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Chaleurs extrêmes : la Tunisie muscle sa ligne de défense

Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a présidé, mardi 11 août, une séance de travail consacrée au suivi du plan national multisectoriel de lutte contre les vagues de chaleur.

Cinq mesures phares en sont ressorties, selon un communiqué du ministère de la Santé, à savoir :

  • alerte précoce : mise en place d’un système d’alerte basé sur les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM),
  • coordination renforcée : meilleure préparation régionale et coordination entre les services de santé, la Protection civile et les autres intervenants,
  • médecine du travail : renforcement des mesures pour protéger les travailleurs les plus exposés aux fortes chaleurs et aux rayonnements solaires,
  • système de santé : garantie de la disponibilité et de la préparation des établissements de santé, avec actualisation des protocoles de prise en charge des personnes affectées par les fortes températures,
  • sensibilisation : campagnes d’information destinées aux citoyens, en accordant une attention particulière aux personnes âgées, aux enfants et aux catégories les plus vulnérables.

Il s’agit d’un renforcement global de la stratégie tunisienne de prévention face aux canicules, combinant anticipation météorologique, coordination institutionnelle, protection des travailleurs et sensibilisation du public. Maintenant, il faudrait faire en sorte que ce dispositif se transforme en actes concrets pour les citoyens.

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Conseils médicaux pour bien traverser la vague de chaleur

Les températures grimpent, et avec elles, le risque pour la santé. Comment bien traverser ces journées caniculaires ? Mauvais sommeil, maux de tête et problèmes de concentration : la chaleur pèse sur le corps et l’esprit. Dans le pire des cas, elle peut devenir mortelle. Avec le changement climatique, les vagues de chaleur deviennent plus fréquentes, plus intenses et plus longues – devenant ainsi l’un des plus grands risques pour la santé en été. Comment se protéger, quels signaux d’alarme prendre au sérieux et quels mythes sur la chaleur ont la vie dure ? En ma qualité de médecin pédiatre, voici ce que je conseille.

Dr Salem Sahli *

La chaleur représente un stress pour l’organisme. Lors de températures élevées, le cœur, les reins et la circulation sanguine tournent à plein régime. L’organisme tente de maintenir sa température corporelle constante. Et cela coûte de l’énergie avec pour conséquences des problèmes circulatoires, des maux de tête et des difficultés de concentration.

Les personnes particulièrement vulnérables sont les personnes âgées, les jeunes enfants et les personnes souffrant de maladies cardiovasculaires ou d’autres maladies chroniques. Mais la chaleur peut s’avérer très dangereuse même pour les personnes en bonne santé. Même si l’on se sent en forme, il convient d’adapter son quotidien lors des journées de canicule et de renoncer durant la journée à tout ce qui fatigue le corps, qu’il s’agisse du jardinage ou du sport.

L’une des règles les plus importantes est de boire suffisamment. En transpirant, le corps ne perd pas seulement de l’eau, mais aussi des minéraux. C’est pourquoi toute personne qui transpire abondamment doit non seulement boire en quantité suffisante, mais aussi veiller à un apport adéquat en électrolytes, par exemple via des boissons isotoniques.

Le corps souffre d’une vague de chaleur de jour comme de nuit. Si les températures ne descendent pas en dessous de 20°C, on parle de nuit tropicale. L’organisme peut alors à peine se régénérer, car il doit continuer à dépenser de l’énergie pendant le sommeil pour se refroidir. Ceux qui ont du mal à s’endormir devraient appliquer des compresses fraîches, prendre une douche tiède avant de se coucher et n’utiliser qu’une couverture légère. Je déconseille en revanche les douches glacées qui ont tendance à stimuler le corps plutôt qu’à le détendre. Un rafraîchissement doux, comme un bain de pieds froid, est bien plus judicieux.

