigilance pour les futurs demandeurs de visas.

Le département d’État avait annoncé en janvier avoir déjà annulé plus de 100 000 visas. Le passage à plus de 175 000 en août témoigne ainsi de l’ampleur prise par la politique de contrôle migratoire de la seconde administration Trump.

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Libye : Assassinat d’un général, un coup dur pour Haftar

Le général Fawzi al-Mansouri, directeur de l’administration des renseignements militaires relevant du commandement général des forces de l’Est libyen, a été tué lundi soir à Benghazi dans l’explosion d’un engin visant son véhicule, rapportent plusieurs médias libyens.

Selon le quotidien libyen Al-Wasat, l’explosion s’est produite dans le secteur d’al-Hawari, à proximité de la mosquée Aïcha. Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux montre un véhicule en feu sur une route secondaire, présenté comme celui du général al-Mansouri. Les autorités n’avaient initialement fourni que peu de détails sur les circonstances de l’attaque.

L’information a ensuite été confirmée par les autorités de l’Est libyen ainsi que par le commandement général, qui a annoncé la mort du responsable du renseignement militaire. Plusieurs médias arabes ont également rapporté l’assassinat.

Un proche du dispositif militaire de Khalifa Haftar

Fawzi al-Mansouri occupait une fonction particulièrement sensible au sein de l’appareil militaire de l’Est. Il dirigeait les renseignements militaires du camp du « commandement général », dirigé par le maréchal Khalifa Haftar.

Son parcours montre une proximité ancienne et directe avec les forces de Haftar. En 2019, il était notamment commandant de l’axe d’Aïn Zara, au sud de Tripoli, lors de l’offensive menée par les forces de Haftar contre la capitale. Des archives médiatiques le présentent alors explicitement comme un commandant des forces relevant de Haftar.

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En août 2021, Khalifa Haftar l’avait nommé commandant de la région militaire de Sebha. Al-Mansouri avait auparavant commandé les opérations dans les secteurs d’Aïn Zara et de Wadi al-Rabi, au sud de Tripoli.

Il était encore cité en mai 2026 parmi les principaux responsables militaires réunis à Benghazi autour du chef d’état-major Khaled Haftar. Il occupait alors officiellement le poste de directeur de l’administration des renseignements militaires.

De quel « clan » était-il ?

Fawzi al-Mansouri appartenait au régime de Khalifa Haftar et faisait partie de la chaîne de commandement des forces de l’Est libyen.

En revanche, il faut être prudent avec la notion de « clan ». Les sources consultées ne permettent pas d’établir de manière suffisamment fiable une appartenance tribale précise de Fawzi al-Mansouri. Son nom de famille, « al-Mansouri », ne suffit pas à déterminer sa tribu.

Ce qui est documenté, en revanche, est son appartenance au dispositif militaire de Haftar : il a commandé plusieurs secteurs stratégiques pour les forces de l’Est avant de prendre la direction des renseignements militaires.

L’assassinat d’un responsable occupant une telle position pourrait donc avoir des implications importantes pour l’appareil sécuritaire de l’Est libyen. À ce stade, toutefois, aucune source officielle ne permet d’attribuer l’attaque à un groupe ou à une faction déterminée.

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