Les personnes sous traitement médical doivent redoubler de vigilance les jours de forte chaleur. La perte d’eau réduit le volume sanguin, ce qui augmente la concentration de certains médicaments dans le sang. Les médicaments agissent alors différemment. Cela concerne surtout les antihypertenseurs et les diurétiques. La chaleur pouvant abaisser davantage la pression artérielle, le dosage doit être adapté avec le médecin traitant, jamais de son propre chef.

Lors de la prise d’antalgiques, il faut veiller à boire beaucoup pour maintenir une bonne irrigation des reins. Les sédatifs, quant à eux, peuvent atténuer les signaux d’alarme émis par le corps. Il est également essentiel de conserver les médicaments au frais et au sec, conformément à la notice.

Les jours de canicule, il faut être attentif aux signaux d’alerte : si l’on ne se sent pas bien, qu’on a des vertiges, des maux de tête ou des démarches hésitantes, il faut prendre cela au sérieux. La règle est alors de se mettre immédiatement à l’ombre ou dans un endroit frais, de s’asseoir ou de s’allonger, et de refroidir progressivement son corps. Si des symptômes tels que des crampes musculaires, des difficultés respiratoires ou des malaises circulatoires apparaissent, il faut contacter immédiatement les secours.

La chaleur n’affecte pas seulement le corps – elle impacte aussi le mental. Les gens sont plus irritables, plus agressifs et souffrent plus souvent d’anxiété. Une étude américaine menée sur 45 ans a montré que les violences augmentent les jours de canicule. En plus du potentiel d’agressivité, le risque de suicide augmente également.

Le corps est tellement concentré sur la régulation de sa température que le moindre stress supplémentaire le surcharge rapidement. De plus, l’équilibre hormonal est perturbé. Le cerveau sécrète davantage d’hormones de stress comme le cortisol ou l’adrénaline, ce qui peut favoriser l’agitation, l’anxiété et les états dépressifs.                                                                                                                                                         

Insolation, coup de chaleur ou malaises : lors des journées chaudes, les services d’urgence sont sollicités bien plus souvent qu’à l’accoutumée. Bien souvent, un simple coup d’œil et un contact tactile suffisent pour identifier le problème. La chaleur monte dans le corps, les gens ont souvent le visage très rouge. Quand on touche leur peau, elle est totalement sèche parce qu’ils ont déjà évacué toute leur transpiration.

Les personnes âgées sont particulièrement exposées. Elles ne boivent pas assez et sont souvent habillées trop chaudement. Je suis souvent surpris, en me promenant en ville, de voir que même par forte chaleur, les personnes âgées restent habillées de façon très stricte. Au lieu de pantalons longs et de chemises, des tissus clairs et légers sont recommandés. Les courses ou les promenades doivent être planifiées de préférence tôt le matin ou en soirée.

Pour éviter que les logements ne surchauffent, il faut aérer à fond tôt le matin, puis garder fenêtres et volets fermés. On n’aère à nouveau que lorsque la température extérieure baisse en soirée.

Il est également conseillé de privilégier des repas légers, une consommation d’eau suffisante et un peu moins de café afin d’éviter de surcharger le système cardiovasculaire.

* Médecin pédiatre.

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France – Canicule : trois réacteurs nucléaires mis à l’arrêt

La vague de chaleur qui touche la France perturbe le fonctionnement du parc nucléaire. EDF a temporairement arrêté trois réacteurs afin de respecter les contraintes environnementales liées à la baisse du débit de plusieurs fleuves.

Ainsi, deux réacteurs de la centrale de Chooz, dans les Ardennes, sont concernés. Le réacteur n°2 est à l’arrêt depuis le 11 juillet, tandis que le réacteur n°1 a été mis hors service samedi soir afin de respecter l’accord franco-belge de 1998 sur la gestion des eaux de la Meuse.

Un troisième réacteur, situé à la centrale de Cattenom, en Moselle, a été arrêté de manière préventive dans la nuit de vendredi à samedi en raison de la diminution du débit de la Moselle… Par ailleurs, plusieurs autres réacteurs font actuellement l’objet d’ajustements temporaires de puissance : Bugey 3, Tricastin 4 ainsi que les deux réacteurs de Saint-Alban, illustrant les difficultés croissantes que les épisodes de chaleur extrême font peser sur le système électrique français.

Dans un communiqué EDF explique que ces décisions visent à préserver un débit d’eau suffisant pour l’ensemble des usagers des fleuves, aussi bien en France qu’en Belgique; sachant que les départements des Ardennes et de la Moselle étaient placés en vigilance jaune canicule.

Rappelons que la France dispose de 57 réacteurs nucléaires, qui assurent près de 70 % de la production nationale d’électricité; et ces installations, implantées à proximité des fleuves ou du littoral, dépendent des ressources en eau pour leur refroidissement.

Lors des épisodes de sécheresse ou de fortes chaleurs, la diminution des débits et l’élévation de la température des cours d’eau peuvent contraindre l’exploitant à réduire la puissance de certains réacteurs, voire à les arrêter temporairement afin de respecter les normes environnementales relatives aux prélèvements d’eau, aux rejets et au réchauffement des rivières.

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La Hongrie redoute une crise énergétique avec l’arrêt de la centrale nucléaire de Parks

Le Premier ministre de la Hongrie, Peter Magyar, a averti que les prochains jours seraient décisifs pour la sécurité énergétique du pays avec l’arrivée d’une nouvelle vague de chaleur. Alors que pour la première fois depuis près d’un demi-siècle, la centrale nucléaire de Parks est totalement à l’arrêt.

Dans un message publié dimanche 2 août sur Facebook, le chef du gouvernement de Hongrie a indiqué que cette conjonction exceptionnelle risque de soumettre le réseau électrique national à une forte pression, au moment où la demande en électricité devrait atteindre des niveaux très élevés en raison des températures caniculaires.

Dans ce cadre, Peter Magyar a appelé les entreprises, les collectivités locales et les ménages à réduire autant que possible leur consommation d’électricité, en particulier durant les heures de forte demande en soirée; et ce, afin d’éviter une surcharge du réseau.

A cet égard, il déclare que les cinq prochains jours constitueront un véritable test pour la résilience du système énergétique hongrois, confronté simultanément à une hausse de la consommation et à l’arrêt complet de sa principale source de production d’électricité.

Les autorités suivent de près l’évolution de la situation et espèrent que les efforts de sobriété énergétique permettront de préserver la stabilité du réseau jusqu’au redémarrage des installations nucléaires.

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Canicule, nuits tropicales, explosion de la climatisation : l’été 2026 hors norme en Tunisie

L’été 2026 pourrait marquer un tournant dans la manière dont la Tunisie appréhende les effets du changement climatique sur son système énergétique. Entre la multiplication des vagues de chaleur, la hausse spectaculaire de la demande en climatisation et la pression croissante sur le réseau électrique, le pays fait face à des défis qui pourraient devenir récurrents dans les prochaines années.

Dans une déclaration accordée à L’Économiste Maghrébin, en marge du séminaire intitulé « Facing the Energy Crisis: Empowering Tunisian Households to Embrace Solar Energy », organisé avec le soutien de la Fondation Friedrich Naumann Tunisie, l’ingénieur en environnement et spécialiste en énergie Hamdi Hached revient sur les facteurs qui expliquent cette situation exceptionnelle et appelle à accélérer l’adaptation des infrastructures.

Cette rencontre, qui a réuni des experts, des acteurs institutionnels et des professionnels du secteur énergétique, a notamment porté sur les défis actuels liés à la crise énergétique et sur le rôle du photovoltaïque résidentiel comme levier de résilience et de transition énergétique.

Hamdi Hached note que l’année 2026 constitue une rupture dans l’évolution des phénomènes climatiques extrêmes. « En 2026, nous avons connu une situation exceptionnelle à l’échelle mondiale. Près de 62 % des surfaces terrestres ont été touchées par des vagues de chaleur, avec des températures largement supérieures aux normales saisonnières », explique-t-il à L’Économiste Maghrébin.

Cette tendance s’est également manifestée dans la région méditerranéenne et en Europe, où plusieurs épisodes caniculaires se sont succédé sur une période particulièrement courte. « En seulement 40 jours, nous avons enregistré au moins quatre vagues de chaleur importantes, avec des durées relativement longues », précise l’expert.

Au-delà de l’intensité des températures, Hamdi Hached insiste sur un changement majeur dans le calendrier d’apparition de ces phénomènes. « Les vagues de chaleur étaient auparavant principalement associées à l’été. Aujourd’hui, nous observons des épisodes de forte chaleur dès le mois de mai », souligne-t-il.

Une demande électrique dopée par l’explosion de la climatisation

Pour l’ingénieur, la situation énergétique observée en Tunisie durant l’été 2026 n’est pas une surprise totale. Elle résulte d’une accumulation de facteurs climatiques et structurels qui avaient déjà été identifiés depuis plusieurs années.

« Nous avions été alertés depuis 2013-2014 sur le risque d’atteindre une telle situation. La transition énergétique et la nécessité d’investir dans les infrastructures étaient déjà au centre des discussions », rappelle-t-il.

Parmi les phénomènes les plus préoccupants figure celui des « nuits tropicales », caractérisées par une faible diminution des températures durant la nuit. Cette absence de rafraîchissement naturel empêche les bâtiments de retrouver des températures plus supportables et accentue le recours aux équipements de climatisation.

« Normalement, la température doit diminuer pendant la nuit. Mais nous avons connu des nuits où elle est restée autour de 34, 35 voire 36 degrés dans certaines régions, avec des pointes proches de 38 degrés. Le nombre de nuits tropicales prolongées a fortement augmenté », explique Hamdi Hached.

Cette situation a eu un effet direct sur la consommation électrique. Lorsque les températures restent élevées en continu, les climatiseurs fonctionnent plus longtemps et sollicitent davantage le réseau. « Lorsque la chaleur persiste jour et nuit, la consommation des climatiseurs augmente fortement. Cela a provoqué une hausse brutale de la demande électrique », affirme-t-il.

En outre, l’expert souligne que cette demande supplémentaire a entraîné une augmentation significative de la puissance appelée sur le réseau national. « Nous sommes passés d’une capacité de pointe autour de 5 000 mégawatts à une demande supérieure, avec près de 1 000 mégawatts supplémentaires liés essentiellement aux climatiseurs », détaille-t-il.

Un phénomène qui pourrait se reproduire

Ainsi, Hamdi Hached affirme que l’épisode vécu durant l’été 2026 doit être considéré comme un signal d’alerte. Rien ne permet d’affirmer que ces conditions climatiques resteront exceptionnelles.

« Nous n’avons aucune garantie que ce phénomène ne se reproduira pas. Nous n’avons jamais atteint auparavant ce niveau de chaleur », avertit-il.

Cette évolution intervient dans un contexte où le nombre d’équipements de climatisation installés dans les foyers tunisiens continue d’augmenter. « Aujourd’hui, nous comptons environ 2,8 millions de climatiseurs et ce chiffre continue de progresser. Avec la multiplication des épisodes de chaleur, la demande de refroidissement va continuer à augmenter », estime-t-il.

L’expert ajoute également que l’évolution des besoins sociaux pourrait accentuer cette pression. « Certaines catégories sociales qui n’avaient pas accès auparavant à la climatisation pourraient chercher à s’équiper en raison des fortes chaleurs. Cela entraînera mécaniquement une nouvelle hausse de la demande », explique-t-il.

Anticiper plutôt que subir

Face à cette nouvelle réalité climatique, Hamdi Hachad estime que la Tunisie doit changer d’approche et privilégier l’anticipation plutôt que la gestion des crises ponctuelles.

« Ce phénomène est lié à l’évolution du climat de la planète. Il ne faut pas transmettre un mauvais message aux citoyens en leur faisant porter toute la responsabilité. L’enjeu est plutôt de savoir comment se préparer et comment adapter nos infrastructures », insiste-t-il.

Selon lui, les prochaines décisions d’investissement seront déterminantes. « La vraie question est : que devons-nous investir aujourd’hui pour éviter de revivre cette situation demain ? », interroge-t-il.

L’adaptation du système énergétique ne passe pas uniquement par l’augmentation des capacités de production électrique. Elle implique également une transformation profonde des modes de construction et de consommation.

L’efficacité énergétique comme première ligne de défense

Parmi les solutions envisageables, Hamdi Hachad met en avant le développement du « refroidissement passif », qui consiste à concevoir des bâtiments capables de limiter naturellement l’accumulation de chaleur.

« Il faut réfléchir à l’architecture de nos maisons, de nos bâtiments administratifs et de nos infrastructures pour réduire naturellement la chaleur accumulée », explique-t-il.

La végétalisation des espaces urbains constitue également un levier important. « Chaque arbre, chaque espace vert contribue à créer un microclimat. La baisse de température générée permet de réduire la consommation énergétique liée à la climatisation », souligne-t-il.

L’isolation thermique des bâtiments doit aussi devenir une priorité dans les politiques publiques. « Nous devons revoir notre cadre réglementaire et intégrer davantage les techniques d’isolation thermique dans les constructions futures », plaide l’expert.

Enfin, Hamdi Hached insiste sur la nécessité d’une meilleure préparation des citoyens avant les périodes de forte chaleur. « Il faut mettre en place une véritable stratégie de sensibilisation avant la saison estivale, notamment sur la rationalisation de la consommation électrique. Cela ne réglera pas toute la crise, mais cela peut contribuer à limiter les pics de demande » conclut-il.

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Tunisie | Lancement d’un projet pour prévenir les décès par noyade

Dns sa politique de communication qui consiste à n’annoncer que des bonnes nouvelles, le ministère de la Santé n’a pas cru devoir communiquer le nombre de décès enregistrés dans les hôpitaux publics suite aux coupures d’électricité pendant la canicule des dix derniers jours (saura-t-on un jour leur nombre exact ?). Elle préfère communiquer sur un vague projet pour prévenir les décès par noyade. On fait ce qu’on peut…

Ce projet intitulé «Sauver des vies face aux crises liées au climat en Tunisie – Projet de prévention des noyades», lancé par le ministère de la Santé, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et avec le soutien du gouvernement japonais, vise à renforcer la prévention des accidents aquatiques et à améliorer la formation des sauveteurs.

La coordinatrice du programme, le Dr Henda Chebbi, a expliqué sur les ondes de la radio Mosaïque FM que projet «s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan national de prévention des noyades». Il prévoit, entre autres, des sessions de formation pour les sauveteurs ainsi que des activités de sensibilisation du public aux méthodes appropriées pour porter secours aux victimes sans mettre sa propre vie en danger.

Selon Mme Chebbi, l’OMS estime le décès par noyade est «la troisième cause mondiale de décès par traumatisme involontaire et, en Tunisie, de la sixième cause de mortalité, avec une incidence particulière chez les enfants et les jeunes».

Le projet implique plusieurs acteurs nationaux, notamment la Protection civile, le Croissant-Rouge tunisien, les Scouts et les Sauveteurs, dans le but de former le plus grand nombre possible d’instructeurs et de sauveteurs à court terme et de contribuer à réduire le nombre de victimes de noyade, conformément aux objectifs de l’OMS.

L’ambassadeur du Japon en Tunisie, Takeshi Osuga, a déclaré que ce projet «vise à renforcer les capacités de la Tunisie à gérer les risques sanitaires liés au changement climatique, en particulier les noyades et les vagues de chaleur». Le diplomate a émis l’espoir que cette initiative «favorisera le transfert de l’expérience japonaise en matière de gestion des catastrophes et renforcera la capacité de la Tunisie à sauver des vies».

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Électricité en Europe : hausse des prix en vue

Les prix de l’électricité en Europe devraient augmenter cette semaine. Une nouvelle vague de chaleur se propageant sur certaines régions du continent, stimulant la demande d’électricité et menaçant de limiter la production du parc nucléaire français.

Des températures supérieures à la moyenne sont prévues dans une grande partie de l’Europe à partir du mercredi 29 juillet. Madrid devrait atteindre 39 °C pendant plusieurs jours. Paris pourrait grimper jusqu’à 38 °C. Tandis que Berlin pourrait connaître des températures allant jusqu’à 37 °C jeudi, selon le service météorologique Vaisala.

Électricité de France (EDF) a déjà averti qu’elle pourrait réduire la production de sa centrale nucléaire de Tricastin à partir du 1er août, les fortes chaleurs du Rhône risquant d’entraîner des restrictions environnementales sur l’eau de refroidissement. Selon Bloomberg, il s’agit du premier signe que la nouvelle vague de chaleur pourrait à nouveau mettre à rude épreuve le réseau électrique européen.

Les vagues de chaleur précédentes de cet été ont démontré à quel point les températures élevées et prolongées ont pesé sur le marché européen de l’électricité. Les centrales nucléaires françaises utilisent l’eau des rivières pour leur refroidissement et la réglementation environnementale limite la quantité d’eau chaude qu’elles peuvent rejeter dans les cours d’eau. Lorsque la température de l’eau augmente, les réacteurs sont parfois contraints de réduire leur puissance pour respecter ces limites.

Par conséquent, les opérateurs anticipent une hausse des prix de l’électricité, mais pas aussi importante que lors de la précédente vague de chaleur. D’après les prévisions de Kpler, le prix de l’électricité de nuit en Allemagne devrait atteindre 265,34 euros par mégawattheure mercredi, contre un niveau déjà élevé de 216,76 euros mardi. En France, les prix de nuit devraient également se maintenir au-dessus de 200 euros par mégawattheure.

La vague de chaleur devrait également accroître la demande en électricité, les ménages et les entreprises ayant davantage recours à la climatisation. Le gestionnaire du réseau électrique français, RTE, prévoit que la demande atteindra environ 55 gigawatts vendredi midi, soit environ 6 gigawatts de plus qu’à la même heure la semaine dernière.

Les centrales nucléaires ne sont pas les seules touchées. Plus tôt cet été, les fortes chaleurs ont également réduit la production de certaines centrales à gaz, contribuant à faire grimper le prix de l’électricité à plus de 500 euros par mégawattheure.

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Canicule en Europe : quels effets la Tunisie peut-elle réellement subir ?

Alors qu’une vague de chaleur exceptionnelle touche une grande partie de l’Europe, avec des températures inédites enregistrées jusque dans des régions habituellement tempérées, la Tunisie connaît, pour l’heure, des conditions météorologiques relativement plus clémentes.  Cette situation ne signifie toutefois pas que le pays échappe aux conséquences du changement climatique. Selon l’ingénieur environnemental et spécialiste des...

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Alors que l’Europe suffoque, la Tunisie se prépare à un été plus chaud

Alors qu’une vague de chaleur exceptionnelle frappe actuellement plusieurs pays d’Europe occidentale, avec des températures dépassant déjà les 40 degrés Celsius en France, la Tunisie devrait connaître un été relativement normal malgré des températures légèrement supérieures aux moyennes saisonnières. C’est ce qu’a indiqué le climatologue et professeur agrégé en géographie Ameur Bahba lors d’une intervention...

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